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Y’en a marre du coût des élections départementales

Posté par ippolito le 15 mars 2015

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Les élections départementales coûteront plus cher que prévu aux contribuables

Les perdants des élections départementales des 22 et 29 mars prochains sont déjà connus: ce sont les contribuables. Ils devront en effet mettre un peu plus la main à la poche que prévu pour financer l’organisation du scrutin. Ce sera d’ailleurs la même chose pour les élections régionales de la fin de l’année.

La faute aux parlementaires de droite comme de gauche qui, lors de la dernière discussion budgétaire en novembre, ont rejeté une réforme proposée par le gouvernement et censée réduire le coût des élections.

Il s’agissait de supprimer l’envoi de la propagande et autres prospectus électoraux par courrier au domicile des électeurs pour le remplacer par une simple mise en ligne qui ne coûte rien ou presque.

Un procédé déjà en vigueur dans la majorité des autres pays européens mais qui selon les élus français auraient pénalisé certaines catégories d’électeurs, en particulier âgés. Face à cette grogne, la mesure a été repoussée aux présidentielles et aux législatives de 2017. Au mieux!

3,75 euros par électeur

Grâce à cette dématérialisation de la propagande électorale, le gouvernement espérait ramener le coût des élections départements à 2,17 euros par électeur inscrit (ils seront 43 millions, Paris ne votant pas) contre 3,75 euros lors du dernier scrutin cantonal de 2011. Soit une économie de 68 millions d’euros rayée d’un trait de plume à cause de l’attitude des parlementaires. Et qu’il faudra bien compenser dans le budget 2015.

Au final, les élections départementales 2015 devraient donc revenir à près de 150 millions d’euros (dont 54 millions de remboursement des dépenses des candidats).

Les Régionales également plus coûteuses

Les économies attendues pour les élections régionales de la fin de l’année ne seront pas davantage au rendez-vous. Dans le budget 2015 du ministère de l’Intérieur qui prenait en compte la dématérialisation, le coût de ce futur scrutin est estimé à 2,30 euros par électeur inscrit, soit 103 millions d’euros au total.

En fait, il devrait être proche de celui des régionales de 2010: 3,11 euros par électeur, soit 139 millions d’euros au total. Pour ce prix, espérons que les électeurs se déplaceront en nombre.

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/pourquoi-les-elections-departementales-couteront-plus-que-prevu-aux-contribuables-867339.html

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Y’en a marre de la gabegie des allocations familiales

Posté par ippolito le 6 mars 2015

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L’incroyable gabegie des allocations familiales

Absentéisme aux guichets, chefferie surabondante, organisation idiote, aides sociales d’une complexité inouïe : nos CAF sont au bord de la crise de nerfs.

Plantée au milieu des tours HLM du Val Fourré, la Caisse d’allocations familiales de Mantes-la-Jolie est située, comme on dit pudiquement, «au cœur de la précarité» : 30% de chômage, un habitant sur six sous le seuil de pauvreté et un drame qui hante les mémoires, l’immolation dans l’agence d’un chômeur en fin de droits, en 2012. A l’époque, les allocataires pouvaient trépigner pendant trois heures avant d’accéder au guichet, «souvent à bout de nerfs», témoigne un agent. Mais en ce matin, aucune file d’attente à déplorer devant le bâtiment. «Ici on ne reçoit plus les gens que sur rendez-vous, c’est moins stressant pour tout le monde», explique le directeur général de la Cnaf (la Caisse nationale), Daniel Lenoir, qui prévoit de généraliser ce dispositif d’ici juin prochain.

Il en faudra plus pour remettre d’équerre ce monstre administratif de 32.700 personnes, qui distribue chaque année près de 80 milliards d’euros de prestations sociales à 11,7 millions de foyers : les allocations familiales, bien évidemment, mais aussi le Revenu de solidarité active (RSA) ; les aides au logement, à la garde d’enfants ou aux personnes handicapées. Cette branche de la Sécu, financée par les cotisations sociales des employeurs et par l’Etat, est en déficit chronique depuis dix ans. L’année dernière, elle accusait encore un trou de 3,2 milliards d’euros (contre 2,5 milliards en 2012). Surtout, elle est au bord de l’implosion, comme nous l’avons découvert au cours de notre enquête.

Symptôme le plus évident : l’engorgement. Certaines caisses ont parfois deux mois de retard dans le traitement des dossiers. Certes, on n’en est plus au pic de début 2013, quand des dizaines d’entre elles avaient dû baisser le rideau pendant des semaines en Ile-de-France, à Marseille ou à Carcassonne…

Chacune des 102 CAF de France lance ses propres appels d’offres

Mais, selon les confidences des salariés, il n’est pas rare que l’on ferme encore les portes, parfois un jour par semaine, pour écluser les demandes en souffrance. C’est d’ailleurs l’avantage du nouveau mode d’accueil sur rendez-vous. Il permet d’agir en toute discrétion. «Nous représentons la dernière digue face à la misère, constate Mohamed Lounas, délégué CGT à la CAF du Nord. Mais la digue est en train de craquer !»

Façon imagée de dire que le personnel manque d’entrain. La sécurité de l’emploi de ces quasi-fonctionnaires ne suffit pas à leur faire oublier leur maigre fiche de paie : 1.500 euros nets par mois après dix ans d’ancienneté pour un conseiller. Résultat, un taux d’absentéisme élevé, 8% à Paris par exemple, soit deux fois supérieur au privé. En Haute-Garonne, c’est bien pire. Il manque en moyenne 27% des agents, qu’ils soient en formation, en grève ou en arrêt maladie ! Ceux qui accueillent le public ont une excuse, la tâche est ingrate. «Les incivilités sont fréquentes, il arrive souvent que nous devions faire venir la police», témoigne Patricia Muscarello, responsable de l’accueil à Mantes-la-Jolie, où le dispositif de sécurité a été renforcé – caméras, vigiles, boutons d’alarme sous les bureaux.

Les économies et les gains de productivité sont surtout. à rechercher dans les étages supérieurs, dans la superstructure. Car il y a une quantité invraisemblable de CAF. L’Etat a bien cherché à réduire leur nombre en 2011, passé de 123 à 102, soit environ une par département. Mais, décidée depuis Paris, la réforme n’a pas pris en compte la réalité du terrain. Dans les zones dépeuplées comme la Creuse, un agent traite 500 dossiers par an, sans douleur. Dans le Nord, la Seine-Saint-Denis ou les Bouches-du-Rhône, 950 en ramant. «Il faudrait assouplir cette organisation, trop rigide», plaide Francis Vercamer (UDI). Rigide et coûteuse. Car la maison prévoit un minimum de trois «agents de direction» par caisse, lesquels émargent entre 7.000 et 9.000 euros bruts par mois selon la Cour des comptes. Quant au siège national, il affiche le taux d’encadrement le plus élevé de toute la Sécurité sosciale, soit un directeur pour huit employés !

Autre étrangeté, chaque caisse passe ses propres appels d’offres (travaux, événements, etc.), achète son matériel, son mobilier, sans aucune mutualisation. «Il serait beaucoup plus rationnel de tout centraliser», soupire le député UMP Pierre Morange, président de la Mission d’évaluation des comptes de la Sécu (Mecss). Pas si vite : les 102 directeurs de CAF restent très attachés à leur édito dans le magazine mensuel édité par la Caisse nationale, «Vies de famille».

«Cette feuille de chou coûte cher et peu de gens la lisent !», déplore une syndicaliste. Les CAF, enfin, sont pénalisées par la complexité inouïe des aides sociales, un vrai maquis. Dans le domaine de l’aide au logement, par exemple, il n’existe pas une, mais trois prestations «aide personnalisée au logement», «allocation familiale de logement» et «allocation de logement social» – dont le montant est lui-même fonction de plusieurs barèmes de ressources…. Qui varient à leur tour selon le statut de l’allocataire (locataire en HLM, dans le privé, propriétaire).

Pas simple ! Selon la fondation Ifrap, un think tank libéral auteur de plusieurs études sur le sujet, il existerait 700 combinaisons différentes d’allocations et 18.000 règles de droit social à respecter… Quant au RSA, tous les salariés le décrivent comme une «épouvantable usine à gaz». Pour calculer le montant des droits à verser, les agents doivent tenir compte, mois par mois, de l’évolution des revenus des allocataires (intérim, CDD, etc.). Or ces derniers ne les déclarent que tous les trois mois ! «On s’arrache les cheveux», soupire une élue CFDT de la CAF du Puy-de-Dôme. Une lueur d’espoir ? Manuel Valls a annoncé la création , à partir de janvier 2016, de la « prime d’activité » , un dispositif simple qui fusionnera la prime pour l’emploi (PPE) et le RSA. A voir…

Au total, les trop (ou pas assez) perçus représentent près de 2% des prestations versées, estime la Cour des comptes, qui chiffre leur montant à 1,4 milliard d’euros en 2013. Ces erreurs d’aiguillage génèrent d’énormes frais de comptabilité et de procédures : courriers demandant le remboursement, actions judiciaires…

Cette complexité favorise aussi la fraude, qui représenterait, toujours selon la Cour, 995 millions d’euros par an ! Dans ce domaine, la CAF a quand même fait des progrès. «Nous arrivons à en récupérer plus de 70% chaque année», se félicite Daniel Buchet, responsable de ce dossier. Une chose est sûre, le système a besoin d’être élagué. Eh bien, le gouvernement s’oriente exactement dans la direction opposée avec la réforme prévoyant de moduler les allocations familiales en fonction des ressources, prévue pour juillet. «On complexifie la seule prestation qui était simple, versée d’office à toutes les familles, soupire une déléguée CFDT. Désormais il va falloir vérifier leurs revenus, vérifier qu’ils ne changent pas en cours d’année.» Pourquoi faire simple…

Emmanuelle Andreani

Les allocations familiales en chiffres

3,2 milliards d’euros de déficit en 2013, après 2,5 milliards en 2012

18.000 règles de droit social à respecter pour les agents des CAF

1,4 milliard d’euros d’erreurs ou d’anomalies de versements en 2013

8 % d’absentéisme en 2013 à la CAF de Paris, deux fois plus que dans le privé

700 combinaisons d’allocations différentes suivant le profil et les revenus

995 millions d’euros de fraude par an, dont 696 seraient récupérés

http://www.capital.fr/enquetes/derapages/l-incroyable-gabegie-des-allocations-familiales-1017766

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Y’en a marre des collectivités locales

Posté par ippolito le 5 mars 2015

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LES COLLECTIVITÉS LOCALES GASPILLENT L’ARGENT PUBLIC : ELLES DOIVENT RÉDUIRE LEURS DÉPENSES !

Depuis 1982, les dépenses des collectivités territoriales sont en augmentation constante : on est ainsi passé, hors groupements de communes, de 370 milliards de francs de dépenses en 1982 (soit 56,4 milliards d’euros – Mds €) à 195,5 Mds € en 2012 (et 225,9 Mds, groupements de communes inclus). (source : vie-publique.fr)

Les collectivités se plaignent de la réduction annoncée de la dotation globale de fonctionnement, alors même que l’Etat leur confie de plus en plus de nouvelles compétences : elles affirment que cela va nuire au service public et prédisent un avenir catastrophique. Et quand la Cour des comptes déclare qu’elles doivent réduire leurs dépenses, elles répondent qu’elles vont devoir couper dans les investissements…  ou bien laissent déjà entendre qu’elles seront « forcées » d’augmenter les impôts.

Contribuables Associés dénonce ce discours de façade : pour notre association de défense des contribuables fondée il y a 25 ans, l’explosion des dépenses des collectivités locales au cours des dix dernières années (même malgré la crise) n’est pas justifiable, et s’explique surtout par deux phénomènes : le recrutement continu de nouveaux agents, et le clientélisme qui s’exprime notamment par les subventions. Le tout étant aggravé par l’opacité et la complexité du millefeuille administratif, encore accru avec l’ajout de cet échelon intercommunal.

1. « Les dépenses d’aujourd’hui sont les impôts de demain et la dette d’après-demain »

  • 1.1. Les dépenses de fonctionnement plombent les finances locales

C’est dans les dépenses de fonctionnement qu’il faut tailler, avant de toucher aux investissements.  Au lieu d’augmenter les impôts, les collectivités doivent couper dans leurs dépenses de fonctionnement ! En particulier au niveau des charges de personnel.

 

Les dépenses de fonctionnement sont très lourdes : globalement plus importantes que les dépenses d’investissement. En 2012, elles représentaient 69,8% de leurs dépenses totales avec 157,6 Mds €. Elles regroupent principalement
– les frais de rémunération des personnels, qui constituent le premier poste de dépenses (54,8 Mds € en 2012, soit 24,2% des dépenses totales) ;
– les intérêts de la dette, c’est-à-dire les intérêts des emprunts (4,5 Mds € en 2012, soit près de 2% des dépenses totales)

On constate de très fortes disparités : pour les départements par exemple, on passe du simple au double entre les Yvelines (706 euros/par habitant en 2013) et la Lozère (1446). La densité démographique joue pour beaucoup (1 435 448 habitants dans les Yvelines contre 81 281 en Lozère), mais n’explique pas tout : ainsi les Alpes-Maritimes ont un nombre d’habitants comparable à celui des Yvelines (1 094 579) pour une dépense de fonctionnement nettement plus élevée (1013 euros par habitant). Cela veut dire que pour servir des populations de taille similaire, dans un pays qui a les mêmes lois, qui impose donc les mêmes genres de production de papiers, de contrôles, le département des Yvelines dépense 30% moins en fonctionnement que les Alpes-Maritimes. (source Argus des départements)

Ce constat se retrouve à tous les niveaux, et est particulièrement flagrant au niveau des communes, dont certaines dépensent deux ou trois fois plus que des communes de même taille.

Il y a évidemment là des potentiels de réduction des dépenses sans dégrader le service aux citoyens.

…Par exemple en réduisant les embauches, en constante hausse.

  • A l’intérieur des dépenses de fonctionnement, les charges de personnel sont énormes

La fonction publique territoriale est un énorme employeur : 1,91 million de personnes (contrats aidés inclus) au 31 décembre 2012, soit un peu plus du tiers de l’ensemble des personnels des trois versants de la fonction publique. Les communes et les groupements intercommunaux concentrent un peu plus des trois quarts de cet effectif.

Depuis 2008, la croissance des effectifs tend à ralentir, car les transferts de personnels de l’Etat s’achèvent. Mais ils augmentent toujours d’année en année !

Car un nouveau facteur entre en compte : l’intercommunalité +28% de nouveaux agents pour les EPCI à fiscalité propre de 2008 à 2012. Chaque semaine, les intercommunalités embauchent de nouveaux agents, et ils ne reprennent pas des employés communaux, mais des personnes supplémentaires !

  • 1.2. Plus les collectivités dépensent, plus elles augmentent les impôts
 
  • Les régions les plus dépensières en dépenses de fonctionnement, sont aussi celles qui taxent le plus lourdement les habitants

C’est un peu facile de faire payer les contribuables en augmentant les impôts, après avoir dépensé sans compter… tous ces agents sont-ils vraiment utiles par exemple ? Certes, il y a eu beaucoup de transferts de personnel de l’Etat : c’est un autre problème : le statut de la fonction publique. Quand on recrute un fonctionnaire, on devra les payer jusqu’à la fin de sa vie, même si les besoins diminuent… C’est un verrou de taille. La France est l’un des derniers pays à conserver un statut aussi rigide et cela nuit clairement à l’état de nos finances publiques.

Mais les intercommunalités n’ont même pas embauché parmi le personnel des communes : elles ont recruté des fonctionnaires supplémentaires ! Aujourd’hui, on se retrouve avec un bon nombre de personnels communaux qui sont payés à ne rien faire, au fur et à mesure que les intercommunalités acquièrent du pouvoir et des compétences.

  • 1.3. Plus les collectivités dépensent, plus elles s’endettent

Endettement des départements

Quand on compare la carte des dépenses de fonctionnement à la carte de l’endettement, on observe qu’un bon nombre de départements fortement endettés font aussi partie de ceux qui ont de lourdes charges de fonctionnement (ou dans l’autre sens c’est peut être encore plus clair : les départements non endettés ont des charges de fonctionnement relativement peu élevées).

  • Endettement des communes. 

L’échelon communal est de loin le plus dépensier : les dépenses des communes représentent près des 2/3 des dépenses des collectivités. Ce qui n’est pas étonnant, quand on voit que les communes consacrent 1/3 de leurs dépenses aux charges de personnel (contre un peu plus de 11% pour les départements et de 3% pour les régions)

3 exemples (données DGCL 2013) :

Argenteuil (Val d’Oise) : les charges de personnel représentent plus de 145% le montant des taxes locales (taxe d’habitation + taxe sur le foncier bâti), soit 754 euros par habitant !
Avec une capacité d’autofinancement de 62 euros par habitant, cela porte à 41 ans le nombre d’années nécessaire pour que la commune se désendette…

Aubagne (Bouches-du-Rhône) : les charges de personnel représentent quasiment 120 % du montant des taxes locales (taxe d’habitation + taxe sur le foncier bâti), soit 814 euros par habitant !
Avec une capacité d’autofinancement de 86 euros par habitant, cela porte à 40 ans le nombre d’années nécessaire pour que la commune se désendette…

L’Isle Jourdain (Gers) : les charges de personnel représentent plus de 125% le montant des taxes locales (taxe d’habitation + taxe sur le foncier bâti), soit 603 euros par habitant !
Avec une capacité d’autofinancement de 215 euros par habitant, cela porte à 12 ans le nombre d’années nécessaire pour que la commune se désendette.

 

Les dépenses sociales ne cessent de s’alourdir, elles plombent les budgets départementaux. On observe que c’est un phénomène géographiquement bien ciblé…

2. Les collectivités doivent guérir de leurs pratiques clientélistes

2.1. Les investissements inutiles et coûteux, un fléau très répandu

Dans ses Argus, Contribuables Associés note les communesdépartements et régionsde France sur le critère principal de la dépense par habitant, sans distinguer l’investissement du fonctionnement, notamment parce que les dépenses d’investissement sont parfois clientélistes et non systématiquement profitables à l’ensemble des contribuables.

Rappel : Les dépenses d’investissement concernent les remboursements des emprunts (13 Mds € en 2012, soit 5,8% des dépenses totales) ; mais également les travaux d’équipement et les acquisitions immobilières et mobilières. Elles représentaient 68,2 Mds € en 2012, contre 51,63 Mds en 2003. (source vie-publique.fr)

Exemples : Une piscine, un stade de sports, un carrefour giratoire sont des dépenses d’investissement souvent très visibles, dont un maire peut se prévaloir pour être réélu. Non seulement ces investissements entraînent dans l’avenir des dépenses supplémentaires de fonctionnement, mais parfois ce sont des investissements inutiles, les installations étant peu utilisées : le but poursuivi n’était pas d’offrir un service aux habitants mais de « faire plaisir à un ami » dans le BTP par exemple…  Ce n’est pas un hasard si la moitié des carrefours giratoires existant dans le monde sont en France : c’est parce que les dépenses d’investissement sont trop systématiquement considérées dans notre pays comme des dépenses vertueuses, bénéficiant à la population.

2.2. Les élus sont souvent atteints par la « subventionnite »

Contribuables Associés lutte contre les subventions d’argent public, à tous niveaux, parce qu’elles sont souvent distribuées dans une grande opacité, ce qui favorise le clientélisme.

Les collectivités qui distribuent le plus de subventions sont aussi celles qui ont les impôts les plus lourds (et aussi qui ont les dépenses de fonctionnement les plus élevées, cf. carte plus haut)

2.3. Un millefeuille administratif et une fiscalité illisible, ça rend la transparence difficile…

  • La clause de compétence générale permet à chaque échelon de tout financer. Il y a un manque de transparence énorme, du simple fait de l’impossibilité de tracer simplement qui finance quoi : les dépenses sont fréquemment co-financées par la commune, l’intercommunalité, le département et la région ensemble !

Exemple : Il y a parfois des manques de coordination qui touchent à l’absurde : certaines rues ont parfois un tronçon géré par la commune,  l’autre par l’intercommunalité. L’intercommunalité décide de refaire son tronçon, dans la foulée les ouvriers employés par l’intercommunalité refont aussi le tronçon géré par la commune ; après quoi l’intercommunalité envoie la facture à la commune… c’est ainsi entre autres que les communes, en particulier de petite taille, voient leurs dépenses s’envoler à mesure que l’intercommunalité se développe. Et aussi parce que la loi de finances 2010 a institué un fonds de péréquation intercommunal et communal, qui implique des flux entre les communes et les intercommunalités.

-> Contribuables Associés demande depuis des années une simplification et clarification de ce système illisible, afin que chacun puisse « tracer » où va l’argent de ses impôts.

  • L’intercommunalité, moyen pratique de dépenser incognito 

Focus sur les intercommunalités, où il y a des abus parce qu’il n’y a aucun contrôle, beaucoup de citoyens ignorent même qu’elles ont récupéré une bonne partie des compétences des communes

Les intercommunalités ont obtenu quelques ressources : elles perçoivent une partie de la taxe d’habitation, une partie des taxes foncières, la CET, la majorité de la CFE…

On constate d’abord un problème de lisibilité : on lève l’impôt au niveau de l’intercommunalité, et on le repasse en grande partie aux communes sans que les contribuables puissent le voir et comprendre réellement, une fois que le total est obtenu.

Plus grave encore, on constate qu’elles dépensent souvent bien plus qu’elles ne perçoivent par leurs ressources propres…

… car l’’intercommunalité est par nature dépensière

Plus l’intercommunalité est grande, plus la dépense de fonctionnement par habitant est élevée : alors qu’on aurait pu s’attendre à des économies d’échelle. Cela s’explique sans doute par le fait qu’au fur et à mesure que l’intercommunalité grossit, elle délivre de plus en plus de services, et donc dépense de plus en plus. Or, tous ces services sont-ils bien utiles ?

  1. Une piste pour s’en sortir : les citoyens-contribuables doivent s’impliquer !

Il y a des réformes qui s’imposent, un changement d’état d’esprit à implanter dans les collectivités…

mais dès maintenant il y a des choses à faire, chacun peut faire bouger les choses au niveau local.

C’est dans cette idée que Contribuables Associés a créé les 3 Argus, conçus pour être des outils participatifs, pour encourager le débat entre les élus et les contribuables.

Peu de citoyens savent qu’ils ont la possibilité de consulter, sur le portail des collectivités locales, les comptes de toutes les communes de France et des groupements de communes depuis quelques années.

Nous en avons tiré un outil plus accessible et qui permet de comparer facilement la propension des collectivités à dépenser, recruter, subventionner

http://www.contribuables.org/2015/02/les-collectivites-locales-gaspillent-largent-public-elles-doivent-reduire-leurs-depenses/

 
 

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Y’en a marre du changement de nom des conseils généraux

Posté par ippolito le 1 mars 2015

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CHANGEMENT DE NOM DES CONSEILS GÉNÉRAUX : 2 MILLIONS D’EUROS POUR LA SEULE CÔTE D’OR !

La loi du 17 mai 2013 prévoit le changement de nom des conseils généraux à l’issue des élections départementales des dimanches 22 et 29 mars prochains.

Les conseils généraux s’appelleront désormais « conseils départementaux », ce qui va obliger à changer les plaques d’entrée, papiers à en-tête, signalétique, etc.
Selon François Sauvadet, président UDI de Côte d’Or cité par le Canard Enchaîné du 25 février, le coût s’élèvera à 2 millions d’euros pour son seul département :

Sachant qu’il y a 101 départements en France et que la Côte d’Or n’est que le 51e par la population, ce qui implique donc moins de signalétique à remplacer que dans les départements plus peuplés, on peut estimer que ce changement de nom va coûter plusieurs centaines de millions d’euros aux contribuables.

http://www.observatoiredesgaspillages.com/2015/02/changement-de-nom-des-conseils-generaux-2-millions-deuros-pour-la-seule-cote-dor

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Y en a marre des jeux olympiques

Posté par ippolito le 27 février 2015

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Le budget des Jeux olympiques, difficile à maîtriser

Les responsables de Paris et du gouvernement l’assurent : après les dérapages des précédentes éditions, le coût de l’organisation des Jeux olympiques d’été serait contrôlé si la capitale venait à être choisie comme ville hôte en 2024. « Les Jeux dispendieux, je crois que ce n’est plus du tout d’actualité », a affirmé Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, en novembre. « Cette candidature part bien parce qu’elle est maîtrisée », a assuré Thierry Braillard, le secrétaire d’Etat chargé des sports, le 12 février, lors de la présentation de l’étude de faisabilité. La ville n’est pas encore officiellement candidate : le projet doit d’abord être étudié par le Conseil de Paris en avril.

Un budget prévisionnel de 6 milliards d’euros

C’est une règle implicite dans l’élaboration des dossiers de candidature depuis le début des années 2010 : les villes candidates doivent éviter de présenter des budgets démesurés. Celui envisagé pour le moment par Paris atteint 6,2 milliards d’euros, répartis entre des dépenses d’organisation (avec une participation publique relativement faible, 3 %) et des dépenses d’infrastructures. Le Comité international olympique, lui, fournit 2 milliards d’euros.

Budget annoncé pour les JO à Paris en 2024 

Concernant les 3 milliards d’euros d’investissements en infrastructures, l’étude de faisabilité assure que « près de 2 milliards concernent des installations déjà programmées ou envisagées », comme la rénovation de Paris-Bercy et de Roland-Garros. La construction du village olympique (1,7 milliard d’euros) permettrait ainsi de « participer à l’effort de construction en logements manquants en Ile-de-France » et 200 millions d’euros seraient affectés à « la nécessaire mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite de certaines infrastructures de transport ». Le projet du Grand Paris prévoit déjà, lui, des investissements massifs dans les réseaux de transports franciliens.

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L’investissement spécifique aux JO serait ainsi d’un milliard d’euros, juge l’étude, qui conclut que ce projet « saurait être responsable financièrement et durable ». A noter que le simple fait de postuler, avec tous les frais que cela suppose et sans garantie d’obtenir le mandat du CIO, coûterait environ 60 millions d’euros, selon une estimation de Bernard Lapasset, président du Comité français du sport international (CFSI).

Tous les précédents Jeux montrent une explosion des coûts

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On ne demande qu’à croire l’étude de faisabilité et espérer des Jeux olympiques réussis, à la sécurité assurée et renvoyant ainsi une bonne image de Paris et de la France lors d’un des événements les plus suivis dans le monde. Pourtant, les expériences passées, sur les trente dernières années, montrent que le budget initialement présenté a largement été dépassé, parfois dans des proportions ahurissantes.

Comparatif entre les coûts annoncés et les coûts réels 

Parmi les exemples récents les plus marquants, les Jeux d’Athènes avaient été largement sous-budgetés. En 2011, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, avait déclaré qu’en Grèce, « 2 % à 3 % de la dette extérieure du pays a augmenté en raison du coût des Jeux ».

 

« Les premiers partisans de l’organisation d’un tel événement dans leur ville ont intérêt à sous-estimer les vrais coûts »

Quatre ans plus tard, les Jeux de Pékin explosaient les compteurs (avant d’être dépassés par les JO d’hiver de Sotchi en 2014) avec un coût total de près de 40 milliards d’euros. En 2012, la facture des Jeux de Londres a été multipliée par trois par rapport au budget initial. Les prochains jeux de Rio en 2016, au budget initial de 10 milliards d’euros, sont désormais évalués à 12 milliards d’euros. La candidature de Tokyo, en 2020, prévoyait elle un budget équivalent à la candidature parisienne, environ 6 milliards d’euros.

 

En 2010, un article publié dans une revue du Fonds monétaire international affirmait que « les budgets initiaux [des JO] sous-estiment toujours le coût total de l’événement ». Et notamment les dépenses de sécurité, « énormes » depuis le 11 septembre 2001, ou le fait qu’« entre la présentation de la candidature à l’organisation d’un événement et son organisation effective, les coûts de construction et la valeur du foncier peuvent augmenter de beaucoup ».

« De plus, les premiers partisans de l’organisation d’un tel événement dans leur ville ont intérêt à sous-estimer les vrais coûts tant que le soutien du public n’est pas acquis. Quand les villes candidates se lancent dans la bataille, elles ont naturellement tendance à faire des propositions équivalentes à celles de leurs concurrentes et à enjoliver leurs propres plans. »

Les Jeux en valent-ils la chandelle ?

C’est la grande question. En candidatant, les villes espèrent des retombées positives. En termes purement budgétaires concernant l’événement, tout le monde s’accorde à dire qu’on ne tire pas de bénéfices directs avec les Jeux olympiques. Wladimir Andreff, économiste à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, parle même d’un « winner’s curse » (« malédiction du vainqueur de l’enchère ») des Jeux olympiques. Pour Londres 2012, « le seul moyen de conclure que cela valait la peine d’accueillir les JO a été de tenir compte de [supposés] effets intangibles, telle la fierté nationale et locale d’avoir accueilli les Jeux ».

 

« Il est nécessaire de se pencher sur d’autres impacts : bénéfice social, bien-être collectif, fierté nationale, etc. »

Une étude du cabinet Microeconomix, publiée début février, affirme que si les « gains économiques à attendre de l’organisation des JO sont faibles, voire nuls », même le secteur du tourisme « ne devrait pas particulièrement bénéficier des JO, surtout pour une ville comme Paris se situant déjà dans les trois villes les plus touristiques au monde avec Londres et Bangkok, tandis que la France reste le pays accueillant le plus de touristes. »Conclusion :

« Une candidature honnête devrait reconnaître que, si les gains économiques ne suffisent pas à justifier l’organisation de JO, il est nécessaire de se pencher sur d’autres impacts : bénéfice social, bien-être collectif, fierté nationale, etc., autant d’éléments intangibles, bien plus subjectifs, qu’il ne s’agit pas de négliger pour autant. »

Malgré le gouffre financier qu’ont représenté les Jeux de Barcelone en 1992, son maire, Xavier Trias, a estimé en 2012 que l’événement avait « totalement transformé » sa ville. La capitale catalane a ainsi amélioré son réseau de transports, a su réutiliser la plupart des installations olympiques et accueille désormais régulièrement des manifestations sportives de premier plan. Une réutilisation qui a servi d’exemple aux organisateurs de Londres 2012 mais pas à ceux d’Athènes 2004 : l’article du FMI constatait en 2010 que « de nombreux sites utilisés pendant les Jeux d’Athènes en 2004 sont soit vides, soit rarement utilisés, et occupent des terrains précieux dans ce centre urbain surchargé ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/02/25/le-budget-des-jeux-olympiques-difficile-a-maitriser_4582953_4355770.html#JdilZJH5Y8gWQjgx.99

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Y’en a marre du nouveau ministère de La Défense

Posté par ippolito le 26 février 2015

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L’Armée se paie un nouveau ministère à 4 milliards d’euros

Coïncidence du calendrier : alors que François Hollande a demandé au gouvernement de trouver d’ici l’été de nouvelles ressources pour financer les dépenses militaires, le 28 février, les militaires vont prendre livraison des premiers bâtiments du Balargone, ou « Pentagone à la française », le surnom du nouveau ministère de la Défense situé porte Balard dans le XVème arrondissement de Paris.

Le 5 février, une quinzaine de sénateurs de la commission de la Défense menés par l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ont d’ailleurs visité les lieux pour s’assurer que tout était en ordre.

Le ministre restera à l’Hôtel de Brienne

Les premiers militaires et fonctionnaires civils du ministère devraient arriver en mai et les derniers début 2017. Mais dès cette année, les états-majors des trois armes y seront installés. Ce Pentagone version française doit regrouper à terme l’ensemble de la chaîne de commandement des armées françaises ainsi que les services centraux de la Défense.

En tout 9.300 militaires et civils actuellement dispersés dans 17 implantations dans Paris, dont l’actuel ministère « historique » du Boulevard Saint Germain. Seul, le ministre de la Défense et son cabinet resteront dans le vénérable Hôtel de Brienne, dans le VIIème arrondissement de la capitale.

154 millions de loyers annuels jusqu’en 2041

Au total, le coût de cette opération doit atteindre 4,3 milliards d’euros pour l’Etat. Sans compter 10 millions d’euros de frais de déménagement. Pas vraiment donné en période d’économies budgétaires. Faute de budget suffisant, le gouvernement Fillon avait choisi en mai 2011 la formule pourtant contestée d’un partenariat public-privé (PPP). Un consortium d’entreprises menées par Bouygues a assuré la construction et va prendre en charge la maintenance et l’entretien du site pendant 27 ans. En contrepartie, l’Etat paiera un loyer annuel de 154 millions d’euros dès 2015.

Le ministère de la Défense financera en partie ce loyer par la vente de 17 bâtiments et sites parisiens qui seront progressivement libérés par les militaires. Le ministère espère au minimum 600 millions d’euros de ces ventes, dont 230 millions dès 2015.

Il mise aussi sur des économies d’échelle résultant du regroupement des personnels. Ainsi 1.363 emplois publics seront supprimés à la Défense en raison de l’externalisation de certaines activités d’entretien dans le nouveau ministère. La construction sur une parcelle voisine de 90.000 m2 de bureaux par Bouygues, qui en touchera les loyers pendant 60 ans, doit permettre d’équilibrer l’opération.

« Un modèle » pour Jean-Yves Le Drian

« Un modèle pour la maîtrise des dépenses ». C’est ainsi que Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, avait qualifié l’opération lors d’une visite du chantier en janvier 2014. Pourtant, en 2012, alors porte-parole du candidat François Hollande, l’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve n’avait pas de mots assez durs contre le projet, et plus généralement contre les partenariats public-privé, désavantageux pour les contribuables mais profitables pour les groupes privés.

Il estimait que le coût de fonctionnement par agent du ministère passerait de 13.000 à 16.500 euros par an à Balard. Au lendemain de l’élection présidentielle, le gouvernement Ayrault avait même envisagé de renoncer à cette opération.

Valls vante les partenariats, la Cour des comptes s’en méfie

Mais depuis, les socialistes ont mis de l’eau dans leur vin. En septembre, c’est Manuel Valls lui-même qui annonçait vouloir relancer les partenariats public-privé en inaugurant un viaduc en Gironde. « Ce montage est un bon exemple de ce dont nous sommes capables. La France, pour retrouver de la croissance et donc des emplois doit impérativement relancer l’investissement public comme privé, et notamment dans le secteur des travaux publics et de la construction », avait-il lancé.

Sauf que la Cour des comptes n’est visiblement pas sur la même longueur d’onde. Selon les informations de BFMBusiness, elle vient d’entamer une enquête sur l’application de la loi de programmation militaire (LPM).

Dans ce cadre, elle veut en particulier connaître le véritable coût des nouveaux modes de financement comme les partenariats publics-privés ou le leasing de matériels proposé par le ministère de la Défense, contre l’avis de Bercy qui estime le mécanisme inflationniste.

Le « Balardgone » en chiffres

> 4,3 milliards d’euros dont 154 millions de loyers annuels versés jusqu’en 2041

> 9.300 militaires et fonctionnaires civils dont 3.700 dans les états-majors

> 420.000 m2 de bâtiments

> 12 sites parisiens du ministère vendus en contrepartie

> 10 millions d’euros de dépenses de déménagement

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/l-armee-doit-louer-ses-avions-mais-se-paie-un-ministere-a-4-milliards-d-euros-859954.html

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