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Y’en a marre de la réforme des retraites, de la baisse de notre pouvoir d’achat et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 10 septembre 2013

Retraites: une réforme ? Quelle réforme ?

Retraites. Cotiser davantage, plus longtemps et toucher moins… La réforme des retraites présentée par Jean-Marc Ayrault réussit l’exploit de mécontenter tout le monde, sauf le PS. Voici ce qui vous attend.

Le problème est posé depuis longtemps : comment rétablir l’équilibre du système des retraites, dont le besoin de financement passera de 15 milliards d’euros en 2013 à 20 milliards en 2020 (cette année-là, le déficit cumulé atteindre 200 milliards d’euros) ? 

« La tâche n’est pas simple, reconnaît Jean-Marc Ayrault. C’est de ma responsabilité de rétablir durablement l’équilibre. » Pour y parvenir, le premier ministre avait plusieurs possibilités : augmenter le montant des cotisations, prolonger la durée de cotisation, repousser l’âge de départ à la retraite ou baisser les pensions (une solution politiquement impensable).

L’alignement des régimes du public et des régimes spéciaux sur ceux du privé aurait été la cerise sur le gâteau pour faire enfin disparaître ces différences (âge de départ à la retraite, taux de réversion, taux de remplacement, base de calcul) intolérables pour trois Français sur quatre !

Au lieu d’engager enfin une véritable réforme structurelle — en remettant son rapport, en juin 2013, Yannick Moreau, présidente de la Commission pour l’avenir des retraites, avait prévenu que ce n’était pas urgent, cela l’est encore moins à quelques mois des élections municipales et européennes —, Jean-Marc Ayrault a choisi une fois encore d’accroître les prélèvements… La voie de la facilité ! Il a en effet préféré augmenter les cotisations et allonger la durée de cotisation plutôt que toucher à l’âge de départ à la retraite. Une énième Rustine sur un pneu déjà bien abîmé !

Tout le monde sera mis à contribution, même si le gouvernement s’en défend : entreprises (celles-ci devraient toutefois bénéficier d’une compensation avec la baisse des cotisations d’allocations familiales), salariés et retraités. « Il est hors de question de recalculer ou de baisser les retraites ! Le gouvernement refuse de sous-indexer les pensions pour plusieurs années », promet pourtant Jean-Marc Ayrault. 

Faux ! Le pouvoir d’achat des retraités, ainsi que celui des salariés, diminuera avec cette réforme. La revalorisation annuelle de la plupart des pensions pour tenir compte de l’inflation est repoussée du 1er avril au 1er octobre ; la majoration de 10 % dont bénéficiaient les retraités ayant élevé trois enfants ou plus sera réintégrée dans la base imposable.

Dès le 1er janvier 2014

Salariés et entreprises. Les cotisations salariales (tous les régimes seront concernés) et patronales augmenteront chacune de 0,15 point au 1er janvier 2014, puis de 0,05 point les trois années suivantes. Au total, ces deux hausses de 0,3 point devraient rapporter 4,4 milliards d’euros aux régimes de retraite en 2020. Avec, pour les salariés, une conséquence immédiate : une baisse de leur pouvoir d’achat.

Le gouvernement promet que l’impact sur la fiche de paye sera compris entre 2,15 euros par mois pour un smic en 2014 et 4,50 euros en 2017. 

Certes, cela semble peu, mais cette augmentation s’ajoutera aux nombreuses autres de toutes sortes et notamment celle de la TVA, dès le 1er janvier 2014. Les entreprises devraient, quant à elles, bénéficier d’une baisse de charges, notamment des cotisations d’allocations familiales dès 2014, pour éviter une hausse du coût du travail et donc une baisse de compétitivité.

Congés maternité. Tous les trimestres pris au titre du congé maternité seront désormais comptabilisés. Les femmes ne bénéficiaient jusqu’à présent que de deux trimestres au maximum.

Temps partiel. À compter du 1er janvier 2014, les conditions de validation d’un trimestre seront assouplies : un trimestre sera acquis dès lors que le salarié aura perçu une rémunération équivalant à 150 heures payées au smic contre 200 auparavant.

Retraités. Le gouvernement poursuit son offensive antifamiliale. Les majorations de 10 % dont bénéficiaient les retraités ayant élevé trois enfants ou plus étaient jusqu’à présent exonérées d’impôts sur le revenu. Dès le 1er janvier 2014, elles seront intégrées dans la base imposable. « Cette mesure touchera principalement les retraités les plus aisés ayant eu trois enfants et plus », reconnaît-on à Matignon.

Le gouvernement a aussi décidé de repousser de six mois la date d’indexation d’une bonne partie des pensions : la revalorisation des retraites pour tenir compte de l’inflation passera du 1er avril au 1er octobre. Au total, Jean-Marc Ayrault compte récupérer 2,7 milliards d’euros en 2020. « On disait que les retraités seraient touchés… Non ! 

Les retraités voient la garantie de leur pouvoir d’achat et de leur pension », affirme Michel Sapin, ministre du Travail. Les intéressés auront une autre appréciation : le report de six mois de l’indexation d’une retraite équivalente au smic leur coûtera 168 euros par an pour une inflation de 2 %!

http://www.valeursactuelles.com/économie/réforme-quelle-réforme20130905.html

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Y’en a marre qu’ en France, les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres… de plus en plus pauvres

Posté par ippolito le 3 septembre 2013

En France, les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres… de plus en plus pauvres

 Alors que la crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, les grosses fortunes ont augmenté leur richesse de 25% en un an à peine.

 Avec une production annuelle supérieure à 1900 milliards d’euros, la France, cinquième puissance mondiale, n’a jamais été aussi riche de son histoire. Pourtant, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de démunis avec plus de 8,6 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population. 

Un rapport gouvernemental dresse ce constat alarmant et reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés[1] ».

 Les enfants et les jeunes en général sont les premières victimes de la pauvreté. « De plus en plus de jeunes adultes et d’enfants ne connaissent que la pauvreté comme condition d’avenir », admet le gouvernement français de François Hollande. 

En effet, deux nouveaux pauvres sur trois, c’est-à-dire 65%, sont des enfants de moins de 18 ans. La pauvreté des mineurs atteint 19,6%. Au total, 2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté. De plus, 21,9% des 18-24 ans, soit plus d’un million de jeunes, vivent dans le dénuement. La situation est encore plus dramatique au sein des zones urbaines sensibles (ZUS) où 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre[2].

Par ailleurs, 12% des jeunes ne disposent pas d’un diplôme et chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Plus de 10% des jeunes âgés de 17 ans présentent des difficultés de lecture[3].

 Les femmes âgées de plus de 75 ans sont également les plus vulnérables au dénuement matériel. En effet, 14,1% d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement reconnait que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’[est] significativement détériorée[4] ».

Il en est de même pour les familles monoparentales, au sein desquelles le chef de famille est majoritairement une femme. Près de 32,2% d’entre elles sont confrontés à la pauvreté, soit un total de plus de 1,8 millions de personnes[5].

 Posséder un emploi ne constitue pas un rempart contre la pauvreté. Ainsi, près d’1,5 million d’actifs, soit 6,2% des travailleurs, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Plusieurs facteurs, tels que la précarité de l’emploi, la faiblesse du temps de travail, le niveau des salaires, expliquent cette situation[6].

 Chez les immigrés en situation régulière, le taux de pauvreté dépasse les 40%. Le rapport note que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire[7] ».

 A la pauvreté s’ajoute l’extrême pauvreté (moins de 40% du niveau de vie médian de 1605 euros) qui frappe 2,1 millions de personnes, soit 3,5% de la population française. Les autorités reconnaissent que « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres », selon le rapport[8].

 A la pauvreté monétaire et à l’extrême pauvreté s’ajoute la pauvreté en conditions de vie. Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ». 

Ainsi, 3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement, faute de pouvoir payer leur facture énergétique, et « 15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ». 

La fondation Abbé Pierre note qu’il existe 3,65 millions de personnes mal logées en France[9]. Ainsi, au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté monétaire ou de pauvreté en conditions de vie[10].

 En guise de conclusion, le rapport gouvernemental note avec sobriété que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Il ne s’étendra pas sur le sujet et il y a une raison à cela[11].

Les riches sont de plus en plus riches

 Si la grande majorité des Français souffrent de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches. En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croitre de plus de 25% en un an. 

Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Elle a même augmenté de 300% sur les dix dernières années et représente désormais plus de 15% du PIB national et 10% du patrimoine financier du pays. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population[12].

 Cette oligarchie financière compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente. Le plus pauvre de 445 millionnaires dispose de 64 millions d’euros de patrimoine. 

Le top 10 du classement a vu sa richesse augmenter de 30 milliards d’euros en à peine un an pour atteindre 135 milliards d’euros. Bernard Arnault, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente. Liliane Bettencourt, héritière de l’Oréal, présente un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards. Gérard Milliez du groupe Auchan avec 19 milliards, Bertrand Puech d’Hermès avec 17,4 milliards, le marchand d’armes Serge Dassault du groupe Marcel Dassault avec 12,8 milliards, François Pinault du groupe Kering avec 11 milliards, Vincent Bolloré du groupe Bolloré avec 8 milliards, Pierre Castel (bière) avec 7 milliards, Alain Wertheimer de Chanel avec 7 milliards et Xavier Niel de Free avec 5,9 milliards, complètent la liste[13].

 Cette extrême concentration de richesse contraste avec l’explosion de la pauvreté et de l’extrême pauvreté en France et illustre la nécessité impérieuse d’une répartition juste et équitable des richesses. Une telle puissance financière entre les mains d’une infime minorité d’opulents lui octroie une influence considérable sur les décisions politiques prises par les gouvernants et un pouvoir démesuré sur les destinées de la nation. 

Dès 1789, Maximilien Robespierre avait mis en garde contre les dangers que représentait l’oligarchie pour la démocratie et dénonçait « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : 

« Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Il serait peut-être temps de méditer ces propos…

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/30742/na+franca+os+ricos+sao+cada+vez+mais+ricos+e+os+pobres%85+cada+vez+mais+pobres.shtml

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/en-france-les-riches-sont-de-plus-140333

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Y’en a marre des injustices de la réforme des retraites

Posté par ippolito le 3 septembre 2013

Retraites 2013 : les injustices de la réforme…

Sous la pression des marchés financiers et des institutions européennes, le gouvernement présente une nouvelle réforme des retraites, trois ans après celle de 2010. 

Pourtant, la question des retraites ne devrait pas être aujourd’hui la priorité de la politique économique française : retrouver une croissance satisfaisante, réorienter la stratégie macroéconomique de la zone euro, donner une nouvelle impulsion à la politique industrielle française dans le cadre de la transition écologique sont autrement plus urgents. Ce n’est ni le moment de réduire le pouvoir d’achat des ménages (actifs ou retraités), ni celui d’imposer aux séniors de rester sur le marché du travail. 

Ce sont surtout les retraités qui seront mis à contribution. En raison de l’accord AGIRC-ARRCO de mars 2013, les retraites des régimes complémentaires devaient déjà perdre 2,5 à 2,8% de pouvoir d’achat. S’y ajoutait la hausse des cotisations pour la dépendance (0,3%) en avril ; 

puis, maintenant, le report d’avril à octobre de l’indexation des retraites (une perte de 0,9% de pouvoir d’achat en moyenne annuelle). 

Enfin, une fois de plus, les parents de familles nombreuses sont frappés : leurs majorations de retraite, qui récompense leur contribution au renouvellement des générations et donc au financement des retraites, deviennent imposables. 

Au total, les retraités perdent 2,3% de pouvoir d’achat contre 0,3% pour les actifs. 

Est-il juste que la perte de pouvoir d’achat frappe surtout les salariés du privé ? L’Etat laisse les partenaires sociaux, gestionnaires des régimes complémentaires, se débrouiller seuls. Il leur reste encore 4 milliards à trouver d’ici 2020, ce qu’ils risquent de faire au détriment des retraités, tandis que l’Etat promet d’équilibrer les régimes publics (sans dire comment il trouvera les 8 milliards manquant). 

Les entreprises voient leurs cotisations augmenter de 2,2 milliards. Mais, le gouvernement s’est empressé de les rassurer. Elles bénéficieront d’une baisse des cotisations familles qui compensera cette augmentation. 

Une fois de plus, le gouvernement se couche dès que le patronat hausse la voix. Où trouvera-t-il les 2,2 milliards qui manqueront ainsi à la branche famille ? Que ce soit par la CSG ou par la baisse des dépenses publiques ou sociales, ce sont les ménages qui risquent de payer. 

Etait-il vraiment nécessaire d’annoncer immédiatement une hausse de la durée de cotisation requise dans 12 ans, sans savoir quels seront, en 2025, la situation du marché du travail, les besoins d’emplois, les désirs sociaux, les contraintes écologiques ? 

Cette annonce risque de désespérer les jeunes qui peuvent penser qu’ils n’auront jamais droit à une retraite. Les jeunes commencent aujourd’hui à valider des trimestres à 22 ans et peuvent faire le calcul : 22+43=65 ans. 

Les années manquantes sont fortement pénalisées actuellement : 2 ans de moins de cotisation font perdre 14,3% de pension. Aussi, faut-il rappeler que le système de retraite est réformable en permanence et que l’allongement de la durée requise de carrière pourra ne pas avoir lieu, s’il aboutit à une baisse trop importante des pensions. 

Le point positif de la réforme est la mise en place d’un compte individuel de pénibilité. Un salarié ayant effectué 25 années de travaux pénibles aura ainsi le droit à six mois de formation et 2 années de retraite précoce. 

Ceci obligera les entreprises à distinguer et à enregistrer les travaux pénibles ; ceux-ci donneront lieu à une cotisation supplémentaire ; les entreprises seront donc incitées à réduire le nombre de postes de travaux pénibles. 

Mais la réforme, valable pour l’avenir, fait l’impasse sur les périodes de travaux pénibles des salariés qui arriveront à l’âge de la retraite dans les années à venir. Elle ne jouera à plein que dans 25 ans. 

La réforme n’a pas été vraiment négociée avec les syndicats ; elle ne favorise pas la convergence des régimes et un pilotage commun. L’équilibre financier n’est assuré que sous deux hypothèses : 

une croissance vigoureuse, ramenant rapidement à un taux de chômage de l’ordre de 5%, peu compatible avec les politiques économiques actuellement mises en œuvre en Europe ; une baisse du niveau relatif des retraites de 2020 à 2040 (qui n’auraient aucun gain de pouvoir d’achat alors que celui des salaires augmenteraient de 1,5% par an). 

Il est dommage que le gouvernement n’est pas proposé une réforme s’attaquant plus vite aux inégalités (en augmentant immédiatement la retraite des mères, alors que la hausse est reportée après 2020 ; en permettant aux ouvriers de reconstituer leurs périodes de travaux pénibles ; en évitant la perte de pouvoir d’achat des retraites complémentaires).

 Dommage qu’il ne donne pas clairement des objectifs pour le niveau futur des retraites (du genre 75% du salaire net pour le salarié moyen), qu’il ne dise pas clairement que l’allongement de la durée de cotisations dépendra de la situation du marché du travail et des besoins en emplois, que le système sera équilibré, si nécessaire, par hausse des cotisations.

http://www.marianne.net/Retraites-2013-les-injustices-de-la-reforme_a231726.html

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Y’en a marre de l’aggravation des inégalités de revenus dans nos grandes villes

Posté par ippolito le 17 juillet 2013

Les inégalités de revenus s’aggravent dans les grandes villes

Une étude sur les 150 premières villes françaises montre que les inégalités se creusent par un décrochage des plus bas revenus.

La fracture territoriale s’aggrave. La dernière étude, réalisée par le bureau d’étude spécialisé dans les données locales, Compas, montre un décrochage par le bas des collectivités locales françaises. 

Symbole mis en avant par les auteurs de l’étude, Rennes où les revenus des plus aisés ont augmenté de 55 % entre 2008 et 2011. Mais dans le même temps, les revenus des habitants les plus pauvres ont diminué de 11,8 %.

Fondé sur les chiffres de l’Insee sur les revenus dans les communes entre 2008 et 2011, hors impôts et prestations sociales, le rapport porte sur les 150 plus grandes villes de France. 

« En ne prenant pas en compte la redistribution, l’étude tend à exagérer les inégalités », reconnaît Louis Maurin, consultant auprès du Compas. Mais les chiffres marquent un net décrochage par le bas de la frange la plus pauvre des collectivités. 

Dix communes sont particulièrement touchées. La baisse des revenus des 10 % les plus pauvres y a été supérieure à 25 % en trois ans. A Roubaix, Béziers, Charleville-Mézières ou encore Perpignan par exemple. Et c’est à Mulhouse, Colmar et Carcassonne que les inégalités ont le plus augmentés. « Le décrochage des plus pauvres est manifeste », affirme le rapport.

Le niveau de vie des plus aisés progresse

La crise accroît, également, les difficultés quasiment partout, qu’il s’agisse de villes au revenu médian faible comme Mulhouse (13.300 euros) ou d’autres beaucoup plus aisées comme Clamart (25.100 euros).Ces évolutions,le Compas les quantifie en euros.

« Ainsi, on mesure ce que les gens gagnent ou perdent de façon concrète. » Le niveau de vie des plus aisés a progressé de 2.000 ou 3.000 euros annuels en moyenne sur l’ensemble des villes étudiées. Et parfois plus, comme à Annecy et Suresnes (+ 4.100 euros), Boulogne-Billancourt (+ 4.500 euros) et Neuilly-sur-Seine (+ 7.200 euros).

 Les pertes de revenus des 10 % les plus pauvres sont plus faibles, mais peuvent atteindre parfois 1.000 euros, comme à Limoges, au Mans ou à Charleville-Mezières. 

Pour Louis Maurin, « la cause principale, c’est le chômage, qui touche les plus jeunes et les plus défavorisés ». D’autres phénomènes de société comme la monoparentalité ou les jeunes qui vivent de plus en plus seuls pourraient jouer un rôle dans ce « changement social majeur », selon Louis Maurin. Le consultant indique que l’on « peut tout de même nuancer les résultats » . 

L’étude de niveau communal, ne montre pas les disparités qui peuvent exister entre quartiers « voire même par rues », explique-t-il. Dans le cas de Salon-de-Provence par exemple, si le revenu médian a progressé, la situation du quartier situé en ZUS de la Monaque s’est fortement aggravée.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202889748989-les-inegalites-de-revenus-s-aggravent-dans-les-grandes-villes-586464.php

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Y’en a marre des banquiers, des hommes affaires, des rentiers et surtout de notre système capitaliste actuel

Posté par ippolito le 7 juillet 2013

Les riches, les pauvres et les autres

Altermonde sans frontières – Conscience Citoyenne Responsable 

Une classe mondialiste qui s’enrichit, faite d’hommes d’affaires, de banquiers, de rentiers. De plus en plus de millionnaires et même de milliardaires, bref des gens qui nous abreuvent du mot travail, mais qui eux même sont des parasites vivant sur le dos de l’État et des plus faibles. 

Ils nous parlent des heures et du travail acharné qu’ils font : s’ils comptent dans ces heures les voyages et les séjours dans des hôtels de luxe, les repas dans les trois étoiles, les visites et réceptions en tout genre : je crois que beaucoup sont prêts à les remplacer !

Une autre classe de plus en plus déconnectée de la mondialisation et des réalités, une classe que l’on maintient dans un état d’ignorance. Le nombre de pauvres augmente, c’est pour ça qu’il faut les abrutir, pour les empêcher de réfléchir. Il faut sans cesse trouver de quoi les détourner des vrais problèmes : 

l’insécurité, le foulard ou même le réchauffement planétaire reste des valeurs sûres. L’État remplit de moins en moins son rôle de protecteur et répartiteur des richesses, car la banque et la finance endettent sans cesse l’État pour le contrôler.

Et enfin une classe moyenne qui paye la mondialisation et les profits à outrance d’une minorité de privilégiés. Mais une classe qui a longtemps eu l’impression de faire partie de l’élite et qui préfère chercher les causes de son mal-être dans la criminalisation de la pauvreté. 

Le retour à la réalité n’est pas facile, lorsque le système a profité de vous jusqu’à la corde et qu’ensuite il vous renvoie dans les cordes. Le retour de manivelle est terrible, vous ne faites effectivement pas partie de leur monde : à leurs yeux vous n’êtes ni plus ni moins qu’un larbin !

Cette classe moyenne a permis de faire tampon entre les ultras riches et les plus pauvres. Tandis que la partie supérieure de cette classe aspirait à « faire partie de l’élite », les plus pauvres tentaient, eux, de rejoindre cette classe moyenne. 

Chacun avait ses objectifs dans cette « course à l’échalote », et tous pensaient que les plus riches le permettraient. Oublié le combat collectif et la lutte des classes, vive la promotion sociale et l’ascension individuelle. Le piège mis en place se referme lentement sur tout le monde… 

Ceux qui contrôlent les politiques, l’économie, et la finance, ont divisé la société et la population, semé la crainte et le doute, pour mieux en manipuler et stigmatiser les composantes.

Comme autrefois la royauté contrôlait la pensée du peuple par la parole de l’église, la classe dominante contrôle le cerveau des citoyens par la puissance des médias à leur service. 

Performance, rentabilité, mérite rejoignent travail, famille, patrie et laissent loin derrière liberté, égalité, fraternité ! On fabrique du « winner », on flatte la réussite et la cupidité, on présente l’homme comme un loup pour l’homme, on cultive le mythe de l’homme qui en veut toujours plus et l’on fait croire que la seule loi c’est celle de la jungle. 

Et bien non, un homme normal n’a pas envie de voler son voisin, non une société n’est pas la jungle, non, la prédation n’est pas inscrite dans les gènes humains.

Et si à la place de concurrence on parlait de coopération, si à la place de réussite professionnelle on pensait épanouissement humain, si à la place de système capitaliste….. on inventait autre chose. « Il y a assez de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous mais pas assez pour satisfaire l’avidité de quelques uns » disait Gandhi. Un autre monde est possible !

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2011/06/08/les-riches-les-pauvres-et-les-autres/

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Y’en a marre de la pauvreté en France …

Posté par ippolito le 4 juillet 2013

France : 141.500 personnes à la rue, dont 30.000 enfants

Environ 141.500 personnes, dont 30.000 enfants, étaient sans domicile début 2012 en France, soit une progression de près de 50% depuis 2001, selon une étude de l’Insee rendue publique mardi 2 juillet.

L’enquête se base sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, entre le 23 janvier et le 3 mars 2012.

Parmi 103.000 personnes recensées, 81.000 étaient sans domicile, c’est-à-dire qu’elles avaient passé la nuit précédent l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation (on parle alors de sans-abri), ou qu’elles avaient dormi dans un service d’hébergement (hôtel ou logement payé par une association, chambre ou dortoirs dans un hébergement collectif, lieu ouvert en cas de grand froid). Ces 81.000 personnes étaient accompagnées de 30.000 enfants.

En ajoutant les 8.000 sans-domicile des communes rurales et des petites agglomérations et les 22.500 personnes en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), l’Insee totalise 141.500 personnes sans domicile début 2012.

Sur les 81.000 adultes sans domicile recensés dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, 53% étaient d’origine étrangère, alors qu’ils n’étaient que 38% en 2001.

Depuis le début de l’année, on recense plus de 300 décès de sans-abri.

Sources : INSEE / Challenges / Le Journal du Siècle

http://lejournaldusiecle.com/2013/07/02/france-141-500-personnes-a-la-rue-dont-30-000-enfants/

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