Y’en a marre de Nicolas Sarkozy et surtout de son bilan

Posté par ippolito le 14 juillet 2013

LES CHIFFRES DE LA DÉBACLE SARKOZIENNE SONT ARRIVES!

Nous avons désormais tous les chiffres! ET ILS PARLENT D’EUX-MÊMES…

Non pas qu’ils soient incontestables, ils dépendent des paramètres choisis…Mais, cependant, ils valent mieux qu’un long discours.

ANALYSONS CES CHIFFRES…

Dette de l’État stricto sensu (source AFT (Agence France Trésor) ou « encours de la dette négociable » :

En 2007 = 921 milliards.
En 2012 = 1 386 milliards.

Soit une augmentation  de 465 milliards sous le règne de Sarkozy – (hors organismes sociaux et collectivités territoriales.

Dette de la France au sens de Maastricht (source INSEE, chiffres au 3ème trimestre 2012) comprenant toutes les dettes : État + organismes sociaux et collectivités territoriales.

En 2007 = 1 221,1 milliards.
En 2012 = 1 818,1 milliards.

Augmentation : 597 milliards sous le règne de Sarkozy – (au 30 septembre 2012).

Croissance économique (source Eurostat) :

En 2007 = + 2,3%.
En 2012 = 0,0%.

Récession sous le règne de Sarkozy !

Comparaison : taux de l’Allemagne en 2007 = + 3,3% ; en 2012 = + 0,7%. (mais avec le soutien des affairistes britanniques, américains, etc…)

Balance commerciale (source Eurostat) :

En 2007 = − 51,988 milliards
En 2012 = − 81,447 milliards.

Détérioration : 55% sous le règne de Sarkozy -.

Comparaison, balance de l’Allemagne

En 2007 = + 194,259.
En 2012 = + 185,004.

(mais avec le soutien des affairistes britanniques, américains, etc…)

Taux de chômage (source Eurostat) :

En 2007 = 8,4%.
En 2012 = 10,2%.

Détérioration : 1,8% sous le règne de Sarkozy -

Allemagne. En 2007 = 8,7%  En 2012 = 5,5%.

Taux d’emploi (source Eurostat) :

En 2007 = 69,8%.
En 2011 (2012 pas disponible) = 69,2%.

Détérioration : 0,6% sous le règne de Sarkozy.

Allemagne. En 2007 = 72.9%  En 2011= 76.3%

Emploi, nombre de postes de travail disparus (source INSEE, « ensemble des secteurs marchands (hors agriculture) ») :

En 2007 = 16, 3972 millions.
En 2012 = 15,9605 millions.

Perte de 436 700 postes de travail sous le règne de Sarkozy.

Entre 2007 et 2012 les recettes fiscales ont baissé de 196 milliards  donc 5 années de pertes de recettes non compensées.

Comment ?

Trois principales niches fiscales concernant l’impôt sur les sociétés et avantageant les grands groupes :

1 – Le Régimes des sociétés mères et filiales qui nous a coûté 34,9 milliards d’euros pour l’année 2009.

2 – Le Régime d’intégration fiscale qui nous a coûté de 19,5 milliards d’euros pour l’année 2009.

3 – La ni-Niche Copé (taxation à taux réduit des plus-values à long terme provenant de cession de titres de participation) qui nous a coûté8 milliards d’euros en 2009.

Pour ces trois niches fiscales : un manque à gagner de 62,4 milliards d’euros sous le règne de Sarkozy. Une paille !

S’y ajoute le coût des trois niches fiscales ajoutées par Sarkozy (selon la cour des comptes)

1 – Heures supplémentaires  qui nous a coûté 4,5 milliards d’euros.

2 – TVA réduite sur la restauration qui nous a coûté 3,5 milliards d’euros.

3 – Passage du bouclier fiscal à 50 % des revenus déclarés qui nous a coûté 0,7 milliards d’euros.

Soit un coût total de 8,7 milliards d’euros pour ces trois niches fiscales sous le règne de Sarkozy. Une paille !

Au total pour les 6 niches fiscales : 71 milliards d’euros.

A comparer avec le plan de rigueur de 8 milliards d’euros !

MAIS…

Il faudrait ajouter à cela :

1 – La baisse de l’impôt sur le revenu due à la diminution du nombre de tranches (de 13 avant 1986 à 5 aujourd’hui),

2 – Le passage de la tranche supérieure de 65 % (avant 1986) à 41% aujourd’hui.

Soit un coût total de 15 milliards d’euros en 2009 sous le règne de Sarkozy..

Il ne faudrait pas oublier :

La baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (avant même les niches fiscales) de 50 % à 34,6 % aujourd’hui.

Soit un coût total de 20 milliards d’euros en 2010 (Rapport de la Cour des comptes 2010).

Soit : 71 + 35 = 106 milliards d’euros en une année sous le règne de Sarkozy !

Mais n’oublions pas aussi les niches sociales : 42 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales en 2009 (Rapport du Sénateur de droite Jean-Jacques Jégou au nom de la commission des finances du Sénat – 2010)

Et les intérêts payés aux détenteurs de la dette publique : 48 milliards d’euros en 2009.

Au total : 106 + 42 + 48 = 196 milliards d’euros en 2009

Alors que le déficit public (État, Sécurité sociale, Collectivités territoriales, organismes centraux) s’élevait à 145 milliards d’euros.

LA DETTE DONC, C’EST SAKOZY QUI L’A FAIT et il n’y a pas de raison que ce soit le citoyen lambda qui paye les cadeaux fiscaux du petit frisé à ses amis les riches-plein-de-morgue !

MAIS…

Il n’a pas fait que cela, le nabot prétentieux.

Il a aussi revendu tout l’or de la France, quand l’or était à son cours le plus bas…

Juste avant la catastrophe financière d’octobre 2008….
Et il l’a vendu pour soutenir le cours du dollar à l’époque…

Si bien qu’un retour à l’étalon or serait pour la France, et du fait ce petit crétin prétentieux, CATASTROPHIQUE!!!

Sans la politique merdeuse et servile face au MEDEF, aux riches, aux financiers et aux banquiers, sans cette politique menée par Sarkozy, nous aurions encaissé aux environs de 1000 milliards de plus en cinq ans !

Alors, prendre un pays en faillite en août de 2007 et le conduire à la ruine en seulement 5 ans, il fallait quand même le faire ! Et cela a été fait avec une véritable énergie, mêlée d’une constante satisfaction de soi.

Malgré ces chiffres calamiteux, personne n’ose aujourd’hui prononcer le terme de ruine, ni celui d’effondrement, comme pour conjurer le sort !

Il faudrait assainir la situation avant que la ruine ne se transforme en défaut sur le marché des capitaux….

Avant que les CDS (credit défault swap) mettent en route leur rouleau compresseur comme ils l’ont tenté pour l’Irlande, le Portugal, la Grèce et maintenant pour Chypre qui n’est nullement sauvé ?

Pour éviter la ruine il faut que la banque européenne prête au même taux qu’elle le fait aux banques privées…

Et surtout….

Il faut taxer les transactions financières…

Il faut écraser et récupérer l’argent des paradis fiscaux…

Et pour que l’image de notre pays soit restaurée au sein de la communauté internationale, il faut user de la justice pour ceux qui ont délibérément mis l’économie de notre pays à mal…

IL FAUT OBLIGER SARKOZY ET SES COMPLICES A RENDRE DES COMPTES DEVANT LA JUSTICE…

On nous fait croire que le narcissique pervers Sarkozy pourrait être jugé pour abus de faiblesse de la vieille Betancourt.

Mais ce sont l’ensemble des Français qui ont été victime de ce nabot au service de la grande finance.

L’empire du fric a mis en place Sarko pour mettre la France à genou (c’est un besogneux au service de la finance internationnale).

Et Hollande vient terminer la besogne en se parant de l’image du bon gars qui a battu Sarko (qui était devenu trop gênant pour l’élite financière).

MAIS… Hollande/Sarko ne sont que des marionnettes !

Les vrais responsables de ce pillage viennent de Wall Street et de la City.

QUE FAIRE ALORS ???

D’abord prendre quelques décisions simples !

Rétablir une grille d’imposition progressive, supprimer les niches fiscales…

Préempter ceux qui placent leur fric dans les paradis fiscaux…

Réattribuer à la Banque de France son rôle de financement de l’Etat et des Collectivités locales.

Réorganiser la banque privée de façon qu’elle soit obligée de financer les petites entreprises… Donner la priorité à la capitularisation active à la passive (taxer cette dernière)

Chasser les fonds d’investissement de toutes les sociétés liées au service public et aux grandes sociétés privées (banques par exemple qui manient plus d’argent que les revenus de la France).

Bouter hors de France Goldman Sachs et JP Morgan… Nationaliser le marché du gaz. Chasser Vinci et nationaliser les Sociétés d’autoroutes.

Transformer, diversifier et réorganiser les pôles de production d’énergie et de bien nécessaires à tous : nationalisation d’ EDF, GDF, France Télécoms, des eaux, des autoroutes, de TF1, de TDF, et de tous les établissements financiers secourus par les fonds publics.

Annulation de la privatisation rampante de la Poste.

Interdire la privatisation des services publics stratégiques, comme la santé et l’ Education.

Systématiser les rencontres citoyennes et user du referendum pour les questions financières et les modifications de grande ampleur…

Réformer en profondeur la Constitution….

Et si nos élites ne sont pas capables de proposer ces REFORMES VITALES au peuple…

ALORS…

Foutons les dehors !

Et usons de la seule solution :

QUE LA RÉVOLUTION CITOYENNE JAILLISSE DES CŒURS ET DES ESPRITS !

JUSTICE ET PAIX AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ !

PS : Sites consultés :

http://www.insee.fr/fr/

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/statistics/search_database

http://www.aft.gouv.fr/

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/renelle

NDLR : Cet article n’engage que son auteur. Nous le soumettons pour information et réflexion à nos lecteurs.

 http://lesbrindherbes.org/2013/05/19/les-chiffres-de-la-debacle-sarkozienne-sont-arrives/

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Y’en a marre de l’important déficit de l’Argirc

Posté par ippolito le 1 juillet 2013

Retraites complémentaires: fort déficit de l’Agirc en 2012

Argirc , la caisse de retraite complémentaire des cadres du privé, est restée très déficitaire en 2012, tandis que le déficit de l’Arrco se réduisait au cours du même exercice.

L’Agirc, caisse de retraite complémentaire des cadres du privé, a enregistré un résultat global déficitaire de 1,59 milliard d’euros en 2012 contre 1,77 milliard en 2011. 

Le déficit technique (différence entre les pensions versées et les cotisations perçues) s’est élevé à 2,12 milliards en 2012. Le résultat financier a permis de contenir le déficit global en étant positif de 521 millions.

La caisse des cadres a particulièrement souffert d’une décélération des cotisations qui n’ont progressé que de 1,3% contre 4,7% en 2011. Ses réserves, qui permettent d’afficher des comptes en équilibre -statutairement ils ne peuvent être en déficit – s’amenuisent d’année en année et ne s’élevaient plus qu’à 6,9 milliards au 31 décembre 2012.

Le déficit de l’Arrco (pour tous les salariés) s’est pour sa part sensiblement réduit en 2012 tout en restant élevé: 986 millions contre 1,69 milliard en 2011. 

Le déficit technique, qui se dégrade depuis 2002, a atteint 2,43 milliards, compensé partiellement par un résultat financier de +1,44 milliard. La hausse des cotisations n’a été que de 1,6% contre 3,1% en 2011.

 L’Arrco, à laquelle cotisent tous les salariés du privé, y compris les cadres, a gardé des réserves sensiblement équivalentes qui s’élevaient au 31 décembre 2012 à 41,9 milliards.

Pour tenter d’améliorer la situation financière des régimes de retraites complémentaires, les partenaires sociaux qui les gèrent ont passé un important accord le 13 mars, qui prévoit notamment pendant trois ans une revalorisation des pensions plus faible que l’inflation.

Cette « sous-indexation » temporaire pourrait être décidée également par le gouvernement pour le régime général des retraites, dans le cadre de sa réforme prévue à l’automne.

La Cour des comptes l’a suggéré dans son rapport publié jeudi sur les finances publiques, en recommandant d’épargner les petites retraites. Mais les partenaires sociaux, Medef compris, sont opposés à une telle mesure.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/retraites-complementaires-fort-deficit-de-l-agirc-en-2012_392070.html#muWgObQDFsv4JmJB.99 

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Y’en a marre du chômage et surtout de la pauvreté

Posté par ippolito le 11 avril 2013

Minima sociaux : allocataires en hausse

On comptait 1,7 million de foyers bénéficiaires du RSA socle fin 2012, soit 6 % de plus en un an.

C’est une conséquence logique de la crise économique qui frappe le pays depuis fin 2008. Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA ne cesse de progresser, battant record sur record. 

Fin 2012, ils étaient près de 1,7 million, selon la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), qui gère cette prestation. C’est 2 % de plus que fin septembre et 6 % de plus en un an. Il s’agit là du RSA socle, le minimum social qui a remplacé le RMI en 2009 et qui intègre aussi les ex-bénéficiaires de l’allocation pour parents isolés (API).

« Cette évolution confirme la croissance relativement élevée observée chaque trimestre depuis le début de l’année 2012 », note la CNAF. Qui souligne que la hausse est deux fois plus rapide qu’en 2011. La courbe des bénéficiaires du RSA socle suit de près celle du chômage, avec un décalage dans le temps.

CMU : progression constante

Le RSA activité, lui, ne décolle toujours pas. Ce complément de revenus pour les travailleurs pauvres instauré en 2009 concernait 453.000 foyers fin décembre. Ce chiffre est à peu près stable sur trois mois.

Critiquée par la gauche et une partie de la droite, cette prestation doit être réformée d’ici à la fin de l’année, a promis le gouvernement (« Les Echos » du 14 mars).

Autre conséquence de l’explosion du chômage, la population qui touche des allocations de solidarité sous condition de ressources augmente fortement elle aussi : 462.000 personnes à fin février 2013, soit 8,4 % de plus en un an. 

Il s’agit surtout de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), pour les chômeurs en fin de droits, mais aussi de l’AER (allocation équivalent retraite) pour les chômeurs qui ont suffisamment cotisé mais ne peuvent pas toucher leur retraite, faute d’avoir atteint l’âge légal.

Le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU-C) progresse lui aussi, mais moins vite. Ils étaient un peu plus de 4,5 millions fin 2012, 0,7 % de plus que fin octobre, selon les statistiques du Fonds CMU. Ce chiffre augmente presque sans discontinuer depuis trois ans.

Par Vincent Collen 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202686506435-minima-sociaux-allocataires-en-hausse-556633.php

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Y’en a marre de la taxe à 75%

Posté par ippolito le 2 avril 2013

75 % : un nouveau projet en peau de chagrin

Coup de com de génie durant la campagne, devenu un boulet lorsqu’il a fallu la mettre en œuvre, la taxe à 75 % sur les revenus au-dessus d’un million d’euros annuel revient dans l’actualité à la suite des annonces de François Hollande, jeudi 27 mars sur France 2. 

Malgré la censure du Conseil constitutionnel fin 2012, le chef de l’Etat a précisé qu’il comptait relancer l’idée de cette taxe. Mais avec quelques changements.

La première proposition de François Hollande, lancée à la télévision le 27 février 2012, avait parfaitement rempli son rôle : 

argument choc, elle avait surpris, relancé la campagne du candidat socialiste, et poussé Nicolas Sarkozy à la fustiger, devenant ainsi de fait le défenseur des plus riches. M. Hollande avait alors expliqué que durant quelques années, il comptait mettre en place une taxe spécifique, qui toucherait les trois quarts des revenus au-delà du million d’euros par an.

Mais la mise en œuvre de cette idée s’était révélée des plus complexes. Quid des artistes, des sportifs professionnels et des gens aux revenus très irréguliers ? Parle-t-on d’un million d’euros pour un foyer fiscal, ou pour un individu ? Comment éviter que le cumul de cet impôt et d’autres n’aboutisse à des taux « confiscatoires » ? Autant de questions que le gouvernement avait dû trancher, pour aboutir à une taxe de portée plus symbolique que réelle.

Cela n’avait pas suffi au Conseil constitutionnel qui a retoqué le texte, le 29 décembre, moins en fonction de son montant (même si les Sages l’ont évoqué) que de son mécanisme de calcul, fondé sur les revenus de chaque personne physique là où l’impôt sur le revenu est calculé sur chaque foyer. 

Coup dur pour François Hollande, qui perd un symbole, cette censure fait les affaires de nombreux autres : footballeurs, PDG et personnes concernées, évidemment, mais aussi une partie du gouvernement, qui se montrait plutôt sceptique sur cette idée.

Lire : La taxation des très hauts revenus vire au casse-tête

DES CONTRIBUABLES AUX ENTREPRISES

Mais le chef de l’Etat a tenu à relancer son projet. Et lors de son intervention télévisée du 27 mars, il a annoncé le dépôt prochain d’un nouveau texte instaurant une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus. 

Avec une différence de taille : les 75 % ne seront plus payés en marge de l’impôt sur le revenu, mais par les entreprises. L’idée avancée par M. Hollande, et qui reste à préciser, est la suivante :

  »L’Assemblée générale des actionnaires sera consultée sur les rémunérations et, lorsqu’elles dépassent un million d’euros, l’entreprise aura une contribution à payer qui, toutes impositions confondues, atteindra 75 %. »

En clair, ce sera désormais à l’entreprise de payer la surtaxe, libre à elle ensuite de la répercuter ou non dans la rémunération de son salarié. Un changement dû à l’avis rendu par le Conseil d’Etat, consulté pour éviter une nouvelle censure, et qui avait évoqué soit une taxe d’un taux moindre (66 %), soit cette solution de passer par l’entreprise. 

Le changement est plus que cosmétique : il pousse de fait les entreprises à ne pas offrir de rémunérations trop élevées à leurs cadres dirigeants sous peine de devoir s’acquitter de lourdes taxes.

En outre on peut déduire des propos de M. Hollande que le taux de ladite taxe sera en fait de moins de 75 %, puisque c’est « toutes impositions confondues » qu’elle atteindra ce montant. La taxe devrait donc, en elle-même, être plutôt de 50 %, auxquels s’ajouteront les charges classiques sur le salaire, selon Les Echos.

UNE TAXE PLEINE DE « TROUS »

Le quotidien économique estime que le nombre de personnes touchées par cette taxe sera très réduit, de l’ordre du millier, très peu de personnes gagnant plus d’un million d’euros par an, en revenus salariés. 

Selon l’Insee, en 2007, le salaire moyen gagné par les 1 % de salariés les mieux payés était de 215 600 euros. On parle ici des 0,01 % les mieux rémunérés, soit quelques milliers de personnes tout au plus.

Or, la plupart des personnes gagnant très bien leur vie (l’Insee évoque les « plus aisés » pour ces personnes représentant 0,01 % de la population et qui gagnent plus de 687 000 euros par unité de consommation et par an) ne sont pas salariées, ou du moins ne tirent pas l’essentiel de leur revenu de leur seul salaire, mais de  revenus exceptionnels ou du patrimoine. Et cette fraction de leur revenu échappera à la future taxe « à 75 % ».

On ne connaît pas encore le détail des modalités d’application de la taxe, mais on peut aussi s’interroger sur les types de revenu qu’elle concernera : seulement les salaires ? Ou également les stock-options et autres actions gratuites ? Et les primes exceptionnelles, qui composent elles aussi souvent une bonne part des revenus des très hauts salaires ? 

De même, contrairement à une taxe adossée à l’impôt sur le revenu, une taxe touchant les entreprises ne concernera aucunement les professions libérales (médecins, avocats…), ni les acteurs rémunérés au cachet. 

Resteront des symboles, comme les footballeurs, salariés de leurs clubs le plus souvent. Ce sont donc les clubs qui devront prendre en charge ce surcoût, important, sans quoi il ne pourront s’offrir les joueurs les plus cotés.

Samuel Laurent

http://www.lemonde.fr/decryptages/article/2013/04/01/75-un-nouveau-projet-en-peau-de-chagrin_3151328_1668393.html

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Y’en a marre de la baisse du pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 31 mars 2013

Pouvoir d’achat : « Les Français remplissent moins leur tirelire »

La baisse du pouvoir d’achat annoncée par l’Insee est compensée par une baisse de l’effort d’épargne, explique l’économiste Philippe Crevel. 

Les Français compensent la baisse du pouvoir d’achat en mettant moins d’argent de côté. 

Le pouvoir d’achat a fléchi de 0,4% en 2012, un premier recul depuis 1984, affirme l’Insee mercredi 27 mars. Une conséquence de la politique de lutte contre les déficits publics et de rétablissement de la balance commerciale, explique Philippe Crevel, économiste chez l’assureur Generali et président du Club des épargnants. 

L’Insee annonce une baisse du pouvoir d’achat en 2012. Est-ce une surprise ?

- Non. A partir du moment où l’on augmente les impôts et que la masse salariale stagne à cause de l’augmentation du chômage, le pouvoir d’achat se contracte. Il y a une diminution de la demande intérieure : les importations diminuent.

C’est un rétablissement de la balance commerciale un peu forcé. On tente de réduire les déficits publics en augmentant les prélèvements. Cependant l’effet sur les comptes publics n’est pas net : 

comme il y a moins de pouvoir d’achat, la consommation augmente moins vite, ce qui se traduit par un manque à gagner en recettes, notamment de TVA.

On constate que la consommation continue d’augmenter malgré la baisse du pouvoir d’achat. Comment expliquer ce phénomène ?

- Les ménages diminuent leur effort d’épargne pour pouvoir continuer à consommer. Ils y consacraient 16,2% de leur revenu en moyenne début 2012, et seulement 15,6% un an plus tard. Ils ne puisent pas dans leur patrimoine, mais remplissent un peu moins leur tirelire.

Quelles en sont les conséquences ?

- Il y a moins d’argent pour financer l’économie. Cela demeure modéré – la France reste avec l’Allemagne le pays d’Europe avec le plus fort taux d’épargne – mais on voit bien que les entreprises ont besoin d’investissement en ce moment. 

C’est d’ailleurs pour cette raison que le gouvernement a créé la Banque publique d’investissement (BPI) et a augmenté le plafond du Livret A. Il crée des mécanismes administrant le financement de l’économie, disant constater que les autres circuits, notamment bancaires, ne fonctionnent plus. 

Il tente également de faire baisse le prix de l’immobilier, qui gonfle l’épargne forcée des ménages. Il prévoit aussi une réforme de l’épargne, qui doit être mieux répartie pour financer les entreprises.

Interview de Philippe Crevel, économiste chez l’assureur Generali et président du Club des épargnants, par Donald Hebert, mercredi 27 mars

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130327.OBS2168/pouvoir-d-achat-les-francais-remplissent-moins-leur-tirelire.html

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Y’en a marre de l’explosion de la dette en 2012

Posté par ippolito le 29 mars 2013

Nouvelle explosion de la dette, le déficit fait de la résistance

La dette a continué d’exploser en 2012 pour atteindre 1 834 milliards d’euros en fin d’année, soit 90,2% du PIB. Le déficit public de la France, lui, n’a été ramené que de 5,3% à 4,8% du PIB, quand le gouvernement visait 4,5%.

Le déficit public de la France n’a été ramené en 2012 que de 5,3% à 4,8% du PIB (produit intérieur brut), en dérapage par rapport à l’objectif du gouvernement qui visait 4,5% en accord avec ses partenaires européens, a annoncé vendredi l’Insee.

La dette publique, elle, a continué d’exploser atteignant fin 2012 un nouveau record à 1 833,8 milliards d’euros soit 90,2% du PIB, plus que les 89,9% prévus par le gouvernement. En 2011, la dette restait encore à 85,8% du PIB.

Le déficit public, qui comprend les comptes de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale, avait été révisé à 5,3% du PIB en 2011, au lieu de 5,2% d’abord annoncés par l’Insee. Cette révision, ajoutée à la recapitalisation de la banque Dexia intervenue en décembre et à une hausse des dépenses, expliquent le dérapage observé.

Loin, bien loin de l’objectif 3% en 2013

Le gouvernement s’était engagé à réduire le déficit public à 3% du PIB en 2013 mais a reconnu il y a un mois qu’il n’y parviendrait pas. Des discussions sont en cours avec la Commission européenne afin d’obtenir un délai d’un an.

« Les dépenses progressent de 2,9%, davantage que le PIB en valeur (+1,6%) après +2,1% en 2011 », explique l’Insee. Les dépenses de fonctionnement de l’Etat sont notamment en hausse (+2,5%), une accélération « largement liée à des livraisons de matériel militaire plus élevées qu’en 2011 ».

L’investissement public continue de progresser mais plus lentement qu’en 2011 (+1,7% après +3,8%), notamment « en raison d’une forte décélération dans les hôpitaux ».

Explosion du déficit des collectivités locales

L’augmentation des recettes a également ralenti en 2012 par rapport à 2011 (+3,9% après +5,7%), mais se maintient grâce aux impôts sur le revenu et le patrimoine. Les recettes de l’impôt sur le revenu sont en hausse de 8,8 milliards d’euros, celles de la CSG de 3,1 milliards et celles de l’impôt de solidarité sur la fortune de 700 millions.

En revanche, sous l’effet d’une croissance économique inexistante, les impôts sur les produits et la production ralentissent (+2,9% après +5,8% en 2011), en particulier en raison d’un moindre revenu de la TVA (+1,4% contre +3,3% en 2011) et de cotisations sociales moins dynamiques (+2,9% après +4,1%).

Enfin, la décomposition des comptes publics montre que la réduction du déficit en 2012 est essentiellement liée à la baisse de celui de l’Etat, qui diminue de 7,7 milliards d’euros de pertes. Le déficit de la Sécurité sociale se résorbe de 800 millions d’euros alors que celui des collectivités locales passe de 1,5 à 3,1 milliards.

http://www.rmc.fr/editorial/363822/nouvelle-explosion-de-la-dette-le-deficit-fait-de-la-resistance/

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