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Y’en a marre des taxes surtout pour la culture

Posté par ippolito le 14 mai 2013

Une nouvelle taxe pour la culture ? Mais on en a déjà des tonnes !

Le récent rapport sur la politique culturelle à l’ère des contenus numériques remis au Président par Pierre Lescure, propose 80 dispositions nouvelles, dont bien évidemment la création d’une nouvelle taxe assise sur les appareils connectés (tablettes et Smartphones…) pour financer la création artistique. Un problème, une taxe, c’est la méthode française ; panorama des taxes et de la parafiscalité qui financent l’exception culturelle…

Citons tout d’abord les taxes affectées, qui alimentent des organismes publics ou para publics qui subventionnent ensuite des projets culturels, comme le centre national du cinéma ou le centre national du livre. C’est ainsi 873 millions d’euros qui seront taxés de cette manière en 2013, selon les estimations du ministère des finances. On y trouve les taxes suivantes :

Taxe sur les entrées en salles de cinéma (TSA)
Taxe sur les services de télévision
Taxes sur l’édition vidéo et la vidéo à la demande
Cotisation (normale et supplémentaire) des entreprises cinématographiques
Taxe et prélèvements spéciaux au titre des films pornographiques ou d’incitation à la violence
Taxe sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé
Taxe sur les spectacles de variétés
Taxe sur l’édition des ouvrages de librairie
Taxe sur les appareils de reproduction ou d’impression
Taxe sur les jeux en ligne (pour financer les monuments nationaux, sic)
Redevance d’archéologie préventive

Vient ensuite le dispositif du « 1 % artistique », qui consacre, comme son nom l’indique, 1 % du montant hors taxe des travaux de l’Etat, de certains établissements publics et des collectivités locales à l’acquisition d’œuvres d’arts d’artistes vivants. Après plus de 60 ans d’existence, aucun bilan financier n’a encore été proposé.

Les investissements réalisés par la puissance publique (hors achat de matériels de guerre et frais financiers des collectivités ) dépassent pourtant les 60 milliards d’euros par an. Même si les opérations susceptibles de tomber sous la loi des 1 % n’atteignent pas ces montants, c’est tout de même au minimum plusieurs dizaines de millions d’euros par an qui sont ainsi taxés en faveur de la culture.

Enfin, il ne faut pas oublier les droits d’auteurs et autres taxes prélevées par les sociétés de perception et de répartition du droit d’auteur et des droits voisins gérés collectivement. Les montants de ces droits atteignent 1,473 milliards (selon les chiffres clés 2013 du ministère de la culture), dont 245 millions d’euros en « droits voisins » qui comprennent essentiellement des taxes comme celle sur la copie privée.

Un nouveau rapport, une nouvelle taxe, un peu moins d’argent pour les contribuables, le modèle de « l’exception culturelle » française.

JL

http://www.lecri.fr/2013/05/13/une-nouvelle-taxe-pour-la-culture-mais-on-en-a-deja-des-tonnes/40253

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Y’en a marre des dépenses publiques pour la culture surtout à Marseille

Posté par ippolito le 2 mai 2013

Marseille, capitale européenne de la dépense publique

L’événement Marseille-Provence 2013, censé faire fructifier la désignation de la cité phocéenne comme « capitale européenne de la Culture », présente une note – salée – aux contribuables.

Un concert du célèbre DJ français David Guetta au parc Borely, à Marseille ? Sur le papier, l’idée pouvait paraître séduisante. Mais elle n’était pas du goût des contribuables marseillais. Réunis sous la bannière du « commando anti 23 juin » (la date prévue pour l’événement), 30 000 contribuables en colère contestent le financement public de cette manifestation.

Une pétition avait recueilli plus de 68 000 signatures, début mars pour faire annuler « cette subvention absurde » allouée par la Ville de Marseille. En effet, dans un compte-rendu du conseil municipal, la Ville de Marseille a montré qu’elle ne lésinait pas sur les moyens… de ses administrés :

« En contrepartie (de l’apport de notoriété suscité par l’événement) la Ville de Marseille versera à la Société Adam Concerts [organisatrice de l’événement, ndlr] une participation financière de 400 000 euros en deux versements. » 400 000 euros donc, pour un concert de deux heures où l’ « artiste » toucherait plus de 100 000 euros pour une heure de musique électronique.

Le reste de l’argent devant servir à financer un autre concert, toujours pas programmé, du chanteur américano-libanais Mika… Mais la mobilisation des contribuables a fini par payer. David Guetta ayant eu vent de l’agitation populaire, il a demandé dans un communiqué daté du 14 mars l’annulation du concert, « refusant d’être mêlé à un débat politique, et avant tout préoccupé que certains Marseillais se sentent lésés par une subvention qui ne le concernait pas. » ( voir Subvention Guetta annulée)

Créé par l’inévitable Jack Lang, le concept de capitale européenne de la culture est censé apporter une notoriété à la ville désignée. A Marseille, les plus farouches zélateurs du projet estiment qu’il rapportera 6 euros pour 1 euro investi. Pour l’instant, seules les dépenses, colossales, sont connues. Le cas du concert annulé de David Guetta est, à cet égard, un formidable contre-exemple, financé par la Ville et non par Marseille-Provence 2013.

Ces « jeux olympiques de la Culture » vont faire doubler le niveau de contribution des contribuables (qui vont participer au financement européen et municipal du projet) pour l’année 2013. Les « efforts » de l’Union européenne et de la Ville retombent sur leurs administrés, et les organisateurs s’en félicitent…

Pas moins de 900 manifestations culturelles seront organisées tout au long de l’année. Le tout pour un budget total de près de 700 millions d’euros, dont 600 millions d’euros d’argent public !

La seule programmation culturelle représente un budget total de près de 92 millions d’euros dont l’effort revient aux collectivités. La Ville de Marseille prend à sa charge 22 % de ce montant global, l’Etat et l’Europe 15 %, la Région PACA 12,5 %.

Et seuls 15 millions d’euros sont assurés par du mécénat d’entreprises privées, pour une opération dont la rentabilité n’est même pas assurée ! Mais Marseille-Provence 2013 a vu les choses en grand.

Une quarantaine de manifestations internationales vont avoir lieu, des nouveaux musées sont inaugurés, la cité phocéenne est l’objet de rénovations spectaculaires, dont celle du Vieux port, par les soins de l’architecte Norman Foster.

Sont aussi organisées des expositions et quelques événements d’« envergure » : le jour de l’inauguration, la ville a été plongée dans le noir avant que l’éclairage public ne soit rallumé et que des « anges » ne jettent des plumes du haut d’une grue…

Marseille pointe déjà fièrement à la 2ème place du classement des villes de France de plus de 100 000 habitants les plus endettées par habitant. Sa dette totale atteint le record de 1,8 milliard d’euros, soit 2 103 euros par habitant.

Le tout s’explique par une gestion dispendieuse : l’exemple du Stade vélodrome, qui accueille les matches de l’Olympique de Marseille, est révélateur. Engagée dans des travaux de rénovation du stade depuis 2011, pour accueillir l’Euro 2016 de football, la mairie y a consacré un budget de 273 millions d’euros, payé par les collectivités.

Ville, Etat, région, et département ont déjà mis 160 millions d’euros sur la table. Pour le reste, un prêt avec intérêts a été contracté par la municipalité, qui devra rembourser à son créancier, la société Arema, pas moins de 11,5 millions d’euros par an pendant 31 ans !

Soit 356,5 millions en plus de la mise de départ… et ce malgré l’ endettement de la ville de Marseille et la proposition de l’OM de prendre en charge le projet pour devenir propriétaire de son stade… Belle
bouillabaisse !

Antoine Renaud

source: Les Dossiers du Contribuable n°12 ” Réquisitoire contre les dépenses inutiles des maires”, avril-mai 2013, 68 pages – 4,50 €.

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/marseille-capitale-europeenne-de-la-depense-publique/

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Y’en a marre de la culture surtout en temps de crise

Posté par ippolito le 12 avril 2013

Marseille, capitale européenne de la gabegie!

L’événement Marseille-Provence 2013, censé faire fructifier la désignation de la cité phocéenne comme «capitale européenne de la Culture», présente une note – salée – aux contribuables.

Un concert du célèbre DJ français David Guetta au parc Borely, à Marseille ? Sur le papier, l’idée pouvait paraître séduisante. Mais elle n’était pas du goût des contribuables marseillais.

Réunis sous la bannière du « commando anti 23 juin » (la date prévue pour l’événement), 30 000 contribuables en colère ont contesté le financement public de cette manifestation.

Une pétition avait recueilli plus de 70 000 signatures pour faire annuler « cette subvention absurde » allouée par la Ville de Marseille.

En effet, dans un compte-rendu du conseil municipal, la Ville de Marseille a montré qu’elle ne lésinait pas sur les moyens… de ses administrés :

« En contrepartie (de l’apport de notoriété suscité par l’événement) la Ville de Marseille versera à la Société Adam Concerts [organisatrice de l’événement, ndlr] une participation financière de 400000 € en deux versements. »

400000 €, donc, pour un concert de deux heures où l’ « artiste » toucherait plus de 100 000 € pour une heure de musique électronique.
Le reste de l’argent devant servir à financer un autre concert du chanteur américano-libanais Mika…

Mais la mobilisation des contribuables a fini par payer. David Guetta ayant eu vent de l’agitation populaire, il a demandé dans un communiqué daté du 14 mars l’annulation du concert, « refusant d’être mêlé à un débat politique, et avant tout préoccupé que certains Marseillais se sentent lésés par une subvention qui ne le concernait pas. »

Créé par l’inévitable Jack Lang, le concept de capitale européenne de la culture (Voir nos Dossiers « Culture ») est censé apporter une notoriété à la ville désignée.

A Marseille, les plus farouches zélateurs du projet estiment qu’il rapportera 6 € pour 1 € investi.

Pour l’instant, seules les dépenses, colossales, sont connues. Le cas du concert annulé de David Guetta est, à cet égard, un formidable contre-exemple, financé par la Ville et non par Marseille-Provence 2013.

Ces « jeux olympiques de la Culture » vont faire doubler le niveau de contribution des contribuables (qui vont participer au financement européen et municipal du projet) pour l’année 2013.

Les « efforts » de l’Union européenne et de la Ville retombent sur leurs administrés, et les organisateurs s’en félicitent…

900 manifestations culturelles et artistiques

Pas moins de 900 manifestations seront organisées tout au long de l’année. Le tout pour un budget total de près de…700 millions €, dont 600 millions € d’argent public !

La seule programmation culturelle (hors coût des infrastructures) représente un budget total de près de 92 millions € dont l’effort revient aux collectivités. La Ville de Marseille prend à sa charge 22 % de ce montant global, l’Etat et l’Europe 15 %, la Région PACA 12,5 %.

Et seuls 15 millions € sont assurés par du mécénat d’entreprises privées, pour une opération dont la rentabilité n’est même pas assurée !
Mais Marseille-Provence 2013 a vu les choses en grand. Une quarantaine de manifestations internationales vont avoir lieu, des nouveaux musées sont inaugurés, la cité phocéenne est l’objet de rénovations spectaculaires, dont celle du Vieux port, par les soins de l’architecte Norman Foster.

Des « anges» sur une grue

Sont aussi organisées des expositions et quelques événements d’«envergure» : le jour de l’inauguration, la ville a été plongée dans le noir avant que l’éclairage public ne soit rallumé et que des « anges » ne jettent des plumes du haut d’une grue…

Marseille pointe déjà fièrement à la deuxième place du classement des villes de France de plus de 100 000 âmes les plus endettées par habitant. Sa dette totale atteint le record de 1,8 milliard €, soit 2103 € par habitant.
Le tout s’explique par une gestion dispendieuse : l’exemple du Stade vélodrome, qui accueille les matches de l’Olympique de Marseille, est révélateur.

Engagée dans des travaux de rénovation du stade depuis 2011, pour accueillir l’Euro 2016 de football, la mairie y a consacré un budget de 273 millions €, payé par les collectivités. Ville, Etat, région, et département ont déjà mis 160 millions € sur la table.

Pour le reste, un prêt avec intérêts a été contracté par la municipalité, qui devra rembourser à son créancier, la société Arema, pas moins de 11,5 millions € par an pendant 31 ans ! Soit 356,5 millions en plus de la mise de départ… et ce malgré l’endettement de la ville et la proposition de l’OM de prendre en charge le projet pour devenir propriétaire de son stade… Belle bouillabaisse !

Antoine Renaud

http://www.lecri.fr/2013/04/08/marseille-capitale-europeenne-de-la-gabegie/39676

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Y’en a marre de la culture et surtout du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 9 avril 2013

200 000 euros pour une sculpture musicale à Morzine

La commune de Morzine ( Haute-Savoie) va faire installer une sculpture musicale au coût exorbitant au coeur du village.

La ville de Morzine a décidé d’installer un carillon géant, réalisé par l’artiste Jean-Marc Bonnard, en plein coeur du village. Cette sculpture musicale comptera 19 cloches construites par la fonderie haut-savoyarde Paccard.

Le coût de cette sculpture musicale s’élève à 200 000 euros, dont 34 000 euros pour les cloches, et sera financé en partie via des subventions publiques. 

Le conseil général de la Haute-Savoie participera à hauteur de 40% et la commune à hauteur de 30%. La commune de Morzine appelle aux dons pour trouver le reste du financement. 

Un gaspillage d’argent public qui n’est pas sans rappeler les 28 000 euros dépensés pour une cloche à Marmande ( voir 28 000 euros pour une cloche en fonte à Marmande ).

source: lemessager.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/200-000-euros-pour-une-sculpture-musicale-a-morzine/

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Y’en a marre des beaux-arts de Nantes

Posté par ippolito le 28 mars 2013

32 millions pour les Beaux-Arts de Nantes

L’ école supérieure des beaux-arts, actuellement située près de l’hôtel de ville de Nantes, va être transférée sur l’île de Nantes.

Sur un budget total de 5 millions d’euros, l’ école supérieure des beaux-arts de Nantes dispose d’une contribution de fonctionnement de 3,5 millions d’euros provenant de la communauté de communes.

L’ école supérieure des beaux-arts va déménager sur l’île de Nantes, sous les halles Alstom 4 et 5. Mais le coût de ce chantier est en train de déraper. En effet, le coût du transfert de l’ école supérieure des beaux-arts sur l’île de Nantes était initialement estimé à 23 millions d’euros.

 Le coût de ce projet est aujourd’hui évalué à 32 millions d’euros ! La mise en service de l’ école supérieure des beaux-arts était prévue pour 2014, mais a été repoussée à fin 2015.

Gilles Retière, président de Nantes Métropole, explique ainsi le problème lié au nouveau lieu d’accueil des Beaux-Arts de Nantes: “Il s’agit de structures industrielles qui n’ont pas été conçues pour accueillir un établissement d’enseignement supérieur: c’est une source de surcoûts“.

La mairie de Nantes reconnaît que les travaux sont complexes, avec notamment des problèmes de mise en conformité. En 2012, le respect des normes sismiques et des normes de sécurité incendie des bâtiments avaient entraîné plus de 1,5 million d’euros de surcoûts pour les Beaux-Arts de Nantes. Et la facture risque encore de s’alourdir.

source: www.marianne.net

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/32-millions-pour-les-beaux-arts-de-nantes/

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Y’en a marre du projet de rénovation du château de Rentilly et surtout du gaspillage de l’argent public pour la ‘culture’

Posté par ippolito le 21 février 2013

4,57 millions d’ euros pour le château de Rentilly

La communauté d’agglomération de Marne et Gondoire a fait “emballer” le château de Rentilly sous des plaques d’inox. Coût de ce projet : 4,57 millions d’euros.

Afin de reconvertir le château de Rentilly en centre d’art contemporain, la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire l’a recouvert de plaques en inox afin que l’ensemble du parc s’y reflète. L’oeuvre est signée par l’artiste plasticien contemporain Xavier Veilhan.

Les douves du château de Rentilly seront également restaurées et les premier et deuxième étage seront rénovés pour devenir des salles d’exposition. Une terrasse sera aménagée sur le toit du château. Les expositions au château de Rentilly seront gérées par le Frac ( Fonds régional d’art contemporain).

Au total, le coût de la rénovation du château de Rentilly s’élève à 4,57 millions d’euros. Michel Chartier, président PS de la communauté de communes, réfute ce montant et estime quant à lui à 3 millions d’euros le coût total des travaux du château de Rentilly. 

Mais ce projet de rénovation du château de Rentilly coûtera bel et bien 4,57 millions d’euros, dont 2,13 millions entièrement financés par des subventions.

source: le Parisien

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/457-millions-d-euros-pour-le-chateau-de-rentilly/

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