Y’en a marre des impôts et surtout du train de vie de l’état

Posté par ippolito le 5 mars 2013

Après les hausses d’impôts, voici venu le temps des coupes budgétaires

Le manque de croissance oblige l’exécutif à revoir sa stratégie. Il prépare les esprits à des coupes sans précédent dans les dépenses.
   
Bruxelles met François Hollande dans une situation délicate. La Commission a beau avoir ouvert la porte à un délai supplémentaire pour réduire les déficits budgétaires à 3 %, cela ne fait que reporter une partie de l’effort d’ajustement des finances publiques à 2014. 

Or, 2014 était précisément l’année à partir de laquelle l’Élysée comptait enfin récolter les fruits de sa politique de sérieux budgétaire pour pouvoir commencer à redistribuer. 

Le président avait promis aux Français du sang et des larmes pendant deux ans, en 2012 et 2013, avant de leur passer de la pommade et panser leurs blessures ! De quoi envisager sereinement la fin du quinquennat et une éventuelle réélection.

Las ! Le trou de croissance anticipé par Bruxelles a rendu ce scénario caduc. De même qu’il rend très improbable l’inversion de la courbe du chômage fin 2013 (un objectif déjà décalé une première fois de quelques mois).

Sous la moyenne en 2014

L’exécutif se demande maintenant comment il va pouvoir franchir la marche budgétaire de 2014, qui devrait se révéler encore plus difficile à franchir que celle de 2013 ! Illustration : 

cette année, le gouvernement tablait sur 0,8 % de croissance ; il devrait enregistrer 0,1 %, à en croire Bruxelles. Pour l’année prochaine, le chiffre inscrit dans la loi de programmation des finances publiques est de 2 % ; ce devrait plutôt être 1,2 %. Pire, alors que l’Hexagone devrait fait un peu mieux que la moyenne de la zone euro cette année, ce sera l’inverse en 2014 : Paris devrait faire un peu moins bien que ses partenaires, anticipe la Commission.

L’équation sera d’autant plus difficile à résoudre que le gouvernement a déjà utilisé jusqu’à l’excès le levier des hausses d’impôts. Jusqu’à présent « l’effort a porté aux trois quarts sur l’augmentation des prélèvements obligatoires et pour un quart sur le freinage des dépenses », relève la Cour des comptes.

Après les hausses d’impôts viennent les coupes dans les dépenses

François Hollande, dont le programme présidentiel coupait moins dans les dépenses que les programmes de Nicolas Sarkozy ou de François Bayrou, va donc devoir baisser la dépense publique comme jamais !

 Le candidat socialiste prévoyait de laisser les dépenses progresser de 1 % de plus que l’inflation chaque année, celui de l’UMP de 0,4 %, quand le candidat du MoDem promettait de ne pas dépenser un euro de plus par rapport à l’année précédente (« zéro valeur », disent les spécialistes, ce qui fait baisser les dépenses, puisqu’elles ne suivent même pas l’inflation).

Le chef de l’Etat devrait aller encore plus loin que ce s’envisageait Bayrou sur les dépenses de l’État. Son ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a l’intention de présenter une baisse en valeur absolue en 2014 ! En clair, l’État dépensera moins de milliards en 2014 qu’en 2013, et leur valeur sera dépréciée par l’inflation. Du jamais-vu. Et surtout pas sous le quinquennat de Sarkozy.

Aux 50 milliards de maîtrise des dépenses publiques prévues initialement par le gouvernement sur l’ensemble du quinquennat, il avait déjà prévu d’ajouter 10 milliards en 2014-2015 pour financer la montée en charge du crédit impôt compétitivité emploi (CICE) décidé dans le cadre du pacte pour la compétitivité d’Ayrault. 

Il faudra donc aller encore plus loin dans la baisse de dépenses. Jusqu’à quel point ? Pour l’instant, Paris veut encore croire que la Commission lui laissera un an de plus pour ramener le déficit à 3 %. 

Mais le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a laissé entendre qu’il pourrait se montrer plus exigeant, vendredi à Bruxelles. Il a parlé de revenir « nettement sous 3 % » en 2014…

À front renversé

Ironie du sort, la meilleure mouche du coche pour réduire les dépenses pourrait être… les élus socialistes eux-mêmes. La plupart d’entre eux ne veulent plus entendre parler de hausses d’impôts après le véritable coup de massue asséné en 2012-2013 (dont le contribuable ne ressent pas encore tous les effets).

  »Il faut chercher partout où la dépense publique peut être réduite et faire des économies avant de se poser la question de savoir comment on fait pour avoir de nouvelles ressources », estime l’élu de Seine-et-Marne Olivier Faure, cité par l’AFP. 

Idem pour le député d’Indre-et-Loire Laurent Baumel, membre du collectif de la Gauche populaire, « franchement pas d’accord pour une hausse d’impôts », qui « serait une erreur politique ». Pour en arriver là, ils ont dû entendre leurs oreilles siffler dans leur circonscription…

Mais leur ministre du Budget pourrait ne pas avoir le choix. Malgré son intention de baisser en valeur absolue les dépenses publiques, Jérôme Cahuzac n’en est pas moins à la recherche de 6 milliards de recettes nouvelles pour 2014. 

Officiellement, il s’agit seulement de compenser certaines mesures fiscales « à un coup » votées pour 2013, dont le rendement est décroissant au fil du temps. Il pourrait malgré tout avoir du mal à vendre les mesures fiscales correspondantes aux élus PS, qui ont peur de braquer l’opinion. 

Ceux-ci veulent soit un nouveau délai soit se concentrer sur la baisse des dépenses. 

Durcir le régime de retraite pour faire des économies

À tel point que certains d’entre eux plaident pour une nouvelle réforme des retraites qui permettrait de limiter le déficit de l’assurance vieillesse sans pour autant amputer trop brutalement la consommation. 

Si, à l’Élysée, on en a fait depuis longtemps « la mère des réformes », comme le président le confie au Point cette semaine, ce discours est plus inattendu dans les rangs de l’aile gauche du parti. 

Et pourtant. Même Henri Emmanuelli estime qu’il faut « se poser la question de la durée de cotisation. [...] Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C’est une situation qui ne peut pas perdurer. » Un discours que ne renierait pas l’UMP ! 

Cela tombe bien pour le président, puisque la réforme des retraites est au centre des réformes structurelles réclamées par Bruxelles. Mais cela ne manque pas de sel quand on se souvient à quel point le PS avait ferraillé contre la réforme de Sarkozy, jugée bien plus dure que la réforme des retraites allemande. Maintenant aux affaires, il va devoir assumer une nouvelle réforme.

Par MARC VIGNAUD

http://www.lepoint.fr/economie/apres-les-hausses-d-impots-voici-venu-le-temps-des-coupes-budgetaires-28-02-2013-1634432_28.php

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Y’en a marre du cumul des mandats et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 5 mars 2013

Le salaire de la ministre Yamina Benguigui : 13 626 euros brut par mois grâce au cumul des mandats

Entre le gouvernement Ayrault I et le gouvernement Ayrault II, elle a perdu la moitié de son portefeuille, mais pas la moitié de ses indemnités. 

Actuellement ministre déléguée à la francophonie, Yamina Benguigui était également ministre des Français de l’étranger dans le gouvernement Ayrault I avant que cette fonction ne soit attribuée à une nouvelle ministre, Hélène Conway. 

Une décision doublement incohérente, d’un point de vue financier et politique. Financier d’abord : en attribuant ses fonctions à une nouvelle ministre, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont simplement augmenté le coût du gouvernement de près de 100 000 euros par an (soit le montant total des indemnités reçues par un membre du gouvernement). 

Politiquement, la décision est tout aussi incohérente car dans l’opposition, le PS n’avait eu de cesse de critiquer ce secrétariat d’Etat aux Français de l’étranger, une création Sarkozyste destinée à du clientélisme électoral : les Français de l’étranger votent massivement UMP.

 On se souvient par exemple comment David Douillet, alors secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger, avait fait la tournée des pays pour pousser les électeurs à voter UMP (une séquence diffusée dans Le Petit journal de Canal +).

Malgré tout cela, il y a donc au gouvernement une ministre déléguée aux Français de l’étranger et une ministre déléguée à la francophonie. 

A ce titre, Yamina Benguigui perçoit 9 440 euros brut par mois (et non 9 940 comme l’a écrit le magazine Capital en omettant de préciser qu’un ministre délégué gagne 500 euros de moins qu’un ministre de plein exercice). 

Mais ce n’est pas le seul revenu de la ministre. Comme plusieurs de ses collègues, Yamina Benguigui cumule. Selon le magazine Capital, elle est toujours conseillère de Paris dans le XXe arrondissement. Un double avantage : 

les conseillers de Paris sont à la fois conseillers municipaux et conseillers généraux. Voilà pourquoi Capital écrit qu’elle gagne, en plus de son salaire de ministre, 1 525 euros brut en tant que conseillère municipale, et 2 661 euros brut en tant que conseillère générale.

Avec un revenu total de 13 626 euros brut par mois, Yamina Benguigui gagne donc autant que son prédécesseur au secrétariat d’Etat à la Francophonie (Lemonde.fr évaluait à environ 13 500 euros brut, le salaire d’un secrétaire d’Etat sous Sarkozy). 

Conclusion : grâce au cumul des mandats, Yamina Benguigui a réussi à compenser la baisse de 30% des salaires des ministres promise par Hollande pendant la campagne électorale. Mais chut !

*** Sources
- A. Léchenet, « Bataille de chiffres autour de la réduction des salaires des ministres », Lemonde.fr, 17.05.2012
- Etienne Gingembre, « Combien gagnent les élus de votre région ? », Capital n°257, février 2013

http://www.politique.net/2013022001-salaire-ministre-yamina-benguigui.htm

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Y’en a marre de l’austérité pour 2014

Posté par ippolito le 4 mars 2013

“Austérité en 2014”
 
Les dernières illusions se sont donc envolées. Certes, la Commission européenne a autorisé la France à rester hors des clous budgétaires en 2013, mais à la condition d’un effort accru l’année suivante.

Autrement dit, la rigueur de 2013 est sévère, mais la rigueur de 2014 promet d’être saignante. De quoi, évidemment, inquiéter la gauche de la gauche, mais aussi la plupart des ministres et des parlementaires de la majorité. 

Arnaud Montebourg, Christiane Taubira et Laurent Fabius se plaignent déjà, plus ou moins ouvertement, des futures restrictions qui vont toucher leur budget.

Sur le même sujet, et au grand dam de l’ Elysée et de Matignon, Delphine Batho, la ministre de l’ Ecologie, et la ministre écolo du Logement, Cécile Duflot, ont manifesté publiquement leur mécontentement. 

« La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses« , a déclaré Duflot au JDD.

3 jours plus tard, elle revenait à la charge, cette fois au Conseil des ministres du 20 février. Assise à la droite de Jean-Marc Ayrault, dont elle n’est séparée que par Vincent Peillon, la ministre du Logement a réclamé de nouveau « un assouplissement budgétaire » pour son ministère. 

La réponse du Premier ministre a été cinglante: « Non, c’est non, et puis tu m’emmerdes !« . Le cri d’un homme au bout du rouleau.

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/austerite-en-2014/

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Y’en a marre des prix des carburants et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 28 février 2013

Carburants : les prix au plus haut depuis août 2012

Un prix au plus haut depuis le 28 août 2012. L’essence sans-plomb 95-E10 coûte en moyenne 1,626 €/litre ce lundi matin, selon Carbeo.com, le premier comparateur des stations-service et des prix des carburants en France. Il s’agit du tarif le plus élevé depuis que le gouvernement avait rencontré les distributeurs de carburants pour limiter la hausse des prix.

Les 60 litres de sans plomb coûtent 7,20€ de plus qu’au 1er janvier

Si le 95-E10 est le carburant le plus touché par la hausse, tous les autres sont marqués par une augmentation régulière. Certes, ce lundi matin, les prix sont en moyenne inférieurs de 2,2 centimes à ceux de la date de référence du 28 août.

Mais depuis le début de l’année 2013, ils sont clairement orientés à la hausse. Et en cette période de vacances scolaires, faire le plein revient de plus en plus cher aux automobilistes.

Depuis le 1er janvier, le gazole a par exemple augmenté de 7,6 centimes par litre, soit pour un plein de 60 litres une augmentation de 4,6€. Par ailleurs, le prix d’essence sans plomb a augmenté de façon plus importante avec une hausse de 12 centimes par litre en moyenne, soit pour un plein de 60 litres une augmentation de 7,20 euros.

Les prix moyens le 25 février

Gazole = 1,436 €/litre

SP 95 = 1,636 €/litre

SP95-E10 = 1,626 €/litre

SP 98 = 1,660 €/litre

GPL = 0,884 €/litre

E85 = 0,929 €/litre

http://www.leparisien.fr/automobile/carburants-les-prix-au-plus-haut-depuis-aout-2012-25-02-2013-2597165.php

LeParisien.fr

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Y’en a marre de la hausse de la fiscalité sur le diesel et surtout des prix des carburants

Posté par ippolito le 24 février 2013

Batho : la hausse de la fiscalité du diesel paraît «incontournable»
 
Menace sur le gazole, le carburant le plus consommé par les automobilistes de France : Delphine Batho estime «incontournable» une augmentation des taxes. 

Coup dur en perspective pour l’immense majorité des automobilistes français. La fin de la fiscalité avantageuse dont bénéficie jusqu’à présent le gazole, carburant le plus consommé de France, semble se profiler inexorablement. C’est Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie, qui le laisse entrevoir.

Un problème «de santé publique» avant d’être fiscal

L’alignement «progressif» de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence est une question «de santé publique» avant d’être une question fiscale et elle est «incontournable», a indiqué ce jeudi Delphine Batho sur BFM-TV. 

Alors qu’on lui suggérait qu’un alignement de la fiscalité du diesel sur l’essence rapporterait entre 3 et 4 Mds€ par an à l’Etat, la ministre a répondu que «ce n’est pas un sujet de recettes fiscales», «c’est un problème de santé publique».

Les vieux moteurs diesel dans le collimateur

«Il y a aujourd’hui 40 000 décès prématurés chaque année liés à la pollution de l’atmosphère et une des raisons de la pollution de l’atmosphère dans les grandes villes notamment, c’est le problème du diesel et notamment des vieux véhicules au diesel, par exemple les véhicules d’avant 1997, d’avant 2000 qui polluent 30 fois plus qu’un véhicule récent», a souligné la ministre.

«On ne peut l’aborder que de façon progressive», et «ce n’est pas décidé», a-t-elle toutefois précisé, tout en soulignant : «Je pense que ce sera incontournable».

Un soulagement aussi pour les raffineries

«Ce sera aussi quelque chose qui sera attendu par le secteur des raffineries en France puisque le paradoxe c’est qu’on importe du diesel et qu’on exporte de l’essence donc ce sera aussi quelque chose de positif pour la balance commerciale, a indiqué la ministre.

Avant même toute intervention spécifique sur la fiscalité du gazole, les prix à la pompe s’envolent en ce début d’année. Le gazole s’affichait la semaine dernière à 1,41 € le litre, en hausse d’un centime, selon les relevés hebdomadaires publiés lundi dernier par le ministère de l’Ecologie et l’Energie.

Les prix à la pompe atteignent des sommets

Les prix à la pompe, poussés depuis le début de l’année par une hausse des cours du pétrole brut et la fin du dispositif gouvernemental contre la cherté des carburants mis en place l’an dernier, continuent de se rapprocher petit à petit de leurs sommets historiques atteints en 2012 (à 1,4592 € pour le gazole).

La part du gazole dans les ventes de carburant a atteint 82,1% en janvier, ce qui constitue un nouveau sommet, bien au-dessus du précédent record (81,6%) qui remontait seulement à décembre.

LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/economie/batho-la-hausse-de-la-fiscalite-du-diesel-parait-incontournable-21-02-2013-2586883.php

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Y’en a marre des déficits, du gouvernement et surtout des leurs mensonges

Posté par ippolito le 24 février 2013

Hollande perd la bataille des déficits

La Commission de Bruxelles a entériné vendredi le dérapage des comptes de la France. Le gouvernement est loin d’être tiré d’affaire. Le chef de l’Etat s’exprimera samedi à la mi-journée, en marge du Salon de l’agriculture, sur le report de sa promesse de réduire les déficits.

C’est la fin d’une longue et périlleuse séquence ouverte par François Hollande il y a un an. En présentant son programme fin janvier 2012, le candidat socialiste avait martelé l’objectif de ramener le déficit public de la France à 3% du PIB cette année.

 Un objectif déjà promis par Nicolas Sarkozy auprès des Européens. Hollande en fit l’engagement numéro neuf de son programme. Il vient de tomber.

En ne critiquant pas les prévisions de la Commission européenne, publiées vendredi matin, le gouvernement a admis ce que ses propres experts anticipaient, sous couvert d’anonymat, depuis l’été. Non, la France ne parviendra pas à redresser ses comptes à la hauteur escomptée cette année. 

Ce ne sera pas 3% mais 3,7%, dit Bruxelles, soit un écart de 14 milliards d’euros. La faute à la conjoncture, une zone euro en récession et des recettes fiscales qui s’évaporent, c’est l’explication officielle. La faute à des dépenses non maîtrisées, voire en sourde augmentation, contredit l’UMP.

Hollande n’a pas échappé au défaut d’optimisme de ses prédécesseurs. Il tablait l’an dernier sur une croissance au moins égale à 2% de 2014 à 2017. Un niveau nécessaire pour, à la fois, financer ses promesses faites devant les Français et se plier aux efforts exigés par l’Europe et les marchés. Or la croissance sera quasiment nulle cette année, selon la Commission, et elle atteindrait seulement 1,2% l’an prochain.

La clémence des marchés

Mathématiquement, l’hypothèse de remettre les comptes à l’équilibre, ou presque, d’ici la fin du quinquennat n’en est que plus fragile. Quelle que soit sa couleur politique, aucun gouvernement français n’a toutefois jamais complètement respecté son calendrier de réduction du déficit…

Neuf mois après son élection, le président de la République voit donc les pendules remises à l’heure. A son avantage, les marchés financiers ne sanctionnent pas le dérapage, l’agence Standard & Poor’s envisage de réviser son évaluation à la hausse, la Commission ne réclame pas mordicus un retour aux 3% cette année.

 Cela en dépit d’une salve de mesures coûteuses dont le financement reste à préciser (suppression du jour de carence dans la fonction publique, plan pauvreté, contrats de génération, crédit d’impôt compétitivité).

Le gouvernement pense avoir imposé son « sérieux de gauche », selon l’expression officielle, qui lui assurerait la clémence des créanciers et de ses pairs. Il bénéficie aussi d’un changement de pied majeur de la part des institutions internationales. 

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a exprimé ses craintes que trop de rigueur ne tue la croissance. La Commission peut tenir compte de la faiblesse des économies de la zone  - une acception des traités – pour ne pas exiger de coupes drastiques et immédiates. 

La rigueur après les municipales?

Pour autant, la quadrature du cercle n’est que décalée d’un an. Bercy entame une négociation avec Bruxelles pour officialiser le report des 3% à 2014. Dans l’entourage du ministre de l’Economie Pierre Moscovici, on se dit serein. La Commission ne réclamerait pas d’efforts supplémentaires cette année – le gouvernement a exclu d’en faire, au risque de réveiller les revendications des ministres et des fonctionnaires.

Le sujet viendra toutefois vite sur la table. Les nouvelles mesures de rigueur envisagées (allocations familiales, retraites, collectivités locales, aides aux entreprises…) entreront en vigueur en 2014. Dès janvier, la TVA grimpera pour financer le crédit d’impôt compétitivité. 

Bercy dira d’ici fin mars si elles sont suffisantes pour atteindre l’objectif, ce qui paraît incertain. Un autre rendez-vous va peser sur les choix du gouvernement : les municipales. Reste à savoir si l’exécutif lancera les dispositions douloureuses en début d’année, ou s’il attendra l’issue des scrutins locaux.

Nicolas Prissette – Le Journal du Dimanche
vendredi 22 février 2013

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Hollande-perd-la-bataille-des-deficits-592999

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