Y’en a marre du cumul des mandats et des promesses non tenues

Posté par ippolito le 4 janvier 2013

Non cumul des mandats pour les parlementaires socialistes

François Hollande reprend ainsi l’engagement interne des parlementaires PS de quitter leur(s) mandat(s) exécutif(s) au plus tard trois mois après les élections législatives, soit le 17 septembre 2012.

Au 17 septembre 2012, première date buttoir fixée par le PS, de nombreux députés et parlementaires socialistes ne se sont pas conformés à la règle de non-cumul, à l’instar des sénateurs François Rebsamen ou Ronan Kerdraon.

Martine Aubry a par la suite, fixé la fin septembre comme date limite au respect de la règle. 

La situation n’a toujours pas évolué au 1er octobre : le Cumuloscope de Rue89 recense ainsi encore 223 cumulards, dont la plupart disent attendre la loi qui s’applique à tous les parlementaires, prévue pour 2014.

Au 1er janvier 2013, de nombreux parlementaires socialistes n’ont pas renoncé à leur cumul.

Les sénateurs PS continuent d’ailleurs à s’opposer à une application stricte du cumul en 2014. 

Le 26 novembre, François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, avait adressé une lettre à François Hollande dans laquelle il demandait que les sénateurs soient exonérés de l’engagement sur le non-cumul des mandats.

François Hollande, selon ses termes, s’est engagé à faire respecter cette règle du non-cumul en 2012.

Engagement de campagne hors-programme

Mise en place du non-cumul des mandats pour les a dès 2012 parlementaires socialistes

Source : François Hollande pendant le débat avec Martine Aubry lors de la primaire PS, le 12 octobre 2011.

http://www.luipresident.fr/engagement/non-cumul-des-mandats-pour-parlementaires-socialistes-457

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Y’en a marre des députés qui gaspillent l’argent du contribuable

Posté par ippolito le 3 janvier 2013

Comment parcourir le monde en étant député sans débourser le moindre euro ?
 
Connaissez-vous les « voyages d’études » ? C’est le seul moyen pour les députés et les sénateurs de voyager à l’étranger aux frais de la République. Destinations : le Maroc, l’Amérique du Sud, l’Afrique, Hong-Kong. 

De beaux voyages. Et des études ? C’est secondaire, comme l’a expliqué Vincent Quivy dans son livre intitulé « Chers élus ».

Episode 13 : Voyages à l’oeil pour les parlementaires.

On connaît les voyages officiels du président de la République ou du Premier ministre et leur délégation officielle composée de ministres, parlementaires et industriels. Les « voyages d’études » des parlementaires sont en revanche beaucoup moins médiatisés. Pas vraiment étonnant : 

l’objet de ces escapades est souvent très flou et les réelles retombées de ces voyages sont impossibles à évaluer. En revanche, les dépenses sont très concrètes. 

Dans son livre Chers élus, Vincent Quivy explique que dans le budget de fonctionnement de l’Assemblée nationale, l’enveloppe consacrée aux « voyages et déplacements » s’élevait à 7 millions d’euros en 2006. 

De quoi financer des « travaux » pour que députés et sénateurs « s’informent » sur ce qui se fait à l’étranger, voire renforcent « les liens étroits qui unissent la France » et le pays en question. 

Voilà pour l’habillage institutionnel. Et comment faire partie des heureux élus ? Il suffit d’être membre d’une association des Amis de… (à compléter par n’importe quelle zone géographique).

Un exemple ? Quivy cite celui d’un sénateur UMP de plus de 80 ans, grand adepte des « voyages d’études ». Son agenda est un vrai carnet de voyages : en 2002, ce sénateur a passé une semaine en Mongolie pour raffermir « les liens d’amitié » avec ce pays. 

La même année, il est également parti à Hong-Kong, Macao et Taiwan. L’année suivante, avec d’autres parlementaires du groupe « France-Afrique centrale », il s’est rendu au Gabon, en Guinée équatoriale et dans les îles Sao Tomé-et-Principe. 

En 2005, ce sénateur a passé une semaine au Maroc pour « resserrer les liens d’amitié » et « approcher, pour mieux l’appréhender, l’ancrage du Maroc à l’Europe ». Puis il est parti quinze jours avec le groupe parlementaire « France-Amérique du Sud » au Venezuela et au Surinam.

Et c’est comme ça presque chaque année : en 2006, il est parti au Rwanda. En 2009, direction le Tchad. A chaque fois, dîners officiels et hôtels en pension complète. L’amitié n’a pas de prix.

L’argent du pouvoir · 1er jan. 2013 à 23:58
*** Source
- Vincent Quivy, Chers élus, ce qu’ils gagnent vraiment, Seuil, 2010

http://www.politique.net/2013010102-voyages-d-etudes-pour-les-deputes.htm

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Y’en a marre de la solution radicale contre l’exil fiscal de Cahuzac

Posté par ippolito le 25 décembre 2012

Cahuzac propose une solution radicale contre l’exil fiscal

Le ministre délégué au Budget suggère que les Français paient l’impôt en France même quand ils vivent à l’étranger.

Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a suggéré jeudi au Sénat que «la seule façon» d’éviter l’exil fiscal serait d’«éviter» que ceux qui décident de vivre à l’étranger «s’exonèrent par-là même des obligations fiscales» auprès de la France.

Interrogé par le député PS des Français de l’étranger Richard Yung lors des questions au gouvernement, le ministre a cité cette idée comme une «piste».

«Le Président de la République a suggéré que les conventions fiscales soient revues, je crois que c’est la seule façon d’éviter» l’expatriation pour raisons fiscales, a estimé M. Cahuzac, sans citer les pays concernés comme la Belgique et la Suisse.

Il s’agit, a-t-il poursuivi «d’éviter que ceux qui décident de vivre en dehors de nos frontières s’exonèrent par là-même des obligations fiscales que ces personnes ont à l’égard de leur pays dans lequel elles sont nées, elles ont grandi, elles ont été éduquées, formées, le plus souvent où elles ont rencontré la prospérité sinon la fortune».

«Bref un pays auquel elles doivent beaucoup et dont elles ont tort, me semble-t-il, de s’exonérer des charges que celui-ci leur demande d’acquitter afin d’être redressé», a-t-il ajouté. Interrogé par l’AFP, Bercy n’a pas souhaité donner davantage de détails.

Pendant la campagne présidentielle, en mars 2012, le président sortant Nicolas Sarkozy avait proposé d’imposer les exilés fiscaux sur leur capital, jugeant que la mesure pouvait rapporter 500 millions d’euros. 

A l’époque, M. Cahuzac, qui était président de la commission de Finances de l’Assemblée nationale, avait défendu l’idée d’une contribution des expatriés dont le revenu annuel était supérieur à 200 000 euros.

(AFP)

http://www.liberation.fr/economie/2012/12/20/payer-ses-impots-en-france-quand-on-vit-a-l-etranger_869157

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Y’en a marre des mensonges, ça suffit !

Posté par ippolito le 24 décembre 2012

Les mensonges ça suffit !

Que ce soit en politique, en économie, en consommation et même en culture, les contrevérités s’énoncent sans pudeur et sans scrupule. «Marianne» a recensé les plus énormes. Pourvu que cela serve à quelque chose.

Intox, désintox : le «fact-checking», ou chasse aux mensonges, est devenu, depuis la campagne présidentielle, le diamant des pages politiques de nos journaux. 

Les rubricards en sont heureux, qui espèrent que cette recherche compulsive des scories du discours effacera le discrédit causé par une excessive proximité avec les puissants.

 Pourtant, cet exercice, pour être salutaire, scotche le journaliste au niveau du balayeur de rue, du croque-mort ou de l’huissier constatant le SMS qui signe l’adultère. Métier essentiel, mais ingrat.

 L’initiative, en effet, reste au menteur, qui décide du sujet comme du tempo, ne laissant au petit greffier de l’information que l’illusion de l’héroïsme vérificateur.

 Désormais, dans les rédactions comme au supermarché ou à l’Assemblée nationale, il est acquis que la vérité coûte cher à dire – alors que le mensonge rapporte, qu’il soit proféré ou… dénoncé. 

FABRIQUE À ABSTENTION

Faut-il pourtant célébrer l’avènement du citoyen déniaisé, à défaut d’être éclairé ? 

Chacun, en écoutant la radio dans sa cuisine ou tripotant l’ordinateur, en est désormais réduit à se fier au moins menteur. 

Sur ArcelorMittal, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gaz de schiste, la migration des riches, la facebookisation des adolescents, les doublons dans la fonction publique, le besoin de main-d’œuvre immigrée dans le bâtiment, les conséquences de la fin de l’euro, la restriction du commerce avec la Chine, le dopage de la bande à Zidane, la régularité de l’appel d’offres du grand stade de Lille, l’innocuité des ondes magnétiques, de l’huile de palme et du Nutella, l’intérêt médical de la moitié de la pharmacopée française, les consommateurs d’infos ne sont guère plus avancés que le quinqua rondouillard tenté par le régime hyperprotéiné Dukan. 

Sous le son d’avoine, on flaire l’entourloupe, mais aucune vérité n’émerge, faute d’autorité au-dessus de tout soupçon. Est-ce un hasard si l’abstention progresse et si la presse se meurt ?

Bienvenue en 2012, bienvenue au temps du mensonge triomphant ! Qu’il s’agisse d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, la réalité ne fait plus l’objet du consensus minimal au sein de la société française.

 Depuis que la crise a planté ses crocs – d’abord sur la croissance et les revenus, puis sur l’esprit public -, les liens sociaux hérités du passé se déchirent et sciences dures et sciences molles tombent en lambeaux. 

Historiens et physiciens sont suspectés de charlatanisme, si bien que le passé n’est plus ce qu’il était et l’espoir d’un progrès de l’humanité ne se porte pas très bien. Internet a donné une nouvelle vitrine aux pseudo-sachants qui professent que la Terre est plate et que les images d’une planète sphérique ont été fabriquées en studio.

La théorie de l’évolution, les attentats du 11 septembre 2001, les pièces de Molière écrites par Corneille…, tout est faux, colporte la rumeur. L’érudition ne provoque plus l’admiration, mais un petit ricanement sans joie. Confiance hier ; soupçon de duperie et sarcasme aujourd’hui. La quête de l’inaccessible étoile a fait place à une recherche paranoïaque de toutes les faces cachées.

 Albert Londres partait longtemps pour raconter la lointaine Russie, la Chine et le Tour de France ; le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, fait baver d’envie les jeunes journalistes qui rêvent de dénoncer le complot du siècle sur la foi d’envois anonymes, avant de rentrer chez eux pour regarder «West Wing» ou «Borgen».

Il ferait beau, au pays de Descartes, que l’exercice du doute se soit substitué à la crédulité. Or, si l’Immaculée Conception a été passée à la moulinette de la raison, si le mythe de l’homme nouveau n’a pas résisté au crash test de l’histoire, ces fictions ont paradoxalement laissé le champ libre aux menteurs patentés.

 Dès lors que rien n’est sûr, n’importe qui peut dire n’importe quoi sans crainte d’être disqualifié. «Supermenteur» – qui se souvient du surnom de Jacques Chirac ? -, condamné par la justice, a été gracié par une opinion anesthésiée, résignée ou cyniquement admirative.

 Il a pu fêter ses 80 ans en patriarche, sans subir l’opprobre en rapport avec son culot pharaonesque. De même, le démontage de la machine à mentir de Claude Allègre n’a pas poussé le géologue à l’exil ou à la trappe ; paresseuse, la presse continue de mettre en scène ses délires sur le climat ou les OGM.

Abraham Lincoln se croyait audacieux, affirmant : «On peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde.» Pauvre naïf ! Les Machiavel du XXIe siècle ne conseillent plus les princes, ils sont les princes.

 En atteste la starification des publicitaires créatifs (Frank Tapiro), des communicants malins (Jean-Luc Mano) et des puissants lobbyistes (Anne Méaux), qui dépassent en influence, en notoriété et plus encore en fortune la plupart de leurs clients.

Après les prêtres et les commissaires politiques, qui faisaient au moins semblant de croire à leurs fadaises, voici le temps venu des professionnels de l’arnaque. Ceux qui «assument». 

Selon eux, la drague sur Internet, le commerce et la politique font un, qui ne se conçoit pas sans étude de marché. Un programme, ou un candidat, se fourgue comme une soupe au goût artificiel, trop salée pour être honnête. Au supermarché et au restaurant, les mentions «Fait maison», «A l’ancienne», «Au torchon», «En cocotte» signalent des préparations industrielles néanmoins estampillées «grand-mère».

Et alors ? A l’UMP, Jean-François Copé a délaissé la langue de bois, à trop forte connotation soviétique, pour un mentir-vrai cash et trash :

 si nul n’a jamais pu retrouver l’enfant au pain au chocolat, il aurait pu exister, dès lors que l’islam communautariste se frotte – c’est un fait – à la laïcité et à la République. Ses adversaires, en réplique, n’ont d’ailleurs pas cherché à vérifier ou à démentir le fait, se contentant de contester la dignité d’une telle évocation.

 Posture contre posture, voilà le pauvre débat ! Quand François Hollande, alors candidat à la présidentielle, a désigné son adversaire, «la finance», Nicolas Sarkozy aurait dû l’obliger à décliner ses engagements, assortis du calendrier de leur mise en œuvre. «On nous ment matin, midi et soir», s’est-il contenté de dénoncer, en expert.

Confrontation des engagements ? Choc des ambitions ? Après les grandes controverses – Guesde/Jaurès, Sartre/Camus, Cohn-Bendit/Peyrefitte, Mitterrand/Rocard, Chevènement/Jospin et même… Balladur/Chirac ! -, l’élection présidentielle de 2012 a opposé deux frères ennemis dont les «entourages» avaient exigé d’eux qu’ils cessassent de porter le même costume bleu nuit avec cravate à pois assortie. Jeu de rôle ? Le 6 mai, la ligne Terra Nova – à peine révisée – a soufflé la victoire à la stratégie Buisson, mais, depuis, le fameux «cap» du capitaine Hollande est un sujet de méditation majeur.

Le dénouement – provisoire, sans doute – du feuilleton sidérurgique Montebourg/Mittal révèle un enchevêtrement de bluffs qui ont estomaqué les ouvriers de Florange. La querelle sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels n’est pas sortie des poncifs : casseur de pédés ou bourreau d’enfants, choisis ton camp ! Pour intervenir, psychologues, sociologues, hommes politiques et religieux ont dû s’inscrire dans cette triste alternative : foi contre mauvaise foi.

Osons l’emphase : notre république du mensonge cumule la pathologie communiste de la désinformation industrielle et le réflexe de délégitimation de la pensée divergente, observé sous Vichy. 

Comme Philippe Pétain dénonçant le Front populaire, l’actuel déclin français est mis sur le dos des «mensonges qui vous ont fait tant de mal». Seule innovation, affligeante : aujourd’hui, tout le monde dénonce tout le monde, sans schéma idéologique prédéterminé, au gré de l’actualité et de la distribution des rôles à «C dans l’air».

Occultation de l’endettement public, acceptation passive des fractures françaises, lâcheté face aux communautarismes, esprit soixante-huitard, soumission au lobby bancaire, il y en a pour tout le monde, mais les tirs sont à blanc, si bien que le responsable en chef d’une faillite indiscutable peut parader. 

Alain Juppé est sans doute le meilleur dans ce registre : sanctionné par le suffrage universel et la justice pour avoir menti, en tant que secrétaire général du RPR, sur les emplois fictifs de la Mairie de Paris, l’ex-exilé au Québec prétend rendre la justice tel Saint Louis ! 

En face, c’est Lionel Jospin, le vétéran qui a amplifié la présidentialisation de la Ve République, qui se fait fort de rénover la vie politique française ! Les Guignols n’auraient pas osé mettre en scène pareilles tartuferies.

UNE EXIGENCE POLITIQUE

Face aux Français qui n’en pensent pas moins, comme en URSS lorsque les capacités productives allaient toujours croissant ou dans la Corée du Nord qui vante son dirigeant Kim Jung-un comme «homme le plus sexy de l’année», la récitation du discours officiel est devenue un test d’allégeance.

 Ainsi, Jérôme Cahuzac défend le principe de l’imposition à 75 % des plus hauts revenus, Benoît Hamon, la TVA sociale, Manuel Valls, les alternatives à la prison prônées par Christiane Taubira, et les sarcasmes se déchaînent lorsque l’écologiste Cécile Duflot rue dans les brancards.

 Refusant de faire l’éloge de la duplicité, Michel Rocard assume désormais son archaïsme, dans Libération du 2 décembre. En «observateur rigolard» qui se vante d’avoir «quand même menti moins que la moyenne», il tape sur les doigts de ce «pauvre François», président «coincé» d’une France «horriblement difficile à vivre» : «Le mensonge n’est pas sa tasse de thé même si la politique en exige beaucoup.» 

Dans le langage de tous les jours, l’adjectif «vrai», mis à toutes les sauces, exprime une… vraie demande d’authenticité. Alors, le vrai changement, c’est pour quand ?  

DANIEL BERNARD – MARIANNE

*Article publié dans le numéro 816 paru le 8 décembre 2012 

http://www.marianne.net/Les-mensonges-ca-suffit-_a225074.html

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Y’en a marre de subventionner les partis politiques avec notre argent

Posté par ippolito le 18 décembre 2012

Le R-UMP de Fillon va recevoir une dotation mensuelle de Fillon va recevoir une dotation mensuelle de 125.000 euros

Outre une dotation forfaitaire, le groupe parlementaire créé par François Fillon va recevoir un peu plus de 1.000 euros par député. De l’argent perdu par le groupe UMP du fait de la scission.

Après l’installation officielle et le temps de parole, les finances. Le bureau de l’Assemblée nationale a décidé ce mercredi qu’il sera versé au Rassemblement-UMP, nouveau groupe filloniste, une dotation mensuelle pour son fonctionnement de près de 125.000 euros (exactement 124.491 euros). 

Le R-UMP recevra la somme forfaitaire mensuelle de 45.724 euros versée à chaque groupe, auquel s’ajouteront 78.767 euros (1.079 euros pour chacun de ses 73 députés), correspondant à l’argent perdu par le groupe UMP du fait de la scission.

Le R-UMP, troisième groupe de l’Assemblée, bénéficiera ainsi du même avantage que les deux premiers groupes, le PS et l’UMP, qui, outre la dotation forfaitaire, reçoivent un peu plus de 1.000 euros par député. 

Tout compris, le groupe socialiste, fort de ses 296 membres et apparentés, reçoit ainsi un peu plus de 350.000 euros par mois (4,2 millions par an) et le groupe UMP, réduit à 121 députés après la scission, près de 180.000 euros (2,1 millions annuels).

De nouvelles économies budgétaires nécessaires

Les quatre autres groupes de l’Assemblée, nettement moins nombreux, n’ont droit qu’à la dotation forfaitaire, de 56.000 euros par mois pour l’UDI, quatrième groupe, et de 47.000 euros pour les trois autres (écologistes, radicaux de gauche, Front de Gauche).

Si le transfert de l’UMP au R-UMP des 1.079 euros par député ne coûtera rien à l’Assemblée, la dotation forfaitaire de 45.724 euros du R-UMP représentera, si le groupe perdure, une facture annuelle de 564.000 euros pour l’Assemblée. 

« Dans une période où l’argent public est rare », cette charge supplémentaire « sera gagée par de nouvelles économies budgétaires d’un montant strictement équivalent », a indiqué Claude Bartolone.

Au total, l’Assemblée alloue une enveloppe annuelle d’un peu de plus de 9 millions d’euros aux groupes parlementaires, selon des règles arrêtées lors de l’entrée en fonction de la nouvelle chambre, après les élections législatives de juin.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202445735733-le-r-ump-de-fillon-va-recevoir-une-dotation-mensuelle-de-125-000-euros-519909.php

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Y’en a marre du pactole secret des parlementaires

Posté par ippolito le 15 décembre 2012

Le pactole secret des parlementaires

Pour la première fois, le montant, la répartition et l’utilisation de la réserve parlementaire sont dévoilés. Cette cagnotte de 150 M€ était l’un des secrets les mieux gardés de la République.
 
La réserve parlementaire est constituée de sommes allouées aux élus de l’Assemblée nationale et du Sénat 
      
La réserve parlementaire… Combien de députés, de sénateurs y ont droit? En vertu de quels critères? A quoi sert cette cagnotte gardée soigneusement secrète?

 « Dans les années 2000, même les questeurs (NDLR  : membres importants du bureau des assemblées) ne savaient pas qui touchait quoi ! » se souvient Claude Huriet, ancien sénateur centriste.

Jean-Pierre Bel, le président (PS) du Sénat depuis 2011, confirme : « J’ai été élu en 1998, mais je n’ai été mis au parfum de l’existence de cette cagnotte que quatre ans plus tard », atteste celui qui a lancé l’an dernier une vaste remise à plat de la réserve — se faisant au passage quelques farouches ennemis.

Un constat sans appel

Depuis sa création, sous le président Pompidou, l’opacité qui entoure chaque année l’affectation de cette enveloppe de 150 M€ entretient tous les doutes. Sur l’équité de sa répartition, sur l’utilité des projets financés mais aussi et surtout sur la finalité réelle des sommes ainsi distribuées.

 Aujourd’hui, de nombreux hommes politiques estiment que les millions dépensés par nos élus répondent trop souvent à des intérêts clientélistes.

Pour la première fois depuis quatre décennies, le député PS René Dosière s’est fait communiquer le montant de la réserve pour chaque département en 2010. Un progrès qui permet de calculer une somme par habitant, par parlementaire, mais aussi par… couleur politique. Le constat est sans appel. 

D’un département à l’autre, l’écart varie de 1 à 10 entre les plus chanceux et les autres. Le parti au pouvoir (en l’occurrence la droite) a raflé la mise. 

Enfin et surtout, le hit-parade des cinq départements les mieux lotis permet de faire apparaître cinq des parlementaires qui, cette année-là, ont négocié un « droit de tirage » très supérieur à la moyenne. Et les autres? Seule une publication intégrale, élu par élu, permettrait d’y voir clair. Enfin.

Odile Plichon 

http://www.leparisien.fr/politique/le-pactole-secret-des-parlementaires-14-12-2012-2406793.php

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