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Y en a marre qu’on réduise les retraites

Posté par ippolito le 19 janvier 2015

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Silence, on rabote les retraites

Des techniques plus ou moins sophistiquées sont mises en place pour diminuer les pensions discrètement. L’association Sauvegarde Retraites les a listées.

Les pensions de retraite sont discrètement diminuées, révèle l’association Sauvegarde Retraites (illustration). © GILE MICHEL/SIPA

Ah, le dossier des retraites… À peine refermé qu’il faut déjà le rouvrir. Et cela toujours pour la même raison : combler le déficit. Les gouvernements de droite et de gauche ont multiplié les réformes depuis des années sans atteindre cet objectif. Quant à la dépense, elle s’élève à 280 milliards par an. Soit un quart de la dépense publique ! « La contrepartie serait un niveau de pension élevé et garanti.

Mais la réalité s’avère bien plus nuancée et même en nette contradiction avec ce discours convenu », décrypte Pierre-Édouard du Cray de l’association Sauvegarde Retraites. Pire, pour ce dernier : « Des techniques plus ou moins sophistiquées sont mises en place pour diminuer les retraites servies sans qu’il y paraisse trop. » Sauvegarde Retraites les a listées dans une étude à paraître. Voici quelques exemples édifiants :

Les régimes complémentaires Agirc et Arrco

« La revalorisation des pensions est généralement indexée sur l’évolution des prix à la consommation. Mais dans les régimes complémentaires des salariés (Agirc et Arrco) – 14 millions de bénéficiaires -, elle est le plus souvent réalisée en dessous de l’inflation. De 1992 à 2001, alors que le taux d’inflation s’est élevé à 14,6 %, les pensions ont été revalorisées de 13,8 % à l’Arrco et de 9,7 % à l’Agirc. En parallèle, les pensions des retraités de la fonction publique ont été augmentées de 15 % (hors péréquation automatique…) ; c’est-à-dire légèrement au-dessus de l’inflation, mais, surtout, 1,2 point au-dessus de celles de l’Arrco et 5,3 points au-dessus de celles de l’Agirc. Depuis, cette tendance s’est maintenue. Résultat : le pouvoir d’achat des retraités du privé a diminué, progressivement, année après année. L’an passé encore, les pensions Agirc et Arrco ont été respectivement augmentées de 0,8 % et de 0,5 %, alors que celles de la fonction publique l’ont été de 1,3 %. »

Les médecins libéraux

« Connaissez-vous la technique du salami ? C’est le sort réservé depuis 2012 à la retraite complémentaire ASV des médecins libéraux qui représentait – avant découpe – 37 % de leur pension globale. En 2012, la retraite ASV a baissé de 2 % à 16 % selon les affiliés. La chute s’accentue depuis chaque année. En 2015, les pensions de ce régime auront baissé de 10 % à 16 %. En 2007, ce sont les retraites complémentaires des anciens clercs et employés d’huissiers de justice qui avaient été rabotées de 20 % alors qu’elles l’avaient déjà été dans une même proportion trois ans auparavant. »

Les biologistes

« La méthode est radicale : il s’agit de réduire du jour au lendemain le montant des droits servis. Exemple avec les retraites complémentaires ASV des biologistes. Un décret du 24 avril 2007 les a amputées instantanément de moitié, réduisant, en moyenne, les retraites globales des biologistes de 20 %. »

Les personnes isolées

« Dans le cadre de la loi de finances pour 2009, la demi-part fiscale accordée aux parents isolés a été supprimée de manière progressive. Trois millions de personnes, le plus souvent âgées, isolées et aux revenus modestes, bénéficiaient jusque-là du dispositif. Plafonnée à 855 euros en 2010, la réduction d’impôt que pouvait engendrer cette demi-part fiscale a été portée à 120 euros maximum en 2013 et est devenue nulle en 2014. »

Une nouvelle taxe

« Depuis le 1er avril 2013, tous les retraités imposables à l’impôt sur le revenu sont frappés par la Casa, nouvelle taxe sur les retraites dont le taux initial a été fixé à 0,3 %. Officiellement, cette taxe est destinée à financer les organismes liés à la gestion de la dépendance. Dans les faits, c’est surtout le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui a bénéficié de ce nouveau prélèvement. Or, le FSV a été créé en 1993 pour soulager la trésorerie des régimes de retraite de base qui commençaient à accuser des déficits. Joli tour de passe-passe ! On reprend d’une main ce que l’on a donné aux retraités de l’autre ; en somme, on baisse les pensions déjà liquidées. »

L’augmentation de la CSG

« Les retraités non imposables à l’impôt sur le revenu paient, au maximum, une CSG à 3,8 %, alors que pour ceux qui sont imposables, ce taux est porté à 6,6 %. Or, selon le ministère des Affaires sociales, 460 000 retraités devraient acquitter l’impôt sur le revenu et, de ce fait, une CSG à 6,6 % s’ils ne recouraient pas à des dispositifs de réduction d’impôt (parfaitement légaux). Ce sont donc ces 460 000 retraités qui sont ciblés par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 et qui devront désormais acquitter une CSG à 6,6 %, quels que soient les dispositifs de réduction d’impôt auxquels ils auront eu recours.

Pour justifier cette mesure, le ministère des Affaires sociales présente ces 460 000 personnes comme « ayant des revenus élevés mais des déductions d’impôt importantes ». En réalité, la plupart des retraités qui acquittent la CSG à 3,8 % au lieu de 6,6 % sont des personnes qui perçoivent plus de 13 900 euros par an (1 158 euros par mois) – quelle fortune ! -, mais qui, déduisant les services d’une aide à domicile, ont un revenu imposable qui, au bout du compte, est inférieur à ce seuil d’imposition. En clair, il s’agit, pour la plupart, de retraités âgés qui perçoivent un peu plus de 1 158 euros par mois et qui, pour vivre encore dignement, ont besoin d’une aide extérieure. »

http://www.lepoint.fr/economie/silence-on-rabote-les-retraites-19-01-2015-1897614_28.php

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Y’en a marre de la hausse des cotisations retraite

Posté par ippolito le 9 janvier 2015

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Cotisations retraite : les hausses qui vous attendent d’ici 2017

Comme cela avait été annoncé lors du vote de la loi de janvier 2014 sur l’avenir des retraites, un décret publié à la fin de l’année dernière relève le taux de la cotisation d’assurance vieillesse déplafonnée, c’est-à-dire de la cotisation calculée sur l’ensemble de la rémunération. Voici les hausses prévues pour les 3 années à venir.

Pour les salariés du secteur privé, cette hausse est fixée à 0,3 point au total pour les années 2015, 2016 et 2017. Elle est répartie de manière égale entre les salariés et leurs employeurs. Compte tenu de la hausse de la cotisation vieillesse plafonnée déjà prévue, le calendrier de relèvement des cotisations est le suivant :

Pour les artisans et commerçants, affiliés au régime social des indépendants, la cotisation d’assurance vieillesse déplafonnée augmente de 0,15 point en 2015 et en 2016 et de 0,1 point en 2017. Le taux s’établit donc à 0,35% pour 2015, 0,50% pour 2016 et 0,60% pour 2017. Le taux de la cotisation due dans la limite du plafond de la sécurité sociale n’est pas modifié, à savoir 17,05% pour 2015 et 17,15% à partir de 2016.

Nathalie Cheysson-Kaplan

http://www.capital.fr/retraite/actualites/cotisations-retraite-les-hausses-qui-vous-attendent-d-ici-2017-1002538

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Y’en a marre de l’austérité et de la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 8 janvier 2015

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Austérité : le pouvoir d’achat retombé à son niveau de 2002

De l’austérité en France? Certes, la dépense publique a continué d’augmenter depuis le début de la crise. Mais c’est le cas aussi dans la majorité des pays européens. Et, si l’on mesure l’austérité à l’aune des efforts imposés aux ménages, via des hausses d’impôts, elle ne fait plus aucun doute: entre 2008 et 2015, ils ont perdu 400 euros de pouvoir d’achat chaque année, en moyenne. D’où un retour au niveau de de vie 2002

La France a-t-elle connu l’austérité ? Pour certains économistes, ce n’est pas le cas, puisque la dépense publique a continué de progresser. Que vaut cet argument ? Si l’on compare le niveau de la dépense publique actuelle à celui prévalant avant la crise, en 2008, force est de constater qu’il a augmenté. Mais cela a été le cas, aussi, dans de nombreux pays européens. En moyenne, selon Eurostat, l’organe statistique officiel européen, les dépenses publiques, mesurées exactement, au million d’euros près, ont crû de 9,6% entre 2008 et 2013, au sein de la zone euro. En France, la progression a été plus forte, atteignant 14,2%. Mais elle l’a été encore plus en Belgique (+22,5%). En Allemagne, la hausse a atteint 12%.

La dépense publique a diminué dans deux pays, principalement, la Grèce (-11,7%) et l’Irlande (-9,8%). Même en Espagne, en dépit de coupes pratiquées dans les crédits budgétaires, elle a légèrement progressé (+1,2%).

On peut aussi estimer que l’austérité budgétaire sévit dans un pays quand des hausses d’impôts massives contribuent à faire baisser le pouvoir d’achat. Ce critère de l’évolution réelle des revenus, synonyme ou non d’efforts de la part de la population, permet sans doute mieux d’appréhender la réalité de l’austérité budgétaire.

Hausse du pouvoir d’achat de 2008 à 2010, chute ensuite

A cette aune, la France a vraiment connu l’austérité entre, surtout à partir de 2011. Entre 2007 et 2013, les revenus du travail ont globalement augmenté de 80 milliards d’euros, selon les comptes des ménages établis par l’Insee. Mais, dans le même temps, les prélèvements obligatoires pesant sur ces mêmes ménages se sont accrus de 60 milliards !

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) s’est livré à des calculs plus précis, évaluant l’évolution du pouvoir d’achat par ménage. Celui-ci a progressé faiblement, mais il a progressé, sur la période 2008-2010, marquée pourtant par la crise (+114 euros annuels par ménage, en moyenne). Mais il a lourdement chuté ensuite, entre 2011 et 2013, notamment en raison de la hausse des prélèvements obligatoires, décidée par Nicolas Sarkozy puis par François Hollande : les impôts et charges ont augmenté, au total, de 932 euros sur cette période (toujours sur une base annuelle, et par ménage).

400 euros de baisse de pouvoir d’achat chaque année

Peut-on, alors, ne pas parler d’austérité ? D’autant que cette même période, la masse des revenus du travail distribués a diminué de 680 euros (par ménage), une baisse compensée partiellement seulement par l’augmentation des prestations sociales en espèces (chômage, retraite…), à hauteur de 355 euros.

Au total, sur la période 2008-2015, le pouvoir d’achat par ménage baisserait de 1600 euros, selon l’OFCE, soit 400 euros de baisse par an. Du coup, il retomberait cette année 13 ans en arrière, à son niveau de 2002. Du jamais vu, évidemment, depuis l’établissement en France d’un système de statistiques, en 1945 !

Impôt sur le revenu: un cinquième des ménages paie l’essentiel de la facture

Bien entendu, il ne s’agit là que de moyennes. Qui a perdu le plus sur cette période ? Bercy avait livré à la commission des Finances de l’Assemblée nationale une évaluation de la répartition de la hausse d’impôt sur le revenu sur la dernière période. Grosso modo, c’est le cinquième le plus aisé de la population qui va vu sa facture fiscale le plus augmenter : +1800 euros annuels en moyenne pour ces 20% de ménages aux revenus les plus élevés.

Pas étonnant, quand on sait que de 10% des foyers fiscaux acquittent 70% du total de l’impôt…

Le débat sur les classes moyennes resurgit alors : selon que l’on considère ou non que beaucoup de Français dits « moyens » se trouvent parmi ces 20% les plus aisés, on tirera la conclusion -ou non- d’un matraquage fiscale des classes moyennes. Cette question, qui oppose les économistes de gauche -excluant catégoriquement les 20% les plus riches de la catégorie classes moyennes- à de nombreux experts et beaucoup de salariés-cadres, n’est pas près d’être tranchée…

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150107trib56aaa3527/austerite-le-debat-tranche-par-le-pouvoir-d-achat.html

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Y’en a marre de la hausse des tarifs de stationnement

Posté par ippolito le 7 janvier 2015

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Quand les tarifs de stationnement flambent à Paris

Posséder une voiture à Paris devient un luxe que de nombreux franciliens ne pourront bientôt plus se payer. La nouvelle équipe municipale a fait voter lors du Conseil de Paris les 15, 16 et 17 décembre d’importantes hausses tarifaires concernant le stationnement dans la capitale. Effectives depuis le 1er janvier 2015, elles visent à inciter les automobilistes à utiliser les places de parking souterraines plutôt qu’en surface pour des périodes longues. Le tout afin de désengorger les trottoirs pour les livraisons et les stationnements de quelques heures.

Cette mesure doit permettre d’apporter 55 millions d’euros de recettes supplémentaires dans les caisses de Paris. Une somme qui servira à financer en partie la modernisation des horodateurs et la création de nouvelles pistes cyclables et de mobilier urbain pour les garer.

Mais le résultat est là: la facture ne cesse de grimper pour les Parisiens véhiculés. Si on prend l’exemple d’un automobiliste résidant à Paris, les frais de stationnement s’établissent désormais à 513 euros par an contre 169 euros auparavant, soit une addition multipliée par plus de trois. Voici en détail les nouvelles conditions tarifaires de la ville de Paris applicables aux Parisiens mais aussi aux visiteurs:

Pour tous les automobilistes:

Il faudra désormais glisser sa carte de paiement dans les horodateurs parisiens de 19h à 20h, le samedi mais aussi au mois d’août, périodes auparavant gratuites. Le dimanche et les jours fériés restent non payant.

Pour les Parisiens:

Le stationnement résidentiel, qui était considéré comme bon marché par rapport à d’autres capitales, voit ses tarifs grimper en flèche en ce début d’année 2015. Le tarif journalier pour garer sa voiture dans la rue passe de 0,65 euros à 1,5 euro. La semaine (il est possible de stationner sa voiture pour un maximum de 7 jours consécutifs au même endroit) revient désormais à 9 euros contre 3,25 euros au 31 décembre 2014.

Par ailleurs, la carte de stationnement résidentiel, obligatoire pour bénéficier de ces tarifs, devient également payante à compter du 1er février 2015. Il en coûtera 45 euros par an ou 90 euros pour trois ans. Concernant les cartes en cours de validité, elles continuent d’être valables jusqu’à leur date d’expiration mais ne sont plus automatiquement renouvelables. Il faudra faire une nouvelle demande auprès des services de la Mairie.

Cette carte restera gratuite pour les résidents parisiens qui ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu et ceux qui utilisent un véhicule électrique ou roulant au gaz naturel.

Reste les parkings souterrains délégués à la ville de Paris. Les automobilistes résidents continuent de bénéficier de tarifs dégressifs en fonction de l’usage qu’ils font de leur place. La réduction atteint 20 à 40%. Il faut compter une centaine d’euros par mois.

Pour les visiteurs:

Le stationnement de courte durée pour les visiteurs évolue également. Les tarifs augmentent de 1,60 euro de l’heure pour les 11 premiers arrondissements de Paris (de 2,40 à 4 euros de l’heure) et triplent dans les autres quartiers parisiens (de 1,20 ou 2,40 à 3,60 euros de l’heure).

http://www.challenges.fr/economie/20150106.CHA2007/ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-flambee-des-tarifs-de-stationnement-a-paris.html

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Y’en a marre des hausses de tarifs du 1 er janvier

Posté par ippolito le 1 janvier 2015

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SNCF, timbres, carburants… les hausses de tarifs du 1er janvier 2015

Comme chaque année, le 1er janvier est marqué par une série de revalorisations tarifaires. Et certaines sont plutôt salées…

> Nouvelle forte revalorisation des tarifs SNCF

Le groupe de transport ferroviaire a attendu le lendemain de Noël pour annoncer une revalorisation de 2,6%. Soit beaucoup plus que l’inflation, qui s’affichait à seulement +0,3% en novembre selon l’Insee. Cette hausse s’applique aux TER et Intercités sans réservation, ainsi qu’aux billets « Plein Tarifs Loisirs » pour les TGV et les Intercités à réservation obligatoire. Le 1er janvier 2014, les prix des trains avaient déjà bondi de 3%, en répercussion de l’augmentation du taux de TVA applicable sur les transports publics, de 7% à 10%.

> Hausse record des prix des timbres

La Poste n’y est pas allée de main morte, en revalorisant de 7% ses tarifs courriers cette année. Dans le détail, les prix des timbres pour les Lettres vertes vont même enfler de 11,5%, à 0,68 euro, et ceux des Lettres prioritaires vont bondir de 15%, à 0,76 euro, tandis que ceux de la Lettre en ligne resteront inchangés (à 0,99 euro). Un moyen, selon le groupe public, de faire face à la baisse des volumes de courrier, qui a elle aussi atteint un record (-6% en 2013).

> Les prix à la pompe gonflés par de nouvelles taxes

Après avoir fortement reculé en 2014, les prix des carburants vont être renchéris mécaniquement par des hausses de taxe le 1er janvier. Ils sont désormais soumis à la « compensation climat énergie », sorte de taxe carbone qui alourdit la fiscalité pour les produits énergétiques selon leur teneur en CO2. L’impact devrait être de 2,6 centimes pour l’essence Sans plomb 95 et de 2,9 centimes pour le diesel. Les automobilistes roulant au gazole seront aussi touchés par un relèvement de 2 centimes d’euro de la taxe intérieure de consommation (TICPE) pesant sur ce carburant.

> La redevance augmentée davantage que l’inflation

La contribution à l’audiovisuel public est normalement revalorisée chaque année en fonction de l’évolution des prix à la consommation. Les Français auraient donc pu espérer une hausse modérée en 2015, vu le faible niveau de l’inflation : mécaniquement, la redevance aurait dû progresser de 1 euro, à 134 euros. C’était sans compter la nécessité de compenser la baisse de la dotation de l’Etat au secteur, qui a incité le gouvernement à la relever de 3 euros, à 136 euros.

> Vive hausse des prix du Passe Navigo avant le passage au tarif unique

Les tarifs du Passe Navigo, la carte d’abonnement permettant d’utiliser les transports en commun en Ile-de-France, sont revalorisés de 3% en moyenne au 1er janvier. Celui applicable à la zone 1-2 (Paris et ses proches environs) va même bondir de 4,3%, à 70 euros, afin d’être directement calé sur le tarif unique, qui est censé s’appliquer à partir de la rentrée de septembre 2015. Etonnamment, les prix des Passes Navigo valables pour les autres zones, qui sont pour la plupart amenés à baisser avec le tarif unique, sont eux aussi revus à la hausse au 1er janvier.

> Hausse de la facture de gaz à cause des taxes

Hors taxes, les prix du gaz auraient dû reculer en janvier, en raison de la baisse des coûts d’approvisionnement de GDF Suez. Le repli aurait atteint 0,5% pour les personnes l’utilisant pour se chauffer et 0,2% pour ceux qui s’en servent uniquement pour la cuisson. Mais dans le même temps, la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel a été doublée. Au final, la facture pour les consommateurs va progresser en moyenne de 1,8%…

> Les taxis autorisés à relever le prix de leurs courses

Un arrêté publié le 26 décembre autorise les taxis à majorer le prix de la course de 1% à partir du 1er janvier. L’année dernière, ils avaient pu la relever de 3,9%.

Thomas Le Bars

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/sncf-timbres-carburants-les-hausses-de-tarifs-du-1er-janvier-2015-1001632

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Y’en a marre de la hausse des prix des taxis

Posté par ippolito le 28 décembre 2014

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L’incroyable envolée du prix des taxis en France

Nouveau coup de bambou pour les Français qui ont encore de quoi se payer une course en taxi. D’après un arrêté publié au Journal Officiel ce vendredi 26 décembre, les conducteurs de taxis pourront augmenter leurs tarifs de 1% à compter du 1er janvier 2015. Cette revalorisation est supérieure à l’inflationpuisque selon les dernières évaluations de l’Insee, la hausse des prix sur un an en France se limitait à 0,3% en novembre.

Par ailleurs, elle intervient après plusieurs années de fortes hausses. L’année dernière déjà, le gouvernement avait décidé de revaloriser le prix de la course de 3,9%. Le contexte était certes différent avec le passage de la TVA de 7 à 10% au 1er janvier 2014 mais là aussi il s’agissait d’une hausse supérieure à l’évolution générale des prix qui était de 0,7% à l’époque. Rebelote au 1er janvier 2013. Il y a deux ans, les tarifs des taxis avait bénéficié d’un coup de pouce de 2,6%.

Plus généralement, depuis plus de 5 ans, les tarifs ont augmenté nettement plus vite que l’inflation. Le 1er mars 2008, le gouvernement a ainsi accordé au lobby des taxis, une hausse de 3,2%. 10 mois plus tard, une nouvelle augmentation de 3,1%. Le 1er janvier 2010, les taxis n’avaient obtenu que 1,2% mais l’année suivante, la revalorisation avait atteint 2,1%, puis 3,7% au 1er janvier 2012. Au total, cela correspond à une augmentation de 22,75% en 7 ans. Autrement dit, la même course facturée 50 euros le 1er février 2008, coûtera 61,4 euros à compter de 2015.

Une hausse trois fois supérieure à l’inflation

Peu de professions peuvent se targuer d’avoir bénéficié d’une revalorisation de 22,75% en moins de 7 ans alors même que la crise a poussé les entreprises à limiter au minimum les hausses de salaires. En 2008, le Smic atteignait 8,61 de l’heure. Au 1er janvier 2015, il passe à 9,61 euros. Cette hausse de 11,1% est deux fois inférieure à celle du tarif des taxis. Toujours sur la même période, les prix n’ont globalement augmenté que de 8,5%. De quoi calmer la colère régulière des taxis?

http://www.challenges.fr/entreprise/20131230.CHA8811/l-incroyable-envolee-du-prix-des-taxis-le-tarif-des-courses-en-augmentation-de-3-9-au-1er-janvier-2014.html

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