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Y’en a marre des casseroles judiciaires de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 31 mai 2014

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Les casseroles judiciaires de Nicolas Sarkozy

Bygmalion, Karachi, le financement libyen… le nom de Nicolas Sarkozy est associé à de nombreuses affaires politico-judiciaires. Tour d’horizon des ennuis judiciaires de l’ancien chef d’Etat.

L’ancien avocat passera-t-il de l’autre côté des prétoires? Depuis la fin de son immunité diplomatique, Nicolas Sarkozy a été cité dans plusieurs grands scandales politico-financiers. Dernier en date: l’affaire Bygmalion, du nom de cette boite de com’ qui aurait émis de fausses factures à la demande de l’UMP. Retour sur ces dossiers qui pourraient compliquer le retour de l’ancien président aux plus hautes fonctions.

L’affaire Bygmalion

La boite de com’ Bygmalion -créée par deux proches de Jean-François Copé- aurait fait à la demande de l’UMP des factures pour des meetings ou conventions politiques qui n’ont jamais eu lieu. Ces fausses factures ont pour la plupart été émise lors de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2012.

A quoi a donc servi cet argent s’il n’a pas été utilisé dans des meetings? Pour l’heure, deux hypothèses sont avancées: celle d’un enrichissement personnel de Jean-François Copé, ou la création d’une « caisse noire » à son intention, ou bien celle de frais de campagne déguisés pour Nicolas Sarkozy. Son plafond autorisé a en effet été largement dépassé.

Où en est l’enquête? Elle ne fait que commencer. Une enquête préliminaire a été ouverte le 5 mars mais pour l’heure aucune garde à vue ni mise en examen n’a eu lieu. Lundi, Jean-François Copé a porté plainte contre X en tant que président de l’UMP.

Le financement « libyen » de la campagne de 2007

Ce n’est pas la première fois que des soupçons pèsent sur les comptes de campagnes de Nicolas Sarkozy. Depuis avril 2013, les juges Serge Tournaire et René Grouman enquêtent sur un financement illégal de sa campagne de 2007 par l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Cette aide financière avoisinerait les 50 millions d’euros.

L’affaire a été révélée par Mediapart, qui avait publié en 2011 une note secrète. Celle-ci s’est avérée fausse, mais le sulfureux intermédiaire en armements Ziad Takkiedine affirme détenir des preuves…sans jamais les avoir fourni à la justice.

Où en est l’enquête? Les deux magistrats ont placé sur écoute l’ancien président ainsi que deux de ses anciens ministres de l’Intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux. Sans obtenir d’informations sur cette enquête. Pour l’heure, les investigations se poursuivent.

L’affaire Bettencourt

Le juge Jean-Michel Gentil cherchait à savoir si Nicolas Sarkozy avait profité du fait que l’héritière de L’Oréal ne disposait plus de la totalité de son jugement pour lui soutirer d’importantes sommes d’argent. Celles-ci auraient notamment servi à financer illégalement sa campagne de 2007, dans des proportions largement supérieures à ce qui est autorisé par la loi.

Où en est l’enquête? Mis en examen pour abus de faiblesse, il a finalement bénéficié d’un non-lieu en octobre 2013. La cour de cassation a validé la quasi-totalité de la procédure en mars dernier: un procès pourront donc s’ouvrir très bientôt.

Trafic d’influence

Mais de cette affaire a accouché d’un nouveau dossier très gênant pour l’ancien chef d’Etat. Les conversations téléphoniques enregistrées dans le cadre de l’affaire libyenne ont révélé que Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, renseigne directement le camp Sarkozy.

En effet, si l’ancien chef de l’Etat a été mis hors de cause, il avait lancé un pourvoi pour invalider la saisie de ses agendas privés et officiels. Pourquoi vouloir à tout prix récupérer ces agendas? Car ils ont leur importance dans l’affaire Tapie (voir ci-dessous).

Les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog démontrent que les deux hommes sont particulièrement bien informés sur la procédure judiciaire en cours. Gênant. D’autant qu’en échange de ce service, l’avocat général aurait demandé un coup de pouce de Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de conseiller d’Etat à Monaco (qu’il n’a finalement pas eu).

Où en est l’enquête? Une information judiciaire pour trafic d’influence a été ouverte.

L’affaire Tapie

Dans cette affaire, les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir eu un rôle décisif dans l’arbitrage particulièrement favorable dont a bénéficié Bernard Tapie dans le contentieux qui l’oppose au Crédit Lyonnais depuis 1993. Au coeur de cette suspicion: le fait que Nicolas Sarkozy a rencontré au moins six fois l’homme d’affaires avant son élections en 2007 et à une douzaine de reprises une fois à l’Elysée. Les agendas privés et officiels de Nicolas Sarkozy en attestent.

Où en est l’enquête? Depuis un an et demi, les mises en examen pleuvent dans cette affaire mais Nicolas Sarkozy n’a jamais été auditionné. L’étau autour de l’ancien chef de l’Etat s’est cependant resserré d’un cran cette semaine: son ancien bras droit, Claude Guéant a été placé en garde à vue.

L’affaire Karachi

Le nom de Nicolas Sarkozy a aussi été évoqué dans le cadre du volet financier de l’enquête sur l’affaire Karachi. Une enquête a été ouverte pour déterminer si l’ancien président s’est rendu complice d’une violation du secret de l’instruction lors de la diffusion d’un communiqué par l’Elysée le 22 septembre 2011.

Ce texte affirmait que « s’agissant de l’affaire dite de Karachi, le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier ». Des familles de victimes avaient porté plainte pour « violation du secret de l’enquête et de l’instruction », et « violation du secret professionnel ». C’est donc bien en marge du dossier Karachi pour une question de procédure, plus que de fond, que Nicolas Sarkozy est inquiété.

Où en est l’enquête? Les juges ont demandé la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) pour enquêter sur l’ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense, François Léotard. Leur position sur Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et porte-parole de campagne d’Edouard Balladur, est plus floue: « il appartient à la CJR d’entendre Nicolas Sarkozy comme témoin assisté, en qualité de ministre du Budget », écrivent-ils. Autrement dit, les juges ne disent pas que la CJR est obligée de l’entendre.

Les sondages de l’Elysée

Dans un rapport publié en 2009, la Cour des comptes a épinglé la présidence de la République sur plusieurs sondages commandés par l’Elysée. Non seulement ces derniers n’ont pas été faits à la suite d’un appel d’offre, mais ils ne concernaient pas seulement la perception de l’action du chef de l’Etat. Un sondage portait par exemple sur la grossesse de Rachida Dati, un autre sur son mariage avec Carla Bruni ou sur les candidats probables du PS à la présidentielle.

Où en est l’enquête? Une enquête préliminaire a été ouverte après une plainte de l’association de lutte contre la corruption Anticor pour délit de « favoritisme » (car il n’y a pas eu d’appel d’offres) et « détournement de fonds » dans l’affaire des sondages de l’Elysée. Si cette plainte a été déposée « contre X », elle vise en réalité indirectement Nicolas Sarkozy et son entourage.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/les-casseroles-judiciaires-de-nicolas-sarkozy_1546897.html#qCZ8Zkb4i3vwVi5i.99

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Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 28 mai 2014

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Fausses factures, Bygmalion, Sarkozy : le grand déballage

L’avocat de la société de communication affirme qu’un système de «vraies-fausses factures» aurait abondé les caisses de campagne de l’ex-président. Un proche de Copé confirme.

«L’affaire Bygmalion» relancée par Libération mi-mai a connu coup sur coup, ce lundi, deux stupéfiants rebondissements. Après les révélations de notre journal concernant la facturation à prix d’or par l’UMP, de conventions souvent introuvables au bénéfice de Bygmalion, l’avocat de la boîte de com a livré sa version. Et a reconnu l’existence d’un système de fausses factures, dont le montant total – «plus de dix millions d’euros» – aurait servi à éponger les dépenses de la campagne présidentielle de l’ex-chef de l’Etat. Me Patrick Maisonneuve a clairement chargé l’UMP, affirmant que c’est «à la demande» du parti que la société a dressé l’ardoise de conventions fantômes.

Second coup de théâtre quelques heures plus tard. Invité de BFMTV, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, a confirmé ce récit et a tout avoué, la gorge serrée. «Il y a eu un dérapage sur le nombre d’événements organisés dans le cadre de cette campagne présidentielle, je prends ma part de responsabilité. Il y a eu un engrenage irrésistible, je n’ai pas eu le courage de dire : « on en fait trop, on va dans le mur »», a-t-il reconnu, tout en dédouanant Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. Explications.

L’avocat de Bygmalion avoue de «vraies fausses…par liberation

BYGMALION, C’EST QUOI ?

L’entreprise Bygmalion a été rachetée en 2008 par Guy Alvès et Bastien Millot, deux très proches et ex-collaborateurs de Jean-François Copé. Très vite, le député de Seine-et-Marne, patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale, confie d’importants contrats, sans appel d’offres, à Event & Cie, filiale de Bygmalion chargée de l’événementiel. En l’occurrence, des opérations de communication, de formation des élus ou encore de création de sites web.

DE QUELLES FACTURES PARLE-T-ON ?

Entre janvier et juin 2012, l’UMP a payé dix-huit millions d’euros à la filiale de Bygmalion pour l’organisation de plusieurs événements. Parmi eux, 70 conventions thématiques – sur les retraites, le terrorisme, l’accès au crédit…-, et des dépenses de nourriture, de vidéo, de traduction ou encore de sonorisation.

Problème : comme l’a révélé Libération, ces événements n’ont laissé aucune trace ni dans les médias, ni même dans la mémoire des cadres du parti censés les avoir animées. D’où des soupçons de manipulation financière, et d’utilisation frauduleuse de ces sommes – par exemple au profit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont il était déjà avéré qu’elle a dépassé le plafond des dépenses autorisées; ou au service des ambitions personnelles de Jean-François Copé.

QUE DIT BYGMALION ?

L’avocat de Bygmalion nie l’enrichissement de Copé, «ni à titre personnel, ni politiquement». En revanche, sa conférence de presse est accablante pour Sarkozy. Expliquant que ses clients en ont «gros sur le cœur», celui-ci a confirmé l’existence d’un système de fausses factures, pour un montant total de «plus de dix millions d’euros».

Ces sommes auraient en réalité financé de manière occulte la campagne présidentielle du président sortant. «Ce qui a été facturé sous le libellé « conventions », ce sont les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy», a expliqué l’avocat, jugeant que «l’affaire Bygmalion», c’est «l’affaire des comptes de campagne» de l’ex-président. Selon Patrick Maisonneuve, Bygmalion se serait vu «imposer» ce schéma litigieux : «On leur a demandé de procéder comme cela, c’était un chantage économique […] On leur a dit que soit ils faisaient des fausses factures, soit ils n’étaient pas payés.»

QUE DIT LAVRILLEUX?

Connu pour être un animal politique à sang froid, Lavrilleux s’est livré lundi à un incroyable mea culpa. Voix cassée par l’émotion, les yeux rougis. Celui qui fut directeur adjoint de la campagne présidentielle a admis, sur BFMTV ce soir, qu’une partie des dépenses liées aux meetings du candidat UMP de 2012, au lieu d’être intégrée dans les comptes de campagne, a été «absorbée par l’UMP» sous couvert de conventions plus ou moins fictives.

Cette manipulation est due, selon lui, à une «dérive des dépenses» pendant la présidentielle. «Une manière de ventiler une partie des dépenses de campagne», justifie Lavrilleux. Au lieu de la «dizaine de meetings modestes et des deux ou trois grands meetings prévus» au départ, ce sont «44 ou 45 meetings importants» qui ont finalement été organisés. «Pour moi, il y a eu derrière toutes les dépenses dont on parle, des prestations réelles» de Bygmalion, se défend Lavrilleux, élu dimanche eurodéputé dans le Nord. Qui martèle tout au long de cette interview-confession qu’il n’y a eu «aucune malversation ni enrichissement personnel». Le directeur de cabinet de Copé assure par ailleurs que ni le patron du parti ni l’ex-Président n’étaient informés. «Mon travail de directeur de cabinet, c’est de protéger mon patron», explique-t-il les larmes aux yeux.

QUELLE EST LA LIGNE DE DÉFENSE DE COPÉ?

C’est aussi la version à laquelle se tient le patron de l’UMP: l’affaire des facturations de conventions bidons se serait tramée dans son dos. Il n’en savait «rien du tout», jure-t-il. Après avoir crié au complot de la presse contre l’UMP à l’approche des européennes, il raconte avoir finalement eu «des doutes» et a commandé un rapport à la direction générale du parti. Au bureau de politique de mardi qui réunira une quarantaine de responsables UMP et promet une franche explication, Copé a promis de donner «tous les éléments chiffrés dont (il a) connaissance» et martèle sa promesse de transparence.

L’avocat de Bygmalion décharge Copé. C’est déjà ça. Il est néanmoins difficile de croire que le patron de l’UMP n’a rien su de ces fausses factures tant les acteurs de l’affaire lui sont proches: Eric Cesari, directeur général du parti, et le fidèle Jérôme Lavrilleux, premier des Copé boys. «Je faisais confiance par définition aux gens dont c’est le métier, je n’avais pas vocation à repasser derrière», a-t-il répété ces derniers jours. C’était avant les révélations de l’avocat de la société Bygmalion qui mouille encore davantage la direction du parti.

QUEL IMPACT SUR LES COMPTES DE CAMPAGNE DE NICOLAS SARKOZY ?

L’ancien président de la République avait déjà été épinglé par le Conseil constitutionnel, qui avait confirmé le rejet des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. En cause : la réintégration dans le calcul de 1,5 million d’euros de dépenses diverses, que l’UMP avait omis de mentionner. Résultat : le plafond des dépenses autorisées pour une campagne (22,5 millions d’euros) avait été dépassé de 466 118 euros. L’enjeu était considérable pour l’UMP, puisqu’un parti ne peut prétendre au remboursement public de la moitié de ses frais (11 millions d’euros dans le cas présent) que si ses comptes sont validés.

L’affaire avait donné lieu à l’épisode de la «souscription nationale» pour renflouer les caisses du parti et que «vive la démocratie», selon Jean-François Copé. L’affaire Bygmalion offre un nouvel éclairage sur ce dossier : en camouflant des dépenses de campagne derrière des conventions bidons, l’UMP pourrait avoir fait exploser le plafond légal dans des proportions bien plus importantes. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux et abus de confiance. Elle a déjà donné lieu à trois convocations. Dur d’imaginer que les responsables de Bygmalion pourront y échapper, tout comme ceux de l’UMP chargés de l’organisation de la campagne 2012.

Laure EQUY, Sylvain MOUILLARD et Dominique ALBERTINI

http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/26/fausses-factures-de-l-affaire-bygmalion-a-l-affaire-sarkozy_1027408

 

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Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 21 mai 2014

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Affaire Copé : à quoi ont servi les 12 millions d’euros des conventions UMP en 2012 ?

C’est un véritable mystère. Après les premières révélations du Point et du Canard enchaîné sur les comptes de l’UMP, Libération s’est procuré les factures réglées par l’UMP à Event & Cie, une filiale de Bygmalion, chargée de l’événementiel.

D’après le journal, « l’UMP aurait payé près de 20 millions d’euros, entre janvier et juin 2012, à la société de communication Bygmalion, proche de Copé. Pour des prestations pas toujours évidentes à prouver ».

Sur les 20 millions d’euros, 5,6 millions ont été dépensés pour l’organisation de meeting du candidat Sarkozy. Logique pour une campagne présidentielle. Mais c’est un autre chiffre qui étonne : pendant la campagne électorale, l’UMP a aussi organisé 55 conventions pour environ 12,7 millions d’euros.

Des conventions ? En théorie, ce sont des réunions destinées à préparer le programme du candidat. « Parmi les 55 payées, seules quelques-unes ont laissé des traces sur le site de l’UMP, et ce sont souvent les moins chères. Au sein du parti, les cadres interrogés sursautent, voire s’étouffent, à l’énoncé des montants », écrit Libération.

299 000 euros pour une convention dont le principal intervenant n’était pas là ?

A lire les thèmes de ses conventions, l’UMP a brassé large: on y trouve « le terrorisme », « l’accès au crédit » ou encore « la réforme des retraites ». Certaines conventions ont coûté… 299 000 euros. Juste pour définir le programme du candidat de l’UMP ?

Problème : plusieurs intervenants, contactés par Libération, ne se souviennent pas avoir participé à de telles réunions. Par exemple, selon une facture que Libération s’est procurée, le 30 mai 2012, l’UMP a organisé une « conférence sur le crédit » avec comme intervenant principal, le député Pierre Lelouche.

Coût de l’organisation de cette conférence ? 299 000 euros : « un traiteur a été convié (21 000 euros), ainsi qu’un traducteur en langue des signes (1 500 euros). Un dispositif digne des grands soirs a été mis en place pour la vidéo (72 000 euros) et pour le son et la lumière (66 000 euros) », détaille Libération.

Sauf qu’aujourd’hui, Lelouche assure n’avoir jamais participé à cette conférence : « Je suis tout à fait étonné, répond le député à Libération. En plus, le crédit n’est pas du tout mon thème de prédilection ! Je peux vous parler de l’Ukraine autant que vous voulez, mais le crédit… ». Et celui-ci d’ajouter : « Je n’attaque personne pour le moment, nous sommes en plus en période d’élections. Mais je veux savoir pourquoi mon nom figure sur une facture consacrée à un événement auquel je n’ai pas participé ! Ils se sont trompés de pigeon ».

Un député fillonniste s’étonne, Copé conteste

Interrogés par Mediapart, plusieurs autres responsables s’étonnent de ces factures et de l’existence de ces conventions : « A partir de janvier 2012, nous étions tous en campagne, sur le terrain, explique un parlementaire fillonniste sous couvert d’anonymat. Des conventions ont bien eu lieu au cours des six derniers mois de 2011 pour définir notre projet pour la présidentielle et la plupart n’étaient pas publiques. Dans tous les cas, elles n’auraient jamais coûté 300 000 euros ! »

En marge d’une conférence de presse, Copé a contesté ces « allégations » : « On approche des européennes. On nous a fait ça avant les municipales avec les mêmes allégations, le tout mélangé, amalgamé, mal vérifié ». « Il y a une enquête préliminaire, je fais confiance à la justice », a-t-il ajouté.

Une chose est sûre pour Mediapart : ces révélations « relancent le débat sur le système de contrôle des comptes des partis politiques en France, largement défaillant. L’autorité indépendante chargée de cette mission (la CNCCFP) n’a pas été dotée, à sa création, des outils juridiques nécessaires pour débusquer des irrégularités de ce genre, et surtout les sanctionner ».
*** Sources
- Violette Lazard, « UMP : des comptes à dormir debout », Libération, 14.05.2014
- Violette Lazard, « Des factures pour seule mémoire », Libération, 14.05.2014
- Violette Lazard, « Lellouche affirme ne pas être le bon «pigeon» », Libération, 15.05.2014
- « Copé dénonce des «allégations» «mal vérifiées» », AFP, 15.05.2014
- M. Mathieu, « Affaire Copé : les conventions mystères de l’UMP », Mediapart, 15.05.2014
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http://www.politique.net/2014051601-conventions-ump.htm

 

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Y’en a marre des folles factures de l’UMP

Posté par ippolito le 17 mai 2014

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Les folles factures de l’UMP

Selon les documents que «Libération» a pu consulter, l’UMP aurait payé près de 20 millions d’euros, entre janvier et juin 2012, à la société de communication Bygmalion, proche de Copé. Pour des prestations pas toujours évidentes à prouver.

Combien l’UMP a-t-elle vraiment dépensé pour tenter de faire gagner son candidat à la présidentielle de 2012 ? D’après une enquête de Libération, qui a pu consulter les factures réglées par l’UMP à Event & Cie, la filiale de Bygmalion chargée de l’événementiel, le parti n’a pas seulement financé une partie des meetings de Nicolas Sarkozy.

Pendant la période de la campagne, entre janvier et juin 2012, l’UMP a réglé à Event & Cie pour près de 20 millions d’euros d’événements liés à la communication.

Alors que le Point révélait en février que plusieurs millions d’euros avaient été dépensés pour les meetings, notre enquête montre que les sommes versées par l’UMP à cette société fondée par des anciens proches de Copé, Guy Alvès et Bastien Millot, dépassent largement le cadre de ces événements.

Quels sont ces éléments ? Event & Cie, qui fait l’objet d’une enquête préliminaire pour faux, abus de biens sociaux et abus de confiance, a organisé des meetings de la campagne UMP (5,6 millions d’euros, dont une partie réglée par la campagne du candidat Sarkozy).

La société a aussi, et surtout, organisé pendant la campagne 55 conventions pour environ 12,7 millions d’euros. Ces réunions, destinées en théorie à préparer le programme du candidat d’un parti, ont été payées en intégralité par l’UMP. A ces prestations, viennent s’ajouter l’organisation du conseil national de l’UMP, du raout de Villepinte et diverses opérations de com pour plus de 5 millions d’euros.

Mais ce sont les conventions qui sont les plus intrigantes. Ont-elles existé ? Parmi les 55 payées, seules quelques-unes ont laissé des traces sur le site de l’UMP, et ce sont souvent les moins chères. Au sein du parti, les cadres interrogés sursautent, voire s’étouffent, à l’énoncé des montants. «Ce sont des francs CFA ?» s’étonne un ancien ministre UMP.

http://www.liberation.fr/societe/2014/05/14/les-folles-factures-de-l-ump_1017455a

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Y’en a marre du coût des campagnes électorales

Posté par ippolito le 1 mai 2014

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Présidentielle 2012: comptes et légendes de campagne

Avions privés, artistes payés pour quelques minutes de spectacle, sondages tous azimuts… L’Express s’est plongé dans les dépenses officiellement déclarées par les candidats Hollande et Sarkozy pour la campagne présidentielle. Grosses factures et petites histoires: morceaux choisis.

Trente-sept tomes ! Les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et de François Hollande intègrent des dizaines de contrats, des centaines de devis et des milliers de factures, conservés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, mais consultables sur simple demande.

Quel constat général? Du côté de Sarkozy, une organisation très professionnelle, centralisée, avions privés et petits-fours – et une comptabilité retoquée par le Conseil constitutionnel. Du côté de Hollande, une campagne de novice, jus de fruits et cacahuètes, avec des prestataires multiples sans réelle coordination apparente et pour laquelle les fédérations ont été largement mises à contribution.

Conséquence : des centaines de petites factures et de tickets de caisse – et des comptes validés même si, de l’avis de spécialistes, la quantité de documents et le désordre du classement sont tels que « c’est un bon moyen de noyer le poisson ».

Un conseil au candidat UMP pour la prochaine campagne : demander aux socialistes l’adresse de leur expert-comptable. Frais d’honoraires : un peu plus de 90 000 euros, contre 200 000 pour Nicolas Sarkozy. Voici un passage en revue non exhaustif des grandes dépenses et des petits à-côtés.

Pour quelques minutes de prestation de Yannick Noah, au Bourget, le 22 janvier, François Hollande a déboursé plus de 11 000 euros.

Musique, maestro!

Un mélange de Boléro de Ravel et de la chevauchée d’Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’Arche perdue : le publicitaire préféré de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Goudard, avait donné ses consignes pour la musique des meetings du président sortant. Par souci de discrétion, l’enregistrement a lieu à Sofia, en Bulgarie, trois jours avant l’entrée officielle en campagne. En deux semaines à peine, le compositeur Laurent Ferlet honore la commande. Cette livraison express a un coût : 86 112 euros TTC. François Hollande a aussi sa musique d’accompagnement, à la dramaturgie beaucoup moins impressionnante, mais au prix bien moins élevé : 12 000 euros.

Moteur!

Un petit film de campagne est devenu célèbre après coup : Julie Gayet y déclare son… soutien à François Hollande. L’enregistrement se déroule le 6 mars 2012. Entre cette date et le 29 mars, cinq autres stars défilent devant la caméra, dont l’ancien patron de Canal+ Pierre Lescure, l’humoriste Gérald Dahan, l’homme de théâtre Jean-Michel Ribes ou encore l’ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf. Facture pour « la réflexion, la conception, la réalisation, la création et le suivi » de ces six vidéos diffusées sur Internet : 25 000 euros.

386 000 euros le Falcon

En 2007, Nicolas Sarkozy avait plusieurs fois eu recours à un avion privé, notamment pour rentrer de ses meetings provinciaux. Une trentaine de jets – et un hélicoptère – avaient été affrétés au coup par coup. En 2012, son équipe choisit une option plus radicale : la location pendant toute la durée de la campagne d’un Falcon. Dassault Falcon Service facture 386 474,72 euros un appareil pour une période allant du 16 avril au 6 mai (jour du second tour), dont un peu plus de 32 heures supplémentaires au tarif horaire de 4 800 euros.

Le vol privé emprunté par François Hollande pour rejoindre Paris depuis Tulle au soir de sa victoire avait fait polémique. D’après ses comptes de campagne, ce n’était pas une première. Une facture de Darta Transports aériens mentionne un vol Cannes-Montpellier, où le candidat tient meeting le 29 mars 2012, puis une halte à Mont-de-Marsan avant de rejoindre Le Bourget (10 272 euros). Le 4 mai, pour sa dernière réunion de campagne à Périgueux, une facture est éditée par la même société pour un vol depuis Le Bourget (8 915 euros).

Sondage, mon beau sondage

François Hollande et ses proches n’ont jamais été à court de critiques sur un usage abusif, selon eux, des sondages par Nicolas Sarkozy. Mais le candidat socialiste a tout de même consacré, d’après ses comptes de campagne, 236373 euros à ce poste budgétaire. Ipsos réalise une enquête « en temps réel » lors de son passage dans l’émission de France 2 Des paroles et des actes.

Montant : 14 352 euros. Outre des études qualitatives mensuelles sur l’état de l’opinion, François Hollande reçoit une analyse de Viavoice sur « les perceptions politiques des catégories populaires » (même tarif) et une autre du cabinet PHG – il prend bien soin de diversifier ses prestataires pour ne pas faire de jaloux ! – sur « le rapport des retraités à la société » à partir d’entretiens individuels (10 000 euros).

17 000 euros de salaire mensuel

Une campagne présidentielle, ce sont beaucoup de petites mains bénévoles ; ce sont aussi des professionnels parfois bien rémunérés. Les candidats doivent verser aux comptes de campagne les feuilles de paie des salariés qui sont anonymisées avant d’être accessibles au public. Demeure cependant visible la fonction occupée. Ainsi le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy (Guillaume Lambert par simple déduction) est-il rémunéré 16 911,31 euros par mois. Il n’est pas le mieux rétribué : les « conseillers » perçoivent plus de 17 700 euros. Une attachée de presse gagne 6 510,84 euros.

Ces si chers professionnels

Soucieux de se démarquer de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande veut tenir à l’écart les grandes sociétés de communication. Pour autant, il ne se prive pas des conseils d’une agence de publicité réputée, BDDP & fils. Honoraires mensuels forfaitaires : 74 961 euros. Via sa société Cap (Conseils, analyses et perspectives), le consultant Stéphane Rozès conseille le socialiste en matière de « stratégies d’opinion ». Par exemple, pour des prestations allant de janvier à mars, François Hollande s’acquitte de 20 092,80 euros.

11 000 euros pour Noah

Le 22 janvier 2012, Yannick Noah chauffe les planches du Bourget avant le grand discours de François Hollande où il désignera son « ennemi », « la finance ». Pour quelques minutes de prestation et « conformément au devis » accepté par l’équipe de campagne, la société de production du chanteur touche 11242,40 euros. Le cachet dépend bien évidemment de la notoriété de l’artiste. La prestation de Sanseverino à Bercy, le 29 avril, revient à 2504,87 euros. Les fanfares Kosmonot et Boula Matari, qui animent le meeting sur l’esplanade du château de Vincennes le 15 avril, se contentent d’un chèque de 1200 euros chacune.

A la caisse

Qui dit campagne décentralisée dit nombreuses factures et… petits montants : la fédération PS de la Loire refacture 1,15 euro à l’association de financement de la campagne de François Hollande pour l’impression de 100 affichettes, celle de l’Ain s’acquitte de 29,83 euros pour l’achat de jus de fruits et de boissons gazeuses. Des centaines de tickets de caisse de supermarché figurent dans les comptes de campagne du futur président. Tout comme une facture de 50 euros de maquillage adressée par la fédération PS du Cantal.

Bleu, blanc, rouge

A chaque meeting de Nicolas Sarkozy, des drapeaux tricolores sont distribués par centaines aux participants, qui peuvent repartir avec. Une véritable aubaine pour les fabricants : 3 900 euros y sont dévolus pour le grand meeting de Villepinte, le 11 mars 2012, qui se transforme en marée bleu, blanc, rouge; 2 526 euros pour le rassemblement réunionnais en plein air. Face au ciel capricieux de l’île de l’océan Indien, les organisateurs ont même prévu un budget parapluies : 5 892 euros.

La lettre six fois plus chère que le livret

Deux semaines avant le premier tour, Nicolas Sarkozy se fend d’une longue « lettre au peuple français » où il détaille son programme pour un second quinquennat. La brochure de 36 pages, tirée à 2,5millions d’exemplaires, revient à 450470 euros. Quatre fois plus d’exemplaires du petit livret des « 60 engagements pour la France » (40 pages) de François Hollande sont distribués pour un coût bien moindre : 70 143 euros. Une différence surprenante.

Internet à tout prix

Quand François Hollande multiplie les prestataires pour sa campagne numérique, Nicolas Sarkozy préfère s’en remettre à un seul professionnel, la société Emakina. Un contrat daté du 18 janvier 2012 et signé par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, prévoit un projet clefs en main de 878000 euros hors taxe. Les tarifs des professionnels y sont détaillés : 1500 euros par jour pour un directeur associé, 1000 euros pour du conseil en « planning stratégique ».

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/presidentielle-2012-comptes-et-legendes-de-campagne_1534112.html#4KHBZEj7oijTykrE.99

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Y’en a marre des magouilles de Boris Boillon

Posté par ippolito le 20 avril 2014

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Le parquet traque le magot du diplomate favori de Sarkozy

Le parquet de Paris recherche à travers toute l’Europe l’origine des liasses de billets trouvées, l’été dernier, par des douaniers dans le sac de voyage de Boris Boillon. Ce jeune diplomate sarkozyste reconverti dans les affaires transportait 350 000 euros en coupures de 10 100 et 500, plus 40 000 dollars.

Le procureur François Molins a ainsi adressé des demandes d’entraide judiciaire à la Belgique, à la Roumanie et même à la Finlande – un pays qui apparaît pourtant rarement dans les enquêtes financières. Le proc s’intéresse en particulier aux comptes bancaires qu’ont ouverts dans ces pays Boillon et divers intermédiaires, parmi lesquels figure une société roumaine de BTP.

En prime, les enquêteurs ont mené, voilà quelques mois, une perquisition soignée dans les bureaux parisiens de la société de conseil Spartago, créée par Boillon au lendemain de la présidentielle de 2012. De nombreux documents informatiques ont été saisis et sot aujourd’hui en cours d’analyse.

Les magistrats se montrent d’autant plus curieux que ce transporteur de fonds haut de gamme a joué un rôle de premier plan dans l’entourage de Sarko. Avant d’être bombardé ambassadeur de de France en Irak puis en Tunisie, Boillon jouait les missi dominici de son patron en Libye, où le guide Kadhafi le surnommait affectueusement « mon fils ».

Surtout, Boillon a débité aux enquêteurs des explications abracadabrantesques pour justifier la provenance de son magot. Bref, comme Claude Guéant et la soi-disant vente de ses tableaux, les explications sur la provenance de ce pactole ne semblent pas très claires.L’argent proviendrait de sociétés irakiennes qui ne disposaient que d’argent liquide pour payer ses précieux conseils.

Détail étrange, certains billets portaient des traces de terre. Une partie d’entre eux se trouvaient dans « une mallette enterrée à côté de [s]a cave », a répondu, sans cille, ce nouveau disciple d’Harpagon. Mais, aujourd’hui, M. l’Ambassadeur n’est pas près de revoir sa chère mallette…

Le Canard Enchaîné du 16 avril 2014

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2014/04/19/le-parquet-traque-le-magot-du-diplomate-favori-de-sarkozy/

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