Y’en a marre des causes de la crise financière

Posté par ippolito le 16 novembre 2012

Quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?

Faillites bancaires, des milliards de dollars envolés, une croissance mondiale en berne, des gouvernements impuissants. Le capitalisme financier est en crise. Nicolas Sarkozy a expliqué cette semaine que c’était « la fin d’un monde » sans esquisser des pistes de sortie de crise. 

Les médias alignent en boucle les chiffres de la crise, les chutes des valeurs boursières, les pertes colossales de certaines banques, sans nécessairement expliquer réellement ce qui est en train de se passer en des termes simples. Mais quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?

Mode d’emploi simplifié de la crise financière mondiale en 6 étapes.
Etape 1 : La crise financière part des Etats-Unis en août 2007

La crise débute à l’été 2007 à cause des « subprimes », des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. En temps normal, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. Inconvénient du système : l’emprunt est proportionnel au salaire. Si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, donc vous ne pouvez pas acheter. 

Les Américains ont donc créé des subprimes : vous empruntez ce que vous voulez (même si le salaire n’est pas très élevé) mais c’est la maison qui est en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère la maison et la vend. Mais quand les prix de l’immobilier baissent, les banques paniquent ! Cas de figure classique : un emprunteur ne rembourse plus, la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. 

Mais comme les prix de l’immobilier ont baissé, la banque perd de l’argent sur la vente. C’est la crise des subprimes : certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvés dans une situation financière critique. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis, faute de pouvoir rembourser les emprunts.

Etape 2 : Toutes les banques sont touchées à cause de la titrisation

Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d’un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros à la banque avec les intérêts. Pour gagner plus rapidement de l’argent, les banques ont émis des titres de dette, c’est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières. 

Quel est l’intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l’acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu’il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l’emprunt pour l’achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n’a plus aucune valeur. 

Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu’elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien.

Etape 3 : Les banques se méfient et ne se prêtent plus d’argent

Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d’abord affirmé que la banque n’avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours plus tard, après analyse, la BNP réalise qu’elle possède des subprimes. 

Le jeudi 9 Août 2007, la BNP décide de geler la cotation de 3 fonds d’investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l’abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l’argent entre elles.

 Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l’injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine. Vous n’avez rien compris ? Passez à l’étape suivante.

Etape 4 : Faute de liquidités, certaines banques sont asphyxiées dès 2007

Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut expliquer comment fonctionne le système bancaire. Quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. 

Mais pour éviter que la machine à billet ne s’emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C’est ce qu’on appelle les « réserves obligatoires ». Si le taux de réserves obligatoires est de 1%, la société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. Ce système là permet à la banque centrale européenne de contrôler la création de monnaie. 

Souvent les banques n’ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l’argent déposé par des épargnants et l’argent prêté aux autres n’est jamais équilibré à l’instant T). Elles empruntent donc de l’argent à une autre banque pour pouvoir verser la « réserve obligatoire » à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au client. C’est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l’argent entre elles. 

Mais quand il y a une crise de confiance, c’est tout le système qui s’enraye. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade, la banque centrale « injecte » des milliards, c’est-à-dire qu’elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût.

Malgré cela, certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement : elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes, et elles n’ont pas réussi à poursuivre leur activité de crédit car les autres banques, méfiantes, ont refusé de leur prêter des liquidités pour faire face. De nombreuses banques se sont donc retrouvées dans des situations difficiles : en Grande Bretagne, la Northern Rock a dû être nationalisée, sous peine de disparaître.

Etape 5 : La panique gagne les marchés financiers en 2008

La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. 

Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l’immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d’actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C’est le cas de Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu’à cette crise.

Dès lors, la crise financière qui était d’abord une crise bancaire va se transformer en krach boursier. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d’une banque, le titre de la banque chute sur les marchés financiers. Les banques ont alors des pertes colossales, et comme en 2007, peinent à trouver des liquidités. Vue la situation de crise, comme en 2007, les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. 

Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuté en quelques semaines. Par exemple, AIG (numéro 1 de l’Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d’affaires de Wall Street, a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n’avaient été constatées depuis la crise de 1929.

Etape 6 : Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards

Face à ce qui s’apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l’économie réelle. Trois sorties de crise sont exploitées :

1. Les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites : la création monétaire doit être fortement encadrée sinon, il y a un risque très élevé d’inflation. Les prix pourraient s’envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l’économie réelle.

2. Les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés, comme les subprimes. C’est ce qu’a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d’investissement Bear Stearns. 

La banque centrale américaine a récupéré 29 milliards d’actifs toxiques (dépréciés et peu surs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan. Là encore, cette solution a des limites. La banque centrale américaine ne peut effacer d’un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.

3. Le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement.

 Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d’abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l’impression de bénéficier d’une certaine impunité. 

A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider toute le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ? Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite. 

Et maintenant ? De nombreuses banques sont dans des situations difficiles. Le gouvernement américain tente de convaincre le congrès de voter un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Les marchés financiers sont toujours aussi volatiles, la confiance n’est pas revenue.

 Tout ceci va avoir des conséquences sur l’économie réelle en France et en Europe : les banques vont durcir les conditions de crédit pour les particuliers (les prêts immobiliers sont plus difficiles à obtenir) et pour les entreprises (les investissements vont se ralentir). Le capitalisme financier connaît donc l’une des plus graves crises depuis le krach boursier de 1929. 

Cette crise frappe par sa rapidité et son enchaînement : la crise immobilière américaine s’est transformée en crise financière et bancaire, elle-même entraînant une crise économique mondiale avec des risques de récession aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs.

 Signe que la crise est sérieuse, la croissance française ne devrait être que de 1% en 2008, et les chiffres du chômage sont très mauvais au mois d’août : il y aurait entre 30 000 et 40 000 demandeurs d’emploi en plus. Il faut remonter à 1993 pour trouver une hausse aussi brutale du taux de chômage en France.

http://www.politique.net/2008092703-quelles-sont-les-causes-de-la-crise-financiere-mondiale.htm

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Y’en a marre des prêts toxiques

Posté par ippolito le 14 septembre 2012

Prêts toxiques : les particuliers paient les taux cassés

La crise financière dans la zone euro a entraîné une hausse du cours du franc suisse, au plus haut depuis un an, faisant exploser le taux de remboursement des crédits indexés sur cette devise.

Comme les collectivités, les clients des banques ont été victimes des emprunts indexés sur le franc suisse.

Emprunter en francs suisses quand on est payé en euros, c’est aberrant. Dans le monde économique, tout le monde le sait, des multinationales, qui exportent leurs marchandises, aux banques, qui leur offrent des produits financiers pour se couvrir. Et l’expérience le prouve : un événement géopolitique peut modifier le cours de n’importe quelle monnaie. 

Pourtant, au milieu des années 2000, les banques ont rivalisé d’idées tordues pour offrir à des clients des prêts complexes liés au franc suisse, qui avaient l’avantage de proposer des taux d’intérêt moins importants que les prêts classiques en euros. Peu au fait des subtilités de la finance, des milliers de particuliers et d’élus de collectivités locales ont plongé. 

Mais, depuis que la zone euro est en crise, le cours de la devise helvétique a explosé : elle est au plus haut depuis un an, 1 euro s’échangeant contre 1,2 franc suisse. Les emprunteurs réalisent un peu tard qu’ils se sont fait piéger et multiplient les plaintes : 200 clients ont saisi les tribunaux à l’heure actuelle. Le monde bancaire, lui, garde le silence sur ses dérives et se garde bien de la moindre autocritique.

«Pigeons». Les premiers touchés ont été les élus. A partir de 2005, Dexia et la Caisse d’épargne, spécialistes du marché des collectivités locales, ont fait jouer leur imagination pour proposer des produits dits structurés, axés sur le différentiel de change entre l’euro et le franc suisse. Dénommés Swissy ou Helvetix, ces produits étaient construits sur le modèle suivant : durant trois ans, les collectivités étaient assurées de payer un taux fixe plus bas que le marché, puis le taux d’intérêt était calculé à partir de formules complexes selon le cours du franc suisse. 

Si cette devise restait à ses niveaux de l’époque (1 euro valait 1,5 franc suisse), les collectivités continuaient à profiter de taux bas. Mais aujourd’hui les taux d’intérêt atteignent de 10% à 40%, au lieu des 3% budgétés ! «Les élus étaient naïfs, note Sandra de Pinho, ex-consultante pour les collectivités locales. Ils ne comprenaient pas les options de ces produits. Les banquiers, qui avaient noué des relations de confiance avec eux, en ont profité.» Au moins 200 collectivités sont concernées, et 40 ont saisi la justice.

A partir de 2006, on passe aux particuliers. Là, c’est le groupe BNP Paribas qui est en première ligne, avec le produit Helvet Immo. Sa filiale UCB, spécialiste des crédits à taux variables, a une idée pour gagner de nouveaux clients : proposer un prêt en francs suisses. A première vue, c’est attractif : les taux d’intérêt offerts dans cette devise sont alors plus bas que ceux en euros.

Mais, pour placer ces produits et limiter les risques juridiques, l’UCB va jouer masqué. Ce sont des conseillers indépendants en gestion de patrimoine, avec qui la banque passe des accords, qui sont chargés d’aller démarcher les clients sous couvert d’offres en investissement locatif. «Avec ce dispositif, le devoir de conseil incombe aux intermédiaires en opérations bancaires, pas à l’UCB», explique un banquier.

Ces sociétés de gestion de patrimoine, comme Lonlay & Associés ou Honora Patrimoine, tentent alors de convaincre des «pigeons» en leur faisant miroiter un produit sans risque, l’achat d’un appartement destiné à la location dont le loyer est exonéré d’impôt grâce au dispositif de la loi Scellier, financé par un prêt en francs suisses. 

Subtilité supplémentaire du produit, une éventuelle hausse du franc suisse semble indolore puisqu’il n’est pas prévu une augmentation des mensualités, mais du nombre de mensualités. A la fin du prêt, dans dix ans, il faudra donc juste rembourser encore. C’est moins douloureux, mais tout aussi coûteux : pour un client moyen qui a emprunté 190 000 euros, la hausse du franc suisse a renchéri son prêt de 40 000 euros.

Combien de personnes ont été flouées ? Selon BNP Paribas, 4 000 clients détiendraient de l’Helvet Immo. Mais le chiffre pourrait monter à au moins 20 000. D’autres établissements ont eu les mêmes pratiques que l’UCB, comme le Crédit agricole de Lorraine (lire ci-contre). Et les avocats qui ont saisi la justice voient tous les jours de nouveaux clients se présenter. Selon une source proche de l’Autorité de contrôle prudentiel (l’ACP, qui surveille l’activité des banques), «la pratique a concerné beaucoup d’établissements».

Difficile cependant d’en savoir plus : l’ACP reste très timide sur ce dossier. Au début de l’année, elle a mené une petite enquête. Mais elle ne veut pas communiquer dessus et, surtout, elle n’a pris aucune sanction, se contentant d’émettre une recommandation pour que les banques informent mieux leurs clients.

«Secret». Une prudence qui exaspère Me Charles Constantin-Vallet. Le défenseur des clients floués de BNP Paribas a écrit à l’ACP pour qu’elle transmette à la justice ce qu’elle a découvert lors de ses enquêtes. L’ACP lui a opposé une fin de non-recevoir, au nom du «secret professionnel». Il n’a pas eu plus de chance avec le parquet de Paris. Ses plaintes n’ont même pas conduit à l’ouverture d’une enquête.

 L’avocat espère être mieux entendu par un juge d’instruction et a déposé plainte avec constitution de partie civile pour «pratique commerciale trompeuse». Ce qui entraîne automatiquement la nomination d’un magistrat enquêteur. Et, peut-être, la mise en examen des banques.

http://www.liberation.fr/economie/2012/08/27/prets-toxiques-les-particuliers-paient-les-taux-casses_842187

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Y’en a marre des banques et des scandales financiers

Posté par ippolito le 13 août 2012

Ces « banksters » qui ont ruiné l’image de la finance

Depuis l’éclatement de l’affaire Kerviel en 2008, les scandales se sont multipliés dans le secteur bancaire. Challenges revient sur les 15 affaires qui ont ébranlé la planète finance.

Aide à l’évasion fiscale, blanchiment d’argent, escroquerie et fraudes en tout genre. La liste des errements des établissements financiers depuis le début de la crise s’allonge chaque jour un peu plus. Le récent scandale du Libor n’est que le dernier épisode en date des turpitudes de ceux que les anglo-saxons surnomment les « banksters ». Challenges.fr revient sur les plus grosses affaires qui, ces quatre dernières années, ont non seulement terni la réputation de la finance mais mis à mal les fondements de l’économie mondiale.

Pour le quotidien Les Echos, la crise financière dans laquelle le monde est toujours englué  a débuté très exactement le jeudi 9 août 2007. Une date qui, explique Richard Hiaut, « restera dans la mémoire collective comme la journée où les banques centrales internationales sont entrées dans la danse pour calmer l’inquiétude des marchés face à ce qui allait devenir la crise des « subprimes ». 

Mais il faut attendre plusieurs mois pour qu’éclate le premier véritable scandale.  Le 24 janvier 2008, la Société générale se dit victime d’une fraude de grande ampleur. L’un de ses traders aurait caché à sa hiérarchie d’importantes positions sur des produits dérivés risqués. Bilan : 4,9 milliards d’euros de pertes. Du jamais vu en France. C’est le début de l’affaire Kerviel.

La mise en cause dans l’opinion publique des banquiers ne fait que commencer. Tous les pays sont concernés, même si les dossiers s’accumulent autour des deux principaux centres financiers au monde : New York et la City de Londres. De la Barclays à Goldman Sachs, en passant par UBS, HSBC ou encore Dexia, nombre de géants de la finance sont impliqués.

Découvrez en images notre diaporama sur les 15 plus gros scandales financiers depuis le début de la crise.

http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20120810.CHA9577/ces-banksters-qui-ont-ruine-l-image-de-la-finance.html

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Y’en a marre des banques

Posté par ippolito le 11 août 2012

Les leçons à tirer du scandale du Libor

La banque britannique Barclays est au coeur d’un scandale financier pour avoir manipulé le taux d’intérêt Libor. Comme l’explique notre blogueur associé Laurent Pinsolle, les révélations ne font que commencer et d’autres banques mondiales pourraient se retrouver impliquées dans cette manipulation. Quelles leçons tirer de ce scandale ?

Banksters » (contraction de banquier et gangster), «Le cœur pourri de la finance » : The Economist n’y est pas allé de main morte pour dénoncer le scandale de la manipulation du LIBOR par la banque Barclays, qui a abouti à la démission de son patron et une amende de 450 millions de dollars.
 
Le Libor (London Inter-Bank Offered Rate) est un taux d’intérêt de référence des marchés financiers, sur lequel repose la bagatelle de huit cent mille milliards de dollars de contrat, plus de 10 fois le PIB de la planète… 

Le Libor est un taux fixé tous les jours par la compilation du coût de financement à trois mois en dollars estimé par 16 banques. Les 4 taux les plus élevés et les 4 taux les moins élevés ne sont pas pris en compte. Le Libor est la moyenne des 8 taux médians.
 
De manière intéressante, on constate que ce taux fondamental sur les marchés financiers ne reflète même pas la réalité de l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché, mais est seulement la moyenne d’estimations informelles fournies par quelques banques. 

Cette méthode pose beaucoup de problèmes car les banques sont juges et parties dans l’affaire. Communiquer un taux trop élevé (les chiffres sont publics) indique ainsi qu’une banque a des difficultés de financement.
 
Ensuite, ce taux détermine également une partie des coûts et des revenus d’une banque. Du coup, en fonction de son portefeuille, une banque peut avoir intérêt à faire baisser ou faire monter le Libor. Et c’est justement là que le scandale intervient. 

The Economist rapporte ainsi que Barclays a été reconnue coupable de manipulation du niveau du Libor, en soumettant presque toujours le taux plus élevé. Pire, il semble qu’elle ait agi en coordination avec d’autres banques.

A QUAND LE KÄRCHER POUR LA FINANCE ?

En réailté, nous n’en sommes qu’au début des révélations sur ce scandale absolument retentissant. En effet, l’amende de Barclays (450 millions de dollars) a été réduite parce que la banque a coopéré avec les autorités ! 

Et The Economist évoque que les enquêtes se poursuivent  à Citigroup, Deutsche Bank, HSBC, JPMorgan Chase, RBS et UBS. Bref, le gratin mondial de la finance pourrait bien être impliqué dans cette manipulation des taux d’intérêt. 
 
Ce nouveau scandale nous rappelle deux choses. La première, c’est le privilège incroyable des banques dans le monde occidental, et plus particulièrement européen. En effet, les banques ont le pouvoir de créer de la monnaie presque à volonté  (permettant à la BNP de tripler son bilan de 2002 à 2008) du fait de normes prudentielles extrêmement laxistes. Mieux, leur importance systémique (trop grandes pour faire faillite) impose aux Etats de venir à leur aide, quelqu’en soit le coût.
 
La seconde leçon, encore plus effrayante, c’est que nos dirigeants ne font rien ou presque pour réformer ce système financier devenu monstrueux, où les conflits d’intérêt sont légions, où les rémunérations restent encore complètement déraisonnables. Pire, les quatre années qui viennent de passer ont consacré l’irresponsabilité chronique de ce monde, qu’on ne peut pas laisser faire faillite, et qui a droit à une forme d’assurance gratuite de la part des Etats et des contribuables.
 
Les raisons qui expliquent le manque d’attention des politiques sur ces sujets restent mystérieuses. Aux intérêts croisés, je crois aussi qu’il y a également trop de conformisme et un manque de compréhension. A croire, que, comme le souhaite Lordon, il faudra une explosion du système pour le réformer.

http://www.marianne2.fr/Les-lecons-a-tirer-du-scandale-du-Libor_a220587.html

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Y’ en a marre des banques

Posté par ippolito le 9 août 2012

Des banques mises en examen pour escroquerie immobilière en Paca

Trois banques ont été mises en examen en tant que personne morale pour « escroquerie en bande organisée et recel » dans une affaire d’escroquerie aux placements immobiliers dans la région Paca, apprend-on jeudi de source judiciaire.

Les trois banques, la Cifraa, la Banque Patrimoine Immobilier (BPI) et Crédit immobilier de France développement (CIFD), la société holding, sont des filiales du Crédit immobilier de France (CIF).

Elles ont été mises en examen par la juge d’instruction marseillaise Catherine Lévy à la suite d’une information ouverte en 2008 et visant la société aixoise Appolonia, spécialisée dans les conseils en défiscalisation.

Près de 900 victimes qui avaient investi dans des placements immobiliers pour financer leur retraite réclament aujourd’hui près d’un milliard d’euros de préjudice dans cette escroquerie.

Spécialisée dans la commercialisation de programmes immobiliers, Appolonia mettait en avant les avantages du statut de loueur en meublé professionnel pour vendre des lots clefs en main sans apport personnel, le loyer devant rembourser les prêts consentis massivement.
« Aujourd’hui, les victimes que je représente sont surendettées de manière massive et poursuivies par ces banques », a indiqué à Reuters Me Jacques Gobert, avocat d’une association de victimes.

« La mise en examen des banques montrent que le juge considère qu’il a des indices graves et concordants sur leur participation à l’infraction et sur le fait qu’elles n’aient pas respecté la réglementation en matière de prêts immobiliers », a-t-il ajouté.

L’avocat s’attend à d’autres mises en examen d’établissements bancaires dans les prochains jours.

Les gérants de l’agence Appolonia, les commerciaux de la société et cinq notaires de la région Paca sont également mis en examen depuis 2009 dans cette affaire.

François Revilla, édité par Gérard Bon

http://www.rmc.fr/editorial/279906/des-banques-mises-en-examen-pour-escroquerie-immobiliere-en-paca/

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Y’en a marre de la crise

Posté par ippolito le 4 février 2012

Cette crise n’est pas notre crise, mais c’est nous qui la payons : en effet ces 25 dernières années, la part des salaires a baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980, les salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB mais ne représentent plus que 67% actuellement.

Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont allé dans les poches des plus riches et donc 200 milliards d’euros de perte sur les salaires !

Comment s’étonner que les bénéfices des sociétés explosent.

Mais ces 200 milliards qui n’ont pas été versé sous forme de salaires et de sur-salaires représentent également un formidable manque à gagner pour les caisses sociales de la retraite et de la sécurité sociale.

Mais ceux là même qui ont organisé ce vol de nos salaires commencent à s’en inquiéter.

« J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (…) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». C’est ainsi que s’est exprimé Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine qui expose ses craintes au Financial Times.

Il redoute que les gens se soulèvent contre le capitalisme et les marchés dont les profits deviennent indécents.

Ce en quoi il tout à fait raison, la situation faite au peuple grec devient chaque jour plus insoutenable. Vont-ils accepter encore longtemps les dictats de la troika pour le seul bénéfices des banquiers et des rentiers ?

Mais alors comment comprendre que la question des salaires ne soient pas au centre de tous les débats en France alors même que le gouvernement nous promet encore plus de rigueur, la remise en cause de nos droits sociaux (retraite à 67 ans, baisse des remboursements sécurité sociale etc).

Et comment comprendre que le peuple travailleur se soit fait spolier de telles parts de salaires sans explosions sociales.

Il faut peut-être chercher un début d’explication dans le tournant opéré sous le gouvernement Mitterrand par Jacques Delors en 1982 avec la suppression de l’échelle mobile des salaires , dispositif basé sur la négociation permettant d’indexer les salaires sur l’indice des prix et permettant de maintenir le pouvoir d’achat des salariés.

C’est en effet au début des années 1980 que commence le chômage de masse : prétexte tout trouvé pour demander un effort aux salariés pour le bien de l’économie nationale. De mauvaises langues diront que le chômage à été créé de toute pièce afin de constituer une armée de chômeurs, permettant de faire un chantage permanent aux salariés encore en poste.

Et c’est juste après les années 80 que les entreprises réalisent des bénéfices toujours plus importants, du fait des salaires économisés et pour accroitre leurs bénéfices elles restructurent à tour de bras et délocalisent vers des pays à bas coût de main-d’œuvre.

Le quotidien Les Echos précisera « Le revenu salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années ».

Pour preuve que tout allait pour le mieux dans le meilleurs des mondes pour les capitalistes, il suffit de se souvenir que c’est en 1987 que naissait le CAC40, avec un indice 1000. Il cotait 6000 points il n’y a pas très longtemps. Une augmentation de 600%, comme quoi les sacrifices demandés aux salariés n’ont pas été perdus pour tout le monde.

À cela s’est ajouté la précarité, l’intérim, les petits boulots, le temps partiel. Devenu jetable, malléable, l’emploi est la seule variable d’ajustement des entreprises.

Mais ce n’est jamais assez pour la bourse, il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc.

Par le biais du chômage de masse, le patronat et les gouvernements successifs ont réussi leur opération chantage. 
Les capitalistes aidés par les gouvernements successifs ont rusé afin de culpabiliser les travailleurs qui se battaient pour leurs droits et pour leurs salaires.

Combien de fois n’a t-on pas entendu de la part des commentateurs et des politiques que l’intransigeance des revendications salariales mettraient le pays à genoux.

Il faut bien admettre que ce discours culpabilisant à porté ses fruits et on à vu les organisations syndicales mettre un bémol à leurs revendications.
Depuis les années 80 la classe ouvrière de France à perdu des acquis arrachés par de longues luttes au cours des décennies passées.
Le principal acquis étant le droit démocratique de négocier collectivement le niveau de salaire.

Par le biais du chantage à l’emploi dans un premier temps, les grands patrons ont réussi à corseter les organisations syndicales, les amenant peu à peu à participer à la bonne gouvernance des entreprises, non seulement en les dissuadant de défendre les intérêts des travailleurs mais aussi en tentant d’impliquer les syndicats dans l’application des plans des patrons, soit disant dans l’intérêt de la « collectivité économique », comme si les travailleurs et les représentants de la finance internationale avaient des intérêts communs !

Comme on l’a vu, les intérêts bien compris du marché ont soustraient 200 milliards d’euros aux salariés rien que pour l’année 2010.
les directions des organisations syndicales et les représentants des partis se réclamant des travailleurs n’ont pas su résister au chantage des capitalistes et ont céder sur la question des salaires.

Quel candidat à l’ élection de 2012 soulève la question de ces milliers de milliards d’euros soustraient aux travailleurs et à leurs familles depuis 1983 ?

Or cette question est vitale au regard des menaces de plans de rigueurs toujours plus brutaux. Cette question est d’une acquitté sans précédente dans le cas de la Grèce.

En effet tout recul devant les exigences des « marchés » entraine immédiatement d’autres exigences encore plus insoutenables.

C’est les reculades consécutives depuis 1983 devant les exigences des capitalistes qui leur ont permis d’amasser un immense trésor de guerre qu’ils utilisent pour délocaliser les entreprises et la production, parachevant ainsi leur chantage exigeant toujours d’avantage de sacrifices de notre part, dans l’intérêt générale ont-ils l’impudence de déclarer alors qu’années après années, ils annoncent des bénéfices toujours plus grands.

Sous le prétexte de crise économique, alors que les bénéfices explosent années après années, les grands patrons de l’industrie ont jeté au chômage et dans la précarité des millions de travailleurs, permettant ainsi aux capitaines d’industrie de parfaire leur chantage. « tu n’es pas content, des dizaines de chômeurs seront heureux de prendre ta place. Nous avons tolérer la transformation d’une partie croissante des ouvriers en chômeurs chroniques, en miséreux vivant des miettes d’une société en décomposition.

Le droit au travail est le seul droit sérieux que le travailleur ait dans une société fondée sur l’exploitation. Cependant, ce droit lui est enlevé à chaque instant. 
Les travailleurs doivent donc se réapproprier les syndicats et mettre au centre de leurs revendications l’échelle mobiles des salaires mais aussi l’échelle mobiles des heures.

Ils ne s’agit pas des 35 heures mais du véritable partage du travail existant avec maintient du salaire.

En effet est-il tolérable que des millions de travailleurs soient en état de précarité alors que la finance internationale exhibe sans aucune pudeur leurs réussites.

« Les syndicats et les autres organisations de masse doivent lier ceux qui ont du travail et ceux qui n’en ont pas par les engagements mutuels de la solidarité. Le travail disponible doit être réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition déterminer la longueur de la semaine de travail. Le salaire moyen de chaque ouvrier reste le même qu’avec l’ancienne semaine de travail ! Le salaire, avec un minimum strictement assuré, suit le mouvement des prix. Aucun autre programme ne peut être accepté pour l’actuelle période de catastrophes. » Ecrit en 1938 mais plus que jamais d’actualité si l’on veut sortir du cycle infernale de la paupérisation que nous impose la finance internationale.

Les banquiers et autres grands patrons nous ont bel et bien enfumés avec leur chantage sur le sauvetage de l’économie. C’est le peuple seul qui s’est serré la ceinture.

Contre ceux qui ont résister, les journalistes et les politiques ont glosé sur les miettes des régimes spéciaux, sur ces « bénéficiaires de lois obsolètes », sur ce « privilège intolérable ».

Mais ces journalistes ont oublié de mentionner le « privilège intolérable » des actionnaires, ces « bénéficiaires » d’abattements fiscaux, sur la « nécessité économique et démocratique » de taxer leurs revenus financiers.

ils ont oublié d’expliquer que « les millionnaires, toujours plus nombreux, sont lancés dans une course sans fin au plus grand, au plus beau, au plus luxueux yacht… Dans ces châteaux des temps modernes,où le robinet à 8 000 euros plaît beaucoup  » !

Mais ils n’ont pas fait le moindre lien entre la misère des uns et l’opulence affichées sans retenues par ceux qui nous demandent de faire des efforts et de se serrer la ceinture.

Alors il est certain que face aux revendications de l’échelle mobile des salaires et des heures, ceux là même qui exhibent leurs richesses démontreront l’ « impossibilité de réaliser » ces revendications.

Il s’agit de nous préserver de la déchéance, de la démoralisation et de la ruine.

C’est un combat vitale, on le voit d’ores et déjà en Grèce. Le peuple grec va sans aucun doute nous frayer le chemin et nous montrer la voie de la résistance en jetant hors de la Grèce le FMI et l’Union Européenne.

De l’argent, il y en a, il suffit de confisquer les milliers de milliards d’euros qui ont été soustrait par les rapaces de la finance.

Ce n’est pas aux peuples de payer la crise des trusts, des financiers et des banquiers.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/hold-up-sur-nos-salaires-103912

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