Y’en a marre de la baisse du taux du livret A

Posté par ippolito le 18 janvier 2013

Le taux de rémunération du Livret A sera abaissé à 1,75 % le 1er février

Le gouvernement va suivre les recommandations de la Banque de France et abaisser le 1er février la rémunération du Livret A, un des placements préférés des Français, de 2,25 % à 1,75 %, a annoncé mardi 15 janvier le ministre de l’économie, Pierre Moscovici. 

« Je suivrai cette recommandation et le taux du livret A sera bien à 1,75 % », a déclaré le ministre sur RTL.

Compte tenu de la formule de calcul basée sur l’inflation en 2012, le taux de rémunération aurait normalement dû être de 1,5 %.

« COUP DE POUCE » DU GOUVERNEMENT

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait proposé lundi de ramener à 1,75 % le taux du Livret A et du Livret de développement durable (LDD).

Mais le gouvernement et la Banque de France sont « tombés d’accord sur le fait qu’il y a quand même un souci des Français par rapport à leur pouvoir d’achat » et « donc nous avons rajouté un coup de pouce de 0,25 % », a déclaré M. Moscovici.

« Ce qui fait que le pouvoir d’achat du Livret A sera le plus important depuis deux ans », a assuré le ministre, expliquant que ce « pouvoir d’achat » représente la différence entre le taux de rémunération et le taux d’inflation. La hausse des prix à la consommation (hors tabac) s’est établie à 1,2 % en 2012.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/15/le-taux-du-livret-a-sera-abaisse-a-1-75-au-1er-fevrier_1817000_3234.html

Publié dans Y'en a marre des banques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du contrat de génération et surtout du chômage

Posté par ippolito le 17 janvier 2013

Contrat de génération : mode d’emploi

Qui est concerné ? Quelles sont les aides ? Et les pénalités ? Le point sur l’une des promesses-phares du candidat Hollande présentée ce mardi à l’Assemblée.

Le contrat de génération est « une belle idée », selon François Hollande. Reste à voir si cette promesse de campagne, qui arrive ce mardi 15 janvier devant l’Assemblée nationale, portera ses fruits.

Le principe : la solidarité entre générations

Le constat social est simple : les jeunes sont les premières victimes du chômage. Avec un taux de 24% pour les moins de 26 ans, ils sont souvent contraints d’accepter des contrats précaires. De leur côté, les seniors sont certes moins touchés (7%), mais pour les demandeurs d’emplois de plus de 57 ans, sortir du chômage est une mission quasi impossible.

A cela s’ajoute une analyse économique consensuelle : pour redresser ses déficits publics, de commerce extérieur, d’emplois et de compétitivité, la France doit travailler plus. Or plutôt que d’augmenter la durée de travail hebdomadaire, il semble plus cohérent d’augmenter la durée de travail sur l’ensemble de la carrière.

François Hollande propose donc un contrat destiné à inciter les entreprises à la fois à l’embauche des jeunes et au maintien des seniors. 

« Ce ‘tutorat’ permettra de préserver des savoir-faire et d’intégrer durablement les jeunes dans la vie professionnelle », expliquait-il en mai dans son projet présidentiel. Sur le papier, tout le monde y gagne. Les jeunes, alors considérés « comme une chance et comme un investissement » plutôt que comme « un risque » ; et les salariés âgés, dont il est temps de « reconnaître la valeur », explique aujourd’hui le ministère du Travail dans la présentation du projet de loi.

Le dispositif : le bâton et la carotte

Les modalités du dispositif ont été discutées avec les organisations patronales et syndicales. Le gouvernement, qui a repris une bonne partie de leur accord signé en octobre, se fixe pour objectif 500.000 contrats d’ici à 2017 et des améliorations pour les 1,2 million de jeunes et seniors concernés par les accords dans les plus grandes entreprises. Pour y parvenir, il a prévu une carotte et un bâton. 

L’Etat n’aidera financièrement que les entreprises de moins de 300 salariés (41% des entreprises), partant du principe que les petites entreprises sont moins souples du point de vue de leurs effectifs, et que leur grand nombre en fait une réserve d’emplois importante. 4.000 euros seront versés par an jusqu’à 3 ans, soit 12.000 euros au maximum. Si le senior part à la retraite, l’aide de 2.000 euros associée au jeune est maintenue. Si le jeune démissionne, elle l’est à condition que l’entreprise embauche un autre jeune. 

La prime, d’un montant de 2.000 euros annuels pour un temps plein, sera versée pour chaque jeune de moins de 26 ans (moins de 30 ans si handicapé) recruté en CDI et chaque salarié de plus de 57 ans maintenu en poste (55 ans si handicapé). 

L’entreprise qui licencierait un senior (sauf « cas exceptionnels » incluant les fautes, inaptitudes, ruptures conventionnelles) perd les aides d’un contrat de génération (si plusieurs binômes, elle conserve les autres aides).

- Les entreprises de moins de 50 salariés pourront se voir verser l’aide à compter de la promulgation de la loi pour les embauches réalisées à partir du 1er janvier 2013, selon un amendement voté en commission à l’Assemblée.

- Entre 50 et 300 salariés (15%), elles devront être couvertes par un accord sur l’emploi des jeunes et des seniors (accord négocié avec les syndicats, plan d’action ou accord de branche).

- Les entreprises de plus de 300 salariés risqueront, elles, une pénalité qui pourra atteindre 10% des allègements de charges ou 1% de la masse salariale, si elles ne mettent pas en place des accords de génération. Elles devront présenter avant le 30 septembre 2013 un accord ou plan. Celui-ci se substitue aux accords seniors obligatoires depuis 2010.

 Un décret précisera le contenu de ces accords (objectifs d’embauches jeunes et seniors, place des contrats en alternance, intégration des jeunes et aménagement des conditions de travail pour les seniors). Les services de l’Etat contrôleront leur validité et mise en oeuvre.

Une mise en oeuvre rapide

Le dispositif comporte un calendrier contraignant. Ainsi, les entreprises de plus de 300 salariés seront pénalisées si elles ne négocient pas avant le 30 septembre 2013, des « accords de génération » en lieu et place des accords seniors en vigueur depuis 2010. 

Les entreprises de 50 à 300 salariés devront avoir négocié un accord d’entreprise, un plan d’action ou un accord de branche, sans quoi elles ne bénéficieront pas de l’aide financière de l’Etat. Enfin, dans les entreprises de moins de 50 salariés, il n’y aura aucune obligation de négociation préalable.

Quelles contreparties ?

Pour toucher la prime, les entreprises devront ne pas avoir licencié pour motif économique sur le poste dans les six mois qui précèdent, et son bénéfice sera « subordonné au maintien en emploi des autres salariés » seniors. Les partenaires sociaux ont souhaité qu’y figurent des objectifs chiffrés d’embauches. 

A côté des objectifs d’emploi, le projet vise aussi à « assurer la transmission des savoirs et des compétences », affirme l’article 1er du projet de loi. Les modalités d’accompagnement du jeune resteront « souples et pragmatiques », le référent-tuteur ne sera pas forcément le tuteur. 

Un décret précisera ces modalités et définira le contenu des accords (ou, à défaut, des plans d’action) qui devront être validés par l’administration. Pour la CGT, ces garanties restent « insuffisantes ». Le syndicat appelle les parlementaires à « renforcer le conditionnement des aides » lors de l’examen du texte.

Combien ça coûte ?

Après une montée en charge progressive (180 millions d’euros en 2013, 540 millions en 2014 et 790 millions en 2015), l’engagement de l’Etat pourrait s’élever à 920 millions en 2016 d’après les projections du ministère du Travail.

Créé le 11-12-2012 à 20h55 – Mis à jour le 15-01-2013 à 10h59Par Le Nouvel Observateur avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20121211.OBS2202/contrat-de-generation-mode-d-emploi.html

Publié dans Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des dépenses publiques

Posté par ippolito le 15 janvier 2013

«La France va devoir consentir à un freinage sans précédent de la dépense publique»
  
Ce n’est pas Contribuables Associés qui s’exprime ainsi, mais Didier Migaud, Président de la Cour des comptes, dans son discours d’introduction à l’audience solennelle de rentrée de l’institution, le 10 janvier 2013.

En présence du Premier ministre, des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, de plusieurs ministres et hautes personnalités civiles et militaires, il a clairement mis l’accent sur la nécessité de diminuer les dépenses  publiques.

Extraits :

« Il s’agit de réduire le nombre de dispositifs d’intervention de l’État, de mieux les cibler, de mieux les gérer, de mieux en mesurer les effets. »

« L’objectif de redressement ne pourra être atteint que si les mesures portent aussi sur les grandes politiques d’intervention de l’État très souvent partagées avec la sécurité sociale ou les collectivités territoriales : par exemple en matière de logement, de santé, de famille, de formation professionnelle, de retraites ou d’aides aux entreprises. »

« Les mesures de redressement doivent aussi pleinement concerner les collectivités territoriales. Si les finances locales sont dans leur ensemble dans une situation de quasi-équilibre, celui-ci s’accompagne d’un dynamisme de la dépense peu compatible avec le redressement d’ensemble des finances publiques. »

Sur le principe, c’est le message que martèle l’association Contribuables Associés depuis 20 ans : il faut réduire la dépense publique, qui atteint désormais des sommets avec plus de 56 % de la richesse nationale. Le gouvernement écoutera-t-il plus ce message délivré par un magistrat qui provient de son camp politique ?

http://www.lecri.fr/2013/01/11/«la-france-va-devoir-consentir-a-un-freinage-sans-precedent-de-la-depense-publique»/38207

Publié dans Y'en a marre des déficits et de la dette | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des reformes fiscales et de la politique du gouvernement

Posté par ippolito le 13 janvier 2013

Le gouvernement défend sa grande réforme fiscale

Tranche à 45% de l’impôt sur le revenu, taxe à 75%, alignement de la fiscalité du capital et du travail… Les ministres montent au créneau.

Plusieurs membres du gouvernement étaient sur le pont ce week-end pour défendre les engagements fiscaux pris par le candidat Hollande. 

Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici a ainsi assuré dimanche 6 janvier que le projet d’une fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG, promesse de campagne de François Hollande, n’était pas enterré mais qu’il n’y avait pas d’urgence à la réaliser.

Il y a « une petite musique (…) qui laisserait à penser que la réforme fiscale serait enterrée, elle ne l’est pas », a déclaré le ministre dans l’émission « Tous politiques » de France Inter/Le Monde/AFP.

« Cette idée de fusion est toujours présente mais je ne crois pas qu’il y ait urgence parce que je pense qu’aujourd’hui la stabilité doit l’emporter », a-t-il ajouté.

Le candidat François Hollande avait inséré dans son programme cette fusion de la contribution sociale généralisée (CSG), une taxe proportionnelle aux salaires, retraites et revenus du patrimoine, avec l’impôt sur le revenu, un impôt progressif et par tranche.

Il s’agissait également de simplifier les multiples canaux actuels des prélèvements obligatoires et de s’engager vers le prélèvement des impôts à la source.

Pour Pierre Moscovici, « on nous invite à faire une grande réforme fiscale mais qu’avons-nous fait d’autre dans le cadre de la Loi de Finances 2013 que le Conseil constitutionnel a validée ? ».

Une taxe à 75% durant tout le quinquennat

Il a cité une nouvelle tranche à 45% de l’impôt sur le revenu, l’impôt de solidarité sur la fortune « que la droite avait considérablement affaibli », ou encore la « mise en oeuvre du principe de l’alignement de la fiscalité du capital sur la fiscalité du travail ». 

Il a également cité la contribution spéciale à 75% pour les contribuables les plus riches qui a été censurée par le Conseil constitutionnel le 29 décembre.

Le ministre du Travail Michel Sapin a quant à lui affirmé lundi qu’une réponse « de même nature et de même esprit » que la taxe à 75% sur les très hauts revenus, censurée par le Conseil constitutionnel, doit être apportée et connue « rapidement ».

Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac a de son côté évoqué dimanche la possibilité que le dispositif qui viendra remplacer l’imposition à 75% des revenus supérieurs au million d’euros, initialement présenté comme temporaire, puisse être appliqué pendant tout le quinquennat.

 Il a toutefois assuré que les impôts n’augmenteraient plus au cours du quinquennat après l’effort de 30 milliards qui sera réalisé en 2013.

Sur BFMTV dimanche, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a ajouté: « J’irai même plus loin, à partir de 2016, nous réduirons les prélèvements obligatoires, les impôts ».

 Il s’agit, a-t-elle assuré de permettre aux ménages et aux entreprises « d’y voir plus clair sur les années qui viennent et donc de pouvoir faire leurs comptes, de pouvoir faire leurs investissements en ayant l’esprit tranquille sur ce qui vient et donc de leur assurer cette stabilité fiscale, ce qui n’avait pas été fait par l’ancien gouvernement ».

A la question de savoir si la grande réforme fiscale promise était enterrée, elle a estimé qu’il s’agissait d’ »une fusée à plusieurs étages ». « Pour le quinquennat en effet, on s’engage à la stabilité fiscale (…) donc pas de changement des règles a priori, pas de changement majeur », a-t-elle précisé.

(Avec AFP)

Créé le 07-01-2013 à 11h42 – Mis à jour à 13h25Par Challenges.fr

http://www.challenges.fr/economie/20130107.CHA4806/le-gouvernement-defend-sa-grande-reforme-fiscale.html

Publié dans Y'en a marre des impôts et des taxes | Pas de Commentaire »

Y’en a marre du train de vie de l’Elysée et de nos élus

Posté par ippolito le 12 janvier 2013

Le train de vie de l’ Elysée a enfin été revu à la baisse selon le député PS René Dosière.

Hollande avait pourtant mal débuté sa présidence en nommant 38 ministres, soit 5 portefeuilles supplémentaires par rapport aux derniers mois de la présidence Sarkozy, faisant ainsi passer le nombre de conseillers ministériels de 499 sous Fillon, à 514 sous Ayrault ( +3%).

Mais l’ Elysée a finalement décidé de baisser les dépenses, en réduisant le nombre de chauffeurs, cuisiniers, maîtres d’hôtel ou jardiniers au service des ministres de 2435 à 2293 ( en baisse de 6%).

Malgré cette réduction du personnel, certains effectifs augmentent: 3 chauffeurs supplémentaires au ministère des Affaires étrangères de Laurent Fabius, et 2 supplémentaires au ministère de la Justice.

D’après René Dosière, le montant total des salaires des conseillers des ministres sous contrat a baissé de 2,4 % ( voir  Salaires des conseillers d’ Ayrault).

Voici toutes les réductions des dépenses de l’ Elysée

Rémunérations totales ( contractuels dans les cabinets, 41 % des effectifs)

A Matignon en 2011: 1 780 000 euros

A Matignon en 2012: 1 716 000 euros

Dans les ministères en 2011: 18 287 000 euros

Dans les ministères en 2012: 17 862 000 euros

Le montant des primes a baissé en moyenne de 8 % selon René Dosière ( voir Toutes les primes des ministres). La rémunération des personnels de la fonction support ( chauffeurs, cuisiniers…) sous contrat ( 6 % de l’ensemble des personnels dits de « support ») a baissé de 40 %.

Voici les salaires moyens des conseillers des ministères sous contrat les mieux payés

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère de l’ Intérieur est de  10 193 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère du Redressement productif est de 10 176 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère de l’ Économie et Finances est de 9 252 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère de la Réforme de l’État est de 9 238 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère du Budget est de 9 160 euros par mois.

Voici les salaires moyens des conseillers des ministères sous contrat les moins bien payés

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère de la Famille est de 5 050 euros

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère du Développement est de 5 563 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère des Affaires sociales est de 5 986 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère des Personnes âgées est de 6 087 euros par mois.

Le salaire moyen brut d’un conseiller sous contrat au ministère des Français de l’étranger est de 6 456 euros par mois.

Selon René Dosière, si l’ Elysée continue son effort de réduction des dépenses, 7,5 millions d’euros seront économisés chaque année.

source: lepoint.fr

http://www.impots-economie.com/reduction-des-depenses-de-l-elysee/

Publié dans Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

Y’en a marre des emplois d’avenir et surtout du chômage

Posté par ippolito le 12 janvier 2013

Premiers emplois d’avenir : des jeunes déjà licenciés
 
Une scène de la série « Bref, j’ai eu un job » (Capture d’écran)
C’est l’une des rares mesures du gouvernement pour lutter contre le chômage.

 Les emplois d’avenir doivent permettre aux services publics et à certaines entreprises du privé de recruter 150 000 jeunes à l’horizon 2014, dont 100 000 d’ici la fin 2013.

Mais dans le Var, déjà, six jeunes de moins de 26 ans ont vu leur emploi d’avenir rompu par la Caisse d’allocations familiales (CAF) trois semaines après leur prise de fonction en tant que téléconseillers, révèle le quotidien Var Matin.

« Un sentiment d’amertume et d’injustice », pour eux. Comme Lydia, 25 ans, interrogée par RMC :

« J’ai quitté un CDI pour cet emploi. Lors de la signature des contrats, le directeur nous a fait un très beau discours, il nous a dit qu’on allait être une grande famille, qu’on était dix-huit, et qu’on serait dix-huit au bout des trois ans. Il nous a parlé des possibilités de faire des formations complémentaires, pour progresser, et ce n’est pas le cas du tout. »

Des jeunes jugés pas assez compétents

Dix-huit jeunes ont été embauchés pour répondre aux usagers sur la plateforme téléphonique de la CAF. Mais six d’entre eux ont été licenciés durant la période d’essai, qui dure un mois.

Motif : pas suffisamment compétents. Un problème de « marge de progression » et de « potentiel », avance la direction de la CAF Var, contactée par Rue89 :

« C’est un métier qui requiert des compétences spécifiques : savoir-faire relationnel et rédactionnel, maîtrise d’outils informationnels et aisance orale. Ce métier nécessite également une connaissance générique de 15 000 règles de droits. »

Un dispositif pourtant pour les peu qualifiés

Problème : les emplois d’avenir sont destinés aux jeunes peu qualifiés, « éloignés de l’emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique ».

Et le contrat s’accompagne de l’obligation, pour l’employeur, de former le jeune salarié :

« Le jeune est placé en capacité d’effectuer un parcours de formation permettant d’acquérir des compétences professionnelles. »

Une formation suffisante ?

La CAF estime avoir tenu l’engagement :

« Durant trois semaines, les dix-huit personnes recrutées ont été épaulées pour leur prise de fonction. »

Pour la direction de la CAF du Var, il était difficile de poursuivre la formation au-delà :

« Le dispositif ne propose qu’un mois de période d’essai. Après, c’est un pari que vous faites. Si vous vous apercevez que le salarié n’a pas les compétences, malgré la formation, vous ne vous pouvez plus vous en séparer. »

Or, pour Michel Abhervé, qui enseigne l’économie sociale et les politiques publiques, c’est un accompagnement beaucoup plus long qu’il faut envisager pour les emplois d’avenir : leur progression « n’est pas une affaire de semaines, mais de mois et peut-être d’années », estime-t-il sur son blog.

Pour recruter des plus diplômés ?

La CAF compte maintenant leur trouver des remplaçants. Avec quel niveau de formation ?

Pour le chercheur Michel Abhervé, il convient de voir si, « dans le fonctionnement actuel et futur des CAF, il existe des besoins qui pourraient être pourvus par des jeunes de faible qualification ». Ce dont il doute :

« Cette démarche s’inscrirait à l’opposé exact du mouvement continu d’élévation du niveau de formation des personnes embauchées dans le réseau CAF, où le niveau bac est maintenant considéré comme le minimum et le Bac+2 devient de plus en plus la norme minimale pour les recrutements. »

Un risque de perversion du dispositif

Au-delà du cas des CAF, Michel Abhervé s’inquiète donc pour le dispositif dans son ensemble :

« Le pire serait que, pour répondre à des besoins indéniables, on pervertisse la logique fondatrice des emplois d’avenir en élevant massivement le niveau des jeunes concernés. »

Il n’y aucune inquiétude à avoir, répond la direction de la CAF du Var :

« Ce n’est pas une question de dispositif, il nous a satisfait dans les deux tiers des recrutements et, nous l’espérons, pour les remplaçants. Mais nous allons retravailler les critères de sélection. »

Un dialogue de sourds.

Elsa Fayner | Journaliste 

http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/01/07/premiers-emplois-davenir-des-jeunes-deja-licencies-238373

Publié dans Y'en a marre du chômage | Pas de Commentaire »

123456...10
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN