Y’en a marre du chômage et surtout de la pauvreté

Posté par ippolito le 11 avril 2013

Minima sociaux : allocataires en hausse

On comptait 1,7 million de foyers bénéficiaires du RSA socle fin 2012, soit 6 % de plus en un an.

C’est une conséquence logique de la crise économique qui frappe le pays depuis fin 2008. Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA ne cesse de progresser, battant record sur record. 

Fin 2012, ils étaient près de 1,7 million, selon la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), qui gère cette prestation. C’est 2 % de plus que fin septembre et 6 % de plus en un an. Il s’agit là du RSA socle, le minimum social qui a remplacé le RMI en 2009 et qui intègre aussi les ex-bénéficiaires de l’allocation pour parents isolés (API).

« Cette évolution confirme la croissance relativement élevée observée chaque trimestre depuis le début de l’année 2012 », note la CNAF. Qui souligne que la hausse est deux fois plus rapide qu’en 2011. La courbe des bénéficiaires du RSA socle suit de près celle du chômage, avec un décalage dans le temps.

CMU : progression constante

Le RSA activité, lui, ne décolle toujours pas. Ce complément de revenus pour les travailleurs pauvres instauré en 2009 concernait 453.000 foyers fin décembre. Ce chiffre est à peu près stable sur trois mois.

Critiquée par la gauche et une partie de la droite, cette prestation doit être réformée d’ici à la fin de l’année, a promis le gouvernement (« Les Echos » du 14 mars).

Autre conséquence de l’explosion du chômage, la population qui touche des allocations de solidarité sous condition de ressources augmente fortement elle aussi : 462.000 personnes à fin février 2013, soit 8,4 % de plus en un an. 

Il s’agit surtout de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), pour les chômeurs en fin de droits, mais aussi de l’AER (allocation équivalent retraite) pour les chômeurs qui ont suffisamment cotisé mais ne peuvent pas toucher leur retraite, faute d’avoir atteint l’âge légal.

Le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU-C) progresse lui aussi, mais moins vite. Ils étaient un peu plus de 4,5 millions fin 2012, 0,7 % de plus que fin octobre, selon les statistiques du Fonds CMU. Ce chiffre augmente presque sans discontinuer depuis trois ans.

Par Vincent Collen 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202686506435-minima-sociaux-allocataires-en-hausse-556633.php

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Y’en a marre que le déficit de l’état continue de se creuser

Posté par ippolito le 10 avril 2013

Le déficit de l’Etat se creuse en février, en cause : une conjoncture déprimée

Le ministère du Budget indique ce mardi que l’Etat voit son déficit budgétaire s’accentuer à 27,1 milliards d’euros à fin février.

Les recettes sont stables, les dépenses augmentent, résultat : le déficit budgétaire de la France s’accentue. Il atteint 27,1 milliards d’euros en février 2013 selon les données publiées ce 9 avril par le Ministère du Budget. C’est 2,9 milliards de plus que l’an dernier à la même période.

 Dans un communiqué, le ministère du Budget souligne que cet écart tient cependant pour l’essentiel à la perception, début 2012, de 2,6 milliards d’euros de recettes liée à l’attribution des licences de téléphonie mobile « 4G ».

Les dépenses de personnel augmentent

Pour le reste, il indique que l’évolution des dépenses, en hausse de 1,3% à 64,4 milliards d’euros sur les deux premiers mois de l’année, « est conforme à la prévision de dépenses de la loi de finances pour 2013″.

 Elle intègre une baisse de 7,3% de la charge de la dette de l’Etat, à 2,6 milliards, grâce à la faiblesse des taux de refinancement de la France. 

Les dépenses de personnel progressent de 0,4% à périmètre constant par rapport à 2012 et le prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne s’élève à 7,2 milliards au 28 février, soit un milliard de plus qu’un an plus tôt.

Moins de TVA perçue

Dans le même temps, les recettes ont diminué à 44,1 milliards contre 45,4 milliards un an plus tôt, et ce malgré la forte hausse des prélèvements prévue dans la loi de finances 2013. Les recettes fiscales nettes sont restées stables à périmètre constant, à 43,4 milliards. 

Les rentrées de TVA accusent un recul de 0,3%, à 24,6 milliards, qui témoigne de l’environnement difficile pour la consommation, et le produit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques a plongé de 18,1%.

+ 7,6% d’impôt sur le revenu

Mais l’impôt sur le revenu enregistre pour sa part un bond de 7,6% à 14,3 milliards. Le gouvernement prévoyait dans la loi de finances 2013 de ramener les déficits publics, dont le déficit budgétaire est la principale composante, à 3% du PIB en fin d’année, un objectif auquel il a renoncé en raison de la faiblesse de la croissance en ce début d’exercice.

Cet objectif reposait sur un déficit budgétaire ramené à 62,3 milliards d’euros à fin 2013 contre 87,2 milliards en 2012. La France est en discussions avec la Commission européenne sur les conditions d’un report de ses objectifs de déficits publics.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130409trib000758370/le-deficit-de-l-etat-se-creuse-en-fevrier-en-cause-une-conjoncture-deprimee.html

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Y’en a marre de la taxe à 75%

Posté par ippolito le 2 avril 2013

75 % : un nouveau projet en peau de chagrin

Coup de com de génie durant la campagne, devenu un boulet lorsqu’il a fallu la mettre en œuvre, la taxe à 75 % sur les revenus au-dessus d’un million d’euros annuel revient dans l’actualité à la suite des annonces de François Hollande, jeudi 27 mars sur France 2. 

Malgré la censure du Conseil constitutionnel fin 2012, le chef de l’Etat a précisé qu’il comptait relancer l’idée de cette taxe. Mais avec quelques changements.

La première proposition de François Hollande, lancée à la télévision le 27 février 2012, avait parfaitement rempli son rôle : 

argument choc, elle avait surpris, relancé la campagne du candidat socialiste, et poussé Nicolas Sarkozy à la fustiger, devenant ainsi de fait le défenseur des plus riches. M. Hollande avait alors expliqué que durant quelques années, il comptait mettre en place une taxe spécifique, qui toucherait les trois quarts des revenus au-delà du million d’euros par an.

Mais la mise en œuvre de cette idée s’était révélée des plus complexes. Quid des artistes, des sportifs professionnels et des gens aux revenus très irréguliers ? Parle-t-on d’un million d’euros pour un foyer fiscal, ou pour un individu ? Comment éviter que le cumul de cet impôt et d’autres n’aboutisse à des taux « confiscatoires » ? Autant de questions que le gouvernement avait dû trancher, pour aboutir à une taxe de portée plus symbolique que réelle.

Cela n’avait pas suffi au Conseil constitutionnel qui a retoqué le texte, le 29 décembre, moins en fonction de son montant (même si les Sages l’ont évoqué) que de son mécanisme de calcul, fondé sur les revenus de chaque personne physique là où l’impôt sur le revenu est calculé sur chaque foyer. 

Coup dur pour François Hollande, qui perd un symbole, cette censure fait les affaires de nombreux autres : footballeurs, PDG et personnes concernées, évidemment, mais aussi une partie du gouvernement, qui se montrait plutôt sceptique sur cette idée.

Lire : La taxation des très hauts revenus vire au casse-tête

DES CONTRIBUABLES AUX ENTREPRISES

Mais le chef de l’Etat a tenu à relancer son projet. Et lors de son intervention télévisée du 27 mars, il a annoncé le dépôt prochain d’un nouveau texte instaurant une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus. 

Avec une différence de taille : les 75 % ne seront plus payés en marge de l’impôt sur le revenu, mais par les entreprises. L’idée avancée par M. Hollande, et qui reste à préciser, est la suivante :

  »L’Assemblée générale des actionnaires sera consultée sur les rémunérations et, lorsqu’elles dépassent un million d’euros, l’entreprise aura une contribution à payer qui, toutes impositions confondues, atteindra 75 %. »

En clair, ce sera désormais à l’entreprise de payer la surtaxe, libre à elle ensuite de la répercuter ou non dans la rémunération de son salarié. Un changement dû à l’avis rendu par le Conseil d’Etat, consulté pour éviter une nouvelle censure, et qui avait évoqué soit une taxe d’un taux moindre (66 %), soit cette solution de passer par l’entreprise. 

Le changement est plus que cosmétique : il pousse de fait les entreprises à ne pas offrir de rémunérations trop élevées à leurs cadres dirigeants sous peine de devoir s’acquitter de lourdes taxes.

En outre on peut déduire des propos de M. Hollande que le taux de ladite taxe sera en fait de moins de 75 %, puisque c’est « toutes impositions confondues » qu’elle atteindra ce montant. La taxe devrait donc, en elle-même, être plutôt de 50 %, auxquels s’ajouteront les charges classiques sur le salaire, selon Les Echos.

UNE TAXE PLEINE DE « TROUS »

Le quotidien économique estime que le nombre de personnes touchées par cette taxe sera très réduit, de l’ordre du millier, très peu de personnes gagnant plus d’un million d’euros par an, en revenus salariés. 

Selon l’Insee, en 2007, le salaire moyen gagné par les 1 % de salariés les mieux payés était de 215 600 euros. On parle ici des 0,01 % les mieux rémunérés, soit quelques milliers de personnes tout au plus.

Or, la plupart des personnes gagnant très bien leur vie (l’Insee évoque les « plus aisés » pour ces personnes représentant 0,01 % de la population et qui gagnent plus de 687 000 euros par unité de consommation et par an) ne sont pas salariées, ou du moins ne tirent pas l’essentiel de leur revenu de leur seul salaire, mais de  revenus exceptionnels ou du patrimoine. Et cette fraction de leur revenu échappera à la future taxe « à 75 % ».

On ne connaît pas encore le détail des modalités d’application de la taxe, mais on peut aussi s’interroger sur les types de revenu qu’elle concernera : seulement les salaires ? Ou également les stock-options et autres actions gratuites ? Et les primes exceptionnelles, qui composent elles aussi souvent une bonne part des revenus des très hauts salaires ? 

De même, contrairement à une taxe adossée à l’impôt sur le revenu, une taxe touchant les entreprises ne concernera aucunement les professions libérales (médecins, avocats…), ni les acteurs rémunérés au cachet. 

Resteront des symboles, comme les footballeurs, salariés de leurs clubs le plus souvent. Ce sont donc les clubs qui devront prendre en charge ce surcoût, important, sans quoi il ne pourront s’offrir les joueurs les plus cotés.

Samuel Laurent

http://www.lemonde.fr/decryptages/article/2013/04/01/75-un-nouveau-projet-en-peau-de-chagrin_3151328_1668393.html

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Y’en a marre des mensonges et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 2 avril 2013

Croissance, TVA, Renault : les intox de François Hollande sur France 2

L’intervention de François Hollande, jeudi soir sur France 2, a été émaillée de quelques approximations ou contre-vérités. Revue de détail.

L’accord de compétitivité chez Renault et le salaire de Carlos Ghosn

François Hollande veut ériger en modèle l’accord de compétitivité que Renault a passé en mars avec ses syndicats. Hier, alors qu’il abordait la nouvelle mouture de la taxe à 75% sur les hauts salaires, le Président a vu dans l’accord de Renault un exemple en matière de limitation des hautes rémunérations : 

«Il y a un exemple qui nous a été donné, l’accord qui a été passé par Renault pour garder ses sites en France et faire qu’il y ait plus d’emplois en France. Qu’est-ce qu’on a demandé au président de Renault ? De diminuer sa rémunération, c’est le même esprit.» En une seule phrase, deux intox se sont nichées.

Primo, l’accord de compétitivité prévoit bien, en échange de sacrifices des salariés (hausse du temps de travail, austérité salariale), le maintien des sites français et une hausse de la production des véhicules au losange sur le territoire.

 Mais les salariés de Renault ont dû s’étrangler en entendant le président de la République affirmer qu’il prévoyait davantage d’emplois, puisqu’il se base, au contraire, sur la suppression de 7 500 postes.

Deuxio, la limitation du salaire de Carlos Ghosn : contrairement à ce qu’affirme François Hollande, ce n’est pas l’exemple rêvé en matière de limitation des plus hauts revenus.

 Dans le cadre de l’accord de compétitivité, le patron de Renault a effectivement annoncé que la part variable de son salaire sera amputée de 30% pendant trois ans. Soit une baisse de 400 000 euros par an, modique au regard des émoluments du patron le mieux payé de France (en 2011, il a touché 12,8 millions d’euros : 2,9 millions chez Renault et 9,9 millions comme PDG de Nissan). 

Mais, surtout, la baisse du variable n’implique pas un renoncement de Ghosn, puisque celui-ci pourra récupérera la somme non perçue après trois ans. Bref, le patron de Renault a seulement changé les conditions d’attribution de son salaire variable… sans modifier le montant de celui-ci.

Les prévisions de croissance

Alors que la France a finalement dû renoncer à son objectif de réduction du déficit à 3%, le chef de l’Etat s’est défendu jeudi de tout optimisme en matière de prévision de croissance depuis son élection.

 «Quand je suis arrivé aux responsabilités, les prévisions de la Commission européenne, de tous les instituts, pour l’année 2013, c’était 1,2%. Moi-même, j’ai considéré que cette prévision n’était pas réaliste. J’ai déjà corrigé au mois de septembre, en disant : « On ne fera pas 1,2%, on ne fera que 0,8 au mieux. »» Un regard rétrospectif montre en fait que l’exécutif français a quasiment toujours été plus optimiste que les conjoncturistes. 

Quand Hollande arrive au pouvoir, son programme prévoit non pas 1,2% de croissance pour 2013 comme il le dit, mais 1,7%. Cette projection est supérieure à celles de la Commission européenne (1,4%) ou du FMI (1%). Ce décalage ne se réduira pas par la suite, même si Bercy, en juillet puis septembre, révise deux fois à la baisse la prévision pour 2013(1,2% puis 0,8%).

 A l’automne, quand Bercy prépare son budget 2013 en se basant sur 0,8% de croissance, la quasi-totalité des conjoncturistes (dont le FMI, la Commission européenne ou l’OCDE) misent sur une croissance deux fois moindre. Il faudra attendre février pour que la France annonce que la prévision de croissance de 0,8% et, donc, l’objectif de 3% de déficit, ne sera pas tenue.

La modulation des taux de TVA

Alors que le gouvernement avait promis de mettre un coup d’arrêt à la hausse des impôts après 2013, François Hollande a essayé jeudi soir de minimiser l’impact de la hausse de la TVA prévue pour 2014 (pour financer une partie du crédit compétitivité des entreprises), en insistant sur le fait que si les taux supérieur et intermédiaire de la TVA vont augmenter (de 19,6 à 20% et de 7 à 10%), le taux réduit, lui, va baisser (de 5,5% à 5%) «pour que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté… trop».

En réalité, la baisse du taux réduit – qui concerne les produits dits de première nécessité – ne représentera qu’environ 1 milliard de recettes en moins, alors que les hausses des taux normaux et intermédiaires rapporteront près de 3 milliards chacune. 

Au total, c’est plus de 5 milliards d’euros qui seront ponctionnés sur le pouvoir d’achat des Français. Au moins François Hollande a-t-il eu, après une seconde de blanc, l’honnêteté minimale d’ajouter que la baisse du taux réduit permettrait d’éviter que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté… «trop».

Par CÉDRIC MATHIOT, BAPTISTE BOUTHIER

http://www.liberation.fr/politiques/2013/03/29/croissance-tva-renault-les-intox-de-francois-hollande-sur-france-2_892407

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Y’en a marre de la baisse du pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 31 mars 2013

Pouvoir d’achat : « Les Français remplissent moins leur tirelire »

La baisse du pouvoir d’achat annoncée par l’Insee est compensée par une baisse de l’effort d’épargne, explique l’économiste Philippe Crevel. 

Les Français compensent la baisse du pouvoir d’achat en mettant moins d’argent de côté. 

Le pouvoir d’achat a fléchi de 0,4% en 2012, un premier recul depuis 1984, affirme l’Insee mercredi 27 mars. Une conséquence de la politique de lutte contre les déficits publics et de rétablissement de la balance commerciale, explique Philippe Crevel, économiste chez l’assureur Generali et président du Club des épargnants. 

L’Insee annonce une baisse du pouvoir d’achat en 2012. Est-ce une surprise ?

- Non. A partir du moment où l’on augmente les impôts et que la masse salariale stagne à cause de l’augmentation du chômage, le pouvoir d’achat se contracte. Il y a une diminution de la demande intérieure : les importations diminuent.

C’est un rétablissement de la balance commerciale un peu forcé. On tente de réduire les déficits publics en augmentant les prélèvements. Cependant l’effet sur les comptes publics n’est pas net : 

comme il y a moins de pouvoir d’achat, la consommation augmente moins vite, ce qui se traduit par un manque à gagner en recettes, notamment de TVA.

On constate que la consommation continue d’augmenter malgré la baisse du pouvoir d’achat. Comment expliquer ce phénomène ?

- Les ménages diminuent leur effort d’épargne pour pouvoir continuer à consommer. Ils y consacraient 16,2% de leur revenu en moyenne début 2012, et seulement 15,6% un an plus tard. Ils ne puisent pas dans leur patrimoine, mais remplissent un peu moins leur tirelire.

Quelles en sont les conséquences ?

- Il y a moins d’argent pour financer l’économie. Cela demeure modéré – la France reste avec l’Allemagne le pays d’Europe avec le plus fort taux d’épargne – mais on voit bien que les entreprises ont besoin d’investissement en ce moment. 

C’est d’ailleurs pour cette raison que le gouvernement a créé la Banque publique d’investissement (BPI) et a augmenté le plafond du Livret A. Il crée des mécanismes administrant le financement de l’économie, disant constater que les autres circuits, notamment bancaires, ne fonctionnent plus. 

Il tente également de faire baisse le prix de l’immobilier, qui gonfle l’épargne forcée des ménages. Il prévoit aussi une réforme de l’épargne, qui doit être mieux répartie pour financer les entreprises.

Interview de Philippe Crevel, économiste chez l’assureur Generali et président du Club des épargnants, par Donald Hebert, mercredi 27 mars

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130327.OBS2168/pouvoir-d-achat-les-francais-remplissent-moins-leur-tirelire.html

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Y’en a marre du chômage surtout pour les jeunes

Posté par ippolito le 30 mars 2013

Y'en a marre du chômage surtout pour les jeunes dans Y'en a marre du chômage 6

Chômage: horizon bouché sur le front de l’emploi, surtout pour les jeunes
La barre de «un actif sur dix» sans emploi de nouveau franchie.

Le taux de chômage atteignait 10,2% en France fin 2012 (10,6% avec les DOM-TOM). En février 2013, la hausse s’est poursuivie, avec 18.400 chômeurs de plus en un mois (+0,6%), soit un total de 3,187 millions d’inscrits en métropole. La France se rapproche donc du pic de 1997.

 Si l’on inclut les inscrits à Pôle emploi exerçant une activité réduite, 4,706 millions de personnes cherchaient un travail en métropole (+26.500 demandeurs d’emploi par rapport à janvier, +0,6% également).

C’est la première fois depuis quatorze ans que la barre de «un actif sur dix» sans emploi est franchie. Au bout de quatre années de crise, depuis le pic de 2008, l’économie française aura détruit quelque 400.000 emplois salariés, sur 24 millions soit 1,6%.

Essayer de voir la fin du tunnel n’est pas simple. La courbe des emplois suit la conjoncture avec des «dynamiques contrastées», note l’Insee.

En 2006 et 2007, belles années, le marché du travail avait été très dynamique avec la création de 393.000, puis 333.000 emplois salariés nets. Le PIB avait cru respectivement de 2,6% et de 2,3% ces deux années-là et ce résultat a permis au taux de chômage de redescendre à 7%.

Puis la crise a frappé et 164.000 emplois en 2008, puis 220.000 en 2009 ont été perdus. En 2010, la reprise (le PIB remonte de 1,7%) ne permet la création nette que de 52.000 emplois salariés. 

Elle s’essouffle dès l’été 2011 et cette année-là aura été neutre pour l’emploi (seulement 16.000 créations nettes). En 2012, la stagnation (croissance nulle) a provoqué une nouvelle dégradation (99.500 emplois).

Encore des destructions en 2013

Tous ces chiffres montrent que l’emploi va encore souffrir en 2013 à cause d’une évolution du PIB attendue entre -0,5% et +0,5%. 

Tout dépendra, pour le résultat global, du succès des emplois aidés par l’Etat (contrats de génération et emplois d’avenir) mais il est logique que l’économie française perde encore beaucoup de postes.

En 2014, la balance de créations/destructions ne redeviendra positive que si la croissance remonte bien au-dessus de 1%, ce que peu d’économistes prévoient pour l’instant.

Tous les secteurs sont dans le rouge. L’industrie, qui avait vécu une renaissance en 2010, avec un regain des postes, est repartie en forte chute cette année avec un rythme annuel de 2% supérieur même à la moyenne observée de 2000 à 2007 (-1,2%). 

Le redressement n’a pas lieu. Mais les deux secteurs naguère positifs, la construction et les services marchands, ont également basculés dans le déclin. 

Les services ne créent plus d’emplois alors qu’ils bénéficiaient d’une croissance forte et régulière de 2,7% l’an. Même triste constat pour la construction: les mises en chantier sont au plus bas.

Les premières victimes du désastre sont les jeunes et les moins qualifiés. Ils occupent les emplois les moins stables, les premiers à être supprimés. 

Tandis que dans la population totale, les CDD occupent 8% des emplois, cette proportion passe à 30% chez les jeunes. L’apprentissage concerne 20% d’entre eux contre 4% pour l’ensemble des salariés.

Seuls 28% des moins de 25 ans ont un travail

Un autre phénomène pénalise les jeunes: avec le recul de l’âge de la retraite, les seniors sont restés en poste. Et dans le climat de dégradation générale, ce maintien s’est fait au détriment des moins de 50 ans et, en particulier, des jeunes. 

Seuls 28% des moins de 25 ans ont un travail. Ils sont 730.000 au chômage et représentent un quart des chômeurs. La France n’a pas de quoi être fière. Elle ressemble en cela à l’Italie et l’Espagne et se détache des pays du Nord où non seulement il y a peu de chômage, mais où les jeunes ne sont pas sacrifiés.

La crise provoque un autre effet: les hommes se retrouvent autant au chômage que les femmes. «Alors que le taux de chômage des hommes est inférieur de 1,2 point à celui des femmes en moyenne depuis 2003, l’écart s’est réduit à 0,3 point au troisième trimestre 2012», note l’Insee. 

Cette convergence s’était déjà produite entre 2008 et 2009. Elle  s’explique: la dégradation récente de l’emploi a été plus forte dans l’intérim, dans l’industrie et la construction, secteurs où les hommes sont surreprésentés.

Dernier constat important: la probabilité de passer de l’emploi au chômage est d’autant plus importante que l’emploi est moins qualifié.

«Les ouvriers en emploi en 2011 ont ainsi un risque de 4,5% de se retrouver au chômage l’année suivante, risque trois fois plus élevé que celui des cadres.»

Ce risque est encore supérieur pour les ouvriers non qualifiés (5,5% en 2011). Les employés et les professions intermédiaires ont une probabilité intermédiaire.

Eric Le Boucher
Article également publié sur Emploiparlonsnet

http://www.slate.fr/story/69523/chomage-emploi-horizon-bouche-jeunes

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