Y’en a marre de la folie fiscale en France

Posté par ippolito le 17 mars 2013

Impôts, cette folie fiscale française…

2013, année de l’impôt… La France atteint son record historique. Effet récessif garanti !

Gilles X., la quarantaine, est un entrepreneur tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Il emploie 280 personnes dans sa société dans un secteur de haute technologie. 

Et chaque année, comme beaucoup de chefs d’entreprise, il acquitte pas moins de onze taxes et impôts différents : 

la taxe d’apprentissage, la taxe transport, la PEEC (participation des employeurs à l’effort de construction), la taxe handicapés (Agefiph), la participation à la formation professionnelle continue, la CFE (contribution foncière des entreprises), la TVS (taxe sur les véhicules de société), la taxe à l’essieu (sur certains camions), la sécurité sociale des indépendants (RSI), la CVAE (contribution sur la valeur ajoutée des entreprises) et, bien sûr, l’impôt sur les sociétés… Dieu sait s’il faut avoir l’esprit d’entreprise chevillé au corps pour tenir bon sous ce tir nourri !

La France aime peut-être ses entrepreneurs, mais elle a surtout une passion pour l’impôt. À telle enseigne que la fiscalité française a atteint, en 2013, un niveau inégalé dans l’histoire du pays ! Les prélèvements obligatoires représentent 46,3 % du PIB, en hausse de 65 milliards depuis 2011. Le précédent record – 44,9 % du PIB en 1999 – est loin derrière nous. 

Et chacun de nos gouvernants y a mis du sien : le gouvernement Fillon a fait voter, entre la fin 2010 et la fin 2011, des mesures entraînant une hausse totale des impôts de 31,2 milliards d’euros. 

Le gouvernement Ayrault y a ajouté, entre juillet et décembre 2012, 33 milliards d’euros supplémentaires. Record battu ! Et cela aurait pu être pire : Christian Eckert, le rapporteur du dernier budget, a tenté de charger la barque plus d’une fois à travers ses 571 amendements !

Le drame de la décentralisation

En 1960, le taux n’était que de 30,6 %. Sous la présidence de Giscard d’Estaing, entre 1974 et 1981, les taux connaissent une première montée en flèche en passant de 34,2 % à 40,4 % du PIB. Depuis 1996, le taux oscille autour de 43 et 44 %. 

Même si les comparaisons internationales sont toujours délicates, la France se situe très au-dessus des moyennes européennes. Cependant, l’évolution est à la hausse partout ! Au sein de l’Union européenne, le taux de prélèvements obligatoires est passé, en moyenne, de 27,9 % en 1965 à 38,9 % en 2009.

Dans la famille des impôts, la part de ceux dus à l’État a eu tendance à diminuer, alors que les cotisations sociales payées par les ménages et les entreprises ont grimpé sans discontinuer ainsi que les impôts locaux. 

La décentralisation a été une catastrophe pour le contribuable français. Nos régions, départements et communes ont cumulé deux vices : taxer toujours plus pour s’endetter toujours plus. 

Entre 1999 et 2010, la dette des collectivités locales a bondi de 40 % pour s’établir à 124,5 milliards d’euros, soit l’équivalent de 69 hôpitaux de la taille du Georges-Pompidou à Paris.

 Comment ne pas être épouvanté par cette fuite en avant ? Le gouvernement Ayrault prépare l’acte III de la décentralisation qui sera présenté fin mars. L’acte III d’une tragédie qui dure depuis 30 ans.

Le concours Lépine de la taxe

En matière d’impôts et de taxes, la créativité française ne s’est jamais démentie. En 1991, le gouvernement Rocard est passé à la postérité en inventant la CSG pour diversifier le financement de la protection sociale. À l’origine, son taux était de 1,1 %. Nous en sommes à 7,5 %

. En 1996, Alain Juppé a, pour sa part, inventé un impôt extrêmement « rentable » : la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale). À l’origine conçue pour cinq ans, la CRDS s’est vu accorder une seconde vie jusqu’en 2017. On ne serait pas étonné qu’elle survive à cette date prétendument butoir…

Nicolas Sarkozy a, quant à lui, baissé les impôts via la loi Tepa – ce qui lui fut reproché -, mais il a créé un nombre incroyable de nouvelles taxes. On en recense au moins 23 sous son quinquennat… Un rapide inventaire à la Prévert laisse entrevoir l’activisme fiscal d’un État ruiné et désemparé : 

taxe sur les nuitées d’hôtel supérieures à 200 euros, taxe sur les entreprises privées du secteur ferroviaire, taxe pour financer le Grand Paris, taxe sur les bonus exceptionnels des traders, sur les boissons sucrées, mise à contribution des sociétés privées de sécurité, création d’un timbre fiscal de 35 euros pour toute action judiciaire et d’un autre de 4 euros pour toute immatriculation d’un véhicule neuf… Arrêtons là cette litanie morose.

À quand la grande réforme de l’impôt sur le revenu ?

Le secteur des télécoms, en plein boom depuis les années 2000, a été matraqué. Nicolas Sarkozy a cru pouvoir s’appuyer sur les rentes des telcos pour financer la restriction publicitaire de France Télévisions.

  »Ils se bourrent ! » tonnait-il en début de mandat lors de ses discussions avec François Fillon. Bruxelles a cependant mis un sérieux coup de frein à l’enthousiasme fiscal de la France vis-à-vis des opérateurs de télécommunications. La « taxe telco » a été déférée devant la justice européenne. Le gouvernement Ayrault s’attend à une condamnation et a provisionné 1,3 milliard d’euros dans le budget 2013 pour rembourser les opérateurs… 

Durant sa campagne, François Hollande avait répété que sa première mesure consisterait à mettre à plat cette fiscalité démentielle et amphigourique. Il avait dans l’idée de fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG pour créer, disait-il, « un impôt plus progressif et prélevé à la source ». 

Depuis son élection, il n’en est plus vraiment question… La réforme consiste pour l’instant à charger au maximum le paquet fiscal. En attendant de voir l’État et les collectivités locales se mettre à la diète.

http://www.lepoint.fr/politique/impots-cette-folie-fiscale-francaise-15-03-2013-1640516_20.php

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Y’en a marre de la spoliation des classes moyennes qui se prépare …

Posté par ippolito le 17 mars 2013

Allocations familiales : la spoliation des classes moyennes se prépare
  
Comme d’habitude ce sont les familles «aisées» qui devraient faire les frais de la future réforme. Une baisse des allocations au delà d’un seuil de revenus et le dépeçage des ristournes fiscales liées au quotient familial sont sur la table. 

Toutes les grosses ficelles nécessaires à légitimer une réforme des allocations familiales dont l’octroi sera surtout réservé aux «démunis» sont en train de se mettre en place.

Hier, lundi 11 novembre, le Haut conseil de la famille (HCF), chargé de proposer une réforme des prestations familiales, a estimé qu’il faudrait 2,2 milliards d’euros pour renflouer la branche famille (CNAF) de la Sécu et rétablir l’équilibre des comptes d’ici à 2016.

Le 20 février dernier la Cour des comptes s’est prononcée pour la fiscalisation des allocations familiales.

La publication d’un rapport d’expert confié à Bertrand Fragonard, ancien de la Cour des comptes et spécialiste des questions de politique familiale très engagé, devrait enfoncer le coin d’ici à la fin mars.

Les familles moyennes, éternelles dindons de la farce

Selon le HCF, le « déficit prévu » de la branche famille en 2016 atteindra 1,7 milliard mais l’addition passera à 2,2 milliards d’euros si on y ajoute le demi milliard d’euros injecté afin de venir en aide aux familles modestes.
Comme il n’est pas question de trancher dans ces aides sociales ce sont les prestations versées aux familles moyennes qui seront visées.

La pression à opérer sur les ménages  » (…) par un ajustement de leurs prestations sociales et fiscales sur la période 2014/2016 (…) est significative », avertit le HCF qui justifie cette purge en la comparant aux efforts consentis par d’autres pays européens…   en oubliant de noter que, contrairement à la France, ces pays ne sont pas soumis aux effets cumulatifs d’une fiscalité en plein dérapage avec plus de 30 milliards d’impôts nouveaux en l’espace de 10 mois.

L’universalité des prestations remises en cause

Chargé d’écrire les «scenari» permettant de réformer la politique familiale d’ici à la fin mars, le HCF ne cache pas sa volonté de voir les prestations familiales devenir plus « redistributives ».

Pour le moment, selon la CNAF, 4,92 millions de familles, soit 73 %, perçoivent des allocations familiales. 

A terme, le gouvernement envisage d’en réserver l’essentiel aux ménages modestes, ce qui risque de porter atteinte aux familles françaises traditionnelles de 2 à 3 enfants dont les 2 parents travaillent.
Parmi les pistes étudiées par le HCF, est notamment évoquée une baisse de 50% des allocations au-delà d’un plafond de revenus.

Autre solution évoquée : plafonner à environ 1 500 euros (contre 2 000 euros actuellement) par enfant, la réduction d’impôt maximale liée à l’application du quotient familial.

Selon Les Echos, une troisième piste serait également sur la table : une indexation des prestations référée aux revenus de la famille, les allocations pouvant être gelées selon les tranches d’imposition.

Une politique familiale qui vire à l’assistanat

Pour justifier ce coup de barre à gauche, il y a fort à parier que le HCF fera valoir que les classes moyennes et supérieures bénéficient largement de la politique familiale en vigueur depuis la Libération.

C’est de moins en moins vrai : cette politique tire de plus en plus vers l’assistanat. La prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) est soumise à des conditions de ressources alors que des prestations comme l’allocation de rentrée scolaire sont déjà réservées aux familles « démunies ».

Progressivement, on est en train de passer d’une aide universelle à un outil de redistribution alors que le découplage entre le niveau de revenus et celui des prestations familiales est un des piliers de la politique familiale française.

Interrogé par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) durant sa campagne électorale, François Hollande avait alors juré ses grands dieux que que « les allocations familiales n’ont pas à être imposées ».

C’est une promesse qu’il devrait garder en mémoire : selon un récent sondage Harris Interactive pour LCP des Français 55% est opposée à la fiscalisation des allocations.

Quand il se décidera enfin à arriver, le printemps pourrait fournir aux familles l’occasion de manifester leur opposition dans la rue.

http://www.lecri.fr/2013/03/12/allocations-familiales-la-spoliation-des-classes-moyennes-se-prepare/39282

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Y’en a marre de la destruction de la famille

Posté par ippolito le 13 mars 2013

Ils veulent détruire la famille

La famille a toujours été la grande ennemie des socialistes. Car elle est le creuset de l’éducation. Le lieu où se transmettent les valeurs et où se forgent les individus.

En 1981, lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir, les socialistes voulaient “changer la société”. Cette fois tout porte à croire qu’ils ont décidé de la détruire. En s’attaquant d’abord et avant tout à cette société en miniature qu’est la famille. 

En sapant par tous les moyens possibles cette « institution divine qui constitue le fondement de la vie des personnes, comme le prototype de tout ordre social », comme la qualifie Benoît XVI.

La famille a toujours été la grande ennemie des socialistes. Car elle est le creuset de l’éducation. Le lieu où se transmettent les valeurs. L’endroit où se forgent les individus autour de ces piliers universels que sont l’autorité, l’ordre, le mérite et la responsabilité. 

Ce n’est pas un hasard si, dans la plupart des dictatures socialo-communistes, l’une des premières mesures prises constituait à séparer très tôt les enfants de leurs parents. Au nom, paraît-il, de l’égalité des chances. Avec surtout comme arrière-pensée de former des adultes, dociles, soumis et résignés à la misère matérielle et intellectuelle que leur réserve le collectivisme.

Dans les soixante propositions formulées il y a un an par le candidat socialiste, il ne figurait aucune mesure en faveur de la famille, à l’exception de l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire qui sert davantage à acheter un nouvel écran plat ou une console de jeux que des cartables et des trousses.

 En revanche François Hollande fourmillait déjà d’idées pour détruire cette réussite française qu’est la politique familiale. Avec en tête de chapitre, la suppression ou la réduction du quotient familial et l’instauration du mariage homosexuel, négation par excellence de la cellule familiale.

Le président de la République a mis moins de temps à appliquer ces deux promesses qu’à réduire le nombre de chômeurs ou qu’à freiner l’accroissement de la dette publique. Il est tellement plus facile de détruire que de construire !

Le vote de la loi inepte sur le “mariage pour tous”, sans prêter la moindre attention aux centaines de milliers de Français qui ont souhaité montrer leur attachement au modèle familial tel qu’il existe depuis le début de l’humanité, témoigne de cette volonté forcenée de détruire cette cellule constituée par un homme, une femme et leurs enfants. 

Une destruction qu’il symbolise à lui seul par le refus d’épouser les deux femmes de sa vie et de construire pour ses enfants une cellule familiale.

Maintenant que cette loi a été votée en première lecture par les députés, la majorité manifeste sa volonté de s’attaquer au portefeuille des familles, en affichant son désir de fiscaliser les allocations familiales. Comme si ces prestations étaient superflues.

 Comme si toutes les statistiques qui montrent que la naissance d’un premier enfant entraîne une perte de 10 % du pouvoir d’achat des ménages n’existaient pas. Comme s’il fallait casser à tout prix cette politique familiale qui reste l’un des derniers atouts français.

Bien sûr l’importance de la famille ne se résume pas à des questions d’argent. Bien sûr que chacun peut comprendre la nécessité de réformer un modèle social trop dispendieux. Bien sûr qu’il est aussi important pour les familles d’avoir un bon accès aux crèches, aux soins et à l’éducation.

 Mais pourquoi ce choix délibéré d’aller prendre 800 millions d’euros dans la poche de ces Français qui tentent d’élever leurs enfants du mieux possible ? Alors que ce montant correspond justement à ce que l’État dépense à travers l’aide médicale aux étrangers, qui est une prestation réservée aux… clandestins. Formidable appel d’air pour l’immigration illégale.

D’autant que, dès cette année, les familles vont déjà être largement mises à contribution avec la sensible réduction du quotient familial qui permet de moduler les impôts en fonction du nombre d’enfants présents dans le foyer. 

Bercy a eu beau déclarer que seulement 10 % des ménages allaient être concernés par ce rabotage, l’addition va se révéler salée. Il suffit que monsieur et madame aient, chacun, un salaire de 3 000 euros par mois pour se voir pris au piège de cette mesure qui va rapporter 490 millions d’euros à l’État.

Si au moins cet argent permettait d’améliorer l’éducation de nos enfants, de faire en sorte que leurs lycées ne deviennent pas des archipels d’incivilité et de les doter de davantage d’installations sportives. Mais ne rêvons pas. 

Cet argent va d’abord servir à verser 400 euros de prime à des instituteurs qui viennent de faire grève, et à engraisser le “mammouth” de l’Éducation nationale. Les enfants passeront plus tard. Il est décidément loin le temps où Goethe proclamait : « L’excellent est tout juste assez bon pour l’enfant. »

http://www.valeursactuelles.com/société/ils-veulent-détruire-famille20130221.html

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Y’en a marre de la réforme des prestations familiales et de la réduction du pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 13 mars 2013

Prestations familiales: 2,2 milliards d’euros à trouver d’ici 2016

Le Haut conseil de la famille, chargé de proposer une réforme des prestations familiales, a chiffré à 2,2 milliards d’euros le « besoin de financement » de la branche famille de la sécurité sociale pour la ramener à l’équilibre à l’horizon 2016.

2,2 milliards d’euros d’économies sont à trouver pour la branche famille de la Securité Sociale en 2016. C’est la conclusion d’un rapport qui sera examiné jeudi 14 mars par le Haut conseil de la famille (HCF), chargé de proposer une réforme des prestations familiales.

Cette instance, présidée par Bertrand Fragonard, a été chargée par le Premier ministre de proposer plusieurs pistes d’économies pour rétablir l’équilibre de la Caisse nationale d’allocations familiales dans les trois ans.

Le « déficit prévu » en 2016 est de 1,7 milliard, auquel il faut ajouter 500 millions d’euros « de mesures en faveur des familles pauvres et modestes » annoncées par le gouvernement en décembre, selon le rapport. Au total, l’instance consultative chiffre donc le « besoin de financement » à 2,2 milliards, ajoute le texte, confirmant une information des Echos.

Mieux cibler les aides vers les plus modestes

Pour 2013, le déficit prévu est 2,6 milliards d’euros, rappelle le HCF, qui laisse entendre qu’il faudra faire des économies sur les prestations. « La pression à opérer sur les ménages par un ajustement de leurs prestations sociales et fiscales sur la période 2014/2016 (…) est significative », commente le HCF, qui ajoute néanmoins qu’elle n’est pas « aberrante », notamment au regard des efforts effectués par « les pays voisins » pour redresser les comptes publics.

Le HCF a été chargé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de prévoir des scénarios de réforme de la politique familiale pour fin mars, dans le but de ramener la branche à l’équilibre en 2016, avec des mesures dès 2014.

L’universalité de certaines prestations en débat

Outre la réduction des déficits, le gouvernement veut en profiter pour mieux cibler les aides vers les plus modestes. Mais un éventuel plafonnement ou une imposition des allocations familiales, régulièrement évoqués, est très controversé.

Certaines prestations familiales sont versées aux ménages dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond mais les allocations familiales, versées à partir du deuxième enfant (127,05 euros mensuels), sont universelles: elles sont versées à tous, quels que soient les revenus. Le montant des prestations attribuées sans condition de ressources sélève à 15 milliards d’euros.

Le Haut Conseil ne dévoilera ses propositions d’économies qu’à la fin du mois. Mais l’universalité de certaines prestations est au coeur du débat.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/prestations-familiales-2-2-milliards-d-euros-a-trouver-d-ici-2016_375974.html#xtor=AL-189

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Y’en a marre des syndicats et du patronat qui pourraient geler les retraites

Posté par ippolito le 12 mars 2013

-Pourquoi syndicats et patronat pourraient geler les retraites

Jusqu’alors, en France, il n’était pas question de s’attaquer aux revenus des retraités. Le tabou a failli être levé ce jeudi pour l’Agirc et l’Arrco. Prochain RDV le 13 mars.

Le déficit du régimes des retraitres atteindrait 18,8 milliards d’euros en 2017 

Syndicats et patronat avaient rendez-vous ce jeudi 7 mars pour une ultime séance de négociation sur les retraites complémentaires -l’Agirc pour les cadres et l’Arrco pour les employés- qui n’a finalement pas abouti à un accord. Les deux parties ont convenu de se retrouver le 13 mars. 

Au menu: renflouer les caisses de ces régimes dont les déficits atteindront, cette année, près de 4,5 milliards d’euros. Petite révolution, le gel des pensions pourrait être acté.

Jusqu’alors, en France, il n’était pas question de s’attaquer aux revenus des retraités. Un tabou en passe d’être levé, et pas seulement du côté des partenaires sociaux. Le gouvernement, qui cherche lui aussi à réaliser des économies pour le régime de base des retraites, semble séduit par cette désindexation des pensions par rapport à la hausse des prix, qui tourne autour de 2% par an.

Un pouvoir d’achat rogné

L’enjeu financier est conséquent: une revalorisation des pensions versées par le régime général inférieure de 1 point à l’inflation aboutirait à une économie de 750 millions d’euros, selon la Cour des comptes. « C’est une mesure à fort rendement », reconnaissent Maël de Calan et Simon Bertoux, corapporteurs de l’étude de l’Institut Montaigne sur la dépense publique, parue en décembre 2012. 

Selon leurs estimations, un gel pur et simple des retraites rapporterait ainsi entre 3 et 4 milliards d’euros par an.

Une économie importante, tant les pensions pèsent lourd dans les dépenses de l’Etat. Alors, pour atteindre les objectifs de serrage des dépenses publiques du gouvernement, soit 60 milliards en cinq ans, pourquoi ne pas désindexer l’ensemble des prestations sociales (allocations familiales, indemnisations chômage, minima sociaux…)? Patrons et experts commencent à poser la question.

10 milliards d’économies à la clé

Selon l’Institut Montaigne, il serait possible de gagner près de 10 milliards d’euros par an. Mais cette solution radicale revient à grignoter le pouvoir d’achat des allocataires. En Allemagne, par exemple, où les pensions ont été désindexées depuis 2004, le pouvoir d’achat des retraités a perdu plus de 10%. 

La recette présente toutefois plusieurs avantages. D’abord, elle est facile à mettre en oeuvre: « Les effets d’une désindexation sont rapidement visibles, bien plus qu’une importante réorganisation de l’administration, qui prend du temps et est difficile à mettre en place », souligne l’économiste François Ecalle.

Autre bénéfice, elle s’avère quasi indolore politiquement, à condition toutefois d’en préserver les plus bas revenus. « Si elle est encadrée dans le temps, il n’y a pas de risque qu’elle grève la consommation », assure enfin un haut fonctionnaire spécialiste du budget.

http://www.challenges.fr/economie/20130307.CHA7049/pourquoi-syndicats-et-patronat-sont-d-accord-pour-geler-les-retraites-complementaires.html

 

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Y’en a marre des taxes et surtout du gouvernement…

Posté par ippolito le 12 mars 2013

Hollande et la taxe sur le diesel

En une semaine, le gouvernement a réduit les vacances d’été, augmenté la TVA, fait reculer la retraite à 62 ans et aligné la fiscalité du diesel sur celle de l’essence. Moins de retraite, moins de vacances, et plus de taxes sur le diesel, qui dit mieux ?

En réalité, rien n’a été discuté, rien n’a été arbitré, rien n’a été décidé au sein du gouvernement. Hollande, qui se prépare à intervenir à la télé, se donne du temps pour trancher: lui fonctionne un peu comme un diesel.

Ce fameux diesel, emblématique de la capacité de sa majorité à allumer la mèche pour se faire sauter. Tout part d’un rapport de la Cour des comptes qui révèle que le régime fiscal dérogatoire du diesel représente chaque année 7 milliards d’euros de manque à gagner. 

Quand il en est à chercher au moins 6 milliards de recettes nouvelles pour boucler ses fins de mois l’an prochain, on mesure l’effet d’aubaine.

Le 21 février, Delphine Batho, ministre de l’ Ecologie, tire la première. Elle qualifie d’”incontournable” l’alignement “progressif” de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence. 

Succès garanti dans les campagnes, chez les routiers et tous ceux qui ont besoin de leur auto pour se rendre au boulot, faire les courses et aller chercher le gamin à l’école. La ministre a pourtant de bons arguments. 

Ce n’est pas qu’une question de sous, il y va aussi de la santé de tous. Le diesel émet des particules, et les principales victimes sont les jeunes enfants et les personnes âgées. “Est- ce qu’on peut tolérer cette situation ?” interroge la Verte Cécile Duflot, ministre du Logement, pour qui l’existence précède l’essence. 

Le sénateur écolo bien Placé en rajoute, qui évoque “44 000 morts chaque année“, du fait des particules. Le diesel, ça tue, et en plus ça coute cher puisqu’on en importe pour 30 milliards d’euros chaque année. Alors pourquoi ne pas lui filer un gros coup de pompe ?

Le hic, c’est que l’industrie automobile française est la reine du diesel. 

L’automobiliste autochtone, près de ses sous, a compris qu’il valait mieux rouler polluant car c’est moins cher à la pompe. 

En 20 ans, il s’est diésélisé à mort: moins de 10% du parc automobile en 1990, 60% aujourd’hui. Aligner le diesel sur l’essence, c’est donc pénaliser encore davantage les constructeurs nationaux, déjà dans le rouge. 

Montebourg se dresse contre ses collègues écolos. Il propose une “prime de reconversion” pour inciter les pauvres, qui possèdent les diesels les plus polluants ( ceux d’avant 2000, 27% du parc en circulation), à rouler aussi propre que le riches.

Ah, il bosse super, ce gouvernement ! Surtout super sans plomb ( dans la tête), ce qui, à la longue, pourrait bien achever de le plomber.

source: le canard enchainé

 http://www.observatoiredessubventions.com/2013/hollande-et-la-taxe-sur-le-diesel/

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