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Y’en a marre des syndicats

Posté par ippolito le 3 mars 2015

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Syndicats : moins d’adhérents, toujours plus d’argent…

Pour l’instant, rien n’est officiel. Mais les projets de décret sont d’ores et déjà écrits. De quoi s’agit-il ? De la majoration des cotisations sociales payées par les employeurs, à partir du 1er janvier 2015, pour financer les organisations syndicales et patronales.

Non seulement l’État va leur verser 30 millions d’euros chaque année, une étrange innovation en période de supposée baisse des dépenses publiques, mais les entreprises devront, de leur côté, leur consacrer une cotisation plus élevée que prévu.

Le taux retenu avait été fixé dans un premier temps à 0,014 % de la masse salariale, soit environ 70 millions d’euros par an. Finalement, la loi Sapin sur la formation professionnelle votée en mars dernier aboutit à un décret d’application plus généreux.

Ce sera non pas 0,014 mais « 0,016 % des paies versées ». Avec une masse salariale annuelle supérieure à 500 milliards, ces deux millièmes pour cent font grossir l’enveloppe de plus de 10 millions d’euros.

Lire aussi : « Sapin : les syndicats lui disent merci ! »

À quoi va servir tout cet argent ?

Alors que les syndicats perdent chaque année des adhérents, il est paradoxal de leur offrir une gratification supplémentaire. Il se trouve à peine un salarié sur vingt, dans le secteur privé, pour faire acte d’adhésion.

Dans certaines organisations, la manne dispensée par l’argent public et les cotisations des entreprises représentera bien davantage que les cotisations. C’est donc à une sorte de participation financière obligatoire que sont soumis beaucoup de Français, à la fois comme salariés – les cotisations payées par les entreprises, c’est autant qui ne va pas dans leurs poches – et comme contribuables.

À quoi va servir tout cet argent ? À la CGT, Thierry Lepaon a fait preuve de créativité, mais le modèle qu’il a mis en place n’a pas fait l’unanimité. Nul doute qu’il trouvera de dignes successeurs, qui feront s’envoler les belles paroles du gouvernement sur le strict contrôle des sommes allouées.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/syndicats-moins-d-adherents-toujours-plus-d-argent-10-12-2014-1888374_2134.php

 

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Y en a marre des syndicats

Posté par ippolito le 11 décembre 2014

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Syndicats : moins d’adhérents, toujours plus d’argent…

Pour l’instant, rien n’est officiel. Mais les projets de décret sont d’ores et déjà écrits. De quoi s’agit-il ? De la majoration des cotisations sociales payées par les employeurs, à partir du 1er janvier 2015, pour financer les organisations syndicales et patronales. Non seulement l’État va leur verser 30 millions d’euros chaque année, une étrange innovation en période de supposée baisse des dépenses publiques, mais les entreprises devront, de leur côté, leur consacrer une cotisation plus élevée que prévu.

Le taux retenu avait été fixé dans un premier temps à 0,014 % de la masse salariale, soit environ 70 millions d’euros par an. Finalement, la loi Sapin sur la formation professionnelle votée en mars dernier aboutit à un décret d’application plus généreux. Ce sera non pas 0,014 mais « 0,016 % des paies versées ». Avec une masse salariale annuelle supérieure à 500 milliards, ces deux millièmes pour cent font grossir l’enveloppe de plus de 10 millions d’euros.

À quoi va servir tout cet argent ?

Alors que les syndicats perdent chaque année des adhérents, il est paradoxal de leur offrir une gratification supplémentaire. Il se trouve à peine un salarié sur vingt, dans le secteur privé, pour faire acte d’adhésion. Dans certaines organisations, la manne dispensée par l’argent public et les cotisations des entreprises représentera bien davantage que les cotisations. C’est donc à une sorte de participation financière obligatoire que sont soumis beaucoup de Français, à la fois comme salariés – les cotisations payées par les entreprises, c’est autant qui ne va pas dans leurs poches – et comme contribuables.

À quoi va servir tout cet argent ? À la CGT, Thierry Lepaon a fait preuve de créativité, mais le modèle qu’il a mis en place n’a pas fait l’unanimité. Nul doute qu’il trouvera de dignes successeurs, qui feront s’envoler les belles paroles du gouvernement sur le strict contrôle des sommes allouées.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/syndicats-moins-d-adherents-toujours-plus-d-argent-10-12-2014-1888374_2134.php

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Y’en a marre des dépenses de la C.G.T

Posté par ippolito le 26 novembre 2014

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Après l’appartement, la CGT dépense 62.000 euros pour le bureau de Lepaon

Après le scandale des travaux de son appartement, le secrétaire général de la CGT va devoir s’expliquer sur la réfection de son bureau, qui a coûté quelque 62.000 euros, selon Le Canard enchaîné.

Un parquet à 7400 euros, un nouveau système électrique pour 10.000 euros, du mobilier fabriqué sur-mesure pour 21.600 euros… Non, ce n’est pas la facture des travaux de l’appartement de Thierry Lepaon mais celle… de «l’aménagement» de son bureau. Le Canard enchaîné dans son édition à paraître ce mercredi publie un extrait du devis des travaux, réalisés en début d’année au siège de la CGT, qui ont coûté au total plus de 62.000 euros.

Le journal satirique révèle ainsi que celui qui a succédé à Bernard Thibault souhaitait «disposer d’une déco au goût du jour» dans son bureau de plus de 50 m². La CGT a donc missionné un «conducteur de travaux» pour superviser le chantier, a exigé des «études préliminaires» et fait établir un «contrat de maîtrise d’oeuvre», le tout pesant pour 15.000 euros dans la facture finale. De quoi s’interroger sur l’ampleur de «l’aménagement».

Le coût de la rénovation de l’appartement de Thierry Lepaon, pris en charge par son syndicat, avait déjà provoqué une tempête fin octobre. Bien que Lepaon s’était défendu de savoir que la réfection de son appartement avait coûté quelque 130.000 euros (avec le mobilier), le secrétaire général de la CGT avait fini par avouer «une faute collective». Thierry Lepaon avait botté en touche, estimant que «les gens s’en foutent» et préférant se rencentrer sur les missions de son syndicat. Celui-ci avait d’ailleurs soutenu son numéro 1 et l’affaire semblait classée. Les militants, déjà sur la défensive après cette somptueuse rénovation, risquent de ne pas apprécier ces nouvelles révélations.

http://www.lefigaro.fr/immobilier/2014/11/25/05002-20141125ARTFIG00333-apres-l-appartement-la-cgt-depense-62000-euros-pour-le-bureau-de-lepaon.php

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Y’en a marre des scandales des logements de fonction

Posté par ippolito le 6 novembre 2014

 

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Scandales des logements de fonction : souvenez-vous avant l’affaire Thierry Lepaon !

L’histoire se répète fâcheusement. L’affaire des travaux de rénovation de l’appartement de fonction du secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, financés à prix d’or (130.000 euros selon le Canard Enchainé) aux frais de la centrale syndicale, n’est malheureusement que le énième scandale qui éclabousse les logements de fonction de nos responsables politiques et syndicaux. Tour d’horizon (non exhaustif) des polémiques les plus retentissantes de ces dernières années.

Quand Fadela Amara hébergeait son frère face à la Tour Eiffel

En 2010, Fadela Amara , alors secrétaire d’Etat à la Ville du gouvernement Sarkozy, est épinglée par le Canard Enchainé, au motif que celle-ci héberge son frère dans son appartement de fonction de 120 mètres carrés, situé en plein cœur du 7ème arrondissement, avec vue imprenable sur la Tour Eiffel. La frère y bénéficiait notamment d’un cuisinier et d’un maître d’hôtel, tandis que la secrétaire d’Etat continuait à vivre dans son HLM dans le 13ème arrondissement pour lequel elle payait un surloyer. A l’époque la ministre reconnaît aussitôt les faits.

Trop bien logé… le directeur de cabinet de Christine Boutin contraint à la démission

Fin 2007, c’est le directeur-adjoint du cabinet de Christine Boutin, alors ministre du Logement, qui est dans le collimateur du Canard : Jean-Paul Bolufer loue depuis 1981 un appartement de 190 mètres carrés, auprès de la Régie immobilière de la Ville de Paris, pour quelque 1.197 euros mois. Cinq fois moins que le prix du marché ! Certes, il ne s’agit pas là d’un logement de fonction, mais venant du chef de cabinet d’une ministre du Logement ce dérapage est difficilement justifiable. Les révélations le poussent d’ailleurs à démissionner dans la foulée

Le scandale Gaymard : 600 mètres carrés pour 14.000 euros par mois aux frais de l’Etat

En 2005, le ministre de l’Economie Hervé Gaymard est contraint de démissionner suite à un article du Canard enchaîné révélant que ce dernier profite, avec sa femme Clara et leurs 8 enfants, d’un luxueux logement de fonction de 600 mètres carrés financé au frais de l’Etat à hauteur de 14.000 euros par mois. Pour pimenter un peu plus le dossier, on apprend, coup sur coup, que le ministre de Nicolas Sarkozy a refusé un premier appartement de fonction mis à disposition par Bercy et qu’il possède déjà d’un appartement parisien de 200 mètres carrés qu’il loue.

Suite à l’affaire une circulaire, est alors publiée par Matignon, précisant qu’un membre du gouvernement ne peut avoir un logement de fonction que s’il n’en possède pas déjà un à Paris, et que l’éventuel prise en charge par l’Etat se limitera à l’avenir à 80 mètres carrés, plus 20 mètres carrés par enfant à charge.

L’appartement d’Alain Juppé… et celui dont profitait son fils

En juin 1995, le Canard enchaîné épingle Alain Juppé, alors Premier ministre de Jacques Chirac. En cause : depuis 1990 et alors qu’il occupait des fonctions d’adjoint aux finances de la Mairie de Paris, celui-ci louait un logement de 180 mètres carrés, propriété de la Ville de Paris, situé rue Jacob, dans le 6ème arrondissement, pour un loyer mensuel de 12.000 francs (environ 2.000 euros), bien en dessous des prix du marché.

L’hebdomadaire tire par deux fois sur Juppé en affirmant que le ministre aurait également contribué à réduire le montant du loyer de son fils, logé aussi par la Ville de Paris dans un appartement de 88 mètres carrés. Une enquête du Parquet de Paris s’ouvre. Alain Juppé et son fils déménagent. L’affaire est classée.

Les HLM des enfants Tibéri

En 1995, les deux enfants du maire de Paris, Jean Tibéri, sont dans le collimateur de l’Association pour la défense des contribuables parisiens (ADCP) et de son avocat… un certain Arnaud Montebourg. Motif ? Dominique et Hélène, deux jeunes trentenaires, se sont vus attribuer des logements municipaux, par l’Opac, l’office HLM de la Ville… alors qu’ils étaient chacun propriétaire d’un logement loué au prix du marché. Là encore, les deux enfants Tibéri font leurs valises et l’affaire est enterrée.

Guillaume Chazouillères

http://www.capital.fr/immobilier/actualites/scandales-des-logements-de-fonction-souvenez-vous-avant-l-affaire-thierry-lepaon-975453

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Y’en a marre de la CGT

Posté par ippolito le 26 octobre 2014

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 La CGT d’EDF lourdement condamnée

Les condamnations du procès du comité d’entreprise d’EDF sont curieusement passées inaperçues. Elles prouvent que CGT et PC se finançaient sur la bête…

C’est une étrange affaire, et ce, depuis le début. Après plus de dix ans d’instruction sur l’un des financements les plus secrets du Parti communiste et de la CGT par le comité d’entreprise d’EDF, un procès s’était finalement tenu en juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris à la stupéfaction des intéressés eux-mêmes, plus habitués à être amnistiés qu’à être poursuivis. Pendant trois semaines, dans une indifférence quasi générale, volontaire ou soigneusement entretenue, le dossier du juge d’instruction Jean-Marie d’Huy, plus épais qu’une armoire normande, a été largement utilisé pour détailler les malversations et les détournements de fonds de la CCAS, la Caisse centrale d’activités sociales, qui fait office de comité d’entreprise à EDF.

Cette CCAS est célèbre pour l’énormité de ses recettes – près de 500 millions d’euros par an – calculées sur la base de 1 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au lieu de 1 % de sa masse salariale comme c’était la règle à l’origine. Une hérésie économique qui date de sa création en 1946 par Marcel Paul, le ministre communiste de la Production industrielle. Une « faute de frappe » – qui peut le croire ? -, avait-on dit à l’époque, laquelle, ensuite, n’avait jamais été rectifiée. Depuis lors, cette CCAS, qui est gérée en dépit du bon sens et exclusivement par la CGT, est connue pour être la principale caisse noire du Parti communiste et de son syndicat frère. Pour évaluer l’extravagance de la chose, il suffit de multiplier 500 millions d’euros par le nombre d’années écoulées depuis 1946. On comprend mieux ces sonos dernier cri, ces bus ultramodernes et toutes ces banderoles rouges qui donnent l’impression d’être toujours neuves, lors des manifestations de la CGT dans les rues !

Des manoeuvres pour faire capoter l’instruction

On savait depuis longtemps – depuis toujours – que cette caisse noire fonctionnait à plein régime, mais encore fallait-il le prouver. Et puis, tout arrive : fin 2003, à la suite de la plainte d’un cadre de la Caisse en Vendée, une information judiciaire est enfin ouverte pour « escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux », et elle est confiée au juge parisien Jean-Marie d’Huy, celui de l’affaire Clearstream. Un solide ! Dès le printemps 2004, ce dernier comprend assez vite à qui il a affaire après avoir perquisitionné à grand fracas la CCAS, le siège de l’Iforep, une nébuleuse proche de la CCAS, l’Agence centrale de publicité (ACP) liée au Parti communiste et les bureaux du journal L’Humanité : des militants communistes dévoués corps et âme à leur parti et pour lesquels tout ce qui est pris à « l’ennemi de classe » est bon à prendre, tout ce qui peut aider à la « cause » est juste et bienvenu.

Passons sur les nombreuses manoeuvres souterraines ou officieuses qui auront été initiées par le bloc PC-CGT pour faire durer ou capoter l’instruction de Jean-Marie d’Huy… Dix ans après le début de l’instruction, le procès s’ouvre enfin au mois de juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris. Après trois semaines d’audience et trois semaines de silences gênés dans les grands médias audiovisuels et les principaux quotidiens – rappelons que les quotidiens parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par le Syndicat du livre CGT -, le procureur Serge Roques requiert dix-huit mois de prison avec sursis contre le principal inculpé, Jean Lavielle, qui présidait la CCAS à l’époque, et neuf mois avec sursis contre la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin, poursuivie pour un emploi fictif. De nombreuses et fortes amendes sont réclamées contre la CGT et sa fédération des Mines et de l’Énergie, contre l’Iforep et contre L’Humanité, ces deux derniers pour avoir profité de détournements de plus d’un million d’euros. Au total, huit personnes physiques et quatre organisations seront condamnées dans ce dossier.

12 condamnations bien senties

Le jugement du tribunal correctionnel est finalement rendu le 1eroctobre dernier, dans un silence tonitruant. Pas une seule télévision, ni une généraliste ni une chaîne d’info, pas la moindre radio, pas un journal n’en rendra compte sur le moment ni plus tard à notre connaissance, sauf quelques lignes dans un mince entrefilet des Échos et sur le site de La Croix. Alors, ce jugement, qu’avait-il de si mystérieux ou de si terrible ? Il était très clairement déshonorant pour la CGT et assenait de fort lourdes condamnations :

Jean Lavielle écope des dix-huit mois avec sursis réclamés par le procureur. La sénatrice Gonthier-Maurin se voit gratifiée de dix mois avec sursis et l’ancien directeur général, Jean-Paul Blandino, de huit mois avec sursis. Pour les amendes, le tribunal est allé au-delà des réquisitions, condamnant à 20 000 euros d’amende la CGT et sa fédération des Mines et de l’Énergie et à 75 000 euros chacun l’Iforep et L’Humanité, les deux principaux bénéficiaires des détournements de fonds.

Au total, 12 condamnations bien senties pour des faits clairement identifiés et prouvés de détournements et de malversations sur une longue période, de 1994 à 2002, au coeur d’un dispositif secret, unique au monde, dont le trésor immense semble plutôt géré par des corsaires des Caraïbes que par des syndicalistes compétents et responsables. Car, bien entendu, la gestion baroque de cette CCAS cousue d’or n’a jamais cessé ! Chiffres récents : 80 millions d’euros de pertes pour l’exercice 2010, 550 millions d’euros de dépenses pour 470 millions de recettes ! Pour éponger ces dettes et d’autres, la CGT d’EDF a décidé de vendre certains bijoux de famille de cette CCAS qui, comme Le Point l’a révélé, détient près d’un milliard d’euros d’actifs !

Du moins n’aura-t-elle plus à supporter un autre procès au civil, en dommages et intérêts, de la part d’EDF qui, au dernier moment, s’est retirée de toute instance dans cette affaire. Pour éviter de mettre de l’huile sur le feu ? Les prochaines élections de représentants des salariés à la CCAS sont prévues pour le 26 novembre prochain et il y a fort à parier que la CGT y restera majoritaire avec l’aide du conseil d’administration, lui-même contrôlé par l’État, puisque cette entreprise a la particularité, depuis son origine, d’être mise en coupe réglée par son syndicat communiste majoritaire avec le consentement tacite de sa direction.

Rappelons tout de même que, pour le citoyen/consommateur, les tarifs d’EDF ont été augmentés deux fois de 5 % en 2013 et en 2014 en raison de la dérive des dépenses. La justice est donc finalement passée dans ce dossier et c’est une première ! Reste une question : pourquoi donc les télévisions, les radios et les journaux ont-ils fait autant la sourde oreille ?

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nouailhac-la-cgt-d-edf-lourdement-condamnee-21-10-2014-1874245_2428.php

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Y’en a marre de la SNCM

Posté par ippolito le 8 juillet 2014

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SNCM : la gabegie incarnée

En grève longue durée, la société de transport maritime ne cesse de s’enferrer, sous le regard lâche des gouvernements successifs.

C’est une fable triste et scandaleuse. Celle d’un gâchis perfusé à l’argent public, pour préserver la paix sociale au prix fort. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), chargée de relier par la mer le continent à l’île de Beauté, ne pouvait vivre qu’à l’abri du monopole et des subventions plantureuses. Au temps de la concurrence et de la vérité des prix, elle est dépassée.

Et c’est panique à bord. La part de marché de l’entreprise est passée de 80 % en 2000 à 34 % en 2005. Un dévissage brutal qui ne s’est plus inversé. Depuis plus de dix ans, la SNCM n’a pas connu un seul résultat d’exploitation positif. Aujourd’hui, la Commission européenne exige qu’elle rende 450 millions d’euros de subventions. C’est presque risible puisque le chiffre d’affaires annuel n’atteint même pas 300 millions d’euros, aides comprises.

Après avoir fait la sourde oreille, le secrétaire d’État aux Transports Frédéric Cuvillier, bien obligé de se prononcer, milite pour un redressement judiciaire. Aussitôt, les syndicats hurlent. Ils rencontrent ce lundi 7 juillet Gilles Bélier, le médiateur nommé par le gouvernement. Chaque jour de grève pénalise des milliers de passagers et coûte un million d’euros. Ce n’est pas une première. À la SNCM, c’est toujours le même scénario qui se répète lamentablement.

Six P-DG en dix ans !

La compagnie a connu six P-DG en dix ans. Presque toujours des hauts fonctionnaires, jamais des entrepreneurs. Leur feuille de route est simple : ne fâcher ni les Corses ni les syndicats, virtuoses de la surenchère.

Depuis le début des années 2000, l’État remet régulièrement au pot en échange d’un plan de redressement qui n’est jamais appliqué. Entre 2001 et 2004, un programme de départ de 300 salariés aboutit au contraire à une légère hausse du personnel navigant. La concurrence emploie deux fois moins de personnel de bord que la SNCM, où la masse salariale représente la moitié du chiffre d’affaires contre le quart ailleurs.

Mais cet amour du sureffectif ne dissuade pas les mouvements sociaux, bien au contraire. Les grèves de 2004 font perdre 200 000 passagers à la compagnie. L’année suivante, les banques prennent peur et refusent de maintenir leur concours. L’État décide de privatiser en remettant quelques louches d’argent public pour allécher un repreneur.

En 2006, 38 % du capital est vendu pour 13 millions d’euros à un fonds d’investissement, BCP. Deux ans plus tard, BPC revend ses parts au prix fort : 73 millions d’euros, une multiplication par plus de cinq pour une société qui va de perte en perte.

L’État, qui a gardé directement 25 % du capital et dispose de trois représentants au conseil d’administration, brille par son mutisme. Rien ne se passe, la flotte vieillit, les subventions ne sont plus ce qu’elles étaient. Chaque ministre des Transports enterre le dossier en espérant qu’il n’explosera pas avant son départ.

En janvier denier, l’État avait promis de rénover la flotte de la SNCM avec quatre nouveaux navires. Mais Transdev, qui est le principal actionnaire avec 66 % – et qui appartient à l’État à 50 % via la Caisse des dépôts -, n’a nullement l’intention de verser plus de 600 millions d’euros dans ce puits sans fond. Les syndicats le savent depuis février, mais ils ont attendu la période de pointe pour bloquer leurs bateaux… en attendant de les couler définitivement.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/sncm-la-gabegie-incarnee-07-07-2014-1843870_2134.php

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