Y’en a marre de la dette publique

Posté par ippolito le 2 octobre 2014

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La dette publique franchit les 2.000 milliards d’euros

La dette française a dépassé, au deuxième trimestre 2014, les 2.000 milliards d’euros, pour la première fois de l’histoire. Elle atteint, selon l’Insee ce 30 septembre, 95,1% du PIB.

2.000 milliards d’euros. Un montant record qu’a atteint la dette publique française au deuxième trimestre 2014 selon l’Insee ce 30 septembre. Plus précisément 2.023,7 milliards d’euros, dépassant pour la première fois la barre symbolique des 2.000 milliards.

Cette dette atteint 95,1% de la richesse nationale produite chaque année, ajoute l’institut de la statistique. Un ratio en hausse de 1,1 point par rapport à la fin du premier trimestre.

Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,4 milliards fin juin), des administrations publiques locales (179 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (20,1 milliards).

La dette des administrations à 1.800 milliards

La dette nette des administrations publiques s’élevait à 1.813,9 milliards d’euros fin juin, soit 85,3% du PIB, contre 84,3% à la fin du premier trimestre, en progression de 23,7 milliards sur trois mois, ajoute l’Insee.

A la veille de la présentation du projet de budget 2015 de l’Etat au conseil des ministres, l’entourage du ministre des Finances, Michel Sapin, assure que « la politique du gouvernement doit permettre de stopper la croissance de la dette avec l’assainissement des comptes publics grâce à des économies d’une part, et une stratégie de croissance d’autre part, avec le CICE et le pacte de responsabilité et de solidarité ».

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/la-dette-publique-franchit-les-2-000-euros-milliards-d-euros-837236.html

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Y’en a marre des impôts et surtout des mensonges du gouvernement

Posté par ippolito le 27 septembre 2014

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20.000 perdants pour la suppression de la 1e tranche d’impôt

Selon les informations de BFM Business, et contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement, la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu va bien alourdir la facture de plus de 20.000 foyers.

La suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu fera un peu plus de 20.000 perdants. On connaîtra tous les détails de la mesure lors de la présentation du Budget 2015 mercredi prochain. Mais Bercy a déjà fait le compte.

Contrairement à ce qu’avait dit Manuel Valls, il y aura bien des perdants. Un peu plus de 20.000 contribuables vont voir leur impôt augmenter à cause de cette mesure.

Peut-on y voir une entorse à la promesse présidentielle de ne pas alourdir la pression fiscale? On est plus dans le symbole. Même au sein de l’opposition, on estime qu’il n’y a rien de choquant. La mesure est plutôt bien calibrée admet un spécialiste budgétaire de l’UMP, qui souligne en plus que les hausses d’impôts des quelques milliers de contribuables devraient être très limitées.

« L’épaisseur du trait »?

Un ténor de la majorité désamorce déjà toute polémique: 20.000, c’est l’épaisseur du trait, dit-il. Comparé aux 36 millions de foyers fiscaux, et comparé aussi aux 9 millions de contribuables qui vont au contraire bénéficier de la mesure.

Alors bien sûr, la mesure est complexe. Ce qui risque de susciter des critiques. Mais à droite comme à gauche, les experts budgétaires considèrent que Bercy a réussi à trouver une solution qui tient la route.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/20-000-perdants-pour-la-suppression-de-la-1e-tranche-d-ir-836411.html

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Y’en a marre de la hausse du coût de l’électricité

Posté par ippolito le 29 mai 2014

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Le coût de l’électricité nucléaire a bondi de 21% depuis 2010

Selon le rapport de la Cour des comptes publié mardi, le coût de production de l’électricité nucléaire a augmenté de 10,5 € par mégawatt/heure entre 2010 et 2013.

Le rapport de la Cour des comptes est sans appel : le coût de l’électricité nucléaire, qui permet de produire 75% de l’électricité du pays, s’est envolé de 21% depuis 2010. Il devrait continuer son augmentation, notamment en raison des investissements en hausse pour entretenir les centrales vieillissantes.

Les faits : un coût en hausse de 21%

Selon le rapport de la Cour des comptes publié mardi, le coût de production de l’électricité nucléaire a augmenté de 10,5 € par mégawatt/heure entre 2010 et 2013. Il est ainsi passé de 49,5€/MHh en 2010 à 60€ par mégawatt/heure en 2013, une hausse qui dépasse les 21% en trois ans.

La cour des comptes s’est focalisée sur le coût de la production de cette électricité nucléaire qui représente près de 40% du prix payé par le consommateur. Elle n’a ainsi pas pris en compte les dépenses nucléaires militaires et les coûts de transport et de distribution de l’énergie.

La cause : les investissements de maintenance et les taxes en hausse

Comme l’explique la Cour, la production d’électricité par le nucléaire « est une activité très capitalistique dont les coûts s’étalent sur une très longue période ». D’importants investissements à long terme sont donc nécessaires. La progression s’explique ainsi notamment par la « forte croissance » des dépenses d’exploitation de l’opérateur des centrales EDF, se traduisant par l’achat de combustible nucléaire, le personnel, les taxes en augmentation…

L’institution de la rue Cambon précise dans son rapport :

« Compte tenu du poids de ces dépenses dans le coût de production de l’électricité nucléaire (41%, soit 24,8 euro/MWh en 2013), cette évolution, qui s’explique notamment par le déploiement du projet industriel d’EDF pour permettre le prolongement de la durée d’exploitation des réacteurs existants, a des conséquences lourdes sur le coût du MWh. »

Les perspectives : une hausse qui devrait s’inscrire dans la durée

En plus de l’augmentation des taxes et des dépenses d’exploitations, ce chiffrage intègre aussi les dépenses de maintenance, qui devraient partir en flèche pour atteindre 3,7 milliards d’euros par an en moyenne entre 2011 et 2025, contre 1,7 milliard en 2010.

Ces « investissements de maintenance, en particulier de sûreté, n’ont pas encore atteint leur maximum; ils devraient encore sensiblement progresser jusqu’en 2017, avant de commencer à diminuer », souligne la Cour des comptes.

Le programme dit de « grand carénage » (révision périodique) d’EDF prévoit en effet de mener pour 55 milliards d’euros de travaux de maintenance et de modernisation des 58 réacteurs nucléaires français qu’il exploite, à l’horizon 2025, pour pouvoir prolonger leur durée de vie au-delà de la limite de 40 ans initialement fixée lors de leur conception.

Les recommandations : clarifier les choix politiques

L’institution dirigée par Didier Migaud précise bien dans son rapport qu’elle « ne prend pas position sur la bonne ou mauvaise gestion des crédits publics concernés ». Elle ajoute également avoir travaillé dans des délais très restreints, à la demande de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, qui lui a commandé ce rapport.

Alors que le président de la République François Hollande s’est engagé a ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité en France en 2025, la Cour invite l’Etat à se prononcer rapidement sur un éventuel prolongement du parc existant au-delà de 40 ans « afin de permettre aux acteurs, notamment à EDF, de planifier les actions et les investissements qui en résulteront ».

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20140527trib000832131/le-cout-de-l-electricite-nucleaire-a-bondi-de-21-depuis-2010.html

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Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 28 mai 2014

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Fausses factures, Bygmalion, Sarkozy : le grand déballage

L’avocat de la société de communication affirme qu’un système de «vraies-fausses factures» aurait abondé les caisses de campagne de l’ex-président. Un proche de Copé confirme.

«L’affaire Bygmalion» relancée par Libération mi-mai a connu coup sur coup, ce lundi, deux stupéfiants rebondissements. Après les révélations de notre journal concernant la facturation à prix d’or par l’UMP, de conventions souvent introuvables au bénéfice de Bygmalion, l’avocat de la boîte de com a livré sa version. Et a reconnu l’existence d’un système de fausses factures, dont le montant total – «plus de dix millions d’euros» – aurait servi à éponger les dépenses de la campagne présidentielle de l’ex-chef de l’Etat. Me Patrick Maisonneuve a clairement chargé l’UMP, affirmant que c’est «à la demande» du parti que la société a dressé l’ardoise de conventions fantômes.

Second coup de théâtre quelques heures plus tard. Invité de BFMTV, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, a confirmé ce récit et a tout avoué, la gorge serrée. «Il y a eu un dérapage sur le nombre d’événements organisés dans le cadre de cette campagne présidentielle, je prends ma part de responsabilité. Il y a eu un engrenage irrésistible, je n’ai pas eu le courage de dire : « on en fait trop, on va dans le mur »», a-t-il reconnu, tout en dédouanant Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. Explications.

L’avocat de Bygmalion avoue de «vraies fausses…par liberation

BYGMALION, C’EST QUOI ?

L’entreprise Bygmalion a été rachetée en 2008 par Guy Alvès et Bastien Millot, deux très proches et ex-collaborateurs de Jean-François Copé. Très vite, le député de Seine-et-Marne, patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale, confie d’importants contrats, sans appel d’offres, à Event & Cie, filiale de Bygmalion chargée de l’événementiel. En l’occurrence, des opérations de communication, de formation des élus ou encore de création de sites web.

DE QUELLES FACTURES PARLE-T-ON ?

Entre janvier et juin 2012, l’UMP a payé dix-huit millions d’euros à la filiale de Bygmalion pour l’organisation de plusieurs événements. Parmi eux, 70 conventions thématiques – sur les retraites, le terrorisme, l’accès au crédit…-, et des dépenses de nourriture, de vidéo, de traduction ou encore de sonorisation.

Problème : comme l’a révélé Libération, ces événements n’ont laissé aucune trace ni dans les médias, ni même dans la mémoire des cadres du parti censés les avoir animées. D’où des soupçons de manipulation financière, et d’utilisation frauduleuse de ces sommes – par exemple au profit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont il était déjà avéré qu’elle a dépassé le plafond des dépenses autorisées; ou au service des ambitions personnelles de Jean-François Copé.

QUE DIT BYGMALION ?

L’avocat de Bygmalion nie l’enrichissement de Copé, «ni à titre personnel, ni politiquement». En revanche, sa conférence de presse est accablante pour Sarkozy. Expliquant que ses clients en ont «gros sur le cœur», celui-ci a confirmé l’existence d’un système de fausses factures, pour un montant total de «plus de dix millions d’euros».

Ces sommes auraient en réalité financé de manière occulte la campagne présidentielle du président sortant. «Ce qui a été facturé sous le libellé « conventions », ce sont les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy», a expliqué l’avocat, jugeant que «l’affaire Bygmalion», c’est «l’affaire des comptes de campagne» de l’ex-président. Selon Patrick Maisonneuve, Bygmalion se serait vu «imposer» ce schéma litigieux : «On leur a demandé de procéder comme cela, c’était un chantage économique […] On leur a dit que soit ils faisaient des fausses factures, soit ils n’étaient pas payés.»

QUE DIT LAVRILLEUX?

Connu pour être un animal politique à sang froid, Lavrilleux s’est livré lundi à un incroyable mea culpa. Voix cassée par l’émotion, les yeux rougis. Celui qui fut directeur adjoint de la campagne présidentielle a admis, sur BFMTV ce soir, qu’une partie des dépenses liées aux meetings du candidat UMP de 2012, au lieu d’être intégrée dans les comptes de campagne, a été «absorbée par l’UMP» sous couvert de conventions plus ou moins fictives.

Cette manipulation est due, selon lui, à une «dérive des dépenses» pendant la présidentielle. «Une manière de ventiler une partie des dépenses de campagne», justifie Lavrilleux. Au lieu de la «dizaine de meetings modestes et des deux ou trois grands meetings prévus» au départ, ce sont «44 ou 45 meetings importants» qui ont finalement été organisés. «Pour moi, il y a eu derrière toutes les dépenses dont on parle, des prestations réelles» de Bygmalion, se défend Lavrilleux, élu dimanche eurodéputé dans le Nord. Qui martèle tout au long de cette interview-confession qu’il n’y a eu «aucune malversation ni enrichissement personnel». Le directeur de cabinet de Copé assure par ailleurs que ni le patron du parti ni l’ex-Président n’étaient informés. «Mon travail de directeur de cabinet, c’est de protéger mon patron», explique-t-il les larmes aux yeux.

QUELLE EST LA LIGNE DE DÉFENSE DE COPÉ?

C’est aussi la version à laquelle se tient le patron de l’UMP: l’affaire des facturations de conventions bidons se serait tramée dans son dos. Il n’en savait «rien du tout», jure-t-il. Après avoir crié au complot de la presse contre l’UMP à l’approche des européennes, il raconte avoir finalement eu «des doutes» et a commandé un rapport à la direction générale du parti. Au bureau de politique de mardi qui réunira une quarantaine de responsables UMP et promet une franche explication, Copé a promis de donner «tous les éléments chiffrés dont (il a) connaissance» et martèle sa promesse de transparence.

L’avocat de Bygmalion décharge Copé. C’est déjà ça. Il est néanmoins difficile de croire que le patron de l’UMP n’a rien su de ces fausses factures tant les acteurs de l’affaire lui sont proches: Eric Cesari, directeur général du parti, et le fidèle Jérôme Lavrilleux, premier des Copé boys. «Je faisais confiance par définition aux gens dont c’est le métier, je n’avais pas vocation à repasser derrière», a-t-il répété ces derniers jours. C’était avant les révélations de l’avocat de la société Bygmalion qui mouille encore davantage la direction du parti.

QUEL IMPACT SUR LES COMPTES DE CAMPAGNE DE NICOLAS SARKOZY ?

L’ancien président de la République avait déjà été épinglé par le Conseil constitutionnel, qui avait confirmé le rejet des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. En cause : la réintégration dans le calcul de 1,5 million d’euros de dépenses diverses, que l’UMP avait omis de mentionner. Résultat : le plafond des dépenses autorisées pour une campagne (22,5 millions d’euros) avait été dépassé de 466 118 euros. L’enjeu était considérable pour l’UMP, puisqu’un parti ne peut prétendre au remboursement public de la moitié de ses frais (11 millions d’euros dans le cas présent) que si ses comptes sont validés.

L’affaire avait donné lieu à l’épisode de la «souscription nationale» pour renflouer les caisses du parti et que «vive la démocratie», selon Jean-François Copé. L’affaire Bygmalion offre un nouvel éclairage sur ce dossier : en camouflant des dépenses de campagne derrière des conventions bidons, l’UMP pourrait avoir fait exploser le plafond légal dans des proportions bien plus importantes. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux et abus de confiance. Elle a déjà donné lieu à trois convocations. Dur d’imaginer que les responsables de Bygmalion pourront y échapper, tout comme ceux de l’UMP chargés de l’organisation de la campagne 2012.

Laure EQUY, Sylvain MOUILLARD et Dominique ALBERTINI

http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/26/fausses-factures-de-l-affaire-bygmalion-a-l-affaire-sarkozy_1027408

 

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Y’en a marre de la mauvaise gestion des fonds de la PAC

Posté par ippolito le 18 mars 2014

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UE: la Cour des comptes dénonce la mauvaise gestion des fonds de la PAC

Entre aides versées à des non-agriculteurs et subventions à des terres inexploitées, la Cour des Comptes de l’UE met en cause le contrôle des fonds de la PAC par les Etats membres.

Dans son rapport, la Cour des Comptes européenne épingle les Etats-membres qui ne contrôlent pas suffisamment la distribution des aides agricoles.

On ne peut pas faire confiance aux Etats-membres de l’Union européenne (UE) pour distribuer les aides agricoles. Telle est, en somme, la conclusion du rapport de la Cour des comptes chargée de contrôler la gestion financière de l’Union.

Entre les aides agricoles qui sont versées à des bénéficiaires non agriculteurs et celles qui subventionnent des terres laissées en friche, il y a de quoi s’alarmer. En France, les procédures de contrôle de l’éligibilité aux subventions sont jugées « inefficaces ». Certains paiements sont même effectués avant la fin des contrôles obligatoires.

Le contrôle des aides par les Etats n’est « pas fiable »

Par le biais d’organismes payeurs nationaux ou régionaux, les Etats-membres sont censés délivrer les aides agricoles de l’UE dans le respect des règles européennes. Ensuite, dans chaque pays, des organismes indépendants certifient la fiabilité des comptes auprès de l’UE.

Or sur la période étudiée, entre 2010 et 2012, les contrôles des Etats-membres sur les dépenses ont été jugés non « fiables » par la Cour. Sur le terrain comme dans les administrations, les pays membres seraient trop laxistes dans l’attribution des aides.

Renforcement des contrôles à partir de 2014

La solution préconisée? Donner plus de pouvoir à la Commission européenne pour contrôler les organismes payeurs des Etats-membres. Des contrôles sur le terrain sont également recommandés.

En réponse, Bruxelles temporise: le système est déjà en voie d’être réformé, avec l’avènement de la nouvelle Politique agricole commune (PAC), définie pour la période 2014-2020. Les prérogatives des auditeurs nationaux, indépendants des agences qui délivrent les aides agricoles, devraient notamment être étendues.

La PAC, perpétuellement critiquée

La nouvelle politique agricole de l’UE devrait répondre aux divers rapports rendus publics ces derniers mois par la Cour des comptes, critiques envers la gestion des fonds de la PAC. L’aide à l’agriculture est souvent pointée du doigt car elle absorberait une trop grande part du budget européen (près de 40% aujourd’hui). Un reproche qui tend à faire oublier que la PAC est l’une des seules politiques relevant en totalité de l’UE et représente donc mécaniquement une part conséquente du budget.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140317trib000820359/aides-agricoles-les-etats-doivent-renforcer-les-controles-antifraudes.html

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Y’en a marre de la hausse des tarifs bancaires

Posté par ippolito le 29 décembre 2013

Hausse des tarifs bancaires: Les démunis payent les étrennes des banquiers

La hausse des tarifs bancaires, le 1erjanvier prochain, touchera d’abord des services de base, donc les plus modestes. L’Association française des usagers de banque (Afub) appelle ni plus 
ni moins à 
«se révolter».

Le père Noël des banques n’est passé que pour les riches. Les établissements bancaires vont augmenter leurs tarifs au 1erjanvier, et surtout pour leurs prestations de base. Ce sont donc les plus pauvres qui devront payer plus, au point qu’une association de consommateurs appelle à «se révolter».

Dans quatre des principales banques françaises (Caisse d’épargne, Crédit agricole, Société générale et CIC), le prix de la carte à autorisation systématique, la moins chère du marché, augmente bien au-delà de l’inflation, entre 1% et 3%. Si son prix est stable à La Banque postale à 28,50euros par an, elle culmine à 39,15euros à la banque de l’écureuil. Parallèlement, la carte internationale à débit différé, la plus chère et uniquement utile aux plus riches, reste, elle, stable autour de 45euros par an.

Les banques impunies

Les virements suivent la même logique. Si tous les établissements les proposent désormais gratuitement sur Internet, ils augmentent à la Caisse d’épargne, à la Société générale et au CIC, pour s’établir à près de quatre euros en moyenne par opération.

Sous couvert d’évolution technologique, ce sont là aussi des inégalités qui se creusent. La fracture numérique touche avant tout les catégories fragiles (plus modestes, plus âgés) tandis que les classes supérieures, dotées des derniers outils (Smartphones…), ont beaucoup moins de mal à s’adapter à ces innovations.

Forcément, l’Association française des usagers de banque (Afub) est en colère. Serge Maître, son secrétaire général, ne mâche pas ses mots. «Ce qui est exécrable, c’est que ça va concerner les produits du quotidien, pas des produits exceptionnels (…) mais les virements, les prélèvements, les tenues de la carte bancaire de base. La carte de luxe, elle, est en baisse. » Chargé de mission banque-assurance à l’UFC Que-choisir, Maxime Chipoy, trouve lui aussi «choquant» que «ces évolutions touchent les plus modestes».

Déjà dénoncés par l’UFC en juin 2013, ce sont surtout les «frais de tenue de compte» qui le préoccupent. «Ces nouveaux frais, généralisés à toutes les banques alors que la plupart d’entre elles n’en appliquaient pas encore il y a trois ans, ne renvoient à aucun service identifiable. Cette opacité semble cacher quelque chose et appelle les pouvoirs publics à imposer une transparence dans leur définition.»

En 2013, ils étaient de l’ordre de 22 euros par an en moyenne, un chiffre en progression de 56% (!) par rapport à 2010. Et ils vont encore lourdement augmenter en 2014. Ainsi, la Banque populaire, qui ne les faisait pas payer jusqu’à présent, va ponctionner 1,50 euro par mois au titre de ces frais, pour tous les clients non titulaires d’une convention de relation – donc, à nouveau, les moins aisés.

La loi bancaire votée en juillet dernier par le Parlement entend mieux encadrer les activités et les tarifs. Outre une harmonisation des termes utilisés par les banques, et une plus grande facilité pour changer d’établissement, ce texte « prévoit un plafonnement des commissions d’intervention, prélevées lors d’incidents de paiement et qui peuvent s’accumuler à grande vitesse pour les ménages à découvert», se défend le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici.

« Ces commissions sont désormais plafonnées pour tous les clients (à 80 euros par mois – NDLR) et, ajoute le ministre, un plafond plus bas s’appliquera aux plus vulnérables», selon des critères qui seront fixés par décret. Jusqu’à présent, les commissions d’intervention rapportaient aux banques françaises plus de trois milliards d’euros chaque année…

Pour autant, le texte n’a pas tenu toutes ses promesses. «Le changement d’établissement bancaire est loin d’être aussi facile qu’annoncé, c’est une grosse lacune de la loi», estime Maxime Chipoy, qui considère que «la galère pour faire transférer un compte joue en faveur d’une impunité des banques».

Serge Maître va plus loin et voit dans cette loi la source même de l’importance des hausses au 1erjanvier. « Les appétits tarifaires se déplacent chaque fois que l’on plafonne », estime le responsable de l’Afub, regrettant que la loi n’intervienne pas sur les hausses annuelles. En attendant une «régulation durable des tarifications», il appelle les usagers à «se révolter».

«Ces hausses ne sont pas une fatalité, assure-t-il. Depuis 2009, le banquier qui veut vous imposer sa nouvelle tarification doit vous envoyer sa plaquette tarifaire, mais surtout il doit ajouter une lettre. Et il ne le fait jamais. Nous pouvons donc résister.»

Recherche super-rentabilité désespérément

Contraintes d’augmenter leur niveau de fonds propres et de liquidités, avec la mise en application de la nouvelle réglementation, connue sous le nom de Bâle 3, les banques mettent les bouchées doubles pour retrouver leur rentabilité à deux chiffres d’avant la crise.

Et c’est la banque de détail qui devient la vache à lait des banques françaises. Pour accroître leurs performances, elles n’hésitent pas à se restructurer, en supprimant des postes, en fermant des agences, à augmenter leurs tarifs de «tenue de comptes», à multiplier les assurances.

Et les résultats sont là. À l’instar de la Société générale, qui affiche une rentabilité groupe avant impôt de 6%, alors que sa banque de détail affiche 24% de rentabilité. En moyenne, ce taux s’établit à 14% pour les banques de détail européennes, selon une étude qui porte sur neuf pays (France, Allemagne, Italie, Russie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie et Royaume-Uni).

http://www.humanite.fr/m/node/555961

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