Y’en a marre des gaspillages de l’argent public et surtout du train de vie de nos élus

Posté par ippolito le 1 mars 2013

Des oeuvres d’art pour des centaines de milliers d’euros

L’auteur de « Petits secrets et grands privilèges de l’Assemblée nationale » a réussi à se plonger dans les comptes de l’Assemblée nationale, dans leur version non accessible au grand public. 

L’une de ses trouvailles : l’argent dépensé pour les oeuvres d’art. Ou lorsque Jean-Louis Debré s’improvise négociateur…
 
« L’institution a pris l’habitude de sortir son carnet de, chèques pour des acquisitions qui représentent au total plusieurs dizaines, parfois plusieurs centaines de milliers d’euros par an. 

Les trente-deux bustes signés Honoré Daumier, présentés dans le vestibule de la bibliothèque et dont les originaux se trouvent au musée d’Orsay, ont été acquis en vente publique en 2004. 

En 2005, Jean-Louis Debré alors président remarque dans un catalogue un tableau représentant un membre du Conseil des Cinq-Cents, en costume de député, dessiné par David et peint par Jean-Louis Laneuville. 

L’oeuvre datée de 1798 coûte cher, mais les questeurs donnent leur accord. Furieux de voir que personne n’a songé à négocier, Jean-Louis Debré se déplacera lui-même jusqu’à la galerie parisienne pour marchander et réussir à diviser le prix par deux. 

Plus récemment, en 2010, 313 188 euros ont été dépensés en oeuvres et objets d’art.

« En 2010, 313 188 euros ont été dépensés en oeuvres et objets d’art. »

Comme le précise la version non publique des comptes de l’Assemblée, il s’agissait de « tableaux et de photographies contemporaines destinés à l’aménagement des nouvelles salles de réunion des commissions (1) ».

Si les députés s’ennuient durant les séances, ils ont au moins le loisir de contempler les oeuvres d’art qui les entourent. » 

(1). Rapport du Collège des questeurs remis à la commission spéciale chargée d’apurer les comptes (juillet 2011).

Dossier réalisé par Virginie Rivière, L’Internaute Publié le 18 février 2013

http://www.linternaute.com/actualite/politique/privileges-de-l-assemblee-nationale/logements-de-fonction.shtml

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Y’en a marre de pôle emploi et surtout des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 27 février 2013

Pôle emploi a dépensé 53 773 euros dans un cocktail dînatoire pour ses cadres et ses salariés

Les chômeurs seront contents d’apprendre que l’année sera bonne. Du moins, ce sont les souhaits de Pôle emploi qui a mis le paquet… pour souhaiter la bonne année à ses cadres. 

Selon le site Mediapart, « la direction générale de Pôle emploi a dépensé plus de 75 000 euros (hors taxes) pour ses vœux de fin janvier ». Avec une facture de traiteur particulièrement (trop) salée : 

« 53 773 euros nets pour un cocktail dînatoire servi à 900 invités (notamment des cadres de la direction générale de Pôle emploi basée à Paris), soit tout de même 60 euros de vins et petits fours par personne, alors que certaines administrations ont supprimé leur cérémonie cette année pour réaliser des économies », s’étonne Mediapart

Du côté de la direction de la communication de Pôle emploi, on précise que cette facture est moins élevée de 4000 euros par rapport à l’an dernier. Ouf ! Pas sûr pour autant de faire passer la pilule car les dépenses paraissent indécentes. 

Pôle emploi a par exemple fait appel à un traiteur qui se présente comme « créateur de réception » et revendique « une clientèle de prestige ». Des bus ont également été mobilisés pour transporter le personnel parisien vers le lieu de réception alors que le métro était… à 200 mètres de la salle. 

Suggestion d’éléments de langage à la direction pour l’an prochain : « Pôle emploi a massivement investi dans la formation des traiteurs et des chauffeurs de bus ». Ça passera beaucoup mieux.

*** Source
- Mathilde Mathieu, « Pôle emploi : des petits fours qui passent mal », Mediapart, 22.02.2013

http://www.politique.net/2013022501-pole-emploi-cocktail.htm

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Y’en a marre de la gabegie de France télévision

Posté par ippolito le 26 février 2013

L’incroyable gabegie qui mine France Télévision

Alors qu’outre-Manche, la BBC a su se réformer, le paquebot de l’audiovisuel public français reste incontrôlable.

« La télévision publique est là pour servir la nation et pas l’Etat. Au moment où les gens et les entreprises se serrent la ceinture, nous ne pouvons nous dispenser de répondre aux réalités économiques. Nous allons devoir faire des économies pour un montant d’au moins 16% de notre budget annuel. » 

Qui parle ainsi? Rémy Pfimlin, le patron de France Télévisions, qui ne sait pas comment boucler son budget? Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, soudain sensible aux objectifs d’économies imposés par les lettres de cadrage budgétaire envoyées cette semaine? Que nenni. On ne parle pas comme cela en France, et particulièrement quand il s’agit de télévision…

C’est lord Patten of Barnes, le président de BBC Trust, la radiotélévision publique anglaise, qui a eu ce langage direct. Quand il prononce ces mots en octobre 2011, la Beeb a déjà maigri. 

Elle a trouvé plus de 2 milliards d’euros d’économies, au rythme d’une réduction de ses dépenses de 3,5% par an. Et comme si cela ne suffisait pas, le directeur général de la vieille Auntie a décidé d’ajouter encore 4%, qu’il veut réinvestir dans les programmes prioritaires. 

Au total, le plan d’économies adopté par le Trust en mai 2012 coupera 825 millions d’euros d’ici à 2017, soit 20% du budget annuel. Et lord Patten d’ajouter à destination de ses cadres dirigeants: « S’il vous plaît, rappelez-vous que ne rien faire n’est pas une option. »

Les rapports se succèdent… en vain

Pendant ce temps, France Télévisions hésite, tergiverse et n’en finit pas de négocier avec l’Etat. « Pour 2013, il était prévu que les ressources atteignent 3,2 milliards d’euros, rappelle Rémy Pfimlin. En réalité, nous ne recevrons que 2,85 milliards. »

 Du holding des télévisions publiques proviennent cet hiver des craquements alarmistes. Pour éponger le déficit en 2013, un plan d’économies de 150 millions est en gestation. Mais ni son détail ni sa mise en oeuvre ne sont encore connus. « Rappelez-vous que ne rien faire n’est pas une option »…

Or les rapports se succèdent et se ressemblent sur la gestion de France Télévisions. Dans la foulée de la Cour des comptes, Martine Martinel, députée PS en charge du rapport sur l’audiovisuel public, dénonce « un défaut de pilotage. 

Il est paradoxal de constater une augmentation globale des effectifs, alors que les deux dispositifs de départs volontaires à la retraite mis en place en 2007 puis en 2009-2012 auraient dû conduire à une diminution ». 

Le second plan a accompagné plus de 600 salariés vers la sortie. France Télévisions s’était engagé à réduire ses coûts de personnel de 5% entre 2011 et 2012: ils ont progressé de 2,74%.

  »Au total, les deux plans de départs volontaires à la retraite auraient dû permettre de dégager une économie de plus de 45 millions d’euros: ils auront coûté 58 millions sans impact sur les effectifs… », assène la députée.

On se contente de multiplier les mesurettes

Du laisser-aller dans les recrutements à France Télévisions? Le directeur des ressources humaines, Patrice Papet, assume. A son arrivée, en août 2010, il a trouvé, dit-il, « une organisation peu lisible, des pertes de repères ». Cette année-là, il a affronté un suicide et deux tentatives. « Nous avons résolu de faire une pause dans l’adaptation des effectifs », admet-il. 

Depuis, les négociations sur l’emploi ont repris. Il a annoncé au CCE de 650 à 850 suppressions de postes sans licenciements, sur un effectif global de 10.350 salariés théoriquement indéboulonnables. Il vise notamment les gros bataillons de France 3 et les non-permanents, qui représentent environ 18% des effectifs à France Télévisions, contre moins de 5% dans les chaînes privées.

France Télévisions multiplie les mesurettes. Il a réduit d’un quart la rémunération variable de son comité exécutif. Rémy Pflimlin a « raboté » les budgets consacrés à l’achat de programmes de flux, aux rediffusions ou à la production. Les achats ont été centralisés et serrés. Les notes de frais doivent baisser de 15 à 20% en 2013. 

L’installation du Grand Soir 3, une plage d’information d’une heure à 22h40 à l’antenne le 25 mars, générera 10 millions d’euros d’économies annuelles. Mais, là encore, le dispositif a des allures de saupoudrage face à la cure d’austérité martiale de la Beeb.

Outre-Manche, la BBC a supprimé 2.000 postes sur cinq ans (sur un effectif de 20.000 personnes, y compris la radio et l’audiovisuel extérieur), la masse salariale des cadres payés plus de 177.000 euros a fondu de 19%. Elle a coupé 25% des coûts de direction et de services administratifs avec la suppression d’un poste sur cinq. 

Les cadres dirigeants sont priés de ne pas dépasser la barre de 1% des effectifs. Elle a quitté le siège historique de West London occupé depuis cinquante ans, optimisé ses frais techniques. Bilan: 470 millions d’euros d’économies.

Pfimlin note qu’il n’a pas les mains libres comme son homologue de la BBC

Cela n’impressionne guère Rémy Pflimlin, qui recule et sourit dans son fauteuil. « La BBC fait polémique au Royaume-Uni. Elle a inauguré récemment un immeuble de verre et d’acier à 1 milliard de livres, elle dispose de 6 milliards d’euros de budget, ses dimensions et ses moyens n’ont rien à voir avec les nôtres. Et s’ils donnent l’impression de réduire facilement les effectifs, c’est que le droit social le leur permet. 

Enfin, les hauts salaires de la BBC représentent le double des nôtres. Le patron de la BBC gagne deux fois mon salaire et je gagne cinq fois moins que le patron de TF1. » Dans la foulée, Rémy Pflimlin ne se fait pas prier pour remarquer que lord Pattern a les mains libres vis-à-vis du pouvoir.

« L’an dernier, nous avons décidé de fermer pendant deux semaines en novembre et en décembre les rédactions locales de Périgueux et de Bayonne par mesure d’économie, raconte Rémy Pfimlin J’ai eu droit à une mobilisation du personnel, des élus, à une campagne de lettres, à des interpellations du ministre à l’Assemblée nationale. Et lorsque j’ai été moi-même à l’Assemblée, toutes les questions des députés étaient centrées là-dessus. Quand vous êtes dans une entreprise privée, vous supprimez une ligne budgétaire, point. »

C’est ce que fait lord Patten. « Si nous devions prendre nos décisions à partir d’enquêtes de téléspectateurs, nous ne supprimerions sans doute rien », reconnaît-il. Pour économiser « au moins » 240 millions d’euros chaque année sur les contenus, il a donc défini cinq priorités: l’information, les programmes pour enfants, la fiction et le spectacle britanniques ainsi que les événements nationaux. 

Tout le reste est sabré sans pitié: les achats de films et de séries, les coûts de distribution (-30%), les droits sportifs (-15%), le divertissement, les programmes hors des heures de pointe sur les grandes chaînes, les petites chaînes, les grilles de nuit. 

Le budget de BBC Online (Bbc.co.uk) est amputé, lui, de 25%, quand le nombre de salariés du service multimédia de France Télévisions a été multiplié par six depuis 2010.

Outre-Manche, on a taillé dans les effectifs de cadres

En France, toucher au secteur de la production comporte des risques. La sortie de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, le 12 décembre sur RTL, est inimaginable outre-Manche. « C’est le rôle du service public de défendre la production », assurait-elle, regrettant dans la foulée l’installation du Grand Soir 3 parce qu’il prend la place des documentaires. 

On est loin du « service de la nation » revendiqué par lord Patten. La télévision publique achètera en 2013 pour plus de 1 milliard d’euros de programmes à des sociétés extérieures. Combien d’investissements dictés par des raisons pas tout à fait artistiques? 

Poussé par le lobby de la diversité, Avant-premières, le coûteux magazine culturel présenté chaque mercredi sur France 2 par Elizabeth Tchoungui jusqu’à juin 2012, a ainsi battu un double record de coût – 200.000 euros par épisode – et de faible audience, réussissant à tomber sous la barre des 2%! « France Télévisions est l’otage absolu des lobbys de la création, raille un dirigeant de TF1. Il y a une confusion entre l’intérêt général et l’intérêt des producteurs. Il y a un monde entre les productions de France Télévisions et celles de la BBC: ce monde, c’est celui de la contrainte. »

Dans sa course vers la réforme, la BBC n’a pas épargné sa hiérarchie: pas plus de cinq niveaux entre le DG et l’employé le plus junior, a décidé la Beeb. Pour ne pas dépasser la barre des 1% des effectifs de cadres dirigeants, 150 senior managers ont quitté le navire britannique entre 2009 et 2011, 70 autres partiront d’ici à 2015. France Télévisions a simplement fait… l’inverse. 

Joy Banerjee, délégué du personnel SNJ-CGT, a épluché avec les élus les bilans sociaux donnés par le comité d’entreprise. Résultat: 350 postes de managers créés avec l’apparition de l’entreprise unique. On a vu surgir des directeurs généraux en région, des directeurs des études, et même des coordinateurs transversaux! 

« Chacune des 23 antennes locales a un chef de centre, un directeur technique, un DRH, un directeur adjoint rattaché, des gens à 6.000 ou 7.000 euros mensuels, avec voiture de fonction pour certains », assure Patrice Machuret, le président de la Société des journalistes de France 3. Selon lui, 140 directeurs généraux à France 3 gagneraient entre 7.000 et 10.000 euros net.

Au service des sports, commun à France 2 et France 3, « la rédaction est déséquilibrée, dit Antoine Chuzeville, journaliste du service et délégué syndical SNJ. On compte 33 reporters pour 26 cadres. Ce taux de 40 à 45% d’encadrement est paralysant au quotidien ». 

Cette multiplication des fonctions sans tâche engendre le désoeuvrement et des drames. Le 2 décembre dernier, le journaliste de France 3 Michel Naudy, âgé de 60 ans, s’est suicidé à son domicile. On découvre alors que cet ancien de L’Humanité et de Politis entré à France 3 en 1981, ancien rédacteur en chef de la rédaction nationale, était salarié sans affectation depuis… 1995, dix-sept ans.

Des salariés au placard payé comme Pujadas

Le cas est-il unique? La culture du placard est ancienne à France Télévisions. Chaque présidence, chaque réorganisation a laissé sa couche sédimentaire de rédacteurs en chef ou de postes à responsabilité. « Vous ne pouvez pas faire partir les gens, et les moins bons ne trouvent pas à l’extérieur, assure un ancien dirigeant qui l’a pratiquée. 

Plus d’un quart des journalistes et de l’encadrement sont inutilisables. » Chiffre difficilement vérifiable. Joy Banerjee décrit des arrêts maladie, des gens qui craquent, des problèmes de management, des CDD « très inquiets pour leur avenir ». 

« Lorsqu’il y a sept niveaux, nous passerons à deux, promet Patrice Papet. Lorsqu’il y en a trois, à zéro. Mais les choses ici prennent du temps, plus que dans le privé. Patrick de Carolis disait que France Télévisions est un paquebot qu’il faut piloter comme un hors-bord. Je crois que c’est un paquebot qu’il faut piloter comme un paquebot. » Le 28 janvier, Rémy Pfimlin a resserré la gouvernance à quatre hommes – Martin Ajdari, Patrice Papet, Bruno Patino et Thierry Thuillier -, après l’avoir considérablement élargie en arrivant.

C’est peut-être la chaloupe de l’outre-mer qui est la plus chargée. Derrière France O, une édition nationale et neuf régions qui fonctionnent sur le modèle de France 3. La dolce vita en plus. « Ici, n’importe quel gars au placard touche le salaire de David Pujadas », lance une journaliste qui préfère rester anonyme, car le monde du journalisme insulaire est petit. 

La grille des rémunérations de France Télévisions est multipliée par 1,73 en Nouvelle-Calédonie, par 2,03 à Wallis et Futuna. Les anciennetés mettent du beurre dans les épinards, les effectifs et l’encadrement là aussi sont pléthoriques. Les arrêts maladie correspondent dans certaines éditions à dix postes à temps plein. Il faut ajouter un treizième mois, un quatorzième mois et des primes de week-end. 

Résultat: de source syndicale, la masse salariale représente 17% du budget de France 2,27% de celui de France 3 et 60 à 80% du budget de France O. « En outre-mer, nous effectuons une mission de service public incontestable, le salaire indexé s’y applique dans le secteur public, au-delà du seul cas de France Télévisions », rappelle Rémy Pfimlin.

Un indubitable manque de courage au plus haut niveau

Le système fait pourtant hurler les petites télévisions privées concurrentes. « Nous ne vivons que de la publicité, alors qu’ils ponctionnent eux aussi le marché publicitaire, en plus de la redevance et des subventions d’Etat, clame Jean-Claude Asselin de Beauville, le président de la Fédération des télévisions locales privées d’outre-mer. 

Leurs budgets sont six à douze fois supérieurs aux télévisions locales privées. » Pourtant, à la Réunion, une antenne privée fait davantage d’audience que la locale de France Télévisions.

France Télévisions peut-il donner une autre image que celle d’un bateau échoué au bord de la Seine en crue de début février? « C’est difficile parce que c’est une entreprise lourde, avec une culture spécifique, qui subit l’instabilité des dirigeants et des volontés de l’actionnaire », résume Rémy Pfimlin. 

A Londres, la direction de la BBC a un atout majeur. Elle appuie sa stratégie sur une charte royale signée pour dix ans et intouchable. La députée Martine Martinel le reconnaît volontiers: les variations permanentes de la tutelle d’Etat, qui change d’homme, de politique et de budget à une cadence infernale, n’arrangent rien. 

Mais un haut fonctionnaire du ministère de la Culture renverse les responsabilités. « C’est vrai, la tutelle et le pouvoir politique ne sont pas courageux, admet-il. Jamais un dirigeant d’entreprise publique n’aura une feuille de route claire, mais s’il tape du poing sur la table pour réduire ses dépenses et s’il a le soutien de l’Elysée, la tutelle suivra. » Il faudrait juste que Rémy Pfimlin et François Hollande forcent un peu leur nature…

Marc Baudriller et Jean-Baptiste Diebold

http://www.challenges.fr/media/20130221.CHA6454/l-incroyable-gabegie-qui-mine-france-television.html

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Y’en a marre de la crise mais surtout de la politique économique de nos différents gouvernements

Posté par ippolito le 26 février 2013

Croissance zéro en France: à qui la faute?

La croissance a été nulle en France en 2012. L’opposition dénonce l’échec de la politique économique du gouvernement. En réalité, c’est la droite qui a initié la politique d’austérité. Mais la gauche ne fait rien pour relancer la machine. Explications.

Les nuages s’accumulent pour le gouvernement. 2012 aura été une année noire, non seulement pour le chômage avec 285.000 demandeurs d’emplois en plus, mais aussi pour la croissance. 

Le PIB tricolore a stagné en 2012, selon les chiffres publiés par l’Insee ce jeudi 14 février. Sur l’ensemble de l’année, la croissance a été de zéro. C’est un véritable effondrement par rapport à 2011, où le PIB avait progressé de 1,7%.

Ces mauvais chiffres contraignent le gouvernement à « repenser », selon les termes du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, ses prévisions d’une croissance de 0,8% pour cette année et surtout de d’un déficit public à 3%. 

Jusqu’à encore hier, l’exécutif n’en démordait pas et répétait à l’envi qu’il n’était pas question de remettre en question cet objectif énoncé par François Hollande pendant la campagne présidentielle. La publication mardi du rapport de la Cour des Comptes, qui estime que l’objectif de déficit de 3% ne sera pas atteint, a précipité les événements.

« Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013″, a finalement concédé Jean-Marc Ayrault mercredi soir sur France 3. « On n’en sera pas loin », a-t-il ajouté aussitôt, se gardant toutefois de donner un chiffre précis. 

Mais le Premier ministre a réaffirmé que l’autre objectif de l’exécutif en matière de réduction de déficit, 0% en 2017, était lui inchangé. il a insisté sur la notion de « trajectoire » pour réduire le déficit. « Et pour y arriver, on a déjà engagé un certain nombre de réformes, fait des économies. Nous allons dans la bonne direction ».

La politique d’austérité a été initiée par la droite

Pour l’opposition, ces mauvaises nouvelles sont du pain béni. Dans un entretien aux Echos publié ce matin, Jean-François Copé annonce que l’UMP va déposer une motion de censure contre la politique économique du gouvernement pour « inciter » François Hollande à « changer immédiatement » de cap.

 Selon le patron de l’UMP, l’impossibilité d’atteindre une réduction du déficit à 3% constitue « le véritable aveu de l’échec de François Hollande ». « L’économie française est à l’arrêt » et la majorité a « cassé la croissance avec une overdose d’impôt », a accusé de son côté jeudi l’ancienne ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse, sur Canal+.

En réalité, l’encéphalogramme de l’économie française reste désespérément plat depuis le printemps 2011, avec de brefs épisodes récessifs et des rebonds éphémères. 

Concrètement, la France a connu en 2012 quatre trimestres d’évolution en dents de scie de son PIB: -0,1% au premier et au deuxième trimestre, +0,1% au troisième et -0,3% au quatrième. 

En clair: la France a été techniquement en récession (deux trimestres consécutifs de baisse) dans la première moitié de l’année. Autrement dit, sous la précédente majorité. Puis elle a connu une timide embellie quand la gauche est arrivée au pouvoir, avant de plonger en fin d’année.

« Ce n’est pas l’actuel gouvernement qui a commencé à prendre des mesures d’austérité, souligne Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Europe. Les hausses d’impôts qui ont pesé sur les ménages et les entreprises en 2012 ont été votées par le gouvernement Fillon en 2011. 

La gauche ne fait que poursuivre cette politique. De toute façon, ce n’est pas un problème de politique économique spécifique à la France mais de contexte généralisé d’austérité en Europe ».

La politique du gouvernement ne favorise pas l’investissement

L’Europe, principal marché de la France (60% de nos exportations), s’est enfoncée dans la récession en 2012: le PIB de la zone euro a plongé de 0,6% au quatrième trimestre et de 0,5% sur l’ensemble de l’année. 

Seules l’Allemagne et l’Autriche ont enregistré une croissance positive (+0,7%), tous les autres pays de l’union monétaire sont en récession. 

Mais l’Allemagne enregistre un trou d’air encore plus sensible au quatrième trimestre: le PIB a reculé en effet de -0,6% contre -0,3% en France. Aucun pays ne peut donc se prétendre à l’abri. De ce point de vue, le zéro français est un moindre mal.

On observe par ailleurs que si la consommation des ménages affiche finalement une croissance nulle sur l’ensemble de l’année, c’est grâce à une légère hausse de 0,3% et de 0,2% aux troisième et quatrième trimestre. 

On ne peut donc pas dire, pour l’instant, que les hausses d’impôts décidées par le gouvernement ont brisé le moteur traditionnel de l’activité en France. Mais cela pourrait bien arriver en 2013, vu le choc fiscal que vont subir les entreprises et les ménages (deux tiers des 38 milliards d’euros de l’effort structurel prévu).

Si la politique du gouvernement n’a pas « cassé la croissance », ou en tout cas moins qu’ailleurs, reste à savoir si elle pourrait la faire redémarrer. 

Rien n’est moins sûr. « Le seul élément capable de dynamiser la croissance française en 2013, c’est l’investissement des entreprises. Or la politique du gouvernement ne le favorise pas, estime Jean-Marc Daniel: 

la fiscalité sur les bénéfices va être alourdie et le crédit d’impôt compétitivité favorise les entreprises à forte main d’oeuvre, pas les entreprises de croissance. »

Cela dit, les économies massives préconisées par la droite à la place des hausses d’impôt ne seraient pas plus efficaces. Elles auraient même un effet récessif plus important à court terme, argument mis en avant par Bercy pour justifier la prépondérance donnée à l’effort fiscal en 2012-2013.

Le FMI, l’OCDE et la Commission européenne prévoient 0,3% de croissance dans l’Hexagone cette année. Cet objectif, si minime soit-il, semble d’ores et déjà difficile à atteindre. L’acquis de croissance pour cette année est en effet négatif (-0,2%). Nombreux sont les économistes à prévoir aujourd’hui une nouvelle année blanche en terme de croissance.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/croissance-zero-en-france-a-qui-la-faute_372631.html?p=2

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Y’en a marre de Delanoë et surtout des gaspillages d’argent public

Posté par ippolito le 25 février 2013

55 000 euros pour une campagne pub sur la propreté à Paris

La mairie de Paris vient de lancer une nouvelle campagne de communication sur la propreté.

Cette campagne pub de la mairie de Paris sur la propreté coûtera la modique somme de 55 000 euros aux contribuables parisiens. Cette campagne pub à pour but de faire prendre conscience aux Parisiens de ne pas jeter leurs déchets dans la rue et de ramasser leurs déjections canines.

Un film publicitaire de 20 secondes sur la propreté à Paris sera diffusé à partir du mercredi 6 mars dans 123 salles de cinéma à Paris.

La mairie de Paris justifie ainsi cette campagne pub à 55 000 euros pour la propreté: “Le message est simple : respecter l’espace public, c’est respecter les agents qui y travaillent tous les jours. Une ville propre, c’est une ville qui n’est pas salie“.

source: le Parisien

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/55-000-euros-pour-une-campagne-pub-sur-la-proprete-a-paris/

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Y’en a marre de l’Europe et surtout de ces fonctionnaires européens

Posté par ippolito le 23 février 2013

Combien gagnent les fonctionnaires européens ?

Bruxelles compte 56 000 fonctionnaires européens. Voici le montant des salaires des fonctionnaires européens.

Les salaires des fonctionnaires européens vont de 2 600 à 4 400 euros brut pour le personnel d’exécution ( secrétaires, assistants) et de 4 400 à 18 400 euros brut pour les agents de “conception”.

Les salaires les plus élevés sont réservés aux hauts fonctionnaires ( 7 000 euros par mois en moyenne).

En plus de leur salaire, les fonctionnaires européennes bénéficient de différentes primes: prime d’expatriation de 16% et allocations familiales ( 365 euros par enfant).

Beaucoup de reproches sont faits à l’encontre des fonctionnaires européens, principalement leur arrogance et leur irresponsabilité.

Didier Georgakakis, sociologue et professeur de sciences politiques à Paris-I, explique ainsi: “Il faut reconnaître que les fonctionnaires [...] se pensaient comme une élite à part [...]. 

Depuis la crise de la zone euro, nous avons des pouvoirs importants dans le domaine des politiques économiques et budgétaires nationales, raconte un haut fonctionnaire belge de la Commission. J’ai assisté à une rencontre entre nos agents et la direction du Trésor français. 

C’était hallucinant : ils se comportaient comme un maître d’école expliquant à un mauvais élève ce qu’il devait faire. J’ai été très admiratif du directeur du Trésor qui a gardé son calme. On ne parle pas ainsi à un gouvernement démocratiquement élu : à force d’être irresponsables, nos fonctionnaires ont perdu tout sens politique.”

La nomination de présidents de la Commission européenne faibles et sans influence politique ( Jacques Santer, Romano Prodi, José Manuel Barroso) et de commissaires européens souvent médiocres a autant concouru à affaiblir l’institution que les réformes.

source: http://www.observatoiredeleurope.com

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/salaires-des-fonctionnaires-europeens/

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