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Y’en a marre des anciens présidents

Posté par ippolito le 27 février 2015

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combien coûtent nos anciens présidents de la République ?

René Dosière, député PS qui s’est fait une spécialité de dénoncer les dépenses superfétatoires de l’État, avait commencé sa recherche de transparence par un livre, L’Argent caché de l’Élysée (Seuil, 2007), dans lequel il s’attaquait vertement aux dépenses plus ou moins opaques de l’Élysée sous Jacques Chirac.

Après deux autres enquêtes sur L’État au régime et Le Métier d’élu local(Seuil, 2012 et 2014), le voici qui revient à ses premières amours, l’Élysée. René Dosière, qui est un peu le « Monsieur Propre » de l’Assemblée et qui pratique le « parlementarisme d’investigation » comme certains reporters le  » journalisme d’investigation », utilise son statut de député pour ouvrir des portes interdites aux journalistes.

C’est ainsi qu’il a pu obtenir et publier sur son blog certains chiffres sur le coût pour l’État des trois anciens présidents, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Ces ex de l’Élysée, en effet, bénéficient de nombreux et considérables avantages en nature, non imposables, un appartement de fonction meublé avec deux employés de maison, une protection rapprochée de deux policiers, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et sept collaborateurs permanents.

François Mitterrand à l’origine du dispositif

Le seul ancien président qui n’ait pas profité du système, François Mitterrand, décédé quelques mois après avoir quitté l’Élysée, est celui qui en est à l’origine, ayant demandé à son homme de confiance, Michel Charasse, de prévoir un dispositif, jusqu’alors inexistant.

Sauf que, comme souvent en France, les choses ont dérapé. La sécurisation des domiciles et des résidences secondaires des ex-présidents, qui n’était pas prévue, coûte excessivement cher, car, pour assurer une protection permanente autour d’un domicile, il faut mobiliser une bonne quinzaine de gendarmes pour tenir compte des horaires de nuit, des vacances et des aléas des uns et des autres.

Quoi qu’il en soit, l’estimation de René Dosière des dépenses annuelles payées par l’État est de 2,5 millions d’euros par an pour VGE, 2,2 pour Sarkozy et 1,5 pour Chirac. Et si on calcule bien, VGE étant à la retraite de l’Élysée depuis 1981, on arrive pour lui à un total de 85 millions d’euros (2,5 x 34 années), pour Chirac de plus de 10 millions (en 8 ans) et pour Sarkozy de plus de 6 millions (en 3 ans), soit, pour les trois, un global de 100 millions d’euros, chiffre assez colossal pour des hommes qui n’ont pas nécessairement besoin d’être assistés à ce point-là ni pour ce prix-là.

Une retraite de 360 000 euros par an pour Giscard d’Estaing

Or, René Dosière s’est arrêté un peu tôt dans son enquête. Il a complètement zappé le coût de ceux qui, ayant été fonctionnaires et donc payés par l’État durant toute leur vie professionnelle, le sont encore aujourd’hui pour leur retraite. De plus, ayant été parlementaires tout en étant hauts fonctionnaires, ils ont pu bénéficier du privilège exorbitant de pouvoir cumuler différentes pensions, pour lesquelles ils n’ont fait que cotiser. L’iFRAP, cet institut indépendant qui se consacre depuis 30 ans à l’analyse des politiques publiques, vient justement d’étudier la question dans une étude publiée en janvier dernier.

Il en ressort que, Nicolas Sarkozy n’ayant jamais été fonctionnaire, les deux ex-présidents concernés sont Giscard d’Estaing et Chirac, en attendant Hollande… Pour Valéry Giscard d’Estaing, sa retraite officielle est estimée à 18 000 euros par mois plus les 12 000 euros du Conseil constitutionnel que l’on peut considérer comme une retraite additionnelle, soit 30 000 euros au total, ce qui fait 360 000 euros par an.

On en sait plus sur Jacques Chirac, qui cumule une retraite d’ancien président de la République (63 000 euros brut par an) avec une retraite d’ancien député de Corrèze, de conseiller général de Meymac, de maire de Paris et de conseiller référendaire à la Cour des comptes, le tout pour 19 000 brut par mois soit 228 000 euros par an, Chirac ne pouvant plus ou ne voulant plus siéger au Conseil constitutionnel pour raisons médicales.

Hollande devrait coûter un peu plus cher que Chirac

François Hollande, d’après l’iFRAP, citant le service de communication de l’Élysée, serait « le bénéficiaire potentiel des liquidations mensuelles des pensions nettes » suivantes : 5 184 euros en tant qu’ancien président de la République, 6 208 euros en tant qu’ancien député, 3 473 euros en tant qu’ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes – où, comme Jacques Chirac, il n’a mis effectivement les pieds que quelques années tout en cotisant plein pot le reste du temps -, et enfin 403 euros pour diverses autres fonctions secondaires, soit un total de 15 268 euros net mensuels.

Lorsque François Hollande aura quitté l’Élysée, il bénéficiera de ces 15 268 euros net de retraites cumulées, ainsi que des 12 000 euros brut du Conseil constitutionnel, soit plus de 27 000 euros par mois (324 000 euros par an) auxquels s’ajouteront bien entendu les mêmes avantages spéciaux que ses prédécesseurs.

En fin de compte, ce que nous coûtent nos anciens présidents retraités est sérieusement plus élevé qu’annoncé par René Dosière, si l’on ajoute leurs méga-retraites à leurs avantages en nature : VGE passerait ainsi à un coût global de 2 860 000 euros par an et Chirac de 1 730 000 euros.

Pour François Hollande, il faudrait prévoir un peu plus que pour Chirac. Enfin, dans l’hypothèse où l’actuel président prendrait sa retraite en 2017 et où son prédécesseur ne serait pas réélu, et en souhaitant que les deux plus anciens – Giscard et Chirac – vivent encore de nombreuses années, on peut estimer que nos quatre présidents retraités, réunis dans un même budget, coûteraient à la France près de 10 millions d’euros par an.

Question : ne serait-il pas temps d’envisager quelques économies sur ce budget qui dépasse l’entendement pour seulement quatre de nos concitoyens, au seul critère qu’ils auraient pu jouer un rôle éminent dans l’histoire de France ? S’agissant d’hommes totalement responsables de l’état désespérant, économiquement et socialement, dans lequel se trouve aujourd’hui notre pays, la question mérite d’être posée. Toutes les conditions sont remplies pour qu’ils nous montrent, une bonne fois pour toutes, qu’ils croient au principe d’exemplarité et qu’ils le prouvent.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nouailhac-combien-coutent-nos-anciens-presidents-de-la-republique-26-02-2015-1908001_2428.php

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Y’en a marre des privilèges de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 15 février 2015

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Les très coûteux privilèges de Nicolas Sarkozy

Le militant écologiste, Raymond Avrillier, a décidé d’en savoir plus sur les avantages perçus par Nicolas Sarkozy depuis la fin de son mandat présidentiel. Et la facture s’avère salée, très salée ! Mais celui qui a provoqué la mise en examen de l’ex-maire RPR de Grenoble, Alain Carignon en 1994, et révélé l’affaire des sondages de l’Elysée en 2012, ne compte pas en rester là.

Mais combien coûte chaque année Nicolas Sarkozy aux contribuables français ? Eh bien, pas moins de 1,2 million d’euros ! C’est ce que révèlent les documents obtenus par l’ancien élu écologiste de Grenoble, Raymond Avrillier , qui, après 4 mois de persévérance, un recours auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et une saisine du tribunal administratif, a obtenu le détail des dépenses de notre ancien président de la République, ponctionnées sur les deniers publics depuis mai 2012.

Et la calculette a vite fait de s’emballer. Rien que ses 320 mètres carrés de la rue Miromesnil ont coûté à l’Etat 196.092 euros de loyers l’an dernier, selon les comptes initialement publiés par Mediapart. Au total, depuis la fin de son mandat en 2012, ces luxueux bureaux ont coûté près d’un demi million d’euros aux contribuables français. Et c’est sans compter les dépenses d’ameublements, notre cher ancien président de la République ayant dépensé 56.724,34 euros en 2012 pour s’installer. Parmi ses emplettes, figurent une « armoire forte » et un « coffre de sécurité » pour un montant d’un peu plus de 4.000 euros. Il dispose aussi d’une voiture de fonction, une Citroën C6 super équipée, d’une valeur de 44.141 euros. Evidemment, tous frais payés, dont l’essence, à raison de plus de 4.000 euros en 2014.

Mais ce qui coûte le plus cher, ce sont les rémunérations des fonctionnaires qui travaillent pour le compte de l’ancien président, dont Raymond Avrillier a obtenu la liste détaillée. Ils sont au nombre de 10 (dont 2 chauffeurs), rémunérés entre 4.000 et 7.020 euros brut mensuels. « Soit un coût annuel de 663.708 euros net et plus de 929.000 euros en tenant compte des charges sociales », calcule Raymond Avrillier, que nous avons interrogé. S’ajoutent les fonctionnaires de police chargés de la protection de Mr Sarkozy ! Un avis de la CADA rendue en novembre 2014 a autorisé « l’occultation des éventuelles mentions dont la divulgation porterait atteinte à la sécurité de Monsieur Nicolas Sarkozy ».

Tenace, le retraité a aussi demandé la liste des hébergements mis à disposition par les ambassadeurs de France, mais aussi la confirmation de l’existence d’une carte de voyage lui permettant de voyager de façon illimitée sur les réseaux Air France et SNCF. Réponse de Matignon : les services de l’Etat ne disposent pas d’éléments d’information sur ces cartes permettant de voyager sur les réseaux publics. « Il me manque encore plusieurs documents très importants, dont la lettre adressée par le Premier ministre à Nicolas Sarkozy lui allouant officiellement ces avantages financés de l’Etat », souligne-t-il.

Il existe en effet une tradition qui remonte à 1985. Par l’intermédiaire d’une simple lettre , Laurent Fabius, alors Premier ministre de Mitterrand, a alloué des avantages en nature et financiers pour « services rendus » à Valéry Giscard d’Estaing. Il s’agit notamment d’un bureau, d’une assistante, éventuellement d’un service de sécurité…. « Quel contrôle est effectué sur ces dépenses ? Quel est le fondement légal de ces privilèges ? », s’interroge encore Raymond Avrillier. Par exemple, on peut noter une flambée des dépenses informatiques et de télécommunications, à raison de 51.354 euros en 2014, dont 11.859 euros rien qu’en photocopies et 11.119 euros en téléphonie mobile !

Encore plus gênant, selon Raymond Avrillier, « Nicolas Sarkozy utilise une partie de ces moyens à sa disposition pour faire campagne d’abord pour la présidence de l’UMP, ensuite pour la campagne présidentielle de 2017″. « Pourquoi ne pas comptabiliser une partie de ces avantages dans les recettes de l’UMP », poursuit-il. Pugnace, le militant écologiste compte donc interpeller la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques sur la légalité de ces avantages accordés à un ancien Président… et en passe de briguer un second mandat présidentiel !

Sandrine Chauvin

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/les-tres-couteux-privileges-de-nicolas-sarkozy-1005670

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Y’en a marre de l’évasion fiscale

Posté par ippolito le 10 février 2015

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Combien l’évasion fiscale coûte-t-elle à la France?

L’évasion fiscale, qu’est-ce que c’est?

L’évasion fiscale est une pratique qui a pour but de diminuer la charge fiscale. Ainsi, un particulier ou une entreprise décide de placer de l’argent sur un compte à l’étranger, sans prévenir les autorités françaises, afin de ne pas payer d’impôts sur cette somme. « Ce sont les tricheurs qui ouvrent des comptes à l’étranger sans les déclarer au fisc français », résumait au JDD.fr Philippe Bruneau, le président du Cercle des fiscalistes. Elle est considérée comme de la fraude fiscale et donc pénalement répréhensible.

Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, l’évasion fiscale est « l’ensemble des comportements du contribuable qui visent à réduire le montant des prélèvement dont il doit normalement s’acquitter ». « S’il a recours à des moyens légaux, l’évasion entre alors dans la catégorie de l’optimisation. À l’inverse, si elle s’appuie sur des techniques illégales ou dissimule la portée véritable de ses acteurs, l’évasion s’apparente à la fraude. »

Combien ça coûte?

Le syndicat Solidaires-Finances publiques estime que le montant de la fraude fiscale se situe dans une fourchette de 60 à 80 milliards d’euros pour la France. Des chiffres repris à son compte en 2013 par Bernard Cazeneuve, alors ministre du Budget. Dans un rapport d’information sur la lutte contre les paradis fiscaux, les deux députés Alain Bocquet (PCF) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) écrivaient également, fin 2013, que la fraude fiscale entraînait un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an.

Une somme conséquente puisque le déficit de l’Etat s’est élevé à 85,6 milliards d’euros en 2014, selon Bercy. La France a reporté à 2017 l’objectif d’un déficit de ses administrations publiques sous la barre des 3% comme prévu par les traités européens. Le gouvernement a annoncé un plan d’économies de 50 milliards d’euros en trois ans.

Selon le rapport parlementaire réalisé en 2013 par Christian Eckert, devenu depuis secrétaire d’Etat chargé du Budget, 5,8 milliards d’euros ont été déposés sur des comptes offshore par 6.000 contribuables français.

Deux milliards collectés en 2014

La régularisation de comptes bancaires dissimulés à l’étranger a rapporté près de deux milliards d’euros à l’Etat en 2014, a annoncé Bercy fin décembre. « Depuis son ouverture, le Service de traitement des déclarations rectificatives (STDR) a déjà reçu plus de 35.000 demandes de contribuables et a permis de rapporter près de deux milliards d’euros (en) 2014″, avaient annoncé le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat chargé du Budget, Christian Eckert.

En juillet 2014, Michel Sapin avait assuré que le gouvernement était quasi certain d’atteindre son objectif de tirer environ 1,8 milliard d’euros en 2014 de la régularisation de comptes bancaires dissimulés à l’étranger.

La circulaire du 21 juin 2013 sur les conditions de mise en conformité des contribuables détenant des avoirs non déclarés à l’étranger a récemment été complétée : les contribuables « qui ont formulé une demande » disposent désormais « d’un délai de six mois pour fournir l’ensemble des déclarations nécessaires au traitement de leur dossier ». Et ce, afin « d’accélérer le traitement des dossiers et permettre à l’Etat de bénéficier plus rapidement des impôts dus. »

http://www.lejdd.fr/Economie/Swissleaks-combien-l-evasion-fiscale-coute-t-elle-a-la-France-717390

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Y’en a marre des privilèges de nos anciens présidents

Posté par ippolito le 28 janvier 2015

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Giscard coûte plus cher aux Français que Sarkozy

Selon une étude du député socialiste René Dosière, Valéry Giscard d’Estaing coûte 2,5 millions d’euros par an à l’État, devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million).

Valéry Giscard d’Estaing est l’ancien président qui coûte le plus cher au budget de l’État, avec 2,5 millions d’euros par an, devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million), selon une nouvelle évaluation du député PS René Dosière établie à partir de données des ministères.

«Plus de six millions d’euros par an, c’est le coût global à la charge de l’État des anciens présidents», écrit sur son blog René Dosière, spécialiste de longue date du budget de l’Elysée. Ce budget ne comprend pas le traitement mensuel des anciens présidents (environ 6000 euros par an), ni la rémunération mensuelle de membre du Conseil constitutionnel (12.000 euros) que Valéry Giscard d’Estaing est le seul à toucher.

Le député de l’Aisne rappelle que le statut d’ancien président est réglé «sur la seule base d’une lettre personnelle» en 1985 de Laurent Fabius, alors premier ministre, à Giscard. Les anciens présidents bénéficient d’un appartement de fonction meublé au service duquel sont affectés deux personnes. Ils ont droit à deux policiers pour leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et sept collaborateurs permanents.

Selon une réponse de Matignon du 13 janvier à une question écrite de René Dosière, les dépenses de fonctionnement (principalement les baux des appartements) représentaient en 2014 une dépense de 343.307 euros pour Valéry Giscard d’Estaing, 309.342 euros pour Nicolas Sarkozy et 242.816 euros pour Jacques Chirac.

Les dépenses de personnel sont supportées par les ministères mettant à disposition ces collaborateurs. Ainsi le 6 janvier, le ministre de la Défense précisait à René Dosière «que 2 sous-officiers de l’armée de terre et 3 sous-officiers de la marine sont mis à la disposition de Valéry Giscard d’Estaing pour un coût global annuel de respectivement 109.130 euros et 177.566 euros».

De son côté, le ministère des Finances écrit qu’il «met à la disposition de Nicolas Sarkozy un agent, auprès de Jacques Chirac deux agents et auprès de Valéry Giscard d’Estaing trois agents pour un coût global en 2013 de 511.605 euros».

Coût de la sécurisation des domiciles

Les «indemnités de sujétion particulière» (qui compensent les heures supplémentaires) sont versées par Matignon et s’élevaient en 2014 à 124.600 euros pour le personnel de Jacques Chirac, 155.198 euros pour Valéry Giscard d’Estaing et 299.574 euros pour Nicolas Sarkozy. En outre, René Dosière attend encore une réponse du ministère de l’Intérieur sur le coût de la sécurisation des domiciles des anciens chefs de l’État.

Dans l’attente de cette réponse, René Dosière fait notamment son évaluation sur la base d’un rapport du Sénat qui indiquait que 15 gendarmes étaient mobilisés en 2010 à temps plein pour garder la résidence privée de Valéry Giscard d’Estaing à Authon (Loir-et-Cher) et 6 pour celle de Jacques Chirac à Bity (Corrèze), soit un coût respectif annuel de 1,1 et 0,4 million d’euros selon le député (70.000 euros par gendarme). Le coût de la sécurité de Nicolas Sarkozy s’élèverait lui à environ 700.000 euros.

Pour diminuer ce «niveau élevé de dépenses», René Dosière propose plusieurs pistes, notamment qu’un décret prévoit les dépenses supportées par l’État. Celles-ci «devraient être limitées à une durée de 5 ans» et «exclusives de toute rémunération privée – à l’exception des activités intellectuelles (ouvrages par exemple) – et d’une activité politique de premier plan».

http://www.lefigaro.fr/politique/2015/01/28/01002-20150128ARTFIG00041-le-vrai-cout-des-anciens-presidents-giscard-plus-cher-que-sarkozy.php

 

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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 27 janvier 2015

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Les chauffeurs de Nicolas Sarkozy sont payés plus de 4 000 euros par mois… par l’État

Comment gagner le double du salaire moyen en France ? Il suffit d’être chauffeur de Nicolas Sarkozy. Selon les documents fournis par Matignon à Mediapart, Nicolas Sarkozy dispose de deux chauffeurs en tant qu’ancien président de la République. L’un est fourni par le ministère de l’intérieur et gagne 4 000 euros par mois. L’autre est un fonctionnaire détaché du Conseil général des Hauts-de-Seine et gagne 5 339 euros par mois. Pourquoi le Conseil général ? Nicolas Sarkozy l’a présidé entre 2004 et 2007 et son fils en est aujourd’hui le vice-président. Dans tous les cas, c’est bien l’Etat qui rémunère ces chauffeurs, conformément à la circulaire de 1985 qui mentionne tous les privilèges des anciens présidents de la République.

D’où la question à 9 339 euros par mois : Nicolas Sarkozy étant redevenu président de l’UMP, est-ce normal qu’il se déplace aux frais de la République ? Qui plus est dans une voiture de fonction neuve, qui a coûté aux contribuables plus de 40 000 euros ?

*** Source
- Mathilde Mathieu, « Mobilier, voiture, téléphones… Mediapart dévoile les privilèges accordés à l’ex-président Sarkozy », Mediapart, 16.01.2015

http://www.politique.net/2015012701-chauffeurs-sarkozy.htm

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Y’en a marre du coût et des privilèges des anciens présidents

Posté par ippolito le 20 janvier 2015

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Ce que coûte encore Sarkozy (et Giscard, Chirac…) aux contribuables

Une fois battus ou retirés de la vie politique, les anciens présidents de la République n’ont pas de souci à se faire sur le plan matériel. Elevés au rang d’«ex», ils continuent d’être pris en charge par l’Etat, qui leur assure un train de vie plus que confortable. Une exception très française. Au 77, rue de Miromesnil, dans les beaux quartiers de la capitale, Nicolas Sarkozy reçoit ses visiteurs avec un certain faste. Tony Blair, René Ricol, Alain Finkielkraut, Florence Cassez tout juste libérée…

L’ancien chef de l’Etat dispose d’un appartement de 320 mètres carrés, composé de 11 pièces, dont une salle classée monument historique, avec des peintures datant du XIXe siècle. En 2012, Challenges estimait le prix de cette location de luxe à près de 180.000 euros annuels, soit environ 15.000 euros par mois.

Des informations confirmées par une récente enquête de Mediapart, qui indique que les locaux de l’ancien président affichent un loyer mensuel de 16.341 euros. Sur deux ans et demi, depuis sa défaite à l’élection présidentielle, l’addition dépasserait les 570.000 euros, mobilier et matériel informatique inclus.

Nicolas Sarkozy n’a pas regardé à la dépense, et pour cause, c’est la République qui règle la facture. Conformément à une « décision » signée en 1985 par Laurent Fabius, alors Premier ministre de François Mitterrand, l’Etat met à la disposition des anciens présidents un appartement de fonction « meublé » et « équipé ».

Des privilèges souvent méconnus

Ce texte, qui fait office de référence, est flou: il ne mentionne ni plafond ni limitation de durée. C’est ainsi que Valéry Giscard d’Estaing occupe aux frais du contribuable, depuis plus de trente ans, de splendides locaux boulevard Saint-Germain à Paris. Jacques Chirac bénéficie lui aussi d’un somptueux appartement rue de Lille.

Toujours selon la lettre de Laurent Fabius, les anciens présidents disposent de nombreux autres « privilèges ». Ainsi, une équipe d’au moins sept personnes est prise en charge par la nation. « En réalité, l’Etat n’est pas très regardant, il ne pinaille pas et peut prendre en charge plus de personnel que prévu », assure le député apparenté PS René Dosière. Pour ce spécialiste du train de vie de l’Etat, « il est probable que Nicolas Sarkozy bénéficie de quelques largesses ».

Depuis son départ de l’Elysée, ce dernier dispose d’un directeur de cabinet, d’une conseillère diplomatique, d’une chargée de la communication, de deux secrétaires, d’un intendant… Sans oublier, pour assurer sa protection rapprochée, une équipe de sécurité comprenant au moins deux fonctionnaires de la Police nationale, mais aussi une voiture de fonction avec plusieurs chauffeurs. S’y ajoute la surveillance de son domicile personnel – l’hôtel particulier de son épouse, Caria Bruni-Sarkozy -, assurée par des officiers de gendarmerie. Là encore, aucune durée n’est prévue. Alors que, dans la plupart des pays occidentaux et aux Etats-Unis, ce type de protection policière s’arrête au bout de dix ans.

Mediapart affirme ainsi que Nicolas Sarkozy, en plus de 5 fonctionnaires mis à sa disposition, dispose aussi de 5 conseillers contractuels rémunérés par l’Etat entre 5.247 et 7.020 euros, dont la demi-soeur de Carla Bruni-Sarkozy. L’ancien président bénéficie aussi d’une voiture, une Citroën C6V6 HDI Exclusive, achetée 44.140 euros et payée par la collectivité.

Séjour assuré dans toutes les ambassades de France

La plupart des anciens chefs d’Etat ont une retraite active, entre réceptions et visites à l’étranger. Pour leurs déplacements, là encore, ils peuvent compter sur la prodigalité de la République: tous leurs voyages sont pris en charge. Trains de la SNCF, avions Air France, navires français, tout est gratuit, et dans la meilleure classe possible. Durant leurs séjours à l’étranger, l’ambassadeur de France en poste se doit d’accueillir les anciens locataires de l’Elysée et de les loger dans sa résidence, comme il le ferait à l’égard d’un président en exercice.

« Nicolas Sarkozy n’utilise pas ces prérogatives », précisait toutefois sa chargée de communication en 2012. En janvier 2013, lorsqu’il s’était rendu à Davos, son séjour avait été entièrement financé par l’organisateur du forum économique. Idem, en octobre 2012, alors qu’il avait passé quelques jours au Brésil pour une conférence commandée par la banque d’investissement brésilienne BTG Pactual, c’est elle qui avait pris en charge les vols et l’hébergement de l’ancien président.

Un insensé cumul des revenus

En sus de ces avantages matériels, la République leur assure une retraite conséquente. Selon la loi du 3 avril 1955, ils bénéficient d’une « dotation annuelle d’un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat en service ordinaire ». Soit près de 6.000 euros brut par mois. Cette indemnité n’est soumise à aucune condition d’âge, ni même au nombre de mandats. A cela s’ajoute ce qu’on appelle pudiquement des « primes de sujétions spéciales », dont le montant est tenu secret. Ces primes ont officiellement pour objectif de « compenser les contraintes subies dans l’exercice de leurs fonctions ».

Ces émoluments sont cumulables avec d’autres pensions ou salaires. Ainsi, Nicolas Sarkozy peut, à sa guise, effectuer des activités de conférences ou de conseil. Il pourra également, à l’âge de la retraite, toucher les pensions liées aux différents mandats qu’il a exercés, comme ses prédécesseurs. Soit environ 10.000 euros mensuels.

Mais la plus importante source de revenus des anciens présidents prévue par la République, définie par un texte de 1958, reste leur présence – à vie – au Conseil constitutionnel. Cette prérogative leur rapporte 12.000 euros par mois.

Hollande veut rompre avec cette tradition

Aujourd’hui, seul Valéry Giscard d’Estaing siège régulièrement dans cette instance. Depuis plus d’un an, la santé de Jacques Chirac ne lui permet plus de se rendre chez les Sages. Quant à Nicolas Sarkozy, le rejet de ses comptes de campagne, en décembre 2012, par la commission ad hoc, rattachée au Conseil constitutionnel, l’amène à y renoncer temporairement. A son retour, il ne touchera que 6.000 euros, au motif qu’il a repris son activité d’avocat.

Pour éviter une collusion évidente, François Hollande a promis, en janvier 2013, de modifier les textes. Les anciens présidents ne seront plus membres de droit du Conseil constitutionnel. Mais la mesure ne s’appliquera pas à ses prédécesseurs. Pour René Dosière, ce changement devrait être l’occasion de préciser le rôle de nos anciens chefs d’Etat. »Aujourd’hui, ils peuvent cumuler pensions de la République et prestations privées, ce n’est pas sain. »

L’auteur de L’Argent de l’Etat souligne surtout que la note est salée pour les contribuables: selon ses calculs, chaque ex-président coûte entre 1,5 et 2 millions d’euros par an. « Pour les trois anciens chefs de l’Etat, cela fait un total de près de 5 millions d’euros. En soi, ce n’est pas une somme considérable, mais, par les temps qui courent, il n’y a pas de petites économies! »

Un papier de Fanny Guinochet publié le 18 février 2013, remis à jour par Challenges.fr le 19 janvier 2015.

http://www.challenges.fr/economie/20130214.CHA6248/ce-que-coutent-encore-giscard-chirac-et-sarkozy-aux-francais.html

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