Y’en a marre des conseils économiques et sociaux et surtout des placards dorés scandaleux

Posté par ippolito le 8 mars 2013

Conseils économiques et sociaux: à Paris mais aussi dans chaque région!!
 
On connaît le Conseil économique social et environnemental basé à Paris (Cese), mais les 26 Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux sont beaucoup moins connus. Il faut dire qu’ils font peu parler d’eux ! Au fait, combien coûtent toutes ces organisations aux contribuables ?

Extraits de la monographie Contribuables Associés « Les Conseils économiques et sociaux » par Eric Letty, rédigée en octobre 2008 à l’occasion du 50è anniversaire de la création du Conseil économique et social.

On rappellera d’abord quelques données sur le CESE national, pour le plaisir :

- consulté moins de 5 fois par an, il a coûté 36.3 millions d’euros aux contribuables.
- il n’a aucun pouvoir de décision
- il présente une activité quasi-nulle pour un coût faramineux : l’équivalent de 1.4 millions d’euros LE rapport !
- une planque pour privilégiés (231 conseillers) : 81% du budget passent en indemnités et dépenses de personnel.
- participe largement au financement des centrales syndicales, toujours avec l’argent des contribuables

Que savons-nous des 26 CESE régionaux ?

Avec la loi de décentralisation de 1982, la gabegie du CESE s’est généralisée : 26 Conseils Economiques et Sociaux Régionaux (CESER) sont nés, entretenus par les régions.

- de 40 à 110 membres par région
- aucune responsabilité, rôle « consultatif »
- les conseillers fixent eux-mêmes librement le montant de leurs indemnités journalières (jetons de présence) et touchent des indemnités cumulables avec celles qu’ils reçoivent de leurs autres mandats.

Quel est le budget des CESER ?

Tous les CESER ne se valent pas. Malgré une productivité uniformément basse, leur budget peut varier de un à cinq. Sur ce sujet, certains CESER ne manifestent d’ailleurs aucun empressement à communiquer.

Ainsi, le CESER de Bourgogne, interrogé par nos soins sur le budget qui lui est octroyé en 2008, nous a opposé, en toute opacité, une fin de non-recevoir :

 « Nous ne donnons pas ce genre d’information ! » Nous en avons été d’autant plus surpris que le CESER de la région Centre venait très aimablement de nous fournir le même renseignement, en précisant d’ailleurs qu’il était accessible au public. (Il figure en effet dans les budgets votés par chaque conseil régional. Il n’est cependant jamais simple de l’y dénicher.) Le budget du CESER Bourgogne serait-il si inavouable, que l’on cache ici ce que celui du Centre n’hésite pas à publier ?

 Pour ne citer que quelques exemples :

- le budget du CESER d’Aquitaine a augmenté en 9 ans de 32,4%, passant de 1 720 000 euros en 1999 à 2 278 000 en 2008
- celui de Rhône-Alpes, de 33,9% (de 2 218 000 euros en 1999 à 2 970 000 en 2008)
- celui de la région Centre, de 39,3% (de 1 550 000 euros en 1999 à 2 159 000 en 2008)
- celui de Picardie, de 45% (de 650 000 euros en 1999 à 943 000 en 2008)
- celui de Bretagne, de 105.7% (de 1 264 000 euros en 1999 à 2 600 000 en 2008)
- le budget du CESER de Lorraine a augmenté de 142.8% (de 638 000 euros en 1999 à 1 549 000 en 2008) !

Cette évolution générale des budgets s’accompagne d’une augmentation du nombre des conseillers. Les frais généraux (loyers, électricité, téléphone, administration) ne sont même pas compris dans ces budgets, ils sont pris en charge directement par les conseils régionaux.

Conclusion :  IL FAUT SUPPRIMER LES CONSEILS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX  ! N’oubliez pas que c’est nous, les contribuables qui payons ce placard doré scandaleux !

http://www.lecri.fr/2013/03/06/conseils-economiques-et-sociaux-a-paris-mais-aussi-dans-chaque-region/39205

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Y’en a marre des fonctionnaires choyés par l’Elysée

Posté par ippolito le 5 mars 2013

Les fonctionnaires choyés par l’ Elysée

La suppression du jour de carence des fonctionnaires a été imaginée par Marylise Lebranchu, avec l’aval de l’ Elysée, de Matignon et de ses collègues de Bercy. Il fallait faire passer la pilule amère du maintien en 2013 du gel du point d’indice, décidé par Nicolas Sarkozy en 2011.

Problème: la mesure, annoncée le 20 février, coûtera beaucoup plus que les modestes 60 millions d’euros avancés par la ministre de la Fonction publique. 

L’ Etat devra effectivement débourser 60 millions d’euros pour indemniser les jours de carence des fonctionnaires, mais les hôpitaux ( en déficit global de 800 millions) devront allonger 70 millions, le même montant que les collectivités locales.

Ce n’est pas tout: selon les chiffres officiels, le non-paiement du premier jour d’arrêt maladie avait fait baisser les petits arrêts de travail ( d’1 ou 2 jours) de plus de 15%. Permettant une économie sur la masse salariale d’environ 200 millions d’euros. 

Au total, la suppression du jour de carence des fonctionnaires pourrait donc coûter dans les 400 millions d’euros. Soit bien moins que le gel du point d’indice, qui permet à l’ Etat, aux collectivités locales et aux hôpitaux d’économiser 1,5 milliard d’euros.

On l’aura compris, il était hors de question de supprimer aux fonctionnaires, base électorale socialiste, à la fois le beurre et l’argent du beurre.

source: le canard enchainé

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/les-fonctionnaires-choyes-par-l-elysee/

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Y’en a marre de la gestion des dépenses publiques

Posté par ippolito le 3 mars 2013

Dépenses publiques: comment économiser 60 milliards sans casser le modèle social

Pour parvenir à l’équilibre budgétaire en 2017, une baisse drastique des dépenses s’impose. « L’Expansion » a examiné les moyens d’améliorer la gestion publique, et a demandé à six think tanks de passer au crible les pistes d’économies possibles.

On aura rarement connu renoncement plus expéditif. En mai 2012, le candidat François Hollande dénonçait le carcan du traité européen et vantait les mérites du modèle social français. 

Quelques mois plus tard, après une élection gagnée et des discussions musclées avec Angela Merkel, le chef de l’Etat, converti au « consensus de Berlin », demande « ténacité, volonté et patriotisme », pour engager un choc d’austérité sans précédent.

Exclusif : quand l’IGF mettait les fonctionnaires au régime sec

C’est l’histoire d’un rapport qui n’a jamais vu le jour. En janvier 2012, François Fillon, alors à Matignon, demande à l’Inspection générale des finances de plancher sur la réduction des dépenses de l’Etat dans la perspective du retour à l’équilibre des finances publiques à l’horizon 2016. 

Sorti en mai 2012, le rapport est aussitôt enterré par les nouveaux patrons de Bercy. Il faut dire que son contenu est explosif. Si l’IGF affirme que le potentiel de réduction des dépenses de fonctionnement des ministères est moindre en l’absence d’une refonte des missions de l’Etat, elle fournit un tableau chiffré des économies à réaliser sur les effectifs et sur les rémunérations des fonctionnaires.

Là où il avait fallu deux ans à François Mitterrand pour passer de la relance à la rigueur, François Hollande aura fait le chemin en six mois. La force du principe de réalité, sans doute. Lors de sa dernière conférence de presse, avec des accents churchilliens, le président de la République a clairement engagé la France sur la voie de la frugalité budgétaire. 

S’il a déjà renoncé à ramener le déficit public à 3 % de la richesse nationale fin 2013, il s’accroche coûte que coûte à son objectif d’équilibre budgétaire en 2017. 

Pour cela une seule condition, réduire drastiquement les dépenses publiques. A la fin du quinquennat, elles devront être inférieures de 60 milliards d’euros à leur niveau actuel. Et ce en tenant compte de l’évolution spontanée de certaines prestations, liées à la démographie par exemple.

Comparé aux 1 100 milliards d’euros dépensés annuellement par l’Etat, les collectivités locales et les régimes sociaux, l’effort paraît modeste sur le papier. Il est en réalité historique. Si la feuille de route est tenue, jamais une telle cure d’austérité n’aura été engagée en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

Un serrage de vis d’autant plus ambitieux que les comptables de Bercy ont fait l’hypothèse d’un retour de la croissance au seuil magique de 2 % dès 2014. Si l’atonie conjoncturelle se prolonge, ce ne sont pas 60 milliards d’euros qu’il faudra trouver pour tenir l’engagement du retour à l’équilibre, mais 80, voire 100.

Gilles Carrez (UMP), président de la commission des Finances à l’Assemblée

« Si l’on continuait d’appliquer le principe de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, tout en diminuant les mesures catégorielles, l’économie réalisable serait proche de l’évaluation fournie par l’Institut Montaigne, à savoir 4,5 milliards d’euros. »

Hors de portée ? Pas si sûr. « Est-ce qu’on vit mieux avec 57 % de produit intérieur brut de dépenses publiques, alors que c’était 52 % il y a cinq ans ? » s’est interrogé François Hollande. Poser la question, c’est y répondre. On peut évidemment faire mieux avec moins. Mais quelles dépenses rogner ? « Il faudra passer au crible l’ensemble des politiques sociales », explique Marie-Christine Lepetit, la patronne de l’Inspection générale des finances.

Un chantier déjà lancé. Une quarantaine de politiques publiques vont être passées au peigne fin cette année : des aides aux entreprises à la lutte contre l’échec scolaire, en passant par la gestion de la sécurité sanitaire des aliments.

Reste qu’il faudra ensuite passer de l’audit à l’action. Pour évaluer le champ des possibles, L’Expansion a demandé à six think tanks d’identifier et de chiffrer les gisements d’économies. Revue de détail des pistes qui mèneront au « Graal de 60 milliards ».

Les dépenses de l’État: davantage de primes, moins d’effectifs

Sous les pavés… l’austérité. Ce 31 janvier, des milliers de fonctionnaires bravaient la bruine parisienne et la politique socialiste. Entravé par ses engagements budgétaires, François Hollande n’entend pas revaloriser leurs salaires cette année. Le président passera sans nul doute pour un ingrat auprès de cet électorat largement acquis à sa cause.

Mais, comparé aux cures d’austérité engagées ailleurs, sa pingrerie paraît bien modeste. L’Italie baisse les traitements des agents publics de 5 à 10 % ; l’Allemagne prévoit des effectifs réduits de 10 % pour la période 2011-2014 ; l’Irlande rogne d’environ 10 % la plupart des retraites publiques. La majorité des think tanks sollicités proposent d’ailleurs une moisson d’économies.

Christian Eckert (PS), rapporteur général de la commission des Finances à l’Assemblée

« Il faut rationaliser les missions dévolues aux agences ou aux opérateurs de l’Etat, et les contraindre à contribuer activement à la réduction des dépenses publiques. Mais pas de coup de rabot aveugle. »

Calé sur les standards allemands, l’institut Thomas More évalue le « sureffectif » de la fonction publique française à 759 730 personnes par rapport au voisin d’outre-Rhin, et en tirerait 19 milliards d’euros d’économies potentielles à l’horizon 2017. 

Plus modestement, l’Ifrap évalue le poids du superflu à 7,7 milliards d’euros d’ici à la fin du quinquennat : « Coup de rabot sur les primes, gel des salaires, limitation des mesures d’avancement et glaciation des retraites pendant quatre ans », détaille, avec un régal libéral, Agnès Verdier-Molinié. Pierre-Mathieu Duhamel, de l’institut Montaigne, ancien directeur du Budget, propose, lui, un allongement de la durée du travail : « Il faut absolument revenir sur les trente-cinq heures et passer à trente-sept heures trente hebdomadaires sans contrepartie salariale.

Ce supplément d’activité équivaut à 375 000 emplois économisés. » Et de continuer sa froide comptabilité : « Sur le train de vie des ministères, la gestion des achats, les doublons existants et la gestion du parc immobilier, il reste une dizaine de milliards d’euros d’économies possibles. » Parfait pour l’équilibre du budget, mais pas pour le climat social.

Protection sociale: des marges de manoeuvre énormes, mais beaucoup de tabous

« Il ne faut surtout pas toucher aux dépenses sociales. Budgétairement, on pourrait même gagner à augmenter certaines prestations », lance, un brin provocateur, Xavier Timbeau, directeur du département analyses de l’OFCE. Et de citer des études américaines qui montrent que 1 dollar investi dans certains quartiers défavorisés entraîne une baisse de 10 dollars des coûts sociaux liés à la délinquance. 

Seule concession de l’OFCE, la santé : salarier les médecins permettrait d’économiser au moins 15 milliards d’euros. « La cible, ce sont les effectifs de la fonction publique hospitalière », attaque Gérard Dussillol.

François Marc (PS), rapporteur général de la commission des Finances au Sénat
« Les collectivités locales doivent certes participer pleinement à cet effort, mais, dans le même temps, il importe de rétablir au mieux leur capacité à emprunter. »

Les dépenses hospitalières par habitant atteignent 1 229 euros par an en France, contre 819 euros en Allemagne, tandis qu’on compte ici un « staff » de 2,4 fonctionnaires par lit, contre 1,6 outre-Rhin. « Pour la chirurgie, la gynécologie ou le traitement des cancers, le public reste de 20 à 30 % plus cher que le privé. Il existe des marges de convergence pouvant permettre de dégager au moins 6 milliards d’euros », détaille Agnès Verdier-Molinié.

Sur l’assurance-chômage, entre le plafonnement des indemnités, leur dégressivité et la réforme du régime des intermittents, on pourrait économiser jusqu’à 6 milliards d’euros. 

Enfin, la politique du logement, aussi coûteuse qu’inefficace, doit être intégralement revue. « Ciblons mieux les aides au logement pour qu’elles profitent réellement aux plus défavorisés et non pas aux propriétaires », propose Pierre-Mathieu Duhamel. « Pourquoi ne pas les supprimer toutes ? renchérit Agathe Cagé, de Cartes sur table. La moitié de l’économie réalisée irait à l’augmentation des bourses d’études et des minima sociaux. »

Collectivités locales: des contraintes pour faire la chasse au gaspi

Décentralisation, piège à contribuable. Certes, depuis trente ans, l’Etat s’allège de quelques charges pour en transférer le poids aux collectivités ; certes, les administrés demandent toujours plus de prestations aux mairies. 

Prétextes invoqués par les élus locaux pour pousser le bouchon des dépenses un peu loin. Lesquelles, selon un rapport de l’IGF « enterré » dès la présidentielle, ont augmenté « en moyenne [de] 3,1 % par an entre 1998 et 2008″.

Philippe Marini (UMP), président de la commission des Finances au Sénat
« Identifier des gisements d’économies conduit à décomposer les dépenses, donc à encourager les débats catégoriels. Mieux vaut des règles proportionnelles et uniformes, appliquées à toutes les dépenses, budgétaires comme fiscales. »

Le rapport préconise une hausse de 0,5 %. Mais comment contraindre les territoires à diminuer leur train de vie ? « Les dotations ! » répond Eudoxe Denis, de l’Institut de l’entreprise. 

Et de poursuivre : « Paris lâche 57 milliards d’euros aux collectivités pour compenser les transferts de compétences. Le gouvernement veut réduire ces dotations, mais pas suffisamment. Il faudrait aller plus loin. » Pierre-Mathieu Duhamel propose d’indexer le niveau de la dotation sur « la bonne gestion » des collectivités. 

Pour obtenir une belle enveloppe de l’Etat, il faudrait économiser sur des dépenses à bas usage. Ou sur les embauches, nombreuses dans les mairies et les intercommunalités. « La fusion des petites communes (moins de 10 000 habitants) permettrait de supprimer des doublons, et avec eux 120 000 fonctionnaires territoriaux », ose Agnès Verdier-Molinié, qui vise 6 milliards d’économies d’ici à 2017.

Comme si une carte de France, de la colle et des ciseaux suffisaient à réformer les territoires. « Et les élus ? En 2011, pour réduire les dotations de 200 millions d’euros, j’ai subi des pressions énormes, et tenu tête à quelques barons », raconte l’ancienne ministre du Budget, Valérie Pécresse. Quand les think tanks pensent, les politiques pansent

 Par Franck Dedieu et Béatrice Mathieu

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/depenses-publiques-comment-trouver-60-milliards_373895.html

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Y’en a marre des hauts fonctionnaires du fisc

Posté par ippolito le 3 mars 2013

Les hauts fonctionnaires du fisc à la diète

Bercy a décidé de réduire de 2000 euros cette année la prime à la performance des hauts cadres de la DGfip

L’exemple doit venir d’en haut. Fort de ce principe, ­Bercy a, selon nos informations, décidé de réduire la prime à la performance dont bénéficient de hauts cadres du fisc, les «administrateurs généraux des finances publiques». 

Cette prime, qui varie en fonction de critères de performance, sera, en moyenne, diminuée de 2000 euros par personne cette année. «Nous réduisons effectivement l’enveloppe des modulations pour cette catégorie de personnel, dans un contexte général où nous demandons un effort à tous nos agents. 

C’est un signal d’équité, qui est, je pense, compris», confirme Bruno Bézard, le directeur général de la Direction générale des finances publiques (DGfip) de Bercy. Un directeur qui tient à ajouter que: «Ces hauts cadres sont une population de très grande qualité.» Autant de compliments qui ne suffiront pas à faire passer la pilule plus facilement auprès de ces derniers. Surpris par cette décision, de nombreux administrateurs généraux sont montés au créneau pour faire valoir leur mécontentement.

Mieux payés que le président de la République

Pourtant l’effort qui leur est demandé cette année n’est pas non plus rédhibitoire. En effet, ces professionnels – directeurs départementaux, régionaux, centraux du fisc – sont parmi les mieux payés de Bercy et de la ­fonction publique en général. La plupart gagnent autour de 10.000 euros par mois.

 Et les mieux lotis d’entre eux ont des rémunérations qui peuvent atteindre 20.000 à 25.000 euros par mois, ­selon les syndicats. Même si ce niveau de salaire n’a rien d’extraordinaire comparé à celui d’un cadre dirigeant d’une grande entreprise, il dépasse la rémunération de François Hollande, qui est d’un peu moins de 15.000 euros brut par mois!

Cette générosité de la République envers ses grands serviteurs du fisc est historique. Les trésoriers payeurs généraux (TPG), qui dépendaient de la Direction de la comptabilité publique de Bercy, étaient déjà mieux payés qu’un préfet.

La fusion, sous l’ère Sarkozy, de la Direction de la comptabilité publique et des impôts, fusion qui a donné naissance à la DGfip, a fait disparaître les TPG. En 2009, ils ont rejoint les hauts fonctionnaires des impôts pour former un seul corps, celui des administrateurs des finances publiques. 

À cette occasion, les rémunérations ont été alignées par le haut. Les cadres des impôts, qui étaient moins bien payés, y ont gagné. La CGT dénonce des hausses de salaires de 30% à 40%.

Dans un rapport publié en octobre 2011, la Cour des comptes avait pointé du doigt le coût de la fusion des directions des impôts et de la comptabilité publique. Un coût qu’elle avait chiffré à 589 millions d’euros entre 2008 et 2012.

 À l’origine de cette dérive: l’alignement des rémunérations par le haut pour tous les agents et la mise en place d’une prime de fusion, de 350 puis de 500 euros par an. 

Le gouvernement Fillon voulait absolument réussir là où l’équipe Jospin avait échoué en 2 000. Quitte à y mettre le prix. Il faisait aussi le pari qu’à long terme le rapprochement serait rentable. Ce qui pourrait s’avérer juste. Du fait de la fusion, 12 000 postes ont été supprimés à la Dgfip de 2008 et 2012 et 2 000 le seront encore en 2013.

Par Cécile Crouzel

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/02/27/20002-20130227ARTFIG00685-les-hauts-fonctionnaires-du-fisc-a-la-diete.php

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Y’en a marre des fonctionnaires et de leurs privilèges et surtout des syndicats

Posté par ippolito le 27 février 2013

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Jour de carence : les syndicats de fonctionnaires rétablissent un privilège

Marylise Lebranchu a cédé face à la pression des syndicats de la fonction publique. Le jour de  carence dans la fonction publique, en cas d’arrêt maladie, va être supprimé.

Une nouvelle fois, l’annulation des rares mesures positives du gouvernement précédent est sacrifiée. Votée pour tenter de juguler le fléau de l’absentéisme dans la fonction publique, cette mesure commençait déjà à porter ses fruits…

Pour rappel, dans le privé, le droit du travail prévoit trois jours de délai de carence avant déclenchement du mécanisme d’indemnisation en cas d’absence pour raison de santé.

L’objectif est d’éviter les arrêts maladie de « confort » d’une journée, par exemple, juste avant ou après un week-end. Dans la fonction publique, ce jour n’existait pas avant janvier 2012 (réforme de François Sauvadet). Il n’existera plus à partir de 2014.

Un absentéisme record dans le public

L’une des conséquences de cette absence de jour de carence : un absentéisme important dans la fonction publique, qui ne fait que croître ses dernières années. Alors qu’il se maintient historiquement sous la barre des 4 % dans les entreprises, il dépasse le plus souvent les 8 % dans la fonction publique et atteindrait même 12 % dans les collectivités locales.

Des milliards d’euros à récupérer

Rappelons que cet absentéisme a un coût. En utilisant une méthode assez grossière d’approximation, on estime que 1 % d’absentéisme coûte 1 % de la masse salariale de l’entreprise ou de l’administration.

Rapporté à la masse salariale (247 milliards d’euros), l’absentéisme dans la fonction publique pourrait coûter 24 milliards d’euros par an à la collectivité.

Le diviser par deux (le ramener au niveau du privé) pourrait donc rapporter jusqu’à 12 milliards d’euros par an.

La mesure en place aurait permis, pendant ses un an d’application, 60 millions d’euros d’économies à l’Etat et 70 millions dans les hôpitaux.
A vue de nez, les économies dégagées dans la fonction publique territoriale auraient été du même ordre.

De plus, la Fédération hospitalière de France rapporte que l’absentéisme, dans la fonction publique hospitalière, aurait diminué de 7 %! Une première, et la preuve que le jour de carence est un bon moyen d’endiguer l’absentéisme de complaisance sans avoir recours à un flicage des agents.

Las, le gouvernement cède au chantage de son électorat, et revient sur une réforme de justice et de bons sens, au détriment des fonctionnaires sérieux, des usagers… et des contribuables.

http://www.lecri.fr/2013/02/22/jour-de-carence-les-syndicats-de-fonctionnaires-retablissent-un-privilege/39007

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Y’en a marre du jour de carence des fonctionnaires et surtout de leurs privilèges

Posté par ippolito le 25 février 2013

4 choses à savoir sur le jour de carence des fonctionnaires

Vie et mort de ce geste d’alignement du statut des fonctionnaires sur celui des salariés du privé. 

La vie du jour de carence dans le secteur public aura été des plus brèves : mise en place par le gouvernement Fillon, cette journée non indemnisée en début d’arrêt maladie disparaît à peine plus d’un an après, comme vient de l’annoncer la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu. 

Une abrogation décidée au vu d’un bilan que Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a jugé jeudi 21 février « injuste et inefficace ». Qu’en est-il au juste ?

1. Depuis quand existe-t-il ? 

Voté à l’Assemblée nationale le 15 décembre 2011, le jour de carence des fonctionnaires est entré en vigueur le 1er janvier 2012. Mais pas au même rythme dans tous les ministères. Quant à l’abrogation décidée par la ministre de la Fonction publique, elle ne sera pas effective immédiatement. Elle n’interviendra que dans le prochain budget. Rien à attendre donc avant le 1er janvier 2014.

2. Pourquoi l’avoir instauré ? 

Premier argument : réaliser de nouvelles économies, dans le cadre du plan de rigueur. Le gain attendu par le gouvernement Fillon était de 240 millions d’euros.

Deuxième argument : l’égalité entre le public et le privé. Comme l’expliquait à l’époque la ministre du Budget Valérie Pécresse, « c’est un changement vraiment majeur. Nous le faisons dans un souci de pure équité ». 

Le gouvernement envisageait alors d’instaurer un quatrième jour de carence pour les salariés du privé. Dans le privé, les salariés ont en effet trois jours de carence.

Ce qui signifie qu’en cas d’arrêt maladie, la Sécurité sociale ne verse des indemnités qu’à partir du quatrième jour. Mais cette équité théorique ne rend que partiellement compte de la réalité. 

En pratique, les socialistes ont toujours rappelé qu’en vertu des conventions collectives ou des accords internes, nombre d’entreprises privées paient à leurs salariés ces trois premiers jours.

Troisième argument du gouvernement Fillon : lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique. Or une étude du mois de février publiée par la Dares montre qu’en fait, le taux d’absence est à peu près équivalent dans le public et dans le privé : 3,9 et 3,7%. Loin du taux « deux fois plus élevé dans le public » avancé par l’actuelle opposition.

3. Est-ce une fleur aux fonctionnaires ? 

Oui et non. La suppression de cette mesure permet au gouvernement Ayrault de tenter de calmer des fonctionnaires, qui supportent de moins en moins bien le gel de leurs salaires.

  »En catégorie C, on est tellement au niveau du Smic qu’à chaque fois que ce dernier augmente, on est obligé de relever le minimum de la fonction publique parce que, sinon, on se retrouve immédiatement en dessous de ce Smic. 

On fait cela depuis des années. Vous pouvez dérouler 17 ans de carrière sans avoir un espoir d’avoir plus d’une vingtaine d’euros brut par mois en termes d’augmentation. Et il faut savoir qu’il s’agit souvent de femmes, à temps partiel. On est sur des salaires extrêmement modestes », rappelle Guy Barbier, secrétaire général de l’Unsa Fonction Publique.

4. Combien l’Etat perd-il au jeu ? 

Instaurer un premier jour de carence pour les 5,2 millions de fonctionnaires devait surtout permettre à l’Etat d’économiser 240 millions d’euros. Finalement, selon le ministère de la Fonction publique, le dispositif n’a permis de gagner « que » entre 80 et 90 millions d’euros sur un an d’existence. 

Cet écart s’explique surtout par les délais plus ou moins longs d’entrée en vigueur dans certains ministères. On ne sait pas encore combien cette mesure du gouvernement Fillon rapportera en réalité sur une année complète d’exercice. Verdict à la veille de son enterrement, fin 2013.

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130221.OBS9685/4-choses-a-savoir-sur-le-jour-de-carence-des-fonctionnaires.html

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