Y’en a marre du train de vie de nos élus

Posté par ippolito le 24 juin 2012

Restauration : le self-service gratuit des ministères

Pour être performant, il faut du carburant. Dans les ministères, de grands chefs cuisiniers concoctent quotidiennement des mets savoureux pour ministres et conseillers. Dans les grands ministères comme celui de l’Intérieur, entre 50 et 100 repas peuvent être servis chaque jour. Les conseillers n’ont nullement besoin de ticket repas, tout est gratuit.

Episode 12 : Une addition salée pour le contribuable

Politique.net propose une série sur l’argent du pouvoir en 30 épisodes : Quels sont les avantages des collaborateurs des ministères ? Quels sont les revenus des députés ? Comment les partis politiques étaient-ils financés dans les années 1980 ? Les fonds secrets ont-ils disparu ? A chaque fois, les sources sont publiées en bas de page et les estimations recoupées à partir de plusieurs enquêtes pour essayer de s’approcher au plus près de la réalité.

Des cuisiniers de la République formés dans les grands restaurants

Tous les anciens responsables politiques de premier plan qui ont goutté aux joies du pouvoir sont unanimes : bien manger fait partie des privilèges des hôtes des palais de la République. La plupart des cuisiniers des ministères ont été formés dans les grands restaurants et les grands hôtels parisiens. Selon l’importance du ministère, la brigade est plus ou moins fournie. Nappes blanches, couverts en argent, le service est impeccable et assuré par des Garçons en costume sombre, attentifs au moindre verre de vin vide.

De nombreux journalistes politiques ont eu le plaisir de déjeuner dans un ministère à l’invitation d’un ministre décidé à expliquer ses réformes. Lors des cérémonies de voeux à la presse, les journalistes politiques ont aussi l’occasion d’apprécier de grands buffets aux amuse-bouches raffinés. Champagne et petits-fours sont à volonté. Du temps de Jacques Chirac, « le tartare de Saint Jacques au vinaigre de réglisse » faisait l’unanimité.

La surcharge pondérale guette les collaborateurs et les ministres

Interrogé par un journaliste du Point, un ancien collaborateur de Pascal Clément, prédécesseur de Rachida Dati au ministère de la Justice, explique qu’il a pris plus de 5kg en quelques mois. Outre les déjeuners de travail, des collations sont en libre service gratuitement tout au long de la journée : cafés, thés, boissons pétillantes, croissants le matin. 

Pour s’inviter à la Salle à manger du ministère pour déjeuner, un membre de cabinet d’un ministre doit simplement s’inscrire avant 10 heures. Les vacataires et autres collaborateurs occasionnels sont parfois invités à ces déjeuners « de travail ». Quand Nicolas Sarkozy était au ministère de l’Intérieur, entre 50 et 100 repas étaient servis quotidiennement. A l’époque, il y avait un maître pâtissier expert dans la confession d’un dessert au fenouil et au chocolat. 

Ces mets délicieux ne sont pas sans conséquences. Daniel Vaillant, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Jospin, avait pris plus de 10kg en quelques mois. Image désastreuse pour un pouvoir qui se doit d’être modeste aux yeux de l’opinion.

Déjeuner et dîner de travail… gratuits

Jusqu’à présent, tous les collaborateurs du chef de l’Etat étaient nourris gratuitement par l’Elysée. Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de l’Elysée jusqu’en juillet 2008, a mis fin à ce privilège. Désormais, les notes de frais ne sont acceptées que si le conseiller peut justifier qu’il s’agissait d’un déjeuner de travail. Dans le cas contraire, les conseillers dégustent des plateaux-repas sur le coin de leur bureau, moyennant la somme de 6 euros.

Dans les autres ministères, des consignes ont aussi été données pour réduire le coût de la restauration. Mais les « déjeuners » de travail restent gratuits. Plus de 50 couverts sont dressés quotidiennement dans chaque ministère et le couvert est également mis le soir à dîner pour les conseillers qui s’attardent sur leurs dossiers. Tous ces repas offerts par les ministres à leurs collaborateurs ont un coût, dont les ministères se gardent bien de communiquer le montant.

Le tabou des frais de réception

Outre ces self-services gratuits, il y a aussi les invitations à dîner et les réceptions organisées par le ministre. A l’Elysée, l’heure est aux économies. Jusqu’à présent, le sommelier de l’Elysée traitait tous les hôtes de la même manière, qu’ils soient ministres, parlementaires ou simple élu, en leur servant systématiquement des grands crus. Emmanuelle Mignon a demandé à ce que des vins intermédiaires soient achetés pour les visiteurs de second rand. L’économie réalisée serait de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

Mais les dérives fastueuses restent légion. En mars 2008, le site d’information Mediapart avait révélé que Rachida Dati avait fait exploser le budget de fonctionnement de son ministère. Dès l’arrivée de la ministre Place Vendôme, les dépenses de réception ont littéralement explosé pour atteindre la somme record de 270 000 euros à la fin de l’année, soit 60 000 euros de plus que le budget prévisionnel.

 Ainsi, le 21 juin 2007, le ministère a organisé une manifestation dans les jardins de la Chancellerie pour la fête de la musique. Les frais de bouche se sont élevés à plus de 25 000 euros. Un mois plus tard, le 13 juillet, la Garden party du ministère de la justice a coûté plus de 50 000 euros en frais de réception. 

A la mairie de Paris, Jacques Chirac avait été inquiété par la justice à cause de ses frais de bouche mais l’affaire avait finit par être classée. Depuis, l’omerta est de nouveau la règle sur ce sujet.

*** Sources
- Sylvie Pierre-Brossolette, « Enquête sur l’Etat Sarkozy », Le Point, décembre 2007
- Vincent Quity, Abus de pouvoir, Editions du moment, septembre 2007

http://www.politique.net/2008081701-le-self-service-des-ministeres.htm

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Y’en a marre du déficit de l’état

Posté par ippolito le 23 juin 2012

Le déficit de l’État atteint 59,9 milliards fin avril

Les dépenses publiques ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois, sous l’effet notamment du renforcement des contrats aidés. Mais cette hausse est compensée par les recettes exceptionnelles de la 4G.

L’épaisseur du trait: fin avril, le déficit budgétaire (État) atteignait 59,9 milliards d’euros, contre 61,4 milliards d’euros un an plus tôt. Un solde qui s’améliore malgré une progression des dépenses, qui se sont élevées à 133,6 milliards au cours des quatre premiers mois, contre 128,2 sur la même période un an plus tôt.

Cette accélération des dépenses s’explique en partie par la progression des dépenses d’intervention, au premier rang desquelles les contrats aidés, dont le gouvernement précédent a accéléré la mise en œuvre en début d’année pour limiter la hausse du chômage. 

Toutefois, cette envolée des dépenses est compensée par des recettes exceptionnelles, notamment l’attribution d’autorisations d’utilisation des fréquences hertziennes dans la bande de 800 MHz et pour exploiter le réseau 4G, qui a représenté un peu moins de 1,3 milliard d’euros.

Globalement donc, entre dépenses et recettes «exceptionnelles», les résultats budgétaires «sont, à ce stade de l’année, conformes aux prévisions de la dernière loi de finances préparée par le précédent gouvernement», se contente de dire laconiquement le ministère du Budget dans son communiqué. 

Une manière prudente d’attendre l’audit de la Cour des comptes, dont les résultats, prévus fin juin, doivent donner des indications sur l’exécution du budget 2012. À partir de cet audit, le nouveau gouvernement doit caler ses nouvelles mesures fiscales de telle sorte que le déficit public retombe à 4,5 % du PIB fin 2012.

Dans le détail des recettes fiscales, tous les impôts sont en progression, à l’exception notable de l’impôt sur les sociétés, dont les recettes s’élèvent à 11,36 milliards au cours des quatre premiers mois, soit 635 millions de moins qu’entre janvier et avril 2011. Une évolution qui masque un léger ralentissement du côté de l’activité des entreprises.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/08/20002-20120608ARTFIG00380-le-deficit-de-l-etat-atteint-559-milliards-fin-avril.php

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Y’en a marre de Sarkozy

Posté par ippolito le 12 juin 2012

Quand Sarkozy joue au train, c’est la SNCF qui rince et son budget qui trinque !

« Le train, c’est la France ! » s’est enflammé Sarkozy, lors de l’inauguration de la ligne à grande vitesse Dijon-Belfort, le 8 septembre. Il aurait aussi pu ajouter :

« Oui, mais pour son président, c’est l’avion et la bagnole. » Car, avant cette déclaration d’amour au chemin de fer, le chef de l’Etat avait emprunté son Falcon 7X pour se rendre à Dijon (263 km à vol d’oiseau). 

Une fois sur le tarmac de la base 102 de Longvic, il s’est engouffré dans sa voiture blindée, arrivée par la route, et indispensable pour parcourir les 18 km qui le séparaient de la gare de Genlis.

Sur le parcours, tous les services de l’Etat étaient mobilisés depuis plusieurs jours. Les banderoles de protestation contre les fermetures de classes, à Magny-Tille, avaient été décrochées des Abribus pour ne pas blesser l’âme sensible du Président, et des barrières métalliques installées un peu partout. Le souterrain de la gare, qui d’ordinaire empeste l’urine, avait été désinfecté et fleurait bon la parfumerie chic.

Train d’enfer.

Dans la rame présidentielle de sept voitures, se pressaient Kosciusko-Morizet, Mariani, Sauvadet, Joyandet (naguère expert en trafic aérien), et une brochette de caciques locaux, avec Guillaume Pepy, patron de la SNCF, en monsieur Loyal. 

Sarkozy a fait un premier arrêt de vingt-cinq minutes à la nouvelle gare TGV d’Auxon, près de Besançon. Un rapide discours, un petit coup de ciseaux dans un ruban, et hop ! en voiture, tout le monde, pour le clou de la journée :

les 30 ans du TGV et l’inauguration, à Belfort, de ce début de nouvelle ligne à grande vitesse, un tronçon de 140 km. Le premier train ne quittera cette gare que le 11 décembre, mais le Président souhaitait faire cette petite sortie maintenant.

 Sur chacun des 160 ponts que compte le parcours, deux pandores avaient pris place, chargés de veiller à la sécurité du train présidentiel. Compte tenu des centaines de policiers que mobilise déjà le moindre battement de cils du chef de l’Etat, des brigades motorisées ont été appelées en renfort, et des réservistes de la gendarmerie réquisitionnés à prix d’or.

A Belfort, la SNCF a vu les choses en grand. Sous la houlette de l’agence DDB Live, spécialisée dans l’«événementiel » et vainqueur de l’appel d’offres, une centaine d’ouvriers se sont activés jour et nuit durant une semaine.

 Un boogie de sept tonnes a été acheminé depuis Le Creusot par convoi spécial et une grue louée pour le déposer, depuis la route, sur le quai. Il s’agit de montrer au Président le savoir-faire d’Alstom. Tous les ouvriers sont rassemblés, en bleu de travail. Une occasion à ne pas rater. Sarkozy s’agace : « Où est mon photographe ? »

Un autre TGV a été amené là en surplomb, juste pour la déco. Pour que chacun puisse apercevoir cette merveille technologique, ordre a été donné aux petites mains d’abattre un mur de cinq mètres de hauteur. 

Sur l’estrade, dans le hall de la gare transformée en salon VIP, 11 enceintes ont été installées pour amplifier la forte parole présidentielle, 17 spots pour illuminer sa pensée, 15 écrans plats pour magnifier son image. Les 2 300 invités de cette petite sauterie se disputent les 1 750 sièges.

Classe cocktail

Côté réception, deux tentes dites « de cocktail » sont semées d’arbres en pot et équipées de 14 écrans plats Panasonic ou Samsung permettant aux morfales de suivre le discours. Pour régaler, c’est Kieffer, un des tout meilleurs traiteurs de Strasbourg qui a été choisi. On s’arrache ses petits cakes au saumon sauce morille, ses poissons, ses viandes tendres, ses petits-fours. Champagne, bons pinards à volonté…

Prix par tête de pipe : entre 80 et 100 euros. Les journalistes ont leur salle de presse. Ecrans plats encore, clim en prime. Pour les claustrophobes, une terrasse a été aménagée au-dehors. Bordée de buissons de bambous, elle propose 26 tables de rotin tressé, à la lumière des lampadaires allumés en plein jour.

Interrogée par « Le Canard » sur le montant des festivités, estimé à quelques centaines de milliers d’euros, la SNCF a répondu qu’elle ne s’exprimait jamais sur les coûts. Explication pédagogique : « Les prix, c’est toujours hors de proportion par rapport à l’entendement des gens. » C’est à ce point là ?

Quant au Président, sitôt son discours terminé, il a filé. Voiture pour les 41 km qui séparent Belfort de Luxeuil, et re-Falcon7X (7 800 euros l’heure de vol) jusqu’à Paris. Arrivée alors que s’achevait le débat à l’Assemblée nationale sur le plan d’austérité…

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2011/09/15/quand-sarkozy-joue-au-train-c’est-la-sncf-qui-rince-et-son-budget-qui-trinque/

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Y’en a marre des conseillers de Hollande

Posté par ippolito le 27 mai 2012

Coût des 31 conseillers de l’ Elysée

François Hollande a tenu promesse en baissant de 30% les salaires des ministres. Mais à côté de ce bel effet d’annonce, Hollande s’est également entouré de 31 conseillers à l’ Elysée.

Si Hollande s’est montré exemplaire en baissant de 30% les salaires des ministres ( voir Baisse des salaires des ministres), opération largement médiatisée, Hollande s’est aussi entouré d’une équipe de 31 conseillers rattachés à l’ Elysée. L’ exemplarité en prend un « coût »… Car 31 conseillers à l’ Elysée, ça coûte cher !

La réduction de 30% des salaires des ministres du gouvernement Ayrault a permis d’économiser 117 152,51 par mois de masse salariale par rapport au gouvernement Fillon.

En effet, le gouvernement Fillon comptait 1 premier ministre à 21 300,44 euros par mois, 24 ministres ou ministres délégués à 14 200,29 euros par mois, et 8 secrétaires d’Etat à 13 490,29 euros par mois, pour une masse salariale mensuelle totale brute de 470 029,72 euros.

Le gouvernement Ayrault, avec 34 ministres ou ministres délégués et un premier ministre, représente, après réduction de 30%, une masse salariale de 352 877,21 euros par mois.

Si Hollande a donc permis d’économiser 117 152,51 par mois sur les salaires des ministres du gouvernement, il serait judicieux de prendre en compte le coût des 31 conseillers de Hollande à l’ Elysée.

Alors combien coûtent les 31 conseillers de Hollande à l’ Elysée ?

René Dosière, le député spécialiste de la dépense publique, avait noté en 2010 que les salaires des conseillers au gouvernement Fillon étaient très inférieurs aux salaires des conseillers de l’Elysée. En 2009, la moyenne des 5 rémunérations les plus élevées des conseillers de l’ Elysée s’élevait à 16 479 euros net par mois !

Si on se base sur cette moyenne, et en y appliquant la réduction de 30%, on arrive à un salaire mensuel net de 11 535,3 euros pour les 31 conseillers de Hollande à l’ Elysée, soit une masse salariale totale de 357 594,3 euros par mois  !

A comparer avec l’ économie de 117 152,51 par mois provenant de la réduction de 30% des salaires des ministres du gouvernement Ayrault… Après les économies de façade, voici donc les premières dépenses cachées.

On attend désormais que le gouvernement exemplaire communique les chiffres du coût des 31 conseillers de Hollande à l’ Elysée.

source: renedosiere.over-blog.com et lepoint.fr

http://www.impots-economie.com/cout-des-31-conseillers-de-l-elysee/

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Y’en a marre des sondages l’Elysée

Posté par ippolito le 26 mai 2012

L’Elysée aurait commandé pour 9,4 millions d’euros de sondages entre 2007 et 2012

L’Elysée a commandé durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy pour 9,4 millions d’euros de sondages et études, a dévoilé hier Raymond Avrillier, le militant écologiste grenoblois - 

maire adjoint honoraire de la ville -qui en a obtenu les factures après un recours en justice. Sur les plus de 300 sondages et études commandés, 66 l’ont été entre début 2010 et le 30 avril 2012.

 Il a notamment cité un sondage de février 2011 interrogeant les Français sur l’intervention au « 20 Heures » de France 2 de Dominique Strauss-Kahn, alors probable candidat à la présidentielle. Raymond Avrillier a indiqué avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202080355137-l-elysee-aurait-commande-pour-9-4-millions-d-euros-de-sondages-entre-2007-et-2012-327138.php

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Y’en a marre du airsarko one

Posté par ippolito le 21 mai 2012

Hollande doit-il vendre « Air Sarko One » ?

L’Airbus A330 présidentiel vole aujourd’hui vers les États-Unis pour les rencontres du G8 puis de l’Otan.

Fortement critiqué par la gauche, surnommé Air Sarko One, l’Airbus A330-200, acquis et aménagé à la demande de Nicolas Sarkozy, transporte aujourd’hui le président François Hollande, sa compagne et quelques ministres pour les sommets du G8 à Camp David dans le Maryland, puis de l’Otan à Chicago. Emprunter à la place de ce gros porteur un des petits Falcon 7X serait apparu comme un geste fort, synonyme de volonté d’économies… de bouts de chandelles. 

En effet, laisser sur le tarmac un avion qui a coûté au budget de la Défense 176 millions d’euros n’est pas une vue saine des réductions budgétaires. Les autres ministres qui auront à se déplacer durant les quatre jours du voyage américain du président, ne pouvant utiliser l’A330, auraient dû louer des appareils privés. Pas vraiment rentable.

À l’arrivée à Camp David, le Falcon 7X, même s’il est considéré par les experts comme l’un des plus beaux avions de sa génération, serait apparu comme le Petit Poucet à côté d’Air Force One, le Boeing 747 du président américain, ou de l’Airbus A340-600 d’Angela Merkel qui a investi 650 millions d’euros dans le renouvellement de la flotte présidentielle outre-Rhin. 

Il en va donc du prestige du pays. Autre intérêt de l’A330 français, il peut transporter soixante invités. C’est très utile quand le président, VRP de la France, est accompagné de dirigeants d’entreprise qui vont signer des contrats à l’occasion du voyage.

Invendable

Certes, l’Élysée aurait la possibilité de mettre en vente l’A330 présidentiel. Cet avion est très prisé par les compagnies aériennes au point qu’Airbus doit en augmenter les cadences de fabrication. 

Mais pour remettre aux standards du transport aérien l’ex-Air Sarko One il faudrait dépenser une centaine de millions d’euros et casser chambre, bureau et salle de bains présidentiels, salle de réunion, centre de télécommunications, mini-bloc opératoire, etc. 

Un autre chef d’État ou un grand patron de multinationale pourrait-il être intéressé par l’avion en l’état ? On les compte sur les doigts de la main et il n’est pas certain que les choix sarkoziens d’aménagement de la cabine conviennent. L’État devrait alors acquérir un nouvel avion, y installer les équipements de communication nécessaires au président. L’addition risque d’être salée.

S’il est indéniable que l’utilisation de l’A330 par Nicolas Sarkozy n’a pas toujours été optimisée dans le cas, par exemple, d’allers et retours Paris-Bruxelles, le président doit-il pour autant prendre le train « comme un homme normal ». 

Cette déclaration imprudente du candidat Hollande ne prend pas en compte les contraintes de sécurité des déplacements ferroviaires où chaque pont doit être gardé par les forces de police. On peut aussi imaginer les perturbations subies par des milliers de voyageurs quand deux à trois quais de la gare du Nord sont neutralisés pour le départ présidentiel. 

Si l’insertion d’un avion ministériel dans le trafic aérien est indolore, il n’en est pas de même pour une circulation ferroviaire. Autre contrainte, après 21 heures, il n’y a plus de train pour rentrer de Bruxelles comme de Londres alors que les réunions se tiennent souvent à l’occasion d’un dîner. 

Dernière option, on peut mettre en place un avion pour le retour qui voyagera à vide à l’aller… Coûteux également ! « Sur de petites distances de moins de 500 kilomètres, la meilleure efficacité de porte à porte est apportée par l’hélicoptère qui demande peu de moyens de sécurité au sol », explique un membre du service des voyages présidentiels, « mais Nicolas Sarkozy ne l’aimait pas ».

http://www.lepoint.fr/politique/hollande-doit-il-vendre-air-sarko-one-18-05-2012-1462671_20.php

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