Y’en a marre du coût des déplacements de François Hollande

Posté par ippolito le 1 novembre 2014

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Un déplacement de Hollande en province coûte 41 000 euros et mobilise plus de 200 policiers et gendarmes

L’exercice est classique : en chute dans les sondages, le président doit « renouer » avec le peuple. Des déplacements en province sont alors organisés : dans les usines, dans les entreprises, aux contacts des élus locaux, des associations, avec, si possible, un bain de foule pour que les images soient reprises dans les journaux télévisés. François Hollande n’échappe pas à la règle : malgré un agenda international surchargé, il a prévu une série de déplacements en province dans ses prochaines semaines.Le dernier en date a eu lieu à Angoulême.

 

Et contrairement aux impressions données par les images des JT, ce ne sont pas de simples déplacements de terrain avec un président entouré par trois ou quatre gardes du corps. A Angoulême, pour trois heures sur place, « 200 à 300 fonctionnaires, gendarmes et policiers, ont été mobilisés pour éviter tout dérapage », explique Le Parisien. Des renforts ont même été acheminés de Bordeaux.

Une logistique particulièrement coûteuse :  « En France, en 2013, il a effectué 56 déplacements pour un coût de 2,3 millions d’euros, soit un coût moyen de 41 000 euros par déplacement », explique le député René Dosière, spécialisé dans le budget de l’Elysée.

41 000 euros et plus de 200 policiers pour un simple déplacement en province de trois heures ?

Oui, et le pire, c’est que Hollande a fait des efforts pour diminuer ces coûts. Car en 2011, les 77 déplacements de Nicolas Sarkozy avaient coûté… 9,7 millions d’euros, soit 126 000 euros par déplacement. Sans aucun effet sur les sondages.

*** Source
- Éric Hacquemand, « Le président bunkérisé à Angoulême », Le Parisien, 09.10.2014

http://www.politique.net/2014103002-cout-deplacement-en-province-hollande.htm

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Y’en a marre du coût des campagnes électorales

Posté par ippolito le 1 mai 2014

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Présidentielle 2012: comptes et légendes de campagne

Avions privés, artistes payés pour quelques minutes de spectacle, sondages tous azimuts… L’Express s’est plongé dans les dépenses officiellement déclarées par les candidats Hollande et Sarkozy pour la campagne présidentielle. Grosses factures et petites histoires: morceaux choisis.

Trente-sept tomes ! Les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et de François Hollande intègrent des dizaines de contrats, des centaines de devis et des milliers de factures, conservés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, mais consultables sur simple demande.

Quel constat général? Du côté de Sarkozy, une organisation très professionnelle, centralisée, avions privés et petits-fours – et une comptabilité retoquée par le Conseil constitutionnel. Du côté de Hollande, une campagne de novice, jus de fruits et cacahuètes, avec des prestataires multiples sans réelle coordination apparente et pour laquelle les fédérations ont été largement mises à contribution.

Conséquence : des centaines de petites factures et de tickets de caisse – et des comptes validés même si, de l’avis de spécialistes, la quantité de documents et le désordre du classement sont tels que « c’est un bon moyen de noyer le poisson ».

Un conseil au candidat UMP pour la prochaine campagne : demander aux socialistes l’adresse de leur expert-comptable. Frais d’honoraires : un peu plus de 90 000 euros, contre 200 000 pour Nicolas Sarkozy. Voici un passage en revue non exhaustif des grandes dépenses et des petits à-côtés.

Pour quelques minutes de prestation de Yannick Noah, au Bourget, le 22 janvier, François Hollande a déboursé plus de 11 000 euros.

Musique, maestro!

Un mélange de Boléro de Ravel et de la chevauchée d’Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’Arche perdue : le publicitaire préféré de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Goudard, avait donné ses consignes pour la musique des meetings du président sortant. Par souci de discrétion, l’enregistrement a lieu à Sofia, en Bulgarie, trois jours avant l’entrée officielle en campagne. En deux semaines à peine, le compositeur Laurent Ferlet honore la commande. Cette livraison express a un coût : 86 112 euros TTC. François Hollande a aussi sa musique d’accompagnement, à la dramaturgie beaucoup moins impressionnante, mais au prix bien moins élevé : 12 000 euros.

Moteur!

Un petit film de campagne est devenu célèbre après coup : Julie Gayet y déclare son… soutien à François Hollande. L’enregistrement se déroule le 6 mars 2012. Entre cette date et le 29 mars, cinq autres stars défilent devant la caméra, dont l’ancien patron de Canal+ Pierre Lescure, l’humoriste Gérald Dahan, l’homme de théâtre Jean-Michel Ribes ou encore l’ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf. Facture pour « la réflexion, la conception, la réalisation, la création et le suivi » de ces six vidéos diffusées sur Internet : 25 000 euros.

386 000 euros le Falcon

En 2007, Nicolas Sarkozy avait plusieurs fois eu recours à un avion privé, notamment pour rentrer de ses meetings provinciaux. Une trentaine de jets – et un hélicoptère – avaient été affrétés au coup par coup. En 2012, son équipe choisit une option plus radicale : la location pendant toute la durée de la campagne d’un Falcon. Dassault Falcon Service facture 386 474,72 euros un appareil pour une période allant du 16 avril au 6 mai (jour du second tour), dont un peu plus de 32 heures supplémentaires au tarif horaire de 4 800 euros.

Le vol privé emprunté par François Hollande pour rejoindre Paris depuis Tulle au soir de sa victoire avait fait polémique. D’après ses comptes de campagne, ce n’était pas une première. Une facture de Darta Transports aériens mentionne un vol Cannes-Montpellier, où le candidat tient meeting le 29 mars 2012, puis une halte à Mont-de-Marsan avant de rejoindre Le Bourget (10 272 euros). Le 4 mai, pour sa dernière réunion de campagne à Périgueux, une facture est éditée par la même société pour un vol depuis Le Bourget (8 915 euros).

Sondage, mon beau sondage

François Hollande et ses proches n’ont jamais été à court de critiques sur un usage abusif, selon eux, des sondages par Nicolas Sarkozy. Mais le candidat socialiste a tout de même consacré, d’après ses comptes de campagne, 236373 euros à ce poste budgétaire. Ipsos réalise une enquête « en temps réel » lors de son passage dans l’émission de France 2 Des paroles et des actes.

Montant : 14 352 euros. Outre des études qualitatives mensuelles sur l’état de l’opinion, François Hollande reçoit une analyse de Viavoice sur « les perceptions politiques des catégories populaires » (même tarif) et une autre du cabinet PHG – il prend bien soin de diversifier ses prestataires pour ne pas faire de jaloux ! – sur « le rapport des retraités à la société » à partir d’entretiens individuels (10 000 euros).

17 000 euros de salaire mensuel

Une campagne présidentielle, ce sont beaucoup de petites mains bénévoles ; ce sont aussi des professionnels parfois bien rémunérés. Les candidats doivent verser aux comptes de campagne les feuilles de paie des salariés qui sont anonymisées avant d’être accessibles au public. Demeure cependant visible la fonction occupée. Ainsi le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy (Guillaume Lambert par simple déduction) est-il rémunéré 16 911,31 euros par mois. Il n’est pas le mieux rétribué : les « conseillers » perçoivent plus de 17 700 euros. Une attachée de presse gagne 6 510,84 euros.

Ces si chers professionnels

Soucieux de se démarquer de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande veut tenir à l’écart les grandes sociétés de communication. Pour autant, il ne se prive pas des conseils d’une agence de publicité réputée, BDDP & fils. Honoraires mensuels forfaitaires : 74 961 euros. Via sa société Cap (Conseils, analyses et perspectives), le consultant Stéphane Rozès conseille le socialiste en matière de « stratégies d’opinion ». Par exemple, pour des prestations allant de janvier à mars, François Hollande s’acquitte de 20 092,80 euros.

11 000 euros pour Noah

Le 22 janvier 2012, Yannick Noah chauffe les planches du Bourget avant le grand discours de François Hollande où il désignera son « ennemi », « la finance ». Pour quelques minutes de prestation et « conformément au devis » accepté par l’équipe de campagne, la société de production du chanteur touche 11242,40 euros. Le cachet dépend bien évidemment de la notoriété de l’artiste. La prestation de Sanseverino à Bercy, le 29 avril, revient à 2504,87 euros. Les fanfares Kosmonot et Boula Matari, qui animent le meeting sur l’esplanade du château de Vincennes le 15 avril, se contentent d’un chèque de 1200 euros chacune.

A la caisse

Qui dit campagne décentralisée dit nombreuses factures et… petits montants : la fédération PS de la Loire refacture 1,15 euro à l’association de financement de la campagne de François Hollande pour l’impression de 100 affichettes, celle de l’Ain s’acquitte de 29,83 euros pour l’achat de jus de fruits et de boissons gazeuses. Des centaines de tickets de caisse de supermarché figurent dans les comptes de campagne du futur président. Tout comme une facture de 50 euros de maquillage adressée par la fédération PS du Cantal.

Bleu, blanc, rouge

A chaque meeting de Nicolas Sarkozy, des drapeaux tricolores sont distribués par centaines aux participants, qui peuvent repartir avec. Une véritable aubaine pour les fabricants : 3 900 euros y sont dévolus pour le grand meeting de Villepinte, le 11 mars 2012, qui se transforme en marée bleu, blanc, rouge; 2 526 euros pour le rassemblement réunionnais en plein air. Face au ciel capricieux de l’île de l’océan Indien, les organisateurs ont même prévu un budget parapluies : 5 892 euros.

La lettre six fois plus chère que le livret

Deux semaines avant le premier tour, Nicolas Sarkozy se fend d’une longue « lettre au peuple français » où il détaille son programme pour un second quinquennat. La brochure de 36 pages, tirée à 2,5millions d’exemplaires, revient à 450470 euros. Quatre fois plus d’exemplaires du petit livret des « 60 engagements pour la France » (40 pages) de François Hollande sont distribués pour un coût bien moindre : 70 143 euros. Une différence surprenante.

Internet à tout prix

Quand François Hollande multiplie les prestataires pour sa campagne numérique, Nicolas Sarkozy préfère s’en remettre à un seul professionnel, la société Emakina. Un contrat daté du 18 janvier 2012 et signé par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, prévoit un projet clefs en main de 878000 euros hors taxe. Les tarifs des professionnels y sont détaillés : 1500 euros par jour pour un directeur associé, 1000 euros pour du conseil en « planning stratégique ».

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/presidentielle-2012-comptes-et-legendes-de-campagne_1534112.html#4KHBZEj7oijTykrE.99

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Y’en a marre du cumul des mandats

Posté par ippolito le 24 août 2013

Cumul des mandats : Christian Poncelet, 147 ans de mandat électif

C’est le record à battre. Alors que l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur l’interdiction du cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutif locale, Le Monde a évoqué l’archétype du cumulard. Il s’agit de Christian Poncelet, l’ancien président du Sénat (celui qui avait fait visiter ses faux appartements à France 2 pour éviter de montrer le luxe de son vrai appartement de fonction).

En cinquante ans de carrière, Poncelet a occupé quasiment tous les postes existants. Un parcours retracé au début de l’été par Le Monde : 

« Tout commence en 1962, lorsqu’il obtient son premier mandat de député des Vosges, renouvelé en 1967 et en 1968, qu’il conservera jusqu’en 1972. 

Député : dix ans. 

Dans le même temps, il pose les fondations de ce qui deviendra son fief électoral. Elu conseiller général en 1963, il est systématiquement réélu depuis. Il devient président du conseil général en 1976, fonction qu’il occupe toujours depuis onze mandats consécutifs. 

Conseiller général : cinquante ans.

En 1965, il devient conseiller municipal de Remiremont. Il est ensuite premier adjoint et, enfin, maire en 1983, poste que la loi anti-cumul l’obligera à quitter en 2001.

Elu municipal : trente-six ans.

Il siège aussi au conseil régional de la Lorraine de 1978 à 1992. 

Conseiller régional : quatorze ans. 

Au passage, il s’offre même une éphémère présence au Parlement européen de 1979 à 1980.

Député européen : un an.

Après avoir exercé différentes fonctions ministérielles dans les gouvernements successifs de Pierre Messmer, Jacques Chirac et Raymond Barre, de 1972 à 1977, c’est vers le Sénat qu’il se tourne.

Elu sénateur en 1977, il achève actuellement son quatrième mandat de neuf ans, ayant même obtenu un petit rab d’un an en raison de la modification du calendrier électoral.

 Sénateur : trente-six ans ».

Au total, alors que Poncelet se targue de n’avoir jamais perdu une élection, l’ancien président du Sénat a donc cumulé 147 ans de mandat électif. Une pratique qualifiée par Le Monde de « maladie française ». Aujourd’hui, 468 députés et 264 sénateurs détiennent au moins un autre mandat local.

*** Sources
- Patrick Roger, « Poncelet, 147 ans de mandats électifs », Le Monde, 02.07.2013
- Patrick Roger, « La maladie française du cumul des mandats », Le Monde, 02.07.2013

http://www.politique.net/2013082202-poncelet-147-ans-de-mandat.htm

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Y’en a Marre de Balladur mais surtout de tous ces scandales politiques !!!

Posté par ippolito le 24 juillet 2013

Balladur soupçonné d’avoir détourné des fonds de Matignon

L’ancien Premier ministre Edouard Balladur est soupçonné d’avoir détourné des fonds spéciaux de Matignon, selon des révélations mercredi du Monde. 

Le parquet de Paris a autorisé les juges Van Ruymbeke et Le Loire, qui s’occupent déjà du volet financier de l’affaire Karachi, à élargir leur enquête à « d’éventuels détournements de fonds publics » dans le cadre de la campagne présidentielle de 1995.

Le « réquisitoire supplétif » a été délivré le 18 juillet par le parquet. Il permet aux juges chargés du volet financier de l’affaire de Karachi, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, d’enquêter sur d’éventuels « détournement de fonds publics » et « recel » dans le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, comme le révèle mercredi Le Monde.

 Edouard Balladur est, ainsi, accusé d’avoir utilisé les fonds secrets de Matignon pour financer sa campagne. Le quotidien du soir estime que « les magistrats instructeurs ne devraient donc avoir d’autre choix, à la rentrée, que de se dessaisir au profit de la Cour de justice de la République (CJR). 

Nicolas Bazire, l’ex-directeur de son cabinet à Matignon, qui dirigea aussi la campagne de Balladur, a été mis en examen en octobre 2012 pour recel d’abus de biens sociaux dans l’enquête sur le volet financier de l’affaire de Karachi,. A l’époque, Nicolas Sarkozy était porte-parole du candidat Edouard Balladur et son ministre du Budget.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Balladur-soupconne-d-avoir-detourne-des-fonds-de-Matignon-620690

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Y’en a marre de la taxe à 75%

Posté par ippolito le 2 avril 2013

75 % : un nouveau projet en peau de chagrin

Coup de com de génie durant la campagne, devenu un boulet lorsqu’il a fallu la mettre en œuvre, la taxe à 75 % sur les revenus au-dessus d’un million d’euros annuel revient dans l’actualité à la suite des annonces de François Hollande, jeudi 27 mars sur France 2. 

Malgré la censure du Conseil constitutionnel fin 2012, le chef de l’Etat a précisé qu’il comptait relancer l’idée de cette taxe. Mais avec quelques changements.

La première proposition de François Hollande, lancée à la télévision le 27 février 2012, avait parfaitement rempli son rôle : 

argument choc, elle avait surpris, relancé la campagne du candidat socialiste, et poussé Nicolas Sarkozy à la fustiger, devenant ainsi de fait le défenseur des plus riches. M. Hollande avait alors expliqué que durant quelques années, il comptait mettre en place une taxe spécifique, qui toucherait les trois quarts des revenus au-delà du million d’euros par an.

Mais la mise en œuvre de cette idée s’était révélée des plus complexes. Quid des artistes, des sportifs professionnels et des gens aux revenus très irréguliers ? Parle-t-on d’un million d’euros pour un foyer fiscal, ou pour un individu ? Comment éviter que le cumul de cet impôt et d’autres n’aboutisse à des taux « confiscatoires » ? Autant de questions que le gouvernement avait dû trancher, pour aboutir à une taxe de portée plus symbolique que réelle.

Cela n’avait pas suffi au Conseil constitutionnel qui a retoqué le texte, le 29 décembre, moins en fonction de son montant (même si les Sages l’ont évoqué) que de son mécanisme de calcul, fondé sur les revenus de chaque personne physique là où l’impôt sur le revenu est calculé sur chaque foyer. 

Coup dur pour François Hollande, qui perd un symbole, cette censure fait les affaires de nombreux autres : footballeurs, PDG et personnes concernées, évidemment, mais aussi une partie du gouvernement, qui se montrait plutôt sceptique sur cette idée.

Lire : La taxation des très hauts revenus vire au casse-tête

DES CONTRIBUABLES AUX ENTREPRISES

Mais le chef de l’Etat a tenu à relancer son projet. Et lors de son intervention télévisée du 27 mars, il a annoncé le dépôt prochain d’un nouveau texte instaurant une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus. 

Avec une différence de taille : les 75 % ne seront plus payés en marge de l’impôt sur le revenu, mais par les entreprises. L’idée avancée par M. Hollande, et qui reste à préciser, est la suivante :

  »L’Assemblée générale des actionnaires sera consultée sur les rémunérations et, lorsqu’elles dépassent un million d’euros, l’entreprise aura une contribution à payer qui, toutes impositions confondues, atteindra 75 %. »

En clair, ce sera désormais à l’entreprise de payer la surtaxe, libre à elle ensuite de la répercuter ou non dans la rémunération de son salarié. Un changement dû à l’avis rendu par le Conseil d’Etat, consulté pour éviter une nouvelle censure, et qui avait évoqué soit une taxe d’un taux moindre (66 %), soit cette solution de passer par l’entreprise. 

Le changement est plus que cosmétique : il pousse de fait les entreprises à ne pas offrir de rémunérations trop élevées à leurs cadres dirigeants sous peine de devoir s’acquitter de lourdes taxes.

En outre on peut déduire des propos de M. Hollande que le taux de ladite taxe sera en fait de moins de 75 %, puisque c’est « toutes impositions confondues » qu’elle atteindra ce montant. La taxe devrait donc, en elle-même, être plutôt de 50 %, auxquels s’ajouteront les charges classiques sur le salaire, selon Les Echos.

UNE TAXE PLEINE DE « TROUS »

Le quotidien économique estime que le nombre de personnes touchées par cette taxe sera très réduit, de l’ordre du millier, très peu de personnes gagnant plus d’un million d’euros par an, en revenus salariés. 

Selon l’Insee, en 2007, le salaire moyen gagné par les 1 % de salariés les mieux payés était de 215 600 euros. On parle ici des 0,01 % les mieux rémunérés, soit quelques milliers de personnes tout au plus.

Or, la plupart des personnes gagnant très bien leur vie (l’Insee évoque les « plus aisés » pour ces personnes représentant 0,01 % de la population et qui gagnent plus de 687 000 euros par unité de consommation et par an) ne sont pas salariées, ou du moins ne tirent pas l’essentiel de leur revenu de leur seul salaire, mais de  revenus exceptionnels ou du patrimoine. Et cette fraction de leur revenu échappera à la future taxe « à 75 % ».

On ne connaît pas encore le détail des modalités d’application de la taxe, mais on peut aussi s’interroger sur les types de revenu qu’elle concernera : seulement les salaires ? Ou également les stock-options et autres actions gratuites ? Et les primes exceptionnelles, qui composent elles aussi souvent une bonne part des revenus des très hauts salaires ? 

De même, contrairement à une taxe adossée à l’impôt sur le revenu, une taxe touchant les entreprises ne concernera aucunement les professions libérales (médecins, avocats…), ni les acteurs rémunérés au cachet. 

Resteront des symboles, comme les footballeurs, salariés de leurs clubs le plus souvent. Ce sont donc les clubs qui devront prendre en charge ce surcoût, important, sans quoi il ne pourront s’offrir les joueurs les plus cotés.

Samuel Laurent

http://www.lemonde.fr/decryptages/article/2013/04/01/75-un-nouveau-projet-en-peau-de-chagrin_3151328_1668393.html

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Y’en a marre des mensonges et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 2 avril 2013

Croissance, TVA, Renault : les intox de François Hollande sur France 2

L’intervention de François Hollande, jeudi soir sur France 2, a été émaillée de quelques approximations ou contre-vérités. Revue de détail.

L’accord de compétitivité chez Renault et le salaire de Carlos Ghosn

François Hollande veut ériger en modèle l’accord de compétitivité que Renault a passé en mars avec ses syndicats. Hier, alors qu’il abordait la nouvelle mouture de la taxe à 75% sur les hauts salaires, le Président a vu dans l’accord de Renault un exemple en matière de limitation des hautes rémunérations : 

«Il y a un exemple qui nous a été donné, l’accord qui a été passé par Renault pour garder ses sites en France et faire qu’il y ait plus d’emplois en France. Qu’est-ce qu’on a demandé au président de Renault ? De diminuer sa rémunération, c’est le même esprit.» En une seule phrase, deux intox se sont nichées.

Primo, l’accord de compétitivité prévoit bien, en échange de sacrifices des salariés (hausse du temps de travail, austérité salariale), le maintien des sites français et une hausse de la production des véhicules au losange sur le territoire.

 Mais les salariés de Renault ont dû s’étrangler en entendant le président de la République affirmer qu’il prévoyait davantage d’emplois, puisqu’il se base, au contraire, sur la suppression de 7 500 postes.

Deuxio, la limitation du salaire de Carlos Ghosn : contrairement à ce qu’affirme François Hollande, ce n’est pas l’exemple rêvé en matière de limitation des plus hauts revenus.

 Dans le cadre de l’accord de compétitivité, le patron de Renault a effectivement annoncé que la part variable de son salaire sera amputée de 30% pendant trois ans. Soit une baisse de 400 000 euros par an, modique au regard des émoluments du patron le mieux payé de France (en 2011, il a touché 12,8 millions d’euros : 2,9 millions chez Renault et 9,9 millions comme PDG de Nissan). 

Mais, surtout, la baisse du variable n’implique pas un renoncement de Ghosn, puisque celui-ci pourra récupérera la somme non perçue après trois ans. Bref, le patron de Renault a seulement changé les conditions d’attribution de son salaire variable… sans modifier le montant de celui-ci.

Les prévisions de croissance

Alors que la France a finalement dû renoncer à son objectif de réduction du déficit à 3%, le chef de l’Etat s’est défendu jeudi de tout optimisme en matière de prévision de croissance depuis son élection.

 «Quand je suis arrivé aux responsabilités, les prévisions de la Commission européenne, de tous les instituts, pour l’année 2013, c’était 1,2%. Moi-même, j’ai considéré que cette prévision n’était pas réaliste. J’ai déjà corrigé au mois de septembre, en disant : « On ne fera pas 1,2%, on ne fera que 0,8 au mieux. »» Un regard rétrospectif montre en fait que l’exécutif français a quasiment toujours été plus optimiste que les conjoncturistes. 

Quand Hollande arrive au pouvoir, son programme prévoit non pas 1,2% de croissance pour 2013 comme il le dit, mais 1,7%. Cette projection est supérieure à celles de la Commission européenne (1,4%) ou du FMI (1%). Ce décalage ne se réduira pas par la suite, même si Bercy, en juillet puis septembre, révise deux fois à la baisse la prévision pour 2013(1,2% puis 0,8%).

 A l’automne, quand Bercy prépare son budget 2013 en se basant sur 0,8% de croissance, la quasi-totalité des conjoncturistes (dont le FMI, la Commission européenne ou l’OCDE) misent sur une croissance deux fois moindre. Il faudra attendre février pour que la France annonce que la prévision de croissance de 0,8% et, donc, l’objectif de 3% de déficit, ne sera pas tenue.

La modulation des taux de TVA

Alors que le gouvernement avait promis de mettre un coup d’arrêt à la hausse des impôts après 2013, François Hollande a essayé jeudi soir de minimiser l’impact de la hausse de la TVA prévue pour 2014 (pour financer une partie du crédit compétitivité des entreprises), en insistant sur le fait que si les taux supérieur et intermédiaire de la TVA vont augmenter (de 19,6 à 20% et de 7 à 10%), le taux réduit, lui, va baisser (de 5,5% à 5%) «pour que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté… trop».

En réalité, la baisse du taux réduit – qui concerne les produits dits de première nécessité – ne représentera qu’environ 1 milliard de recettes en moins, alors que les hausses des taux normaux et intermédiaires rapporteront près de 3 milliards chacune. 

Au total, c’est plus de 5 milliards d’euros qui seront ponctionnés sur le pouvoir d’achat des Français. Au moins François Hollande a-t-il eu, après une seconde de blanc, l’honnêteté minimale d’ajouter que la baisse du taux réduit permettrait d’éviter que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté… «trop».

Par CÉDRIC MATHIOT, BAPTISTE BOUTHIER

http://www.liberation.fr/politiques/2013/03/29/croissance-tva-renault-les-intox-de-francois-hollande-sur-france-2_892407

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