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Y en a marre des privilèges de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 19 janvier 2015

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La facture que paie l’État pour l’ancien président Nicolas Sarkozy

LE SCAN POLITIQUE – Mediapart détaille la liste des avantages que perçoit Nicolas Sarkozy en tant qu’ancien président de la République: l’État lui a remboursé 1,6 million d’euros de frais de personnel et 196.000 euros de loyer mensuel.

En décembre dernier, plusieurs députés socialistes emmenés par Yann Galut et Alexis Bachelay créaient la polémique en réclamant que le nouveau chef de l’opposition Nicolas Sarkozy abandonne les avantages dont il bénéficie en tant qu’ancien président. Mediapart a révélé le montant de la facture de ces privilèges pour le trésor public. Tous les anciens présidents bénéficient des largesses de la République depuis la décision de 1985 prise par le premier ministre d’alors, Laurent Fabius. Le coût de ces dépenses est estimé entre 1,5 et 2 millions d’euros annuels par bénéficiaire. Mais c’est la première fois que le détail des factures est rendu public.

Entre mai 2012 et décembre 2014, Mediapart révèle que l’ancien locataire de l’Élysée a totalement renouvelé le mobilier. Le remplacement des bureaux, du parc informatique et téléphonique de la rue de Miromesnil dépasse les 55.000 euros. L’État paie par ailleurs le loyer pour un montant de 196.092 euros par an, soit plus de 16.000 euros par mois pour une surface de 320 m2. Nicolas Sarkozy bénéficie également de la mise à disposition d’une Citroën C6V6 HDI Exclusive, achetée 44 140 euros au lendemain de sa défaite. La facture de carburant s’élève à 4.046 euros par an et l’entretien à 5.301 euros.

1.6 million d’euros de frais de personnel

Autre gros poste de dépenses: la rémunération du personnel mis à disposition de l’ancien président. On y trouve les salaires des cinq fonctionnaires mis en disposition ainsi que ceux de cinq conseillers contractuels rémunérés entre 5.247 euros et 7.020 euros en net par mois. On retrouve parmi ces conseillers la demi-sœur de Carla Bruni, l’épouse de Nicolas Sarkozy: Consuelo Remmert occupe le poste de «conseillère diplomatique», et aurait pour mission selon Mediapart d’organiser les fameuses conférences rémunérées que l’ancien président donne à travers le monde. Ce coût en personnel s’élèverait au total à 1.6 million d’euros pour deux ans et demi selon le site d’investigation.

Alors que des voix s’élèvent à gauche pour s’interroger de la pertinence du maintien de telles dépenses en période de crise, pour un responsable politique qui a repris des fonctions de premier plan, l’entourage de Nicolas Sarkozy dément tout mélange des genres. Jeudi 15 janvier, Véronique Waché, conseillère en communication du patron de l’opposition, assurait à Mediapart que toute l’organisation qui l’entoure a été doublée, afin que les frais inhérents à l’ancien président ne bénéficient pas au chef de l’UMP.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/01/19/25005-20150119ARTFIG00069-la-note-que-paie-l-etat-pour-l-ancien-president-nicolas-sarkozy.php

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Y’en a marre de bygmalion et de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 22 décembre 2014

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Bygmalion : les auditions de la trésorière de l’UMP dévoilent d’autres secrets

«Instrumentalisation ». Le grand mot est lâché par Me Solange Doumic dans une interview que l’avocate a donné ce vendredi au Parisien pour réagir à l’enquête que nous publions cette semaine sur l’affaire Bygmalion et qui évoque les auditions de sa cliente, Fabienne Liadzé, l’ancienne directrice administrative et financière de l’UMP. D’après Me Doumic, sa cliente n’aurait pas « chargé le clan Sarkozy » comme nous l’affirmons. Elle n’aurait même fait que rappeler que c’était « Jérôme Lavrilleux [le directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy] qui avait le pouvoir de décision final » quand il était encore à la direction de l’UMP.

C’est en effet ce qu’a déclaré sa cliente aux enquêteurs. Du moins, au début de ses auditions. Marianne l’a d’ailleurs notifié dans son numéro actuellement en kiosques. Mais si l’on suit le raisonnement de l’avocate de Fabienne Liadzé, Jérôme Lavrilleux serait donc le seul responsable de l’affaire Bygmalion, une thèse largement relayée par le clan sarkozyste à base d’éléments de langage savamment distillés en « off ».

Une machine au service du candidat

Or les faits sont têtus. Et confrontée aux éléments matériels présentés par les enquêteurs, l’ancienne directrice financière de l’UMP, mise en examen à l’issue de ses auditions pour « abus de confiance », a fini par aller beaucoup plus loin dans ses déclarations qu’Eric Cesari, l’ex-directeur général de l’UMP, et Pierre Chassat, l’ancien directeur de la communication du parti, tous deux mis en examen également pour « abus de confiance ».

Elle a notamment transmis aux enquêteurs de nombreux éléments démentant la fable contée par la Sarkozie. A commencer par la manière dont il a été décidé de truquer les comptes du meeting de Villepinte. Liadzé évoque ainsi une réunion au cours de laquelle sera expliqué le système mis en place. Un rendez-vous auquel assiste en plus d’Eric Cesari, Guillaume Lambert, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, son inoxydable conseiller en communication et Jean-Michel Goudard, le « G » d’Euro-RSCG et créateur du slogan de « la France forte ».

Ses déclarations aux enquêteurs démontrent en tout cas clairement que Jérôme Lavrilleux n’était pas le seul décisionnaire, ni même le grand manitou qui décidait de tout dans la campagne de Nicolas Sarkozy comme aiment le présenter certains de ses anciens collègues.

Fabienne Liadzé délivre ainsi tout au long de ses auditions de nombreux noms, détails et circonstances, au sujet des décisions financières relatives à la campagne de Nicolas Sarkozy de 2012. Parmi ces noms, apparaît donc à de nombreuses reprises celui d’Eric Cesari, l’ancien DG de l’UMP, surnommé « l’œil de Sarko ». Cesari était loin d’être un simple « administratif » au sein de l’UMP comme il le prétendait, en juin dernier, en déclarant qu’il n’avait « aucun pouvoir statutaire ou même fonctionnel s’agissant des règlements de dépense ». Pour rappel, il avait été directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, quand ce dernier était le président du Conseil général entre 2006 et 2007.

Les signatures automatiques de Cesari

Dans leur note de synthèse rédigée le 4 octobre, les policiers de la brigade financière, qui enquêtent sur le scandale Bygmalion, prennent d’ailleurs un malin plaisir à citer Eric Cesari dont la signature apparaît sur de nombreux documents financiers de la folle campagne de Nicolas Sarkozy. « Ma signature est un automatisme, cela ne correspond à rien », leur a-t-il répondu le plus sérieusement du monde. Un culot monstre. Car ses signatures ont tellement été automatiques qu’elles se retrouvent parfois seules sur certains devis de Bygmalion adressés à l’UMP et qui sont désormais aux mains des enquêteurs ! Ainsi, lors de ses interrogatoires, les enquêteurs demandent à Fabienne Liadzé « pour quelle raison Eric Cesari signe ces devis alors que la procédure classique » voulait que ce soit « le directeur technique » ? Visiblement gênée, l’ex directrice administrative et financière de l’UMP, tente de se justifier : « C’est étonnant qu’il les ait signés. Il est possible que je lui ai transmis ces devis ».

Des devis de Bygmalion au « juste prix » ?

Me Doumic explique d’ailleurs dans son interview au Parisien que Jérôme Lavrilleux aurait insisté, « en dépit de plusieurs mises en garde de ses collaborateurs, pour que Bygmalion reste prestataire de service de la campagne ». C’est en effet ce que Fabienne Liazdé a expliqué dans un premier temps aux enquêteurs. Elle évoque une réunion au QG de campagne lors de « la première quinzaine de mars » au cours de laquelle « les experts comptables de la campagne attirent l’attention sur le coût des meetings déjà organisés. (…) Guillaume Lambert indique que les devis apparaissent effectivement trop importants ». Le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy aurait alors expliqué « à Jérôme Lavrilleux que : soit le prestataire qui organise les meetings baisse ses coûts, soit on change de prestataire ». Selon Fabienne Liadzé, Jérôme Lavrilleux aurait alors répondu « fermement qu’il était hors de question de changer de prestataire ».

Oui, mais voilà, dans une autre partie de l’interrogatoire, alors que les enquêteurs évoquent à nouveau Guillaume Lambert et Philippe Briand, le trésorier de la campagne, Fabienne Liadzé explique cette fois-ci : « Pour eux, le prix qu’ils avaient obtenu auprès de Franck Attal [le directeur adjoint d’Event & Cie, la filiale événementiel de Bygmalion] était le juste prix ».

Désaccords parmi les prestataires

Un détail qui a son importance. Le coût des prestations fournies par Bygmalion et sa filiale Event & Cie fut en effet mis en cause au cours de la campagne par une partie de l’entourage du candidat, et notamment par Franck Louvrier, l’ancien conseiller en communication de Sarkozy à l’Elysée, qui soutenait une autre société, Agence Publics, dirigée par Gérard Askinazi. Cette seconde entreprise a coréalisé avec Bygmalion les trois grands meetings de campagne (à Villepinte, place de la Concorde et au Trocadéro).

« Ces deux sociétés ne s’entendaient pas, et ne voulaient pas travailler ensemble », dévoile ainsi Fabienne Liadzé, alors qu’elle est interrogée sur des factures d’Agence Publics qui comportent des erreurs selon les enquêteurs. On apprend par exemple qu’au cours du mois d’avril 2012, Franck Attal, le seul interlocuteur de Fabienne Liadzé chez Bygmalion, avec le comptable Mathieu Fay, s’était inquiété auprès de la direction de l’UMP de la multiplication des meetings, et s’était plaint dans le bureau d’Eric Cesari, lui-même, de ses difficultés pour travailler avec Agence Publics. Bureau fréquenté également par Gérard Askinazi selon Fabienne Liadzé. Ce qui montre, là encore, le rôle clé de Cesari entre l’UMP et ses prestataires.

Les circonstances du prêt de 55 millions

Enfin, on apprend dans les auditions de Fabienne Liadzé qu’à la fin avril 2012, les banques ont lâché l’UMP et son candidat, Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de l’élection présidentielle puisque que la perspective d’une victoire s’éloignait et que l’UMP aurait vraisemblablement moins de députés à l’Assemblée qu’espéré : « Fin avril 2012, la BNP ne renouvelle pas la ligne d’autorisation de découvert pour un montant total de 15 millions d’euros partagés avec la Société générale pour 9 millions d’euros. Cette décision met en difficulté l’UMP dès le mois de mai et la situation devient critique en juin 2012 ».

Tellement critique que l’UMP est obligé de toute urgence de négocier un prêt de 55 millions d’euros dès début août auprès d’un pool de quatre banques françaises. Ce qui éclaire sous un jour nouveau le fameux SMS envoyé par Jérôme Lavrilleux le 28 avril 2012 à Guillaume Lambert, alors directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, et que ce dernier n’a pas manqué de transmettre à la justice pour charger son ancien collègue : « Jean-François ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n’avons plus d’argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [président de la République]. »

Dans cette affaire Bygmalion aux multiples rebondissements, on le voit, les protagonistes n’ont de cesse de se renvoyer la responsabilité concernant le système mis en place visant à ventiler les coûts de la campagne entre l’UMP et les comptes officiels du candidat Sarkozy. Un système permettant, il faut le rappeler, de cacher des dépassements comptables faramineux par rapport aux limites fixées par la loi électorale. Et de se jouer donc de règles qui constituent les fondements de notre démocratie. Néanmoins, si les différents protagonistes cherchent à se défiler, il est clair que les enquêteurs possèdent, eux, des certitudes grâce à d’importantes preuves matérielles…

http://www.marianne.net/Bygmalion-les-auditions-de-la-tresoriere-de-l-UMP-devoilent-d-autres-secrets_a243464.html

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Y’en a marre du coût des déplacements de François Hollande

Posté par ippolito le 1 novembre 2014

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Un déplacement de Hollande en province coûte 41 000 euros et mobilise plus de 200 policiers et gendarmes

L’exercice est classique : en chute dans les sondages, le président doit « renouer » avec le peuple. Des déplacements en province sont alors organisés : dans les usines, dans les entreprises, aux contacts des élus locaux, des associations, avec, si possible, un bain de foule pour que les images soient reprises dans les journaux télévisés. François Hollande n’échappe pas à la règle : malgré un agenda international surchargé, il a prévu une série de déplacements en province dans ses prochaines semaines.Le dernier en date a eu lieu à Angoulême.

 

Et contrairement aux impressions données par les images des JT, ce ne sont pas de simples déplacements de terrain avec un président entouré par trois ou quatre gardes du corps. A Angoulême, pour trois heures sur place, « 200 à 300 fonctionnaires, gendarmes et policiers, ont été mobilisés pour éviter tout dérapage », explique Le Parisien. Des renforts ont même été acheminés de Bordeaux.

Une logistique particulièrement coûteuse :  « En France, en 2013, il a effectué 56 déplacements pour un coût de 2,3 millions d’euros, soit un coût moyen de 41 000 euros par déplacement », explique le député René Dosière, spécialisé dans le budget de l’Elysée.

41 000 euros et plus de 200 policiers pour un simple déplacement en province de trois heures ?

Oui, et le pire, c’est que Hollande a fait des efforts pour diminuer ces coûts. Car en 2011, les 77 déplacements de Nicolas Sarkozy avaient coûté… 9,7 millions d’euros, soit 126 000 euros par déplacement. Sans aucun effet sur les sondages.

*** Source
- Éric Hacquemand, « Le président bunkérisé à Angoulême », Le Parisien, 09.10.2014

http://www.politique.net/2014103002-cout-deplacement-en-province-hollande.htm

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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 9 octobre 2014

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Les bureaux de Nicolas Sarkozy coûtent 15 000 euros par mois à l’Etat

Vous avez sans doute croisé l’adresse au hasard d’un article de presse sur la bataille de l’UMP, le retour de Sarkozy ou encore la préparation des présidentielles 2017 à droite. Au 77 rue de Miromesnil à Paris se trouvent les bureaux de Nicolas Sarkozy.

C’est l’Etat qui prend en charge la location de ses bureaux. Un privilège réservé aux anciens présidents de la République (par exemple, Jacques Chirac, pourtant à la retraite, a lui aussi ses bureaux au 119, rue de Lille).

Mais combien coûtent ses bureaux dans les beaux quartiers ? Selon Le Monde, la location des bureaux de Nicolas Sarkozy sont loués 15 000 euros par mois par l’Etat pour une surface de 320 m². Quand on sait que Sarkozy utilise essentiellement ses bureaux pour recevoir des responsables politiques de droite pour organiser son retour, on s’interroge sur l’utilité publique de cette prise en charge par l’Etat.

Au moins, pour préserver les apparences, et éviter une nouvelle affaire de financement illégal d’une campagne, Sarkozy a tout de même décidé de louer, au frais de son association de financement, d’autres bureaux, situés au 13 rue Lancereaux dans le cadre de la campagne pour la présidence de l’UMP. Deux bureaux à 500 mètres de distance pour un seul homme, c’est sans doute un peu trop.

*** Source
- Alexandre Lemarié, « Comment Sarkozy finance sa campagne », Le Monde, 06.10.2014

http://www.politique.net/2014100901-bureaux-de-sarkozy.htm

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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 26 septembre 2014

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Ecoutes de Sarkozy : le rapport qui accable l’ancien chef de l’Etat

Un rapport de police et plusieurs procès-verbaux établissent clairement les faits de trafic d’influence pour lesquels l’ancien chef de l’Etat, et son avocat Thierry Herzog, ont été mis en examen en juillet dernier.

Et revoilà Paul Bismuth. Quelques jours après son « retour » en grande pompe, Nicolas Sarkozy voit une des affaires judiciaires les plus délicates pour son avenir politique ressurgir sur le devant de la scène. « Libération », France 3 et France Inter ont ainsi révélé lundi 22 septembre le contenu sensible d’un rapport de police et de procès-verbaux d’audition, dont celui de l’ancien chef de l’Etat, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire dite des écoutes.

Une affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy, après avoir été placé en garde à vue, a été mis en examen le 1er juillet pour trafic d’influence, corruption passive et recel de violation du secret professionnel. Il est reproché à l’ancien président de la République, et à son avocat Thierry Herzog – mis sur écoute à leur insu -, d’avoir tenté d’obtenir des informations confidentielles auprès d’un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, sur un arbitrage en cours et qui visait à définir si les agendas présidentiels de Nicolas Sarkozy, saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt, pouvait être versés à d’autres dossiers sensibles (affaire Tapie ou financement de la campagne 2007).

Une décision potentiellement cruciale pour l’ancien président de la République, qui va conduire Sarkozy et Herzog à utiliser, à partir de janvier 2014, des lignes téléphoniques secrètes et des pseudonymes mystérieux (dont le désormais fameux « Paul Bismuth ») pour élaborer leur plan présumé dans le plus grand secret. Objectif : obtenir auprès de Gilbert Azibert, ami de 20 ans de Thierry Herzog, des informations sur la procédure en cours au sein de la juridiction, et tenter d’influencer la décision finale. En contrepartie de son aide, le magistrat convoite lui, grâce à l’appui de Nicolas Sarkozy, un poste prestigieux à Monaco.

« Les conversations enregistrées sont claires sur leurs intentions »

Les conversations enregistrées entre Thierry Herzog, Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert sont claires sur leurs intentions, et leurs propos ne suscitent pas d’interrogation quant à leur volonté et leurs attentes  : Gilbert Azibert est sollicité pour obtenir des informations et démarcher des conseillers à la Cour de cassation. En contrepartie, Nicolas Sarkozy accepte de l’aider à obtenir un poste à Monaco. Ces faits sont constitutifs du trafic d’influence, qui rappelons-le, prévoit l’influence réelle ou supposée », établit clairement Christine Dufau, chef de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dans ses conclusions datées du 2 juillet.

Pour dresser ces conclusions, les enquêteurs s’appuient notamment sur les écoutes de la ligne baptisée « ligne Bismuth » sur laquelle plusieurs conversations vont attirer leur attention. Et notamment celle du 29 janvier 2014 - dont le contenu avait été révélé par le « Monde » en juillet - lors de laquelle Thierry Herzog explique à Nicolas Sarkozy que « Gilbert » a « bien bossé ». C’est la première fois que le magistrat est nommément cité, selon les éléments rapportés par « Libération ».

Herzog à Sarkozy : « Surtout, ce qu’il a fait, c’est le truc à l’intérieur quoi… »

C’est cette remarque de l’avocat qui va finir de convaincre les policiers sur le rôle suspect de Gilbert Azibert. Pour eux, il s’agit ici forcément de « l’intérieur de la Cour de cassation ». D’autant que le lendemain, et c’est l’un des points clés, comme le raconte « Libé », Thierry Herzog précise à Nicolas Sarkozy qu’il a eu accès à l’avis du rapporteur, « qui ne sera jamais publié ». Un avis secret, non consulté par les avocats ou le procureur général, qui conclut au retrait de toutes les mentions relatives aux agendas présidentiels et auquel l’avocat de l’ancien chef de l’Etat n’aurait jamais dû avoir accès. « Tu sais que là, c’est du boulot », ajoute d’ailleurs Herzog au téléphone.

Renvoi d’ascenseur

Le 5 février, Nicolas Sarkozy interroge pour la première fois son avocat - toujours sur leur ligne secrète – pour savoir comment renvoyer l’ascenseur au magistrat. « Il m’a parlé d’un truc sur Monaco, parce qu’il voudrait être nommé au tour extérieur », lui répond Herzog. « Appelle-le aujourd’hui en disant que je m’en occuperai, parce que moi je vais à Monaco et je verrai le prince », lui rétorque l’ancien président. Et Nicolas Sarkozy confirme ses intentions à Thierry Herzog quelques semaines plus tard, le 24 février :

Tu peux lui dire que je fais la démarche. Que je vais faire la démarche auprès du ministre d’Etat demain ou après-demain. »

Une rencontre actée le lendemain : « Je voulais te dire, pour que tu puisses le dire à Gilbert, que j’ai rendez-vous à midi avec Michel Roger, le ministre d’Etat de Monaco. »

Et ensuite ? Silence radio. A partir de cette date, explique « Libération », sans que l’on sache précisément pourquoi (même si les enquêteurs pensent que les deux hommes ont appris leur mise sur écoutes puisque Herzog est allé dîner en urgence avec son client à Nice, le 25 février), le ton change radicalement au téléphone. Et il n’y a pas que le ton qui change puisque Nicolas Sarkozy a également changé d’avis. Plus question de coup de pouce pour remercier Azibert de son aide précieuse.

« Tu vas m’en vouloir »

« Tu vas m’en vouloir mais, j’ai réfléchi depuis », explique d’abord Sarkozy à Herzog en préambule du compte-rendu de son entretien avec le représentant monégasque. « Et je préfère te le dire, je lui ai pas parlé de Gilbert. Pourquoi ? Parce que d’abord c’est pas venu dans la conversation, ça m’embête, et pour te dire, ça m’embête de demander quelque chose alors que je connais pas très bien », lâche ensuite Sarkozy. Un étrange revirement. Et le chef de l’Etat va même enfoncer le clou quelques heures plus tard, toujours au téléphone avec son avocat sur la ligne Bismuth : « Je ne l’ai pas senti d’en parler, j’ai pas envie. »

Pas de quoi tromper les enquêteurs, d’après « Libération ». Dans son rapport, Christine Dufau écrit ainsi : « Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy ont bénéficié au cours de la journée du 25 février 2014 d’une information leur ayant permis de savoir que des investigations étaient menées en liaison avec la ligne Bismuth. » Et de conclure que « les informations dont ils ont bénéficié n’ont pas permis de dérouler normalement des investigations ».

Ce qui n’aura pas empêché des perquisitions le 4 mars dernier dans les bureaux des deux hommes, trois jours avant les premières révélations du « Monde » et une semaine avant la décision de la Cour de cassation, défavorable à l’ancien chef de l’Etat puisque la saisie de ses fameux agendas a finalement été jugée légale.

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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 21 septembre 2014

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Ces affaires judiciaires dans lesquelles apparaît Nicolas Sarkozy

Bygmalion, Tapie, Karachi… Le nom de l’ancien chef de l’État est cité dans plusieurs dossiers. Le Figaro fait le point

L’affaires des écoutes

Les faits: Cette affaire trouve son origine dans le placement sur écoute de Nicolas Sarkozy en avril 2013, dans le cadre de l’enquête sur un financement libyen supposé de sa campagne de 2007. Des échanges entre l’ancien président et son avocat, Me Thierry Herzog, laissent penser aux juges d’instruction qu’ils ont essayé d’obtenir des informations couvertes par le secret auprès du haut magistrat Gilbert Azibert sur une procédure concernant l’ex-président (la saisie de ses agendas dans l’affaire Bettencourt, ndlr).

En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d’intervenir pour que Gilbert Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco. L’ex-locataire de l’Élysée n’a toutefois pas obtenu gain de cause sur ses agendas, ni Gilbert Azibert le poste convoité.

Où en est-on? Placé en garde à vue début juillet – une première pour un ancien chef de l’État -, Nicolas Sarkzoy a été mis en examen pour «corruption active», «trafic d’influence actif» et «recel de violation du secret professionnel». Des délits passibles de peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.

Nicolas Sarkozy, qui a déposé des requêtes pour contester la procédure, pourra être renvoyé en procès ou bénéficier d’un non-lieu, comme dans le cas de l’affaire Bettencourt. Trois autres personnes ont été inculpées dans ce dossier: Thierry Herzog, Gilbert Azibert et un autre avocat général à la Cour de cassation, Patrick Sassoust.

• Le supposé financement libyen de la campagne de 2007

Les faits: En avril 2012, Mediapart publie un document présenté comme officiel et qui attesterait d’un «accord de principe» de l’ancien président libyen, Mouammar Kadhafi, pour le versement en 2006 de 50 millions d’euros pour «appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy l’année suivante.

Depuis, les témoignages divergent. L’ancien chef des services secrets libyens, dont la signature apparaît sur le document, a contesté son authenticité, tandis que l’intermédiaire en contrats d’armement Ziad Takieddine l’a au contraire jugé «crédible». Mercredi 17 septembre, un cousin de Kadhafi confirmait encore dans L’Express l’existence d’un soutien financier. Mais personne n’a jamais donné de preuves.

Où en est-on?Une enquête a été ouverte le 19 avril 2013 sur le financement de la campagne de 2007. Sans viser personne nommément, elle porte sur des charges de «corruption active et passive», «trafic d’influence», «faux et usage de faux», «abus de biens sociaux», «blanchiment, complicité et recel de ces délits». Nicolas Sarkozy a lui porté plainte contre le patron de Mediapart, Edwy Plenel, pour «faux et usage de faux» et «publication de fausses nouvelles».

L’affaire Bygmalion

Les faits: Partie de soupçons de surfacturation de prestations rendues à l’UMP, cette affaire éclate au lendemain des européennes du 25 mai. Elle vient jeter un voile sur les comptes de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La société Bygmalion et Jérôme Lavrilleux, ancien bras-droit de Jean-François Copé à l’UMP et cheville ouvrière des meetings de l’ex-chef de l’Etat en 2012, reconnaissent qu’un système de fausses factures et de double comptabilité aurait servi à couvrir des dépassements de frais de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Bygmalion évoque 10 à 11 millions d’euros de fausses factures imputées à l’UMP, Mediapart, qui a fait son calcul d’après des documents auquel il a eu accès, parle lui de près de 17 millions.

Où en est-on? Des juges financiers sont chargés depuis fin juin d’une information judiciairepour «faux et usage de faux», «abus de confiance» et «tentative d’escroquerie». L’enquête porte notamment sur la connaissance ou non d’un tel système par Nicolas Sarkozy, qui en a réfuté l’existence. Ses proches assurent qu’il n’était au courant de rien

L’affaire Tapie

Les faits: Les juges d’instruction soupçonnent que l’arbitrage, ayant accordé en juillet 2008 403 millions d’euros à Bernard Tapie pour régler son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, ne soit le fruit d’un «simulacre» pour favoriser l’homme d’affaires, avec l’aval de l’Élysée. L’enquête montre que l’homme d’affaires a eu plusieurs rendez-vous à l’Élysée avant que ne soit prononcée la sentence.

Où en est-on? Cinq personnes ont été mises en examen pour «escroquerie en bande organisée»: Bernard Tapie, son avocat, Me Maurice Lantourne, l’un des juges arbitres, Pierre Estoup, l’ex-directeur de cabinet de la ministre de l’Economie et actuel patron d’Orange, Stéphane Richard, et l’ancien président du Consortium de réalisation, Jean-François Rocchi. La présidente du FMI et ex-patronne de Bercy, Christine Lagarde, a été inculpé pour «négligences

L’affaire des sondages de l’Élysée

Les faits: En 2007, l’Élysée passe un contrat pour la réalisation de sondages avec le cabinet d’étude Publifact, dirigé par Patrick Buisson, proche à l’époque de Nicolas Sarkozy. Cet accord, qui prévoit une rémunération annuelle de 1,5 million d’euros et 10.000 euros d’indemnités mensuelles, est jugé irrégulier par la Cour des comptes en 2009. En cause: l’absence d’appel d’offres, procédure pourtant obligatoire. L’association anticorruption Anticor porte plainte en février 2010 pour «délit de favoritisme».

Où en est-on? La justice enquête depuis début 2013 sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy. Ce délit est passible de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amende. Le bureau et le domicile parisien de Patrick Buisson ont été perquisitionnés début avril 2013.

• L’affaire Karachi

Les faits: C’est le volet financier de l’affaire qui menace Nicolas Sarkozy. Les juges enquêtent sur des contrats d’armement signés par le gouvernement d’Edouard Balladur avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui auraient pu donner lieu à un financement illégal de la campagne présidentielle de l’ex-premier ministre, en 1995.

Or, à l’époque, Nicolas Sarkozy était porte-parole du candidat et ministre du Budget. Il aurait alors approuvé la création de structures offshore au Luxembourg liées à des rétrocommissions issues de contrats d’armement dans la vente de sous-marins au Pakistan et en Arabie saoudite en 1994.

Où en est-on? Nicolas Sarkozy pourrait être entendu en tant que «témoin assisté», un statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen. Plusieurs de ses proches sont par ailleurs mis en examen, dont Thierry Gaubert, qui a été son directeur de cabinet au ministère du Budget, et Nicolas Bazire, l’ancien directeur de campagne d’Edouard Balladur.
Et aussi…

Soupçon sur un meeting à Toulon fin 2011

Une enquête préliminaire pour «détournement de fonds publics» a été ouverte en octobre 2013 par le parquet de Paris sur le financement d’un meeting de Nicolas Sarkozy, à Toulon fin 2011. Celui-ci n’avait pas été inscrit dans les dépenses de campagne, mais quasi-intégralement pris en charge par l’Élysée. Un procédé épinglé par le Conseil constitutionnel, qui a rejeté ses comptes de campagne début juillet 2013. Suite à cette mesure sans précédent, l’ex-chef de l’État avait été privé du remboursement par l’État de quelque dix millions d’euros (10,6 M) de frais de campagne.

Des pénalités réglées par l’UMP au lieu de Sarkozy

Le parquet de Paris a ouvert début juillet une enquête préliminaire sur le paiement par l’UMP des pénalités infligées à l’ancien président après l’invalidation de ses comptes de campagne de 2012. L’enquête vise un éventuel «abus de confiance» au préjudice de l’UMP et le chef de «complicité et recel» de ce délit. Autrement dit, la justice devra déterminer si la prise en charge de ces frais par l’UMP est légale ou non.

http://www.lefigaro.fr/politique/2014/09/20/01002-20140920ARTFIG00025-ces-affaires-judiciaires-dans-lesquelles-apparait-nicolas-sarkozy.php

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