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Y’en a marre du coût de notre présence au Mali

Posté par ippolito le 18 octobre 2013

1,9 million par jour au Mali…

La présence au Mali d’un contingent français va coûter, en 2013, presque 1,9 millions d’euros parjour. L’état major des armées vient de fournir à la commission sénatoriale de la Défense une prévision chiffréedes dépenses des militaires français en mission à l’étranger. 

Soit un total de 1 257 millions en « surcoût » (dépenses supplémentaires occasionnées par des opérations extérieures), dont la majorité (647 millions) pour l’intervention au Mali.

Le retrait d’Afghanistan va, lui aussi, revenir fort cher : 259 millions. Mais, étant donné que l’Afghanistan est devenu le narco-état plus grand exportateur d’opium au monde, Hollande devrait demander aux autorités locales une participation à nos frais…

Le Canard Enchaîné – 16 octobre 2013 – Jérôme Canard

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/10/18/19-million-par-jour-au-mali/

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Y’en a marre des fonctionnaires du civil

Posté par ippolito le 2 octobre 2013

BUDGET 2014 : RIGUEUR POUR TOUS, SAUF POUR LES FONCTIONNAIRES CIVILS

Le budget de l’État pour 2014 a été établi sous de fortes contraintes politiques et économiques.

Contraintes politiques : satisfaire les élus et militants socialistes

Les élections municipales, qui auront lieu le 23 mars prochain, risquent de voir tomber de nombreux élus socialistes. « La politique nationale aura un effet sur les élections municipales, et cela me préoccupe » déclare déjà à BFM TV la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo.

François Hollande ayant promis un retournement de la courbe du chômage pour la fin de l’année, les statistiques du chômage de janvier et février 2014 seront importantes pour le résultat de ces élections et l’atténuation des gémissements des camarades battus.

A court terme, ces statistiques peuvent être modifiées par une accélération des radiations sur les fichiers de chômeurs, ce qui a commencé en août (+30 % par rapport au mois précédent) et par l’embauche d’emplois publics : 150.000 « emplois d’avenir » sont prévus, qui coûteront des milliards. « Des contrats aidés qui ne débouchent sur aucun poste » écrivait François Hollande en février 2012 dans son livre « Changer de destin ». Mais la nécessité électorale à court terme, c’est-à-dire la satisfaction des camarades élus,  est prioritaire.

La priorité : satisfaire les camarades, élus et militants.

Une deuxième contrainte politique est également déterminante : la satisfaction des camarades militants, qui se recrutent essentiellement parmi les fonctionnaires et notamment les enseignants. Il faut leur éviter tous les efforts qu’une baisse d’effectifs et des horaires de travail plus longs risqueraient d’exiger. La promesse d’embaucher 60.000 enseignants supplémentaires pendant le quinquennat sera tenue.

Certes François Hollande a annoncé que les effectifs globaux de l’Etat seraient stables. 13.123 postes seront donc supprimés en 2014 dans les ministères non prioritaires, mais 60 % de ces suppressions (7.881) affecteront les militaires, soit une réduction de 2,9 % de leurs effectifs : les militaires ne sont pas d’ardents pourvoyeurs de militants socialistes. Le ministère des Finances est également affecté (2.564 suppressions de postes, soit 1,7 % des effectifs, environ la moitié de ses départs en retraite).

Les autres ministères sont peu concernés. Si l’on ajoute les 2.000 postes créés à Pôle emploi en 2014, après les 2.000 créés en 2013, qui pourraient être pris sur les effectifs des ministères mais ne le seront pas, les efforts consentis sur les effectifs de fonctionnaires civils de l’État sont dérisoires.

La réforme des retraites annoncée en août a épargné tous les régimes spéciaux, y compris celui des fonctionnaires,  qui bénéficient de privilèges extravagants : départ à la retraite avancé en moyenne de trois ans au moins par rapport au régime général, et pensions supérieures d’au moins 60 % à salaires équivalents.

Enfin les salaires individuels des fonctionnaires continueront à progresser en moyenne d’environ 2 % par an, grâce au GVT (glissement vieillesse technicité : augmentations individuelles dues à l’ancienneté, aux promotions par changement de catégorie et aux augmentations de diverses catégories).

Les fonctionnaires vont même pouvoir s’absenter plus facilement. Le budget prévoit en effet la suppression du « jour de carence » institué pour les fonctionnaires par la précédente législature : un jour non payé en cas d’absence pour maladie, réelle ou non. Les salariés du privé sont soumis à trois jours de carence.

Contrainte économique : la France étouffée

La contrainte économique est aussi très forte. L’activité économique stagne en France, si bien que les recettes fiscales rentrent mal : les nombreuses augmentations et créations d’impôts de 2013 avaient permis de prévoir une hausse des rentrées fiscales de 10,7 %  en 2013; elle atteindra sans doute moins de 6 %.

« Trop d’impôt tue l’impôt » dit le proverbe. Cette stagnation économique est due à la perte de compétitivité de nos entreprises, concurrencées par nos voisins européens et notamment l’Allemagne.

Il y a dix ans, celle-ci était « l’homme malade«  de l’Europe. Mais les réformes de « l’Agenda 2010″ lancé en mars 2003 par le chancelier socialiste Gerhard Schroeder lui ont fait retrouver son dynamisme  économique. Ses exportations sont florissantes, sa croissance nettement supérieure à celle de la France, son taux de chômage la moitié du taux français (et même moins pour les jeunes).

Depuis 1990 les effectifs de fonctionnaires ont diminué de 2,2 millions en Allemagne et augmenté de plus d’un million en France. Si la France avait les mêmes dépenses de rémunération des fonctionnaires que l’Allemagne (en % du PIB), elle ferait 110 milliards d’euros d’économies de dépenses publiques.

Les prélèvements obligatoires sur les entreprises françaises sont de 18,3 % du PIB contre 12,2 % en Allemagne, soit 120 milliards d’euros de plus pour les entreprises françaises. D’où nos problèmes de compétitivité. Le gouvernement en est conscient.

A la suite du rapport de Louis Gallois, il a annoncé une baisse de 20 milliards d’euros des prélèvements sur les entreprises (Crédit d’impôt compétitivité emploi) mais celle-ci ne représente qu’ 1/6 de la différence avec l’Allemagne. De plus cette baisse va encore être réduite de 2 milliards d’euros par un absurde nouvel impôt pénalisant principalement les entreprises industrielles, les plus exposées à la concurrence internationale.

L’économie anglaise repart aussi. Depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs en mai 2010, les effectifs de fonctionnaires ont baissé de 440.000 tandis que les effectifs du secteur privé  augmentaient de 1.155.000, dont la moitié sur les 12 derniers mois connus. Deux années de véritable rigueur budgétaire ont suffi au Royaume-Uni pour que son économie reparte.

En France, on attendra pour les vraies réformes.

Ce n’est pas le cas de la France. Au total les dépenses de l’État français inscrites au budget s’élèveront en 2014 à 379,9 milliards d’euros, soit une augmentation de 9,2 milliards d’euros, ou 2,5 %, par rapport au dernier budget dont les dépenses sont connues, celui de 2012. Dans le même temps, les impôts augmenteront de 16 milliards d’euros, soit 5,7 % par rapport à cette même année.

Comme l’impôt sur les bénéfices des sociétés baissera, l’essentiel de l’augmentation, exactement 15,8 milliards d’euros, portera sur l’impôt sur le revenu, qui augmentera de 26,5 % en deux ans. On comprend que le ministre des Finances parle de « ras-le-bol fiscal ».

Bien entendu cette énorme augmentation ne touche pas que les riches. L’impôt de 75 % sur les rémunérations supérieures à 1 million d’euros, qui sera d’ailleurs payé par leurs employeurs et non par les bénéficiaires, ne devrait rapporter que 260 millions d’euros.

Contrairement aux autres pays, la rigueur budgétaire n’affecte donc pas en priorité le secteur public, mais tous les ménages contribuables. C’est eux qui supportent « l’effort budgétaire historique » dont se réclament nos ministres.

En mai 2013, François Hollande avait déclaré à Leipzig : « Le progrès, c’est aussi de faire des réformes courageuses pour préserver l’emploi et anticiper les mutations sociales et culturelles comme l’a montré Gerhard Schröder ». Mais il avait ajouté : « Tout n’est pas transposable. Nos pays sont différents ; nos histoires ne sont pas interchangeables. Nos cultures politiques syndicales sont singulières« . Il avait raison : la contrainte politique, c’est-à-dire la satisfaction des camarades fonctionnaires, est en France prioritaire.

Alain Mathieu, président d’honneur de Contribuables Associés

http://www.contribuables.org/2013/09/27/budget-2014-rigueur-pour-tous-sauf-pour-les-fonctionnaires-civils/

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Y’en a vraiment marre des dépenses de l’assemblée nationale

Posté par ippolito le 1 septembre 2013

L’Assemblée nationale dépense jusqu’à 300 000 euros par an en oeuvres d’art

Qui savait que l’Assemblée nationale se prenait pour un musée ? Dans son livre intitulé Petits secrets et grands privilèges de l’Assemblée nationale, le journaliste Bruno Botella raconte comment les différents présidents de l’Assemblée nationale ont conduit une politique de mécénat, parfois de manière déraisonnable.

Le patrimoine culturel de l’Assemblée nationale est conséquent : 925 tableaux et 325 sculptures. Des œuvres d’art dont la plupart ont été commandées par le Palais-Bourbon. C’est la plupart du temps le président de l’Assemblée nationale qui impulse cette politique de mécénat aux frais du contribuable.

 Exemple ? « C’est sous la présidence de Laurent Fabius, de 1988 à 1992, qu’ont été livrées la boule en granit noir sur un parallélépipède, conçue par l’Américain Walter De Maria pour le bicentenaire de la République, qui trône dans la Cour d’honneur du Palais-Bourbon, ainsi que les fresques de la rotonde, reliant le palais et la galerie des fêtes, réalisées par l’artiste belge Pierre Alechinsky », écrit Bruno Bottela

Du grand art. Mais à combien s’élèvent ces acquisitions ? « L’institution a pris l’habitude de sortir son carnet de chèques pour des acquisitions qui représentent au total plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines de milliers d’euros par an », indique Botella sans plus de précisions. 

Pourquoi est-ce si flou ? Tout simplement parce que les comptes précis de l’Assemblée nationale ne sont pas publics. 

On ne trouve le détail des chiffres que dans le rapport des questeurs, ceux qui sont chargés de gérer les comptes de l’Assemblée. Bruno Botella a réussi à consulter l’un de ses rapports. 

Et il n’y a pas de quoi être déçu : en 2010, 313 188 euros ont été dépensés en œuvres et objets d’art. Il s’agissait de « tableaux et de photographies contemporaines destinées à l’aménagement des nouvelles salles de réunion des commissions ». Il fallait au moins ça pour motiver les députés à travailler…

*** Source
- Bruno Botella, « Petits secrets et grands privilèges de l’Assemblée nationale, Editions du Moment, 2013

http://www.politique.net/2013083002-oeuvres-art-assemblee-nationale-300-000-euros.htm

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Y’en a marre du chômage mais surtout des mensonges de Hollande

Posté par ippolito le 26 mai 2013

Les destructions d’emplois continuent, Hollande défend les mesures engagées

20.000 emplois ont été supprimés en trois mois. Le chef de l’Etat maintient son objectif d’inverser la courbe du chômage à la fin de l’année.

En matière d’emploi, les nouvelles sont systématiquement mauvaises depuis de longs mois. Les statistiques publiées ce jeudi matin, quelques heures avant la conférence de presse du président de la République , n’ont pas dérogé à la règle. 

Sur le premier trimestre de 2013, l’organisme public évalue à 20.300 le nombre de postes qui ont disparu dans les secteurs marchands non agricoles. Sur 12 mois, ce sont 138.500 emplois salariés qui ont disparu selon l’Insee, ramenant leur total à 15.940.000.

« La bataille ne sera gagnée dans la durée que si la croissance revient »

Cela n’a pas fait dévier François Hollande de sa route. Le chef de l’Etat, qui a reconnu que «tant que le chômage progressera il [lui] sera difficile de relever [sa ]cote de popularité », a réitéré à plusieurs reprises, et « en prenant [ses] risques et [ses] responsabilités », son objectif d’une « inversion de la courbe du chômage » à la fin de l’année. Pour y arriver, le chef de l’Etat s’est voulu réaliste : « La bataille ne sera gagnée dans la durée que si la croissance revient ».

Il a par ailleurs renouvelé sa confiance dans les outils de politique de l’emploi mis en place depuis son arrivée. « Les mesures engagées doivent être amplifiées », a-t-il martelé. Sur les emplois d’avenir , qui tardent à décoller, il a simplement évoqué, dans le droit fil des déclarations de son ministre du Travail, une plus grande ouverture sur le secteur privé , citant le tourisme et les services à la personne. 

La nouveauté est relative : ces secteurs sont déjà cités dans les fiches gouvernementales présentant le dispositif. Mais il est vrai qu’ils sont encore absents de beaucoup d’arrêtés préfectoraux régionaux, sésame indispensable pour permettre aux entreprises d’embaucher un emploi d’avenir dans ces activités.

François Hollande a été plus prolixe sur les contrats de génération . Il a indiqué avoir demandé « que l’on puisse étendre le principe même à la création d’entreprise et à l’installation des jeunes agriculteurs ».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202767527387-la-france-a-perdu-133-800-emplois-salaries-en-un-an-567033.php

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Y’en a marre des mensonges sur le Mali et surtout des réalités maliennes

Posté par ippolito le 24 mars 2013

Mensonges et réalités maliennes

Pratiquement tous les partis politiques de droite comme de gauche, si l’on exclut LO et le NPA, se félicitent de la guerre au Mali. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme comme au temps de la guerre d’Algérie, on tait les ressources naturelles convoitées, les intérêts particuliers et les véritables fortunes que se sont constituées les multinationales présentes dans la région. 

De l’Afghanistan à la Libye en passant par la Côte d’Ivoire, nos politiques continuent leur entreprise guerrière pour régenter des pays pauvres, piller leurs ressources et soutenir des gouvernements fantoches à leur solde. Les marchands d’armes se frottent les mains, comme Dassault-Lagardère et toutes sortes de trafiquants mafieux. 

Car, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus, largement soutenus par la France. 

Alors, pourquoi cette subite urgence « démocratique » ? De même, qui croira qu’il s’agit de « sécuriser la région » ? En réalité, il s’agit, entre autre, de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium :

 ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali par une ligne sur les cartes géographiques. 

A ce propos, on soulignera l’extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l’implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : 

le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d’une immense partie nord-est, principalement désertique. 

C’est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s’accaparer en toute tranquillité l’uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile « pouvoir » politique nigérien.

Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d’être méprisés, déplacés, spoliés, et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, se sont procuré des armes dans la Lybie, que nous avons déstabilisée pour des motifs inavouables mais toujours sous couvert des droits de l’homme et de la démocratie. Et quel est le rôle du Qatar, grand allié et ami de Paris, qui arme les islamistes dans la région ?

En quelques jours le conflit s’est déjà déplacé en Algérie comme nous l’avons vu avec la prise d’otages du complexe gazier, mais il y a fort à parier que cela risque encore de déborder sur les pays limitrophes. Quel sera le coût de l’intervention au Mali ? 

Si l’on reprend celui de l’intervention libyenne présenté dans un rapport parlementaire, en octobre 2012 : l’utilisation de munitions a coûté 400 000 euros par jour et un missile AASM tiré d’un Rafale sur un objectif au sol revient à 300 000 euros. 

Quel est le coût horaire d’un Mirage 2000, d’un Rafale ou d’un hélicoptère ? Les caisses sont vides parait-il, mais cet énorme gaspillage d’argent public profitera sans complexe aux marchands d’armes et autres actionnaires de diverses entreprises du CAC40.

L’on peut tourner le problème dans tous les sens, c’est d’abord la pauvreté et la misère qui sont les causes de cette situation ; si les gens mangeaient à leur faim, pouvaient se soigner, travailler et vivre décemment dans leur pays, il est certain qu’ils n’auraient pas envie de se faire « trouer la peau » ou d’immigrer loin de chez eux.

C’est la cupidité de quelques uns qui est responsable de la situation. Pour satisfaire la cupidité d’un petit nombre l’on maintient la majorité dans la pauvreté et le chaos. 

Le chômage de masse des jeunesses arabes et africaines risque de fournir des combattants par milliers, ici ou ailleurs, aux résistants qui risquent de surgir face à l’agression du gouvernement Français.

Tant qu’il n’y aura pas un partage équitable des richesses, il faudra que l’argent public entretienne une armée prête à défendre les intérêts privés d’une oligarchie sans scrupule.

Il n’y a pas si longtemps, le Washington Post titrait « La main d’œuvre et les ressources africaines sont la clé du développement économique mondial depuis des siècles. », et Jacques Chirac lorsqu’il était lucide avait déclaré  : « Une grande partie de l’argent qui est dans notre porte monnaie , vient de l’exploitation depuis des siècles de l’Afrique »

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/mensonges-et-realites-maliennes-129549

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Y’en a marre du cout (hors de prix) du retrait de nos troupes d’Afghanistan surtout par rapport aux mauvaises prévisions du gouvernement

Posté par ippolito le 18 mars 2013

Un retrait d’Afghanistan hors de prix

Diplomates et militaires se partagent la responsabilité de ce dérapage financier. Les retour au pays des forces combattantes françaises, et de leurs équipements lourds, va coûter quelques 300 millions d’euros. 

Presque le double des prévisions trop optimistes du ministère de la Défense. Et ce n’est qu’un simple ajout aux 3,5 milliards qu’aura déjà dépensé la France, depuis 2002, pendant cette longue aventure afghane.

« On a voulu, à droite comme à gauche, coller aux américains sans vraiment réfléchir, constate un diplomate, alors que ce pays est le premier producteur d’opium et ses dirigeants corrompus. »

Et, après bientôt douze ans de guerre, c’est un échec que certains stratèges américains et alliés évoquent avec franchise, même dans la presse, quand ils ne le jugent pas « déprimant« , à l’instar d’un général français qui affirme que « les talibans ont l’avenir devant eux« . 

A l’heure ou Bercy exige des ministères qu’ils rognent sur tous leurs budgets, ces 3,5 milliards évaporés mériteraient bien qu’une Cour des comptes « politiques » s’y intéresse, s’il en existait une.  

De retour de mission en Afghanistan, deux députés -le socialiste Philippe Nauche et l’UMP Philippe Meunier – viennent de rédiger, pour la commission de la Défense, un rapport sur le retrait des forces françaises. 

« Manque de célérité et de diligence des autorités diplomatiques et militaires à négocier l’utilisation des voies terrestres avec les pays limitrophes de l’Afghanistan« , écrivent-ils méchamment.

Inflation aérienne

Traduction : le Pakistan, au sud et l’Ouzbékistan, au nord, n’ont pas autorisé le transit par leur territoire des soldats français et de leurs camions, blindés, etc. 

Argument avancé au Quai d’Orsay, en guise d’excuse : « l’engorgement des routes et des ports du Pakistan« , qui a autorisé les forces américaines à les emprunter pour quitter l’Afghanistan. 

Les militaires français devront donc rapatrier hommes et matériels par avion, de Kaboul à la France, ou jusqu’à l’émirat d’Abu Dhabi, avant de les embarquer sur des cargos.

Et nos deux députés expliquent, chiffres à l’appui, le coût exorbitant de ce rapatriement par avion Selon eux, une « unité à transporter » (hommes et véhicules) aurait coûté environ 4 000 euros via le Pakistan, et 7 000 par l’Ouzbékistan.

Or le même transport par les gros porteurs russes et ukrainiens, loués fort cher, revient à quelque 40 000 euros. 

Ou à 30 000  par des Transall et des Hercules français, mais seulement pour les matériels légers, jusqu’au port d’Abu Dhabi.Si l’on ajoute d’autres inévitables dépenses, comme la destruction sur place, grâce à du personnel afghan, des vieux blindés VAB à bout de souffle, ou comme la « neutralisation » de milliers de tonnes de munitions intransportables, la facture peut encore s’alourdir.

Au détour de leur rapport, nos deux députés ont tenu à prouver qu’ils ne s’étaient pas rendus en Afghanistan pour y évaluer simplement des frais de transport : 

« La conduite des opérations (pendant cette guerre) et la maîtrise du renseignement, écrivent-ils, sont demeurées sous contrôle américain. » Une vérité première à laquelle le « Canard » en ajoute une autre.

Washington demande à la France – qui a refusé – de verser 338 millions d’euros pas an jusqu’en 2017… Objectif: une participation aux frais d’instruction et d’équipement de l’armée et des forces de sécurité afghanes, que l’on croit capables de combattre seules les talibans, une fois les américains partis, en 2014. les généraux d’Obama sont parfois d’incorrigibles optimistes.

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/03/16/un-retrait-dafghanistan-hors-de-prix/

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