Y’en a marre de la taxe à 75%

Posté par ippolito le 30 décembre 2012

La taxe à 75% censurée par les Sages

L’impôt à 75% pour les millionnaires, promesse phare du candidat François Hollande prévue dans le budget 2013, a été censuré samedi par le Conseil constitutionnel.

 Dans leur communiqué, les Sages, qui avaient été saisis par les parlementaires UMP, évoquent une « méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques ». Ils ont également retoqué d’autres mesures, comme le calcul du plafonnement de l’impôt sur la fortune (ISF).

Des articles « contraires à la Constitution ». La sentence du Conseil constitutionnel est tombée samedi. Dans un communiqué, les Sages ont annoncé qu’ils censuraient la mesure portant sur une taxation à 75% des revenus de plus d’un million d’euros, prévue dans le budget 2013, l’une des promesses phare formulées par François Hollande durant sa campagne électorale. 

Une décision motivée par la « méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques ». Le Conseil a en effet fait valoir que cette taxation, qui devrait s’appliquer pendant deux ans, était « assise sur les revenus de chaque personne physique » alors que l’impôt sur le revenu est prélevé « par foyer ». 

En clair, avec cette taxation, un ménage, dont chaque membre percevrait un revenu de 900.000 euros, aurait été exempté, tandis qu’un autre, dont un seul membre gagnerait 1,2 million d’euros et l’autre rien, aurait dû l’acquitter, ce qui constituait à l’évidence une « rupture d’égalité au regard de la faculté contributive », a-t-on expliqué au Conseil.

Les Sages donnent ainsi raison à l’opposition de droite, qui l’avait saisi sur le Budget 2013. Dans une interview vendredi au Figaro, le président de la Commission des Finances à l’Assemblée, le député UMP Gilles Carrez, estimait notamment que « le taux majoré de l’impôt sur le revenu à 75% crée une rupture d’égalité car il s’applique à un revenu non conjugalisé ». 

Des mesures du Budget 2013 également retoquées

Cette nouvelle tranche d’impôt n’est pas la seule mesure à être retoquée. S’il a validé l’instauration d’une nouvelle tranche marginale à 45% de l’impôt sur le revenu, le Conseil a également considéré que pour les « retraites-chapeau » la taxation particulière à 75,04% en 2012 et 75,34% en 2013 était « confiscatoire » et a ramené la taxation à 68,34%.

 Il a en outre rejeté les modalités de calcul du plafonnement de l’impôt sur la fortune (ISF), en particulier l’intégration des revenus ou bénéfices capitalisés, « que le contribuable n’a pas réalisés ».

Les Sages ont aussi censuré deux autres dispositifs fiscaux, l’un sur l’outre-mer et l’autre sur la Corse, prévus là encore dans le budget 2013, selon le communiqué diffusé par cette institution. 

Au nom du principe d’égalité, les Sages ont décidé de réduire l’avantage fiscal des investissements en outre-mer et de supprimer les exonérations de droits de succession sur les immeubles situés en Corse.

Avant cette décision, les Sages avaient déjà dit non à deux textes du gouvernement Ayrault. Celui sur le logement social, pour un vice de forme et non de fond, et la taxe sur les boissons énergisantes, faute de motivations suffisantes. S’agissant du budget 2012 rectifié, le Conseil l’a validé globalement avec son crédit d’impôt d’aide aux entreprises de 20 milliards d’euros.

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/La-taxe-a-75-censuree-par-le-Conseil-Constitutionnel-583345

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Y’en a marre de la hausse quasi nulle du SMIC au 1er janvier

Posté par ippolito le 28 décembre 2012

Vers une hausse quasi nulle du SMIC au 1er janvier

Les prix à la consommation ont baissé de 0,2 % en novembre par rapport à octobre, ramenant le taux d’inflation, sur lequel est en partie indexé le SMIC, à 1,4 % sur un an.

Ce sont deux sujets très sensibles qui attendent le gouvernement : la rémunération du Livret A et la revalorisation du SMIC. Les deux sont, en partie, indexés sur l’inflation

 .Or celle-ci a largement confirmé son reflux en novembre. 

Les prix à la consommation ont baissé de 0,2 % par rapport à octobre, ramenant le taux d’inflation à 1,4 % sur un an. Une très nette décrue puisque l’inflation naviguait autour de 2 %, voire même au-dessus, depuis le printemps 2011. Il faut remonter à août 2010 pour retrouver un taux d’inflation aussi faible.

Le coût de l’énergie explique une large part de cette tendance : les prix des produits pétroliers progressent de 1,2 % en novembre sur un an. 

En novembre 2011, ils bondissaient de plus de 15 % ! A cela vient, s’ajouter un rythme bien plus faible des prix de l’alimentation (+2,6 % contre +3,2 % un an plus tôt).

 Un poste important dans le budget des ménages. A un degré moindre, la baisse des tarifs de téléphonie mobile explique aussi le reflux de l’inflation.

Chiffre définitif annoncé le 19 décembre

Cette tendance est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français au moment où les salaires restent sous pression. Pour les épargnants, elle confirme toutefois la perspective d’une baisse du taux du Livret A (actuellement de 2,25 %) au 1er février prochain.

 Et pour les salariés rémunérés au SMIC, elle laisse présager d’une hausse quasi-nulle du salaire minimum au 1er janvier.

Chaque année, le SMIC est en effet revalorisé en tenant compte de l’évolution des prix (indice hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé) augmenté de la moitié de l’évolution du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). 

Sauf que la hausse de 2 % du 1er juillet dernier intégrait une sorte d’avance de 1,4 % au titre de l’inflation déjà constatée. Sachant que les prix n’ont pas augmenté depuis, la revalorisation via ce paramètre sera donc nulle.

Il faudra attendre vendredi pour connaître le chiffre définitif de l’évolution du SHBO. Mais selon les chiffres provisoires de la Dares, l’indice du salaire horaire de base ouvrier a progressé de 2,3 % au troisième trimestre sur un an. 

Sachant que l’inflation a, dans le même temps, augmenté de 1,7 % (hors tabac, pour les ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé), le gain de pouvoir d’achat a donc été de l’ordre de 0,6 %. Et la règle de calcul du SMIC n’en prend que la moitié…

Moins de 5 euros par mois ?

Le gouvernement a la possibilité d’ajouter un coup de pouce. Mais ce scénario est exclu par plusieurs sources. « La promesse de campagne d’un coup de pouce a été tenue en juillet dernier », fait-on remarquer au sein du gouvernement. 

En clair, le SMIC pourrait donc augmenter d’environ 0,3 % seulement le 1er janvier prochain. Le SMIC horaire passerait alors de 9,40 à 9.43 euros environ. 

Soit un gain de moins de 5 euros par mois. Le gouvernement annoncera sa décision en Conseil des ministres le 19 décembre prochain.

Par Frederic Schaeffer 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202445550171-vers-une-hausse-quasi-nulle-du-smic-au-1er-janvier-519885.php

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Y’en a marre des promesses non tenues et des mensonges

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

Les voeux humoristiques mais très critiques du PCF à Hollande

2013, rallumons les étoiles par CN-PCF

Pas sûr que François Hollande apprécie les voeux que lui a envoyé, mercredi 26 décembre, le PCF. Dans une vidéo postée sur le compte Dailymotion du parti et intitulée « En 2013, rallumons les étoiles », les communistes se montrent très critiques envers l’action du gouvernement.

Rembobinant le film de la campagne présidentielle, le PCF liste, sur un ton humoristique, les promesses non tenues du président de la République.

On voit ainsi un extrait vidéo d’un discours du candidat socialiste où ce dernier promet, sous les rires d’un public fictif, que « le budget de la culture sera entièrement sanctuarisé ».

  »Sanctuarisé ? Moins 4,3 % pour la culture », affirme le PCF.

 Idem avec le traité budgétaire européen que le chef de l’Etat avait promis de renégocier. « Renégocier? Sarkozy/Hollande, même traité », répond le PCF. 

L’opération se répète avec le droit de vote des étrangers – « promis depuis 30 ans, reporté depuis 30 ans » 

 la TVA voulue par Nicolas Sarkozy jugée « injuste » par M. Hollande – « Injuste ? 3% de TVA en plus » – ou encore la lutte contre la finance – « Adversaire ? 20 milliards de cadeaux au patronat, le Medef rassuré ». Au fur et à mesure, le slogan de campagne, « Le changement, c’est maintenant », est grignoté jusqu’à disparaître complètement.

Après un passage sur l’industrie qui égrène les entreprises en difficulté (PSA, Petroplus, ArcelorMittal, Fralib, Thalès…) tandis qu’on entend M. Hollande déclarer que « la réindustrialisation de la France sera [sa] priorité », la vidéo se termine sur un sobre « A toutes et tous, une bonne année de luttes ».

 Le ton est donné.

http://gauche.blog.lemonde.fr/2012/12/27/les-voeux-tres-critiques-du-pcf-a-hollande/

 

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Y’en a marre des mauvaises nouvelles en France en 2012, il y a eu aussi des bonnes surprises en 2012

Posté par ippolito le 27 décembre 2012

Les dix bonnes surprises de 2012 pour l’économie française

C’est entendu, le millésime 2012 ne fut pas vraiment flamboyant pour l’économie française. La récession a été évitée de peu, le chômage ne cesse de grimper et les défaillances d’entreprises se maintiennent à un niveau élevé. 

Néanmoins, quelques bonnes nouvelles ont pu être observées, parfois des mêmes bonnes surprises. En voici dix.

Mais non, tout n’est pas si noir pour l’économie française! Certes, le choc de confiance espéré par l’exécutif a encore un peu de mal à se manifester. Néanmoins, quelques bonnes surprises ont émaillé l’exercice 2012. La Tribune en a recensé une dizaine :

La France a échappé à la récession en 2012. De peu, il est vrai. Le PIB a été stable au premier trimestre avant de se replier de 0,1% et d’augmenter de 0,2% aux trimestres suivants.

 Même si l’activité recule au quatrième trimestre, la France n’affichera pas deux trimestres consécutifs dans le rouge.

Malgré la perte de son triple A, la France emprunte à des taux d’intérêts historiquement bas. «Comme le précise l’agence de notation Moody’s dans son dernier rapport, la France, parce qu’elle est multiple, dispose de nombreux atouts. 

Son économie reste encore suffisamment dynamique pour ne pas sombrer comme certaines de ses voisines. L’intérêt, la confiance des investisseurs sont réels», explique Philippe Waechter, économiste chez Natixis Asset Management.

Les exportations se sont bien tenues. Fait rare, les exportations made in France auraient augmenté de 2,6% selon l’Insee, à un rythme supérieur au commerce mondial. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), afficherait une hausse de 2,5% cette année. Toutefois, il est bon de rappeler que les exportations avaient bondi de 5,5% en 2011.

Les entreprises ne souffriraient -pas trop- du resserrement du crédit bancaire. 

Selon la Banque de France, entre octobre 2011 et octobre 2012, les enveloppes mobilisées et mobilisables restent stables. Fin octobre, les encours de crédits mobilisés par les PME (hors entrepreneurs individuels et hors activités immobilières), affichaient une progression de 2,5% en rythme annuel.

L’inflation reste contenue.

 Selon l’Insee, l’indice des prix à la consommation progresserait de 1,8% cette année, après une hausse de 2,1% en 2011. Au regard de l’atonie de la demande et des surcapacités de production, le contraire aurait toutefois été étonnant. Cette inflation modérée n’empêchera pas la baisse de 0,2% du pouvoir d’achat du revenu disponible brut anticipé par l’Insee.

L’excédent brut d’exploitation des entreprises individuelles a augmenté de 3,1% quand celui des sociétés non financières progressait de 0,9%. Les entreprises ont su trouver des ressources pour faire progresser leurs marges opérationnelles.

Le taux d’autofinancement remonte légèrement, passant de 66,9% à 67,2%, mais il reste encore faible. Les entreprises peinent encore à financer leurs investissements par leur épargne. Ceci étant dit, le niveau de la demande ne les incite pas à investir… Le taux d’autofinancement s’élevait à 113,9% en 1992.

L’entrepreneuriat reste dynamique. 

Stimulées par l’auto-entrepreneuriat, les créations d’entreprises continuent de progresser. En novembre, l’Insee recensait 505.776 créations, dont 270.538 auto-entreprises. Un chiffre en hausse de 1,2% sur un an. Il faut toutefois préciser que 60% des créations d’entreprises sont le fait de chômeurs qui, dans bien des cas, ne pouvant trouver un emploi, préfèrent s’en créer un.

Les Français ont un peu retrouvé le moral. 

En novembre, l’indicateur synthétique se situait quatre points au-dessus de celui observé en décembre 2011. Malgré la hausse du chômage. Selon une étude de l’institut Gallup « sur l’état émotionnel du monde » publiée fin décembre, 52% des Français se déclarent plutôt « heureux ». Ils sont 47% en Allemagne. La France parmi les 30 pays où les gens se disent les plus heureux.

Et si ce bonheur se traduisait par une démographie dynamique? 

En 2012, la France comptait 65.350.000 habitants, soit 350.000 de plus qu’en 2011 selon les résultats provisoires de l’Insee. A 1,98 enfant par femme selon Eurostat, le taux de fécondité des femmes françaises reste l’un des plus élevé de l’Europe des 27, seulement dépassé par le taux irlandais.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20121227trib000739542/les-dix-bonnes-surprises-de-2012-pour-l-economie-francaise.html

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Y’en a marre des mensonges, ça suffit !

Posté par ippolito le 24 décembre 2012

Les mensonges ça suffit !

Que ce soit en politique, en économie, en consommation et même en culture, les contrevérités s’énoncent sans pudeur et sans scrupule. «Marianne» a recensé les plus énormes. Pourvu que cela serve à quelque chose.

Intox, désintox : le «fact-checking», ou chasse aux mensonges, est devenu, depuis la campagne présidentielle, le diamant des pages politiques de nos journaux. 

Les rubricards en sont heureux, qui espèrent que cette recherche compulsive des scories du discours effacera le discrédit causé par une excessive proximité avec les puissants.

 Pourtant, cet exercice, pour être salutaire, scotche le journaliste au niveau du balayeur de rue, du croque-mort ou de l’huissier constatant le SMS qui signe l’adultère. Métier essentiel, mais ingrat.

 L’initiative, en effet, reste au menteur, qui décide du sujet comme du tempo, ne laissant au petit greffier de l’information que l’illusion de l’héroïsme vérificateur.

 Désormais, dans les rédactions comme au supermarché ou à l’Assemblée nationale, il est acquis que la vérité coûte cher à dire – alors que le mensonge rapporte, qu’il soit proféré ou… dénoncé. 

FABRIQUE À ABSTENTION

Faut-il pourtant célébrer l’avènement du citoyen déniaisé, à défaut d’être éclairé ? 

Chacun, en écoutant la radio dans sa cuisine ou tripotant l’ordinateur, en est désormais réduit à se fier au moins menteur. 

Sur ArcelorMittal, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gaz de schiste, la migration des riches, la facebookisation des adolescents, les doublons dans la fonction publique, le besoin de main-d’œuvre immigrée dans le bâtiment, les conséquences de la fin de l’euro, la restriction du commerce avec la Chine, le dopage de la bande à Zidane, la régularité de l’appel d’offres du grand stade de Lille, l’innocuité des ondes magnétiques, de l’huile de palme et du Nutella, l’intérêt médical de la moitié de la pharmacopée française, les consommateurs d’infos ne sont guère plus avancés que le quinqua rondouillard tenté par le régime hyperprotéiné Dukan. 

Sous le son d’avoine, on flaire l’entourloupe, mais aucune vérité n’émerge, faute d’autorité au-dessus de tout soupçon. Est-ce un hasard si l’abstention progresse et si la presse se meurt ?

Bienvenue en 2012, bienvenue au temps du mensonge triomphant ! Qu’il s’agisse d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, la réalité ne fait plus l’objet du consensus minimal au sein de la société française.

 Depuis que la crise a planté ses crocs – d’abord sur la croissance et les revenus, puis sur l’esprit public -, les liens sociaux hérités du passé se déchirent et sciences dures et sciences molles tombent en lambeaux. 

Historiens et physiciens sont suspectés de charlatanisme, si bien que le passé n’est plus ce qu’il était et l’espoir d’un progrès de l’humanité ne se porte pas très bien. Internet a donné une nouvelle vitrine aux pseudo-sachants qui professent que la Terre est plate et que les images d’une planète sphérique ont été fabriquées en studio.

La théorie de l’évolution, les attentats du 11 septembre 2001, les pièces de Molière écrites par Corneille…, tout est faux, colporte la rumeur. L’érudition ne provoque plus l’admiration, mais un petit ricanement sans joie. Confiance hier ; soupçon de duperie et sarcasme aujourd’hui. La quête de l’inaccessible étoile a fait place à une recherche paranoïaque de toutes les faces cachées.

 Albert Londres partait longtemps pour raconter la lointaine Russie, la Chine et le Tour de France ; le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, fait baver d’envie les jeunes journalistes qui rêvent de dénoncer le complot du siècle sur la foi d’envois anonymes, avant de rentrer chez eux pour regarder «West Wing» ou «Borgen».

Il ferait beau, au pays de Descartes, que l’exercice du doute se soit substitué à la crédulité. Or, si l’Immaculée Conception a été passée à la moulinette de la raison, si le mythe de l’homme nouveau n’a pas résisté au crash test de l’histoire, ces fictions ont paradoxalement laissé le champ libre aux menteurs patentés.

 Dès lors que rien n’est sûr, n’importe qui peut dire n’importe quoi sans crainte d’être disqualifié. «Supermenteur» – qui se souvient du surnom de Jacques Chirac ? -, condamné par la justice, a été gracié par une opinion anesthésiée, résignée ou cyniquement admirative.

 Il a pu fêter ses 80 ans en patriarche, sans subir l’opprobre en rapport avec son culot pharaonesque. De même, le démontage de la machine à mentir de Claude Allègre n’a pas poussé le géologue à l’exil ou à la trappe ; paresseuse, la presse continue de mettre en scène ses délires sur le climat ou les OGM.

Abraham Lincoln se croyait audacieux, affirmant : «On peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde.» Pauvre naïf ! Les Machiavel du XXIe siècle ne conseillent plus les princes, ils sont les princes.

 En atteste la starification des publicitaires créatifs (Frank Tapiro), des communicants malins (Jean-Luc Mano) et des puissants lobbyistes (Anne Méaux), qui dépassent en influence, en notoriété et plus encore en fortune la plupart de leurs clients.

Après les prêtres et les commissaires politiques, qui faisaient au moins semblant de croire à leurs fadaises, voici le temps venu des professionnels de l’arnaque. Ceux qui «assument». 

Selon eux, la drague sur Internet, le commerce et la politique font un, qui ne se conçoit pas sans étude de marché. Un programme, ou un candidat, se fourgue comme une soupe au goût artificiel, trop salée pour être honnête. Au supermarché et au restaurant, les mentions «Fait maison», «A l’ancienne», «Au torchon», «En cocotte» signalent des préparations industrielles néanmoins estampillées «grand-mère».

Et alors ? A l’UMP, Jean-François Copé a délaissé la langue de bois, à trop forte connotation soviétique, pour un mentir-vrai cash et trash :

 si nul n’a jamais pu retrouver l’enfant au pain au chocolat, il aurait pu exister, dès lors que l’islam communautariste se frotte – c’est un fait – à la laïcité et à la République. Ses adversaires, en réplique, n’ont d’ailleurs pas cherché à vérifier ou à démentir le fait, se contentant de contester la dignité d’une telle évocation.

 Posture contre posture, voilà le pauvre débat ! Quand François Hollande, alors candidat à la présidentielle, a désigné son adversaire, «la finance», Nicolas Sarkozy aurait dû l’obliger à décliner ses engagements, assortis du calendrier de leur mise en œuvre. «On nous ment matin, midi et soir», s’est-il contenté de dénoncer, en expert.

Confrontation des engagements ? Choc des ambitions ? Après les grandes controverses – Guesde/Jaurès, Sartre/Camus, Cohn-Bendit/Peyrefitte, Mitterrand/Rocard, Chevènement/Jospin et même… Balladur/Chirac ! -, l’élection présidentielle de 2012 a opposé deux frères ennemis dont les «entourages» avaient exigé d’eux qu’ils cessassent de porter le même costume bleu nuit avec cravate à pois assortie. Jeu de rôle ? Le 6 mai, la ligne Terra Nova – à peine révisée – a soufflé la victoire à la stratégie Buisson, mais, depuis, le fameux «cap» du capitaine Hollande est un sujet de méditation majeur.

Le dénouement – provisoire, sans doute – du feuilleton sidérurgique Montebourg/Mittal révèle un enchevêtrement de bluffs qui ont estomaqué les ouvriers de Florange. La querelle sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels n’est pas sortie des poncifs : casseur de pédés ou bourreau d’enfants, choisis ton camp ! Pour intervenir, psychologues, sociologues, hommes politiques et religieux ont dû s’inscrire dans cette triste alternative : foi contre mauvaise foi.

Osons l’emphase : notre république du mensonge cumule la pathologie communiste de la désinformation industrielle et le réflexe de délégitimation de la pensée divergente, observé sous Vichy. 

Comme Philippe Pétain dénonçant le Front populaire, l’actuel déclin français est mis sur le dos des «mensonges qui vous ont fait tant de mal». Seule innovation, affligeante : aujourd’hui, tout le monde dénonce tout le monde, sans schéma idéologique prédéterminé, au gré de l’actualité et de la distribution des rôles à «C dans l’air».

Occultation de l’endettement public, acceptation passive des fractures françaises, lâcheté face aux communautarismes, esprit soixante-huitard, soumission au lobby bancaire, il y en a pour tout le monde, mais les tirs sont à blanc, si bien que le responsable en chef d’une faillite indiscutable peut parader. 

Alain Juppé est sans doute le meilleur dans ce registre : sanctionné par le suffrage universel et la justice pour avoir menti, en tant que secrétaire général du RPR, sur les emplois fictifs de la Mairie de Paris, l’ex-exilé au Québec prétend rendre la justice tel Saint Louis ! 

En face, c’est Lionel Jospin, le vétéran qui a amplifié la présidentialisation de la Ve République, qui se fait fort de rénover la vie politique française ! Les Guignols n’auraient pas osé mettre en scène pareilles tartuferies.

UNE EXIGENCE POLITIQUE

Face aux Français qui n’en pensent pas moins, comme en URSS lorsque les capacités productives allaient toujours croissant ou dans la Corée du Nord qui vante son dirigeant Kim Jung-un comme «homme le plus sexy de l’année», la récitation du discours officiel est devenue un test d’allégeance.

 Ainsi, Jérôme Cahuzac défend le principe de l’imposition à 75 % des plus hauts revenus, Benoît Hamon, la TVA sociale, Manuel Valls, les alternatives à la prison prônées par Christiane Taubira, et les sarcasmes se déchaînent lorsque l’écologiste Cécile Duflot rue dans les brancards.

 Refusant de faire l’éloge de la duplicité, Michel Rocard assume désormais son archaïsme, dans Libération du 2 décembre. En «observateur rigolard» qui se vante d’avoir «quand même menti moins que la moyenne», il tape sur les doigts de ce «pauvre François», président «coincé» d’une France «horriblement difficile à vivre» : «Le mensonge n’est pas sa tasse de thé même si la politique en exige beaucoup.» 

Dans le langage de tous les jours, l’adjectif «vrai», mis à toutes les sauces, exprime une… vraie demande d’authenticité. Alors, le vrai changement, c’est pour quand ?  

DANIEL BERNARD – MARIANNE

*Article publié dans le numéro 816 paru le 8 décembre 2012 

http://www.marianne.net/Les-mensonges-ca-suffit-_a225074.html

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Y’en a marre

Posté par ippolito le 11 septembre 2011

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Ce blog a pour but de partager avec vous tous les jours les meilleurs articles trouvés sur le net qui dénoncent les abus et les dérives de notre système.

Face aux angoisses que connaissent de nombreux Français en ce début de troisième millénaire il est temps de dire STOP.

 

  • Y’en a marre des gaspillages de l’argent public  
  • Y’en a marre des déficits publics abyssaux   
  • Y’en a marre de l’endettement colossal de l’État  

  • Y’en a marre du chômage et des incertitudes sur les retraites !!!!

  • Y’en a marre de la mondialisation et des délocalisations 

  • Y’en a marre des scandales financiers et des magouilles 

  • Y’en a marre de l’inflation et de la baisse de notre pouvoir d’achat 

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    Alors si comme moi vous en avez marre de tout ça rejoignez moi tous les jours sur y en a MARRE !!!!!

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