Y’en a marre des cumulards

Posté par ippolito le 16 mai 2014

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En cumulant les mandats, le ministre du travail, François Rebsamen, occupait l’équivalent de quatre emplois à temps plein

C’est une information qui nous avait échappé. Et qui est porteuse d’espoirs pour bon nombre de demandeurs d’emploi. Figurez-vous que l’actuel ministre du travail, François Rebsamen, connaît très bien ses dossiers. L’emploi, c’est toute sa vie. Et même un peu plus : en septembre 2013, le magazine L’Express avait publié un « palmarès des cumulards de la République », ces responsables politiques qui cumulent les mandats, les fonctions et les indemnités qui vont avec. Quitte à défier les lois de la physique en occupant plusieurs postes équivalent temps plein.

Le calcul de L’Express ? A chaque fonction ou mandat, l’hebdomadaire attribuait un indice : 10 points pour un équivalent temps plein, 5 points pour un mi-temps, etc. Et à ce petit jeu, l’actuel ministre du travail était très bien classé avec un score de… 41 points.

Soit l’équivalent de quatre emplois à temps plein. C’est beaucoup pour un seul homme. Ainsi, avant de devenir ministre, Rebsamen était sénateur de la Côte-d’Or, maire de Dijon et président de la communauté d’agglomération du Grand Dijon.

Mais ce n’est pas tout : il occupait également les fonctions de président du Conseil de surveillance du CHU de Dijon, président du Syndicat mixte du SCoT du Dijonnais, président de l’Association des maires de Côte-d’Or, président du groupe socialiste au Sénat. Enfin, il était membre du Bureau national du PS. Au total, Rebsamen occupait donc quatre emplois. Autant de travail force le respect. On comprend mieux pourquoi il est devenu ministre.

*** Source
- Pierre Falga, « Le palmarès des cumulards de la République », L’Express, 10.09.2013

http://www.politique.net/2014051201-rebsamen-ministre-travail-cumul-des-mandats.htm

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Y’en a marre du cumul des mandats

Posté par ippolito le 9 mai 2014

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Cumul des mandats: l’UMP a trouvé l’astuce pour changer la loi en 2017

Si rien ne bouge d’ici l’été 2017, les élus ne seront plus autorisés à cumuler leur mandat parlementaire avec celui de maire. Mais, en cas d’alternance, l’UMP n’a pas renoncé à revenir sur cette loi votée au forceps par la majorité socialiste à l’Assemblée en dépit d’une vive opposition du Sénat.

Farouche partisan du cumul, le député-maire UMP du Touquet (Pas-de-Calais) Daniel Fasquelle a même trouvé une astuce pour modifier la loi en urgence avant qu’elle ne s’applique pas lors de la prochaine législature.

La loi organique, qui a été promulguée début 2014, prévoit que l’interdiction d’un cumul de mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale, s’applique « à compter du premier renouvellement de l’assemblée à laquelle il appartient suivant le 31 mars 2017″, donc pour les députés-maires à compter des législatives de 2017.

Mais si la droite gagne les législatives, elle devrait disposer d’une fenêtre de tir d’un mois pour empêcher l’application du non-cumul, a expliqué ce mercredi 7 mai le député Daniel Fasquelle.

La bonne idée: pré-voter la loi au Sénat dès 2014 ou 2015

La loi prévoit en effet que le député nouvellement élu aura 30 jours pour faire cesser une éventuelle situation d’incompatibilité.Dans cet intervalle d’un mois, la nouvelle Assemblée pourrait donc voter une proposition de loi rectifiant ou supprimant ce texte.

Problème: comment voter une loi dans un délai aussi court? Daniel Fasquelle pense que le texte pourrait déjà avoir été voté bien avant par le Sénat. Hostile à la fin du cumul des mandats (plusieurs élus socialistes s’étaient d’ailleurs prononcés contre), la chambre haute avait voté la loi actuelle mais en y incluant une exception pour les sénateurs

Après la défaite cinglante de la gauche aux municipales, le Sénat a de grandes chances de repasser à droite en septembre 2014, lors du renouvellement partiel de la chambre. Ce qui devrait faciliter l’inscription et l’adoption d’une proposition de loi rétablissant le cumul des mandats. En 2017, l’Assemblée n’aurait alors qu’à adopter conforme le texte voté au Sénat.

Vers un non-cumul des mandats « raisonnable »?

Mais la droite n’entend pas totalement revenir sur le non-cumul. A en croire Daniel Fasquelle, l’UMP proposerait de déposer une proposition de loi au Sénat qui modifierait uniquement l’article 12 de la loi organique.

Celui-ci précise que la règle de non-cumul « s’applique à tout parlementaire à compter du premier renouvellement de l’assemblée à laquelle il appartient suivant le 31 mars 2017″. Il suffirait, selon le député, de remplacer les mots « tout parlementaire » par « tout élu occupant une fonction exécutive locale » pour que les maires élus en 2014 puissent continuer à cumuler jusqu’en 2020.

« Cela nous laisserait trois ans pour réfléchir à une loi sur un ‘cumul raisonnable’ », qui serait par exemple autorisé pour les maires de communes petites et moyennes, explique le député-maire du Touquet, dont la commune compte moins de 5000 habitants.

Selon le décompte du journal Le Monde, 283 parlementaires qui étaient candidats ont été élus ou réélus (196 députés et 87 sénateurs) ont été élus ou réélus lors des dernières élections municipales.

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/07/cumul-des-mandats-ump-astuce-changer-loi-2017_n_5281657.html?utm_hp_ref=france

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Y’en a marre des parachutes dorés

Posté par ippolito le 6 mai 2014

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Le salaire de Dominique Voynet à l’IGAS : plus de 7 000 euros brut par mois

Elle s’est retirée de la vie politique. Du moins, pour un temps. En renonçant à briguer un nouveau mandat de maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet a abandonné son dernier mandat électif. Mais comme tout « retraité » de la vie politique, elle n’a pas eu besoin d’enchaîner les entretiens à Pôle emploi :

une semaine après son départ de la mairie, elle a été nommée en conseil des ministres au poste d’inspectrice générale des affaires sociales. Avec, à la clé, un beau salaire : « la fourchette de rémunération d’un inspecteur général des affaires sociales est de 85 000 à 100 000 euros net annuels », a expliqué l’IGAS. Soit une reconversion à plus de 7 000 euros brut par mois (l’équivalent d’un salaire de député).

Trop élevé et trop voyant ? Son ennemi de toujours en Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, l’actuel président de l’Assemblée nationale, n’a pas mâché ses mots à la suite de cette nomination : « Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République. Elue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au Parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du “système”, restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment.

Au mieux, cette nomination apparaît comme le “golden parachute” d’une élue en mal d’électeurs. Au pire, elle procède d’un accord politique lui ayant permis de s’exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruine et la gauche divisée comme jamais ».

Difficile de dire le contraire. Mais ironie de l’histoire, celui qui critique à juste titre le « golden parachute » de Dominique Voynet est aussi le prototype du cumulard : entre 2012 et 2014, l’actuel président de l’Assemblée nationale, a cumulé ce poste de premier plan avec celui de conseiller général de Seine-Saint-Denis, affichant ainsi un salaire cumulé de 9 817 euros brut par mois.

Et quand Bartolone a annoncé fin avril, sa démission du conseil général de Seine-Saint-Denis, ce n’est pas en raison de la fin du cumul des mandats : il est devenu, entre-temps, conseil municipal du Pré-Saint-Gervais. Dans quel but ? Il vise, à terme, la présidence du Grand Paris. Entre parachutistes, on se comprend.

*** Sources
- « Bartolone critique le « golden parachute » électoral de Voynet », Lemonde.fr, 16.04.2014
- « Bartolone démissionne du conseil général de Seine-Saint-Denis », Lemonde.fr, 28.04.2014

http://www.politique.net/2014050501-salaire-dominique-voynet.htm

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Y’en a marre du cumul des mandats

Posté par ippolito le 24 août 2013

Cumul des mandats : Christian Poncelet, 147 ans de mandat électif

C’est le record à battre. Alors que l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur l’interdiction du cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutif locale, Le Monde a évoqué l’archétype du cumulard. Il s’agit de Christian Poncelet, l’ancien président du Sénat (celui qui avait fait visiter ses faux appartements à France 2 pour éviter de montrer le luxe de son vrai appartement de fonction).

En cinquante ans de carrière, Poncelet a occupé quasiment tous les postes existants. Un parcours retracé au début de l’été par Le Monde : 

« Tout commence en 1962, lorsqu’il obtient son premier mandat de député des Vosges, renouvelé en 1967 et en 1968, qu’il conservera jusqu’en 1972. 

Député : dix ans. 

Dans le même temps, il pose les fondations de ce qui deviendra son fief électoral. Elu conseiller général en 1963, il est systématiquement réélu depuis. Il devient président du conseil général en 1976, fonction qu’il occupe toujours depuis onze mandats consécutifs. 

Conseiller général : cinquante ans.

En 1965, il devient conseiller municipal de Remiremont. Il est ensuite premier adjoint et, enfin, maire en 1983, poste que la loi anti-cumul l’obligera à quitter en 2001.

Elu municipal : trente-six ans.

Il siège aussi au conseil régional de la Lorraine de 1978 à 1992. 

Conseiller régional : quatorze ans. 

Au passage, il s’offre même une éphémère présence au Parlement européen de 1979 à 1980.

Député européen : un an.

Après avoir exercé différentes fonctions ministérielles dans les gouvernements successifs de Pierre Messmer, Jacques Chirac et Raymond Barre, de 1972 à 1977, c’est vers le Sénat qu’il se tourne.

Elu sénateur en 1977, il achève actuellement son quatrième mandat de neuf ans, ayant même obtenu un petit rab d’un an en raison de la modification du calendrier électoral.

 Sénateur : trente-six ans ».

Au total, alors que Poncelet se targue de n’avoir jamais perdu une élection, l’ancien président du Sénat a donc cumulé 147 ans de mandat électif. Une pratique qualifiée par Le Monde de « maladie française ». Aujourd’hui, 468 députés et 264 sénateurs détiennent au moins un autre mandat local.

*** Sources
- Patrick Roger, « Poncelet, 147 ans de mandats électifs », Le Monde, 02.07.2013
- Patrick Roger, « La maladie française du cumul des mandats », Le Monde, 02.07.2013

http://www.politique.net/2013082202-poncelet-147-ans-de-mandat.htm

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Y’en a marre du cumul des mandats et surtout de Philippe Duron

Posté par ippolito le 22 août 2013

Philippe Duron : champion de France des cumulards

Le député socialiste cumule 4 mandats et 24 fonctions qui laissent entrevoir des centres d’intérêt surprenants, et une propension à tisser ses réseaux.

Philippe Duron est champion de France. Et même si son titre implique des performances physiques hors du commun, il n’est pas ici question de Ligue 1, de natation ou de saut à la perche. 

Avec 28 titres différents, le député socialiste du Calvados est tout simplement détenteur de la médaille d’or du cumul des mandats et des fonctions, toutes catégories confondues, devant le sénateur-maire UMP Gérard Larcher (3 mandats et 19 fonctions).

Selon une enquête du Parisien en collaboration avec l’association de lutte contre la corruption Anticor, en plus de cumuler les mandats de député du Calvados et de maire de Caen, il est aussi à la tête de l’agglomération Caen-la-Mer et de Caen Métropole, qui gère l’aménagement du territoire pour 143 communes.

 En plus de ces 4 mandats électifs, le maximum fixé par la loi (un mandat exécutif, parlementaire, local et intercommunal), Philippe Duron serait également titulaire de 24 autres fonctions, aux noms souvent pompeux, qui laissent entrevoir des centres d’intérêt divers et variés, et une propension à tisser ses réseaux. 

En vrac, l’élu est à la fois président du conseil d’administration de Normandie Aménagement – une société visant à soutenir des projets immobiliers – et de la Conférence de l’Arc atlantique – censée promouvoir une trentaine de villes côtières en Europe, il est membre du collège Collectivités territoriales au conseil d’administration de l’Institut des hautes études de développement et d’aménagement des territoires en Europe, mais aussi administrateur du Comité pour l’organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen. Il est président du conseil de surveillance du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen. La liste est encore longue… 

Difficile d’évaluer les revenus que procure un tel dévouement ! Le chiffre de 55 000 euros circule, mais il est invérifiable. En revanche, il est acquis qu’une telle carte de visite procure d’innombrables avantages en nature : notes de frais, voiture et chauffeur, voyages, secrétariat…

« Soigner son carnet d’adresses »

Plus surprenant, il semble également avoir un tropisme pour la Macédoine, dont il préside le groupe d’amitié avec la France, ce qui ne l’empêche pas d’aimer sa langue maternelle, puisqu’il en fait la promotion en tant que membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. Et pour soigner son carnet d’adresses, il est également vice-président de l’Union amicale des maires du Calvados et membre du bureau de l’Association des maires des grandes villes de France.

Mais outre les animaux politiques, nos amis les bêtes semblent également accaparer une partie substantielle de son emploi du temps présidentiel. L’élu semble avoir fait des canassons son dada : il est membre de l’incontournable groupe d’études cheval à l’Assemblée nationale, qui réunit 63 députés de sensibilités politiques variées dont le rôle est d’ »auditionner les acteurs du cheval et d’intervenir auprès des autorités ministérielles et de Bruxelles sur les défis nombreux auxquels est confronté le monde du cheval ». 

Une activité qui ne manque pas de selle ! Mais pour éviter toute discrimination animalière, il est également représentant de l’Association de gestion de la fourrière et du refuge d’animaux de Verson.

Si 83 % des parlementaires sont des « cumulards », selon les chiffres du Parisien, cette collection d’attributions suscite tout de même le courroux de certains élus. 

Après les dernières élections législatives, lorsque Philippe Duron fut nommé à la tête du conseil d’administration de la controversée et convoitée Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), son ancien rival aux législatives, Philippe Lailler (MoDem), s’était insurgé de cette situation sur le site internet du Modem 14 :

  »Pourtant surchargé en terme de fonctions et de mandats, nous en avions comptabilisé 38 (28 selon les chiffres du Parisien, NDLR) lors des élections législatives, le Premier ministre a, en effet, offert une nouvelle couche au millefeuille de mandats du maire de Caen… »

« On est tous plus ou moins président d’un groupe d’amitié »

« On est tous plus ou moins président ou membre d’un groupe d’amitié à l’Assemblée nationale, et pas toujours de celui que l’on souhaite. Mais on n’est pas rémunéré pour ça, c’est plus un affichage qu’autre chose », explique Cécile Untermaier, député PS de Saône-et-Loire, qui reconnaît cependant que « ces activités prennent du temps ». 

Très active pour porter le projet du non-cumul, la vice-présidente de la commission Cahuzac désigne les cumulards comme Philippe Duron comme « des féodaux locaux qui profitent du système en se servant des règles ».

Lorsqu’on lui lit l’interminable liste des fonctions de Philippe Duron, le président du PRG et sénateur Jean-Michel Baylet, farouche opposant à la réforme qui mettra fin au cumul des mandats lors de la prochaine législature, n’en démord pas : 

selon lui, la loi élaborée par, entre autres, Lionel Jospin (et qui est encore en vigueur) apporte « suffisamment de garde-fous » en la matière, même s’il apporte une nuance : « Je ne suis pas hostile à dire qu’il ne faut pas cumuler les fonctions et les responsabilités (contrairement aux mandats, NDLR). »

Probablement accaparé par ses innombrables activités, Philippe Duron n’a pas donné suite aux appels du Point.fr. En 2012, il s’était déjà prononcé contre la fin du cumul : « On se privera de beaucoup de compétences au Parlement », avait-il expliqué sur France 3. 

Mais il avait expliqué sur Normandie TV qu’il la voterait tout de même et se l’appliquerait. En 2017, s’il est réélu, l’élu sera donc obligé de choisir entre son mandat de maire et de député. 

Selon le site Tendanceouest.com, il a d’ores et déjà indiqué qu’il opterait pour le premier choix. Mais il pourra toujours se consoler, car la loi lui permettra encore d’être conseiller municipal, conseiller régional ou général en plus d’une des deux fonctions précitées. 

En attendant, une pétition pour mettre fin au cumul des mandats lui étant adressée et rassemblant 384 signataires a été lancée sur Internet.

La liste (non exhaustive) des fonctions de Philippe Duron : 

Député du Calvados,
Membre de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale,
Président du groupe d’amitié avec la Macédoine,
Membre du groupe d’études cheval à l’Assemblée nationale,
Membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, 
Maire de Caen, 
En charge du développement de la ville de Caen,
Président du conseil de surveillance du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, président de la Conférence des villes de l’Arc atlantique,
Président du conseil d’administration de Normandie aménagement,
Président de Caen Presqu’île,
Membre d’honneur du conseil d’administration de l’École d’ingénierie et travaux de la construction de Caen
Représentant de l’Association de gestion de la fourrière et du refuge d’animaux de Verson,
Administrateur du Comité pour l’organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen,
Président de la Société d’économie mixte : gestion du mémorial de la Bataille de Normandie,
Vice-président de l’Union amicale des maires du Calvados,
Membre du bureau de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF)
Président de l’Agglomération Caen-la-Mer,
Administrateur de l’Assemblée des communautés de France,
Président de Caen Métropole,
Membre de droit du conseil national du Parti socialiste,
Coprésident de l’association Transport Développement Intermodalité Environnement,
Vice-président de la Conférence de réseaux transfrontaliers et interrégionaux de villes (CECICN),
Membre de l’association Avenir Transport,
Membre du collège Collectivités territoriales au conseil d’administration de l’Institut des hautes études de développement et d’aménagement des territoires en Europe,
Administrateur de l’association Relais des sciences,
Administrateur de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France,
Membre du bureau de l’Institut de la gestion déléguée

http://www.lepoint.fr/politique/philippe-duron-champion-de-france-des-cumulards-21-08-2013-1715883_20.php

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Y’en a marre des mensonges et des scandales mais surtout des sujets qui fâchent mais dont on ne parle pas …

Posté par ippolito le 1 juillet 2013

Pire que les mensonges, ces sujets dont on ne parle pas

Ils sont légions les adeptes de cette nouvelle stratégie consistant à mettre sous le tapis tout ce qui peut déranger. Mentir est une perte de temps. Mieux vaut ne pas parler du tout des sujets qui fâchent ou de l’actualité qui gêne. Des exemples .

En voici un, énorme, caricatural. Pour expliquer la Bérézina de Villeneuve-sur-Lot, les socialistes ont dégainé tout l’arsenal de leurs habituelles balivernes : la faute à l’affaire Cahuzac (sans doute, un peu), la faute à la multiplication des candidatures (ils nous avaient déjà fait le coup en 2002 en prétendant que la candidature de Christiane Taubira avait causé la perte de Lionel Jospin), la faute à la crise, la faute à la météo dominicale… 

La faute à tout le monde, sauf aux socialistes, sauf à la politique menée par le gouvernement. Les socialistes, comme hier la majorité UMP, sont devenus champions du monde toutes catégories pour battre leur coulpe sur le torse du voisin. 

Evidemment, aucune de ces explications n’a convaincu personne et l’angoisse reste entière : quelle réponse politique, sociale, économique, morale, civique, citoyenne, apporter à l’inexorable progression du vote Front National ? Bonne question, merci de me l’avoir posée. Sauf que… silence. 

Au Parti socialiste, le sujet est jugé bien trop grave pour en parler. Pas un mot ou presque lors des réunions des groupes parlementaires au Sénat et à l’Assemblée. Pas le moindre débat lors du bureau national du PS rue de Solférino, mardi. 

Quand le FN faisait 20% en 2002, la gauche descendait dans la rue ; à 47% dans l’Oise ou à Villeneuve-sur-Lot, elle se tait. Circulez, il n’y a rien à voir, rien à dire, rien à faire. Le PS est un tramway nommé Harlem Désir qui fonce droit dans le mur… en silence ! 

A l’UMP aussi, ils sont légions les adeptes de cette nouvelle stratégie consistant à mettre sous le tapis tout ce qui peut déranger. L’affaire Guéant ? No comment. La « bande organisée » de l’affaire Tapie ? Pas d’avis. 

Takieddine – oui, celui qui accueille Copé dans sa piscine ! – avoue avoir financé la campagne de Balladur en 1995 avec des rétrocommissions en liquide provenant de ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et au Pakistan ? Silence. Sarkozy et l’argent de Kadhafi ? En privé, on dit craindre le pire, mais en public, pas un mot. La bataille idéologique Copé-Fillon ? Motus. 

Et quand l’un d’eux, Bruno Le Maire en l’occurrence, s’avise de vouloir sortir la tête de la tranchée, ils le flinguent d’une balle en plein cœur. Anonymement, évidemment. 

L’ancien ministre de l’Agriculture a eu le malheur de proposer la fin du cumul des mandats dès 2014, la démission automatique de la fonction publique de tout haut fonctionnaire élu au Parlement, la limitation à trois du nombre de mandats nationaux successifs ou, pire, le strict contrôle de l’immigration clandestine et la révision des critères d’attribution de l’aide médicale pour les étrangers. 

Et d’ajouter : « Je propose qu’à droite, nous parlions de manière moins provocante, mais qu’on aille au bout de nos idées (…) Quand des gens du voyage restent sur un terrain interdit et que le préfet ne fait rien, le FN prend dix points de plus ». 

On peut être d’accord ou pas avec Le Maire, mais tout cela mériterait au moins un débat, serein, courtois, respectueux. Non, débat interdit. 

Aussitôt, Lemaire s’est retrouvé exécuté en place publique. Le journal Le Monde dresse le bûcher : « Bruno Le Maire, rattrapé par la droitisation de l’UMP ». Un ami de Copé craque l’allumette : « il ne sait pas où il habite. 

Le souci avec lui, c’est que l’on ne sait pas ce qu’il propose, puisque cela dépend de la saison ». Un proche de Sarkozy met le feu sous la paille : « Avec son double discours, il fait preuve de schizophrénie permanente ». Un dernier souffle sur les braises : « C’est un type intelligent qui dit des choses intelligentes, mais il a le charisme d’une huître ». Le Maire, rentre chez toi, tu gênes !

Et l’on pourrait ainsi multiplier les sujets dont il ne faut surtout pas parler. 

La loi bancaire qui n’aura aucun effet sur les banques : la gauche ne veut pas dire qu’elle s’est reniée, la droite ne veut pas dire que ça l’arrange. 

La suppression de 3200 postes de fonctionnaires en 2014 : la droite refuse d’admettre que la gauche – forcément dépensière – coupe dans les effectifs ; la gauche – qui fait de l’austérité sans le dire – a honte de l’avouer. Donc, pas un mot. 

Dominique Strauss-Kahn qui revient jouer les oracles économiques au Sénat : parlons d’autre chose. 

Le commerce des armes qui, malgré la crise, a augmenté de 30% depuis 2008 pour approcher la barre des 100 milliards de dollars : silence, on tue !

Encore un petit non-dit, avant de se quitter. Dans L’Express, Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC (jusqu’au 31 août prochain), déclare : « C’est la Chine qui a fait le moins d’erreurs économiques ». 

Oui, la Chine, qui pollue la terre entière, qui se moque du droit du travail et des droits de l’homme. De Pascal Lamy, on attendait plutôt qu’il dise : « C’est la Chine qui fait le plus d’horreurs économiques ». 

Rappelons en effet qu’officiellement, Pascal Lamy est de gauche, que son nom a circulé – et circule encore – comme premier ministrable possible en lieu et place de Jean-Marc Ayrault, qu’il est l’idole des patrons – et pour cause ! – et que des élus (de gauche et de droite) se démènent dans les allées du pouvoir pour faire sa campagne. 

Mais de cela non plus, il vaut mieux ne pas parler trop fort… Ca étoufferait la droite d’admettre qu’elle soutient des gens officiellement estampillés à gauche ! Ca défriserait la gauche d’avouer qu’elle compte des personnalités comme Pascal Lamy dans ses rangs.

http://www.marianne.net/Pire-que-les-mensonges-ces-sujets-dont-on-ne-parle-pas_a229773.html

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