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Y’en a marre des subventions pour la culture

Posté par ippolito le 9 janvier 2013

2 millions pour le Musée Soulages de Rodez

Le Musée Soulages de Rodez va bénéficier d’une subvention de 2 millions d’euros du Conseil Général de l’Aveyron.

Le Conseil Général de l’Aveyron a décidé d’accorder une subvention de 2 millions d’euros au Musée Soulages de Rodez, encore en chantier.

Cette subvention au Musée Soulages de Rodez a été réduite de moitié par le Conseil général de l’ Aveyron. Le Conseil général avait initialement prévu d’attribuer 4 millions d’euros de subvention pour le Musée Soulages de Rodez. 

Le Conseil général a largement voté en faveur de la proposition du président UMP Jean-Claude Luche de réduire de moitié la subvention au Musée Soulages. Les élus de gauche ont également suivi le vote des élus UMP.

Le maire PS de Rodez devra désormais trouver de nouveaux financements pour compenser cette réduction de la subvention au Musée Soulages.

source: france3.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/2-millions-pour-le-musee-soulages-de-rodez/

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Y’en a marre des primes distribuées par Aurélie Filippetti à ses collaborateurs

Posté par ippolito le 7 janvier 2013

Les primes d’ Aurélie Filippetti

Aurélie Filippetti dispose d’ un budget de 642 710 euros pour financer les primes de ses collaborateurs.

La ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti bénéficie d’une enveloppe spéciale destinée au financement des primes de ses collaborateurs, d’un montant de 642 710 euros en 2012.

Aurélie Filippetti travaille avec 91 collaborateurs, dont 15 sont membres de cabinet. Chaque collaborateur d’ Aurélie Filippetti touchera une prime de 7063 euros en moyenne en 2012.

Au 31 décembre 2012, Aurélie Filippetti aura utilisé 378 706 euros de cette enveloppe, soit 59% du budget total réservé aux primes de ses collaborateurs.

source: journaldunet.com

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/les-primes-d-aurelie-filippetti/

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Y’en a marre de l’« exception culturelle » française est spécialement visible dans le domaine du cinéma.

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

A qui profite le centre national du cinéma ?

L’« exception culturelle » française est spécialement visible dans le domaine du cinéma.

Notre pays a en effet créé un organisme administratif unique au monde, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), qui contrôle et perçoit directement différents im pôts : 

sur les achats de places de cinéma, sur les chaînes de télévision, les ventes de DVD, et même les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs de téléphone.

Ces impôts croissant rapidement, le CNC a du mal à leurs trouver des emplois, en dehors des 42 M€ de ses dépenses de fonctionnement. Sa trésorerie disponible est de 855 M€ en février 2012, selon le sénateur Marini qui a passé au crible le budget du CNC.

Un dirigeant de l’organisme para-public a d’ailleurs confié au journal La Tribune que « le CNC a trop d’argent ».

En dehors de la production de films, la générosité du CNC s’étend aux séries télévisées, aux jeux vi déos, aux exploitants de salles de cinéma et même à des producteurs de cinéma étrangers, y compris pour des films en langues étrangères. Le cinéaste algérien Merzak Allouache, qui représentait son pays à Cannes avec le film « Le temps de la concorde », a reçu 110000 € du CNC.

Tous les motifs sont bons pour imaginer des subventions : le soutien à des techniques en plein développement qui n’ont nul besoin de subventions (numérisation des salles de cinéma ; films en 3D ; vidéo à la demande) comme le soutien à des techniques en déclin (production de DVD ; tirage de copies de films non numérisés).

46 commissions

Ces subventions sont décidées par 46 commissions, elles-mêmes subdivisées en d’innombrables « collè ges ». Le saupoudrage est tel que, par exemple, pour l’aide à la réécriture de courts métrages, 15 projets ont été financés en 2011, pour un montant moyen de 2 000 € par projet. Le coût des réunions des col lèges et commissions prenant ces décisions est sans doute supérieur aux subventions versées.

Pour compliquer encore plus l’opacité des subventions et leur contrôle, la répartition d’un grand nom bre d’entre elles est déléguée à des associations locales, comme par exemple la « Maison de l’image Basse-Normandie ». Car les collectivités locales ajoutent leur écot aux subventions du CNC. Et les chaînes de télévision doivent, pour des montants considérables, financer les films qu’il agrée.

Subventionner les films qui n’ont pas bénéficié d’aides

Afin que personne n’échappe à son emprise, le CNC a créé un « prix de qualité du court métrage » dont le but est de « distinguer les films qui n’ont pas bénéficié d’aides » ! 40 films ont ainsi reçu ce prix, en moyenne de 10 000 € par film.

Les critères d’attribution sont souvent courtelinesques. Ainsi, le plafond du crédit d’impôt accordé pour la production de fictions audiovisuelles est-il de 1 150 € par minute produite, alors que ce plafond passe à 1200 € (50 € de plus !) pour la production d’animations audiovisuelles.

Le CNC fait le maximum pour transformer en obligés la quasi-totalité des professionnels français du cinéma et de l’audiovisuel. Aucun d’eux n’osera s’attaquer aux gabegies engendrées par un tel système. Il a fallu que le CNC crée une subvention qui finançait à 75 % la numérisation des salles de cinéma pour que l’auto rité de la concurrence française s’en émeuve.

Périodiquement, la Commission de Bruxelles manifeste aussi son opposition. Le Sénat français a demandé une enquête à la Cour des comptes. D’après l’Observatoire européen de l’audiovisuel, la France dépense en aides au secteur du cinéma et de l’audiovisuel deux fois plus que l’Allemagne, quatre fois plus que l’Italie, six fois plus que le Royaume-Uni.

Acteurs et producteurs de cinéma : des nécessiteux ?

Le CNC a réussi un véritable tour de force de communication : faire passer auprès de l’opinion publi que les producteurs de cinéma et leurs acteurs, considérés dans tous les pays comme des nababs, pour des nécessiteux ne pouvant survivre sans l’argent du contribuable.

175 producteurs et leurs vedettes reçoivent chaque année du contribuable français, sans véritable contrôle, des centaines de millions d’euros de « soutien automatique » (calculé sur les entrées en salles des films précédents du producteur, subvention qui pourrait donc être distribuée par un ordinateur, sans l’intervention d’une administration) et de « soutien sélectif » (c’est-à-dire choisi par des copains).

500 000 euros minimum

Un producteur recevra ainsi du contri buable 500 000 € au minimum d’honoraires de producteur-réalisateur-auteur par film, même si l’œuvre n’a aucun succès dans les salles de cinéma. D’après le CNC, les résultats justifieraient cette profusion de subventions : le cinéma français serait devenu le premier d’Europe, le seul à résister à la « déferlante » des studios d’Hollywood.

Rien n’est plus faux. Les films français ont représenté en 2011, année faste, 41 % des entrées dans les salles françaises ; en Italie, dont le gouvernement s’est en grande partie dégagé du finance ment du cinéma, la part des films italiens est de 37,5 % ; au Royaume-Uni, les films anglais repré sentent 36 % des entrées ; au Japon, 54 %.

Le CNC a oublié la grande règle de Molière, qui est de plaire. Il veut encourager la production du plus grand nombre possible de films, quelle que soit leur qualité. Pour cela il distingue arbitrairement les films d’ « auteur », considérés comme supérieurs aux films « commerciaux ». En réalité, il facilite la production de films médiocres.

Thomas Langmann : le CNC, « un comité de copinage »

Les subventions n’ont jamais créé le succès commercial : en 2011 en Italie, neuf des 20 films les plus vus étaient italiens, en France quatre seulement. Le film « The Artist », qui a obtenu cinq oscars à Hollywood, n’a pas été agréé par la commission d’avances sur recettes du CNC, qui lui a préféré cinq films sans éclat. Ce qui a fait dénoncer à son pro ducteur Thomas Langmann un « comité de copinage qui pense devoir de l’argent à des films qui, sans lui, n’ont aucune chance de se faire. »

Sur les 30 films français sélectionnés par des festivals étrangers en 2010, dix seulement avaient bénéficié de l’avance sur recettes du CNC, et sur les cinq ayant reçu un prix, un seul en était bénéfi ciaire.

Le système français d’aides au cinéma est donc un échec. Il devrait être remis à plat. Sous de faux prétextes, il verse l’argent du contribuable à des riches qui n’en ont pas besoin. Il encourage la médiocrité et dégrade la qualité du cinéma français.

On pourrait sans inconvénient réduire de moi tié le budget du CNC. Le seul problème serait la réaction de l’armée des obligés du CNC.

Alors que le gouvernement français recherche désespérément des économies, aura-t-il le courage d’affronter cette réaction ?

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés.

Source : Dossiers du Contribuable n°8  « Les folies de la culture bobo », 

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/a-qui-profite-le-centre-national-du-cinema/

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Y’en a marre des subventions pour la culture

Posté par ippolito le 18 novembre 2012

La culture française malade des subventions

Qui ne se souvient de la « une » du magazine américain Time du 29 novembre 2007, annonçant « La mort de la culture française ? » Qui ne se souvient du tollé que cet article avait suscité chez les bien-pensants de tout poil, de Maurice Druon à Bernard- Henri Lévy, d’Olivier Poivre d’Arvor à Costa-Gavras ?

Les éditions Denoël ont retrouvé le coupable, beaucoup moins connu que son article : il s’agit de Donald Morrison, journaliste américain qui connaît bien Paris pour y vivre depuis cinq ans, mais qui s’avoue « abasourdi » par la tempête qu’il a provoquée. Dans ce livre, écrit avec un humour très anglosaxon, il persiste et il signe.

Si la culture française n’est pas vraiment morte, elle est en tout cas déclinante, constate-t-il, notamment parce qu’elle souffre du poids écrasant de l’État.

Le théâtre, par exemple. Les pouvoirs publics subventionnent 5 théâtres nationaux, 39 centres dramatiques, 69 scènes nationales, 77 scènes conventionnées et 600 compagnies. Durant la saison 2004-2005, ces 800 institutions parapubliques ont accueilli 3,8 millions de spectateurs payants, soit une moyenne de 396 spectateurs par mois chacune. Pendant ce temps, les 46 théâtres privés recevaient 3,3 millions de spectateurs, soit une moyenne de 6 000 spectateurs.

Plus généralement, le ministère de la Culture subventionne d’innombrables artistes, décidant souverainement de ce qui est culturel et de ce qui ne l’est pas ; le ministère des Affaires étrangères, de son côté, finance 148 groupes culturels, 26 centres de recherches, 176 chantiers de fouille archéologiques à l’étranger…

Au total, d’après une enquête américaine datant de 1993, la dépense publique par habitant pour la culture est 29 fois plus élevée en France qu’aux États-Unis ! Sans compter les mesures censées protéger notre production culturelle, du prix unique du livre aux quotas de films français sur les chaînes publiques et privées. Tout ça pour quoi ?

Cet arsenal de subventions et de mesures protectionnistes protège le petit cocon franco-français, mais ne favorise pas une culture ambitieuse, déplore Morrison, qui cite l’académicien Marc Fumaroli : « Notre exception culturelle protège aussi bien ce que nous faisons de médiocre que ce que nous faisons de meilleur ».

Charles-Henri d’Andigné

“Que reste-t-il de la culture française ?” de Donald Morrison. Denoël, 205 pages, 13 euros.

Source : Le Cri du Contribuable n°67, du 21 mars 2009

http://www.observatoiredessubventions.com/2009/la-culture-francaise-malade-des-subventions/

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Y’en a marre du philharmonie de Paris

Posté par ippolito le 7 novembre 2012

Salle de concert : des fausses notes dans le projet de Philarmonie de Paris

Le devis initial de la future salle de concert parisienne co-financée par l’Etat et par la ville a plus que doublé mais sa construction est trop avancée pour faire marche arrière.

Ce n’est encore qu’un vaste chantier d’où émergent de grosses structures en béton dans le quartier de La Villette au nord-est de Paris. La Philarmonie de Paris, un complexe géant conçu par l’architecte Jean Nouvel autour d’une salle de concert de 2.400 sièges devra hisser la capitale au niveau de Londres ou de Berlin dans le monde de la musique classique. 

Un pari. Les experts sont partagés mais on commence à savoir ce qu’il en coûtera à la livraison prévue en septembre prochain, avec deux ans de retard.

Les dernières estimations qui figurent dans le rapport que le sénateur UMP Yann Gaillard vient de rendre public font état de 386,5 millions d’euros (entretien compris pendant 15 ans) pour un devis initial de 173 millions d’euros. Malgré le doublement de la facture qui doit être acquittée à parité par l’Etat et la Ville de Paris, -la région Ile de France compte bien limiter sa participation à son engagement initial de 20 millions d’euros-le projet ne sera pas revu à la baisse.

Le ministère de la Culture qui a annoncé l’arrêt, la suspension ou le report de plusieurs projets culturels, pour un peu plus d’un milliard d’euros, épargne la Philarmonie, car il juge le chantier, confié à un groupement d’entreprises emmené par Bouygues associé à GDF Suez, trop avancé pour l’interrompre. 

D’autant qu’il en partage la finalité avec son prédécesseur, « à savoir la construction d’une salle de concert symphonique au niveau des standards internationaux, écrit le sénateur. Selon les défenseurs du projet, l’absence de grand auditorium serait en effet préjudiciable au rayonnement culturel de la capitale, malgré une offre musicale classique déjà diversifiée ».

Figurant parmi les chantiers culturels du Grand Paris et de mairie, la Philarmonie n’est pas une exception. La Cité de l’architecture a explosé son budget de 84 %, l’aile -Sully du Louvre l’a fait de 48 %. Pire, les raisons du dérapage sont des plus classiques, ce qui signifie qu’elles étaient en partie prévisibles. 

Sous-évaluation des coûts au départ, évolutions législatives imposant des études supplémentaires, nouvelles normes de sécurité, ajustements du projet, sont à l’origine des deux ans de retard. A la clé, par rapport au dernier devis de 2009, un surcoût de 110 millions d’euros dont près de 8 millions de hausse des prix de construction, 5 millions pour de nouvelles normes de désenfumage ou encore 15 millions de modifications demandées par Jean Nouvel pour la qualité architecturale de l’ouvrage…

Et pourtant, « l’ouverture du nouvel auditorium ne marquera pas la fin des interrogations sur ce projet d’ampleur. Certaines questions doivent, en effet, être posées dès maintenant. Elles tiennent en particulier à la reconfiguration de l’offre musicale à Paris, ainsi qu’à la gouvernance et à l’équilibre économique de la Philharmonie de Paris en rythme de croisière », prévient Yann Gaillard.

DOMINIQUE MALÉCOT

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202362728845-salle-de-concert-des-fausses-notes-dans-le-projet-de-philarmonie-de-paris-506892.php

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Y’en a marre des DRAC et du ministère de la culture

Posté par ippolito le 4 novembre 2012

Combien coûtent les DRAC ?

Les DRAC (directions régionales des affaires culturelles) constituent, depuis 1977, le bras armé de l’État en province. Combien coûtent les DRAC ?

Les missions des DRAC ? Faire incuber la politique culturelle du ministère en région, c’est-à-dire militer en faveur de la démocratisation de la culture et de la diversité culturelle.

Ce rouleau compresseur idéologique décentralisé pèse son poids : en 2012, les DRAC ont été dotées d’un budget de 814 millions d’euros (+ 0,6 % par rapport à 2011). L’action des DRAC fait l’objet de critiques acerbes. Si leur activité de conservation du patrimoine est bien perçue, la volonté de soutenir l’art contemporain en agace plus d’un.

Promotion des artistes en cour, subventions, les commandes publiques sont le plus souvent réservées aux âmes méritantes, adoubées par le ministère de la Culture (voir Le ministère de la Culture épinglé pour ses gaspillages ). Des collections que personne ne va voir.

 “Cet art subventionné a abouti à la création de collections d’un goût discutable que personne ou presque ne va voir, alors que l’état devrait se borner à la conservation du patrimoine… “, estime Marc Fumaroli, Académicien, professeur au Collège de France. 

C’est aux Fonds Régionaux pour l’Art Contemporain ( FRAC), créés par Jack Lang, qu’il revient de réaliser les emplettes. Récemment, le Sénat a reproché aux FRAC leur “étanchéité”. Tout en épinglant, une « politique d’acquisition (…) pas toujours très transparente et (…) parfois menée plus au service des directeurs que de l’art ». Difficile d’être plus clair.

source: Dossiers du Contribuable n°8 « Les folies de la culture bobo », 

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-coutent-les-drac/

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