Y’en a marre des promesses non tenues

Posté par ippolito le 5 février 2013

Pour quelles raisons manifestent les fonctionnaires ?

Quelque 120 rassemblements et manifestations étaient organisés dans toute la France, jeudi 31 janvier, à l’appel de trois syndicats de la fonction publique (CGT, FSU, Solidaires) pour dénoncer les suppressions de postes dans les ministères « non prioritaires », et demander, notamment, des revalorisations de salaires. Le point sur les revendications des fonctionnaires. 

La revalorisation du « point d’indice »

Les salaires de la fonction publique d’Etat sont calculés en fonction d’une grille qui définit la rémunération principale, selon l’échelon hiérarchique et l’ancienneté. Chaque agent de l’Etat possède un indice, qui définit la base de son traitement, auquel s’ajoutent ensuite des primes et indemnités.

Le point d’indice, commun à tous les fonctionnaires de l’Etat, est en général revalorisé chaque année pour tenir compte de l’inflation. Mais après avoir été augmenté de 0,8 % chaque année entre 2007 et 2009, puis de 0,5 % en 2010, il a été gelé « en valeur » en 2011 et 2012. La politique du gouvernement Ayrault ne diffère donc pas sur ce point de celle du gouvernement Fillon.

Les syndicats espèrent un geste du gouvernement. La CGT comme la FSU estiment que les fonctionnaires ont perdu en moyenne 13 % de leur pouvoir d’achat ces dix dernières années. Mais la ministre de la fonction publique a été ferme jusqu’ici sur le sujet en rappelant qu’une hausse de 1 % du point d’indice augmenterait de 780 millions d’euros la masse salariale de l’Etat (80,6 milliards d’euros en 2013), que le gouvernement entend garder stable.

Toutefois, le point d’indice ne compose pas l’essentiel de l’évolution de la rémunération des fonctionnaires : 31 % de la masse salariale globale de la fonction publique est due à la grille indiciaire, contre 53 % pour des mesures individuelles.

Le gel du point d’indice est en partie compensé par certains dispositifs, comme la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), une indemnité annuelle versée aux agents dont le traitement indiciaire brut a évolué moins vite que l’inflation au cours des quatre dernières années. Surtout, les fonctionnaires touchent également des primes et indemnités.

Pour comprendre la rémunération des fonctionnaires, lire : Salaire : les fonctionnaires devraient faire les frais de la rigueur

Un moratoire sur les suppressions de postes

Initiée par le gouvernement Fillon, la révision générale des politiques publiques a instauré la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d’Etat. 

Sa mise en application a conduit à la suppression de 117 654 équivalents temps plein travaillés. Soit une réduction de 150 000 postes au sein des ministères entre 2007 et 2012.

Le nouveau gouvernement avait promis de sortir de cette « logique comptable ». Si en 2013, les effectifs vont rester globalement stables, certains ministères ont été privilégiés au détriment d’autres.

Désignés comme « prioritaires » par François Hollande, les ministères de la justice et de l’éducation voient leurs effectifs augmenter, respectivement de 0,6 % et 0,9 %. Mais ces créations sont supportées par des disparitions de postes accrues dans d’autres ministères : 

ainsi le ministère du logement et de l’égalité des territoires connaît plus de suppressions de postes que de départ à la retraite et au ministère de l’écologie, 614 postes sont supprimés pour 999 départs en retraite (donc au-delà de la règle du un sur deux). 

Au ministère de l’économie, l’une des administrations les plus touchées, le taux de non-remplacement s’élève à 55 % (1 890 postes remplacés sur 4 243 départs), c’est tout de même moins qu’en 2012 (64 %).

Là encore la marge du gouvernement est faible. Dans son dernier rapport sur les perspectives des finances publiques publié en juillet, la Cour des comptes élaborait plusieurs scénarios de stabilisation des finances publiques. 

Trois scénarios sur quatre proposaient des baisses d’effectifs de 15 000 à 30 000 euros par an. Le dernier, le seul partant d’une stabilisation des effectifs prévoyait des économies… par le gel du point d’indice, en réduisant aussi drastiquement les mesures catégorielles (- 90 %) ainsi que les avancements.

L’abrogation de la journée de carence non indemnisée

Les grévistes espéraient aussi obtenir l’abrogation du système voté sous le gouvernement Fillon et entré en vigueur depuis le 1er janvier 2012, qui prévoit qu’en cas de congés maladie (non professionnelle), le premier jour de congès des fonctionnaires, stagiaires comme titulaire, n’est pas rémunéré. La mesure, dénoncée unanimement par les syndicats, aurait rapporté moins de 100 millions d’euros.

Avec le mouvement de jeudi, les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec la ministre Marylise Lebranchu.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/31/pour-quelles-raisons-manifestent-les-fonctionnaires_1825567_823448.html

Publié dans Y'en a marre des fonctionnaires, Y'en a marre des promesses non tenues | 1 Commentaire »

Y’en a marre du pactole des associations des fonctionnaires du ministère des Finances

Posté par ippolito le 4 février 2013

Le pactole des associations des fonctionnaires du ministère des Finances

Associations pour les loisirs, les restaurants ou l’aide au logement des fonctionnaires de Bercy. Les quatre plus grandes associations des fonctionnaires du ministère des Finances touchent  des dizaines de millions d’euros de l’Etat.

Les associations les plus généreusement subventionnées par les ministères sont principalement des orga­nismes créés à l’initiative du gouvernement, dirigés par des fonctionnaires ou sous tutelle adminis­
trative

Au prétexte de chercher des formules de gestion plus souples, l’Etat travestit ces nouvelles structures sous le label associatif, ce qui complique encore le contrôle, par les citoyens français ou leurs représentants, de l’usage des fonds publics.

Dans le « jaune budgétaire » associatif 2013 (subventions pour l’année 2011 dans le document “Effort financier de l’État en faveur des associations”, annexe au projet de loi de Finances pour 2013.), 

au volet consacré aux aides aux associations versées par le ministère du Budget et de la fonction publique (83 568507 € au total), on trouve, page 49, une rubrique curieusement intitulée « Conduite et pilotage des politiques éco­nomique et financière » (programme 218).

75 784 227 euros pour le gîte, le couvert et les loisirs des fonctionnaires des Finances

S’agit-il là d’aider des associations soucieuses du salut économique de la France ? Que nenni ! Les 75 784 227 € de cette mission vont au gîte, au couvert et aux loisirs des fonctionnaires des Finances !

Parmi les huit associations figurant dans ce programme, quatre d’entre elles ALPAF, EPAF, AGRAF et ATSCAF – outre leurs noms dignes des héros d’« Astérix et les Normands » – sont riches comme Crésus : 

l’Association pour le logement du personnel des administrations financières (ALPAF) a reçu 29 500 800 € de subventions du ministère en 2011.

L’association a délivré quelque 9 000 aides et prêts au logement (le parc ministériel compte 10564 logements).

28 422 500 € pour l’association Education plein air Finances (EPAF), destinés à la « mise en œuvre des prestations de tourisme social “vacances enfants” et “vacances familles” ».

9 804 000 € pour l’Association pour la gestion de la restauration des administrations financières (AGRAF), qui a servi trois millions de repas à ses fonctionnaires dans ses 31 restaurants d’Ile-de-France.
L’association touristique sportive et culturelle des administrations financières (ATSCAF) a un budget plus « modeste » : 6 091 486 €.

Curieuse manière de conduire et piloter les « politiques économique et financière » de la France ! Ceux qui sont chargés de la « caisse commune » se ser­vent en premier.

Toujours au chapitre des subventions du ministère du Budget, on trouve, dans le programme « Ges­tion fiscale et financière de l’État et du secteur public local », page 43 du « Jaune », 138 subventions de fonctionnement attribuées à divers restaurants administratifs de la Direction générale des fi­nances publiques dans les départements, le tout pour près de cinq millions€.

Une aide de 586 euros par agent

C’est la cantine du centre des finances publiques de Cholet (Maine-et-Loire) qui tient le pompon avec une aide finan­cière de 157 €… somme qui ne couvre pas le coût du traitement administratif de ladite subvention évalué à 450 €.

Au total, les dotations du Budget à l’ensemble des associations du ministère attei­gnent en 2011 la somme de 586 € par agent. Encore une prime qui ne dit pas son nom…

La profonde inégalité entre les associations subventionnées (0,01 % d’entre elles ont raflé près de 55 % de la manne étatique en 2006) est provoquée par le détournement du système associatif au profit des institutions publiques : les subventions sont devenues une véritable chasse gardée de faux-nez de l’administration.

Nous avons affaire à un véritable détournement des finances publi­ques. Le « jaune budgétaire » révèle une administration omnipotente et omniprésente qui utilise la loi de 1901 pour s’autofinancer au lieu de promouvoir les initiatives de la société civile sur le fonde­ment de l’utilité publique.

Jean-Baptiste Leon et Guillaume Préval

http://www.lecri.fr/2013/01/31/le-pactole-des-associations-des-fonctionnaires-du-ministere-des-finances/38533

Publié dans Y'en a marre des fonctionnaires | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de croire que tous les fonctionnaires sont tous des privilégiés

Posté par ippolito le 4 février 2013

« Les fonctionnaires ne sont pas des privilégiés »

Ils étaient entre 12000 et 15000 fonctionnaires à défiler jeudi après-midi à Paris. Les revendications étaient claires: mettre fin aux coupes dans les effectifs et au gel du point d’indice des salaires. Mais c’est un ras-le-bol qu’ils ont surtout voulu exprimer. 

L’ambiance était pluvieuse ce jeudi après-midi à Paris pour la première grève des fonctionnaires sous la présidence de François Hollande. Pas de quoi refroidir pour autant les ardeurs des 12.000 à 15.000 manifestants, bien décidés à faire entendre leur voix jusqu’à L’Elysée.

Au micro, les slogans n’ont pas vraiment changé depuis les manifestations qui ont précédé l’investiture du président Hollande. Les « François » ont simplement remplacé les « Nicolas » de ces cinq dernières années. 

Un témoignage de la déception ressentie par les fonctionnaires. Nombre d’entre eux confiaient leur frustration devant « le manque d’initiative », de « courage » du nouveau président. D’autres se contentent d’affirmer que « rien n’a changé » depuis le six mai dernier.

Leurs principales revendications: une hausse générale des salaires, via la revalorisation du point d’indice gelé depuis trois ans, et l’arrêt des suppressions de postes qui entraînent une dégradation de leurs conditions de travail. Témoignages.

« Les fonctionnaires ne sont pas des privilégiés »

Ouassini travaille à Pôle emploi et gagne 1.400 euros par mois

Ouassini travaille à Pôle emploi depuis six ans. « On perd l’essence même de notre rôle d’agent de la fonction publique. J’ai l’impression que nous devenons de plus en plus une entreprise privée. Cela se ressent au quotidien, jusque dans les termes employés par la hiérarchie. 

Par exemple, on entend souvent parler de clients, il y a beaucoup de déshumanisation aussi. Chacune des personnes que nous recevons est traitée par nos services à travers son numéro d’immatriculation ».

Ouassini a vu son salaire revalorisé deux fois depuis son embauche. Bien « loin de gagner une fortune, il touche aujourd’hui un peu moins de 1400 euros nets ». Contre 1250 euros à son arrivée.

Pour Leïla, les raisons de son engagement sont différentes: « Je suis chef de projet dans la fonction publique territoriale. Je suis cadre fonctionnaire de catégorie A. Il n’est donc pas question pour moi de me plaindre mais je veux témoigner de ma solidarité envers des revendications tout à fait légitimes. 

Nous sommes en période crise, les gens vont avoir de plus en plus besoin des services publics et nous ne serons pas là pour répondre efficacement. Je gagne davantage aujourd’hui grâce aux primes que j’ai pu toucher, mais mon salaire n’évolue pas puisque les indices sont gelés. 

On entend souvent dire que les fonctionnaires sont des privilégiés notamment parce que l’on ne prend en compte que les six derniers mois pour calculer les retraites. Sauf que les primes ne sont pas prises en compte. Ce qui peut pénaliser grandement le montant des retraites touchées ».

Joan, professeur des écoles, gagne 2180 euros par mois

Joan est professeur des écoles à Villetaneuse. « Si je suis venue aujourd’hui, c’est bien sûr pour obtenir une revalorisation salariale, explique Joan. Les temps sont durs, le coût de la vie augmente et derrière ça ne suit pas. 

Après seize ans de carrière, je gagne 2180 euros par mois. Pour joindre les deux bouts, je dois en plus des enseignements faire des cantines et des études, pour gagner un peu plus. Nous avons une vie de famille à gérer et c’est loin d’être évident. 

Aujourd’hui, on nous demande de faire aussi le maître nageur, parce qu’il n’y a pas de personnel qualifié disponible, on nous demande d’assurer des cours d’anglais. Et pourtant je vous assure que mon accent est loin d’être suffisant! ».

« Dans les hôpitaux, on ne parle que de coupes budgétaires »
A 28 ans, Anne a effectué sa première rentrée en tant que professeur de Lycée à Clichy, sous le statut de T.Z.R (titulaire en zone de remplacement).

  »Si je suis là aujourd’hui, c’est d’abord à titre de solidarité pour ce mouvement. Je gagne actuellement 2100 euros, mais mes revendications ne portent pas sur ce point. Je viens d’arriver, et je n’ai pas des années d’expérience comme certains de mes collègues. Je savais dans quoi je me lançais voulant exercer ce métier.

Mais c’est compliqué en tant que jeune professeur de travailler à Clichy. Je suis dans un établissement avec une population un peu difficile, nous n’avons pas les moyens d’y répondre comme il le faudrait « .

Nathalie, aide-soignante, gagne 1300 euros par mois

Nathalie travaille depuis treize ans dans la fonction publique hospitalière. Et son constat est sans appel. « Aujourd’hui, c’est simple, je ne gagne que 1300 euros par mois. Il faut lever le gel des indices, la situation devient trop difficile. 

Dans les hôpitaux, on ne parle que d’austérité, de coupes budgétaires, de réductions de personnel. Il est où le service public? Comment voulez-vous que la prise en charge des malades soit correcte? Ça fait des années que nous subissons des fermetures des services. Sachez que l’hôpital va très mal aujourd’hui. Qu’on arrête de nous parler de résultats et de rentabilité, ce n’est pas notre rôle, nous ne sommes pas une entreprise, on parle de la santé des patients. »

Leurs revendications risquent de rester lettre morte. 

La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a d’ores et déjà laissé entendre qu’une revalorisation des salaires n’était pas d’actualité, en raison des « contraintes budgétaires » qui pèsent sur le gouvernement cette année. Quant aux créations de postes, il ne faut pas non plus trop y compter: l’objectif du gouvernement est la stabilité des effectifs.

Ludwig Gallet

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-fonctionnaires-ne-sont-pas-des-privilegies_370853.html

Publié dans Y'en a marre des fonctionnaires, Y'en a marre des mensonges | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des privilèges des fonctionnaires et surtout de leur grève dans le contexte actuel

Posté par ippolito le 2 février 2013

les fonctionnaires manifestent pour accroître leurs privilèges
  
A l’appel de plusieurs syndicats, CGT en tête, les fonctionnaires réclament des augmentations de salaire alors que le pouvoir d’achat des Français est en berne.

Demandez le programme ! Les fonctionnaires qui manifesteront le 31 janvier 2013 à l’appel de la CGT (1) , de la FSU et de Solidaires réclament notamment l’abrogation du jour de carence en cas de maladie (2), des embauches et de meilleurs salaires.

Même si FO et la CFDT ne participent pas directement à ce mouvement, ces deux organisations estiment que le gouvernement n’est pas aveugle et qu’il devra « faire un geste » lors des discussions salariales qui s’engageront le 7 février prochain.

Un geste, mais pourquoi ? Même si, pour la quatrième année consécutive, il n’y a pas d’augmentation générale des salaires dans la fonction publique, les fonctionnaires ne sont pas à plaindre. Ce sont les chouchous de la République.

S’ils s’estiment sous-payés, les contribuables sont en droit de penser qu’ils le sont beaucoup trop !

A priori, la garantie de l’emploi qui leur ait accordé devrait justifier une différence de salaire importante en faveur du secteur privé. C’est l’inverse qui se produit.

Selon le dernier rapport annuel sur la fonction publique, le salaire net moyen d’un agent de la fonction publique d’Etat (FPE) se montait à 2 459 euros en 2010…. soit 330 euros de plus qu’un salarié du secteur privé !

Le salaire d’un cadre masculin de la FPE atteignait ainsi 3 252 euros par mois contre 2 759 euros pour un cadre féminin, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes étant, par ailleurs, plus faible dans le public que dans le privé.

En faisant la somme de tous les avantages (retraites…) accordés aux employés de l’Etat, on peut être deux fois mieux rémunéré, tout compris, dans le public que dans le privé.

Pour éviter ce constat, les syndicats du secteur public ont fait abroger l’article 15 de la loi Le Pors de 1983 comparant les salaires du public et du privé tous les deux ans. Mais l’Insee continue établir ce comparatif dans son « portrait social » du pays. Le gouvernement, soucieux de préserver sa base électorale, fait mine de l’ignorer.

Suppression de la rémunération au mérite mais pas des primes
Toujours plus ! Si elle est coincée sur un plan budgétaire, Marylise Lebranchu, le ministre de la Fonction publique, a déjà indiqué que la rémunération des fonctionnaires selon leurs performances sera supprimée car elle n’est pas « adaptée » à la fonction publique.

L’idée est de revenir sur la prime de résultats (PFR), lancée par le gouvernement Fillon il y a 4 ans. Elle concerne aujourd’hui environ 60.000 cadres de la fonction publique, primés s’ils atteignent leurs objectifs de production.

Dorénavant, qu’ils s’agisse de bourreaux de travail ou de tire-au-flanc, ces fonctionnaires seront augmentés de la même manière, les syndicats estimant que le mérite individuel ne doit pas être encouragé.
Les primes touchées par les fonctionnaires concernés par cette méritocratie ne disparaîtront pas pour autant.

Elles seront pérennisées dans le cadre d’une future harmonisation interministérielle. Elle reposera sur un concept que Marx et Engels n’auraient pas dédaigné : la contribution individuelle au travail collectif…
La contrepartie du mistigri budgétaire sera d’augmenter le coût financier de la fonction publique. Ce coût est déjà énorme. Il représente 13,5% du PIB français contre 7,5% en Allemagne.

C’est en diminuant le nombre d’agents publics que la plupart des pays parviennent à compresser leurs dépenses publiques. La France fait tout l’inverse. Les Allemands ont réduit les effectifs de fonctionnaires de 2,2 millions depuis 1990. La France les a augmentés de 1,5 million en 23 ans.

Et côté rémunération, Marylise Lebranchu fait germer l’espoir, histoire de calmer les manifestants : dans l’entourage du ministre, on indique qu’en cas de redémarrage de la croissance, les fonctionnaires seront les premiers à bénéficier d’un relèvement de leurs points d’indice, une fourchette de 0,5/0,7% étant évoquée en catimini.

Voilà qui promet de nouvelles ponctions fiscales et fournit aux contribuables un véritable motif de manifestation !

1 : http://www.lecri.fr/2012/12/21/l’enquete-choc-de-contribuables-associes-sur-un-syndicat-nuisible/38008
2 : http://www.lecri.fr/2012/12/03/explosion-du-nombre-d’arrets-maladie-des-fonctionnaires/37597

http://www.lecri.fr/2013/01/30/demain-les-fonctionnaires-manifestent-pour-accroitre-leurs-privileges/38538

Publié dans Y'en a marre des fonctionnaires | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des agences publiques et surtout des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 21 janvier 2013

Agences publiques : Hollande promet à nouveau de récurer les écuries d’Augias !
 
Parmi les bonnes résolutions prises pour 2013, le chef de l’Etat confirme un coup de balais dans la taupinière des autorités administratives indépendantes et des agences publiques.

Lors de ses vœux 2013 à l’Administration, le chef de l’Etat (1) a annoncé sa volonté de limiter le « démembrement d’Etat » et de récupérer les 10 milliards de taxes affectées tombant, sans contrôle parlementaire, dans la caisse de ces agences publiques et autres « opérateurs » publics.

La tache sera rude : on recense actuellement 38 autorités administratives indépendantes et 1 200 opérateurs. Toutes ces entités publiques autonomes sont chargées de la réalisation d’une mission d’intérêt général. Avec un budget de 65 milliards d’euros, elles pèsent de plus en plus lourd dans le budget de l’Etat.

Pire, elles profitent de l’augmentation des taxes qu’elles encaissent (environ + 4,5 %/an) pour recruter et surpayer leurs collaborateurs.

Selon le dernier rapport de l’IGF, l’effectif des opérateurs (sous-catégories d’agence) a ainsi progressé de plus de 6% entre 2007 et 2012, le personnel y gagnant, en moyenne, 5% de plus que les agents de l’État. La rémunération de certains dirigeants peut dépasser 123.000 euros/an !

Pour stopper cette folie budgétaire, l’équipe Ayrault a prévu de réduire les effectifs les dépenses de fonctionnement de ces agences de…  - 2,5% en leur imposant les mêmes règles que dans les ministères. C’est bien le moins puisqu’il s’agit d’argent public !

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient

Si la volonté affichée du chef de l’Etat de ramener les agences à la raison est louable on peut douter du suivi de cette politique.

En prenant les commandes du pays, François Hollande s’est engagé a réaliser 60 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les 1 100 milliards d’euros de dépenses publiques, soit 12 milliards par an.

 Des promesses bien vagues et qui n’engagent que ceux qui les croient.

Car, depuis, comme dans la fable, on ne voit rien venir. Le non remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite a été supprimé et l’éducation nationale recrute des dizaines de milliers de fonctionnaires.

Les contrats de génération vont creuser le budget de l’Etat et aucun frein n’a été mis à la protection sociale qui canibalise 42% de la dépense publique.

La seule promesse que le nouveau patron de l’Elysée ait tenue concerne  l’ardoise fiscale avec 30 milliards de prélèvements supplémentaires.

Pour sa part, l’Etat n’a pas vraiment taillé dans son train de vie qui représente encore 27 % de la dépense publique, ni mis –autre promesse présidentielle – l’organisation du « mille-feuille » territorial (communes, intercommunalités, départements et régions) à plat.

Une commission a été créée. On y blablate.

Pourtant, la aussi, il y a de la marge : les effectifs de la fonction publique territoriale communale ont progressé de 3 % l’an entre 2002 et 2012 alors que le nombre d’agents des structures intercommunales augmentait dans une proportion identique !

De qui se moque-t-on ? Des contribuables locaux. Les élections municipales de mars 2014 fourniront l’occasion de remettre les compteurs à l’heure.

FL
1 : http://www.elysee.fr/chronologie/#e2261,2013-01-08,v-ux-aux-corps-constitues-2

http://www.lecri.fr/2013/01/14/agences-publiques-hollande-promet-a-nouveau-de-recurer-les-ecuries-daugias/38152

Publié dans Y'en a marre des fonctionnaires, Y'en a marre des gaspillages de l'argent public, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des primes distribuées par Fabius

Posté par ippolito le 31 décembre 2012

Les primes de Laurent Fabius

Laurent Fabius dispose d’une enveloppe spéciale de 1,1 million d’euros pour les primes de ses collaborateurs.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius bénéficie d’une enveloppe de 1,1 million d’euros destinée à financer les primes de ses collaborateurs. Le budget alloué aux primes des collaborateurs de Laurent Fabius est l’un des plus importants du gouvernement.

Fabius dispose de 150 collaborateurs, dont 15 membres de cabinet, ce qui explique le budget élevé dont il bénéficie pour les primes de ses collaborateurs. Les collaborateurs de Fabius touchent ainsi une prime de 7274 euros en moyenne par personne.

Au 31 décembre 2012, Fabius aura utilisé 652 171 euros sur les 1 091 082 euros destinés aux primes de ses collaborateurs, soit 60% du budget global.

source: journaldunet.com
Publié par Rédaction le 27/12/12

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/les-primes-de-laurent-fabius/

Publié dans Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

1...34567...19
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN