Y’en a marre de la hausse de la dette

Posté par ippolito le 10 février 2012

La dette publique de la France gonflera davantage que prévu, à 89,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012 contre 88,3 % attendus jusqu’ici, et atteindra un pic à 89,3 % en 2013, selon les prévisions du gouvernement actualisées en marge du collectif budgétaire présenté mercredi 8 février en conseil des ministres.
Dans ses précédentes prévisions, le gouvernement tablait sur un reflux de la dette dès l’an prochain à 88,2 %.

Ce reflux est désormais repoussé d’un an, à 2014, avec une dette à 88,3 % du PIB, qui descendrait ensuite progressivement à 86,2 % en 2015 (contre 84,9 % précédemment prévus) et 83 % en 2016 (au lieu de 81,8 %).

Le gouvernement confirme en revanche ses engagements de réduction du déficit public : 4,5 % du PIB cette année, 3 % l’an prochain et un retour à l’équilibre budgétaire prévu pour 2016.

Ces révisions prennent en compte la dégradation de la conjoncture ainsi que l’aide financière apportée aux Etats en difficulté de la zone euro, via la création d’un fonds de secours permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

La France va verser dès 2012 une première part de capital de 6,6 milliards d’euros à ce MES, ce qui n’alourdit pas son déficit public, pour des raisons comptables, mais gonfle sa dette publique. D’autres versements sont prévus au cours des trois années suivantes. Le ministère du budget fait valoir que, sans le versement de cette aide, la dette publique aurait commencé à refluer comme prévu en 2013.

La France est le premier pays à engager le processus de ratification de ce MES, censé voir le jour le 1er juillet, même si le vote définitif revient désormais au Parlement.

La transcription en droit français de la création du MES est intégrée dans un projet de loi de finances rectificative présentée en conseil des ministres. Elle traduit les décisions des derniers sommets européens d’avancer d’un an, à la mi-2012, la mise en place de ce fonds de secours pour les Etats de la zone euro en difficulté financière, qui sera doté, à terme, de 500 milliards d’euros.

Le MES sera abondé par les pays membres de l’Union monétaire en différentes étapes, au prorata de leur poids économique.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/08/le-gouvernement-revise-la-dette-publique-a-la-hausse-pour-2012_1640311_1471069.html

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Y’en a marre des politiques

Posté par ippolito le 10 février 2012

Le gouvernement met en avant le déficit «énorme» de la Sécurité sociale pour culpabiliser les assurés sociaux et leur faire accepter de payer toujours plus pour des prestations sans cesse réduites. Mais c’est ce même gouvernement et ses prédécesseurs qui sont responsables du déficit, pas les salariés ni les malades. 

La présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, la CNAV, dans une interview au Parisien du 19 juin, met par exemple en parallèle le déficit annoncé de plus de deux milliards d’euros de la caisse vieillesse, avec ce que l’État doit à cette caisse au titre de la solidarité vieillesse, dette qui se monte à… 4 milliards d’euros! Mais le gouvernement, au lieu de payer ce qu’il doit, veut nous convaincre qu’il faut accepter de diminuer encore les pensions et reculer l’âge du départ en retraite pour «sauver» le système! 

Et cela n’est qu’une petite partie de la dette de l’État envers les organismes de la Sécurité sociale. Il doit par exemple à la caisse des non-salariés agricoles 4,6 milliards d’euros qu’il voudrait faire endosser au régime général! 

Nous arrivons ainsi à un total de plus de 8 milliards d’euros. 

Sécurité sociale : l’annonce d’un déficit… et de nouvelles coupes sombres 

La Cour des comptes a publié le 8 septembre son rapport annuel sur la Sécurité sociale. Son déficit aurait été de 30 milliards en 2010. « Abyssal », « historique », « record » : on n’a pas épargné les adjectifs pour sensibiliser la population… aux sacrifices qu’on veut continuer à lui imposer dans ce domaine aussi. Car la discussion du budget 2012 de la Sécu est en cours.

En 2008, le déficit n’atteignait pas neuf milliards. Il a donc plus que triplé en deux ans, représentant maintenant 1,5 % du produit intérieur brut (PIB). La dette cumulée de la Sécurité sociale se monte à 136 milliards. Pourquoi cette augmentation importante ?

Selon la Cour des comptes, la moitié de ce déficit viendrait de la crise : baisse des cotisations due au chômage et aux suppressions d’emplois, exonérations de cotisations patronales, à quoi il faut ajouter le remboursement de la dette. Ce sont donc les banques qui bénéficient de ces déficits-là.

Mais on préfère nous parler de l’autre moitié du déficit, qui viendrait de ce que le système de protection sociale français serait beaucoup trop généreux vis-à-vis des assurés sociaux. En particulier il rembourserait trop les médicaments et toutes les dépenses de santé. Et la Cour des comptes et le gouvernement lui-même de réclamer qu’on mette fin à cet incroyable laxisme.

Car dénoncer les remboursements, surtout de médicaments, c’est orienter les mesures que le gouvernement envisage de prendre. Quand on parle du prix des médicaments, on confond volontairement le prix payé par l’assuré social, et qui lui est plus ou moins remboursé, et le prix imposé par les laboratoires, y compris pour des produits inutiles, voire dangereux comme le Mediator de Servier. La Cour des comptes évoque bien en passant « l’incohérence » des prix fixés en accord entre l’État et les laboratoires, mais c’est les remboursements qu’elle montre du doigt.

Pour « maîtriser les dépenses de santé », il faudrait selon elle revoir les remboursements des frais hospitaliers et de médicaments. Il faudrait en particulier supprimer ou réduire fortement la prise en charge à 100 % (qualifiée de façon abusive, mais orientée, de « niche sociale » !) dont bénéficient les malades atteints d’une affection de longue durée, les nouveau-nés, les femmes enceintes de plus de six mois.

Il faudrait aussi, préconise-t-elle, réduire les dépenses des hôpitaux, en les contraignant à être compétitifs, à se regrouper, en diminuant les dotations forfaitaires. Il faudrait économiser un milliard sur le personnel de la Sécurité sociale qui serait loin d’être assez mobile. Enfin il faudrait augmenter la CRDS, cet impôt de « contribution au remboursement de la dette sociale ».

Pour dénoncer cette dette, la Cour des comptes trouve des accents lyriques : « La dépendance à la dette est devenue le poison de la Sécurité sociale. La dette sociale est une drogue. » Elle est moins mordante quand il s’agit de la dette de l’État, pourtant trois fois plus élevée pour un budget de montant comparable. Et moins critique pour dénoncer les dépenses militaires et le coût du renflouement des banquiers.

Le gouffre sans fond de la « dette sociale » 

Les milliards que rapporteront les trois mesures annoncées par le gouvernement sont destinés à alimenter les caisses de la Cades – Caisse d’amortissement de la dette sociale. Cet organisme a été créé en 1996, pour gérer la « dette sociale », autrement dit les déficits de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse – c’est-à-dire pour rembourser leurs dettes. Au total, sur les 134,6 milliards d’euros de dette qui lui ont été transférés depuis sa création, 42,7 milliards seulement ont été remboursés. Reste donc presque 92 milliards, à quoi il faut ajouter les 85 milliards d’euros de dettes supplémentaires que le gouvernement prévoit de lui transférer au titre des années 2009 à 2011.

Les ressources de la Cades proviennent de la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) et de 0,2 point de CSG, ce qui a représenté en 2009 au total 8 milliards d’euros. C’est loin de faire le compte, même avec les nouvelles ressources décidées par le gouvernement. Pour rembourser les dettes qui viennent à échéance, et payer les intérêts dus, la Cades doit lancer des emprunts sur les marchés financiers, accroissant de ce fait encore le poids de la dette. Le gouvernement vient de décider de repousser de quatre ans, jusqu’en 2025, la durée de vie de la Cades. C’est la quatrième fois que cette date butoir est reculée : à l’origine, elle avait été fixée à 2009. Mais cela ne fait que repousser l’échéance, sans régler le problème du trou creusé dans les caisses de la Sécurité sociale par les bas salaires, le chômage et les cadeaux au patronat.

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/11/16/2639371_l-etat-premier-fraudeur-de-la-securite-sociale.html

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Y’en a marre Du déficit budgétaire de l’état

Posté par ippolito le 10 février 2012

Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est établi à 90,8 milliards d’euros à fin 2011 contre un niveau record de 148,8 milliards un an auparavant, a confirmé mercredi 8 février le ministère du budget.

Ce chiffre avait déjà été annoncé le 24 janvier par la ministre du budget, Valérie Pécresse, devant la commission des finances de l’Assemblée nationale. La ministre s’était alors déclarée « d’ores et déjà certaine » que le déficit public, qui intègre également les comptes de la Sécurité sociale et des collectivités locales, « sera substantiellement inférieur à l’objectif de 5,7 % du PIB » (produit intérieur brut) que s’était fixé le gouvernement.

Le 29 janvier, lors d’un entretien télévisée, le chef de l’Etat avait confirmé que le déficit public avait été ramené en 2011 à 5,4 % du PIB, « peut-être 5,3 % ».

« La France est un pays sérieux, qui se modernise et va être en avance sur le plan de passage de réduction du déficit alors qu’il y a six mois on nous disait que c’était inatteignable, cela montre que l’on est dans la bonne direction », a déclaré mercredi 8 février sur RTL le ministre de l’économie, François Baroin.

365 MILLIARDS DE DÉPENSES, 275 MILLIARDS DE RECETTES

Au 31 décembre 2011, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 365,4 milliards d’euros contre 425,7 milliards au 31 décembre 2010, a précisé le ministère du budget.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établies à 275,2 milliards d’euros contre 274,9 milliards à fin décembre 2010.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/08/le-deficit-budgetaire-de-2011-s-etablit-a-90-8-milliards-d-euros_1640201_1471069.html

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Y’en a marre de la crise

Posté par ippolito le 4 février 2012

Cette crise n’est pas notre crise, mais c’est nous qui la payons : en effet ces 25 dernières années, la part des salaires a baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980, les salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB mais ne représentent plus que 67% actuellement.

Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont allé dans les poches des plus riches et donc 200 milliards d’euros de perte sur les salaires !

Comment s’étonner que les bénéfices des sociétés explosent.

Mais ces 200 milliards qui n’ont pas été versé sous forme de salaires et de sur-salaires représentent également un formidable manque à gagner pour les caisses sociales de la retraite et de la sécurité sociale.

Mais ceux là même qui ont organisé ce vol de nos salaires commencent à s’en inquiéter.

« J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (…) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». C’est ainsi que s’est exprimé Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine qui expose ses craintes au Financial Times.

Il redoute que les gens se soulèvent contre le capitalisme et les marchés dont les profits deviennent indécents.

Ce en quoi il tout à fait raison, la situation faite au peuple grec devient chaque jour plus insoutenable. Vont-ils accepter encore longtemps les dictats de la troika pour le seul bénéfices des banquiers et des rentiers ?

Mais alors comment comprendre que la question des salaires ne soient pas au centre de tous les débats en France alors même que le gouvernement nous promet encore plus de rigueur, la remise en cause de nos droits sociaux (retraite à 67 ans, baisse des remboursements sécurité sociale etc).

Et comment comprendre que le peuple travailleur se soit fait spolier de telles parts de salaires sans explosions sociales.

Il faut peut-être chercher un début d’explication dans le tournant opéré sous le gouvernement Mitterrand par Jacques Delors en 1982 avec la suppression de l’échelle mobile des salaires , dispositif basé sur la négociation permettant d’indexer les salaires sur l’indice des prix et permettant de maintenir le pouvoir d’achat des salariés.

C’est en effet au début des années 1980 que commence le chômage de masse : prétexte tout trouvé pour demander un effort aux salariés pour le bien de l’économie nationale. De mauvaises langues diront que le chômage à été créé de toute pièce afin de constituer une armée de chômeurs, permettant de faire un chantage permanent aux salariés encore en poste.

Et c’est juste après les années 80 que les entreprises réalisent des bénéfices toujours plus importants, du fait des salaires économisés et pour accroitre leurs bénéfices elles restructurent à tour de bras et délocalisent vers des pays à bas coût de main-d’œuvre.

Le quotidien Les Echos précisera « Le revenu salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années ».

Pour preuve que tout allait pour le mieux dans le meilleurs des mondes pour les capitalistes, il suffit de se souvenir que c’est en 1987 que naissait le CAC40, avec un indice 1000. Il cotait 6000 points il n’y a pas très longtemps. Une augmentation de 600%, comme quoi les sacrifices demandés aux salariés n’ont pas été perdus pour tout le monde.

À cela s’est ajouté la précarité, l’intérim, les petits boulots, le temps partiel. Devenu jetable, malléable, l’emploi est la seule variable d’ajustement des entreprises.

Mais ce n’est jamais assez pour la bourse, il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc.

Par le biais du chômage de masse, le patronat et les gouvernements successifs ont réussi leur opération chantage. 
Les capitalistes aidés par les gouvernements successifs ont rusé afin de culpabiliser les travailleurs qui se battaient pour leurs droits et pour leurs salaires.

Combien de fois n’a t-on pas entendu de la part des commentateurs et des politiques que l’intransigeance des revendications salariales mettraient le pays à genoux.

Il faut bien admettre que ce discours culpabilisant à porté ses fruits et on à vu les organisations syndicales mettre un bémol à leurs revendications.
Depuis les années 80 la classe ouvrière de France à perdu des acquis arrachés par de longues luttes au cours des décennies passées.
Le principal acquis étant le droit démocratique de négocier collectivement le niveau de salaire.

Par le biais du chantage à l’emploi dans un premier temps, les grands patrons ont réussi à corseter les organisations syndicales, les amenant peu à peu à participer à la bonne gouvernance des entreprises, non seulement en les dissuadant de défendre les intérêts des travailleurs mais aussi en tentant d’impliquer les syndicats dans l’application des plans des patrons, soit disant dans l’intérêt de la « collectivité économique », comme si les travailleurs et les représentants de la finance internationale avaient des intérêts communs !

Comme on l’a vu, les intérêts bien compris du marché ont soustraient 200 milliards d’euros aux salariés rien que pour l’année 2010.
les directions des organisations syndicales et les représentants des partis se réclamant des travailleurs n’ont pas su résister au chantage des capitalistes et ont céder sur la question des salaires.

Quel candidat à l’ élection de 2012 soulève la question de ces milliers de milliards d’euros soustraient aux travailleurs et à leurs familles depuis 1983 ?

Or cette question est vitale au regard des menaces de plans de rigueurs toujours plus brutaux. Cette question est d’une acquitté sans précédente dans le cas de la Grèce.

En effet tout recul devant les exigences des « marchés » entraine immédiatement d’autres exigences encore plus insoutenables.

C’est les reculades consécutives depuis 1983 devant les exigences des capitalistes qui leur ont permis d’amasser un immense trésor de guerre qu’ils utilisent pour délocaliser les entreprises et la production, parachevant ainsi leur chantage exigeant toujours d’avantage de sacrifices de notre part, dans l’intérêt générale ont-ils l’impudence de déclarer alors qu’années après années, ils annoncent des bénéfices toujours plus grands.

Sous le prétexte de crise économique, alors que les bénéfices explosent années après années, les grands patrons de l’industrie ont jeté au chômage et dans la précarité des millions de travailleurs, permettant ainsi aux capitaines d’industrie de parfaire leur chantage. « tu n’es pas content, des dizaines de chômeurs seront heureux de prendre ta place. Nous avons tolérer la transformation d’une partie croissante des ouvriers en chômeurs chroniques, en miséreux vivant des miettes d’une société en décomposition.

Le droit au travail est le seul droit sérieux que le travailleur ait dans une société fondée sur l’exploitation. Cependant, ce droit lui est enlevé à chaque instant. 
Les travailleurs doivent donc se réapproprier les syndicats et mettre au centre de leurs revendications l’échelle mobiles des salaires mais aussi l’échelle mobiles des heures.

Ils ne s’agit pas des 35 heures mais du véritable partage du travail existant avec maintient du salaire.

En effet est-il tolérable que des millions de travailleurs soient en état de précarité alors que la finance internationale exhibe sans aucune pudeur leurs réussites.

« Les syndicats et les autres organisations de masse doivent lier ceux qui ont du travail et ceux qui n’en ont pas par les engagements mutuels de la solidarité. Le travail disponible doit être réparti entre tous les ouvriers existants, et cette répartition déterminer la longueur de la semaine de travail. Le salaire moyen de chaque ouvrier reste le même qu’avec l’ancienne semaine de travail ! Le salaire, avec un minimum strictement assuré, suit le mouvement des prix. Aucun autre programme ne peut être accepté pour l’actuelle période de catastrophes. » Ecrit en 1938 mais plus que jamais d’actualité si l’on veut sortir du cycle infernale de la paupérisation que nous impose la finance internationale.

Les banquiers et autres grands patrons nous ont bel et bien enfumés avec leur chantage sur le sauvetage de l’économie. C’est le peuple seul qui s’est serré la ceinture.

Contre ceux qui ont résister, les journalistes et les politiques ont glosé sur les miettes des régimes spéciaux, sur ces « bénéficiaires de lois obsolètes », sur ce « privilège intolérable ».

Mais ces journalistes ont oublié de mentionner le « privilège intolérable » des actionnaires, ces « bénéficiaires » d’abattements fiscaux, sur la « nécessité économique et démocratique » de taxer leurs revenus financiers.

ils ont oublié d’expliquer que « les millionnaires, toujours plus nombreux, sont lancés dans une course sans fin au plus grand, au plus beau, au plus luxueux yacht… Dans ces châteaux des temps modernes,où le robinet à 8 000 euros plaît beaucoup  » !

Mais ils n’ont pas fait le moindre lien entre la misère des uns et l’opulence affichées sans retenues par ceux qui nous demandent de faire des efforts et de se serrer la ceinture.

Alors il est certain que face aux revendications de l’échelle mobile des salaires et des heures, ceux là même qui exhibent leurs richesses démontreront l’ « impossibilité de réaliser » ces revendications.

Il s’agit de nous préserver de la déchéance, de la démoralisation et de la ruine.

C’est un combat vitale, on le voit d’ores et déjà en Grèce. Le peuple grec va sans aucun doute nous frayer le chemin et nous montrer la voie de la résistance en jetant hors de la Grèce le FMI et l’Union Européenne.

De l’argent, il y en a, il suffit de confisquer les milliers de milliards d’euros qui ont été soustrait par les rapaces de la finance.

Ce n’est pas aux peuples de payer la crise des trusts, des financiers et des banquiers.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/hold-up-sur-nos-salaires-103912

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Y’en a marre du triple A

Posté par ippolito le 14 janvier 2012

La triple A est perdu ? Et alors ?

La dégradation de la note pourrait coûter 15 milliards d’euros au budget de la France. Mais faut-il se battre à tous prix pour récupérer la note d’excellence, et tous els moyens sont-ils bons ?

L‘agence Standard & Poor’s  a donc fait tomber le verdict qui n’étonne plus personne, à force d’être attendu : plus de Triple A pour la dette publique française. La France est éjectée du club fermé (16 pays dans le monde, dont 6 en Europe jusqu’à ce vendredi 13 janvier). 

Quelles en seront les conséquences ? Difficile à évaluer. Etre triple A, c’est à dire avoir la meilleure note, permettrait d’obtenir le plus faible taux d’intérêt pour les emprunts publics. La perte devrait logiquement entrainer une augmentation des taux. Mais dès avant  la décision de S&P, l’Allemagne empruntait à 1,85% par an pour une obligation à 10 ans, quant la France devait servir du 3,1%.  

Jean-Michel Six avait déjà déclaré que les marchés avaient sanctionné la France au niveau d’un « triple B », ce qui n’est pas glorieux ! A Bercy, on a anticipé la dérive en pariant sur un taux moyen de 3,7% pour les émissions de dettes en 2012. « C’est un taux qui demeure historiquement bas », explique-on au ministère des Finances. Pas de péril en la demeure donc. Et on rassure : « comme nous diminuons lentement le volume de la dette émise, c’est tout à fait contrôlable ». 

Pour Thomas Chalumeau, auteur d’une note de la fondation Terra Nova, le scénario possible est plus dramatique ; « une dégradation « officielle » de la note de la France, qui plus est de deux crans comme il est possible, constituerait une étape décisive d’un mouvement de réajustement à la hausse du risque français. 

Ce réajustement pourrait atteindre rapidement jusqu’à 1 % d’intérêt supplémentaire (100 points de base). Dans cette hypothèse, réaliste, les taux pourraient se rapprocher, à 4 %, voire plus, des niveaux de taux appliqués à l’Espagne (5,4 %) ou à l’Italie (6,7 %). » Et là le coût de la dette prendrait une trajectoire ascendante : « L’impact de ce point d’intérêt supplémentaire sur nos charges d’intérêts annuelles serait très conséquent, et ce rapidement : de l’ordre de 2,5 à 3 milliards d’euros annuels à l’horizon de 12 à 18 mois, avant d’atteindre possiblement près de 15 milliards d’euros par an à l’horizon 2017 ans, une fois répercuté sur l’ensemble de notre stock de la dette publique, dont la maturité est proche de 5 ans. 15 milliards, soit l’équivalent de deux points de TVA, ou encore de la somme des budgets alloués au ministère de la culture, de l’agriculture, des affaires étrangères, de l’écologie et des transports… » 
  
On va donc certainement voire fleurir les sirènes de la rigueur dans le débat politique. La tentation de « récupérer le triple A de la France » va se poser. Il y a en fait trois méthodes qui n’ont rien d’équivalentes : 

1- La plongée rapide dans l’austérité. Il s’agit de rétablir les comptes publics le plus rapidement possible, sur le modèle de l’Espagne, en réduisant les dépenses, par exemple de protection sociales (on entend des voies pour désindexer les pensions de retraites…) , et en augmentant les impôts « lourds », comme la CSG et la TVA. Un point de CSG, fait revenir 20 milliards dans les caisses de l’Etat, un point de TVA (taux normal), 6,4 milliards… C’est le choix de l’ajustement sur le dos des salariés, des retraités et des chômeurs.  Il faudra suivre attentivement les débats du « sommet social », le 18 janvier à l’Elysée, et regarder si une partie de la TVA « sociale » n’est pas utilisée pour réduire le déficit public… 

2- Trouver un autre prêteur. Si la Grande-Bretagne, qui a à peu près autant de dette que la France et davantage de déficit, n’est pas dégradée, c’est parce que la banque d’Angleterre achètera toujours, et sans limite, les emprunts publics britanniques. Il n’y a donc aucun risque pour un investisseur anglais. Pour la France (comme pour l’Espagne et l’Italie), il faudrait que la BCE s’y mette enfin, ou qu’une institution  crédible soit créée. La clé est à Berlin. 

3- Imiter la Suède. En 1993, lors d’une profonde récession, la Suède a perdu sa notation, puis a mis en place de profondes réformes  (services publics, droit du travail, protection sociale)… en assurant un fort consensus social et politique, au prix d’un dialogue long de plusieurs…années. Elle avait maintenu des impôts élevés et notamment mis en place un puissant fonds de réserve assurant qu’en cas de crise économique les pensions de retraites seraient honorées. Il avait fallu ensuite dix ans d’efforts pour que la dette reflue significativement (elle est cette année à 40% du PIB), et que le Royaume retrouve son AAA. 

Nous sommes à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle. Le prix à payer pour le Triple A ? Voici une bonne question pour les candidats… 

http://www.marianne2.fr/La-triple-A-est-perdu-Et-alors_a214424.html

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Y’en a marre

Posté par ippolito le 11 septembre 2011

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Ce blog a pour but de partager avec vous tous les jours les meilleurs articles trouvés sur le net qui dénoncent les abus et les dérives de notre système.

Face aux angoisses que connaissent de nombreux Français en ce début de troisième millénaire il est temps de dire STOP.

 

  • Y’en a marre des gaspillages de l’argent public  
  • Y’en a marre des déficits publics abyssaux   
  • Y’en a marre de l’endettement colossal de l’État  

  • Y’en a marre du chômage et des incertitudes sur les retraites !!!!

  • Y’en a marre de la mondialisation et des délocalisations 

  • Y’en a marre des scandales financiers et des magouilles 

  • Y’en a marre de l’inflation et de la baisse de notre pouvoir d’achat 

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    Alors si comme moi vous en avez marre de tout ça rejoignez moi tous les jours sur y en a MARRE !!!!!

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