Y’en a marre de la crise et surtout qu’on nous prenne pour des cons

Posté par ippolito le 16 août 2013

Croissance française: gare à l’affichage!

En se focalisant sur la croissance du PIB au 2e trimestre, on peut se réjouir de la sortie de récession de l’économie française. Mais l’emploi a continué de se dégrader tout comme la production. Et l’investissement des entreprises, indispensable pour relancer l’activité et faire baisser le chômage, est orienté à la baisse.

Le PIB progresse mais l’emploi continue de se dégrader

On trouve tout, dans les statistiques. Ce qui peut donner lieu à des interprétations contradictoires. Ainsi, l’augmentation de 0,5% du PIB (produit intérieur brut) en France au 2e trimestre 2013 annoncée par l’Insee le 14 août a été copieusement saluée et abondamment commentée dans les médias après que Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, se soit réjoui de ce «très net rebond» qui «confirme la sortie de récession de l’économie française».

Toutefois, le même jour, cet institut produisait une autre estimation qui, toujours sur le 2e trimestre, indiquait un nouveau recul de l’emploi de 0,2% dans les secteurs marchands non agricoles, soit un repli trois fois supérieur à celui observé au 1er  trimestre. Pas de quoi pavoiser: sur un an, d’après le ministère du Travail, 118.200 emplois salariés ont encore été perdus.

La fameuse sortie de récession au deuxième trimestre n’aura donc pas permis d’inverser la tendance. Rappelons que, en France métropolitaine, près de 3,28 millions de personnes étaient inscrites fin juin comme demandeurs d’emplois, soit 11,2% de plus qu’un an plus tôt.

Ainsi, selon que l’on considère la statistique du PIB ou celle de l’emploi, publiées le même jour, on aura une vision bien différente de la situation de l’économie française. 

Cette divergence s’explique: pour que l’emploi redémarre, il faut d’abord que l’activité reprenne. La progression du PIB semblerait donc annoncer de prochaines tendances plus favorables pour l’emploi, et on pourrait espérer être entré dans un cercle vertueux.

Pas de rebond de la production

Mais là encore, l’analyse est complexe. Car pour qu’une économie crée de l’emploi, il faut que la croissance soit de toute façon supérieure à 1%, voire 1,5%. L’économie française en est encore loin. D’autant que si l’on considère la production manufacturière, elle a continué à réculer et a baissé de 0,4% en juin.

Certes, sur le 2e trimestre, elle aurait un peu augmenté (de 1,5%) par rapport aux trois premiers mois de l’année, mais elle se situerait toujours en dessous de son niveau du 2e trimestre 2012. Pas très réconfortant.

Ainsi, même si toute bonne nouvelle est bonne à prendre, l’économie française apparaît encore bien loin de retrouver un rythme de croisière susceptible de lui assurer une croissance qui permettrait de résorber le chômage, objectif prioritaire du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. 

Même si les dernières recommandations du FMI (fonds monétaire international) conseillent à la France de modérer sa politique d’austérité pour ne pas asphyxier la reprise, donnant quitus à la stratégie de François Hollande, le pays n’est pas encore sorti de la crise. 

Et il ne faudrait pas, sous prétexte d’amélioration tendancielle, réduire les efforts nécessaires pour améliorer la compétitivité de l’économie avant même qu’ils commencent à produire leurs effets.

La France loin des meilleurs élèves européens

D’autant que la France est loin de faire partie des meilleurs élèves de l’Europe.  Certes, au 2e trimestre, elle affiche une progression supérieure à celle de 0,3% de l’Union européenne par rapport au 1er trimestre, selon Eurostat. Mais elle est devancée par l’Allemagne, le Royaume Uni, la République tchèque ou la Finlande…  

Et sur douze mois, l’économie française avec 0,3% de progression du PIB n’arrive qu’en dixième position dans l’Union européenne.

Le constat est identique pour la production industrielle. Selon les critères d’Eurostat, elle aurait progressé de 0,7% en juin par rapport à mai dans l’Union pour l’ensemble de l’industrie, mais aurait reculé de 1,5% en France. Un bien mauvais score comparé à l’Allemagne (+2,5%) ou à la Pologne (+3,1%) sans même parler de l’Irlande (+8,7%).

Certes, on ne doit pas tirer de conclusions trop hâtives sur un seul mois: c’est une durée pas forcément pertinente compte tenu des cycles de l’industrie. 

Mais malgré tout et sur un an par rapport à juin 2012, la production industrielle française de juin 2013 affiche un recul de 0,3% selon Eurostat alors que l’Union est à +0,4%, avec des scores bien plus satisfaisant pour l’Allemagne (+2,4%), la Grande Bretagne (+2,1%), la Pologne (+5,3%), la Roumanie (+9,6%) et d’autres encore.

Handicap majeur: l’investissement des entreprises ne repart pas

Dans ces conditions, pour retrouver sa place dans l’Europe et en même temps un rythme de croissance qui la sorte de la crise, l’économie française doit poursuivre ses efforts pour relancer des pans de son industrie trop longtemps délaissés, lorsque la priorité fut laissée aux activités de services. Et inciter les entreprises à investir. Ce qui n’est pas encore le cas.

A titre d’exemple, les PME de l’Hexagone –où se trouvent les créations d’emplois- prévoient d’investir 63 milliards d’euros en 2013, «moins que leurs homologues allemandes et italiennes (respectivement 164 milliards et 79 milliards d’euros), et à peine plus que leurs homologues britanniques qui prévoient d’investir 59 milliards d’euros», souligne le cabinet GE Capital. Ce qui, au final, est préjudiciable à la croissance et à l’emploi.

Plus globalement, selon l’Insee, les chefs d’entreprises de l’industrie manufacturière prévoient pour 2013 une baisse de 4% de leurs investissements par rapport à 2012. 

Une bien sombre prévision, car c’est par la reprise de l’investissement des entreprises qu’une croissance vertueuse peut être durablement réamorcée, alors que la croissance du PIB du 2e trimestre est seulement tirée par la consommation des ménages.

Ce qui, on le voit, doit inciter à une certaine prudence dans l’interprétation des statistiques et surtout dans leur extrapolation.

Gilles Bridier

http://www.slate.fr/story/76532/croissance-francaise-crise-emploi-investissement

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Y’en a marre du déficit public et surtout de la hausse des impôts

Posté par ippolito le 6 août 2013

Déficit public : pour le FMI, la France s’y prend mal

Dans son rapport annuel sur l’économie française, le FMI estime que le gouvernement doit « réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts ».

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la France devrait ralentir son rythme de réduction du déficit public afin de soutenir la reprise économique, dans son rapport annuel sur l’économie française publié lundi. 

« D’ici la fin 2013, le gouvernement aura réalisé aux deux tiers l’effort entrepris en 2011 pour stabiliser les déficits. Étant donné ce bilan et le caractère toujours hésitant de la reprise, le gouvernement devrait ralentir le rythme de l’ajustement », argumente l’organisme international dans son rapport annuel sur l’économie française.

Le FMI prévoit que la France termine 2013 avec un déficit de 3,9 % du produit intérieur brut (PIB), contre 4,8 % en 2012. Il s’établirait ensuite à 3,5 % en 2014 et ne retomberait sous la barre des 3 % qu’en 2015, à 2,8 % du PIB. Le gouvernement français table officiellement sur un déficit de 3,7 % cette année, mais le ministre de l’Économie Pierre Moscovici a reconnu la semaine dernière qu’il pourrait être « légèrement au-dessus ». 

La France, qui s’était engagée auprès de ses partenaires européens à ramener ses déficits à 3 % de son produit intérieur brut dès 2013, a obtenu deux ans de délai pour atteindre cet objectif. Le FMI juge par ailleurs que cette réduction du déficit devrait se faire davantage par une diminution des dépenses publiques, et moins par des augmentations fiscales. 

« Réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts »

« Le gouvernement doit rééquilibrer ses efforts et réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts, qui sont parmi les plus élevés au monde et ont un effet négatif sur l’investissement et la création d’emplois », estime le rapport. 

L’organisme pointe en particulier les dépenses de la Sécurité sociale et des collectivités locales, domaines « où il y a une marge de progression pour plus d’efficacité ». Pour autant, le Fonds constate « de récentes améliorations des indicateurs économiques » qui « soutiennent la prévision d’une reprise progressive au second semestre 2013″.

Citant les conditions de crédit favorables et le faible endettement des ménages et des entreprises parmi les facteurs de soutien à la croissance, il confirme qu’il prévoit une contraction du PIB de 0,2 % cette année et une croissance de 0,8 % en 2014. 

Mais au-delà de cette « reprise cyclique », le potentiel de croissance de la France est « entravé par des rigidités structurelles sur les marchés du travail et des biens, qui ont, au fil du temps, contribué à une perte progressive de compétitivité et de performance dans les exportations », diagnostique l’institution internationale.

Aussi, tout en saluant les « progrès » déjà accomplis, les auteurs du rapport encouragent le pays à « poursuivre les réformes structurelles pour soutenir le rebond de la demande privée et renforcer la compétitivité », appelant notamment le gouvernement français à réformer les retraites (en augmentant le taux d’activité plutôt qu’en relevant les cotisations), à approfondir la réforme du marché du travail et à ouvrir davantage à la concurrence les marchés de biens et services.

Hausse du chômage jusqu’à fin 2014

Sur le plan social, ils estiment que le chômage poursuivra son ascension à 11,2 % fin 2013 et 11,6 % fin 2014, avant de refluer à 11,4 % fin 2014. 

Le taux de chômeurs dans la population active cessera donc d’augmenter « au cours de l’année 2014″, a estimé Ed Gardner, chef de la mission France du FMI. Il juge « difficile à atteindre » l’objectif du gouvernement français d’inverser la courbe d’ici fin 2013. 

Les enquêteurs du FMI notent par ailleurs que « les risques en matière de stabilité financière ont considérablement diminué, car les banques ont atteint leurs objectifs de désendettement et renforcé leurs matelas de capitaux et de liquidités ».

L’organisme souligne toutefois que le « bas niveau de rentabilité des banques » françaises et « la faiblesse des perspectives de croissance » incitent à maintenir la vigilance. Il estime également que « le système financier français a encore des progrès à faire pour s’adapter pleinement aux nouvelles exigences prudentielles internationales ». 

Le rapport note en effet que les banques françaises dépendent toujours fortement des marchés pour se financer et recommande d’utiliser l’outil des incitations fiscales sur les produits financiers pour changer cette situation. 

Le FMI réalise chaque année une mission de consultation en France dans le cadre de l’article IV de ses statuts. Le rapport publié lundi est la version définitive des conclusions préliminaires publiées le 3 juin.

http://www.lepoint.fr/economie/deficit-public-pour-le-fmi-la-france-s-y-prend-mal-05-08-2013-1711581_28.php

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Y’en a marre de la baisse du livret A

Posté par ippolito le 3 août 2013

L’Etat pickpocket !!!

Ce 1er août 2013, le livret A est passé à 1,25% (celui du LDD également).

Ainsi à partir d’aujourd’hui le plafond de votre livret A (22.950 euros) qui vous « offrait » 401,60 E ne vous rapportera plus que 286,90 E.

Le motif invoqué par le ‘’voleur’’ est la baisse de l’inflation.

Rappelons qu’en janvier 2013 il était à 2,25% avant de chuter à 1,75% le 1er fevrier.

Ce nouveau vol de « Rapetout » va passer comme une lettre à la Poste parce que les 63 millions de possesseurs de Livret A ne peuvent placer leurs économies en toute sécurité nulle part ailleurs !!!!!

Or, l’inflation, qui était de 2% en 2012, sera de 1,50% en 2013. Cela veut dire que chaque fois que vous croyez percevoir une économie vous perdez effectivement 0,25% de votre capital placé.

Si cette ridicule économie servait à redresser notre pays, la France, nous l’accepterions bien volontiers mais ce n’est pas le cas. Elle bénéficiera en tout premier lieu à la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) qui perçoit 65% du montant total de nos livrets A, ce qui lui permettra :

**D’une part de prêter moins cher (2,25%) aux collectivités locales afin de financer les logements sociaux. Prêts que nous rembourserons nous-mêmes par des hausses de la fiscalité locale.

**Et d’autre part permettra également à la CDC de se rembourser une partie des 4 milliards qu’elle a perdu dans la faillite douteuse de la banque DEXIA, dont 1 milliard provenait de « nos » livrets A.

Nous serons ainsi volés deux fois.

Les 35% restant, soit environ 50 milliards, iront vers les banques de dépôts et leur permettront d’augmenter les rendements de leurs autres produits à court terme et ainsi de se « refinancer » à nos frais.

Les banques vont donc gagner de l’argent en nous prêtant notre argent, qui ne leur coûtera rien.

Bravo les pickpockets !

Est-ce que ce ne serait pas du « vol en bande organisée » ?

Il ne nous reste plus qu’à attendre la prochaine décision des pickpockets qui nous gouvernent en espérant que ce ne sera pas, comme en Argentine il y a dix ans, la confiscation pure et simple de nos « Livrets A ».

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-etat-pickpocket-139205

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Y’en a marre des dettes et des déficits mais surtout de l’Europe

Posté par ippolito le 29 juillet 2013

On va encore entendre parler du problème des dettes publiques en Europe

La reprise «est là», nous dit François Hollande. La réalité est un peu moins réconfortante: l’Europe reste plombée par la dette de beaucoup de ses Etats et ses dirigeants font comme si le problème avait disparu. Malheureusement, la politique de l’Autruche donne rarement de grands résultats.

Notre Président n’a pas tort de vouloir combattre le pessimisme excessif des Français: il est difficile de préparer l’avenir si l’on ne croit pas que son pays en ait un. 

Un certain nombre d’indicateurs montrent que la tendance au ralentissement perd de sa vigueur et qu’une croissance égale voire très légèrement supérieure à zéro est possible dans les prochains trimestres. Mais il faut être vraiment audacieux pour parler de reprise.

A l’échelle européenne, aucun des deux leviers de politique économique ne peut être actionné. Les politiques budgétaires sont partout restrictives et la politique monétaire ne donne pas de grands résultats: les banques ne sont pas en mesure de faire bénéficier l’économie des taux directeurs très bas de la Banque centrale européenne.

Cercle vicieux

Même si elle se termine mieux qu’elle n’a commencé, 2013 sera une année de récession pour la zone euro. Et les perspectives restent peu enthousiasmantes. Les économistes de l’OFCE, dans leurs prévisions 2013-2014, estiment que l’Europe est en train de boire «le calice de l’austérité jusqu’à la lie». 

Même si la croissance revient timidement en 2014, ce sera trop tard. Ils craignent, au moins pour certains pays, le risque d’un enfoncement «dans le cercle vicieux d’une hausse du chômage, d’une récession qui se prolonge et de doutes croissants quant à la soutenabilité des finances publiques».

On en revient toujours là: la dette publique! Pour freiner sa hausse, les Etats européens mènent simultanément des politiques d’austérité plus ou moins prononcées (ce que l’on connaît en France est sans commune mesure avec ce que subissent les Grecs, les Portugais ou les Espagnols), mais comme la croissance est faible, le poids de cette dette dans le PIB ne cesse de grandir. 

Dans les prochaines années, selon les calculs des économistes de Natixis, il pourrait atteindre 112% du PIB en Espagne, 126% en Irlande, 135% en Italie, 150% au Portugal, voire 205% en Grèce.

Revenir à des niveaux plus soutenables impliquerait des efforts budgétaires tels qu’il semble absolument impossible de l’envisager. Dans ces conditions, le problème de la dette publique en Europe risque de se poser de nouveau. 

On en a eu un petit aperçu avec la crise politique portugaise au cours des dernières semaines, on en reparle un peu avec les suppressions de postes dans la fonction publique en Grèce, mais on fait comme si le problème était derrière nous et qu’il ne s’agissait là que des derniers remous.

C’est une erreur. Car chaque jour qui passe rend la solution du problème plus difficile. Les gouvernements ne peuvent revenir chaque année pour demander de nouveaux efforts alors qu’aucun progrès n’est perceptible. Même les citoyens les plus vertueux et les moins contestataires finissent par se lasser.

L’inflation, le remède dont personne ne veut

L’idéal serait un regain d’inflation. Avec une hausse des prix de 4% ou 5% l’an, la valeur de la dette baisserait chaque année et le paiement des intérêts serait plus léger. L’inflation est toujours le meilleur allié des débiteurs.

 Dans le cas présent, elle aurait un autre avantage: avec des hausses de salaires qui suivraient l’inflation en Allemagne, mais resteraient en retrait dans les pays de la zone euro ayant besoin de relancer leur économie par les exportations, les écarts de compétitivité se résorberaient progressivement et sans trop de douleur.

Evidemment, une telle solution n’a pas que des avantages: elle ruine les créanciers. Dans la première moitié du XXe siècle, l’inflation est à l’origine de ce qu’on a appelé «l’euthanasie des rentiers». En schématisant, on peut dire qu’elle est néfaste pour les vieux et les inactifs et favorise les jeunes et les entrepreneurs. Les vieux ne vont pas se laisser faire!

De toute façon, l’inflation ne se décrète pas. On le voit bien avec les efforts effectués actuellement par le Japon pour en créer un peu: beaucoup d’économistes restent sceptiques sur les chances du gouvernement Abe de réussir sur ce point. Et une fois lancée, la hausse des prix peut échapper au contrôle. En Europe, aucun dirigeant n’est prêt à accepter une telle thérapeutique.

Après avoir mené depuis le milieu des années 80 une politique de «désinflation compétitive», les hommes politiques  français ne s’imaginent pas venir maintenant devant les électeurs expliquer que, tout compte fait, un peu d’inflation ne serait pas une mauvaise chose. 

Quant à l’Allemagne, elle s’y opposerait catégoriquement, de même que la Banque centrale européenne. Il suffit de se rappeler le tollé déclenché par la proposition du chef économiste du FMI, Olivier Blanchard, en février 2010, de fixer un objectif d’inflation de 4% au lieu de 2% pour se convaincre que jamais cette solution ne sera retenue.

Le mot qui fâche: restructuration

Puisqu’on refuse ainsi la solution la plus douce, il faudra inévitablement employer un remède plus douloureux: celui de la restructuration de la dette de certains pays. Le FMI le dit maintenant: pour la Grèce, on a trop tardé à envisager une telle solution et on a aggravé les difficultés. Mais sans doute faudra-t-il y recourir une nouvelle fois, et pas seulement pour la Grèce. 

A trainer de trop gros boulets, l’Europe ne peut pas avancer. Les solutions peuvent être multiples. La plus radicale est certainement l’effacement pur et simple d’une partie de la dette, mais on peut aussi envisager un étalement dans le temps ou une baisse des taux d’intérêt. A tout le moins, une mutualisation d’une partie de la dette publique des Etats de la zone euro s’imposera inévitablement.

Les arguments contraires ne manquent pas: les pays vertueux vont payer pour les pays endettés, les banques vont devoir subir des pertes alors que beaucoup d’entre elles sont déjà dans une situation difficile, etc. Mais il ne faut pas se leurrer: si l’Europe ne redémarre pas, les marchés financiers, aujourd’hui bercés par les propos rassurants de Mario Draghi, président de la BCE, manifesteront bruyamment leur inquiétude et on devra procéder à chaud à des réformes qui auraient pu être réussies à froid.

Avant les élections allemandes, rien ne se fera. A Athènes, Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, est venu proposer le 18 juillet une aide aux PME grecques, mais s’est déclaré hostile à toute restructuration de la dette publique. Espérons qu’on commencera à discuter sérieusement après le 22 septembre.

Gérard Horny

http://www.slate.fr/story/75670/va-encore-entendre-parler-du-probleme-des-dettes-publiques-en-europe

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Y’en a marre de la baisse de l’intérim, du chômage mais surtout des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 28 juillet 2013

L’intérim en baisse de près de 13% au premier semestre

L’emploi intérimaire a baissé une nouvelle fois en juin, de 11,2% sur un an, ce qui porte le recul à 12,8% sur le premier semestre.

L’intérim continue son recul. Le nombre d’emplois d’intérimaires a chuté de 11,2% en juin 2013 par rapport à juin 2012, en repli dans tous les secteurs, selon le baromètre Prism’emploi publié vendredi.

L’indicateur des professionnels du secteur s’est retourné depuis octobre 2011. Réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, il enregistre sur le premier semestre de l’année une baisse de 12,8% par rapport à la même période en 2012.

L’industrie, où se concentrent près de la moitié des effectifs, accuse une baisse de 11,4% et le BTP de 10,2%. La chute est plus importante dans les services (-12,5%) et le commerce (-13,2%), moindre dans les transports (-8%). 

L’emploi marque un recul dans toutes les régions mais avec des disparités. Les régions Alsace et Nord-Pas-de-Calais sont une fois encore les plus touchées (-18,6% et -16,6%), alors que les pertes sont plus réduites en Auvergne (-5%) et Rhône-Alpes (-6,7%).
Toutes les qualifications sont concernées: les postes de cadres et professions intermédiaires d’abord (-15,8%), d’ouvriers non qualifiés (-13,2%) et qualifiés (-10,4%), et les employés (-11,8%).

L’indicateur de Pôle emploi également en baisse

Selon un autre indicateur, celui des déclarations mensuelles d’embauche transmises à Pôle emploi par les agences d’intérim, l’emploi intérimaire a diminué de 6,5% entre mai 2012 et mai 2013. Comparé d’un mois à l’autre, le nombre d’intérimaires s’est néanmoins stabilisé de février à avril, avant de repartir à la baisse en mai, selon cet autre indicateur.

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-interim-en-baisse-de-pres-de-13-au-premier-semestre_396295.html#IiB81U2I7jFpbGhe.99 

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Y’en a marre u chômage et surtout des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 27 juillet 2013

Chômage : les astuces du gouvernement

 Chaque semaine, Nicolas Prissette, journaliste au service politique du JDD, décrypte les politiques économiques et sociales. Cette semaine, il se penche sur l’inversion de la courbe du chômage, un pari que le président pourrait remporter.

Bien sûr, Michel Sapin ne pavoise pas. Pas encore. « Non, le retournement n’est pas là », a constaté le ministre du Travail ce jeudi matin sur Europe 1 en évoquant les derniers chiffres du chômage. Il aurait été malhonnête de prétendre le contraire. 

Pôle emploi vient d’annoncer 14.900 demandeurs d’emploi supplémentaires. Les statistiques montrent toutefois que le gouvernement est en passe d’obtenir ces prochains mois la stabilisation qu’il espère, voire la fameuse « inversion de la courbe ». Grâce à la multiplication des emplois aidés, beaucoup, et à la conjoncture, un peu.

L’évolution du nombre de chômeurs se tasse. Si l’on calcule par périodes de trois mois, le coup de frein apparaît nettement : 3,2% en mars (par rapport à décembre), puis 3% en avril, puis 2,4% en mai, puis 1,7% en juin. Cela ne change certes rien aux moments difficiles vécus par les chômeurs et leurs familles.

Mais si l’on prolonge cette courbe-là, la stabilisation va intervenir autour de la rentrée, les chiffres afférents étant publiés en octobre ou novembre. La baisse pourrait ensuite intervenir à l’hiver, elle serait publiée avant les municipales. 

Un heureux hasard? Un soulagement pour François Hollande et sa promesse jugée intenable? Le chef de l’Etat et son ministre du Travail n’ont pas hésité à dépenser de l’argent pour qu’il en soit ainsi.

Le tassement en cours s’explique par la création de jobs para-publics. Les emplois d’avenir produisent leurs premiers effets : le nombre de chômeurs de moins de 25 ans baisse depuis deux mois. 

Environ 40.000 postes auraient déjà été pourvus, 60.000 sont attendus dans la seconde moitié de l’année, et les conditions d’accès ont été assouplies. De quoi tarir quelque peu les inscriptions de jeunes à Pôle emploi. En outre, le gouvernement va accélérer le mouvement général en faisant passer des chômeurs en formation (environ 30.000 supplémentaires).

 Cela aura pour effet de les « sortir » du baromètre officiel. Par ailleurs,  l’industrie connaît un frémissement de reprise, ce qui explique pourquoi les entrées au chômage pour cause de fin d’intérim ou de CDD reculent.

Cette politique de crise n’est évidemment pas durable. Pour que la courbe s’inverse vraiment, il faudra que les entreprises recrutent à nouveau, dans tous les secteurs. On en est loin. 

Les petites annonces qu’elles déposent auprès de Pôle emploi ont atteint un niveau très faible (203.700), au plus bas depuis 1997. Pour 4,8 millions de demandeurs en catégorie ABC en juin, seules 91.000 personnes sont sorties des statistiques car elles ont trouvé un emploi. 

A ce stade, et en dépit du léger redressement dans l’industrie, les perspectives ne sont pas suffisamment solides. La croissance économique est annoncée autour de 1% l’an prochain. 

Un rythme trop faible pour provoquer des embauches massives. Autrement dit, si la conjoncture ne s’améliorait pas davantage, le chômage baisserait à l’hiver mais il remonterait après les municipales.

http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Chomage-les-astuces-du-gouvernement-620918

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