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Y’en a marre des scandales financiers

Posté par ippolito le 2 septembre 2014

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Scandale: Altia, ou le surprenant aveuglement de la BPI

C’est un scandale 
à 18 millions d’euros. 
La Banque publique d’investissement (BPI) 
a englouti l’argent 
du contribuable dans 
un équipementier automobile aujourd’hui en pleine déconfiture, Altia. Les 3 dirigeants 
de cette société sont désormais dans le collimateur de la justice. De son côté, la BPI jure qu’elle n’a rien vu venir. Pourtant, depuis 
le début, les syndicats ont alerté les pouvoirs publics sur une catastrophe prévisible.

L’investissement exemplaire a tourné au fiasco. En 3 ans, le Fonds stratégique d’investissement (FSI), puis sa successeure, la BPI, ont injecté 18 millions d’euros dans un équipementier automobile baptisé Altia.

En mai 2011, époque où ils prenaient 20 % du capital, les brillants banquiers espéraient que l’opération serait rentable. Mais au début du moins d’août, l’entreprise a été placée en redressement judiciaire. 3 000 emplois sont menacés, dont un millier en France. La direction d’Altia invoque la gravité de la crise du secteur automobile pour justifier les difficultés rencontrées par leur société.

Mais la CGT soupçonne les 3 dirigeants d’avoir largement participé au naufrage (« le Populaire du Centre », 22 mai). Le syndicat a transmis plusieurs documents au parquet de Paris, qui a ouvert mi-mai une enquête préliminaire. Selon l’une des pièces, les 3 patrons d’Altia, Patrice Durand, Nicole Cohen et Patrick Adolf (*), sont également actionnaires d’une société nichée dans le paradis fiscal luxembourgeois, EuroFinaDec.

Au deuxième trimestre 2012, la société détenait près de 4,9 millions d’euros dans ses caisses. Toute la question est de savoir d’où provient ce trésor de guerre. Le syndicat se demande si le compte n’a pas été alimenté grâce aux bénéfices encaissés par une société civile immobilière (SCI) parisienne.

Cette société, SCI Stamping, est propriétaire des murs de plusieurs usines du groupe. Sa présidente n’est autre que Nicole Cohen, dirigeante d’Altia. Problème, selon le rapport d’un expert mandaté par la CGT, les loyers acquittés par les différentes sociétés du groupe à la SCI auraient atteint des niveaux exorbitants. À titre d’exemple, le site de La Souterraine (Creuse) aurait versé en 2011 473 688 euros de loyer annuel, soit près de 200 euros le mètre carré !

Pour mémoire, les prix moyens des locaux industriels dans le Limousin tournaient alors autour de 34 euros le mètre carré, et de 84 euros pour les bureaux. La SCI se serait donc gavée au détriment de la bonne santé financière du site. Cette gabegie n’a fait que charger une barque déjà très proche du naufrage.

En juin 2014, la BPI actionnaire se décide enfin à intervenir. Elle met sur la touche le trio dirigeant et nomme à sa place un manager de crise, Michel Rességuier. Ce spécialiste du redressement des entreprises en difficulté est resté moins de deux mois aux commandes de la boîte. Ce qu’il a vu défie l’entendement. entreprises asphyxiées « Il n’y avait pas d’outil pour piloter l’entreprise, raconte-t-il. J’ai mis un terme aux flux de trésorerie qui voyageaient d’une société du groupe à une autre.

Lorsqu’une filiale “X” avait besoin d’argent, c’est la filiale “Y”, en meilleure santé, qui s’endettait pour lui prêter les fonds. À ce jeu, même les entreprises rentables finissaient par s’asphyxier. Les fournisseurs mal payés refusant de livrer le matériel en temps et en heure, les pièces devaient parfois être transportées le jour même, par taxi ! Je recevais quotidiennement des assignations d’huissiers au nom de créanciers en colère. J’ai même dû trouver le moyen de bloquer des déménageurs envoyés par les créanciers au siège du groupe pour saisir les meubles… » Malgré cette gestion délirante, l’argent public aura continué de couler à flots. Entre les prises de participation du FSI et les 8 millions d’avance sur trésorerie accordés par la BPI cet été, la facture atteint 18 millions d’euros.

Reste une question brûlante : que savaient les pouvoirs publics des errances de la direction ? Un représentant du FSI siégeait au sein du conseil d’administration d’Altia, Guillaume Bardy (*). Les 5 syndicats de l’équipementier ont multiplié les courriers pour l’alerter. Exemple parmi d’autres, cette lettre datée du 20 octobre 2011, dans laquelle on trouve, déjà, cette interrogation : « Nous sommes très surpris de la tournure des événements au sein d’Altia. La trésorerie semble au plus mal et l’avenir est plus qu’incertain pour bon nombre de sites du groupe. Nous nous demandons comment il est possible de donner de l’argent public à un groupe qui ne paie pas ses fournisseurs… » montebourg s’entête

En juillet 2013, une réunion a lieu dans les locaux du ministère du Redressement productif, avec des représentants de la CFDT. « Les délégués ont raconté ce qu’ils voyaient, assure un témoin de la scène : les machines à l’arrêt pendant des mois faute de réparation, les directeurs de site qui devaient payer de leur poche les fournitures, etc. Les responsables du ministère ont rétorqué qu’ils ne pouvaient pas se substituer à la direction… Affligeant. »

Plusieurs courriers ont par ailleurs été envoyés par la CGT au cabinet du ministre du Redressement productif, évoquant la « gestion catastrophique » du groupe. Selon plusieurs sources, c’est pourtant Arnaud Montebourg lui-même qui a fait pression sur la BPI pour que la banque publique remette au pot les 8 millions supplémentaires. Le ministre ne voulait pas perdre la face : en mars 2013, il s’était rendu sur le site du fabricant Caddie, alors en grande difficulté, pour vanter son rachat par le groupe Altia… Difficile d’avouer que le canot de sauvetage était piloté comme un bateau ivre ! Altia, ou le surprenant a veuglement de la BPI

(*) Contactées par l’« HD », ces personnes n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Une banque qui a raté son but

Le fiasco Altia démontre bien les limites de la philosophie de la BPI. Cet organisme lancé en fanfare en février 2013 devait être le bras armé de la reconstruction industrielle. Beaucoup espéraient que cette banque publique détenue par l’État 
et la Caisse des dépôts, et dotée d’une capacité d’action de 42 milliards d’euros 
par an, se comporterait différemment de ses concurrentes privées. Mais bien vite, c’est le dogme libéral qui s’est imposé : signer des chèques aux entreprises, sans contrepartie ni droit de regard.

C’est tout le problème du dossier Altia. Ou bien 
la banque connaissait la nature des agissements douteux de l’ancienne direction, 
et elle aurait dû agir ; ou bien elle en ignorait tout, et cela relève d’une négligence coupable. Ironie de l’histoire, Altia est la seule entreprise en grande difficulté à avoir bénéficié du soutien massif de la BPI. En 2013, cette dernière a débloqué un totale de 488 millions d’euros, mais dans l’immense majorité des cas, les entreprises chancelantes n’ont pas eu accès à cette manne.

http://www.humanite.fr/scandale-altia-ou-le-surprenant-aveuglement-de-la-bpi-549604

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Y’en a marre de Jean François Copé

Posté par ippolito le 30 mai 2014

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Bygmalion : nouvelles charges contre Copé, « impliqué jusqu’au cou »

Alors que le bureau politique de l’UMP est parvenu à convaincre Jean-François Copé de quitter la présidence du parti, « Le Point » publie de nouvelles révélations.

Il y a eu les premières révélations du « Point » sur une affaire Bygmalion le 27 février. Puis celles de « Libération » le 15 mai dernier. Il y a eu les aveux de l’avocat de la société Bygmalion, Patrick Maisonneuve, lundi 26 mai à 17h. Puis ceux de Jérôme Lavrilleux le même jour à 19 heures. Mardi 27 mai, « Le Point » en remet une louche : l’hebdomadaire apporte de nouvelles précisions sur les ramifications entre Jean-François Copé, les « fausses factures » et la société de communication.

En creux, cette affirmation : Copé ne pouvait pas ne pas être au courant. Poussé à la démission ce matin par le bureau politique du principal parti d’opposition, « Le Point » affirme que le futur-ex-président de l’UMP est « impliqué jusqu’au cou dans le système Bygmalion [et] s’entête à nier l’évidence ».

Pas 11, mais 27 millions

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé, a nié toute malversation hier lors de sa confession sur BFMTV, même si « environ 11 millions d’euros de dépenses liées à la campagne [ont été] ventilées sur d’autres opérations », selon lui. Dans son édition à paraître le 28 mai « Le Point » parle d’une somme de 26,7 millions d’euros qui aurait été versée entre 2011 et 2012 par l’UMP à Event & Cie, filiale événementielle de Bygmalion.

Le magazine épluche les comptes de la société, détaillant les « 13 virements ». Il affirme que Jean-François Copé a menti lorsqu’il a contester avoir sponsorisé la start-up créée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alves. « En 2012, 95% des revenus d’Event [& Cie ont été] assurés par un seul et même client, l’UMP ! » argumente « Le Point ».

L’hebdomadaire estime par ailleurs que des « tarifs exorbitants » ont été versés à la société pour l’organisation d’événements, avec des prestations facturées en moyenne à 257.000 euros, dont de nombreuses « conventions bidon » – qui n’auraient, donc, jamais existé. Hier, Jérôme Lavrilleux a parlé de « dérapage sur le nombre – non pas sur la valeur – mais sur le nombre d’événements qui ont été organisés dans le cadre de cette campagne » nécessitant du coup de les facturer à l’UMP.

Un système de rétrocommissions complexe

Bygmalion ? « Un drôle d’alambic qui redistille l’argent touché par l’UMP » affirme le magazine, qui parle de « myriade de sous-traitants » permettant d’éparpiller les versements du parti pour les redistribuer en douce.

Il cite l’exemple d’une société, Léni, spécialisée dans le son et la vidéo, qui a empoché quatre millions d’euros pendant la campagne de Nicolas Sarkozy. Quatre millions, directement versés par la filiale événementielle de Bygmalion. Un certain Jo Alet, « sexagénaire haut en couleur » et déjà condamné à de la prison pour « escroquerie », aurait participé à la campagne de Nicolas Sarkozy pour la société Léni. S’il affirme ne jamais avoir été payé, sa compagne, elle aurait touché via sa société « 1,2 millions d’euros d’un mystérieux client ».

Jean-François Copé, bientôt cantonné à son mandat de député-maire de Meaux, serait actionnaire de la société Léni selon l’hebdomadaire, de même que l’UMP et homme d’affaire Charles Beigbeder, qui y a fait entrer son fonds d’investissement.

Le magazine détaille les interconnexions, les « sociétés éphémères » créés dans des paradis fiscaux. L’argent qui revient, qui repart, et qui permet parfois d’éviter que les magouilles se retrouvent sur la place publique. Comme lorsque Sébastien Borivent, chargé des finances de Bygmalion, quitte la société en 2012 aidé par le versement de 130.000 euros. « Le prix de son silence ? », s’interroge « Le Point ».

Copé savait

L’hebdomadaire l’admet : « Sans un décodeur, difficile [...] de s’y retrouver dans la nébuleuse Bygmalion. » Sur la fin de l’enquête, « Le Point » charge le président de l’UMP, et, pour l’occasion, renomme l’affaire « Copé-Bygmalion ».

Alors qu’il était ministre du Budget, Jean-François Copé aurait entretenu des liens avec Emmanuel Limido, banquier aux côtés duquel il aurait négocié la vente en 2007 d’un centre de conférence en France à des Qatariens. Une affaire qui « intéresse aujourd’hui les policiers chargés de l’enquête sur les comptes de l’UMP », selon « Le Point ».

D’autant que l’ex-conseiller de Jean-François Copé et actuel PDG de Bygmalion, aurait travaillé pour Emmanuel Limido. Ce dernier détiendrait 45% de la société au travers d’une SARL luxembourgeoise, et aurait créé un fonds d’investissement avec « le frère cadet » de Jean-François Copé. Bref, tout un petit monde interconnecté.

Au vu des relations étroites entre Jean-François Copé et les protagonistes de Bygmalion, « Le Point » affirme sans ambages que le président de l’UMP est « impliqué jusqu’au cou », et que « pour sauver sa tête », il aurait délibérément lâché son bras droit, Jérôme Lavrilleux.

Facile, en effet, de se dédouaner de toute responsabilité, lorsque ce sont les signatures de son directeur de cabinet qui apparaissent sur tous les « ordres de décaissement » du parti.

C.Q. – Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140527.OBS8602/bygmalion-nouvelles-charges-contre-cope-implique-jusqu-au-cou.html

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Y’en a marre de l’absentéisme de nos députés européens

Posté par ippolito le 29 mai 2014

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Européennes : à Strasbourg, les députés français brillent souvent par leur absence

Le manque d’intérêt de certains de nos élus pour le Parlement européen contribue à l’euroscepticisme ambiant. Explications.

Strasbourg et Bruxelles sont-elles trop éloignées pour nos députés européens ?

Il faut croire que oui, puisque les Français n’y brillent pas par leur présence. Selon VoteWatch, un site internet comptabilisant l’activité des parlementaires européens en fonction de leur participation aux votes, ils n’assistent qu’à 83,3 % des sessions plénières. Ce qui les classe de facto à la 21e place – sur 28 – en termes d’assiduité. Les députés autrichiens, slovaques et luxembourgeois forment le trio de tête avec peu ou prou 90 % de participation.

Pourtant, il serait trop facile de placer tous les députés dans le même panier. Certains d’entre eux ne comptent pas leurs heures, mais d’autres sont plus connus pour leurs absences répétées. Avant de faire son entrée dans le gouvernement de Manuel Valls, Harlem Désir n’assistait par exemple qu’à 50,15 % des sessions plénières. Un taux record qui lui a ouvert en toute logique les portes du secrétariat d’État aux Affaires européennes…

Coïncidence ou non, 50 % de participation aux plénières est le minimum requis pour empocher les 4 243 euros d’indemnité annuelle de voyage versés aux parlementaires. Auxquels s’ajoutent : 8 020,53 euros de salaire brut mensuel, une indemnité là encore mensuelle de 4 300 euros pour les frais généraux et 304 euros par jour de présence au Parlement. Bref, pour faire simple, un député à l’assiduité minimale touche un peu plus de 10 000 euros net par mois !

Mélenchon, peu présent mais bavard

« Les députés européens français ne sont pas plus absents que les autres », tempère Olivier Rozenberg, professeur associé au Centre d’études européennes de Sciences po. Mais il reconnaît que certains profitent du Parlement européen comme d’un « oasis lors de leur traversée du désert ». Quant aux chefs de parti, à l’image de Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ils semblent surtout absorbés par leur rôle national. Avec 71,40 % de présence aux sessions plénières, Mélenchon se classe à la 698e place (sur 766) des députés les plus actifs, toujours selon VoteWatch.

Oui, mais le président du Parti du gauche a plus d’un tour dans son sac pour fustiger ce classement. Et s’il est difficile de lui décerner un premier prix d’assiduité, il décroche sans conteste la palme des « explications de vote », qui, contrairement au vote lui-même, ne nécessitent pas d’être présent au Parlement.

Sur toute sa mandature, il en a déposé près de 1 100 : un record ! Une performance qui lui permet de figurer parmi les députés européens les plus actifs sur MEP ranking, un site alternatif à VoteWatch. En revanche, il lui sera plus difficile de contester son absentéisme à la commission des Affaires étrangères. Au cours des quarante dernières réunions, il n’a jamais jugé bon de faire le déplacement.

Marine Le Pen, éternelle absente des commissions

Marine Le Pen est elle aussi connue pour ne jamais avoir mis les pieds à la commission de l’Emploi et des Affaires sociales. Ce que confirme Pervenche Berès, député européenne PS de la circonscription Ile-de-France et présidente de ladite commission : « Je ne l’ai jamais vue. Les députés européens ne sont pas tous des mauvais élèves, mais les pires, c’est elle et son père. »

Marine Le Pen n’honore pas souvent l’hémicycle de sa présence (voir infographie). À sa décharge, n’étant membre d’aucun groupe parlementaire, la présidente du FN voit ses possibilités d’actions limitées. « Comme nous n’avons pas le droit de présenter des amendements en session plénière, le travail que nous pourrions faire en commission parlementaire ne sert à rien », se justifie Ludovic de Danne, conseiller aux Affaires européennes du FN.

Une situation qui pourrait changer à l’issue des élections du 25 mai. En tête dans de nombreux sondages, le FN pourrait rafler plusieurs sièges et constituer un groupe parlementaire avec d’autres députés d’extrême droite. « En cas de victoire, nous pourrons avoir accès aux rapports que nous amenderons à tel point que nous les modifierons et les inverserons. Et surtout, nous proposerons autre chose que ce que prémâchent la Commission européenne et les super-fonctionnaires à ses ordres ! » promet Ludovic de Danne. Reste à savoir si la présidente du FN préférera – cette fois-ci – honorer son mandat européen plutôt que de mener sa prochaine campagne présidentielle.

Pervenche Berès, la bonne élève

Tous les députés ne sont pourtant pas de mauvais élèves. Pervenche Berès n’est pas la députée la plus présente en session plénière, mais elle a rédigé onze rapports durant son mandat, soit neuf de plus que la moyenne française. Elle insiste sur l’importance d’une participation assidue pour « transformer les choses » en « étant présent et en négociant ». En témoigne son taux de présence en commission parlementaire (voire infographie). Selon elle, être député européen est un travail de « conviction » mais aussi de concessions.

Européenne convaincue, Pervenche Berès comprend pourtant le scepticisme des citoyens vis-à-vis de Bruxelles : « La première raison, c’est la manière dont les conservateurs ont géré la crise. C’est vrai que l’Europe n’a pas fait ce qu’elle devait, et a fait les choses trop brutalement et trop tard. L’Europe s’est transformée en maison de redressement. » La seconde, selon elle, concerne l’absence de l’Europe dans le quotidien des Français : le sujet ne revenant « qu’une fois tous les 5 ans », les Français l’ont jugé « trop loin, trop technique ». Le Parlement est jugé « flou » pour les électeurs, « compliqué à lire ».

Olivier Rozenberg est lui aussi sévère quant au « manque de résultat des institutions » européennes. Résultat : l’Europe est tenue pour responsable du chômage et de la forte désindustrialisation du territoire national. Dimanche, l’Union européenne risque d’entendre cette défiance des peuples.

RETROUVEZ notre infographie sur la présence des eurodéputés stars du Parlement :

http://www.lepoint.fr/europeennes-2014/europeennes-a-strasbourg-les-deputes-francais-brillent-souvent-par-leur-absence-22-05-2014-1826686_2095.php

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Y’en a marre de l’Europe

Posté par ippolito le 23 mai 2014

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Ce que coûte et rapporte l’Europe aux Français

L’Hexagone est le deuxième pays «contributeur net» de l’Union européenne, c’est-à-dire qu’il verse plus d’argent qu’il n’en reçoit. Néanmoins, la France reste le troisième pays qui reçoit le plus d’argent parmi les 27.

Le 25 mai prochain, les Français seront invités à se rendre aux urnes lors des élections européennes. En glissant leur bulletin de vote, ils choisiront les 74 eurodéputés français qui siègeront aux côtés des 751 autres élus au sein du Parlement européen.

L’une des missions dévolue à ses femmes et hommes politiques est de voter le budget de l’Union européenne. Négocié pendant deux ans, celui de la période 2014-2020 a été adopté en novembre 2013 et s’élève à à plus de 1000 milliards d’euros, selon l’accord du Conseil européen des 7 et 8 février 2013.

Rien que pour l’année 2014, il atteint les 135,5 milliards d’euros. La France devrait y participer à hauteur de 22,2 milliards d’euros, soit 16,4% du total du budget européen, selon une des annexes du Budget 2014.

Ce budget est en grande partie constitué des recettes de la TVA, des droits de douanes, mais surtout des contributions des Etats membres. Selon les dernières données disponibles en 2011, la France était le deuxième pays à contribuer au budget européen en versant 19,6 milliards d’euros, soit 16,3% des recettes totales, juste derrière l’Allemagne (19%) mais bien loin devant le Luxembourg qui ne verse que 279 millions d’euros et qui se situe à la 23e place.

L’Hexagone fait même partie des «contributeurs nets», c’est-à-dire qu’il verse plus d’argent qu’il n’en reçoit, comme ses voisins anglais et italiens. En 2011, la France a versé un montant net de 6,4 milliards d’euros à l’UE. «C’est la logique européenne, commente Henri Sterdiniak, directeur du département économie de la mondialisation à l’OFCE.

Quand on est un pays riche comme la France, on paye pour les pays en rattrapage».

203 euros par Français en 2011

La France reste néanmoins un important bénéficiaire. En volume, elle est le troisième pays qui reçoit le plus d’argent de l’Union européenne (13,1 milliard d’euros), derrière l’Espagne et la Pologne. C’est aussi le pays qui reçoit le plus de subventions en volume au niveau de la Politique agricole commune (8,7 milliards d’euros). Mais quand on résonne en euros par habitant, la France se retrouve projetée au 20e rang, avec 203 euros par Français en 2011, contre 3025 euros pour les Luxembourgeois et 618 euros pour la Belgique*=.

Des chiffres qu’il faut néanmoins nuancer puisqu’ ils prennent en compte les frais de fonctionnement des institutions européennes très présentes dans ces deux pays. «Ces sommes reçues par le Luxembourg et la Belgique sont donc majorées et ne reflètent pas la réalité», prévient l’économiste interrogé par Le Figaro.

Depuis le début des années 2000, la France bénéficie moins, en proportion, des fonds européens. Alors que 16,1% des dépenses européennes étaient faites sur le sol français en 2000, elles ne sont plus que 11,2% en 2011. En cause? «L’aide européenne à l’agriculture est en baisse, explique l’économiste, qui cite également les aides «accordées à tous les pays du sud et de l’est».

http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/21/01053-20140521ARTFIG00086-ce-que-coute-et-rapporte-l-europe-aux-francais.php

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Y’en a marre de jean François Copé

Posté par ippolito le 3 mars 2014

Affaire Copé : ce qu’on sait, ce qu’on savait, ce qu’on ignore encore

Jean-François Copé est mis en cause pour ses liens avec la société Bygmalion et ses dirigeants. Une affaire embarrassante pour le président de l’UMP, mais dont de nombreux éléments sont déjà connus. Retour sur le contexte.

1/ De quoi est accusé Jean-François Copé ?

Selon Le Point, la société Bygmalion, ou plus précisément sa filiale Events & Cie, a empoché de l’UMP 8 millions d’euros pour l’organisation des meetings de campagne du parti en 2012. Une somme énorme, d’autant plus que le parti, très endetté, a dû en 2013 demander 11 millions d’euros à ses sympathisants pour se renflouer.

La société Bygmalion a longtemps été dirigée par Bastien Millot, très proche de M. Copé – elle est aujourd’hui dirigée par Guy Alves, chef de cabinet de Jean-François Copé alors ministre du budget (2005-2007), qui lui a confié l’intégralité de la communication du parti à partir du moment où il en a pris la tête, en 2012.

Guy Alvès est par ailleurs le contact identifié au Journal officiel de l’association Génération France, le microparti de Jean-François Copé. Selon Le Point, il en a un temps été le trésorier.

Surtout, Bygmalion aurait fait, selon Le Point, un montage financier complexe avec une société luxembourgeoise, Centuria Capital, dirigée par le holding d’Emmanuel Limido, gestionnaire de fonds, sis au Qatar. Un homme qui avait servi d’intermédiaire pour la vente de biens immobiliers de l’Etat aux Qataris lorsque M. Copé était ministre du budget.

2/ Que savait-on déjà sur les finances de l’UMP ?

Le rôle important de Bygmalion au sein de l’UMP est connu depuis longtemps. Bastien Millot est à la fois proche conseiller de M. Copé, jouant souvent les intermédiaires auprès de la presse, et chargé, par l’intermédiaire de sa société, de la communication du parti, mais aussi de la formation d’élus. Pour la campagne 2012, la société dit avoir assuré la logistique de quarante-trois meetings de l’UMP ou de Nicolas Sarkozy.

En 2012 déjà, Le Canard enchaîné avait relevé les importants contrats consentis à la société, qui faisaient grincer des dents vu l’endettement de l’UMP. En pleine compétition entre eux, à l’été 2013, François Fillon avait ainsi demandé à M. Copé de la « transparence »  quant à la gestion du parti, visant – sans la nommer – la société Bygmalion.

Les partisans de M. Fillon avaient d’ailleurs pointé du doigt les prestations extérieures versées à une filiale de Bygmalion pour la formation d’élus, par l’intermédiaire de l’Association nationale pour la démocratie locale (ANDL). Des accusations que Bygmalion a catégoriquement niées.

3/ Que sait-on du passé de la société Bygmalion ?

La première affaire connue remonte à février 2003, époque où Bastien Millot officie comme premier adjoint de la mairie de Beauvais. Egalement chef de cabinet du porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, M. Millot aurait autorisé un chauffeur municipal à déclarer près de quinze cents heures supplémentaires fictives, payées par le contribuable. Il sera condamné en 2004 à 8 000 euros d’amende pour détournement de fonds publics et faux en écriture, et renoncera à faire appel de la décision un an plus tard.

En 2013, une autre affaire éclate : Le Canard enchaîné révèle que Bastien Millot a profité de son poste de directeur délégué de France Télévisions pour lancer sa nouvelle société de communication, Bygmalion.

Le jour de son départ, il aurait signé avec le tampon de l’entreprise publique plusieurs contrats avec sa nouvelle société, créée trois jours plus tôt. 143 902 euros au total pour la « surveillance de la réputation de France Télévisions et de ses principaux dirigeants sur Internet », la « rédaction de mails aux téléspectateurs », la « réalisation de maquettes de sites intranet » ou encore le « conseil stratégique sur la communication sensible ».

Ces missions se seraient poursuivies ainsi pendant six ans, le plus souvent « sans la moindre mise en concurrence », permettant à Bygmalion d’empocher 1,2 million d’euros pour diverses prestations, allant de « la rédaction d’une lettre aux parlementaires » (5 980 euros) à la préparation du discours des vœux du PDG Patrick de Carolis aux salariés (7 000 euros).

Des faits qui ont conduit le juge Renaud Van Ruymbeke à enquêter sur des « délit de favoritisme, prise illégale d’intérêts et complicité de prise illégale d’intérêts ». Interrogé en 2012 sur les relations entre Bygmalion et France Télévisions, Bastien Millot avait assuré à L’Express : « Tout est clair et limpide [...] Je me suis naturellement plié, en toute transparence, à toutes les procédures. »

4/ Qui est Bastien Millot ?

Agé de 41 ans, Bastien Millot a commencé sa carrière politique en 1995, comme directeur de cabinet de Jean-François Copé, maire de Meaux. Sans lâcher son mentor, il a participé en 2001 à la conquête de la mairie de Beauvais par l’UMP Caroline Cayeux, dont il devient le premier adjoint. Deux ans plus tard, quand « l’affaire du chauffeur » éclate (voir plus haut), cette dernière le prive de ses délégations et l’attaque en justice, avant de l’évincer de l’équipe municipale après sa condamnation.

Toujours proche de Jean-François Copé, le Picard rebondit dans les médias en 2005, en devenant directeur délégué de France Télévisions, dirigé à l’époque par Patrick de Carolis.

En 2008, il quitte le groupe audiovisuel public pour devenir conseiller régional UMP de Picardie, tout en créant Bygmalion, sa propre société de conseil en communication. Un an plus tard, il devient chroniqueur médias sur Europe 1 et annonce son « congé » de l’UMP.

Une situation qui lui permet d’assumer plus facilement son amitié avec la première adjointe à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, qu’il soutient contre Nathalie Kosciusko-Morizet, sans pour autant intervenir dans sa campagne.

Bastien Millot est également proche de Guillaume Peltier, vice-président de l’UMP et fondateur de La Droite forte. Tous deux font l’objet d’une plainte de l’association Anticor pour des soupçons de « favoritisme » à Menton.

5/ Qu’est-ce que la société Bygmalion ?

Bygmalion SAS existe depuis 2008. Elle a un capital de 500 000 euros. Elle est possédée par deux holdings, AMM Participations, société de l’actuel PDG de Bygmalion, Guy Alves ; et RG management, société de l’actuel directeur général de Bygmalion, Richard Gibeaud. En 2009 (derniers chiffres disponibles), Bygmalion réalisait un chiffre d’affaires de 2,79 millions d’euros, et 1,2 million de valeur ajoutée.

La société possède plusieurs filiales : Bygmalion TV, créée en 2009 pour la production de spots et de programmes,  Ideepole, société spécialisée en formation continue, plus précisément d’élus (elle est agréée par le ministère), qui existe depuis 2008, ou Doxeo, également tournée autour de la formation des élus.

Ideepole ne fait pas que de la formation. En cherchant un peu, on découvre que la société a pu gérer des événements, par exemple les « Journées des jobs d’été », ou organiser une rencontre d’eurodéputés.

6/ Les questions en suspens

Pour l’instant, il n’y a pas d’action judiciaire autour de cette affaire. En soi, le fait que Bygmalion ait bénéficié de l’essentiel des marchés de communication et de formation de l’UMP n’est pas illégal s’agissant d’un parti politique. La surfacturation, elle, pourrait l’être, si elle est établie.

L’aspect le plus nouveau des révélations du Point concerne en fait le montage financier entre Bygmalion et Centuria Capital, et les relations entre M. Copé et son dirigeant, Emmanuel Limido, qui fut un intermédiaire entre l’Etat français et la monarchie qatarie lorsque le président de l’UMP était ministre du budget et Guy Alves son chef de cabinet.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/02/27/affaire-cope-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-savait-ce-qu-on-ignore_4374188_823448.html

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Y’en a marre de l’évasion fiscale

Posté par ippolito le 3 mars 2014

Evasion fiscale : petite leçon de calcul à l’attention du ministre du Budget

La cellule mise en place pour régulariser les comptes étrangers non déclarés de contribuables fonctionne à plein assure Bercy. Le ministère annonce in fine 4 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Pourtant, à y regarder de plus près, on est loin du compte en examinant la réalité des chiffres de l’évasion fiscale.

Dans une récente chronique Jean-Marc Sylvestre s’insurgeait contre la marche triomphante entamée par Bercy à l’occasion des  » bons résultats  » des demandes de régularisation des comptes à l’étranger. Près de 16 000 contribuables, abusivement baptisés évadés fiscaux, seraient en cours de régularisation. 2 621 dossiers sont totalement complets et vont être instruits par les services fiscaux.

Aujourd’hui, seuls 241 dossiers ont déjà été traités faisant renter dans les caisses 230 millions d’euros. Mais le ministre du budget Bernard Cazeneuve et le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Christian Eckert, estiment que cette régularisation pourrait rapporter 3 à 4 milliards d’euros de recettes.

40 milliards de recettes fiscales cachés sur les comptes offshore des sociétés !
Bien évidemment, 3 à 4 milliards d’euros, vu l’état de déliquescence du budget national, c’est toujours bon à prendre. Mais cette régularisation, et nous sommes sur ce point entièrement d’accord avec Jean-Marc Sylvestre, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Tout d’abord, cette régularisation ne concerne que les contribuables qui résident en France et détiennent des avoirs bancaires à l’étranger non déclarés. En Suisse essentiellement et au Luxembourg. Ce sont souvent des héritiers qui ont reçu ces comptes du défunt ou des particuliers, commerçants, professions libérales ou patrons d’entreprise qui suite à divers soubresauts économiques ou politiques (l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, la création de l’ISF, le plafonnement du plafonnement du même impôt, le passage à l’euro…) ont ouvert un compte dans une banque suisse ou luxembourgeoise.

Aucune procédure de régularisation n’est en revanche prévue pour les sommes autrement plus astronomiques détenues par les grandes entreprises sur des comptes offshore dans les paradis fiscaux. Pourtant ce ne sont pas 3 à 4 milliards que pourrait récupérer Bercy mais dix fois plus d’après les estimations de certains experts !

Ensuite, cette régularisation, avec la complicité de Bercy, créée une confusion totale entre évadés fiscaux et exilés fiscaux. Les premiers demeurent bien en France et y paient beaucoup d’impôt sauf pour les sommes à l’étranger, les véritables évadées, qu’ils s’abstenaient jusqu’à présent de déclarer. Les seconds quittent la France avec armes et bagages et surtout avec la totalité de leur fortune et de leurs économies. Or, sur ce sujet c’est l’omerta.

Pas de recettes fiscales supplémentaires avec la régularisation des repentis

Bercy annonce pour 2011 un peu plus de 400 départs de redevables de l’ISF. C’est peu quand une promenade à Bruxelles, dans les rues d’Ixelles ou d’Uccle vous permet de croiser à chaque coin de rue de riches français exilés. Le phénomène étant le même à Londres et en Suisse, on s’interroge sur le réalisme de ce chiffre.

Malheureusement pour notre fisc national, ces exilés ont souvent des fortunes supérieures à 10 millions d’euros. Soit une perte annuelle d’ISF pour ce montant de 98 190 euros. Sans compter l’impôt sur le revenu, les impôts locaux et la TVA le plus souvent à 20 % sur les achats des  » riches « .

C’est ridicule, car ce chiffre ne prend pas en compte les contribuables, souvent des entrepreneurs partant à la retraite ou de jeunes loups cédant leur entreprise pour empocher la plus-value, qui quittent la France avant d’avoir à payer l’ISF.

C’est inexact car Bercy écarte ces cohortes de retraités qui vont s’installer sous des cieux ensoleillés à la fiscalité plus clémente (le Maroc et ses 30 000 retraités Français, le Portugal qui depuis peu voit débarquer ces nouveaux résidents) et qui le plus souvent ne paient pas l’ISF mais souhaitent mieux vivre en payant moins d’impôt sur le revenu et de taxes locales.

Les pertes annuelles de recettes fiscales pour l’ensemble de ces exilés dépassent annuellement largement les 3 à 4 milliards d’euros de recettes supplémentaires fièrement brandis par Bercy.

Quelles solutions pour éviter une telle déperdition fiscale ?
Plutôt que de pourchasser nos contribuables résidents en leur assénant des pénalités qui restent non négligeables ( 15 % et 30 % en plus de tous les impôts à régulariser sur plusieurs années), Bercy ferait mieux de leur accorder une amnistie fiscale en contrepartie d’une injection des sommes dissimulées dans l’économie nationale.

Bercy devrait également penser, puisque le Président de la République évoque une baisse des impôts, à une refonte totale d’un système fiscal qui fait partir par grappes entières ces contribuables les plus contributeurs.

Enfin, le ministère des Finances ne peut pas diaboliser ainsi sans cesse les particuliers sans s’attaquer vraiment sérieusement à une évasion fiscale autrement plus colossale, celle des grandes entreprises.

Car malgré l’adaptation bienvenue de plusieurs articles du Code général des impôts, notamment en ce qui concerne les prix de transfert, les résultats de la lutte contre l’évasion fiscale internationale des entreprises doivent être bien maigres, Bercy restant sur ce sujet bien silencieux !

http://votreargent.lexpress.fr/impots/evasion-fiscale-petite-lecon-de-calcul-a-l-attention-du-ministre-du-budget_360304.html

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