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Y’en a marre de la hausse de la TVA

Posté par ippolito le 12 décembre 2013

Comment peut-on vouloir encore augmenter la TVA en 2014 avec les résultats de 2013 ?

Les hausses d’impôts de 2013 devaient rapporter 20 milliards de plus. Pour François Hollande c’était règlé comme du papier à musique. Une règle de 3 sur les impôts et la création de ressources infinies pour l’état se faisait simplement.

Alors il dépensé avant d’avoir les ressources virtuelles. Plus de fonctionnaires, des retraites plus tôt. Plus de lutte contre l’absentéisme dans la fonction publique… Et moult cadeaux qui font plaisir à ceux qui les reçoivent. Un énième rapport sur la perte de compétitivité de la France face à ses partenaires ?

Alors il fallait agir. Baisser les charges c’était se mettre à dos la clientèle de gauche, et comme il fallait faire différent de l’ancien président Sarkozy, il a inventé le CICE. Une machine a gaz qui mélange des chèques de crédit d’impôt calculé sur des cotisations sociales de l’année précédente, le tout financé par la même règle de 3. Une augmentation d’impôt, de TVA qui va arriver en janvier. Il a même demandé aux entreprises les plus bureaucratiques de déjà se servir, même si l’argent n’est pas arrivé.

Mais il y a une poussière dans la machine… En fait de 20 milliards de plus, les impots ont ramené 12.5 milliards de moins ! 63% de moins que les prévisions gouvernementales. L’IS 2013 (impôt sur les sociétés), rapportera 3,8 milliards de moins L’IR 2013 (impôt sur le revenu), rapportera 3,1 milliards de moins L’impôt de la consommation, la TVA voit ses recettes s’écrouler de 4% en 2013. La règle de 3 devait ramener au Budget 141,2 milliards.

En réalité elle va rapporter que 135,6 milliards d’euros cette année, soit 5,6 milliards de moins que prévu. Une paille, un gouffre. Et pas qu’un peu ! N’importe quel économiste vous dirait que l’on a atteint un seuil. Chaque petit commerçant en France ou personne qui fait de la gestion ou la simple ménagère qui fait ses courses dans l’économie de marché sans avoir fait Science Po ou l’ENA vous dirait avec ses mots : chiffre d’affaire en baisse , trop cher.

Et Oui compte tenu de l’ensemble des prélèvements et des charges qui pèsent sur les consommateurs, la TVA est devenue « trop chère ». Pour ramener plus de recettes, il faudrait la baisser, ce qui augmenterait le volume de transaction et ramènerait plus de recettes financières in finé. C’est le jeu subtil des l’adaptation des prix que font des millions de personnes en France dans le secteur privé.

 

Cette subtilité se fait par analyse des recettes et des profits engendrés. Trop cher les ventes ne se font pas. Pour qu’elles reviennent il faut baisser. La recettes de TVA a baissé en 2013 et c’était le seul impôt qui n’avait pas encore augmenté. Et c’est celui qui va augmenter en janvier 2014, Il est même prévu la somme ubuesque de prévision de recette de 20 millions d’€uros.

Oui vous avez bien lu, les économistes socialistes ont prévu une croissance de recette sur une augmentation de TVA d’un impôt qui a passé le seuil de Laffer. Ils rêvent tout debout. Si au 1er janvier 2014 le prix du chocolat noir augmente et que le Français moyen en 2013 en a acheté moins qu’en 2012 parce qu’il l’a trouvé trop cher pour son porte monnaie, vous croyez qu’il va en acheter plus en 2014 alors qu’il aura augmenté ? Sachant que son pouvoir d’achat sera au mieux stable au pire moindre. Pour qu’il se jette dessus et qu’il en consomme plus il faudrait au contraire que la plaquette de chocolat baisse.

Cette analyse micro-économique est valable pour toutes les consommations. Pour augmenter les recettes de TVA il faudrait simplement la baisser. Comment peux t-on maintenant que l’on sait que les ressources de la TVA baisseront cette année continuer a croire que si on augmente le pourcentage elle ramènera plus d’argent ? Une telle erreur d’estimation du comportement individuel des gens, on a quand même peine à y croire ! Si on peut soumettre par la contrainte de la fiscalité les gens à un taux d’imposition plus élevé, on ne peut les forcer à acheter.

Pendant les années Reagan, l’économiste américain Arthur Laffer s’est fait connaître pour sa formule « trop d’impôt tue l’impôt ». Ronald Reagan président de droite a fait passer les impôts de de 70 à 28% en 1982 les revenus du gouvernement fédéral ont augmenté en valeur absolue de 20%. John F. Kennedy président de gauche a baisé les impôts de 93% à 70% en 1962, la encore les revenus du gouvernement fédéral ont augmenté. Le rendement d’une augmentation d’impôts engendrant une recette négative est une règle de base économique. Dans le sens inverse, les baisses d’impôts augmentent la ressource est aussi une règle de base économique. Apparemment elles ne sont pas au programme de Science Po et de l’ENA. Comment peut on vouloir encore augmenter la TVA en 2014 avec maintenant les résultats de 2013 pratiquement connus ? Effrayante irresponsabilité pour l’économie toute entière

 

! http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/comment-peut-on-vouloir-encore-144671

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaires »

Y’en a marre du Luxembourg et surtout de toutes les magouilles et scandales politiques

Posté par ippolito le 11 août 2013

Le tour-opérateur de l’argent sale au Luxembourg 

Le Luxembourg, son grand-duc, ses banques: ce confetti européen servant de lessiveuse à fric est impliqué dans toutes les affaires qui font scandale. De Tapie à Karachi, en passant par les délocalisations fiscales d’Arthur ou de LVMH, tout transite par ses remparts moyenâgeux et ses maisons discrètes. Suivez le guide.

Eva Joly, pendant la campagne présidentielle de 2012, avait organisé un «Sarkotour» très médiatisé afin de dénoncer l’affairisme du quinquennat qui s’achevait: une étape à Neuilly, où l’ancien maire avait acheté un appartement avec du fric à l’origine mystérieuse, une autre en face de chez Liliane Bettencourt, soulignant son rôle supposé dans le scandale entourant l’héritière de L’Oréal. La virée s’était terminée devant le Fouquet’s, on sait tous pourquoi.

À Luxembourg, capitale du micro-État du même nom, le tour est éclectique. Ici, scandales judiciaires, blanchiment d’argent et optimisation fiscale, le nouveau mot à la mode,  concernent autant des politiques — de tous bords — que des patrons voyous ou des mafieux de tout poil. Ces prédateurs ont un point commun: ils utilisent les facilités du  Luxembourg pour leur argent sale, les mêmes banques, avocats, notaires, fiduciaires… 

Toutes les grandes affaires (Elf, Falcone, Guérini à Marseille et tant d’autres) font  obligatoirement un détour par là, tous les dictateurs africains et les barons de la drogue y font transiter leurs fonds mal acquis. 

Récemment, c’est la justice du Guatemala qui a demandé aux Luxembourgeois le gel du fric planqué par l’ancien président Alfonso Portillo, en prison aujourd’hui pour détournement de fonds.

Mais, loin de la paperasse qui organise les fraudes et opacifie les mouvements d’argent, rien de tel que de visiter les lieux qui abritent ces petites et grandes vilenies, les lieux du crime en quelque sorte. Et les surprises ne tardent pas à se manifester…

BUCOLIQUE OPTIMISATION FISCALE

Autant commencer le périple dans le quartier piéton et touristique du centre-ville de Luxembourg. À côté des Brioche Dorée et autres boutiques à sandwiches qui font tache dans toutes les villes du monde, on trouve tout de même les boutiques Hermès et Cartier, qui rappellent qu’ici le PIB est l’un des plus hauts de la planète. 

À quelques pas de là, voici la rue Beck, une petite voie piétonne où les touristes se mêlent aux employés de bureau pendant la pause-déjeuner. Tiens, sur une petite porte, à peine visible à côté du marchand de journaux et de cartes postales, figurent les étiquettes «AWPG» et «AW Equity». 

Qui peut imaginer qu’à cette adresse anonyme, loin de l’opulente avenue Marceau, dans le triangle d’or parisien, où sont installés ses bureaux, notre Arthur national, l’animateur devenu homme d’affaires multimillionnaire, a déménagé ses sociétés?

Charlie l’avait raconté. Le 1er janvier 2013, son groupe est devenu luxembourgeois. Au passage, l’opération lui avait permis de sortir de France une somme de 149 millions d’euros,
sans débourser un centime. 

Son avocate avait osé affirmer que les boîtes de son client «paient l’impôt sur les sociétés en France». Certains avaient cru la dame sur parole, sans se demander par quel miracle une société luxembourgeoise serait obligée de verser sa dîme au fisc français… 

Seule la filiale tricolore devra payer des impôts, ce qui n’est pas exactement pareil! Mais la bâtisse ne peut sérieusement être le centre névralgique des activités multiformes d’Arthur, autant animateur de télé et de radio que producteur de films ou homme d’affaires donnant dans l’immobilier et les portails Internet. Rien d’illégal à cela, mais on dirait qu’Arthur a du mal à assumer son exil fiscal…

Non, la réalité est qu’à deux heures et quart de TGV de Paris le Luxembourg est un havre de paix pour les nécessiteux qui, préférant faire des économies plutôt que de souscrire à la richesse nationale, y ont emménagé, du moins sur le papier. 

La liste des avantages fiscaux est longue comme deux bras, des exonérations sur les dividendes des sociétés aux droits de succession très allégés, tout comme les impôts sur les sociétés, sans oublier une «grande souplesse», explique la chambre de commerce de ce paradis fiscal, pour les :«achats de voitures de luxe par les sociétés»: 

les politiques locaux, souvent eux-mêmes avocats ou fiscalistes, ont mis au point mille et une ficelles pour attirer sur leur sol ceux à qui le fait de payer des impôts donne des boutons. 

Ce n’est pas pour rien si ce minuscule bout de terre coincé entre la France, la Belgique et l’Allemagne (sa superficie ne dépasse pas les 2 580 kilomètres carrés) dispose de 2 200 milliards d’euros de fonds placés dans ses caisses. Comme le claironne la chambre de commerce, 46% du PIB du pays dépend de son rôle de place financière. 

Certes, il n’y a «que» 155 banques au Luxembourg, soit deux fois moins qu’en Suisse, mais le territoire est tout de même 16 fois plus petit que celui de la Confédération helvétique…

DU FRIC, MAIS EN TOUTE DISCRÉTION

De tout cela, on ne voit rien quand on parcourt, en bon touriste, la place d’Armes, quand on se promène aux abords de la cathédrale, où s’est marié en 2012 l’héritier du grand-duché, pour le plus grand bonheur des marchands du temple. 

En descendant dans la ville Basse, où l’on croirait débarquer dans un petit village paisible, avec sa rivière, ses pavés et son ancienne abbaye reconvertie en centre culturel, on n’imagine pas non plus être au coeur de la lessiveuse: c’est pourtant ici que se trouve la base européenne d’Amazon. 

Oui, le géant de la vente en ligne a installé rue Plaetis un holding qui lui permet d’échapper à la TVA française — et également aux taxes des voisins européens. Nichée dans un petit immeuble jaune au toit d’ardoise, au bord de l’Alzette, Amazon.eu a, comme l’a décrit le rapport sur la fiscalité de l’économie numérique rédigé à la demande du gouvernement en janvier 2013, mis au point une «organisation juridique» intégrant «d’emblée l’objectif de minimiser le taux effectif d’imposition», tout comme les autres Google ou Facebook. 

Pour des revenus dans l’Hexagone approchant le milliard d’euros, Amazon ne verse en France que «4 millions en moyenne par an» de TVA, contre plusieurs dizaines de millions au bas mot si le régime fiscal français lui était appliqué. 

Chaque fois qu’un Français achète un livre ou un disque sur Amazon, cette société ne reverse que 3 % de TVA, alors qu’elle devrait s’acquitter en France de 7% par livre et de 19,6% par disque…

En remontant dans la ville Haute, après avoir franchi la ceinture de verdure qui longe les remparts moyenâgeux et surplombe un improbable lopin de terre cultivé en pleine ville, on se retrouve dans une rue tranquille, la rue Goethe. 

Voici un immeuble d’allure quelconque: la résidence Bourbon. Dans ces locaux ressemblant plus à une maison de retraite qu’au siège d’une enseigne du luxe, comportant une sortie discrète dans une rue derrière, ont été logées une kyrielle de sociétés du groupe de Bernard Arnault, le numéro un mondial du luxe, LVMH, qui, comme son patron, apprécie l’optimisation fiscale. 

Mais si quelques plaques — Renaissance 1849, Blue Participations et Gestion, SFC, etc. — annonçant certaines de ses boîtes sont apposées à l’entrée, nulle part ne figure le logo du groupe, et encore moins celui qui orne les sacs maronnasses qui ont fait sa renommée. 

D’autres structures ont été créées à deux autres adresses, à quelques jets de pierre de là, qui, elles aussi, ne figurent pas dans les documents officiels du groupe, sauf dans les comptes consolidés de l’une des holdings ; il faut vraiment fouiner pour les trouver… 

C’est notamment par Luxembourg que les sociétés d’Arnault sont montées discrètement au capital d’Hermès sans que le groupe concurrent détecte la manip. Comme quoi, l’anonymat des actionnaires et des ayants droit économiques, un véritable acquis national, peut servir tous les desseins, de la regrettable mais légale optimisation fiscale à la délinquance en col blanc.

Qu’en est-il de l’anonymat des détenteurs de comptes bancaires? Dans l’artère qui coupe la «rue LVMH» s’est installée une filiale de la banque Reyl, le fameux établissement suisse dans lequel Jérôme  Cahuzac avait planqué son fric et auquel le juge Van Ruymbeke cherche des noises, subodorant que de l’évasion fiscale a pu y être pratiquée par des Français.

 Au quatrième étage d’un immeuble rose de l’avenue de la Liberté, en face d’un magasin de matériel électrique, Reyl a installé des bureaux et vient même de créer une nouvelle structure, le 5 avril dernier: Reyl Asset Management, une société de gestion de fortunes. 

On trouve également à cette adresse des sociétés créées par la banque à la fin des années 2000 pour le compte de certains clients, tel l’homme d’affaires Alexandre Allard, un proche du Qatar qui souhaitait racheter l’hôtel de la Marine, place de la Concorde à Paris. 

Allard n’apparaît pas dans les papiers officiels, contrairement à l’un des représentants de Reyl à l’époque, Pierre Condamin-Gerbier, l’ancien banquier qui fit des révélations à la justice française et dort aujourd’hui en prison à Genève. L’immeuble à la façade travaillée, arborant colonnades et festons, abriterait quelques évadés fiscaux, l’on ne serait pas surpris outre mesure…

RUE DE LA CORRUPTION

Le Luxembourg préserve toujours son secret bancaire, mais pour combien de temps encore? Le fisc et le Trésor américains ont lancé à pleine puissance une redoutable machine de guerre contre la fraude fiscale qui,  sous le nom incompréhensible de Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act), obligera toutes les banques de la planète — et même au Luxembourg — à déclarer les titulaires des comptes de résidents fiscaux des États-Unis et les mouvements de fonds opérés sur ces comptes. Seuls, jusqu’à présent, le Luxembourg et l’Autriche s’étaient exonérés de cette obligation.

À quelques mètres de chez Reyl, au coin de l’avenue de la Liberté, se trouve la rue Heinrich Heine. Le nom de cet écrivain allemand ne dit pas grand-chose à la majorité des passants, mais ce n’est pas le cas des connaisseurs des ventes d’armes et de l’affaire Karachi. Heine n’est autre que le nom de la société-écran utilisée pendant des années par  DCNS, le fabricant français de sous-marins, de frégates et autres bateaux militaires, pour verser des pots-de-vin.

 L’avocat chargé de créer cette structure, René Faltz, a son cabinet dans cette rue, dans un immeuble en vieilles pierres, arborant une belle plaque au nom de l’étude. Alors ministre du Budget — on est entre 1993 et 1995 —, Nicolas Sarkozy aurait donné son accord, selon des témoins, à l’utilisation de ce discret pipeline à commissions ; du fric dont la justice soupçonne qu’il est en partie revenu en France afin de financer la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. 

Ce bon monsieur Faltz abrita un temps dans ses locaux cette coquille dont le propriétaire réel était une filiale du groupe d’armement appartenant alors à l’État français, et qui était gérée par un homme de confiance de la DCNS, Jean-Marie Boivin, chargé de payer les commissions aux Takieddine et autres… 

Quand Boivin fut viré, tant s’était développée la crainte que remontent à la surface les secrets des commissions, il se rebella et exerça un véritable chantage sur l’État, écrivant à Chirac, alors président, à Sarkozy, à MAM et à d’autres, en réclamant 8 millions d’euros pour solde de tout compte. Maintenant qu’il est revenu au silence, on en déduit qu’il a dû être indemnisé… 

De ses fenêtres, bien loin des remugles de l’affaire, Faltz peut contempler l’une des gloires luxembourgeoises, Arcelor, dont le siège occupe un palais photographié par les touristes en goguette.

Passant par la tranquille place du Théâtre, une fois revenu dans le centre, le touriste pourra contempler l’immeuble blanc qui, audessus d’un magasin d’articles de sport, abrite depuis 2011 la fameuse officine Heine, toujours en activité, au moins sur le papier. Ses mystères, eux, se sont dilués dans l’opacité du Luxembourg.

http://www.charliehebdo.fr/news/argent-sale-luxembourg-935.html

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Y’en a marre de l’exil fiscal mais surtout de la fiscalité en France

Posté par ippolito le 2 avril 2013

ARTHUR AU LUXEMBOURG

Après Gérard Depardieu et Bernard Arnault, une autre fortune française a pris la tangente, sans le crier sur les toits. Il s’agit d’Arthur, comme Charlie peut le révéler. 

L’animateur, producteur de télé, patron de radio et comédien vient de déménager discrètement son groupe au Luxembourg, pas vraiment connu pour pratiquer le matraquage fiscal.

 Le registre du commerce luxembourgeois en fait foi: Arthur World Participation Group (AWPG) a adopté la nationalité luxembourgeoise au 1er janvier dernier. Les salariés de Jacques Essebag — car tel est son vrai nom (lire doc) — seront donc ravis d’apprendre, si jamais ils n’ont pas été mis au parfum, que leur employeur est désormais installé à Luxembourg-Ville, loin de l’opulente avenue Marceau, dans le triangle d’or parisien, où ne demeure officiellement que la succursale de l’entreprise, immatriculée en France le 5 février.

Ils apprendront aussi en lisant les documents publiés au Luxembourg qu’Arthur, via sa boîte, dispose d’une somme de 149 millions d’euros de fonds propres, elle aussi transférée en dehors de France. Finance, radio, cinéma et télévision, immobilier, commerce de gros, portails Internet, transport routier, l’emprise de cet «enfant de la télé», du nom de son émission phare sur France 2, puis TF1, n’a plus rien à voir avec celle d’un simple animateur populaire: c’est celle d’un homme d’affaires multimillionnaire. 

Arthur, associé à Stéphane Courbit, un autre businessman de la télé reconverti dans l’énergie et les jeux en ligne, qui a quelques soucis dans l’affaire Bettencourt, avait revendu au début des années 2000 ses parts d’une société de production, empochant le pactole au passage. Tous deux sont proches de Sarkozy.

Pour l’avocate d’Arthur, Axelle Schmitz, contactée par Charlie, ce transfert au Luxembourg ne serait dû qu’à la simple «vie des affaires». Tout a été «publié en toute transparence avec l’administration française et n’a strictement rien à voir de près ou de loin avec un quelconque exil fiscal de M. Arthur Essebag et de ses sociétés». Son client «vit en France, pays où il paie ses impôts. Il en va de même pour toutes ses sociétés qui paient l’impôt sur les sociétés en
France».

Question de temps peut-être. Si le groupe remplit ses obligations fiscales en France pour 2012, ce ne sera plus le cas pour 2013, forcément… Quant à payer moins d’impôts sur les sociétés et sur les dividendes, voire sur de futures successions, moins de charges sociales et tutti quanti, ça n’a sûrement rien à voir avec la décision d’Arthur. Ce dernier a inventé une nouvelle notion. Fini l’exil, vive le déménagement fiscal.

Laurent Léger
Article paru dans Charlie Hebdo n°1079 du 20 février 2013

ARTHUR AU LUXEMBOURG, SUITE

Un festival de réactions outragées et de non-sens savamment entretenu par les conseils d’Arthur a suivi les révélations sur le déménagement discret de son groupe au Luxembourg, la semaine dernière dans Charlie et sur Mediapart. Les journaux people ou les sites qui se contentent de recopier les uns sur les autres ont diffusé les mêmes fadaises. Le plus joli, ce fut la dépêche de l’AFP, le 19 février, commençant ainsi: 

«L’animateur et producteur Arthur a transféré de Paris à Luxembourg sa holding AWCG [avec une coquille dans le nom de la société, AWPG] afin de se développer à l’international, mais va continuer de payer ses impôts en France, a annoncé mardi la société.» Une vérité assortie d’un contre-sens total:

 car si Arthur n’est pas devenu résident luxembourgeois, ce dont il n’était pas question dans Charlie, son groupe a adopté la merveilleuse nationalité du grand-duché au 1er janvier dernier. Résultat, pour l’exercice 2013, à régler en 2014, il faudra bien payer la note au Luxembourg, et non plus en France. Ou bien alors le fisc luxembourgeois risque de se fâcher…

Surtout que l’homme d’affaires-animateur a profité du déménagement de sa boîte pour transférer aussi les réserves dont elle dispose, ni vu ni connu, sans qu’aucun journaliste y mette son nez. 

Pourtant, il y a de quoi: comme le stipulent les statuts, Arthur a apporté à son groupe en nature en 2007 non seulement le capital d’une de ses autres boîtes, la société AW, soit 2,6 millions d’euros, mais aussi une énorme créance de 204 millions d’euros, obtenue suite à la vente de la société qu’il détenait avec Stéphane Courbit à Endemol, ces gens merveilleux qui ont introduit la télé-réalité en France.

Ces sommes ont servi, comme la loi l’autorise, à augmenter le capital de son groupe à 52 millions, mais il reste en fonds propres quelque 149 millions, qui dorment depuis. Affectés à un «compte de la prime d’émission», un statut compliqué mais qui leur permet de ne pas être taxés quand ils franchissent la frontière, les millions sont sortis de France en échappant au fisc, en toute légalité.

 Et sans être frappés de la fameuse «exit tax», selon laquelle les exilés détenant de gros stocks d’actions remplissent désormais une déclaration à leur départ et paient une taxe sur les plus-values latentes liées aux actions vendues moins de huit ans après s’être réfugiés dans un havre fiscal. Curieusement, ni l’avocate ni l’attachée de presse n’ont souhaité commenter ces faits.

La ministre de la Culture a été la seule à s’interroger à haute voix et ne s’est pas trompée. Arthur «explique que ce n’est pas pour des raisons fiscales (qu’il part au Luxembourg), alors il faudra qu’il explique pourquoi, parce que je connais bien le Luxembourg, et c’est sans doute pas pour le climat qu’il y va», a réagi Filippetti, expliquant qu’il faudrait être «vigilant» avec les personnalités des médias exilées quand elles «viendront frapper aux portes des chaînes de télévision françaises». Aurélie et Arthur se sont parlés depuis, mais ce dernier a intérêt à ne pas en rajouter…

Laurent Léger

http://www.charliehebdo.fr/news/arthur-luxembourg-791.html

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Y’en a marre de l’exil fiscal mais surtout de la fiscalité en France

Posté par ippolito le 22 février 2013

“Exil fiscal d’ Arthur”
 
Nouvelle personnalité à ajouter à la liste des exilés fiscaux, Arthur a décidé de transférer le siège social de sa société au Luxembourg.

Arthur, l’animateur-producteur emblématique de TF1, a fait transférer au Luxembourg le siège social de sa société Arthur World Participation Group (AWPG) début 2013. La société AWPG possède un capital de 52 millions d’euros.

L’ exil fiscal de Bernard Arnault ( voir Exil fiscal de Bernard Arnault) a donc donné des idées à Arthur. Arthur avait créé sa société AWPG en 2006 après avoir revendu ses parts dans Endemol France.

L’entreprise française a donc été fermée et une société du même nom a été ouverte au Luxembourg. Cette nouvelle société a ensuite créé une succursale en France.

Les activités françaises de la société d’ Arthur restent donc soumises à l’impôt français, mais le statut de holding luxembourgeois permet désormais à Arthur de réduire son imposition globale, notamment grâce un plus faible impôt sur les sociétés ( 28,8% au Luxembourg, 33,3% en France). 

De plus, les filiales de la société d’ Arthur ainsi que sa succursale française feront remonter leurs bénéfices vers le siège social au Luxembourg, évitant ainsi l’impôt français. Enfin, les dividendes perçus au Luxembourg sont exonérés d’impôt, tout comme les plus-values de cessions de filiales ou de titres.

Après l’ exil fiscal d’ Arthur, qui sera le prochain à quitter la France et son fisc ?

source: le Figaro

http://www.impots-economie.com/exil-fiscal-d-arthur/

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