Y’en a marre de pôle emploi et surtout des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 23 février 2013

Pôle emploi a dépensé plus de 75 000 euros pour sa cérémonie de vœux

Soixante-quinze mille euros. C’est la somme dépensée par Pôle emploi pour sa cérémonie de vœux, fin janvier, affirme Mediapart, vendredi 22 février. Dans le détail, le cocktail dînatoire pour 900 invités a coûté 53 773 euros nets, soit 60 euros par personne, précise le site. Le traîteur était Butard Enescot, qui revendique une « clientèle de prestige ».

La réception avait lieu au palais des congrès de Montreuil (Seine-Saint-Denis) à 200 mètres du métro. Mais l’organisme a tout de même pris soin de réserver des cars pour les « Parisiens », ajoute encore Mediapart.

Si le coût de l’opération peut choquer certains, Pôle emploi a indiqué au site que ces vœux ont été moins onéreux que ceux de 2012. « On doit être à 3 000 ou 4 000 euros en dessous de l’an dernier », a précisé la direction de la communication.

Francetv info

http://www.francetvinfo.fr/pole-emploi-a-depense-plus-de-75-000-euros-pour-sa-ceremonie-de-voeux_257235.html

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette, Y'en a marre des fonctionnaires, Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du projet de rénovation du château de Rentilly et surtout du gaspillage de l’argent public pour la ‘culture’

Posté par ippolito le 21 février 2013

4,57 millions d’ euros pour le château de Rentilly

La communauté d’agglomération de Marne et Gondoire a fait “emballer” le château de Rentilly sous des plaques d’inox. Coût de ce projet : 4,57 millions d’euros.

Afin de reconvertir le château de Rentilly en centre d’art contemporain, la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire l’a recouvert de plaques en inox afin que l’ensemble du parc s’y reflète. L’oeuvre est signée par l’artiste plasticien contemporain Xavier Veilhan.

Les douves du château de Rentilly seront également restaurées et les premier et deuxième étage seront rénovés pour devenir des salles d’exposition. Une terrasse sera aménagée sur le toit du château. Les expositions au château de Rentilly seront gérées par le Frac ( Fonds régional d’art contemporain).

Au total, le coût de la rénovation du château de Rentilly s’élève à 4,57 millions d’euros. Michel Chartier, président PS de la communauté de communes, réfute ce montant et estime quant à lui à 3 millions d’euros le coût total des travaux du château de Rentilly. 

Mais ce projet de rénovation du château de Rentilly coûtera bel et bien 4,57 millions d’euros, dont 2,13 millions entièrement financés par des subventions.

source: le Parisien

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/457-millions-d-euros-pour-le-chateau-de-rentilly/

Publié dans Y'en a marre de la culture, Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | 1 Commentaire »

Y’en a marre de l’union européenne et surtout de ces gaspillages

Posté par ippolito le 20 février 2013

L’UE va financer des agents pour contrer les eurosceptiques sur Internet

Le Parlement européen va débourser environ 2,5 millions d’euros environ pour lancer une armée de « trolls » sur Internet, et en particulier les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter pour lutter contre l’euroscepticisme en vue des élections de 2014, qui auront lieu entre le 5 et le 8 juin 2014.

C’est le Daily Telegraph qui a révélé l’information le 3 Février 2013. Le journal a eu accès à des documents confidentiels qui révèlent la planification d’une campagne sans précédent de réorientation de l’opinion publique, avant et pendant les élections de juin 2014.

Au cœur de cette nouvelle stratégie : « des outils de contrôle de l’opinion publique » destinés à déterminer si certains débats de nature politique ayant lieu entre participants des médias sociaux et autres blogs sont susceptibles d’attirer l’attention médiatique et publique.

Les communicants des institutions parlementaires devront être capables de décrypter les « sujets tendances » au sein des conversations et d’y réagir rapidement, de manière ciblée et pertinente ;

 il s’agit pour eux de « se joindre aux conversations et de les influencer, par exemple en fournissant des faits et des chiffres déconstruisant les mythes« .

Selon le document mis à jour par le Daily Telegraph, les « trolls » européistes auront pour mission de subvertir le sentiment qu’expriment de plus en plus d’Européens, à savoir que « l’Europe est le problème« , et de le retourner, de sorte que chacun en vienne à considérer que la réponse aux défis actuels est « plus d’Europe« , et non pas « moins d’Europe« .

Une attention toute particulière doit être accordée, nous dit-on, aux pays qui ont connu une montée de l’euroscepticisme. La France, qui a massivement rejeté le Traité constitutionnel européen le 29 mai 2005 (55%), devrait donc être particulièrement ciblée par cette campagne de propagande, visant à redresser les jugements inadaptés – incorrects – sur la construction si prometteuse de ce « premier empire non impérial » qu’est l’UE, dixit Barroso.

En pleine crise économique, et alors que l’austérité est imposée aux États, l’UE ne devrait pas rechigner sur les moyens de sa propagande, puisqu’une augmentation de près de 2 millions d’euros des dépenses en « analyse qualitative des médias » serait prévue, principalement tirée de budgets pré-existants, et plus de 900.000 euros additionnels devraient être collectés l’an prochain.

Nigel Farage a été l’un des premiers députés européens à réagir aux révélations du Telegraph, le 7 février sur Russia Today, estimant que l’UE ne valait pas mieux qu’une « république bananière« .

http://lejournaldusiecle.com/2013/02/14/lue-va-financer-des-agents-pour-contrer-les-eurosceptiques-sur-internet/

Publié dans Y'en a marre de l'Europe | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des remboursements aux candidats à l’éléction présidentielle

Posté par ippolito le 2 février 2013

36 millions d’euros remboursés aux candidats à l’éléction présidentielle
 
Tous les comptes de campagne de la présidentielle publiés au JO… sauf un. Celui de Nicolas Sarkozy, rejeté le 19 décembre.

Un peu plus de 36 millions d’euros. Très exactement 36.231.946 millions. C’est la somme que l’Etat rembourse aux candidats à la dernière élection présidentielle au titre de leurs dépenses de campagne. 

Ou plutôt à neuf des dix candidats puisque le 19 décembre dernier, si la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a approuvé les comptes de ces derniers, moyennant quelques ajustements dans leurs dépenses, elle a rejeté celui de Nicolas Sarkozy.

La commission avait en effet argué que des dépenses liées à certains déplacements présidentiels de l’hiver devaient être imputées au candidat. L’ex-chef de l’Etat, membre de droit du Conseil constitutionnel, a déposé un recours de pleine juridiction devant les Sages le 10 janvier dernier.

 Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a d’ailleurs précisé la semaine dernière sur Canal + que tant que ses membres n’auront « pas examiné ses comptes, il ne siégera plus au Conseil constitutionnel. » Et confronté pour la première fois à ce type de contentieux, le Conseil constitutionnel ne devrait pas rendre sa décision rapidement, laisse-t-on entendre rue de Montpensier.

Les neuf autres candidats n’ayant pas introduit de recours sur les décisions prises par la commission le 19 décembre dernier, celles-ci sont donc définitives et publiées.

Bayrou favori des dons

Où l’on apprend que le remboursement de l’Etat pour le vainqueur s’élève à 10.691.775 euros pour des dépenses retenues par la CNCCFP de 21.719.956 euros. En deçà, donc, bien sûr, du plafond des dépenses autorisées pour les candidats présents au second tour (22.509.000 euros). 

Sans surprise, François Hollande bénéficie aussi, parmi les neuf candidats dont les comptes ont été validés, du plus important montant de dons des personnes physiques (1.235.369 euros).

Au palmarès des dons des personnes physiques, figurent, au second rang, le président du Modem François Bayrou, avec 683.652 euros, puis le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (499.801 euros) et celle d’EELV Eva Joly (441.800 euros). La présidente du FN, Marine Le Pen, arrivée troisième au premier tour, n’a elle, récolté que 41.328 euros de dons.

Le FN mauvais élève

Sans surprise, et comme de coutume, la Commission a retenu moins de dépenses que celles déclarées par les candidats. Meilleure élève dans l’exercice, Eva Joly. Seuls 4.000 euros n’ont pas été reconnus par la CNCCFP comme des dépenses de campagne. A l’autre bout du spectre, la présidente du parti d’extrême droite se voit refuser plus de 600.000 euros de dépenses déclarées. 

Marine Le Pen a en effet présenté 9.095.908 euros de dépenses de campagne quand la Commission lui en reconnaît 8.487.743.

Ainsi, les dépenses engagées pour la fête de Jeanne d’Arc le 1 er mai ainsi que pour les universités d’été en septembre 2011 à Nice, n’ont pas été intégralement reconnues puisque, stipule la Commission, le Front national tient chaque année ces manifestations. Un certain nombre de dépenses pour des manifestations internes ont également été refusées.

Les intérêts relatifs à deux prêts effectués par des partis (et notamment Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen) au FN pour sa campagne, ont aussi été rejetés, représentant 254.430 euros. 

De même, la commission a refusé de considéré comme dépense de campagne la sous-location par le Front national à sa candidate d’une partie du siège du mouvement puisque ce dernier, qui n’est pas propriétaire, aurait, quelles que soient les circonstances électorales, dû s’acquitter de son loyer. 

Le FN avait prévu de faire un recours « pour le principe ». Mais a finalement renoncé. Il est vrai qu’il est de toute façon remboursé du montant maximal pour un candidat présent au premier tour : 8.004.225 euros.

Par Isabelle Ficek

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202536066766-36-millions-d-euros-rembourses-aux-candidats-a-l-election-presidentielle-533680.php

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 2 février 2013

Biarritz Océan, un gâchis qui coûtera des dizaines de millions d’euros
  
La cité de l’océan et le musée de la mer, à Biarritz sont dénoncés par leurs détracteurs comme le « Vulcania de la mer », du nom du parc à thème auvergnat en déficit chronique lourdement subventionné. 

Et pour cause, ce projet, décidé en 2004, doté d’un projet prévisionnel de 8,380 millions d’euros, aura coûté 23,5 millions d’euros, dont 9 millions pour la seule ville de Biarritz au titre de la construction.

Mais le montage financier choisi, un partenariat public privé (PPP), va faire exploser les coûts : en effet. La cité de l’océan, en 2011, a perdu 25.000 euros, malgré 388.000 euros de subventions versés par la ville de Biarritz (voir les comptes). 

De plus, la « Cité » termine l’exercice très endettée, le montant dépassant les 4 millions d’euros (pour un chiffre d’affaires de 3,3 millions).

Mais il existe d’autres subventions : la ville verse chaque année 1,6 million d’euros au groupe privé Vinci (pour encore 30 ans au titre du PPP), et ne refacture pas la totalité à la cité de l’océan. 

Les ristourne sur le loyer sont ainsi une subvention qui ne dit pas son nom de près de 350.000 euros. Le total, pour l’année 2011, sera d’environ 740.000 euros de subventions au projet.

L’opposition municipale, pessimiste sur la fréquentation à venir, prévoit que la Cité du surf et de l’océan (son autre nom) coûtera chaque année 2 millions d’euros par an. 

Rapporté à la population, la cité de l’océan représente un coût de 80 euros par an et par habitant, financé par leurs impôts. Espérons qu’à ce prix là, ils bénéficient d’entrées gratuites !

Une mauvaise nouvelle pour les habitants d’une ville très dépensière et beaucoup plus endettée que ses voisines, très mal classée dans l’Argus des Communes de Contribuables associés.

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/biarritz-ocean-un-gachis-qui-coutera-des-dizaines-de-millions-deuros/

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’étonnante utilisation de l’argent des contribuables

Posté par ippolito le 24 janvier 2013

Contribuables, le saviez-vous?

Les rapports de la Cour des comptes révèlent une utilisation parfois étonnante de l’argent des contribuables. 

Frais de représentation exorbitants, projets immobiliers pharaoniques, absentéisme des agents… La Cour des comptes pointe les dérives des collectivités locales.

Saint-Jean-Cap-Ferrat: une politique sociale en or massif

C’est une petite ville richissime (le mètre carré est l’un des plus chers de France) et donc perpétuellement en excédent. Est-ce une raison pour que M. le maire dépense plus de 30.000 € par an au restaurant aux frais du contribuable?

 Non, semble penser la chambre régionale des comptes (CRC) de Paca, qui doute de l’intérêt communal de tous ces repas dans des restaurants étoilés au Michelin, d’autant que l’intéressé, René Vestri (UMP), oublie parfois de noter le nom de ses invités. Les magistrats se demandent aussi pourquoi la mairie a commandé 10.580 cartes de voeux quand la commune compte à peine plus de 2000 habitants. 

Bref, pour la CRC, la «vocation touristique» de Saint-Jean-Cap-Ferrat n’explique pas pourquoi le compte «fêtes et cérémonies» atteint 300.000 € en 2010! Le maire a répondu que galas et buffets «contribuent à la cohésion de la population». Il suffisait d’y penser.

Wasquehal: le maire a de l’appétit

La situation financière de Wasquehal (Nord) a beau être «très préoccupante», dixit la CRC, M. le maire ne perd pas l’appétit. En 2009, il a dépensé 24.500 € en frais de représentation, dont près de 13.800 € au restaurant. «Le maire déjeune, quasi quotidiennement et sans justification aucune, dans trois restaurants de la ville», constate la CRC, qui rapporte aussi des versements d’espèces sans justification.

 Cela a valu à Gérard Vignoble, réélu sans discontinuer depuis 1977 malgré ses nombreux changements d’étiquette (du PS au Nouveau Centre), une journée de garde à vue en octobre dernier dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics. Il en est sorti en fanfaronnant qu’il avait passé «une journée hyperintéressante!» et concédé «quelques erreurs administratives». Quand l’appétit va…

La communauté urbaine de Marseille s’offre Jean Nouvel

La communauté urbaine de Marseille ne connaît pas la crise. Son président, le socialiste Eugène Caselli, vient de décider d’installer les 1200 fonctionnaires de la collectivité dans une tour signée par la star mondiale de l’architecture, Jean Nouvel. 

Celle-ci doit être érigée sur le port, au coeur du quartier d’affaires Euroméditerranée. La collectivité devra débourser, pour occuper 12 des 31 étages avec vue imprenable sur la mer, 6,40 millions d’euros par an, soit près de 77 millions d’euros sur 12 ans, durée du bail.

 Le projet a été entériné par tous les maires de la communauté urbaine. L’addition, salée, a toutefois soulevé l’opposition de deux élus, le socialiste Patrick Mennucci et l’UMP Renaud Muselier qui ont voté contre. Mennucci, grand rival de Caselli, a jugé «indécent» le loyer (380 €/m², contre 250 € pour les meilleurs bureaux d’Euroméditerranée et 180 € en moyenne à Marseille).

 Caselli justifie: «Cela permet de donner un sérieux coup de pouce à la ville et à Euroméditerranée, qui ont besoin que les quatre immeubles de la nouvelle skyline du port se fassent.» Si c’est pour se dévouer…

Élus sans frontières

Les élus locaux adorent jouer les diplomates à l’international. Même les «petits» maires s’y mettent. Prenez Fay, un village rural de Normandie, qui finance des forages au fin fond du Mali pour 1500 € par an. Ou Saint-Yon (dans l’Essonne) qui a engagé une «coopération internationale décentralisée» avec Dallah au Mali.

 Il n’est pas toujours facile de convaincre la population car, même si les sommes en jeu ne sont pas énormes, cela conduit parfois à «dire non à un projet local», ont témoigné des élus lors d’un forum sur l’action internationale des collectivités, l’été dernier. Alors, pourquoi le font-ils?

Orange: la vinothérapie du maire réglée par ses administrés

Lorsqu’il est à l’Assemblée nationale, Jacques Bompard, le député-maire d’Orange (ex-Front national), plaide haut et fort pour la réduction des dépenses publiques. 

Mais chez lui, à Orange, c’est une autre affaire. Il y a un an, la chambre régionale des comptes a pointé de nombreuses dépenses personnelles que M. Bompard et son épouse avaient fait passer sur le compte de la mairie: repas au restaurant de madame, cure de thalasso pour les deux (avec «soins de vinothérapie, hammam et bain thermal», précise le rapport), parfums, cigares, etc. 

Plus deux voitures de fonction payées par le contribuable: une pour chacun. Le maire a répondu que le «flou de la réglementation» ne lui permettait pas de distinguer entre dépenses personnelles et frais de représentation d’élu. Et si l’on changeait de lunettes, M. Bompard?

À Guérande, la note des réceptions est salée

À Guérande, les réceptions et les fêtes données par la mairie ont coûté 187.000€ en 2010. 

On ne s’ennuie guère dans la jolie cité historique de Guérande, à un jet de sel de La Baule. Les frais de mission des élus et les réceptions données par la mairie ont coûté 162.000 € en 2010, «les frais de réception comptant pour 68% du total», précise la Cour des comptes dans un récent rapport. C’est trois fois le montant moyen pour une commune de cette taille (15.000 habitants). Si l’on ajoute les dépenses de «fêtes et cérémonies», on atteint 187.000 €. 

Certes, la Ville organise une fête médiévale et ses élus participent à des «groupes de travail nationaux sur le patrimoine». Mais cela n’explique pas tout: la Cour a noté une forte hausse des «déjeuners de travail» des fonctionnaires et élus dans quelques bonnes tables de la Côte: six repas à 95 € le couvert en moyenne (42 convives) et deux repas à 130 €.

Gard: y a-t-il un pilote dans l’avion?

194 ou 273? Le conseil général du Gard ne sait pas, à 70 véhicules près, combien de voitures de fonction il possède, constate la chambre régionale des comptes du Languedoc-Roussillon dans un tout récent rapport. 

Les magistrats épinglent en outre le «contrôle quasi inexistant» de l’absentéisme, les règles hors normes pour la durée du travail (15 jours de congés/an de plus qu’au sein de l’État), le laxisme sur les cumuls d’emplois (un fonctionnaire payé à temps plein passe le tiers de son temps à enseigner ailleurs), l’explosion des frais de mission des élus (+41,7% de 2005 à 2009) et la gestion désastreuse du Théâtre du Quaternaire, «vitrine culturelle» et boulet financier (500.000 €/an de déficit). 

Bref, conclut la Cour, «la rigueur de gestion est fortement recommandée» car les finances du département, géré par le PS, ne vont pas résister longtemps si le «pilotage» n’est pas repris en main.

La vie en rose des agents de Toulouse

Dans un rapport tout frais (23 novembre), la chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées s’inquiète de la dérive des charges de personnel à la mairie de Toulouse et reproche à la municipalité de maintenir le temps de travail des agents «en deçà des minimums requis par la loi», avec sept à dix jours de congés supplémentaires par an. 

Soit un surcoût pour le contribuable toulousain de 8,6 millions d’euros, «l’équivalent de près de 270 agents». Et, malgré cela, l’absentéisme des agents s’aggrave, déplore la Cour. Comme dit la chanson, «travailler, c’est trop dur…»

Pyrénées-Orientales: les copains d’abord

Christian Bourquin, ancien président du conseil général des Pyrénées-Orientales, aujourd’hui président PS de la Région Languedoc-Roussillon, a été condamné en octobre à deux mois de prison avec sursis pour favoritisme. Il avait accordé, en 1999, à une société dirigée par un ami de longue date tout le marché de la communication du conseil général.

 L’élu de gauche, poulain de Georges Frêche à qui il a succédé à la Région, a dit être victime d’un règlement de comptes politique. Il s’est pourvu en cassation. Le même Bourquin, en guerre contre le maire UMP de Perpignan, s’est distingué en 2008 en installant le long des départementales des bornes indiquant «Bienvenue sur une route départementale». Coût du caprice: 40.000 €, selon l’Observatoire des subventions.

Eure-et-Loir: des agents logés et primés

Le conseil général d’Eure-et-Loir, dirigé par l’UMP, s’est fait sérieusement rappeler à l’ordre par la chambre régionale des comptes pour sa gestion de 2002 à 2011, non seulement à cause de sa «difficulté à produire des données fiables» mais aussi pour «une certaine tendance» à s’affranchir de ses obligations en matière de justificatifs. 

En ligne de mire notamment: l’attribution de logements de fonction à des agents, parfois sans document officiel. Les bénéficiaires touchaient parallèlement une prime pour se loger! Certains ont même gardé leur logement des mois après avoir quitté leur poste. Coût pour le contribuable: au moins 155.000 €. Réponse du conseil général: c’était pour aider ses collaborateurs dans une conjoncture immobilière incertaine. Même à Chartres…

L’Agence du tourisme de la Corse (ATC) à la dérive

Gérée en théorie par l’Assemblée territoriale de la Corse, l’Agence du tourisme de la Corse dérive comme un bateau sans gouvernail, si l’on en croit la chambre régionale des comptes: gouvernance défaillante, tutelle quasi-inexistante, absences répétées des membres du conseil d’administration (on atteint rarement le quorum, précise la Cour). 

En cinq ans, de 2005 à 2010, le budget de l’Agence a été réduit de moitié (à une dizaine de millions d’euros) tandis que les frais de personnels, eux, restaient constants. L’Agence emploie toujours une cinquantaine d’agents répartis en une vingtaine de services. 

Du coup, c’est la multiplication des chefs: près de la moitié des effectifs sont des cadres. Bon, on termine avec l’absentéisme? «En dépit d’un régime de congés plutôt favorable (23 jours de RTT par an, ndlr), l’absentéisme s’avère particulièrement élevé. Il atteint en moyenne 30 jours par agent en 2010 et représente l’équivalent du temps de travail de 7,4 agents exerçant à temps plein.» 

Soit 15% de l’effectif total. La Cour feint de s’étonner que les arrêts-maladie soient si nombreux dans un établissement où «les activités sont sans risque particulier» pour la santé. Effectivement.

Paca: Vauzelle s’offre sa «Villa Vauzella» pour 70 millions d’euros

«Villa Vauzella», c’est le surnom donné par les mauvaises langues à la Villa Méditerranée dont la construction s’achève à l’entrée du port de Marseille! Michel Vauzelle, le président socialiste de la Région Paca, a voulu à tout prix ce temple dédié à Mare Nostrum et à sa gloire, allant jusqu’à refuser de contribuer au budget d’Euroméditerranée, l’opération de requalification des quartiers de l’arrière-port de commerce, si un espace près du futur musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCem) ne lui était pas rétrocédé pour l’y édifier.

Il a obtenu gain de cause… Le bâtiment signé d’une star de l’architecture, l’Italien Stefano Boeri, est exceptionnel par son audace architecturale mais on ne sait pas très bien à quoi il va servir. Il doublonne en effet avec le MuCem tout proche…

 «La Villa Méditerranée est le signal de notre volonté de construire un espace de paix et de solidarité. Nous y réfléchirons à notre communauté de destins (…) 

Cette maison, qui est la nôtre, représente l’idée futuriste et optimiste de l’avenir des peuples de la Méditerranée», commente Vauzelle dans son dossier de présentation, mais est-ce le rôle d’un conseil régional d’investir 70 millions d’euros dans un tel projet, et a fortiori s’il doublonne avec un autre?

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/12/14/01002-20121214ARTFIG00372-contribuables-le-saviez-vous.php

Publié dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public | Pas de Commentaire »

1...34567...34
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN