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Y’en a marre des magouilles de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 13 mars 2014

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Ces affaires qui menacent Sarkozy

Une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et son avocat est à l’origine d’une enquête judiciaire lancée pour trafic d’influence, a-t-on appris vendredi. Rappel des autres affaires dans lesquelles le nom de l’ancien président apparait.

L’accusation de financement libyen de la campagne de 2007

Des juges du pôle financier enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par le régime libyen de Mouammar Kadhafi, portées par Ziad Takieddine.

L’homme d’affaires, mis en examen pour son rôle d’intermédiaire dans des ventes d’armes dans le volet financier de l’affaire Karachi, n’a pas apporté de preuves. Plusieurs anciens dignitaires libyens ont affirmé que ce financement avait existé, sans fournir d’élément matériel, alors que d’autres anciens hommes forts du régime ont démenti. Nicolas Sarkozy a lui-même déposé plainte pour faux contre Mediapart, qui avait publié une note censée accréditer ce financement dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2012. Une autre enquête est ouverte à ce sujet.

Soupçon de trafic d’influence

Dans le cadre de l’enquête sur ce possible financement libyen, l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, placé sur écoute, et son avocat, Maître Thierry Herzog, a provoqué l’ouverture d’une information judiciaire le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. Dans leur conversation, les deux hommes évoquent un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert.

Selon une source proche du dossier, il est question de le solliciter pour se renseigner sur une procédure en cours devant la Cour de cassation, qui vise à contester la saisie par des juges des agendas de l’ancien Président dans l’affaire Bettencourt. Agendas qui intéressent aussi les juges chargés de l’enquête sur l’arbitrage Tapie.

L’affaire Tapie

Trois juges du pôle financier enquêtent sur cet arbitrage qui a accordé 403 millions d’euros à Bernard Tapie en juillet 2008 pour régler son vieux litige avec le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas. Les magistrats soupçonnent une entente illicite, un « simulacre d’arbitrage » pour favoriser l’homme d’affaires, avec l’aval de l’exécutif de l’époque.

Cinq personnes ont été mises en examen pour « escroquerie en bande organisée », dont Bernard Tapie, l’un des juges arbitres Pierre Estoup et l’ancien directeur de cabinet du ministère de l’Economie, aujourd’hui patron d’Orange, Stéphane Richard. L’enquête démontre que Bernard Tapie s’est rendu plusieurs fois à l’Elysée avant la sentence litigieuse.

L’affaire Karachi

L’autre dossier où le nom de Nicolas Sarkozy est abondement cité est celui de Karachi et d’éventuelles rétro commissions (en marge de la vente de sous-marins au Pakistan) ayant financé la présidentielle de Balladur en 1995. Les juges ont demandé que Nicolas Sarkozy soit entendu comme témoin assisté par la Cour de Justice de la République. Ils ont aussi demandé sa saisine pour enquêter sur l’ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense, François Léotard.

Sondages de l’Elysée

Un juge enquête, depuis début 2013, sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, notamment avec la société Publifact de son conseiller Patrick Buisson, contre qui l’ancien Président a porté plainte pour l’avoir enregistré à son insu.

http://www.lejdd.fr/Politique/Ces-affaires-qui-menacent-Sarkozy-656655

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Y’en a marre des magouilles de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 12 mars 2014

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La longue traque judiciaire de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog sont soupçonnés d’avoir voulu corrompre un haut magistrat. Le juge Serge Tournaire, déjà en charge des affaires Tapie et Buisson, a placé l’ancien président sur écoute depuis des mois. Nos révélations.

Une traque de truand. Les juges lancés aux trousses de l’ancien président ont-ils usé de méthodes disproportionnées, celles destinées « aux Gitans et au grand banditisme », à coups d’écoutes qui seraient illégales ? Ou, au contraire, les juges ne font-ils que leur travail en toute indépendance, Nicolas Sarkozy étant la cible d’investigations à la hauteur des soupçons le concernant ? « Tout cela vient du fait qu’avec Sarkozy, on présume toujours le pire… et qu’il s’avère plausible », analyse l’ancien magistrat Philippe Bilger. Le JDD reconstitue le film d’une grande chasse judiciaire. La proie? Un ancien président de la République. Un récit de polar…

Le document de l’entre-deux-tours

L’affaire libyenne démarre le dimanche, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012. Alors que Nicolas Sarkozy est à couteaux tirés avec François Hollande, le site Mediapart publie le fac-similé d’un document émanant de Libye, selon lequel Tripoli aurait débloqué 50 millions d’euros pour la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007. Dans le camp Sarkozy, c’est la consternation. « Comment imaginer qu’une campagne plafonnée à 20 millions d’euros ait pu être financée par Kadhafi à hauteur de 50! », raille alors Me Thierry Herzog, l’avocat du président, chargé de déposer plainte pour « faux et usage de faux ».

Le document libyen contesté atterrit sur le bureau du procureur de Paris. Mais la présidentielle passée, ce n’est pas une mais deux enquêtes judiciaires qui seront lancées. La première pour savoir s’il s’agit ou non d’un faux, la seconde pour déterminer si les soupçons de financements libyens sont ou non avérés. Le 19 avril 2013, cette dernière enquête est confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman, dans la foulée de perquisitions conduites chez Claude Guéant et l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

Quatre mises sur écoute

Pour tenter de prouver un financement libyen, les deux juges disposent de soupçons, émanant notamment de témoignages d’anciens proches de Kadhafi. Mais aucune preuve à l’horizon, ni le début d’un canal financier susceptible d’avoir vu transiter les fonds. Pis, dans l’enquête Bettencourt conduite à Bordeaux par le juge Gentil, aucune trace de financement suspect n’a été découverte concernant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Le juge Gentil, qui a effectué des vérifications approfondies chez tous les fournisseurs de l’UMP, visant à rechercher des espèces douteuses en provenance des Bettencourt, n’a pas trouvé un centime illégal.

Les juges en charge de l’affaire libyenne renoncent donc à demander les mêmes vérifications à la police. En revanche, ils décident d’ordonner des écoutes téléphoniques, comme l’a révélé Le Monde de vendredi. Selon nos sources, quatre portables sont placés sur écoute : celui de Nicolas Sarkozy se terminant par « 75″, les portables de Brice Hortefeux et de Claude Guéant, anciens ministres de l’Intérieur, mais aussi celui du préfet Michel Gaudin, qui travaille rue de Miromesnil, aux cotés de l’ancien président.

« Sur le papier rien ne s’oppose à ces écoutes », analyse Christophe Régnard, le président de l’USM, l’association de magistrats modérée. Comme le veut la loi, puisque Nicolas Sarkozy et Claude Guéant sont inscrits au barreau des avocats parisiens, la bâtonnière de Paris d’alors, Christiane Feral-Schuhl, est informée. Puis, tous les quatre mois, la décision de mise sur écoute sera renouvelée.

Concrètement, la police est donc en charge d’écouter les conversations des portables en question. Manifestement, un travail à plein temps pour au moins une personne ! Comme le veut la loi, toutes les conversations sont enregistrées et les bandes placées sous scellés. « Mais la police ne doit retranscrire que les passages concernant l’affaire libyenne », précise Christophe Régnard.

« En revanche, si les écoutes permettent de découvrir de nouvelles infractions, le parquet doit être immédiatement avisé », ajoute le magistrat. Potentiellement, c’est donc des dizaines d’heures d’enregistrement qui sont stockées dans les ordinateurs de la police. Le ministère de l’Intérieur est-il avisé ? « Sur le papier, on peut imaginer un ministre de l’Intérieur lisant tous les soirs les écoutes Sarkozy », raille un proche de l’ancien président. « Effectivement, on ne peut jamais garantir une étanchéité totale au sein de l’appareil policier », admet Christophe Régnard.

Dans l’entourage de Manuel Valls, on dément… mollement : « Ces écoutes émanent d’un juge indépendant. » N’empêche, la longueur des écoutes dont Nicolas Sarkozy a été la cible donnera certainement lieu à polémique. « Les écoutes ne sont pas des filets dérivants au long cours pour débusquer des infractions, c’est contraire à toutes les lois européennes », tonne un avocat parisien. « Ce n’est peut-être pas éthiquement irréprochable, mais c’est juridiquement compréhensible », selon Philippe Bilger.

L’alerte Hortefeux

En novembre dernier, l’écoute du téléphone portable de Brice Hortefeux fait tiquer la direction centrale de la PJ. À trois reprises, Christian Flaesch, le directeur de la PJ de Paris, avise son ancien ministre de tutelle qu’il va être interrogé dans le cadre de l’enquête sur le document libyen et la plainte de Nicolas Sarkozy. Le patron de la PJ sort-il de son rôle en effectuant cette démarche?

Est-il ensuite victime de règlements de comptes internes à la police? Le ministère de l’Intérieur se sert-il de cette écoute pour torpiller Flaesch? Toujours est-il que Christian Flaesch, contre lequel aucune faute ne sera retenue, est écarté de son poste sur décision de Manuel Valls. Mais avec l’épisode, la mise sur écoute par le juge Tournaire du portable de Brice Hortefeux apparaît au grand jour. Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, « les soupçons deviennent certitudes ».

Les deux « TOC »

Thierry Herzog est persuadé depuis des mois : le portable de son client est sur écoute. Avocat de Sarkozy depuis l’affaire Clearstream, Herzog voue à l’ancien président, dont il est ami depuis trente ans, une admiration et une fidélité sans bornes. « Thierry sauterait de la fenêtre du 4e étage de son cabinet si Sarkozy le lui demandait », confie avec raison un de ses amis avocats. Me Herzog décide d’ouvrir deux lignes téléphoniques prépayées. L’avocat se rend chez un opérateur à Nice et sous un nom d’emprunt ouvre deux lignes SFR et ressort de la boutique avec deux nouvelles puces de téléphone.

Dans le jargon du milieu et de la police, il s’agit de créer deux « TOC », deux téléphones utilisables en mode « talkie-walkie », destinés à n’appeler aucun autre numéro. « Les voyous utilisent des TOC justement pour déjouer les écoutes. Si vous n’appelez personne d’autre et que les téléphones sont à des noms inconnus, on ne peut pas les remonter », explique un enquêteur. Thierry Herzog confie un appareil à Nicolas Sarkozy et garde l’autre. L’avocat et son client pensent ainsi pouvoir communiquer de façon sûre.

La borne du Cap-Nègre

Nicolas Sarkozy et son avocat connaissent les mêmes difficultés que ceux qui utilisent deux téléphones, dont un qu’ils savent écouté. « Quand vous utilisez un TOC, il faut être habile, analyse un policier. D’abord, vous ne pouvez pas stopper complètement toute conversation sur le téléphone officiel, sinon vous éveillez l’attention de ceux qui écoutent, ensuite, vous êtes tenté d’utiliser le téléphone écouté pour berner ceux qui écoutent, mais là encore, mieux vaut le faire habilement. »

À plusieurs reprises, selon nos sources, l’ancien président et son défenseur, sur leur téléphone habituel, disent qu’ils se « rappellent dans dix minutes ». Mais aucun rappel ne suit. Les policiers tiquent et avertissent les juges qu’il est donc probable que les deux hommes se rappellent effectivement mais sur une autre ligne téléphonique…

La semaine du 17 février, Me Herzog est en vacances aux États-Unis en Floride. Nicolas Sarkozy est au Cap-Nègre, dans la maison de son épouse, Carla Burni. Les deux TOC, en bibande, incompatible avec le format américain, restent silencieux.

Puis au retour de l’avocat, le 22, les deux hommes se parlent une première fois sur les portables habituels. La conversation est interrompue, les deux amis convenant de « se rappeler dans dix minutes ». Cette fois-ci, le portable de Sarkozy n’est pas accroché à une borne parisienne hyperoccupée mais à celle du Cap-Nègre… Il suffit de vérifier quel téléphone a pris le relais sur cette borne juste après le premier échange. « C’est effectivement comme cela que vous pouvez découvrir un TOC… et si vous en avez un, vous avez son jumeau », analyse un policier. Bingo. Les policiers du juge Tournaire tiennent les deux TOC. « Depuis assez récemment, peut-être même dès fin janvier », confirme une source judiciaire.

Les écoutes de « Gibe »

Durant le week-end du 22 février, sur les écoutes des deux TOC, Nicolas Sarkozy et son avocat, persuadés que les téléphones sont sûrs, parlent comme s’ils étaient face à face. Apparaît alors « Gibe », comme Thierry Herzog appelle le juge Gilbert Azibert. L’avocat et le magistrat sont amis de longue date.

Ancien procureur en poste à Bordeaux, véritable ministre bis de la justice quand Rachida Dati était Place Vendôme, Gilbert Azibert est actuellement en poste à la chambre civile de la Cour de Cassation. En écoutant Herzog, les enquêteurs semblent persuadés qu’Azibert le « renseigne » sur l’avancement des travaux de la Cour de cassation concernant l’ultime volet du dossier Bettencourt. Dans ce volet, où Nicolas Sarkozy a été mis hors de cause, sa défense réclame à la Cour de cassation la restitution des agendas présidentiels saisis par le juge bordelais.

L’enjeu est de taille : par ricochet, il s’agit de sortir les agendas de Nicolas Sarkozy à l’Élysée du dossier Tapie… Azibert a-t-il tenté d’influencer ses collègues? A-t-il informé Me Herzog des coulisses de la Cour de cassation? Toujours est-il que Thierry Herzog fait part au président du souhait du magistrat d’être muté à un poste de liaison à Monaco. Un renvoi d’ascenseur intéressé? À la lecture des écoutes concernant « Gibe », les juges Tournaire et Grouman décident de les transmettre au nouveau procureur financier. Pour les deux magistrats, il peut s’agir d’un éventuel « trafic d’influence » et d’une violation du secret de l’instruction, si Gilbert Azibert, en « échange de la promesse d’un poste à Monaco, a livré des informations confidentielles ».

L’aller-retour sur le Rocher

Le mardi 25 mars, dans la foulée de cette conversation sur « Gibe » qui intrigue tant les juges, Thierry Herzog, après un déjeuner à Paris, file directement à Orly et saute dans un avion. L’avocat se rend à Monaco. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir rencontré Nicolas Sarkozy, qui passe sa seconde semaine de vacances à l’Hôtel de Paris.

Le lendemain matin, Me Herzog reprend l’avion pour Paris et se rend l’après-midi même au Conseil supérieur de la magistrature. Pourquoi cet aller-retour? Que peut justifier une rencontre alors que les deux hommes ont les deux TOC pour communiquer, pensent-ils, en toute discrétion? Le lendemain, 26 février, le nouveau procureur financier décide d’ouvrir une information judiciaire pour « trafic d’influence et violation du secret de l’instruction » et confie la suite de l’enquête à deux juges, Claire Thépaut et Patricia Simon.

Les magistrats prennent le relais de Tournaire et Grouman. Ils sont persuadés que Nicolas Sarkozy, en vacances à Monaco, va s’occuper de la mutation de Gilbert Azibert sur le Rocher. L’ancien chef de l’État, selon nos sources, a bel et bien un rendez-vous avec une personnalité monégasque susceptible de recueillir sa requête. Sur les écoutes, avec son avocat, Nicolas Sarkozy évoquerait bel et bien cette rencontre officielle. Mais sans toutefois dire qu’il a évoqué le cas Azibert.

Le rendez-vous de 17h30

Lundi 3 mars, cette fois-ci lui aussi sur écoute, Thierry Herzog est à son cabinet parisien, en face du Palais de justice, quand Gilbert Azibert l’appelle sur son téléphone portable « normal ». « Passe me voir demain à 17h30″, lui demande Me Herzog. Ce rendez-vous n’aura jamais lieu. Pour les enquêteurs, cette rencontre signe un branle-bas de combat. Les deux hommes doivent-ils le lendemain échanger quelque chose? Des documents? Des fonds? Toutes les hypothèses sont échafaudées.

Le soir même, les juges décident d’organiser des perquisitions pour le lendemain matin. Un autre juge d’instruction parisien, Guillaume Daïeff (par ailleurs cosaisi de l’affaire Tapie avec Serge Tournaire) prend l’avion lundi soir pour Nice. Le bâtonnier de Paris est prévenu dans la soirée pour un rendez-vous le mardi matin à 6 heures devant le Palais de justice. Puis une première équipe de dix policiers sonne au domicile parisien de Me Herzog, près de la garde du Nord. Au même moment, une deuxième équipe de 12 personnes, conduite par le juge Daïeff, frappe au domicile niçois de son épouse. Et une troisième équipe se chargera du domicile de Gilbert Azibert et de son bureau à la Cour de cassation.

Les perquisitions dureront dix heures. « Chez Thierry, ils ont retourné l’appartement, fouillé jusqu’aux ordinateurs, ils ont même démonté le tambour de la machine à laver »… indique un de ses amis avocat, persuadé « qu’ils cherchaient même de l’argent ! » Chou blanc sur toute la ligne. Les juges saisissent uniquement des mails pofessionnels, adressés par l’avocat à la cassation et le billet d’avion Paris-Nice du 25. Les juges décident néanmoins de saisir les deux téléphones portables de Me Herzog, ce qui fait bondir le bâtonnier de Paris Me Pierre-Olivier Sur (lire ci contre). « Ils n’ont rien trouvé. Imaginez qu’ils aient découvert quelque chose alimentant leurs soupçons, mais Thierry aurait été mis en garde-à-vue sur le champ », analyse un proche de l’avocat.

Autre élément à décharge, vendredi, la principauté de Monaco a annoncé que le poste de magistrat dont rêvait Gilbert Azibert avait déjà été pourvu voilà plusieurs semaines sans aucune intervention… Me Herzog, pour l’heure, ne réagit pas. Mardi, la Cour de cassation doit rendre sa décision dans l’affaire des agendas. « On verra bien l’influence d’Azibert », souffle un proche de l’avocat. Dans Le Monde et sur BFM, vendredi, ce dernier a dénoncé un « complot politique », et promis qu’il démontera le moment venu qu’il a été victime « d’un montage ». Un nouveau match judiciaire commence.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/La-longue-traque-judiciaire-de-Nicolas-Sarkozy-656235

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Y’en a marre des magouilles de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 10 mars 2014

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Il y a une nouvelle «affaire Sarkozy». Voici les trois questions qu’elle pose

Terrible semaine pour la droite. Après l’affaire Copé et la publication d’enregistrements de Nicolas Sarkozy par son ancien conseiller Patrick Buisson, place désormais à une potentielle affaire de trafic d’influence concernant Nicolas Sarkozy, révélée par L’Express puis développée par Le Monde. Une affaire complexe dans laquelle viennent se mélanger plusieurs autres dossiers.

• Que cherchent les juges?
• Bettencourt, Kadhafi, Tapie: quels liens avec cette affaire?
• Qui est Gilbert Azibert, le magistrat cité dans l’enquête?

Il n’y a pour le moment aucune mise en examen dans ce dossier ouvert pour «violation du secret de l’instruction» et «trafic d’influence». Les juges Patricia Simon et Claire Thépaut, du nouveau parquet national financier, ont notamment fait perquisitionner les bureaux de l’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, et du premier avocat général auprès de la deuxième chambre de la Cour de cassation, Gilbert Azibert.

Ils veulent savoir si ce dernier a pu intervenir dans un des volets de l’affaire Bettencourt qui concerne encore Nicolas Sarkozy (par ailleurs bénéficiaire d’un non-lieu dans le volet de faiblesse en octobre 2013): saisis pendant les investigations, les agendas officiels et privés de l’ancien président doivent-ils, comme il l’a demandé, lui être restitués?

La Cour de cassation doit rendre sa décision sur ce point le 11 mars. Le 11 février, l’avocat général s’est prononcé en faveur de l’annulation de la saisie des agendas. L’AFP précise que «le magistrat qui avait pris ces préconisations n’était pas Gilbert Azibert, qui est affecté à une chambre civile et n’est donc pas amené à intervenir dans ce dossier», confié à la chambre criminelle.

Mais des écoutes téléphoniques, menées après le départ de Nicolas Sarkozy de l’Elysée, auraient révélé que l’ancien chef de l’Etat et Thierry Herzog sont informés de la procédure en cours. Selon Le Monde, Azibert, «qui a accès au service intranet de la haute juridiction, renseigne le camp sarkozyste sur l’évolution des tendances au sein de la Cour de cassation, les écoutes en font foi». Thierry Herzog aurait confié à son client que Gilbert Azibert aimerait bénéficier d’un coup de pouce diplomatique pour obtenir un poste de conseiller d’Etat à Monaco –où Nicolas Sarkozy a passé la dernière semaine de ses vacances de février en cure thermale…

• Kadhafi, Bettencourt, Tapie: quels liens avec cette affaire?

Trois des affaires emblématiques du quinquennat Sarkozy, les affaires Bettencourt, Kadhafi et Tapie, se retrouvent entremêlées, à des degrés divers, dans ce dossier.
L’affaire Bettencourt, donc, en serait à l’origine, les soupçons de trafic d’influence portant sur des informations concernant le devenir des agendas présidentiels saisis dans l’affaire.

Mais c’est l’affaire Kadhafi qui a contribué aux dernières révélations. En avril 2013, la justice ouvre une information judiciaire sur des soupçons de financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le défunt dictateur libyen, information qui tourne pour l’instant essentiellement autour du rôle de son ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

Dans ce cadre, les juges ont mis l’ancien Président sur écoute, ainsi que Claude Guéant et son prédécesseur Brice Hortefeux. Ce qui leur a permis de découvrir l’existence d’un téléphone acquis sous un nom d’emprunt, utilisé par Nicolas Sarkozy pour communiquer avec Thierry Herzog.

Enfin, l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais se trouve en arrière-plan de la question des agendas présidentiels. Des extraits de ceux-ci avaient en effet été transmis par le juge Gentil, en charge de l’affaire Bettencourt, aux juges Tournaire, Daïeff et Thépaut, en charge de l’affaire Tapie, car ils faisaient état de rendez-vous avec l’homme d’affaires. Ce dernier, qui a bénéficié de 403 millions d’euros dans le cadre de l’arbitrage rendu en 2008 dans le conflit l’opposant au Crédit Lyonnais, est allé à l’Elysée 22 fois entre 2007 et 2008.

• Qui est Gilbert Azibert, le magistrat cité dans l’enquête?

Né à Marseille et âgé de 67 ans, ce haut magistrat est, depuis 2010, premier avocat général auprès de la deuxième chambre de la Cour de cassation.

Auparavant, il était secrétaire général du ministère de la Justice et des Libertés sous Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie. Un poste qu’un site spécialisé décrit comme «au plus près de la Garde des Sceaux» et qui lui avait valu le surnom de «ministre-bis» voire parfois de «vrai ministre». Selon L’Express, il y aurait été imposé par Patrick Ouart, le conseiller justice de l’Elysée.

En 2011, il faisait figure de concurrent le plus sérieux de Jean-Claude Marin pour le poste de procureur général près la Cour de cassation.

Le Monde le décrit comme «un professionnel solide et autoritaire»: «Gilbert Azibert n’est pas particulièrement populaire dans la magistrature, mais il a une qualité certaine: il est craint.» Mediapart parle de son côté d’un magistrat «étiqueté clairement à droite» et «adulé par les avocats pénalistes autant qu’il était honni par les juges d’instruction»: certains d’entre eux l’avaient surnommé «Annulator» pour sa propension à casser leurs procédures.

Certains de ses confrères ont exprimé publiquement des jugements peu amènes sur lui. Dans le livre Sarko m’a tuer de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, le procureur général Marc Robert, «placardisé» sous le précédent quinquennat, dit de lui que son «caractère partisan n’était un secret pour personne».

Philippe Bilger a lui déploré les «incidents» qui ont marqué son passage, de 2002 à 2005, à la tête de l’Ecole nationale de la magistrature (refus d’accueillir une conférence de l’Observatoire international des prisons, polémique sur une visite de Nicolas Sarkozy ou encore sur l’existence –qu’il avait récusée– d’une liste noire de magistrats instructeurs établie par le ministère de la Justice et dont l’enseignement était jugé indésirable à l’ENM).

Mediapart souligne par ailleurs que «au cours de sa longue carrière, Thierry Herzog a eu l’occasion de croiser la route de Gilbert Azibert en plus d’une occasion», notamment quand ce dernier présidait la chambre de l’instruction dans l’affaire des faux électeurs du Ve arrondissement, dans laquelle il défendait Xavière Tiberi. Selon Le Monde, «Nicolas Sarkozy l’a reçu au moins une fois, lorsqu’il s’est agi de le nommer, en 2008, secrétaire général de la Chancellerie».

A noter, enfin, que (comme n’a pas manqué de le relever la gauche), son fils Paul Azibert est candidat aux municipales sur la liste Juppé à Bordeaux.

http://m.slate.fr/france/84301/affaire-sarkozy-trafic-influence

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Y’en a marre des dépenses de l’UMP

Posté par ippolito le 6 février 2014

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UMP: quand le budget dérape

En cinq ans, les dépenses de l’UMP consacrées aux congrès et manifestations ont été multipliées par trois. En interne, on rappelle que Nicolas Sarkozy voyait grand pour ses meetings.

C’est un chiffre qui suscite des interrogations à l’UMP. En 2012, année de la présidentielle et des législatives, le parti a dépensé (selon ses comptes qui viennent d’être publiés au Journal officiel) 22,9 millions d’euros – 23% du total de ses charges – pour les « congrès, manifestations, universités ». Soit trois fois plus qu’en 2007 (7,1 millions, 10 % des charges), autre année avec une présidentielle et des législatives. 

Deux motifs sont avancés pour justifier cette explosion. « En 2012, l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy fut plus tardive que la fois précédente, où ses dépenses sont échelonnées sur deux exercices », indique la trésorière, Catherine Vautrin.

Mais si l’on compare les années 2006-2007 et les années 2011-2012, le dérapage reste spectaculaire. « Tous les meetings coûtent désormais beaucoup plus cher, pour des raisons technologiques », ajoute Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, qui trouve « aberrante » la somme indiquée par les socialistes. En 2007, le PS a dépensé 2,7 millions pour ses « manifestations », et 4,7 millions en 2012.

« Sarkozy voulait des meetings énormes »

D’autres explications sont évoquées plus discrètement. « Sarkozy voulait des meetings énormes, pour lesquels l’UMP a mobilisé des dizaines de milliers de personnes, avec des frais considérables », relève Dominique Dord, trésorier du parti en 2012. Plusieurs événements ont été montés dans l’urgence, ce qui a accru leur prix. « L’organisation des meetings relevait de l’UMP, qui facturait ensuite », précise Philippe Briand, trésorier du candidat Sarkozy.

Enfin, pendant la campagne et encore maintenant, des élus s’interrogent sur le montant de certaines factures. « J’avais alerté Sarkozy sur le rôle de proches de Copé, il m’a assuré que tout était sous contrôle », raconte l’un. « Beaucoup de prestations sont impossibles à évaluer, surtout dans l’urgence », assure un autre.

L’UMP, qui a battu tous ses records en matière de dépenses cette année-là (98 millions, contre, par exemple, 68 millions en 2007), termine l’exercice 2012 avec une dette de 64 millions d’euros hors immobilier.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ump/ump-quand-le-budget-derape_1320201.html#4R3wr6kMwlLVoIQv.99

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Y’en a marre des amis de Nicolas Sarkozy surtout pour les contribuables

Posté par ippolito le 1 février 2014

Les « Amis de Nicolas Sarkozy », une association qui vit en partie au crochet du contribuable

Créée en 2012 après la défaite de Nicolas Sarkozy pour aider l’ancien président à revenir en 2017, l’association « Les Amis de Nicolas Sarkozy » qui comprend notamment Brice Hortefeux, Christian Estrosi, Nadine Morano et Claude Guéant, se réunit chaque année.

Problème : ces réunions ont un coût et l’association ne semble pas disposer d’importantes ressources (Hortefeux affirmant même qu’elle n’avait aucune ressource en juin 2012). Alors comment les Amis de Sarkozy paient-ils leur meeting ? Grâce, en partie, aux largesses de certains élus.

C’est ce qu’explique le site Mediapart, à propos du meeting d’Archacon de septembre 2013. L’organisation de ce meeting, qui avait réuni les Sarkozystes historiques et près de 2000 personnes, a été confiée à une agence événementielle pour une facture de 45 000 euros payée par l’Association. Jusqu’ici, rien d’anormal. Au menu : des discours et des huîtres. Regardez ce reportage de France télévisions :

L’association a réglé le coût de l’organisation du meeting. Logique. Sauf que d’après Mediapart, la municipalité d’Arcachon, dont le maire est membre de l’UMP, aurait accordé quelques largesses aux Amis de Sarkozy : « la ville a mis à disposition gratuitement le « Tir-au-Vol », un espace municipal avec vue sur le bassin d’Arcachon. Surtout, des employés municipaux ont été mis à contribution pour la logistique du rassemblement », écrit le site d’information.

Des employés municipaux d’Arcachon témoignent

Plusieurs employés municipaux, témoignant de manière anonyme mais affirmant être prêts à réitérer leurs propos devant la justice, ont confirmé avoir été mobilisés pour l’événement : « Une dizaine d’employés municipaux du service technique-logistique ont participé au montage des tentes et à la mise en place électrique de la manifestation, à la demande de la mairie. [Cela] s’est fait en catimini, dans la discrétion la plus totale.

Ils n’ont pas eu le choix, certains ont râlé le lendemain en privé, en disant “ce n’est pas à nous de faire le job, il y a des bénévoles pour ça”. Cela pose problème, à gauche comme à droite, on ne doit pas utiliser un personnel municipal à des fins politiques », a expliqué l’un d’entre eux à Mediapart.

Un autre confirme : « Dix ou douze employés montaient le matériel, les tentes, les câbles électriques, ils ont installé les tables et chaises ». Ils ont « travaillé au montage le dimanche, de 19 h à près de minuit, puis le lundi à partir de 6 h du matin pour finir le travail » et ont « assuré le démontage le mardi entre 6 h et midi ». Selon lui, ils étaient présents « comme employés municipaux, pas comme bénévoles, c’est une certitude ».

Ni le maire, ni le cabinet du maire n’ont répondu aux questions de Mediapart. « Si ces faits sont avérés, tout cela est scandaleux et inacceptable, commente un opposant socialiste. Le contrôle de la légalité et la chambre régionale des comptes devront vérifier cela. Si des exactions ont été commises, la justice devra s’en saisir ».

Ce n’est pas la première fois que l’association des Amis de Sarkozy est épinglée de la sorte. En août 2012, Mediapart avait révélé que Christian Estrosi avait dépensé 32 000 euros de timbres pour l’envoi d’un courrier promotionnel de l’Association. Une facture payée… par l’Assemblée nationale. Mais à l’issue d’une enquête préliminaire, la justice avait classé l’affaire.

*** Sources
- Vidéo : « A Arcachon, Nicolas Sarkozy est notre chef ! », Francetvinfo.fr, 02.09.2013
- Marine Turchi, « Les « Amis de Nicolas Sarkozy » au crochet du contribuable », Mediapart, 30.01.2014

http://www.politique.net/2014013101-amis-de-sarkozy-arcachon.htm

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Y’en a marre des magouilles de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 30 janvier 2014

Sarkozy / Kadhafi: une interview de l’ancien dictateur libyen sur le financement de la campagne de 2007

Nouveau témoignage à charge contre Nicolas Sarkozy, mais à interpréter avec précaution. Le magazine de France2 « Pièces à conviction » diffusera ce mercredi 29 janvier un entretien posthume du dictateur libyen Mouammar Kadhafi dans lequel celui-ci assume avoir financé illégalement la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Lors d’un entretien avec la journaliste Delphine Minoui réalisé le 15 mars 2011, Kadhafi lui affirme avoir participé au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, assurant que en « tant que Libyen, si le président [Sarkozy] gagne les élections grâce à nos fonds, c’est vraiment un gain pour nous. »

Une accusation à replacer dans son contexte: à l’époque, le torchon brûle entre la France et la Libye. Quelques jours plus tard, la France lancera ses premières frappes aériennes en soutien à l’opposition libyenne.

20 ou 50 millions d’euros

Cette entrevue a été traduite par l’interprète officiel du dictateur libyen, Moftah Missouri. Ce dernier a déjà témoigné, sans apporter de preuve, que Kadhafi avait versé une vingtaine de millions de dollars pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy.

Accusation déjà portée par le fils du colonel Kadhafi, Saïf al-Islam. En pleine guerre de Libye, ce dernier avait exigé devant les caméras d’Euronews que Nicolas Sarkozy rembourse les sommes qui lui avaient été données pendant sa campagne.

Le 19 avril 2013, une information judiciaire sur les accusations d’un soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a-t-on appris de source judiciaire. Point de départ de ce premier volet judiciaire: les déclarations de l’ex-homme d’affaires Ziad Takieddine qui aurait déclaré au juge qu’il pouvait lui « fournir les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy ». Montant évoqué à l’époque: 50 millions d’euros.

Quand Mediapart accusait Sarkozy en pleine campagne présidentielle

Un an plus tôt, le 24 avril 2012, Mediapart publiait un document, présenté comme une note officielle libyenne affirmant que le régime Kadhafi avait décidé de débloquer 50 millions d’euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le document provient des archives des services secrets, affirme Mediapart. Il est signé de Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, et ministre des Affaires étrangères de Mouammar Kadhafi, avant sa défection et son départ en Europe. Il aurait été fourni par d’anciens hauts responsables du pays au site d’investigations « ces tout derniers jours ».

Cette révélation avait fait grand bruit: l’ancien président avait porté plainte contre Mediapart pour « faux et usages de faux » et « publication de fausses nouvelles ». Lors de son audition par les juges d’instruction en charge de l’affaire, Nicolas Sarkozy avait qualifié le document de Mediapart de « faux grossier que l’on a jeté en pâture à l’opinion entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012″.

http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/28/sarkozy-kadhafi-interview-ancien-dictateur-libyen-financement-campagne-2007_n_4678583.html?utm_hp_ref=france

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