Y’en a marre du nouveau ministère de La Défense

Posté par ippolito le 26 février 2015

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L’Armée se paie un nouveau ministère à 4 milliards d’euros

Coïncidence du calendrier : alors que François Hollande a demandé au gouvernement de trouver d’ici l’été de nouvelles ressources pour financer les dépenses militaires, le 28 février, les militaires vont prendre livraison des premiers bâtiments du Balargone, ou « Pentagone à la française », le surnom du nouveau ministère de la Défense situé porte Balard dans le XVème arrondissement de Paris.

Le 5 février, une quinzaine de sénateurs de la commission de la Défense menés par l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, ont d’ailleurs visité les lieux pour s’assurer que tout était en ordre.

Le ministre restera à l’Hôtel de Brienne

Les premiers militaires et fonctionnaires civils du ministère devraient arriver en mai et les derniers début 2017. Mais dès cette année, les états-majors des trois armes y seront installés. Ce Pentagone version française doit regrouper à terme l’ensemble de la chaîne de commandement des armées françaises ainsi que les services centraux de la Défense.

En tout 9.300 militaires et civils actuellement dispersés dans 17 implantations dans Paris, dont l’actuel ministère « historique » du Boulevard Saint Germain. Seul, le ministre de la Défense et son cabinet resteront dans le vénérable Hôtel de Brienne, dans le VIIème arrondissement de la capitale.

154 millions de loyers annuels jusqu’en 2041

Au total, le coût de cette opération doit atteindre 4,3 milliards d’euros pour l’Etat. Sans compter 10 millions d’euros de frais de déménagement. Pas vraiment donné en période d’économies budgétaires. Faute de budget suffisant, le gouvernement Fillon avait choisi en mai 2011 la formule pourtant contestée d’un partenariat public-privé (PPP). Un consortium d’entreprises menées par Bouygues a assuré la construction et va prendre en charge la maintenance et l’entretien du site pendant 27 ans. En contrepartie, l’Etat paiera un loyer annuel de 154 millions d’euros dès 2015.

Le ministère de la Défense financera en partie ce loyer par la vente de 17 bâtiments et sites parisiens qui seront progressivement libérés par les militaires. Le ministère espère au minimum 600 millions d’euros de ces ventes, dont 230 millions dès 2015.

Il mise aussi sur des économies d’échelle résultant du regroupement des personnels. Ainsi 1.363 emplois publics seront supprimés à la Défense en raison de l’externalisation de certaines activités d’entretien dans le nouveau ministère. La construction sur une parcelle voisine de 90.000 m2 de bureaux par Bouygues, qui en touchera les loyers pendant 60 ans, doit permettre d’équilibrer l’opération.

« Un modèle » pour Jean-Yves Le Drian

« Un modèle pour la maîtrise des dépenses ». C’est ainsi que Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, avait qualifié l’opération lors d’une visite du chantier en janvier 2014. Pourtant, en 2012, alors porte-parole du candidat François Hollande, l’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve n’avait pas de mots assez durs contre le projet, et plus généralement contre les partenariats public-privé, désavantageux pour les contribuables mais profitables pour les groupes privés.

Il estimait que le coût de fonctionnement par agent du ministère passerait de 13.000 à 16.500 euros par an à Balard. Au lendemain de l’élection présidentielle, le gouvernement Ayrault avait même envisagé de renoncer à cette opération.

Valls vante les partenariats, la Cour des comptes s’en méfie

Mais depuis, les socialistes ont mis de l’eau dans leur vin. En septembre, c’est Manuel Valls lui-même qui annonçait vouloir relancer les partenariats public-privé en inaugurant un viaduc en Gironde. « Ce montage est un bon exemple de ce dont nous sommes capables. La France, pour retrouver de la croissance et donc des emplois doit impérativement relancer l’investissement public comme privé, et notamment dans le secteur des travaux publics et de la construction », avait-il lancé.

Sauf que la Cour des comptes n’est visiblement pas sur la même longueur d’onde. Selon les informations de BFMBusiness, elle vient d’entamer une enquête sur l’application de la loi de programmation militaire (LPM).

Dans ce cadre, elle veut en particulier connaître le véritable coût des nouveaux modes de financement comme les partenariats publics-privés ou le leasing de matériels proposé par le ministère de la Défense, contre l’avis de Bercy qui estime le mécanisme inflationniste.

Le « Balardgone » en chiffres

> 4,3 milliards d’euros dont 154 millions de loyers annuels versés jusqu’en 2041

> 9.300 militaires et fonctionnaires civils dont 3.700 dans les états-majors

> 420.000 m2 de bâtiments

> 12 sites parisiens du ministère vendus en contrepartie

> 10 millions d’euros de dépenses de déménagement

Écrit par Patrick Coquidé

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/l-armee-doit-louer-ses-avions-mais-se-paie-un-ministere-a-4-milliards-d-euros-859954.html

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Y’en a marre des nouvelles taxes en France

Posté par ippolito le 26 février 2015

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PLUS DE 50 NOUVELLES TAXES EN FRANCE DEPUIS 2010 !

Sur notre site Trop d’Impôts.com :

L’imagination du fisc est sans limite. La France a ainsi créé 44 taxes nouvelles entre 2010 et 2014, soit près de 9 par an en moyenne, selon l’Observatoire des politiques budgétaires et fiscales 2015 du cabinet EY. La palme revient à l’année 2012, avec 15 taxes créées, mais le rythme est resté très élevé en 2013 (12), avant de connaître une accalmie en 2014 (3). Dans ce domaine, la France est championne : aucun de ses voisins européens n’a lancé plus de 3 taxes sur la période.

Et ce n’est pas fini, puisque 7 taxes vont voir le jour cette année, comme la taxe annuelle sur les parkings en Ile-de-France. Soit un total de 51 nouveaux prélèvements en six ans ! Avec les augmentations de taxes existantes, il est donc cohérent que la France se situe en 2013 à la deuxième place de l’OCDE, derrière le Danemark, pour le niveau de pression fiscale. Son taux de prélèvements obligatoires s’élevait ainsi alors à 45% du PIB, soit un bond de 2,1 points par rapport à 2011. Parallèlement, 9 taxes seulement ont été supprimées en cinq ans. Et à peine 7 disparaîtront cette année, pour quelques millions, alors que l’exécutif avait promis un vrai toilettage des petites taxes à faible rendement.

Instabilité fiscale

La France se distingue aussi par une autre manie nocive : son instabilité fiscalequi effraie les chefs d’entreprise. « C’est une réalité sur une longue période, mais on constate une accélération très nette sur les dernières années », souligne Charles Ménard, avocat associé chez EY. Ainsi, entre 30 et 35 mesures fiscales ont concerné les entreprises entre 2011 et 2013, et 28 en 2014. Là encore, c’est beaucoup plus que nos voisins. Au total, 105 mesures ont été adoptées, à travers 182 articles de lois fiscales pour 2014. Seule la Grande-Bretagne est plus productive.

Autre signal fâcheux, la France est l’un des 3 seuls pays au monde, avec l’Inde et Israël, à avoir relevé son taux maximal d’impôt sur les sociétés (IS) en 2014, à 38%. À travers le pacte de responsabilité, qui démarre cette année, l’exécutif s’est toutefois engagé à réduire le taux d’IS à 32% en 2017 et à supprimer la C3S d’ici à la fin du mandat. Mais la baisse du coût du travail sera atténuée par les créations ou hausses de taxes (sur les surfaces commerciales, par exemple), ou le fait d’en rendre d’autres non déductibles de l’IS.

Source : Le Figaro

http://www.observatoiredesgaspillages.com/2015/02/plus-de-50-nouvelles-taxes-en-france-depuis-2010/

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Y’en a marre de la hausse des charges de copropriété

Posté par ippolito le 15 février 2015

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Pourquoi les charges de copropriété augmentent

Les charges de copropriété ont augmenté de plus de 40 % en 10 ans. Les copropriétaires motivés peuvent réduire la facture en revoyant les contrats d’entretien ou en refusant des hausses injustifiées d’honoraires. Nos conseils en trois coups de crayon.

Va-t-on payer plus de charges de copropriété?

C’est la crainte des copropriétaires qui constatent qu’elles s’envolent. Les charges ne cessent en effet d’augmenter. En dix ans, elles ont bondi de plus de 40 %. En 2013, il fallait compter 46 euros le m2 en moyenne pour un immeuble doté de tous les services dont le chauffage collectif, selon une étude du Particulier. Les assurances, le chauffage et les honoraires des syndics sont les postes qui ont le plus grimpé cette année là.

Le budget logement est un sujet qui fâche. Les relations entre les copropriétaires et les syndics ne sont pas toujours au beau fixe. Ces derniers sont régulièrement épinglés par les associations de consommateurs pour leurs tarifs parfois jugés excessifs ou pour leurs contrats comprenant des clauses dites abusives.

La loi sur le Logement, dite Alur et votée il y a un an, cherche à remédier à ces problèmes. Elle prévoit d’imposer un contrat de syndic type. Même si elle n’est pas encore entrée en application, il n’est pas sur qu’il fasse baisser la note de tous les copropriétaires. Mais il devrait mettre fin à certains abus. Et les copropriétaires seront en meilleure position pour renégocier ce que leur syndic leur coûte. Ils pourront aussi en changer plus facilement, rappelle l’association de consommateurs CLCV.

La loi sur le logement impose également aux syndics d’ouvrir un compte bancaire séparé au nom de la copropriété à partir de mars. Certains syndics ont déjà pris les devants et en ont profité pour augmenter leurs tarifs parfois de 20 %.

Baisse de la facture de fioul et de gaz

Les copropriétaires motivés peuvent tenter d’alléger la facture. N’hésitez pas par exemple à éplucher le contrat du gardien ou de l’employé d’immeuble afin de vérifier que toutes ses tâches sont toujours d’actualité. Renégociez aussi lorsque cela est possible, les contrats d’entretien et de maintenance passés par la copropriété avec des prestataires extérieurs. Et refusez les augmentations infondées des honoraires de syndic..

Bonne surprise toutefois cette année, pour ceux dont la copropriété est dotée de chauffage collectif. La chute des cours du pétrole, fait mécaniquement baisser la facture de gaz et de fioul.

http://immobilier.lefigaro.fr/article/pourquoi-les-charges-de-copropriete-augmentent_e152f340-b2db-11e4-b0db-8a085d5d6c90/

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Y’en a marre des privilèges de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 15 février 2015

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Les très coûteux privilèges de Nicolas Sarkozy

Le militant écologiste, Raymond Avrillier, a décidé d’en savoir plus sur les avantages perçus par Nicolas Sarkozy depuis la fin de son mandat présidentiel. Et la facture s’avère salée, très salée ! Mais celui qui a provoqué la mise en examen de l’ex-maire RPR de Grenoble, Alain Carignon en 1994, et révélé l’affaire des sondages de l’Elysée en 2012, ne compte pas en rester là.

Mais combien coûte chaque année Nicolas Sarkozy aux contribuables français ? Eh bien, pas moins de 1,2 million d’euros ! C’est ce que révèlent les documents obtenus par l’ancien élu écologiste de Grenoble, Raymond Avrillier , qui, après 4 mois de persévérance, un recours auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et une saisine du tribunal administratif, a obtenu le détail des dépenses de notre ancien président de la République, ponctionnées sur les deniers publics depuis mai 2012.

Et la calculette a vite fait de s’emballer. Rien que ses 320 mètres carrés de la rue Miromesnil ont coûté à l’Etat 196.092 euros de loyers l’an dernier, selon les comptes initialement publiés par Mediapart. Au total, depuis la fin de son mandat en 2012, ces luxueux bureaux ont coûté près d’un demi million d’euros aux contribuables français. Et c’est sans compter les dépenses d’ameublements, notre cher ancien président de la République ayant dépensé 56.724,34 euros en 2012 pour s’installer. Parmi ses emplettes, figurent une « armoire forte » et un « coffre de sécurité » pour un montant d’un peu plus de 4.000 euros. Il dispose aussi d’une voiture de fonction, une Citroën C6 super équipée, d’une valeur de 44.141 euros. Evidemment, tous frais payés, dont l’essence, à raison de plus de 4.000 euros en 2014.

Mais ce qui coûte le plus cher, ce sont les rémunérations des fonctionnaires qui travaillent pour le compte de l’ancien président, dont Raymond Avrillier a obtenu la liste détaillée. Ils sont au nombre de 10 (dont 2 chauffeurs), rémunérés entre 4.000 et 7.020 euros brut mensuels. « Soit un coût annuel de 663.708 euros net et plus de 929.000 euros en tenant compte des charges sociales », calcule Raymond Avrillier, que nous avons interrogé. S’ajoutent les fonctionnaires de police chargés de la protection de Mr Sarkozy ! Un avis de la CADA rendue en novembre 2014 a autorisé « l’occultation des éventuelles mentions dont la divulgation porterait atteinte à la sécurité de Monsieur Nicolas Sarkozy ».

Tenace, le retraité a aussi demandé la liste des hébergements mis à disposition par les ambassadeurs de France, mais aussi la confirmation de l’existence d’une carte de voyage lui permettant de voyager de façon illimitée sur les réseaux Air France et SNCF. Réponse de Matignon : les services de l’Etat ne disposent pas d’éléments d’information sur ces cartes permettant de voyager sur les réseaux publics. « Il me manque encore plusieurs documents très importants, dont la lettre adressée par le Premier ministre à Nicolas Sarkozy lui allouant officiellement ces avantages financés de l’Etat », souligne-t-il.

Il existe en effet une tradition qui remonte à 1985. Par l’intermédiaire d’une simple lettre , Laurent Fabius, alors Premier ministre de Mitterrand, a alloué des avantages en nature et financiers pour « services rendus » à Valéry Giscard d’Estaing. Il s’agit notamment d’un bureau, d’une assistante, éventuellement d’un service de sécurité…. « Quel contrôle est effectué sur ces dépenses ? Quel est le fondement légal de ces privilèges ? », s’interroge encore Raymond Avrillier. Par exemple, on peut noter une flambée des dépenses informatiques et de télécommunications, à raison de 51.354 euros en 2014, dont 11.859 euros rien qu’en photocopies et 11.119 euros en téléphonie mobile !

Encore plus gênant, selon Raymond Avrillier, « Nicolas Sarkozy utilise une partie de ces moyens à sa disposition pour faire campagne d’abord pour la présidence de l’UMP, ensuite pour la campagne présidentielle de 2017″. « Pourquoi ne pas comptabiliser une partie de ces avantages dans les recettes de l’UMP », poursuit-il. Pugnace, le militant écologiste compte donc interpeller la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques sur la légalité de ces avantages accordés à un ancien Président… et en passe de briguer un second mandat présidentiel !

Sandrine Chauvin

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/les-tres-couteux-privileges-de-nicolas-sarkozy-1005670

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Y’en a marre de la gabegie publique

Posté par ippolito le 14 février 2015

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Cour des comptes: le top 5 de la gabegie publique

L’audit de tout un pays. La Cour des comptes a rendu, ce mercredi 11 février, son rapport public annuel, 1.500 pages qui détaillent par le menu l’utilisation faite par l’Etat et les collectivités de l’argent public. Et comme chaque année, les sages de la rue Cambon y pointent des objets de gaspillage irritants pour le contribuable. BFM Business en dresse le top 5 2015.

> 16 ans de retard pour le chantier de Jussieu

Le chantier de désamiantage du campus universitaire de Paris VI, lancé en 1996, devait durer trois ans et coûter 183 millions d’euros. Les travaux auront duré 19 ans, soit 16 années de plus que prévu, et surtout coûté dix fois plus cher, stipule le rapport. En cause, des défaillances dans la conduite du chantier déjà dénoncées par la Cour en… 2003.

Le budget initial pourrait encore s’alourdir, car bien que l’essentiel des travaux soit réalisé, l’université Pierre et Marie Curie envisage d’ouvrir un nouveau chantier. Il s’agit cette fois de rénover des bâtiments appelés « les barres de Cassan », pourtant dépourvus d’amiante. Ce qui pourrait porter le montant total des travaux à 2 milliards d’euros.

> Les ratés fatals du logiciel de paie des fonctionnaires

Le logiciel, nommé SI-Paye, lancé en 2007, devait remplacer les 8 différents services de paie des ministères. L’Etat comptait ainsi supprimer 3.800 postes de fonctionnaires affectés à la paie des agents. Alors qu’il aurait dû devenir opérationnel en 2017, il a été discrètement mis en sommeil au printemps dernier. Un échec qui devrait coûter 346 millions d’euros, selon les services de Didier Migaud.

Pour automatiser le traitement des agents, il aurait fallu que « l’intégralité des règles de paie puissent être prise en compte » par le logiciel. Or « l’État rémunère ses agents sur la base d’environ 1.500 éléments de paie distincts, chacun susceptible d’être diversement décliné suivant les ministères », précise encore le rapport. Plus prosaïquement, SI-Paye devait notamment calculer le montant des primes des fonctionnaires, alors que celles-ci dépendent de chaque ministère, une prérogative à laquelle aucun n’entend renoncer.

> L’impossible rentabilité du Mucem

Le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée de Marseille aura coûté au moins 350 millions d’euros, et ouvert trois ans plus tard que prévu. Non pas en raison de retards de chantiers mais bien de « lenteur des décisions ». En dépit de son « succès populaire indéniable », sa soutenabilité financière semble inatteignable aux experts de la Cour des comptes. Il faudra pourtant rentrer dans les frais générés par une gestation chaotique.

Le Mucem est issu de la délocalisation à Marseille du musée national des Arts et traditions populaires, installé à l’origine dans le 15ème arrondissement de Paris. Pendant les travaux, les équipes continuent d’être réparties entre les deux villes, désœuvrées à Paris. Une incohérence qui a pesé pour 58 millions d’euros de charges entre 2005 et 2013. Autre poids dans les comptes: le devenir du bâtiment parisien vidé n’a pas du tout été anticipé. Laissé à l’abandon, sa remise en état coûtera entre 50 et 80 millions d’euros, à ajouter aux frais de gardiennage en attendant de lui trouver une nouvelle utilité.

> Les 30.000 actions gratuites des 60 cadres de la CDC

Entre 2007 et 2010, la Caisse des dépôts et des consignations distribue aux cadres de sa filiale « entreprises » près de 29.000 actions gratuites. Objectif: motiver les salariés en les intéressant aux performances de la structure. 60 cadres en bénéficient.

Mais le montant des dividendes perçus excède largement les prévisions initiales, de 80%. Et quand la Caisse rachète ces actions en 2013, pour plus de 7 millions d’euros, elle offre à certains cadres des plus-values à mille lieux de l’objectif initial de cette opération.

« Sous couvert d’actionnariat salarié », déjà contestable dans une filiale qui fonctionne à 100% grâce aux capitaux publics, la CDC a, en réalité, « mis en place une forme de rémunération complémentaire pour les salariés ». Une sorte de prime, « qui s’est ajoutée à des dispositifs existants déjà généreux », souligne le rapport.

> Les aéroports substituables de Dole et de Dijon

La Cour alerte depuis 2008 sur le « déficit chronique de nombreux aéroports locaux ». Que dire alors de deux d’entre eux, situés à 50 kilomètres de distance, qui visent les mêmes compagnies aériennes, les mêmes passagers et les mêmes dessertes? C’est le cas des aéroports de Dole, dans le Jura, et de Dijon, en Côte d’Or. Deux villes qui feront bientôt partie d’une seule et même région – la Bourgogne-Franche Comté- à la faveur de la réforme territoriale.

Les deux sites misent par exemple tous deux sur le low cost pour générer du trafic, et se sont disputés les faveurs de Ryanair. Dole est sorti gagnant de la bataille, et a pris le pas sur Dijon. Mais aucun des deux ne s’en sort réellement. Et chacun touche des fonds publics de compensation -23 euros par passager pour Dole, 45 pour Dijon- jugé « inefficients » par l’institution.

« A ce jour, la viabilité économique d’un aéroport unique n’est pas démontrée, et celle de deux aéroports l’est encore moins », souligne la Cour des comptes. Ces deux sites « ont pris en charge, entre 2008 et 2013, des trafics annuels respectifs inférieurs à 100.000 voyageurs », explique-t-elle.

Écrit par Nina Godart

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/cour-des-comptes-le-top-5-de-la-gabegie-publique-862974.html

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Y’en a marre de la caisses des dépôts et consignations

Posté par ippolito le 13 février 2015

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bienvenue à la Caisse des jackpots et consignations !

La Caisse des dépôts et consignations a beau être une institution publique, cela n’a pas empêché que soit décidé un juteux plan de distribution d’actions gratuites pour ses dirigeants. Soixante bienheureux ont ainsi récolté 8,62 millions d’euros !

« Il n’y a rien de pénal, glisse un ponte de la Cour des comptes en aparté de la présentation du rapport annuel de l’institution. Mais du point de vue de la bonne gestion des deniers publics, la gravité de la situation a conduit à la saisine de la Cour de discipline budgétaire. La personne en question étant en plus en détachement de la Cour des comptes, notre conseil de déontologie aura à examiner son cas ». Hier matin, le cas d’une filiale de la Caisse des dépôts et consignations, la CDC Entreprises, a fait l’objet d’une attention particulière de la part des magistrats de la rue Cambon. Et pour cause : les faits incriminés impliquent l’un de leurs, Jérôme Gallot, alors directeur général de cette filiale de la Caisse des dépôts. Mais elle pourrait bien finir par peser également sur deux anciens directeurs généraux de « La Caisse », deux poids lourds de la politique et des affaires : Jean-Pierre Jouyet, patron de la CDC de 2012 à 2014 et actuel secrétaire général de l’Elysée (par ailleurs ami de trente ans de François Hollande), et son prédécesseur Augustin de Romanet, aujourd’hui aux commandes d’Aéroports de Paris.

L’affaire avait déjà était éventée la semaine dernière sur Mediapart. A peine arrivé à la tête de cette filiale de la CDC, chargée de faire du « capitale risque », le fonctionnaire Jérôme Gallot n’a qu’une urgence : monter un juteux plan de distribution d’actions gratuites baptisé PAGA. Ça tombe bien, il fait partie des 60 heureux bénéficiaires. « Ce type de plan s’inspire des pratiques des fonds de gestion. Avec un double objectif : attirer à eux des collaborateurs, et les intéresser au rendement de l’activité. Sauf que la presque totalité des gens de CDC Entreprises a été recrutée en interne et que contrairement au système du “carried interest” des fonds classiques, il n’y a aucun risque. Ni pour leur argent, ni pour les objectifs à atteindre… Bref, c’est gagnant à tous les coups », s’énerve le magistrat de la Cour des comptes.

DE BONNES GROSSES PLAQUETTES DE BEURRE DANS LES ÉPINARDS DE CES « PAUVRES » SALARIÉSMis en place dès 2007, ce système a conduit à distribuer entre 2007 et 2010, 28 952 actions gratuites donnant droit à 20% des profits de la structure. Résultat : durant cette période les 60 bienheureux ont récolté 8,62 millions d’euros, dont la moitié de cette somme pour les dix principaux attributaires (président et directeurs), lesquels ont encaissé entre 328 050 € et 567 000 € ! De bonnes grosses plaquettes de beurre dans les épinards de ces « pauvres » salariés. En 2010, les mandataires sociaux ne touchaient en effet « que » 251 000 € de fixe, plus 150 000 € de variable (118 000 € au titre de prime variable d’objectif, 15 000 € pour l’intéressement, 17 000 € de participations), soit une rémunération annuelle de 401 000 €. Cette même année 2010, les mandataires sociaux vont toucher le gros des dividendes, soit 278 000 €, en violation des intérêts de la CDC, précise le rapport. Le bon Jérôme Gallot, lui, se goinfre littéralement jouissant d’une rémunération frôlant les 700 000 €. Elle est pas belle la vie ?

A ce stade, en 2011, le patron de la CDC de l’époque, Augustin de Romanet, a tout de même diligenté un audit. Toute la mécanique lui est ainsi dévoilée. Dénonce-t-il pour autant le programme ? Virent-il tout ce petit monde ? Non, dans sa réponse aux observations de la Cour des comptes, on peut lire : « J’ai pris la décision de ne pas autoriser CDC Entreprises à lancer un nouveau plan d’actions gratuites ». Faut-il comprendre que Jérôme Gallot en préparait un autre ?

La chance est de surcroît de leur côté. Avec la crise, CDC Entreprises va voir débouler dans son périmètre de nouveaux fonds, augmentant sensiblement les revenus et donc les bénéfices. En 2009, les dividendes versés se montent à 3,3 millions d’euros, quand le PAGA les estimait en 2007 à 1,8 millions. Mais cela ne semblait pas suffire aux goinfres : « La direction a objectivement modifié la stratégie de ce fonds public. CDC Entreprises ne regardait plus les dossiers avec l’objectif que l’Etat lui avait fixé au travers de la CDC, mais selon le seul prisme de la maximisation des profits des bénéficiaires du PAGA. Ce faisant, l’énormité des dividendes qui leur étaient distribués aurait du, à tout le moins, conduire à leur couper les autres éléments de rémunération variable », tranche notre magistrat.

LA CRÉATION DE LA BANQUE PUBLIQUE D’INVESTISSEMENT VA ÊTRE L’OCCASION D’UNE NOUVELLE CULBUTELa création de la Banque publique d’investissement en 2012 va leur donner l’occasion d’une nouvelle culbute. Le plan gouvernemental prévoie qu’elle absorbe CDC Entreprises. Pour cela, BPI va devoir en 2013 racheter les actions. Celles des titulaires du PAGA y compris : pas moins de 7,2 millions d’euros déboulent ainsi dans leurs poches. Jean-Pierre Jouyet, alors patron de la Banque publique et de la Caisse des dépôts, ne va pas broncher.

Cette affaire montre l’étonnante liberté laissée à certains dirigeants au sein des filiales de droits privées de la CDC. Pis, même munie d’un audit dans le cas du PAGA, la direction générale a préféré ne rien faire. A la toute fin du rapport, la Cour des comptes adresse une recommandation au directeur général : « Mettre en place un dispositif recensant de manière exhaustive, les rémunérations des cadres dirigeants au sein du groupe Caisse des dépôts ». Interrogé par Marianne, sur cette étrange formulation laissant penser qu’il n’existe pas de suivi et qu’il se pourrait bien que certains d’entre eux émargent au-delà du plafond fixé à 450 000 € depuis 2012, un magistrat lâche : « Ce n’est pas impossible… »

 

http://www.marianne.net/bienvenue-caisse-jackpots-consignations-100231236.html

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