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Y’en a marre du détournement de l’argent des PV

Posté par ippolito le 18 décembre 2014

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L’incroyable détournement du trésor des PV

Censée retourner au bénéfice des conducteurs et de leur sécurité, la manne des amendes alimente bien d’autres circuits, parfois obscurs.

C’est un joli pavé dans la mare que vient de jeter la Ligue de défense des conducteurs (LDC) avec son enquête, plutôt décapante, sur l’utilisation de l’argent des P-V et autres amendes issu de la répression routière. L’association a mis sur la table des documents parfaitement officiels mais dont la physionomie peu avenante ne permet pas de tirer aisément des conclusions. Au terme d’un patient travail de décryptage digne de Champollion, les enquêteurs de la LDC ont pourtant débusqué quelques énormités dont l’étrange affectation du produit des amendes n’est pas la moindre surprise

Dire qu’il y a détournement de fonds au sens géographique du terme n’est pas usurpé. Dans le grand aiguillage des ressources de l’État provenant de la route, il est permis de dire que les usagers sont manifestement spoliés. On le soupçonnait déjà, en voici la confirmation : sur les 1,7 milliard d’euros tirés des 24 millions de contraventions dressées en 2012, bien peu sont revenus en 2013 à des investissements concernant la route et sa sécurité. Sur ce pactole qui fait rêver le ministère des Finances, l’attribution des subsides de toutes sortes ressemble, hélas, à un inventaire à la Prévert et échoit surtout à des organismes sans aucun rapport avec la route.

L’auto finance le train

Pire, selon la LDC, « l’argent directement issu des contraventions échappe totalement à toute contrainte de répartition. Les sommes sont distribuées selon le bon vouloir du prince en fonction. » Et ceux qui voudraient croire que ces sommes servent à combler les nids-de-poule, à redresser les virages dangereux et à gommer les points noirs en seront pour leurs frais.

Ils financent en réalité aussi bien les transports en commun, largement déficitaires – la double peine pour les automobilistes qui ne peuvent les utiliser -, que « le remboursement de la dette de l’État, la construction de la ligne ferroviaire grande vitesse Est, l’amélioration des transports en commun dans les collectivités locales ou encore la modernisation du réseau fluvial », souligne la LDC.

Que les conducteurs se rassurent, ils n’ont pourtant pas été oubliés… au titre du renouvellement des appareils radars ou à leur entretien. Les recettes issues de la répression routière servent déjà à financer le système lui-même, note la LDC, qui a découvert au passage que les dépenses d’investissement pour les radars ont augmenté de 68 % cette année.

« En 2014, 220 millions d’euros devaient ainsi être alloués au fonctionnement et à l’entretien des radars, ainsi qu’au renouvellement du parc de ces coûteuses machines. 19 millions d’euros devaient servir à financer le système de gestion des points du permis de conduire, et 31,6 millions d’euros devaient être réservés au déploiement des P-V électroniques. Ces fonds, prélevés directement dans la poche des conducteurs, servent uniquement à financer la pérennité du système répressif », déplore la LDC.

Corne d’abondance

Mais cela n’est qu’une aumône en comparaison des autres financements. À la sortie de cette corne d’abondance, les mieux servis n’ont qu’un lointain rapport avec la route. Qu’on en juge. La plus richement dotée est l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Elle dispose d’un budget de 280 millions provenant uniquement de la route (amendes des radars, taxe d’aménagement du territoire, autoroutes…). Or, les deux tiers de sa dotation servent principalement au transport ferroviaire et aux transports collectifs d’agglomération, tous les deux largement déficitaires. Si un usager devait payer réellement le prix de son train de banlieue, les tarifs doubleraient.

Donc, le système, en réprouvant l’automobile, se nourrit de son bon fonctionnement pour rééquilibrer les transports boiteux. « Ce soutien s’effectue au détriment de la modernisation et de l’entretien du réseau routier. En 2013, toutes taxes confondues, la route a rapporté à l’État 37,4 milliards d’euros, soit autant que l’endettement cumulé de 40 milliards d’euros de la SNCF et de Réseau ferré de France », insiste la LDC. Mais cet organisme n’est que le premier d’une longue liste de bénéficiaires où l’on trouve, en seconde position; l’Antai (Agence nationale de traitement automatisé des infractions), qui se livre à une « véritable activité industrielle ». L’étude met surtout en lumière les dérives de cette agence.

Activité industrielle du P-V

« Soucieuse des deniers publics, l’Antai affiche des objectifs dignes d’une entreprise privée. Croissance à plusieurs chiffres et développement font partie de son vocabulaire. Sa conduite révèle son ambivalence et, plutôt que de se réjouir de la baisse du nombre des infractions, elle planifie en permanence une hausse des sanctions. Pour un coût salarial moyen de 96 000 euros par an – près de 8 000 euros par mois et par agent -, 26 cadres de l’État veillent avidement à la prospérité de cet organisme », déplore la LDC.

Vu sa situation, l’État aurait eu tort de s’oublier dans la grande redistribution et ce sont pas moins de 452 millions d’euros qui sont officiellement affectés pour 2014 à son désendettement. Ce qui représente tout de même 26,5 % de l’argent sorti de la poche des conducteurs ! On trouvera aussi des organismes comme l’Agence pour la cohésion sociale, qui fait de la prévention de la délinquance et des discriminations (45 millions d’euros). À ne pas confondre avec les collectivités territoriales qui, à elles seules, récoltent 680 millions d’euros « pour l’amélioration des transports en commun, de la sécurité et de la circulation routière ».

170 millions d’euros sont affectés à l’amélioration des transports en commun et la circulation, mais le reste se noie dans un brouillard opportun où il n’est surtout pas question de traçabilité. « En réalité, cet argent peut servir à améliorer les infrastructures routières comme il peut servir aux équipements de la ville sans lien avec la sécurité routière comme la construction d’une ligne de tramway », note Christiane Bayard, secrétaire générale de la LDC. Celle-ci rappelle opportunément que le facteur infrastructure est présent dans 40 % des accidents mortels. À un moment où remontent les statistiques d’accidents et alors que l’état des routes ne cesse de se dégrader faute d’entretien, la LDC demande au gouvernement de mettre l’argent des conducteurs au service de la sécurité routière. Un voeu pieux qui laisse les usagers de la route sans trop d’illusions.

 

http://www.lepoint.fr/automobile/blogs/jacques-chevalier/l-incroyable-detournement-du-tresor-des-p-v-18-12-2014-1890677_654.php

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Y’en a marre du Rafale

Posté par ippolito le 16 janvier 2014

Les gaspillages du Rafale ou l’aveuglement d’un président

C’est l’histoire d’un président qui, fragilisé par sa vie privée, plus de quatre millions de chômeurs et une dette abyssale de l’Etat, a annoncé, le mardi 14 janvier, des mesures énergiques de réduction de la dépense publique pour les trois ans à venir.

Une perspective apparemment plus sémantique que réelle puisqu’une « commande d’urgence d’un milliard d’euros » au groupe privé Dassault (où l’Etat reste minoritaire) a été annoncée, cinq jours auparavant, pour améliorer, une fois de plus, le Rafale. En fait, « ce milliard d’euros » ne sera pas répercuté sur le prix de vente du Rafale à l’export. C’est le contribuable français qui paiera.

Mais, il y a pire. En effet, selon nos informations, l’écart entre le prix de l’avion payé par le ministère de la Défense français (150 millions d’euros) et celui fixé pour le client indien (de l’ordre de 90 millions d’euros) dépasserait ainsi les 40 %. Qui paiera ce manque à gagner de 7,5 milliards d’euros sur le marché indien conclu pour 12 milliards d’euros seulement? Ce ne peut être que le contribuable français. L’astuce comptable consistera à différer dans le temps cette addition qui sera réintégrée, année après année, dans le prix de vente de l’avion à l’Etat français.

Aujourd’hui, l’acharnement à vendre à l’export cet avion invendable s’explique très simplement. A partir de 2016, l’équilibre du budget de la Défense français reposera directement sur l’achat de 126 Rafale par l’Inde, un contrat qui doit être signé impérativement en 2014.

En l’absence de cette vente à l’export, l’Etat se verrait obligé contractuellement de continuer à acheter, chaque année, 11 Rafale pour 1,57 milliards d’euros. Ajouté aux 3,5 milliards d’euros annuels consacré à la dissuasion, ce nouvel échec du Rafale remettrait définitivement en cause des programmes indispensables et déjà sans cesse reportés: les drones Reaper, les avions de ravitallement en vol (Airbus MRTT) et gros porteurs (Airbus A400M), la modernisation du Mirage 2000D et le remplacement des blindés à roues.

Illustration du savoir-faire français et symbole de notre indépendance nationale vis-à-vis des Américains, cet avion technologiquement très avancé doit coûter officiellement plus de 43 milliards d’euros à l’Etat. Correspondant à la fabrication de 283 Rafale pour l’armée française, ce chiffre astronomique calculé en euros constant représente le plus grand programme d’investissement de l’histoire de la nation.

Or, on le sait aujourd’hui, la France n’achètera au maximum que 225 Rafale. L’addition faramineuse de plus de 43 milliards pourra servir à dissimuler les coûts masqués à l’export d’un avion invendable. Vingt-sept ans après son premier vol, cet appareil militaire considéré comme l’un des meilleurs du monde attend toujours son premier contrat à l’exportation ! En fait, la France n’a pas les moyens de se payer cet avion. Mais, il n’est pourtant nullement question de tenter de limiter ce gigantesque gaspillage qui ressemble de plus en plus à celui du Concorde.

Bien au contraire, un proche du chef de l’Etat, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian est devenu un défenseur inconditionnel du Rafale. Sa recette miracle tient de la méthode Coué. Il faut moderniser sans cesse le Rafale, c’est la condition de sa réussite à l’exportation! Avec le tout récent programme de développement d’un milliard d’euros débloqué pour le standard F3R (qui sera opérationnel en 2018) et un deuxième non budgétisé pour le standard F4 (prévu à partir de 2025). Il est hors de question que Dassault et ses trois principaux sous-traitants (MDBA, Safran et Thalès) mettent au point ces améliorations avec des financements qui leur soient propres.

Le 19 décembre dernier sur Europe 1 juste après l’annonce de l’échec de la vente de l’avion au Brésil, Jean-Yves le Drian s’insurgeait quand on lui demandait si le Rafale n’est pas trop cher : « C’est un très bon avion ! La France en est très satisfaite, au Mali et ailleurs ! Le Rafale fait preuve de ses capacités, ses performances, et le montrera dans d’autres perspectives que nous avons aujourd’hui à l’exportation et qui sauront, j’en suis convaincu, aboutir rapidement. »

Lors d’une visite très officielle à l’usine Dassault de Mérignac (Gironde), où sont assemblés les Rafale, il avait annoncé, le 10 janvier dernier, le coup de pouce de l’Etat au Rafale d’un montant d’un milliard d’euros. «Toutes les conditions sont réunies pour qu’on ait un contrat Rafale à l’export en 2014», avait-il déclaré.

«Le processus progresse normalement en Inde, qui veut acquérir 126 appareils, mais il y des perspectives très prometteuses dans le Golfe». En fait, il mise beaucoup sur une commande du Qatar (pays connu par ailleurs pour financer des djihadistes syriens et maliens) et espère que des Rafale remplaceront les Mirage 2000-9 des Émirats Arabes Unis.

Enfin, le ministre a promis que la France continuerait à s’équiper en Rafale pour 225 appareils au total. «L’avenir du Rafale est assuré car il y aura une cinquième tranche de production», avait-il déclaré. Pour l’instant, l’avion a été commandé aujourd’hui par l’armée de l’Air et la Marine uniquement à 180 exemplaires, dont 126 ont été livrés.

Reste une question cruciale: pourquoi le président de la République et son ministre de la Défense ne tirent-t-ils pas les leçons des sept échecs successifs à l’export du Rafale ? En dépit de l’aide constante de trois chefs de l’Etat, de tous nos services secrets, de notre diplomatie et de la haute administration française, ces échecs se sont multipliés depuis treize ans. En voici la liste: Pays-Bas (2002), Corée du Sud (2003), Singapour (2005), Maroc (2007), Emirats Arabes Unis (2007), Suisse (2012) et Brésil (2013). Les autorités françaises en rejettent la responsabilité sur les Américains qui ont souvent vendu des F15 ou F16, en lieu et place des Rafale. Mais au Brésil et en Suisse, la course à la technologie et la géopolitique du « parapluie américain » (une protection achetée en même temps qu’un avion de l’oncle Sam) n’ont pas joué. Dans ces deux pays, le petit et peu sophistiqué, mais robuste, mono-réacteur suédois JA-39 Gripen s’est imposé au détriment du Rafale et des avions américains. Nations sans ennemi déclaré, le Brésil et la Suisse n’ont pas voulu d’un avion de combat super sophistiqué pour surveiller leurs frontières. Ils ont opté pour l’appareil le moins complexe et donc le moins cher à l’entretien comme à son prix de vente.

En dehors du poids du lobby militaro-industriel, le tragique jusqu’auboutisme de l’Elysée en faveur du Rafale cache un dogme bien français: la stratégie de la montée en gamme. Presque tous les jours, un membre du gouvernement, d’Arnaud Montebourg à Nicole Bricq en passant par Jean-Yves le Drian, présente cette stratégie de la sophistication extrême des produits manufacturés comme le remède aux problèmes récurrents de l’industrie française et de son commerce extérieur. Certes, les exemples d’Outre-Rhin dans l’automobile et la machine-outil plaident en ce sens comme quelques grandes entreprises françaises bien placés à l’export dans le luxe et les services. Mais, cette stratégie très coûteuse de la montée en gamme doit coller aux besoins du pays client et représenter une adéquation pertinente entre l’image de l’entreprise et le marché visé.

Or, le Rafale reste complètement à contre emploi face à ces exigences. En fait, avec l’aide des présidents Chirac et Mitterrand, le groupe Dassault a imposé cet avion sophistiqué destiné à être le « couteau suisse » de l’armée française, de manière à remplacer les sept appareils de combat en service dans l’armée de l’air et la Marine. Officiellement, pour faire des économies… Conséquence: si le Rafale s’est montré très efficace pour neutraliser des jeeps de talibans ou de djihadistes et des chars libyens, il reste invendable aujourd’hui et sans doute demain pour trois raisons.

Premièrement: les Brésiliens et les Suisses n’avaient pas besoin d’un « couteau suisse » trop polyvalent et trop cher.

Deuxièmement: pendant plus de 20 ans, on aurait pu « moderniser » à un coût minimal le Rafale, comme les F16 ou F18 américains. Mais la « culture » du complexe militaro-industriel français rend obligatoire la modification la plus sophistiquée puisque le développement de celle-ci sera financièrement assumée totalement par l’Etat.

Troisièmement: demain, le même Rafale sera en fait obsolète pour remporter des succès sur le marché des avions de combat situé à 80% en Asie-Pacifique. En effet, tous les pays concernés sont soucieux de la Chine devenu l’ennemi potentiel commun. Seul un avion de cinquième génération dit furtif (à la signature radar équivalente à celle d’un oiseau) leur conviendra. Seul avion occidental à remplir cette condition, le F35 de Lockheed-Martin (qui sera mis en service en 2015 dans les Marines) devrait être vendu à 2400 exemplaires rien qu’aux Etats-Unis. Une dizaine de pays ont déjà commandé cet avion polyvalent et optimisé pour l’attaque au sol qui connaît certes encore des problèmes de mise au point.

L’Inde et les pays du Golfe devraient en acheter chacun 300 à un prix par appareil légèrement inférieur au prix catalogue du Rafale (150 millions d’euros). Le F35 étant furtif, il n’est pas question pour son pilote de communiquer par radio comme avec un Rafale, mais par des réseaux satellitaires militaires. Un vrai problème jamais évoqué mais qui renforcera la mainmise américaine sur l’aviation militaire occidentale.

Même si, malgré son caractère non furtif et ses communications radios peu discrètes, le principal avantage de notre pauvre Rafale reste sa capacité à voler en automatique à 60 mètres du sol hors de portée donc des radars au sol, mais pas de ceux des avions de guerre électronique.

Le Rafale reste un exemple édifiant de gaspillage basé sur une course irresponsable à la technologie la plus sophistiquée et la plus prestigieuse en dehors de tout critère de rentabilité. Une maladie bien française à laquelle le président de la République devrait s’attaquer pour diminuer drastiquement les dépenses de l’Etat. Un gaspillage tout aussi important que celui de la Sécurité sociale, mais plus difficile à dénoncer politiquement pour le chef de l’Etat.

http://www.huffingtonpost.fr/yvan-stefanovitch/les-gaspillages-du-rafale-ou-laveuglement-dun-president_b_4595881.html?utm_hp_ref=france

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Y’en a marre du coût de la révolte fiscale surtout pour les contribuables

Posté par ippolito le 12 novembre 2013

Radars, portiques… la « révolte fiscale » coûte cher au contribuable

La révolte des « bonnets rouges » ne s’éteint pas. Au contraire, elle semble s’étendre, avec des nombreux cas de destructions de radars automatiques ces derniers jours. Motivée par le « ras-le-bol fiscal », elle pourrait finir par coûter cher au contribuable si les destructions s’étendent.

Selon la préfecture de Bretagne, on comptait, lundi 11 novembre, 44 radars vandalisés, dont la moitié sont hors d’usage, le reste des dispositifs pouvant être réparés, soit un tiers des radars présents dans la région Bretagne. Il faut y ajouter les portails écotaxe détruits, au nombre de cinq pour le moment.

Difficile d’être précis sur le coût de ces destructions. Tout dépend en effet des modèles de radars. Dans le projet de loi de finances 2014, on en distingue cinq types :

radars « fixe double face » (35 000 euros de coût d’installation ramené à l’unité).
radars « mobiles-mobiles » (70 000 euros).
radars « vitesse moyenne » (64 000 euros).
radars « chantier » (60 000 euros).
radars « feux rouges » (120 000 euros).
En moyenne, un nouveau radar revient donc à 69 800 euros.

PLUS DE 1 MILLION POUR REMPLACER LES RADARS DÉTRUITS

La préfecture évoque un coût de remplacement moindre, de l’ordre de 30 000 euros par appareil. A ce tarif, le remplacement des 44 machines détruites représente donc 1,32 million d’euros. Les portiques écotaxe, eux, valent entre 500 000 et 1 million d’euros l’unité. Si on prend la moyenne, 750 000 euros, leur destruction revient à 3,75 millions d’euros.

Lire les dernières informations : Ecotaxe : le gouvernement dément tout « enterrement »

Au total, on parvient donc en une semaine à un coût des destructions commises pour la seule région de Bretagne de 5,07 millions d’euros.

On peut y ajouter le montant des aides accordées à l’économie locale, annoncées durant le week-end par le gouvernement : 450 millions donnée par la Banque publique d’investissement et 555 millions de crédit de l’Etat, à mettre en rapport avec ce que l’écotaxe devait rapporter : 800 millions d’euros en 2014.

Stricto sensu ce sont donc environ 560 millions d’euros, dont 5 millions de remplacement d’ouvrages détruits, que l’Etat – et donc le contribuable – devra débourser à la suite de la crise bretonne.

Par Samuel Laurent

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/11/radars-portiques-la-revolte-fiscale-coute-cher-au-contribuable_3511648_823448.html

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Y’en a marre du coût d’entretien des radars et du vandalisme

Posté par ippolito le 11 novembre 2013

Radars: 69 millions d’euros de coût d’entretien en 2014

44 radars ont été vandalisés ces derniers jours en Bretagne. Avant cet épisode, l’Etat avait déjà budgété plus de 69 millions d’euros en frais d’entretien et de réparation pour 2014. La note risque donc d’être encore plus lourde pour le contribuable. BFMBusiness.com fait le point.

Après la révolte anti-Ecotaxe, la fronde anti-radars. Au moins 44 installations ont été vandalisées ces derniers jours en Bretagne. Outre les implications sur l’ordre public et sur la sécurité routière, rappelées, dimanche 10 novembre, par le préfet de région, Patrick Strozda, cette fronde aura immanquablement des conséquences sur les finances publiques. 

Le préfet a évoqué, hier, le chiffre de 33.000 euros en moyenne par radar neuf. En fait, les chiffres apparaissent plus complexes. BFMBusiness entre donc dans le détail des coûts. 

Selon un document annexé au projet de loi de finances 2014, l’Etat avait prévu de dépenser 69,59 millions d’euros l’an prochain pour le « maintien des conditions opérationnelles » des 4.200 radars, c’est à dire en frais d’entretien et de réparation. Le seul vandalisme devait coûter 23 millions d’euros selon Bercy, soit en moyenne 8.000 euros par appareil. 

A ces sommes devaient s’ajouter 25 millions d’euros pour l’acquisition de nouveaux radars destinés à remplacer les plus anciens ou ceux dégradés. Mais tous ces chiffres ne prennent évidemment pas en compte les conséquences des récents évènements de Bretagne

En face, les radars doivent générer 613 million d’euros de recettes affectées en grande partie à la modernisation des infrastructures de transports selon le rapport parlementaire de la députée PS Sandrine Mazetier. 

22,9 milliards le coût de l’insécurité routière

Selon la députée PS, « le coût d’installation des radars fixes est assez élevé. Il peut varier entre 90.000 et 165.000 euros selon qu’il s’agit d’un radar classique ou d’un système de radars calculant la vitesse moyenne sur un tronçon. Les radars embarqués (dans un véhicule de gendarmerie) reviennent moins cher (environ 70.000 euros), sachant que ce coût inclut celui du véhicule. »

Elle ajoute: « le coût d’entretien de ces appareils n’est pas neutre et s’échelonne entre 11.800 euros par an (radars passages à niveau) et 22 000 euros (radars vitesse moyenne). Sur ce montant, le vandalisme représente entre 3.000 et 8.000 euros annuels. Ces chiffres sont à mettre en regard des 22,9 milliards qui représentent, selon le ministère de l’Intérieur, le coût annuel estimé de l’insécurité routière, « conclut-elle.

http://www.bfmtv.com/economie/radars-69-millions-deuros-cout-dentretien-2014-643300.html

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Y’en a marre des prix des contraventions

Posté par ippolito le 5 octobre 2013

Grève des PV : jusqu’à 100.000 euros par jour en moins

Le mot d’ordre d’Alliance à ses troupes de ne plus verbaliser peut coûter cher à l’État. Mais il épargne surtout le portefeuille des contrevenants.

L’impact de la grève des PV?

«Assurément des centaines de milliers d’euros, si le mouvement dure», pronostique un cadre d’Alliance, l’organisation syndicale de la police nationale qui a appelé ses troupes à ne plus verbaliser les automobilistes ni les deux-roues pour protester contre les choix budgétaires de Manuel Valls. «Le manque à gagner théorique pourrait être de 40.000 à 100.000 euros par jour», se risque même à calculer un responsable policier au ministère de l’Intérieur.

Il faut relativiser cependant. Comparés aux radars automatisés qui ont rapporté plus de 700 millions d’euros à l’Etat l’an dernier, les procès-verbaux dressés directement par les agents dans la rue rapportent moins à l’État. Au-delà de ceux établis pour conduite dangereuse, feu ou stop grillés, ligne blanche franchie ou circulation dans une voie de bus, les PV pour stationnement irrégulier ont rapporté à l’État 183 millions d’euros l’an dernier. Soit environ 500.000 euros par jour en moyenne.

Les petites infractions concernées

L’essentiel de ces verbalisations est le fait de la police nationale, compétente sur les zones urbaines, mais aussi des policiers municipaux et des simples agents verbalisateurs communaux, comme ceux de la ville de Paris, les ex-pervenches.

Alliance ne réprésente pas toute la police nationale, mais 38% des voix tout de même chez les gradés et les gardiens. Tous ses adhérents ne dressent pas de PV dans la rue et ceux qui sont amenés à le faire régulièrement ne vont pas forcément suivre la consigne syndicale de façon systématique.

Lors d’un précédent mouvement, d’une seule journée , le 9 septembre dernier, Alliance avait prévenu que seules les petites infractions, comme le stationnement ou l’oubli de son papillon d’assurance, seraient concernées.

Un PV de stationnement rapporte 14 euros à l’État

Sont exclus pour la nouvelle action qui démarre toutes les infractions graves, pouvant mettre la vie d’autrui en danger, comme le fait de griller un feu ostensiblement. De même, si un véhicule gêne le passage des véhicules prioritaires ou se trouve garé devant le bateau d’un particulier qui doit partir au travail, le propriétaire de l’engin sera verbalisé et l’enlèvement demandé.

Ainsi, quelques milliers de PV par jour pourraient ne plus être dressés. Selon Roland Ries, sénateur PS de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables des transports (GART), «chacun des 13 millions de procès-verbaux dressés annuellement pour stationnement non payé ou dépassé rapporte à l’État en moyenne 14 euros».

Un manque à gagner important

Mais le sénateur Ries apporte une précision d’importance: en matière de stationnement irrégulier, «92 % du produit des amendes est affecté… à son recouvrement.» Car il faut relancer les mauvais payeurs, ne serait-ce que pour signifier les majorations de retard, voire diligenter des procédures devant les tribunaux, sans réelle garantie de recouvrement à la clé.

Au final, l’opération d’Alliance fera indéniablement perdre un peu d’argent à l’Etat. Mais elle représente surtout une chance de réaliser une économie pour nombre de contrevenants.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/04/01016-20131004ARTFIG00384-greve-des-pv-jusqu-a-100000-euros-par-jour-en-moins.php

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Y’en a marre des radars feux rouges surtout si c’est dangereux pour la sécurité …

Posté par ippolito le 31 mai 2013

Les radars feux rouges, danger pour la sécurité ?

Les radars aux feux rouges ont rapporté 8 millions d’euros en 4 mois à Paris. S’il s’agit d’une avancée en terme de sécurité pour certains, d’autres estiment que ces radars provoquent des accidents.

Les 11 appareils installés à Paris flashent en moyenne 60 fois par jour.
Outre le risque de provoquer un accident, le fait de griller un feu rouge à Paris pourrait vous valoir une amende très salée.

 En quatre mois, 60 000 PV ont été dressés grâce aux radars de feux rouges. A 135 euros l’amende (et quatre points de retrait sur le permis), ils ont permis à l’Etat de récolter près de 8 millions d’euros !

Les 11 appareils installés à Paris flashent en moyenne 60 fois par jour, et jusqu’à 150 fois pour le plus impitoyable, situé boulevard de la Chapelle dans le 18e arrondissement. 

Les radars feux rouges sont installés sur un poteau environ 20 mètres avant le feu tricolore et, contrairement aux radars automatiques contrôlant la vitesse, ils ne sont pas signalés par des panneaux. Mais à part rapporter de l’argent, à quoi servent-ils ?

« Le but est avant tout de sauver des vies »

Pour le secrétaire général de l’association Victimes et Citoyens Julien Thibault, c’est « avant tout à sauver des vies ». « En général, ils sont implantés devant des écoles, des établissements publics, ou les carrefours où il y a un danger », rappelle-t-il.

 « Et je suis effaré de constater la quantité de personnes qui grillent un feu rouge. En ville, ces dernières années, il y a eu une augmentation d’accidents corporels sur les piétons et les cyclistes. Le but est avant tout de sauver des vies ».

«Radars feu rouge : des pièges, des pompes à fric»
Entrez dans le débat !
« On donne un grand coup de frein… »

Mais selon Patrick Leduc, président de l’association Automobilistes en colère, « ça n’a aucun intérêt ». Pire, « ça provoque des accidents ». En effet, explique-t-il, « tout d’un coup, vous voyez un gigantesque flash qui vous réveille, le réflexe naturel est de freiner, car on se demande ce qui arrive. 

Comme les automobilistes sont de plus en plus habitués, ils se disent « merde, c’est un radar ». Donc on donne un grand coup de frein, et l’automobiliste qui les suit leur rentre dedans ».  
« Ça provoque des mini carambolages »

A Linas, dans l’Essonne, un radar feu est installé sur la N20. Et pour le maire François Pelletant, plusieurs accidents sont à imputer à ce nouveau système. Il milite donc pour faire retirer le radar. 

« Depuis l’installation de ce radar, les accidents aux feux ont été multipliés par quatre ou cinq. Les gens ont peur du radar, ils craignent d’être flashés, donc s’arrêtent en freinant brutalement, et ça provoque des mini carambolages. J’ai eu la semaine dernière un accident entre deux camions, avec un camion qui n’était plus en état de pouvoir reprendre la route ensuite car il était rentré dans l’autre, j’ai même eu un blessé. Je crains qu’on se retrouve avec un vrai drame ».

Mathias Chaillot avec Camille Maestracci 

http://www.rmc.fr/editorial/382612/les-radars-feux-rouges-danger-pour-la-securite/

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