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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 5 juillet 2014

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Quand c’est fini, Sarko…mence !

Celui qui avait déclaré publiquement, après son échec de 2012 qu’il voulait tourner définitivement la page de la politique, (lien) vient, la main sur le cœur, les yeux dans les yeux, ouvrir un écran de fumée pour tenter de faire oublier les vilaines affaires juridiques qui le concernent depuis près de 10 ans, en se déclarant candidat à la présidence de l’UMP, et à la présidentielle de 2017.

On en finira donc jamais avec le triste épisode républicain qui avait porté au pouvoir Nicolas Sarközi, un certain 6 mai 2007, (lien) face à une Ségolène Royal, lâchée par une partie de son camp.

Le justiciable ex-président dont l’immunité a été levée depuis son échec présidentiel de 2012 n’aurait-il d’autre issue pour échapper à la justice que de tenter de parvenir en 2017 à regagner la place perdue, malgré les casseroles qu’il traine ?

Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il faut remonter en 1994, au moment où il est ministre du gouvernement Balladur.

En effet, ces affaires en cascades perdurent déjà depuis quelques années, bien avant son accession au poste suprême.

On se souvient qu’il était, avec Nicolas Bazire, celui qui était chargé de récolter les fonds pour le candidat à la présidentielle qu’était en 1995 Edouard Balladur, alors premier ministre

Précisons que le contrat d’armement avait été négocié en 1994, sous le gouvernement Balladur, dont Sarközi a été ministre à plus d’un titre : porte parole, budget, communication,

Et voici venu le fameux Karachi-gate, affaire dans laquelle 15 personnes ont trouvé la mort, dont 11 ingénieurs français des anciens arsenaux d’Etat DCN qui devaient fournir sous-marins au Pakistan et frégates à l’Arabie. lien

A cette époque, les 2 Nicolas, Sarközi et Bazire, que Ghislaine Ottenheimer considérait comme « les deux gamins les plus puissants de France », étaient soupçonnés d’avoir organisé un système de rétro-commissions destinées à financer la campagne d’Edouard Balladur. lien

Celui-ci conteste la chose, pourtant, dans son compte de campagne il a eu toutes les peines du monde pour justifier un dépôt en espèce de 10 millions de francs, alors que le journal « Libération » avait produit des documents démontrant que 2 intermédiaires, imposés par l’équipe Balladurienne avaient au moins reçu 54 millions de francs, le 2 juin 1995. lien

En 2012 on apprenait, grâce à Médiapart, que les 10 millions proviendraient bien de la vente de frégates à l’Arabie, via un compte en Suisse, et non pas, comme l’affirmait Balladur, à la vente de T-shirts à l’effigie de ce dernier. lien

Sarközi, porte parole de l’ex-premier ministre, et ministre du budget, ne pouvait ignorer l’existence de cette somme, et pourtant, il déclarait, la main sur le cœur : « qui peut croire une fable pareille » évoquant des « allégations grotesques ». lien

Finalement, la lutte qui opposait Balladur à Chirac, emportée par ce dernier, avait mis fin au versement des commissions.

L’avocat des familles des victimes de l’attentat avait alors déclaré : « le mobile de l’attentat apparait lié à un arrêt des versements de commissions ». lien

Au-delà de ces morts tragiques, il reste à élucider le montant et la destination de ces rétro-commissions…

Exit le Karchi-gate, voici venu l’affaire Bettencourt.

Là aussi, il est question du financement d’une campagne présidentielle, celle de 2007, concernant un certain Nicolas Sarközi.

A l’époque, Eric Woerth, sera le seul homme politique jugé dans cette affaire, soupçonné d’avoir touché illégalement à la fin 2007 des sommes d’argent conséquentes de la part de la riche héritière.

Quant à Sarközi, il obtiendra un non lieu, malgré les allégations de l’ancienne comptable des Bettencourt qui affirmait que Patrick de Maistre, gestionnaire de la fortune des Bettencourt, lui avait demandé 150 000 euros pour les remettre à Woerth, le trésorier de la campagne de Sarközi, en janvier 2007. lien

Pourtant, des enregistrements clandestins réalisés par le majordome de la milliardaire avaient prouvé à l’évidence les liens financiers qui existaient entre le candidat de l’UMP et Liliane de Bettencourt.

En effet, si les juges bordelais ont bien prononcé un non lieu concernant l’ex-président, ils ont tout de même estimé que ce dernier avait bien cherché à obtenir de l’argent pour financer sa campagne de 2007 grâce à la milliardaire…mais que les preuves manquaient. lien

Ce n’est qu’en mars 2014 que Sarközi, mis sur écoute par les juges, permis de faire un peu plus de lumière sur cette affaire.

Il aurait tenté de corrompre un magistrat pour obtenir des informations sur la décision que la cour de cassation devait rendre dans le dossier Bettencourt. lien

Mais ces écoutes nous emmènent à une autre affaire, touchant elle aussi au financement de la campagne du candidat Sarközi par le truchement d’un dictateur disparu aujourd’hui : le tristement célèbre Mouammar Kadhafi. lien

Ce dernier, lâché par celui qu’il considérait auparavant comme son ami, Nicolas Sarközi, avait affirmé à plusieurs reprises avoir financé la campagne de celui-ci, pour un montant de 50 millions d’euros. lien

Malgré les dénégations offusquées du premier concerné, qualifiant une fois de plus de « grotesques » (lien) les affirmations de Kadhafi, celles-ci ont été récemment confirmées par son successeur à la tète de l’état libyen, Mohamed el-Megarief, lequel affirmait dans son livre : « oui Kadhafi a financé la campagne électorale de Nicolas Sarközi, et a continué à la financer encore après 2007 ». lien

Bien que le manuscrit de cet ouvrage ait été « caviardé » par l’éditeur, Médiapart avait réussi à se procurer le texte original, confirmant l’aide financière que le dictateur avait consenti à Sarközi. lien

Une somme rondelette de 50 millions, tout de même, le nouveau président libyen ajoutant qu’un dernier versement avait été réalisé en 2009…et demandant la restitution de la somme.

Certains vont encore un peu plus loin affirmant que Kadhafi aurait « été exécuté par la France »…de peur que certains secrets ne soient révélés… lien

Puis est venu l’affaire Bygmalion, cette petite entreprise qui ne connaissait apparemment pas la crise, accusée d’une double facturation et de fausses factures, plate forme pour financer la campagne du candidat Sarközi, et qui s’était donné les moyens de la discrétion, en permettant de dépasser allègrement les seuils autorisés par la loi. lien

Tout cela est en train de faire remonter à la surface les vieilles affaires décrites plus haut, et même si le principal intéressé clame haut et fort qu’il est un chevalier blanc, sans la moindre faute à se reprocher, ajoutant qu’il fait l’objet d’un acharnement judiciaire, du à des juges partisans (et de gauche) qui ont juré d’avoir sa peau, (lien) il semble bien que, pour une fois pour toutes ces affaires, la justice a bien l’intention de passer…

Bien malin dira comment tout cela finira, mais on peut d’ores et déjà remarquer les convergences évidentes entre tous ces politiques qui ont une fois ou l’autre été inquiétés par la justice :

Cahuzac affirmait droit dans ses bottes : « je n’ai pas, et je n’ai jamais eu un compte à l’étranger » (lien) avant finalement tout avouer, déclarant « j’ai été pris dans une spirale du mensonge et je m’y suis fourvoyé ». lien

Il risquait 5 ans de prison, et finalement, il a seulement été interdit d’exercice de la médecine pour une durée de 3 mois (6 mois dont 3 avec sursis). lien

Pour revenir à Nicolas Sarközi, 65% des français ne souhaitent pas son retour, et 63% d’entre eux ont le sentiment qu’il est traité « comme n’importe quel justifiable ».lien

Reste à savoir comment « la victime de la justice » prendra l’information ? lien

On pourrait aussi cruellement lui rappeler ce qu’il avait dit à DSK : « monsieur Strauss-Kahn, expliquez vous à la justice et épargnez au Français vos commentaires ». lien

En tout cas, un doute au moins est levé : celui qui déclarait il y a peu qu’il tournait définitivement le dos à la politique, est bel et bien candidat à la présidence de l’UMP, tout comme candidat logique à l’élection présidentielle de 2017, s’il faut en croire ses récentes déclarations, (lien) prouvant une fois de plus la versatilité de « l’homme politique »… ce qui n’arrive pas à convaincre Jérôme Chartier, député UMP, qui a déclaré « il n’est pas le meilleur candidat » (lien) de quoi rassurer tous les prétendants au poste qui se sont déjà assez nombreux.

De Copé à Juppé, en passant par Bruno Le Maire, Mariton, Estrosi et quelques autres…ils sont décidés à vouloir reprendre le flambeau malgré la débâcle financière du parti. lien

Avec un humour bienvenu, le « Gorafi » affirme que Nadine Morano aurait braqué une banque pour se retrouver seule en garde à vue avec Nicolas Sarközi. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le putois ne sent pas l’odeur de ses aisselles ».

Olivier Cabanel

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/quand-c-est-fini-sarko-mence-154041

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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 30 juin 2014

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Qui a payé les amendes de Nicolas Sarkozy d’un montant de 516 615 euros ? On a enfin la réponse…

Depuis plusieurs mois, on cherchait la réponse à cette question : qui a payé les amendes de Nicolas Sarkozy, d’un montant record de 516 615 euros ?

Souvenez-vous : en raison du rejet de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel pour de nombreuses irrégularités, Nicolas Sarkozy s’est vu infliger fin 2013 deux pénalités : 153 000 euros (qui correspond à l’avance forfaitaire sur les frais de campagne, versée à chaque candidat) et 363 615 euros d’amende. Montant total : 516 615 euros, payables au trésor public.

En septembre 2013, Le Canard enchaîné avait révélé qu’en principe, « personne n’a le droit de payer cette somme à sa place, car une sanction a toujours un caractère personnel ». A l’époque, le président de l’UMP, Jean-François Copé avait d’abord indiqué que l’UMP ne paierait pas. Une semaine plus tard, virage à 180 degrés : des cadres de l’UMP faisaient savoir que le parti paierait à la place de Sarkozy en lui donnant cette somme.

En janvier 2014, Mediapart avait révélé que le fisc avait reçu la totalité de la somme en octobre 2013. Sans toutefois pouvoir dire qui avait effectivement payé les deux amendes.

C’est finalement Le Canard enchaîné qui vient de lever le mystère : en épluchant les comptes de l’UMP laissés par Jean-François Copé, la direction provisoire du parti a découvert que les amendes ont été payées… par l’UMP. Nicolas Sarkozy n’a pas déboursé le moindre centime.

Ce qui pose un problème d’ordre fiscal : « la sanction étant de nature individuelle, une personne physique ou une personne morale n’a pas le droit de la régler en lieu et place du fautif. Cela revient à faire un don à ce dernier », explique Le Canard. En clair, Sarkozy a l’obligation de déclarer cette somme à l’administration fiscale et pourrait voir ainsi le montant de son ISF fortement augmenter. Mais pas de quoi s’inquiéter pour le contribuable Sarkozy : à 200 000 euros la conférence, il a de quoi voir venir.

*** Sources
- « L’argent de l’UMP brûle les mains de Sarko », Le Canard enchaîné n°4846, 11.09.2013
- « Copé règle son compte (bancaire) à Sarko », Le Canard enchaîné n°4847, 18.09.2013
- M. Mathieu, « Compte de campagne rejeté : l’amende de Sarkozy est payée », Mediapart, 21.01.2014
- D.H., « L’UMP règle ses comptes à Sarko », Le Canard enchaîné n°4887, 25.06.2014

http://www.politique.net/2014063001-qui-a-paye-amendes-de-sarkozy.htm

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Y’en a marre de Bigmalion

Posté par ippolito le 25 juin 2014

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Les 15 chiffres fous de l’affaire Bygmalion

A mesure que s’accumulent les révélations autour de la société Bygmalion et de ses malversations présumées, les chiffres donnent parfois le tournis. Millions d’euros de double facturation, de prestations plus ou moins réelles, de salaires… voyage au cœur d’un système bien rodé.

Des sites très cher payés

Le Canard enchaîné révèle dans son édition du 25 juin les sommes colossales payées par l’UMP pour des prestations de Bygmalion sur le Web : sites, conseils…

680 000 euros, c’est ce qu’a payé le groupe UMP pour son site Web, conçu par Bygmalion. Un prix unanimement dénoncé comme très exagéré pour un site aussi simple.

48 222,72 euros, c’est le prix facturé par Bygmalion pour la mise à jour du site personnel de Jean-François Copé. Là encore, c’est astronomiquement au-dessus des prix du marché.

172 415,36 euros, c’est ce que payait le groupe UMP pour l’envoi par la société de Bastien Millot d’une lettre d’information hebdomadaire par mail.

232 598,08 euros, c’est le tarif facturé à l’UMP pour un site sur « l’éthique du numérique » qui n’a jamais été réalisé.

3400 euros par mois, c’est ce que facturait la société de communication pour l’hébergement du site du groupe UMP. Un service facturé entre 5 et 30 euros normalement.

Une société qui menait grand train

Toujours selon le Canard, les comptes de Bygmalion montrent des dépenses parfois somptuaires, et des rémunérations attractives.

5 voitures de fonction appartiennent à Bygmalion : des Peugeot 407 et 508, une Audi Q6, une Citroën C5 et une Fiat 500.

360 174 euros, c’est la rémunération en 2013 de Bastien Millot, patron de l’agence (dont 115 292 euros de notes de frais et loyers).

6 000 euros, c’est la somme pour laquelle M. Millot louait sa propriété du Var… à la société Bygmalion, pour les vacances du personnel.

Des rapports incestueux avec l’UMP

Plusieurs révélations précédentes avaient montré à quel point les rapports entre la société de communication et des caciques de l’UMP étaient parfois troubles.

85 000 euros, c’est la somme qu’a payée Bygmalion à la société du député UMP Guillaume Peltier pour une prestation, selon Le Canard enchaîné.

3 500 euros, c’est le salaire auquel émargeait Jérôme Lavrilleux. L’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé était payé à temps partiel par le groupe parlementaire UMP, jusqu’à fin 2012, selon Mediapart

20 MILLIONS d’euros, c’est ce qu’aurait versé l’UMP à Bygmalion et ses filiales pour l’organisation de conventions, selon Mediapart

5,5 MILLIONS d’euros, c’est ce qu’a facturé au total Bygmalion au groupe parlementaire UMP entre 2007 et 2012.

200 00 euros, c’est ce qu’a payé la ville de Levallois-Perret, dirigée par les époux Balkany, pour un « accompagnement » à la communication sur Internet, selon Le Lab Europe 1.

Une campagne hors de prix

Au-delà de Bygmalion, les coûts de la campagne présidentielle de 2012 pour l’UMP apparaissent également délirants.

39,6 millions d’euros, c’est le déficit affiché par l’UMP à la fin de l’année 2012. Le parti a dépensé cette année-là 33 millions d’euros en communication.

46 000 euros, c’est la somme déboursée, selon Libération, pour les seuls frais de mobilier d’un meeting à Bordeaux, dont 1 250 euros pour des sanitaires réservés à M. Sarkozy, et 3 400 euros pour une loge.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/25/les-15-chiffres-fous-de-l-affaire-bygmalion_4444938_4355770.html

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Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 22 juin 2014

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Les vrais comptes de campagne de Sarkozy : les factures cachées des meetings s’élèvent à 17 millions d’euros

Incroyable. Les chiffres sont encore plus élevés que ce qui était annoncé. Alors qu’on pensait que les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy avaient été dépassés de 11 millions d’euros, Mediapart assure qu’il y en a en fait pour 17 millions d’euros de factures cachées. La campagne de Sarkozy aurait ainsi coûté 39 millions d’euros alors que le plafond légal était de 22 millions. Inimaginable.

D’où proviennent ces nouveaux chiffres ? De la comptabilité cachée d’Event & Cie, la filiale de Bygmalion, société qui a organisé les principaux meetings de Sarkozy. Cette comptabilité, contenue dans une clef USB, a été récupérée par la police judiciaire. Des données auxquelles Mediapart a eu accès.

Voici les vrais coûts des meetings de Sarkozy :

16 février 2012 : Meeting d’Annecy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 69 585 euros
- Prix réel des prestations : 253 438 euros

Montant non déclaré : 183 853 euros

19 février 2012 : Meeting de Marseille

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 104 euros
- Prix réel des prestations : 770 677 euros

Montant non déclaré : 670 573 euros

23 février 2012 : Meeting de Lille

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 99 834 euros
- Prix réel des prestations : 607 874 euros

Montant non déclaré : 508 040 euros

28 février 2012 : Meeting de Montpellier

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 319 euros
- Prix réel des prestations : 580 252 euros

Montant non déclaré : 479 933 euros

3 mars 2012 : Meeting de Bordeaux

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 233 euros
- Prix réel des prestations : 605 431 euros

Montant non déclaré : 505 198 euros

8 mars 2012 : Meeting de Saint-Just Saint Rambert

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 552 euros
- Prix réel des prestations : 294 141 euros

Montant non déclaré : 218 589 euros

11 mars 2012 : Meeting de Villepinte

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 444 206 euros
- Prix réel des prestations : 1 817 028 euros

Montant non déclaré :1 372 822 euros

15 mars 2012 : Meeting de Recy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 72 403 euros
- Prix réel des prestations : 264 545 euros

Montant non déclaré : 192 142 euros

16 mars 2012 : Meeting de Meaux

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 66 175 euros
- Prix réel des prestations : 238 868 euros

Montant non déclaré : 172 693 euros

17 mars 2012 : Meeting de Lyon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 106 106 euros
- Prix réel des prestations : 554 606 euros

Montant non déclaré : 448 500 euros

22 mars 2012 : Meeting de Strasbourg

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 109 613 euros
- Prix réel des prestations : 576 513 euros

Montant non déclaré : 466 900 euros

24 mars 2012 : Meeting de Rueil-Malmaison

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 161 euros
- Prix réel des prestations : 256 572 euros

Montant non déclaré : 181 411 euros

26 mars 2012 : Meeting de Ormes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 71 591 euros
- Prix réel des prestations : 314 872 euros

Montant non déclaré : 243 281 euros

27 mars 2012 : Meeting de Nantes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 98 946 euros
- Prix réel des prestations : 524 455 euros

Montant non déclaré : 425 509 euros

28 mars 2012 : Meeting de Elancourt

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 73 030 euros
- Prix réel des prestations : 247 990 euros

Montant non déclaré : 174 960 euros

29 mars 2012 : Meeting de Nîmes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 392 euros
- Prix réel des prestations : 285 404 euros

Montant non déclaré : 211 012 euros

30 mars 2012 : Meeting de Besançon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 73 250 euros
- Prix réel des prestations : 252 711 euros

Montant non déclaré : 179 461 euros

31 mars 2012 : Meeting de la Porte de Versailles

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 140 324 euros
- Prix réel des prestations : 865 160 euros

Montant non déclaré : 724 836 euros

2 avril 2012 : Meeting de Nancy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 95 674 euros
- Prix réel des prestations : 531 200 euros

Montant non déclaré : 435 526 euros

4 avril 2012 : Meeting de La Réunion

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 209 442 euros
- Prix réel des prestations : 617 353 euros

Montant non déclaré : 407 911 euros

5 avril 2012 : Meeting de Paris, Equinoxe

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 92 426 euros
- Prix réel des prestations : 249 755 euros

Montant non déclaré : 157 329 euros

6 avril 2012 : Meeting de Caen

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 100 641 euros
- Prix réel des prestations : 533 133 euros

Montant non déclaré : 432 492 euros

7 avril 2012 : Meeting de Saint-Raphaël

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 814 euros
- Prix réel des prestations : 288 872 euros

Montant non déclaré : 214 058 euros

11 avril 2012 : Meeting de Paris-Mutualité

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 98 519 euros
- Prix réel des prestations : 277 778 euros

Montant non déclaré : 179 259 euros

12 avril 2012 : Meeting de Saint-Brice-sous-Forêt

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 76 523 euros
- Prix réel des prestations : 239 036 euros

Montant non déclaré : 162 513 euros

13 avril 2012 : Meeting d’Ajaccio

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 953 euros
- Prix réel des prestations : 373 160 euros

Montant non déclaré : 297 207 euros

14 avril 2012 : Meeting de Perpignan

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 87 696 euros
- Prix réel des prestations : 326 883 euros

Montant non déclaré : 239 187 euros

15 avril 2012 : Meeting de Paris, La Concorde

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 0 euro
- Prix réel des prestations : 1 877 989 euros

Montant non déclaré : 1 877 989 euros

16 avril 2012 : Meeting de Poitiers

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 924 euros
- Prix réel des prestations : 297 030 euros

Montant non déclaré : 222 106 euros

17 avril 2012 : Meeting de Morlaix

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 75 028 euros
- Prix réel des prestations : 282 372 euros

Montant non déclaré : 207 344 euros

18 avril 2012 : Meeting d’Arras

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 77 759 euros
- Prix réel des prestations : 332 723 euros

Montant non déclaré : 254 964 euros

19 avril 2012 : Meeting de Saint-Maurice

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 74 802 euros
- Prix réel des prestations : 264 125 euros

Montant non déclaré : 189 323 euros

20 avril 2012 : Meeting de Nice

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 98 972 euros
- Prix réel des prestations : 604 605 euros

Montant non déclaré : 505 633 euros

23 avril 2012 : Meeting de Tours

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 72 170 euros
- Prix réel des prestations : 308 371 euros

Montant non déclaré : 236 201 euros

24 avril 2012 : Meeting de Longjumeau

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 69 761 euros
- Prix réel des prestations : 251 054 euros

Montant non déclaré : 181 293 euros

25 avril 2012 : Meeting de Cernay

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 71 470 euros
- Prix réel des prestations : 303 309 euros

Montant non déclaré : 231 839 euros

26 avril 2012 : Meeting au Raincy

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 72 109 euros
- Prix réel des prestations : 262 510 euros

Montant non déclaré : 190 401 euros

27 avril 2012 : Meeting de Dijon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 94 796 euros
- Prix réel des prestations : 388 871 euros

Montant non déclaré : 294 075 euros

28 avril 2012 : Meeting de Clermont

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 154 706 euros
- Prix réel des prestations : 623 293 euros

Montant non déclaré : 468 587 euros

29 avril 2012 : Meeting de Toulouse

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 183 214 euros
- Prix réel des prestations : 895 374 euros

Montant non déclaré : 712 160 euros

30 avril 2012 : Meeting d’Avignon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 70 378 euros
- Prix réel des prestations : 304 289 euros

Montant non déclaré : 233 911 euros

1er mai 2012 : Meeting de Paris, Trocadéro

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 0 euros
- Prix réel des prestations : 576 421 euros

Montant non déclaré : 576 421 euros

3 mai 2012 : Meeting de Toulon

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 148 911 euros
- Prix réel des prestations : 574 873 euros

Montant non déclaré : 425 962 euros

4 mai 2012 : Meeting de Sables d’Olonnes

- Coût déclaré à la Commission des comptes de campagne : 65 610 euros
- Prix réel des prestations : 311 704 euros

Montant non déclaré : 246 094 euros

TOTAL déclaré : 4 267 122 euros

Prix réel : 21 206 376 euros

Non déclaré : 16 939 254 euros

http://www.politique.net/2014061801-factures-sarkozy.htm

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Y’en a marre des mensonges de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 20 juin 2014

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Affaire Bygmalion : le texto de Lavrilleux qui mouille Copé et Sarkozy

Selon un SMS de l’ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012, Jean-François Copé avait alerté Nicolas Sarkozy du dérapage des dépenses liées à la campagne présidentielle.

Ce sont quelques caractères qui pourraient considérablement gêner Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé dans le scandale Bygmalion. Dans une lettre adressée au parquet, et révélée par Le Figaro (pour abonnés) mardi 17 juin, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Guillaume Lambert, livre le contenu d’un texto embarrassant : celui-ci indique en effet explicitement que le patron de l’UMP a alerté le président de la République d’alors du dérapage des dépenses liées à sa campagne présidentielle.

Ce SMS aurait été envoyé à Guillaume Lambert par Jérôme Lavrilleux, alors directeur adjoint de la campagne et bras droit de Jean-François Copé, le 28 avril 2012, à 12h19. Le soir-même, Nicolas Sarkozy doit tenir un meeting à Clermont-Ferrand. « Jean-François ne vient pas à Clermont, il y est allé la semaine dernière. Louer et équiper la deuxième halle est une question de coût. Nous n’avons plus d’argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [président de la République]. » Finalement, le coût de ce meeting déclaré à la commission des comptes de campagne sera de 154 706 euros, pour un prix réel de 623 293 euros, selon le site Mediapart.

Un dépassement du plafond de 17 millions d’euros ?

Ce texto ne permet pas de savoir si Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé ont ensuite été mis au courant de la mise en place d’un système présumé frauduleux pour maquiller les dépassements des frais de la campagne. En revanche, il prouve que les deux personnes indiquées dans le SMS étaient au moins au courant de l’envolée des dépenses liées à l’organisation des meetings, des déplacements, etc.

Selon plusieurs médias, dont Mediapart, la dernière campagne de Nicolas Sarkozy a coûté au total 39 millions d’euros, soit 17 millions de plus que le plafond légal, fixé à 22,5 millions d’euros. Pour tenter de cacher ce dépassement illégal, l’UMP aurait pris à sa charge une partie des dépenses, tandis que les montants des meetings déclarés par le candidat Sarkozy à la commission des comptes de campagne auraient été largement minorés.

http://www.francetvinfo.fr/politique/affaire-cope/affaire-bygmalion-le-texto-de-lavrilleux-qui-mouille-cope-et-sarkozy_625339.html

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Y’en a marre de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 17 juin 2014

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Affaire de Karachi : Nicolas Sarkozy n’est pas tiré d’affaire

Le Monde a pu prendre connaissance de l’ordonnance des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire qui ont renvoyé devant le tribunal correctionnel, jeudi 12 juin, les principaux protagonistes du volet financier de l’affaire de Karachi.

Six personnes comparaîtront – principalement pour « abus de biens sociaux, complicité et recel ». Il s’agit des deux intermédiaires Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, de Thierry Gaubert, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du budget, du directeur du cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, de l’ex-conseiller de François Léotard à la défense, Renaud Donnedieu de Vabres, et enfin de l’ancien PDG de la branche internationale de la direction des constructions navales (DCNI), Dominique Castellan.
Lire : Affaire de Karachi : les principaux protagonistes renvoyés en correctionnelle

Longue de 258 pages, l’ordonnance synthétise près de quatre ans d’enquête sur les dessous de contrats d’armement passés dans les années 1990 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite et dont la véritable finalité aurait été un financement politique occulte, notamment celui de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995.

Deux membres du gouvernement Balladur (1993-1995) auraient commis des délits, dont ils devront répondre devant la cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à juger d’anciens ministres : il s’agit de l’ancien premier ministre Edouard Balladur lui-même et de son ministre de la défense de l’époque, François Léotard.

Reste en suspens le cas de Nicolas Sarkozy, qui était à l’époque ministre du budget. Son cas est évoqué en ces termes par les deux magistrats dans leur ordonnance de renvoi : « L’audition du ministre du budget, dont les collaborateurs ont été entendus sur les conditions dans lesquelles des décisions avaient été prises à l’encontre de la position de la Direction du Budget qui avait exprimé ses réticences et avaient permis l’apposition du visa du contrôleur financier, n’a pu être réalisée, celui-ci relevant du statut de témoin assisté et donc de la compétence de la Cour de justice ».

« INDICES »

En clair, il est reproché à M. Sarkozy d’avoir donné son feu vert à la conclusion des contrats controversés – ils ne pouvaient être signés sans l’aval des ministres de la défense et du budget, contre l’avis de sa propre administration. Toutefois, s’il existe à l’encontre de l’ex-président de la République des « indices » qu’il aurait commis un délit, ils ne sont aux yeux des magistrats instructeurs ni « graves » ni « concordants », conditions nécessaires pour une mise examen.

Mais l’octroi du statut – hybride – de témoin assisté pouvant s’apparenter à un acte de poursuite, seule la CJR est habilitée à recueillir les explications de M. Sarkozy. Elle pourrait même, si elle le souhaite, lui signifier une mise en examen. M. Sarkozy n’est donc pas encore, contrairement à ce qu’il espérait, totalement mis hors de cause dans cette affaire.

Dans leurs conclusions, les juges se montrent par ailleurs sévères à l’égard de MM. Balladur et Léotard ainsi que vis-à-vis de leurs collaborateurs, MM. Bazire et Donnedieu de Vabres particulièrement, accusés d’avoir injustement favorisé le réseau « K », derrière lequel se dissimulaient pour l’essentiel les hommes d’affaires d’origine libanaise Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir.

« Non seulement ces contrats de commissions étaient inutiles », écrivent-ils à propos de fonds versés à MM. Takieddine et El-Assir, « mais en outre, grâce à M. Douffiagues [décédé depuis] et M. Donnedieu de Vabres, ils [MM. Takieddine et El-Assir] vont obtenir des conditions de paiement privilégiées qui vont leur permettre d’encaisser ces commissions en avance sur la réalisation des contrats de vente ». « Ces contrats de commissions, écrivent les magistrats, ont permis à M. Ben Moussalem [un autre intermédiaire, décédé entretemps], M. El-Assir et M. Takieddine de se constituer des fortunes considérables au détriment des industriels et de l’Etat ».

« CIRCUIT OCCULTE ET SOPHISTIQUÉ »

Les juges notent qu’« un circuit opaque spécifique a été mis en place par la DCN-I dans des paradis fiscaux pour masquer le fait que l’organisme payeur des commissions versées au Liechtenstein n’était autre que la DCN-I, structure commerciale mise en place par l’administration dont dépendait la DCN (direction des constructions navales) et relevant du ministère de la défense.

De nombreuses commissions rogatoires internationales, adressées entre autres au Liechtenstein et en Suisse, ont permis de reconstituer le circuit occulte et sophistiqué des commissions. Elles ont révélé que que M. El-Assir et M. Takieddine avaient mis en place un mécanisme opaque de retraits en espèces de fonds en Suisse grâce à l’utilisation d’un compte d’un émir du Koweit peu regardant ».

Les investigations permettent d’établir que MM. El-Assir et Takieddine ont retiré sur leurs comptes suisses, jusqu’à l’arrêt des commissions décidé en juillet 1996, un total de « 70 millions de francs en espèces. Ces fonds correspondent aux commissions liées à trois marchés saoudiens (Mouette, Shola, SBS) et au marché pakistanais (Agosta) ».

« Cependant, précisent les magistrats, les commissions les plus importantes, liées au contrat Sawari II, venaient à peine de commencer à être versées. Le système était mis en place pour que ces retraits en espèces puissent perdurer pendant des années au fur et à mesure de l’encaissement des commissions ».

Une partie de ces sommes aurait profité au Parti républicain de M. Léotard mais surtout au financement occulte de la campagne présidentielle malheureuse de M. Balladur. L’enquête, rappelle l’ordonnance, a « révélé que la campagne de M. Balladur avait été alimentée par d’importants apports de fonds en espèces, dont une partie a été comptabilisée dans le compte de campagne (15 millions de francs). Est ainsi apparue une importante remise de 10,25 millions de francs quelques jours après l’échec subi par M. Balladur au premier tour. Aucune explication cohérente n’a été apportée par les responsables de la campagne quant à cette remise de fonds exceptionnelle par son montant ».

« PORTEUR DE VALISES »

S’agissant de M. Donnedieu de Vabres, les juges vont jusqu’à pointer son rôle de « porteur de valises » et observent notamment que « M. Takieddine a déclaré [lui] avoir remis en plusieurs versements environ 250 000 francs en espèces ». Quant à Nicolas Bazire, il est épinglé à la fois en tant qu’ancien directeur du cabinet de M. Balladur, mais aussi de sa campagne présidentielle.

Depuis son poste à Matignon, il lui est reproché d’avoir imposé MM. El-Assir et Takieddine auprès de la DCN, « en suivant, avalisant et validant, par des interventions et arbitrages, des conditions contractuelles exorbitantes (…) faisant courir un risque budgétaire, tout en sachant que les prestations étaient inutiles, sans contrepartie économique ».

« En sa qualité de directeur de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur », concluent les juges à propos de M. Bazire, ce dernier aurait « sciemment recélé des espèces à hauteur d’au moins 6,2 millions de francs qu’il savait provenir du délit d’abus de biens sociaux commis au préjudice de la SOFRESA et de la DCN-I, espèces retirées en Suisse par Ziad Takieddine et provenant de commissions indues perçues sur les contrats d’armement saoudiens et pakistanais ».

Le procès des six prévenus pourrait avoir lieu dès 2015. L’enquête de la CJR, quant à elle, s’annonce longue et incertaine.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/17/affaire-de-karachi-nicolas-sarkozy-n-est-pas-tire-d-affaire_4439770_3224.html

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