Y’en a marre du chômage et surtout des mensonges du gouvernement

Posté par ippolito le 5 juin 2014

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L’Unedic prévoit encore 300.000 chômeurs de plus en 2014 et 2015

La dette totale de l’assurance-chômage devrait dépasser 28,5 milliards en 2016.

La courbe du chômage n’est pas prête de s’inverser… Selon les dernières prévisions de l’Unedic, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi devrait encore bondir de 163.200 sur l’ensemble des années 2014 et 2015. Sur les trois premiers mois de l’année, il a déjà progressé de 42.000…

Pis, si on ajoute aux inscrits de la catégorie A les chômeurs en activité réduite (recensés en B et C), la progression sur deux ans devrait dépasser cette fois-ci les 300.000! Le vrai retournement proviendrait de l’emploi salarié qui, après avoir reculé de 23.600 au premier trimestre, repasserait dans le vert à la fin de l’année.

Une inversion de tendance trop tardive et surtout insuffisante pour finir 2014 sur un résultat positif, puisque le régime d’assurance chômage pronostique que la France comptera 27.400 emplois salariés de moins au 31 décembre prochain. Il faudra en réalité attendre 2015 pour voir le nombre de créations d’emplois sur une année afficher un solde positif, à + 66.400.

Equilibre financier

Ces mauvais résultats sur le front de la lutte contre le chômage auront un impact sur l’équilibre financier de l’Unedic. Loin de se résorber, le trou du régime d’assurance chômage se stabiliserait à 3,7 milliards fin 2014 et 3,6 milliards fin 2015.

Conséquence, la dette continuerait de grimper pour atteindre 25 milliards à la fin de l’année prochaine et les premières projections pour 2016 indiquent qu’il devrait dépasser… 28,5 milliards.

Cela aurait pu être pire. Toujours d’après l’Unedic, les nouvelles règles d’indemnisation arrêtées fin mars entraîneraient une réduction du déficit de 300 millions au second semestre 2014 et de 830 millions en 2015.

Résultat, si le trou de l’Unedic augmentera légèrement moins que prévu (par rapport aux prévisions établies en mars), ce n’est pas grâce à l’amélioration de la conjoncture ou à la politique du gouvernement. Mais uniquement en raison des moindres dépenses et des recettes supplémentaires engendrées par la nouvelle convention définies par les partenaires sociaux.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/05/22/09005-20140522ARTFIG00304-l-unedic-prevoit-encore-300000-chomeurs-de-plus-en-2014-et-2015.php

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 2 juin 2014

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Vrais chiffres chômage Avril 2014, 41100 chômeurs de plus, malgré 304600 radiations

Toujours 1 inscrit sur 2 qui ne perçoit aucune indemnité de Pôle emploi.
Seuls 2 chômeurs sur 10, sortent des listes pour « reprise d’emploi déclarée ».
Environ 1 emploi, trop souvent précaire, pour 100 demandeurs.
33 % environ de la population active sans emploi ou sans emploi stable.

L’actualité étant portée davantage sur les millions d’euros de magouilles de l’UMP, voici quand même, comme chaque mois, les chiffres glaciales, concernant les millions, cette fois-ci, de privés d’emploi, et trop souvent de revenu :

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Avril 2014 :

- Défauts d’Actualisation : 201 700, 41,3 % des sorties des listes (+7,6 % en 1 an).
- Radiations Administratives (les punis) : 49 500, 10,2 % des sorties (+4,7 % en 1 an).
- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 53 400 et 11 % des sorties.

soit 304 600 radiés des listes (62,5 %) pour autres motifs que :

- Stages parking : 47 200, 9,7 % des sorties (+18,3% en 1 an).
- Arrêts maladie, maternité etc : 37 600, 7,7 % des sorties.(+12,6% en 1 an)
- Reprises d’emploi déclarées : 97 900, ne représentent que 20,1 % des sorties des listes de pôle emploi.

Demandeurs d’emploi par catégories :

A : 3 364 100 +0,4 % ( + 3,5 % sur 1 an ).
B : 656 400 -0,1 % ( + 3,5 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 965 400 +2,3% ( + 7,3 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
D : 282 200 +0,9 % ( + 6,9 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
E : 394 700 +0,6% ( + 12,9 % sur 1 an ) contrats aidés etc.

TOTAL : 5 662 800 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 4,9 % sur 1 an, 41100 chômeurs de +, par rapport à Mars.

TOTAL, dom-tom compris : 5 991 200 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

Quelques chiffres qui parlent :

Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 14,9 % sur 1 an.
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 17,6 % sur 1 an.

Chômage des 50 ans et +, + 11,1 % sur 1 an.

+ d’1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (51,5 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER …)

Offres d’emploi dispo, dernier chiffre connu : 200 702.

Le + scandaleux, LES INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques :

Ne sont pas comptés dans ces 5 991 200 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 378 900 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 300 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 921 100 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.

+ 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’ accès à emploi adapté.

+ d’1 million de SANS-DROITS, principalement :

- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe)

- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 650€ d’allocation chomage, ou 790€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 629€ par mois, si vous êtes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA, et qui n’ont pas encore l’age pour prendre la retraite ou encore percevoir le minimum vieillesse « ASPA » ( 67 ans) ASPA récupérable sur le patrimoine, au décès.

- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits)

- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 9,5 MILLIONS demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapport complet de la DARES de 20 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p…

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-avril-2014-152546

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 1 juin 2014

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Nouvelle hausse du chômage: « les chiffres de l’échec »

Depuis deux ans, 440 000 nouveaux chômeurs se sont inscrits à Pole Emploi, 14800 de plus au mois d’avril. Les syndicats appellent le gouvernement à « changer de politique ».

Pôle emploi a recensé fin avril en métropole 14 800 nouveaux inscrits (+0,4%) en catégorie A (sans aucune activité). La hausse des demandeurs d’emploi est encore plus marquée en incluant ceux exerçant une petite activité (+36.400, +0,7%), pour un total de 4 985 900 à la fin avril (5 285 600 avec l’Outre-mer). Depuis l’élection de François Hollande à la présidentielle, le nombre de chômeur a augmenté de 440 000.

La situation est aussi très préoccupante chez les chômeurs de longue durée. Activité réduite comprise, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an enregistre une forte hausse de 1,1% en un mois (+10,5% en un an).

Malgré ces chiffres accablants, le gouvernement espère toujours une inversion de la courbe du chômage au trimestre prochain.

Une échéance repoussée tous les mois. Aucun organisme ne prévoit pourtant de véritable reprise de l’emploi en 2014 et, selon l’Unédic qui gère l’assurance chômage, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité devrait augmenter de 103 200 en 2014 et de 60 000 en 2015.

La CGT comme FO alertent à nouveau sur l’échec de la politique gouvernementale et appellent à un changement de cap. « Les résultats des élections européennes ont montré la crise grave que nous traversons. La hausse continue du chômage est un des facteurs de cette crise. Le gouvernement doit absolument changer de politique ; cesser les cadeaux faits au patronat sans contrepartie et agir pour développer l’emploi industriel et les services publics » explique la CGT.

« Un seul constat s’impose : les demandeurs d’emploi sont toujours plus nombreux et subissent le chômage de plus en plus longtemps », relève de son côté Force Ouvrière.

« Aussi Force Ouvrière continue de revendiquer un changement de politique économique et sociale pour soutenir une croissance forte et créatrice d’emplois qui ne se décrète pas par des discours ou un pacte de responsabilité focalisé sur la baisse du coût du travail ».

« Pour FO, c’est une relance du pouvoir d’achat, le développement des services publics, le développement de véritables investissements industriels et donc la fin des politiques d’austérité qui assureront le retour de la croissance et de la création d’emplois ».

Le chômage augmente également en Allemagne

Le nombre de chômeurs a grimpé en mai en Allemagne, selon des chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mercredi. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 24.000.

- See more at: http://www.humanite.fr/nouvelle-hausse-du-chomage-les-chiffres-de-lechec-538566#sthash.CLKc1pQq.dpuf

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Y’en a marre des mesures qui ont aggravé le chômage

Posté par ippolito le 31 mai 2014

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Chômage : les 9 mesures qui ont aggravé le problème depuis 2 ans

Après un mois de légère accalmie, le nombre de demandeurs d’emplois est reparti à la hausse en avril (+0,4% soit 14 800 personnes). Le souhait du gouvernement d’inverser la courbe du chômage ne semble donc pas sur la bonne voie. Les politiques mises en œuvre depuis deux ans ont d’ailleurs contribué à ce que la situation s’aggrave.

Que ce soit sur le thème de la lutte contre le chômage, ou, plus généralement, sur les grandes orientations économiques du pays, le gouvernement a, depuis deux, pris une séries de mesures au mieux inefficaces, au pire nuisibles sur la question de l’emploi. Le point sur les décisions les plus contre-productives.

Sur l’action du gouvernement dans sa lutte contre le chômage

1 – L’accord sur la sécurisation de l’emploi, entraînant une hausse du coût des CDD, la généralisation de l’obligation de mutuelles de salariés, et l’instauration d’un plancher pour le temps partiel à 24 heures
Selon le gouvernement mais aussi les partenaires sociaux, cet accord devait être une pièce majeure de la lutte contre le chômage.

Or, c’est probablement plutôt le contraire : quelques facilités sont accordées aux entreprises, surtout grandes, pour la mise en œuvre de plans sociaux, tandis que les syndicats ont obtenu en échange de nouveaux « droits » pour les salariés.

Renforçant ainsi un peu plus la dualité du marché du travail entre « insiders » bénéficiant de protections et « outsiders » qui n’ont pas ou rarement accès à l’emploi, en tout cas à l’emploi stable. Le comble étant atteint avec la mesure sur le temps partiel « minimum », dont il a fallu repousser l’entrée en vigueur tant elle pourrait menacer des emplois.

2 – Les emplois d’avenir et le soutien général aux contrats aidés (au détriment par exemple de l’apprentissage qui a été fortement diminué)

D’une manière générale, le pari a été de privilégier ce qui était censé faire baisser rapidement les statistiques du chômage. Quitte à amoindrir l’apprentissage, probablement en considérant que les jeunes concernés restent dans le circuit de la formation initiale et pas sur le marché du travail. Difficile de connaître le véritable impact de ces emplois aidés sur le chômage, une fois pris en compte leur coût et tous les effets de substitution et d’éviction attachés. Mais on sait d’expérience que ce type d’emploi, justement, prépare assez mal « l’avenir ».

3 – Les contrats de génération encourageant les binômes « un jeune + un senior » contre une aide de Pôle Emploi

Ces contrats sont un échec cuisant pour le gouvernement, avec moins du tiers de l’objectif de départ rempli à la date anniversaire. Visiblement, le dispositif était mal calibré voire mal pensé pour attirer aussi peu d’entreprises. Et encore, il semble qu’il y ait eu beaucoup d’effets d’aubaine dans les contrats conclus qui ont pu concerner des projets d’embauche déjà existants. En période de difficultés importantes sur le marché du travail, de tels dispositifs sont trop contraignants et peu attractifs pour vraiment faciliter des embauches.

4 – La refonte de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) dont le fonctionnement est critiqué par la Cour des comptes

L’Afpa est un sujet lancinant, et une préoccupation régulière pour les finances publiques. On peut d’ailleurs s’interroger sur la pertinence d’une organisation publique en matière d’offre de formation alors qu’il existe un marché pour cela. Plus globalement, c’est toute l’approche de la formation professionnelle en France qui reste à réformer en profondeur et à libéraliser là où on continue de gérer l’existant, comme le dernier accord interprofessionnel sur la formation l’a hélas de nouveau confirmé.

5 – La « garantie jeunes » proposant le versement de l’équivalent du RSA aux 18-25 ans sur une sélection d’une dizaine de territoire
Ce genre de dispositif spécifique, pour des populations ciblées, s’assimile plus à des mesures de solidarité et de réinsertion « pré-emploi » qu’à de véritables instruments de la politique de l’emploi.

Ils peuvent être utiles si l’accompagnement est vraiment au rendez-vous, pour justement favoriser l’entrée ou le retour à l’emploi ou en formation. A l’inverse, ils ne sont que de simples « patchs » s’ils ne vont pas au-delà du versement d’allocations.

Sur l’action du gouvernement sur la vie économique française

6 – La hausse des prélèvements obligatoires en début de mandat et leur impact sur les entrepreneurs supérieur aux baisses de charges annoncées

C’est probablement ce qui a été le plus négatif en ce début de mandat pour le climat économique et donc l’emploi. Le sentiment que, dans la continuité des décisions de la fin du quinquennat précédent, tout l’ajustement des finances publiques passerait par davantage de recettes et non moins de dépenses.

Ce « choc fiscal », sans ambiguïté pour les personnes physiques, est pourtant moins clair pour les entreprises si on met le CICE dans la balance. Mais les hausses d’impôt et de cotisations (retraite notamment) se sont accumulées rapidement, tandis que le CICE apparaissait lointain et conditionnel, au point d’en brouiller la perception et d’en amoindrir l’impact.

7 – La volonté du gouvernement d’augmenter son intervention dans la gestion des plans sociaux

8 – La tendance générale des pouvoirs publics, par des effets d’annonce et la volonté d’être plus présents, à créer une ambiance négative chez les entreprises
C’est dans l’ensemble assez anxiogène pour les entreprises et les investisseurs. Qui amplifient parfois l’importance réelle de ces signaux (on se souvient de bras de fer autour de Peugeot, ou avec Titan au sujet de Continental).

Non seulement ça n’empêche aucun ajustement rendu indispensable dans des entreprises. Mais ça peut parfois les compliquer et les renchérir. Surtout, c’est un frein réel aux investissements nouveaux et à l’embauche. Les pouvoirs publics devraient au contraire assurer la stabilité et la lisibilité de la norme. Et ils auraient intérêt à minimiser l’écho d’éventuelles interventions dans des situations particulières.

9 – Les investissements de la BPI vers des des entreprises « que les banques privées ne veulent pas financer »

Il y a eu des échanges indirectement assez vifs entre les dirigeants de la BPI et certains politiques quand les premiers ont indiqué que cette structure n’avait pas vocation à financer des « canards boiteux ». Si cette doctrine n’était pas respectée et si les investissements devenaient trop « politiques » et pas assez rationnels, alors il y aurait à craindre que des restructurations de certaines entreprises ou filières ne s’opèrent pas comme il conviendrait. Au détriment de l’intérêt de long terme de l’économie et de l’emploi.

http://www.atlantico.fr/decryptage/chomage-9-mesures-qui-ont-aggrave-probleme-depuis-2-ans-jean-charles-simon-1588191.html/page/0/1

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 19 mai 2014

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La France a encore détruit 23 600 emplois en début d’année

L’intérim, un indicateur avancé de l’état du marché du travail, a enregistré son plus fort repli depuis 18 mois

Le retournement, mais pas dans le bon sens! Après avoir créé 15 100 emplois au quatrième trimestre 2013 – une première après deux ans dans le rouge -, l’économie française a recommencé à détruire des emplois sur les trois premiers mois de l’année: 23 600 exactement, portant ainsi à 57 200 le nombre de postes supprimés sur un an et à plus de 180 000 depuis l’élection de François Hollande, en mai 2012.

Résultat, il y a désormais un peu moins de 15,9 millions de salariés dans les secteurs principalement marchands en France, soit un niveau comparable à celui de début 2005. Ce nouveau recul enregistré sur les trois premiers mois de 2014 ramène donc l’Hexagone neuf ans en arrière…

Selon les chiffres provisoires – ils seront affinés dans un mois – publiés vendredi matin par l’Insee , aucun secteur n’a surnagé au premier trimestre. L’industrie a continué son inexorable descente aux enfers, entamée il y a maintenant près de treize ans, en supprimant encore 9 300 emplois de plus.

Depuis mi-2001, ce secteur – qui fut jadis le poumon économique de la France – aura détruit pas moins de 926 000 postes (dont 51 100 sur la seule dernière année) et n’aura connu, au final sur cette période, qu’une seule hausse trimestrielle début 2011. Un accident de parcours donc, avec 400 emplois créés!

La situation est un peu moins critique dans le secteur de la construction, qui a subi en ce début d’année 2014, avec une hémorragie de 5 100 emplois sur trois mois, son – seulement – neuvième recul trimestriel consécutif.

Le recul sur un an est deux fois moins important que dans l’industrie (avec – 24 200 emplois) mais avoisine les 125 000 destructions depuis le début de la crise, qui correspond pour les entreprises de bâtiment au dernier trimestre de l’année 2008.

L’intérim chute

Le secteur des services, qui représente aujourd’hui plus de 71 % des emplois en France, a lui aussi vu ses effectifs baisser au début de l’année, de 9 200 personnes. Il limite cependant la casse sur un an, notamment grâce à un excellent chiffre de l’emploi salarié fin 2013 (+ 32 500 postes), en affichant une hausse de 18 100 en cumul sur les douze mois.

Mais ce qui est particulièrement inquiétant dans le secteur tertiaire, c’est la chute importante de l’intérim, qui a enregistré sur trois mois un recul de 24 900 emplois et ainsi gommé le sursaut de 24 100 observé au trimestre précédent.

Avec tout juste 520 000 intérimaires, ce sous-secteur – considéré comme un indicateur avancé du marché du travail à l’instar du bâtiment – a ainsi retrouvé début 2014 son niveau d’il y a quatre ans, lui-même en repli de plus de 150 000 par rapport à son plus haut atteint début 2007. Dit autrement, un quart des emplois intérimaires ont été supprimés en France en sept ans…

Ces mauvais résultats confirment que la France est loin d’être sur le chemin de renouer avec la création d’emplois, que les institutions internationales n’envisagent pas avant début 2015 (pour la Commission européenne), voire la fin 2015 (pour l’OCDE). Ils rendent surtout improbable la prévision de l’Insee, publiée il y a deux mois, anticipant une «légère progression» de l’emploi salarié en France au premier semestre 2014.

Pour y parvenir, il faudrait que le nombre d’emplois créés au deuxième trimestre soit supérieur à 25 000, une performance sur trois mois que la France n’a pas connue depuis trois ans. Et ce, surtout après avoir enregistré une croissance nulle au premier trimestre, avec tous ses composantes dans le rouge.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/05/16/20002-20140516ARTFIG00408-la-france-a-encore-detruit-23600-emplois-en-debut-d-annee.php

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Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 16 mai 2014

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ILS NE PENSENT PAS (FORCÉMENT) COMME NOUS

Comment a-t-on pu arriver à 40% de chômage dans le privé?

En moins de quarante ans, le nombre de demandeurs d’emploi serait passé, selon des études, de 1 million à plus de 9. Francis Journot, militant associatif, évalue ainsi à 40 % le taux de chômage dans le secteur privé et s’interroge : « Les représentants des gouvernements qui, depuis trente-cinq ans, affirment que la lutte contre le chômage constitue une priorité, sont-ils sincères ? »

Dès 1974, le taux de chômage a entamé son ascension pour atteindre fin 1985, un niveau, qui, si l’on en croit les chiffres égrenés par les gouvernements successifs, se serait, au fil des années, le plus souvent maintenu autour de 10 %. Mais il est permis de douter de la pertinence de la méthode. En effet, la définition du chômeur au sens du Bureau International du Travail (BIT) ne comptabilise que les inscrits n’ayant aucune activité. En France, ce groupe qui représenterait 3,3 millions de personnes, est répertorié en catégorie A de Pole Emploi. Le taux ainsi calculé, ne serait jamais descendu au dessous de 7,7 % (2001) mais n’aurait en revanche, jamais excédé 10,8 % (1993) ou 10,9 % (1997) de la population active.

Un taux de 10 % avec une probabilité moyenne de 9 chances sur dix de trouver un emploi, ne serait pas si inquiétant et chacun d’entre-nous aurait sa chance, si toutefois, ce taux, calculé selon la méthode du BIT, exprimait la réalité de la situation. Mais, depuis la deuxième moitié des années 70, le nombre de demandeurs d’emploi serait, selon des études, passé de 1 million à maintenant 9,5 millions.

DÉNI DE RÉALITÉ

En 1993, le nombre de chômeurs franchissait le seuil historique des 3 millions. Mais deux décennies plus tard, la France compterait toujours, selon les chiffres officiels, environ 3 millions de chômeurs (3 349 300 en mars 2014) parmi 6 millions d’inscrits. Mais deux études, l’une publiée sur Le Parisien / Aujourd’hui en France (« Le chiffre noir des chômeurs invisibles ») et l’autre par France 3 (« Les vrais chiffres du chômage »), révélaient en décembre 2012 que la France pourrait compter 9,2 ou 9 millions de demandeurs d’emploi. Et si l’on répercute la hausse du nombre de demandeurs d’emploi durant les seize derniers mois dont celle de 5,7 % en 2013 selon l’INSEE, le nombre pourrait maintenant dépasser 9,5 millions.

Il convient, afin d’obtenir un taux significatif du chômage, de dissocier secteur privé et public. En effet, les agents bénéficient généralement d’un travail pérenne et ne sont que plus rarement confrontés à ce fléau. De plus, le taux ainsi exprimé interpelle sur la difficulté effective de trouver un emploi.

La population active totale compte aujourd’hui 29,8 millions de travailleurs dont 5,5 millions d’agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière. Le secteur privé dénombrerait 24,3 millions de travailleurs dont 9,5 millions de demandeurs d’emplois. Soit une probabilité d’être touché à des degrés divers par le chômage qui atteindrait 39 % dans le secteur privé.

UN CHÔMAGE PLUS STRUCTUREL QUE CONJONCTUREL

Depuis quarante années, les gouvernements ont préconisé une autre économie, mais n’ont guère proposé, par manque de clairvoyance, par incompétence ou par subordination au dogme néolibéral du libre-échange, de solutions à un chômage grandissant qui promettait d’atteindre des sommets quelques années plus tard. Ainsi, les fermetures d’usines ont participé à l’apparition d’un chômage structurel qui, depuis cette époque, n’a jamais cessé de grossir. Il est à craindre maintenant, qu’aucune amélioration conjoncturelle, quelque soit le niveau de croissance, ne permette de le résorber.

Par ailleurs, l’inadéquation ou la carence d’offres d’emploi, compromet ou interdit l’accès au travail d’une importante population devenue inemployable. Le nombre de salariés du secteur privé en emploi à temps plein et en activité, ne compterait aujourd’hui, sur une population totale de 66 millions d’habitants, que 15 millions de salariés dont plus d’1 million employé par des organismes privés assurant des missions de services publics, des organismes divers d’administration centrale, des associations, commissions, etc., généralement financés par l’argent public.

Lors de la désindustrialisation entamée dés le début des années 70, la France, encore en plein emploi, comptait prés de 22 millions d’actifs dont 2,1 millions de fonctionnaires pour une population totale de 50 millions d’habitants. Aujourd’hui, le taux de salariés français au regard de la population totale, compte parmi les plus faibles des pays industrialisés.

L’économie française n’est plus cohérente. Notre pays n’a guère le choix et doit recréer 1 à 2 millions d’emplois industriels, susceptibles de générer plusieurs autres millions d’emplois indirects et induits. En modifiant les modes de gestion et les processus de production, il serait économiquement viable de produire à nouveau en France, une part importante des biens que nous consommons. Une relance massive de l’industrie manufacturière pourrait constituer l’un des rares moyens de combattre ce déséquilibre structurel et de recréer un environnement qui offrirait plus de compatibilité entre offre d’emploi et demande. Cela procurerait un nombre important de postes à des personnels peu diplômés et peu ou moyennement qualifiés, premières victimes du chômage, mais aussi beaucoup d’emplois très qualifiés. A terme, l’augmentation du nombre de cotisants, préserverait les régimes de protection sociale, diminuerait les déficits publics et permettrait de réduire les charges salariales et patronales.

Mais, bien que l’industrie française ait payé un lourd tribut à l’Europe et à la mondialisation, la Commission Européenne s’opposerait à la relance de l’industrie manufacturière et arguerait que des aides sectorielles seraient susceptibles d’affecter les échanges entre les Etats membres. S’opposer aux décisions et à la politique européenne, envisager une sortie de l’euro et de l’UE ou accepter un chômage de masse, le débat interdit devra avoir lieu.

UN TAUX DE CHÔMAGE CONFORME AUX RECOMMANDATIONS DE LA BCE

L’organisme de coopération et de développement économique (OCDE) et la Banque centrale Européenne (BCE) publient chaque année un indice établissant un lien entre taux de chômage et inflation. Celui-ci, le « Non accelerating inflation rate of unenployement » ou Nairu, indique à chaque pays développé, le taux de chômage minimum nécessaire à la stabilisation de l’inflation.

Selon ce postulat, une baisse du chômage pourrait faire augmenter les salaires, donc les coûts de production, puis les prix de vente. L’augmentation des salaires pourrait faire croître la demande et ainsi impacter les prix de vente. Ces deux facteurs (augmentation des coûts et de la demande) seraient générateurs d’inflation et de dépréciation des capitaux. Cependant, si l’on considère que la plupart de nos biens de consommation ne sont plus produits en France, la théorie perd de sa cohérence.

Quelle que soit la gravité de la situation économique au moment des estimations et quel que soit le niveau de chômage structurel ou conjoncturel, le taux, entre 1985 et 2014, a le plus souvent été proche de 9 %.

Pour exemples, en 1985, la France redécouvrait la misère. Coluche lançait « Les Restos du cœur » et trente ans après l’hiver 1954, l’Abbé Pierre créait Emmaüs France et la Banque alimentaire. Le thème des SDF s’invitait dans l’actualité et choquait la France. Le taux de chômage, selon le gouvernement dirigé par Laurent Fabius, sous la présidence de François Mitterrand, approchait 10 % au 4ème trimestre et le nombre de chômeurs franchissait la barre des 2,5 millions. L’OCDE avait préconisé un taux de 9 %.

En 1995 et 1996, sous la présidence de Jacques Chirac, notre pays comptait 3 millions de chômeurs depuis 1993 et déjà 1 million de rmistes. En septembre 1995, le premier ministre Alain Juppé s’engageait auprès de Bruxelles à ramener en 2 ans le déficit public à 3 % du PIB. En décembre, prés de 2 millions de français descendaient dans la rue pour protester contre son plan d’austérité. Soucieux de respecter la limite de déficit imposée par le traité de Maastricht, il s’empressait de brader une part de l’industrie française pour renflouer les caisses. La privatisation du joyau Pechiney (aluminium) faisait un flop et ne rapportait que 3,8 milliards de francs à l’État et Usinor-Sacilor, n’était vendu que 10 milliards.

Puis Alain Juppé cédait en 1996 la première compagnie maritime française pour seulement 20 millions de francs après que l’Etat ait injecté 1,2 milliard de francs. Le premier ministre tentait en vain, la même année, de vendre au Sud-Coréen Daewoo, pour 1 franc symbolique, le fleuron technologique national Thomson après une recapitalisation de l’Etat à hauteur de 11 milliards de francs. Entre 1995 et 1996, le taux de chômage oscillait entre 1,2 et 10,7 % et flirtait avec le taux estimé de l’OCDE de 10,3 %.

Aujourd’hui le chômage atteint un sommet inégalé et l’OCDE continue d’indiquer des taux semblables : 9,2 % pour 2013, 2014 et 2015.

L’écart peu élevé durant trois décennies entre le taux de chômage moyen de 10 % selon la norme du Bureau international du Travail (BIT) et celui de 9 % déterminé par l’OCDE, pose questions. Une volonté affichée d’éradiquer le chômage est-elle compatible avec le respect des recommandations de cet organisme ? Les représentants des gouvernements qui, depuis trente-cinq ans, affirment lors de discours enflammés, que la lutte contre le chômage constitue une priorité et une cause nationale, sont-ils sincères ?

Par ailleurs, il est assez peu probable que l’OCDE, la BCE et le FMI ignorent la réalité du chômage. Ceux-ci ont certainement conscience que le taux de 9 ou 10 % de chômage, selon la norme du BIT, peu éloigné du taux moyen qu’ils préconisent, masque un chiffre de plus 9 millions de demandeurs d’emploi. Pourtant, à travers leurs recommandations, ils demandent implicitement à l’État Français de s’abstenir de mettre en place des politiques efficiences pour l’emploi. Ainsi, l’absence de relance de l’industrie manufacturière contribue à maintenir plus ou moins au chômage une part importante de la population active. Peut-être faut-il voir là, l’une des raisons de la désindustrialisation de la France.

Deux prix Nobel d’économie dénonçaient déjà au début des années 2000, l’inefficacité de cet indicateur dont Joseph Stiglitz (« Cet indice n’est plus pertinent pour déterminer le lien entre chômage et inflation »,« La foi en ce lien a pour effet d’empêcher les gouvernements de mettre en œuvre des politiques qui réduiraient le chômage ») et Franco Modigliani, qui fut, au milieu des années 70, l’un des deux créateurs du Nairu (« Le chômage est principalement le résultat de politiques macroéconomiques erronées inspirées par une crainte obsessionnelle de l’inflation et une attitude considérant le chômage comme quantité négligeable »).

DES DÉCENNIES DE DÉSINDUSTRIALISATION

Le chiffre de 1 million de demandeurs d’emploi atteint en 1977, représentait un taux de chômage de 4,3 % de la population active. On estime généralement que ce niveau s’apparente au plein emploi. Mais la désindustrialisation et la délocalisation de l’industrie manufacturière dés le début des années 70, menées de concert par gouvernements et groupe industriels, ont fait bondir le taux de chômage quelques années plus tard. Le premier choc pétrolier de 1973 et la constante et importante augmentation de la population active, notamment due à l’incidence de l’évolution démographique, ont accentué cette tendance.

Le discours politique promettait déjà de lutter contre le chômage et prédisait une mutation vers une nouvelle ère qui générerait les emplois de demain. L’antienne néolibérale d’une nouvelle France qui remplacerait l’industrie manufacturière des biens de consommation par une nouvelle industrie aux contours flous et incertains, mais s’appuyant sur l’innovation, les R&D, l’énergie, la formation, les nouvelles technologies et autres produits à haute valeur ajoutée, était, et demeure récurrente.

Après quatre décennies de politique économique néolibérale européiste et mondialiste, le bilan est amer : des générations entières de Français ont subi de graves difficultés d’emploi tout au long de leurs vies professionnelles et des millions de travailleurs, moins qualifiés, moins jeunes ou demeurant dans des régions sinistrées, ont connu des vies de misère, alternant petits boulots, emplois temporaires et minimas sociaux.

Aujourd’hui, bon nombre de leurs enfants ont hérité de cette précarité. La paupérisation semble maintenant s’être définitivement installée dans de nombreux territoires entièrement dévastés et économiquement exsangues. La délocalisation n’épargne aucun secteur : produits de transition énergétique, hautes technologies, automobile, électroménager, industrie pharmaceutique, luxe, hélicoptères et avions Airbus ou Dassault, TGV, énergie et centrales nucléaires, R&D, services etc.

Les transferts de technologies de nos derniers fleurons, l’absence d’aide à l’industrie manufacturière traditionnelle et la vente à nos concurrents, des dernières usines et de leurs savoir-faire, pourraient bientôt, si la France ne change pas fondamentalement sa politique économique, venir à bout de ce qu’il reste de l’industrie et de la population ouvrière mais ainsi condamner définitivement notre pays au chômage de masse et à la régression sociale.
* Francis Journot est membre des associations à but non lucratif et sans appartenance politique : www.vetements-made-in-france.com, www.rendez-nous-notre-industrie.com, www.international-convention-for-minimum-wage.org.

http://www.marianne.net/Comment-a-t-on-pu-arriver-a-40-de-chomage-dans-le-prive_a238625.html

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