Y’en a marre de la hausse des prélèvements obligatoire

Posté par ippolito le 15 avril 2013

Les prélèvements obligatoires augmenteront en 2013 et 2014

Selon Les Echos, le poids des prélèvements obligatoires devrait augmenter cette année et en 2014, pour atteindre un montant de quatre milliards d’euros.

La nouvelle hausse des prélèvements de 0,2 point de PIB équivaut « à 4 milliards d’euros » de prélèvement obligatoire, selon Les Echos.

Le poids des prélèvements obligatoires (PO) devrait augmenter cette année et en 2014, à hauteur de quatre milliards d’euros: c’est ce qu’écrit ce lundi le quotidien économique Les Echos.

« Le poids des prélèvements obligatoires continuera … d’augmenter légèrement l’an prochain, alors qu’il devait être stabilisé, affirme le journal qui ne précise pas ses sources. 

Le taux de PO atteindrait 46,3 % de PIB en 2013 (prévision inchangée), puis 46,5 % en 2014, contre 44,9 % fin 2012, un taux qui égalait jusque-là le record historique de 1999″.

Cette nouvelle hausse des prélèvements de 0,2 point de PIB équivaut « à 4 milliards d’euros », ajoute le quotidien. Elle « surviendra en dépit du crédit d’impôt compétitivité, qui représentera une baisse d’impôts de 10 milliards en 2014 (mais qui est financée en partie, à hauteur de 6 milliards, par des hausses de TVA) ».

« Effort incontournable pour la France »

« Au final, les prochains textes budgétaires comprendront donc un solide volet de prélèvements fiscaux et sociaux, supérieur à 10 milliards d’euros », remarque-t-il.

Les Echos rappelle à cet égard que « le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a déjà annoncé une donnée clef: le gouvernement entend réduire le déficit structurel (hors effets de la conjoncture) de 1 point de PIB l’année prochaine , soit un nouvel effort de quelque 20 milliards d’euros en perspective. »

Il s’agit d »un « effort incontournable pour la France, qui veut ramener son déficit à 2,9 % de PIB en 2014, après 3,7 % cette année, note encore le quotidien économique. 

Si le gouvernement s’est appuyé essentiellement sur des hausses de prélèvements en 2013, il a promis de concentrer le tir sur les dépenses en 2014 : les mesures de redressement porteront aux deux tiers environ sur des économies. »

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-prelevements-obligatoires-augmenteront-en-2013-et-2014_380183.html

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Y’en a marre du chômage surtout pour les jeunes

Posté par ippolito le 30 mars 2013

Y'en a marre du chômage surtout pour les jeunes dans Y'en a marre du chômage 6

Chômage: horizon bouché sur le front de l’emploi, surtout pour les jeunes
La barre de «un actif sur dix» sans emploi de nouveau franchie.

Le taux de chômage atteignait 10,2% en France fin 2012 (10,6% avec les DOM-TOM). En février 2013, la hausse s’est poursuivie, avec 18.400 chômeurs de plus en un mois (+0,6%), soit un total de 3,187 millions d’inscrits en métropole. La France se rapproche donc du pic de 1997.

 Si l’on inclut les inscrits à Pôle emploi exerçant une activité réduite, 4,706 millions de personnes cherchaient un travail en métropole (+26.500 demandeurs d’emploi par rapport à janvier, +0,6% également).

C’est la première fois depuis quatorze ans que la barre de «un actif sur dix» sans emploi est franchie. Au bout de quatre années de crise, depuis le pic de 2008, l’économie française aura détruit quelque 400.000 emplois salariés, sur 24 millions soit 1,6%.

Essayer de voir la fin du tunnel n’est pas simple. La courbe des emplois suit la conjoncture avec des «dynamiques contrastées», note l’Insee.

En 2006 et 2007, belles années, le marché du travail avait été très dynamique avec la création de 393.000, puis 333.000 emplois salariés nets. Le PIB avait cru respectivement de 2,6% et de 2,3% ces deux années-là et ce résultat a permis au taux de chômage de redescendre à 7%.

Puis la crise a frappé et 164.000 emplois en 2008, puis 220.000 en 2009 ont été perdus. En 2010, la reprise (le PIB remonte de 1,7%) ne permet la création nette que de 52.000 emplois salariés. 

Elle s’essouffle dès l’été 2011 et cette année-là aura été neutre pour l’emploi (seulement 16.000 créations nettes). En 2012, la stagnation (croissance nulle) a provoqué une nouvelle dégradation (99.500 emplois).

Encore des destructions en 2013

Tous ces chiffres montrent que l’emploi va encore souffrir en 2013 à cause d’une évolution du PIB attendue entre -0,5% et +0,5%. 

Tout dépendra, pour le résultat global, du succès des emplois aidés par l’Etat (contrats de génération et emplois d’avenir) mais il est logique que l’économie française perde encore beaucoup de postes.

En 2014, la balance de créations/destructions ne redeviendra positive que si la croissance remonte bien au-dessus de 1%, ce que peu d’économistes prévoient pour l’instant.

Tous les secteurs sont dans le rouge. L’industrie, qui avait vécu une renaissance en 2010, avec un regain des postes, est repartie en forte chute cette année avec un rythme annuel de 2% supérieur même à la moyenne observée de 2000 à 2007 (-1,2%). 

Le redressement n’a pas lieu. Mais les deux secteurs naguère positifs, la construction et les services marchands, ont également basculés dans le déclin. 

Les services ne créent plus d’emplois alors qu’ils bénéficiaient d’une croissance forte et régulière de 2,7% l’an. Même triste constat pour la construction: les mises en chantier sont au plus bas.

Les premières victimes du désastre sont les jeunes et les moins qualifiés. Ils occupent les emplois les moins stables, les premiers à être supprimés. 

Tandis que dans la population totale, les CDD occupent 8% des emplois, cette proportion passe à 30% chez les jeunes. L’apprentissage concerne 20% d’entre eux contre 4% pour l’ensemble des salariés.

Seuls 28% des moins de 25 ans ont un travail

Un autre phénomène pénalise les jeunes: avec le recul de l’âge de la retraite, les seniors sont restés en poste. Et dans le climat de dégradation générale, ce maintien s’est fait au détriment des moins de 50 ans et, en particulier, des jeunes. 

Seuls 28% des moins de 25 ans ont un travail. Ils sont 730.000 au chômage et représentent un quart des chômeurs. La France n’a pas de quoi être fière. Elle ressemble en cela à l’Italie et l’Espagne et se détache des pays du Nord où non seulement il y a peu de chômage, mais où les jeunes ne sont pas sacrifiés.

La crise provoque un autre effet: les hommes se retrouvent autant au chômage que les femmes. «Alors que le taux de chômage des hommes est inférieur de 1,2 point à celui des femmes en moyenne depuis 2003, l’écart s’est réduit à 0,3 point au troisième trimestre 2012», note l’Insee. 

Cette convergence s’était déjà produite entre 2008 et 2009. Elle  s’explique: la dégradation récente de l’emploi a été plus forte dans l’intérim, dans l’industrie et la construction, secteurs où les hommes sont surreprésentés.

Dernier constat important: la probabilité de passer de l’emploi au chômage est d’autant plus importante que l’emploi est moins qualifié.

«Les ouvriers en emploi en 2011 ont ainsi un risque de 4,5% de se retrouver au chômage l’année suivante, risque trois fois plus élevé que celui des cadres.»

Ce risque est encore supérieur pour les ouvriers non qualifiés (5,5% en 2011). Les employés et les professions intermédiaires ont une probabilité intermédiaire.

Eric Le Boucher
Article également publié sur Emploiparlonsnet

http://www.slate.fr/story/69523/chomage-emploi-horizon-bouche-jeunes

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Y’en a marre de l’allongement des durées des cotisations pour les retraites et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 29 mars 2013

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Vers des durées de cotisation plus longues pour les retraites

L’économie a dominé l’intervention télévisée jeudi de François Hollande, qui a promis la mise en place de la taxe à 75% pour les plus riches via les entreprises et jugé nécessaire l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, excluant en revanche une fiscalisation des allocations familiales. 

Pendant 75 minutes d’entretien assez technique -une demi-heure de plus que prévu- sur le plateau France 2, le président s’est efforcé d’expliquer la cohérence de la politique menée depuis 10 mois, réaffirmant d’emblée sa « confiance dans la France » pour sortir de la crise.

Trois mois après la censure de la « super taxe » à 75% par le Conseil constitutionnel, il a confirmé la mise en oeuvre de cette promesse majeure de campagne, qui se fera via les entreprises. Elles paieront une contribution de 75% sur la part des salaires supérieure à un million d’euros.

« L’Assemblée générale des actionnaires sera consultée sur les rémunérations et, lorsqu’elles dépassent un million d’euros, l’entreprise aura une contribution à payer qui, toutes impositions confondues, atteindra 75% », a-t-il expliqué, émettant le souhait que cette mesure incite les groupes à modérer les plus hauts salaires.

Sur la question des retraites, le président a mis la balle dans le camp des partenaires sociaux, qu’il s’agisse de la durée de cotisation et de l’indexation, lors du débat qui va s’ouvrir avant la fin de l’année pour assurer leur financement.

Mais il a précisé qu’il faudrait des durées de cotisation plus longues, au risque de braquer les syndicats.

ALLOCATIONS FAMILIALES DIFFÉRENCIÉES

« Inacceptable », a rétorqué d’emblée sur France 2 le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly. « Ce n’est pas simplement une règle comptable. Il y a d’autres manières de régler le problème des retraites ».

Sur un autre sujet sensible, François Hollande a repoussé l’idée d’une fiscalisation des allocations familiales tout en estimant que « les plus hauts revenus ne peuvent pas avoir les mêmes allocations que les plus modestes ».

Conscient que le chômage qui vient d’augmenter pour le 22e mois consécutif est la préoccupation majeure des Français, le président a promis un « choc de simplification » des démarches administratives pour les entreprises et appelé à utiliser la « boîte à outils » déjà en place contenant notamment les emplois d’avenir, les contrats de génération et le crédit d’impôt.

Bien que jugé irréaliste par nombre d’observateurs, son objectif d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin 2013 demeure.

« Ce n’est pas un voeu, pas non plus un pronostic, c’est un engagement et une bataille », a-t-il dit.

Malgré une croissance atone, il a assuré qu’il n’y aurait aucune augmentation des prélèvements ni en 2013 ni en 2014, sauf la hausse de TVA déjà prévue pour l’an prochain, soit une augmentation du taux normal de 19,6 à 20%, de 7% à 10% pour le taux intermédiaire et de 5 à 5,5% pour le taux réduit.

Cet entretien télévisé était aussi l’occasion pour celui qu’on n’appelle plus le « président normal » d’asseoir son autorité.

« Je suis en ordre de bataille, je suis le chef de cette bataille », a dit le président, affirmant avoir le « sang-froid » et le « cuir solide » face aux critiques. « J’avance parce que j’ai ce cap: c’est la croissance. Elle doit revenir, c’est une condition essentielle de la cohésion sociale, du retour vers l’emploi et de la confiance du pays en lui-même. »

« DEUX ANS POUR NOUS REDRESSER »

Au plus bas dans les sondages, où sa cote oscille autour de 30%, le locataire de l’Elysée s’est projeté dans l’avenir: « Deux ans pour nous redresser et trois ans pour nous dépasser ».

François Miquet-Marty, de l’institut Viavoice, a vu dans le discours « excessivement technique » du président un « manque de lisibilité » mais aussi « une volonté d’apaisement ».

« On comprend qu’il faudra faire des efforts mais on ne comprend pas bien ce que ces efforts auront comme effet sur la politique menée », a dit le politologue à Reuters.

Du côté des politiques, la droite s’est montrée sévère, à l’image de l’ancienne ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Le seul outil qu’on voit dans sa boîte, c’est les taxes, il n’y a qu’un outil pour lui c’est la fiscalité, toujours plus d’impôts, toujours plus de taxes », a-t-elle déclaré sur BFM-TV.

Pour le vice-président du Front national, Florian Philippot, « on en attendait pas grand-chose, on n’a pas été déçus, on a vu malheureusement une confirmation qui s’accentue année après année: nous n’avons plus la main sur notre destin ».

A gauche, Pierre Laurent a écrit sa déception dans un communiqué. Pour le secrétaire national du Parti communiste, « les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires ».

Elizabeth Pineau, avec Service France, édité par Yves Clarisse

http://www.capital.fr/retraite/actualites/vers-des-durees-de-cotisation-plus-longues-pour-les-retraites-823576

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Y’en a marre de la rigueur et des impôts à venir …

Posté par ippolito le 19 mars 2013

Comment le gouvernement va économiser 15 milliards en 2014

L’effort exigé par Matignon au membres du gouvernement est sans précédent. Détails de l’addition.

Jean-Marc Ayrault. Le chef du gouvernement a envoyé à ses ministres le 8 mars, une lettre de cadrage prévoyant une baisse d’1,5 milliard dans les dépenses de l’Etat Sipa

Le gouvernement entre dans la phase budgétaire la plus délicate du quinquennat. Alors que Paris a obtenu un délai de Bruxelles pour ramener son déficit public sous les 3% du PIB (2014 au lieu de 2013), Matignon doit donner des gages de sérieux. 

Le 8 mars, Jean-Marc Ayrault a donc envoyé à ses ministres une lettre de cadrage prévoyant une baisse d’1,5 milliard d’euros en valeur absolue des dépenses de l’Etat en 2014 (hors intérêts de la dette et pensions). Effort sans précédent.

Certes, la loi de programmation des finances publiques, votée cet hiver, prévoyait déjà un effort de 10 milliards d’euros par an. Mais cela concernait l’ensemble des dépenses publiques, y compris celles des administrations sociales et locales. 

Pour tenir cet objectif en 2014, l’Etat devait lui-même stabiliser son budget. Compte tenu de la dérive spontanée de certains postes, cela demande d’économiser 10 milliards (un montant fortuitement équivalent à celui évoqué plus haut).

Or, depuis, le gouvernement a adopté le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui doit être compensé par des économies sur les dépenses publiques (4 milliards d’euros dès l’année prochaine). 

C’est pour cela que Matignon a décidé 1,5 milliard de coupes supplémentaires dans le budget de l’Etat, le reste du financement du CICE étant à chercher du côté des organismes sociaux.

6 milliards d’impôts nouveaux à trouver

Dans sa lettre de cadrage, le Premier ministre demande aussi à son équipe de trouver 3,5 milliards d’euros, pour compenser strictement la progression des dépenses liées aux mesures récentes prises pour lutter contre la pauvreté et le chômage. 

Au total, c’est donc la bagatelle de 15 milliards d’euros que l’Etat va devoir économiser l’an prochain. Là encore, du jamais-vu.

Côté recettes, le gouvernement a promis de ne pas augmenter le niveau global des impôts (exception faite des 75%). Mais Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget, a annoncé qu’il devra tout de même trouver 6 milliards supplémentaires pour compenser le moindre rendement de certains impôts, comme la taxe sur les transactions financières.

Enfin, Le Parisien a révélé que la France pourrait devoir rembourser jusqu’à 8 ou 9 milliards d’euros suite à des contentieux juridiques avec Bruxelles sur d’anciennes mesures, dont 3,5 milliards en 2014. Ces risques ont toutefois été anticipés dans la loi de programmation.

Reste que ces efforts pourraient ne pas suffire. Selon Bruxelles, la croissance du PIB ne dépasserait guère 1,2% en 2014. 

Le gouvernement, qui espérait 2%, devra donc revoir sa prévision à la baisse en avril, lors de la présentation de sa nouvelle trajectoire des finances publiques. Quitte, cette fois, à annoncer des coupes substantielles dans les prestations sociales.

http://www.challenges.fr/economie/20130315.CHA7289/depenses-publiques-impots-comment-le-gouvernement-va-economiser-15-milliards-en-2014.html

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Y’en a marre de l’austérité pour 2014

Posté par ippolito le 4 mars 2013

“Austérité en 2014”
 
Les dernières illusions se sont donc envolées. Certes, la Commission européenne a autorisé la France à rester hors des clous budgétaires en 2013, mais à la condition d’un effort accru l’année suivante.

Autrement dit, la rigueur de 2013 est sévère, mais la rigueur de 2014 promet d’être saignante. De quoi, évidemment, inquiéter la gauche de la gauche, mais aussi la plupart des ministres et des parlementaires de la majorité. 

Arnaud Montebourg, Christiane Taubira et Laurent Fabius se plaignent déjà, plus ou moins ouvertement, des futures restrictions qui vont toucher leur budget.

Sur le même sujet, et au grand dam de l’ Elysée et de Matignon, Delphine Batho, la ministre de l’ Ecologie, et la ministre écolo du Logement, Cécile Duflot, ont manifesté publiquement leur mécontentement. 

« La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses« , a déclaré Duflot au JDD.

3 jours plus tard, elle revenait à la charge, cette fois au Conseil des ministres du 20 février. Assise à la droite de Jean-Marc Ayrault, dont elle n’est séparée que par Vincent Peillon, la ministre du Logement a réclamé de nouveau « un assouplissement budgétaire » pour son ministère. 

La réponse du Premier ministre a été cinglante: « Non, c’est non, et puis tu m’emmerdes !« . Le cri d’un homme au bout du rouleau.

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/austerite-en-2014/

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Y’en a marre des hausses d’impôts prévues en 2014

Posté par ippolito le 3 mars 2013

Des hausses d’impôts en 2014?

A demi-mots, l’exécutif annonce des hausses des prélèvements en 2014 pour maintenir le niveau de recettes fiscales malgré la baisse de croissance. L’objectif est, comme promis à Bruxelles, de parvenir un déficit budgétaire de 3% l’année prochaine.

Il faut trouver « six milliards d’euros de recettes » supplémentaires pour boucler les comptes publics de 2014. Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, a annoncé lundi la couleur.

 La croissance en berne, les rentrées fiscales baissent et il faut trouver de l’argent pour tenir les engagements pris auprès de Bruxelles : faire passer le déficit public de 3,7% du PIB cette année à 3% en 2014 quand la Commission le prévoit à 3,9%. 

« Si nous ne faisons rien de plus en matière de fiscalité, l’année prochaine, il y aurait 5 à 6 milliards d’euros d’impôts de moins », a déclaré Jérôme Cahuzac sur Europe 1, expliquant qu’ »en 2013, c’est pour près de 5 à 6 milliards d’euros d’impôts qui ont été levés et qui ne le seront pas en 2014 car ces impôts ne pouvaient l’être qu’une seule année ».

« Dans la poche des uns, des autres, de tout le monde! »

Alors comment procéder? Le remède est un cocktail de baisse des dépenses de l’Etat et… d’augmentations des recettes. « Des économies dans la dépense publique sont inévitables, nous avons commencé à en faire, nous continuerons à en faire, non seulement au sein du budget de l’Etat mais au sein des opérateurs, au sein des différentes politiques publiques. (…) Tout ceci a commencé à être évalué et il faut dégager des économies à la suite de ces évaluations », a relevé le ministre. 

Et côté impôts? Jérôme Cahuzac a tout fait pour éviter le terme, estimant que les « prélèvements obligatoires sont déjà très élevés en France ». « Six milliards d’euros, nous les trouverons dans la poche des uns, des autres, de tout le monde! » a-t-il toutefois concédé, esquissant la future philosophie. Il devrait donc y avoir des hausses d’impôts en 2014, contrairement à ce que l’exécutif martelait il y a encore quelques semaines.

Dans le train qui le menait lundi matin à Londres, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici s’est borné à réaffirmer que « l’essentiel » de l’effort budgétaire devrait porter dorénavant « sur les économies de dépenses ». François Hollande, samedi, était un peu plus clair : 

« C’est d’abord par des économies et subsidiairement par des prélèvements supplémentaires que nous devons atteindre nos objectifs », a souligné le chef de l’Etat.

Les membres de l’exécutif n’ont pas dévoilé de pistes. La ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a évoqué toutefois, la semaine dernière, une éventuelle remise en cause de la demi-part fiscale pour les parents d’étudiants de moins de 25 ans, afin de financer une allocation d’études promise par le président François Hollande. 

« La suppression de la demi-part fiscale n’est pas, à ma connaissance, d’actualité. Ça ne veut pas dire qu’elle est récusée a priori », a réagi Jérôme Cahuzac. « Ce qui est envisagé, c’est une allocation autonomie pour les jeunes « , ajoutant qu’ »aucune décision n’est prise ».

Mais aucune autre piste n’a été avancée. Le gouvernement devra vite trouver des solutions. La Commission européenne attend pour avril les engagements écrits de Paris sur la marche à suivre, pour entériner ou non le délai d’un an accordé pour le retour au 3% de déficits publics.

http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Des-hausses-d-impots-en-2014-593478

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