Y’en a marre de sacrifier les classes moyennes

Posté par ippolito le 4 avril 2014

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Les classes moyennes, sacrifiées du nouveau gouvernement ?

François Hollande l’a annoncé : la feuille de route du nouveau premier ministre Manuel Valls prévoit un maintien du pacte de responsabilité accompagné de mesures en faveur des salariés.

La CFE-CGC, le syndicat des cadres, a cependant d’ores et déjà dit redouter que les mesures se concentrent encore sur les bas salaires, laissant au bord du chemin les classes moyennes touchées par les récents relèvements d’impôts. Sa présidente, Carole Couvert, assure ainsi attendre du gouvernement des mesures « pour le pouvoir d’achat des classes moyennes ».

Les classes moyennes risquent-elles de devenir les premières victimes du gouvernement Valls ?

Les allocations familiales

Le montant des allocations familiales a augmenté de 0,6 % au 1er avril, pour tenir compte de l’inflation. Par contre, la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), pour les enfants de moins de trois ans, sera divisé par deux pour les ménages dont les ressources dépassent un certain seuil (48 000 euros par an pour un couple avec deux revenus et deux enfants). Près de 200 000 familles devraient être concernées par cette baisse à la fin de la montée en charge du dispositif en mars 2017, selon une note de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

Le maire du Puy-en-Velay, Laurent Wauquiez , ne croit pas qu’un remaniement ministériel changera la politique du gouvernement. Selon le député UMP, ce sont les classes moyennes « assomées » par les impots et « tous ceux qui travaillent » qui ont voté lors de ce deuxième tour des éléctions municipales.

Si l’on reprend la définition des classes moyennes de l’Observatoire des inégalités, (l’Insee, lui, refuse de les définir car ils ne sont pas des « objets statistiques » !) ces ménages en font bien partie puisque le seuil des 48 000 euros est loin de la limite maximale de 62 088 euros nets par an pour un couple avec deux enfants est loin d’être franchie.

Les simulations présentées dans la note de la Cnaf montrent un net décrochage, représentant le manque à gagner, pour tous les types de familles dont les revenus sont compris entre 3 et 5 Smic, soit le haut de la classe moyenne.

Le document montre même qu’il y a plus de perdants que de gagnants (en terme de revenu disponible) dans la totalité de la classe moyenne, c’est-à-dire les 4e, 5e, 6e, 7e et 8e déciles (les catégories d’une population française classée selon le niveau de vie et découpée en dix parts égales).

Les perdants de la classe moyenne représenteraient environ 1 448 000 ménages, les gagnants ne seraient que 31 000. Chez les ménages aisés, on compterait 1 278 000 perdants et aucun gagnant. Tandis que chez les ménages modestes, ils seraient 747 000 perdants et 393 000 gagnants.

Impôt et cotisations

En attendant le détail du plan d’économies de 50 milliards d’euros et les propositions sur la fiscalité des ménages qui devraient être présentés la semaine prochaine, le plan de solidarité a déjà été confirmé à l’occasion du remaniement du gouvernement.

François Hollande a indiqué que le pouvoir d’achat des Français constituait une priorité « avec une diminution des impôts des Français d’ici 2017 et une baisse rapide des cotisations payées par les salariés ».

Rien n’a encore filtré sur les baisses d’impôts. Mais on en sait un peu plus sur les cotisations : dans un pré-rapport, les co-présidents du groupe de travail sur la fiscalité des ménages, le député Dominique Lefebvre et le haut fonctionnaire François Auvigne, préconisent une baisse des cotisations jusqu’à 1,3 smic.

Une mesure qui profiterait donc au « bas » des classes moyennes puisque les salaires jusqu’à environ 1 469 euros nets par mois pour une personne seule sans enfant bénéficieraient de cet allègement. Il prendrait effet à partir de 2015, en remplacement (progressif) de la prime pour l’emploi.

Avant toute réforme future, plusieurs éléments indiquent d’ores et déjà que le bas de la classe moyenne est en général avantagé par le système, a contrario du haut de la classe moyenne. Par exemple, la baisse du quotient familial, mécanisme qui permet aux ménages imposables d’obtenir une réduction d’impôt en fonction de leurs revenus et du nombre d’enfants à charge, a été raboté à deux reprises par le gouvernement Ayrault. Résultat, les couples mariés (ou pacsés) avec un enfant à charge seront ainsi touchés dès cette année par cette mesure si leur revenu net imposable (après l’abattement de 10 %) atteint 58 000 euros, c’est-à-dire le dernier décile de la classe moyenne.

Une étude du Trésor vient aussi confirmer cet état des lieux : pour l’instant, le système socio-fiscal actuel dans son ensemble profite à la moitié des ménages. Les cinq premiers déciles de niveau de vie sont bénéficiaires nets, selon une note récente qui n’a pas été rendue publique. La partie « basse » de la classe moyenne (les 4e et 5e déciles) profite donc du système, tandis que la partie « haute » en pâtit (les 6e, 7e et 8e déciles).

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/03/les-classes-moyennes-sacrifiees-du-nouveau-gouvernement_4394083_4355770.html

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Y’en a marre de François Hollande

Posté par ippolito le 24 mars 2014

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François Hollande : un aller-retour à 10 000 € pour aller voter, normal ?

Lui qui conseillait en début de mandat le train, François Hollande a préféré l’avion cette fois-ci pour aller voter à Tulle ce dimanche pour le 1er tour des municipales. Un bulletin à 10 000 €.

Pour aller voter ce dimanche lors du premier tour des municipales, François Hollande a utilisé l’avion présidentiel pour se rendre à Tulle en Corrèze, un aller-retour à 9200 € selon LeFigaro.fr, 15 000 € selon Lepoint.fr.

Normal ?

Normal, c’est le Président, dirons certains. Rien de choquant à cela. Mais quand on regarde dans le rétroviseur, on s’éloigne de la stratégie de campagne du « Président normal » face à un Nicolas Sarkozy à la réputation « Bling Bling ». Et là ce n’est plus en adéquation avec l’image que voudrait véhiculer François Hollande. A croire qu’il serait rattrapé par la « fonction » présidentielle.

Il aurait pu prendre le train

Dans un article du Monde.fr de juin 2012, le quotidien démontrait que la stratégie de normalité du nouveau Président ne tiendrait pas la distance. Dès le début de son quinquennat, il demandait aux membres du gouvernement de prendre l’avion le moins possible. Pour donner l’exemple, il avait lui-même préféré le train pour se rendre à Bruxelles fin mai 2012 mais rapidement la question de sa sécurité s’était posée. Ce qu’Henri Guaino, ex-conseiller de Sarkozy n’avait d’ailleurs pas trouvé « très professionnel » de la part du Président.

Car au final les mesures de sécurité seraient plus complexes à gérer lors d’un déplacement en train. Lemonde.fr expliquant que les routes, les ponts, à proximité de la ligne ferroviaire empruntée, doivent être surveillées et contrôler. Il arrive même que l’on mobilise un avion (vide !) qui suit le train, au cas où il arrive un problème. Du coup, prendre l’avion présidentiel est bien plus adapté.

Il pourrait voter à Paris

Pour le journaliste du Point.fr, le Président aurait très bien pu trouver une autre solution, moins coûteuse : s’inscrire sur les listes parisiennes pour voter sur place non loin de l’Elysée. Mais Tulle reste son fief électoral alors pour l’image…

http://www.midilibre.fr/2014/03/24/francois-hollande-un-aller-retour-a-10-000-eur-pour-aller-voter-normal,838733.php

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Y’en a marre des promesses et des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 5 mars 2014

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Hollande : Fausses promesses, vrai mépris

Économie. Chômage, impôts, retraite, dépense publique, déficits… La liste des mensonges du président de la République s’allonge depuis sa prise de fonctions.

Recul du chômage

« J’inverserai la courbe du chômage d’ici un an », avait annoncé François Hollande le 9 septembre 2012 sur TF1, promesse réitérée lors des voeux du 31 décembre 2012. Pari perdu… Non seulement la courbe du chômage n’a pas été inversée — il aurait fallu pour cela une croissance solide, bien supérieure à 1,7 % —, mais le nombre de chômeurs n’a cessé de progresser pour atteindre 3,3 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A à la fin de décembre, soit une hausse annuelle de 5,7 %.

Pourtant, le gouvernement a usé de tous les stratagèmes pour inverser cette fameuse courbe, multipliant le nombre de radiations de chômeur pour défaut d’actualisation — il n’a jamais été aussi haut (plus de 60 000 en décembre) — et les emplois d’avenir, et menaçant d’une taxe de 1 % de leur masse salariale les entreprises qui ne jouaient pas assez le jeu des contrats de génération.

Baisse des impôts

« Il n’y aura pas d’augmentation générale des prélèvements obligatoires hors TVA et réduction des niches fiscales », promettait le gouvernement il y a six mois. Encore raté ! Après 45,3 % du PIB en 2012 contre une moyenne de 34 % pour les pays de l’OCDE, les prélèvements obligatoires ont atteint un record à 46 % en 2013 et ils progresseront encore en 2014 puisque les impôts devraient augmenter de près de 10 milliards d’euros.

Consommateurs (hausse de la TVA), contribuables (gel du barème de l’impôt sur les revenus, tranche à 45 %), salariés (fiscalisation de la part des contrats santé payée par l’employeur), familles (baisse du plafond du quotient familial, suppressions de niches fiscales…), retraités (fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions), épargnants (changement de la fiscalité des revenus du capital), entrepreneurs (taxation des plus-values), entreprises (alourdissement de l’impôt sur les sociétés, taxe à 75 %)… Tous sont mis à l’amende pour renflouer les caisses parce que le gouvernement, incompétent, est incapable de faire des économies.

Retour aux grands équilibres

« Le déficit public sera réduit à 3 % du produit intérieur brut en 2013. » C’était la 9e promesse du candidat Hollande. Elle ne sera pas tenue… Entre-temps, le gouvernement a dû reconnaître l’importance de la crise, ce qui l’a contraint à aller négocier auprès de Bruxelles un délai supplémentaire de deux ans pour revenir aux 3 %. À la fin de 2012, le déficit représentait 4,8 % du PIB ; en 2013 le déficit a encore dérapé et devrait être supérieur aux 4,1 % de la richesse nationale escomptés, en raison de rentrées fiscales moins importantes.

Le pourcentage définitif sera connu à la fin mars lorsque l’Insee dévoilera ses chiffres. On sait d’ores et déjà que le déficit s’est établi à 74,9 milliards d’euros en 2013, soit un dérapage de 13,3 milliards par rapport au projet de loi de finances initial et non pas, comme le gouvernement essaie de nous le faire croire, 2,7 milliards d’euros sur la base du projet de loi de finances rectificative.

Baisse de la dépense publique

« Nous allons réaliser en 2014 un effort d’économies sans précédent de 15 milliards d’euros qui porteront pour 9 milliards sur l’État et ses agences et sur les collectivités locales, et pour 6 milliards sur la sphère sociale », se sont félicités Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve dans la présentation du budget 2014.

Seul problème, et de taille, ces économies ne sont malheureusement que virtuelles… elles sont en effet calculées par rapport à une évolution tendancielle : parce que les dépenses augmenteront moins que prévu, Bercy estime donc faire des économies.

Sur les 9 milliards annoncés sur l’État, 7 sont gagnés sur le tendanciel. En analysant le budget tel qu’il a été présenté, les dépenses s’élèveront à 379,9 milliards d’euros en 2014 contre 373,3 milliards en 2013… Où sont donc les économies ? L’Ifrap relève par ailleurs que « la méthode retenue par le gouvernement n’est pas homogène en fonction des dépenses », ce qui complique donc un peu plus encore la comparaison.

Cadeaux aux entreprises

Dérouler le tapis rouge aux grands groupes étrangers pour les inciter à venir investir en France en leur promettant une stabilité fiscale et déjeuner dans la Silicon Valley avec les patrons de Twitter, Facebook, Google et Mozilla… Voici résumé le paradoxe de François Hollande qui aime moins les entreprises françaises. Celles-ci — elles sont pourtant les seules à pouvoir créer de la richesse et de l’emploi — sont aujourd’hui assommées par les taxes, le coût du travail, les réglementations tatillonnes, une inspection du travail haineuse et un code du travail à l’épaisseur exponentielle…

Sans compter la loi Florange qui oblige les entreprises à chercher un repreneur dès qu’elles veulent se séparer d’une activité, la passivité du gouvernement qui laisse des syndicalistes prendre en otages des cadres d’une entreprise, la loi sur l’économie sociale et solidaire qui contraint les patrons à informer les salariés de leur intention de vendre leur société, ainsi que la ré forme à venir sur les stagiaires.

Choc de simplification

« Les entrepreneurs ne demandent pas d’argent mais de la liberté. Ils ne demandent pas des facilités, mais des simplifications », a déclaré François Hollande lors de son voyage en Californie. Sur le papier, on ne peut être que d’accord avec lui…

Mais dans les faits, où est la simplification ? Le code du travail et le code du commerce comptent chacun plus de 3 500 pages, celui des impôts, 3 600, et le code des marchés publics, plus de 2000.

Les normes s’accumulent, les effets de seuils jouent à plein entraînant une avalanche de formalités nouvelles, l’instabilité fiscale est à son comble, tandis que les cotisations sociales et patronales alourdissent les fiches de paie en diminuant le pouvoir d’achat. Et que dire, en matière de simplification voulue par François Hollande, du renforcement du pouvoir répressif des inspecteurs du travail et de la création d’un conseil de la simplification. Et si la première consistait en la suppression de toutes ces commissions inutiles ?

Comportements avec les partenaires sociaux

« Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés. » C’était une des anaphores lancées par François Hollande lors du débat qui l’opposait à Nicolas Sarkozy avant le second tour de l’élection présidentielle. Les récentes négociations montrent que la considération du gouvernement envers les partenaires sociaux est à géométrie variable.

En décembre 2013, alors que les partenaires sociaux négocient sur le financement de la réforme de la formation, Michel Sapin déclare : « Les partenaires avaient dit que le 12 [décembre] serait la dernière réunion, je ne vais pas donner des ordres. Mais ils ont bien compris que la loi serait présentée en Conseil des ministres [le 22 janvier]. »

Principale visée, la CGPME. La négociation autour du pacte de responsabilité s’annonce tout aussi serrée. Jean-Marc Ayrault a souhaité que « M. Gattaz, quand il sera revenu en France, rencontre vite les organisations syndicales comme c’était prévu pour engager le dialogue social vraiment sur le pacte… Je pense que le décalage horaire peut parfois poser des problèmes. » Avant d’ajouter devant les députés PS : « Le dialogue social ne peut pas reposer sur des oukazes. »…

http://www.valeursactuelles.com/fausses-promesses-vrai-mépris

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Y’en a marre de la pression fiscale en France

Posté par ippolito le 26 août 2013

Le gouvernement face au ras-le-bol fiscal

C’était censé être une plaisanterie. Vendredi après-midi, quand il arrive dans son hôtel rochelais, Philippe Martin se fait gentiment taquiner par ses camarades, surpris par son annonce d’une « contribution climat énergie ». 

Quand il monte dans l’ascenseur, il se tourne vers eux et leur lance : « Je vais tous vous taxer. » Alors que pour la première fois depuis l’élection de François Hollande, les données économiques s’améliorent, les couacs fiscaux font désordre.

 Car cette semaine, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici s’est dit sensible au « ras-le-bol fiscal », un mot doux à l’oreille de ceux qui ne veulent plus de hausse d’impôts, avant que son collègue de l’Écologie n’annonce une vraie fausse taxe carbone. 

Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone s’inquiète : « Grâce aux augmentations d’impôt de 2012 et 2013, on a des marges de manœuvre, mais il faut stabiliser la pression fiscale, pour ne pas enrayer la consommation des ménages qui est à l’origine du regain de croissance. 

Attention à l’effet triple lame, on ne peut pas faire cotisation, taxe et impôts. »

1.000 euros par habitant

À l’Élysée, on mise encore sur un scénario dans lequel les Français seront un peu mis en contribution l’année prochaine, mais plus du tout en 2015, 2016, 2017. 

Les économies déjà faites et l’amélioration de la conjoncture économique pourraient permettre au chef de l’État de gagner son pari fiscal. Jean-Marc Ayrault l’a confié à la presse samedi à La Rochelle :

  »L’effort fiscal demandé doit être de plus en plus réduit, il faut être extrêmement attentif au dosage pour ne pas pénaliser la croissance. » Et quand on l’interroge sur le ras-le-bol fiscal, le Premier ministre rétorque : « L’impôt a un sens, ce n’est pas l’impôt pour l’impôt », justifie-t-il.

«L’impôt a un sens, ce n’est pas l’impôt pour l’impôt»

Au-delà des spéculations et des promesses de l’exécutif, il y a la réalité des chiffres. Celle d’un raz de marée fiscal qui s’abat sur les ménages et les entreprises depuis deux ans? 

Entre 2012 et 2014, les hausses des prélèvements fiscaux auront grimpé de 61 milliards d’euros, soit une charge d’environ 1.000 euros par habitant. 

Un chiffre théorique puisqu’il mêle taxes directes et indirectes, impôts sur le revenu et les sociétés et fiscalité du capital. Mais il donne la mesure du fardeau. L’opposition, elle, s’est aussitôt emparée du sujet. « Il faudra assumer une baisse massive des impôts », déclare Jean-François Copé.

La pression de Bruxelles

Depuis la fin des Trente Glorieuses, tous les gouvernements de gauche comme de droite se sont ingéniés à fabriquer de nouveaux impôts. À cette aune, la France rivalise désormais avec les pays d’Europe du Nord. 

Dans le même temps, le budget de l’État n’a cessé de grossir. Aujourd’hui les dépenses publiques s’élèvent à 100 milliards d’euros (hors charge de la dette et fonctionnaires). 

Certes, pour la première fois depuis de nombreuses années, le budget de l’État devrait reculer de 1,5 milliard d’euros en 2014 sous la pression de Bruxelles. 

Un signe que la France s’attelle enfin à ramener son déficit structurel – déconnecté de la conjoncture – au seuil de 3% du produit intérieur brut en 2015. Bruxelles appréciera même si le grand ordonnateur de la rigueur budgétaire, Olli Rehn, s’inquiète du tempo des réformes françaises et considère que la fiscalité a atteint « un seuil fatidique ».

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Le-gouvernement-face-au-ras-le-bol-fiscal-625581

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Y’en a marre de la crise et surtout que la reprise en zone euro soit une illusion

Posté par ippolito le 24 août 2013

La reprise en zone euro est une illusion

Depuis quelques semaines, on parle de plus en plus d’un début de reprise dans la zone euro. Les indices-clés indiquant une amélioration dans les pays situés au centre de l’union monétaire seraient la preuve que l’austérité porte ses fruits. 

Les fonds d’investissement américains recommencent d’ailleurs, lentement il est vrai, à financer les dettes des banques européennes. Même Goldman Sachs achète massivement des titres européens. Mais est-ce vraiment la reprise ?

Les cyniques rappellent qu’on l’attendait en Europe dès le quatrième trimestre 2010 et que, depuis lors, toutes les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) prédisaient qu’elle surviendrait « en fin d’année ».

En réalité, selon les prévisions du même FMI, en 2013, les économies de l’Espagne et de l’Italie devraient subir une contraction proche de 2 %, celle du Portugal de plus de 2 % et celle de la Grèce de plus de 4 %.

Aussi, le chômage a atteint des sommets en zone euro avec un taux moyen de 12% de la population active ; la moitié des jeunes sont sans emploi dans les pays de la périphérie, ce qui entraîne à long terme un gaspillage de talents et une érosion de la base fiscale.

CHASSE DÉSESPÉRÉE AU RENDEMENT

Encore plus significatif, la dette publique a augmenté en 2012 de 7 points de pourcentage par rapport au produit intérieur brut (PIB) en Italie, de 11 points en Irlande et de 15 points au Portugal et en Espagne. Si la stabilisation et la réduction de la dette sont les marqueurs d’une reprise grâce à l’austérité, alors les cyniques ont probablement raison de douter de la reprise.

Dans ce contexte, le retour des investisseurs américains qui apportent leurs dollars pour financer à court terme la dette des banques européennes ressemble plutôt à une chasse désespérée au rendement, qui repose avant tout sur la promesse du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, de faire « tout ce qu’il faudra » pour sauver l’euro.

 Quant au jeu de Goldman Sachs avec la Bourse, les mots formulés par le gourou des marchés obligataires, Bill Blain – « acheter bon marché, vendre un peu plus cher à la hausse, puis laisser tomber et s’enfuir » – viennent immédiatement à l’esprit…

Bref, il est prématuré de parler de reprise tant que les pertes engendrées par l’austérité ne sont pas épongées. Tous les pays qui ont appliqué l’austérité sans imposer de pertes aux créanciers privés ont creusé leur dette.

Selon les estimations officielles, la dette publique espagnole, qui représentait seulement 36 % du PIB du pays au début de la crise, a presque triplé, et le chiffre exact pourrait être plus élevé. Et ce sont les pays qui ont coupé le plus dans les dépenses qui ont connu le plus grand pic de rendement obligataire et dont la dette a le plus augmenté.

L’explication est simple. Quand un pays renonce à sa souveraineté monétaire, tout se passe comme si ses banques empruntaient en devise étrangère. Elles sont de ce fait vulnérables à des chocs de liquidité comme celui qui a déclenché la crise du système bancaire européen en 2010-2011. Ne pouvant pas imprimer de la monnaie pour sauver les banques ou dévaluer pour stimuler les exportations, l’Etat n’a que deux options : le défaut de paiement ou la déflation (c’est-à-dire l’austérité).

MAUVAIS DIAGNOSTIC

La logique de cette politique est que, en réduisant le fardeau de la dette et en restaurant la confiance, les coupes budgétaires favoriseraient la stabilité et la croissance. Mais quand plusieurs pays qui entretiennent des échanges commerciaux suivis l’appliquent simultanément, la demande chute, ce qui entraîne la contraction de leurs économies et l’augmentation de leur ratio « dette sur PIB ».

Mais le problème posé par l’austérité dans la zone euro est plus fondamental : les responsables politiques essayent de résoudre la crise de la dette souveraine, alors qu’ils sont avant tout confrontés à une crise bancaire.

Avec un système bancaire européen trois fois plus important et deux fois plus endetté que son homologue américain, et avec une BCE qui ne dispose pas vraiment de l’autorité d’un prêteur en dernier ressort, le brusque tarissement des flux de capitaux vers les pays périphériques, en 2009, a créé une crise de liquidité trop importante pour être contenue.

Les détenteurs d’actifs libellés en euros se sont alors tournés vers la BCE pour qu’elle joue le rôle d’assureur – ce qu’elle se refusait à faire sous la présidence de Jean-Claude Trichet, qui donnait la priorité au maintien de la stabilité des prix. Et les investisseurs ont intégré dans leurs calculs le risque d’un effondrement économique de la zone euro – et non le volume des dettes souveraines –, ce qui a provoqué un bond des rendements obligataires.

La tempête sur les marchés financiers a paniqué les dirigeants de la zone euro, ce qui les a conduits à poser un mauvais diagnostic et à prescrire un mauvais traitement.

La promesse de M. Draghi s’est traduite par un programme de rachat de titres de dette, une opération de refinancement à long terme et la fourniture de liquidités d’urgence, ce qui a permis de gagner du temps tout en baissant les rendements.

Mais la crise bancaire est toujours là. Les dirigeants de la zone euro doivent reconnaître que couper dans les dépenses ne permet pas de stabiliser le bilan des banques surexposées à la dette souveraine des pays périphériques. Tant que l’Europe n’abandonne pas l’austérité au profit d’une politique orientée vers la croissance, tout signe de reprise est illusoire.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/23/la-reprise-est-une-illusion_3465307_3234.html

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Y’en a marre du monde de la finance, de François Hollande et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 28 juillet 2013

Avec François Hollande, régalons la finance !

Le 22 janvier 2012, le candidat Hollande lançait devant une foule conquise, réunie au Bourget : « si l’adversaire est la finance, alors, il faut l’affronter ! » C’était sans nul doute dans cet état d’esprit qu’il avait décidé de convoquer les banques françaises à l’Elysée ce vendredi 19 juillet…

« Maîtriser la finance commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit par rapport aux opérations spéculatives » annonçait Hollande au Bourget. 

La loi adoptée le 18 juillet ne prévoit en rien une séparation, mais une « filialisation des activités ». Pour le chercheur Gaël Giraud, celle-ci revient « à exiger la reconduction du statu quo ».

« Les produits financiers toxiques […] seront purement et simplement interdits » lançait le candidat socialiste. La loi bancaire ne prévoit aucune disposition dans ce sens. Idem pour l’encadrement des bonus des traders ou l’interdiction des stock-options [1].

« Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux » promettait le futur Président. Là encore : promesse non tenue. 

La loi bancaire prévoit des règles de transparence renforcée, loin d’être suffisantes. Les mesures annoncées au lendemain de la démission du ministre du Budget pour évasion fiscale, relève quant à elle de la pure diversion [2]…

« Enfin, concluait Hollande, je proposerais une véritable taxe sur les transactions financières avec ceux en Europe qui voudront la mettre en œuvre avec nous ». 

Le hic, c’est que, de l’aveu même du Ministre de l’économie, la France veut désormais couler la taxe sur les transactions financières, sous le prétexte qu’elle coûterait trop cher pour les banques françaises [3] !

Il faudrait ajouter à cette liste les récentes déclarations concernant le livret A, dont le taux va à nouveau baisser au plus grand bénéfice des assurances-vie. L’épargne du livret A pourrait même en partie bénéficier aux banques françaises !

N’en jetez plus : les chroniques de l’« affrontement » entre Hollande et la finance se résument à une succession de reculades, de pantalonnades en volte-face et promesses non tenues. 

Il faut dire qu’Hollande a su s’entourer d’un ministre du budget qui s’est avéré être un fraudeur fiscal, ainsi que d’un ministre de l’économie qui s’autoproclame « ministre des banques » et leur « partenaires »… Lui-même ancien Vice-président du Cercle de l’industrie, lobby patronal fondé avec l’actif soutien de Dominique Strauss-Kahn.

Dans ce contexte, pas de surprise, cette rencontre du 19 juillet avec les banques françaises s’est avérée fructueuse… pour la finance ! Le lendemain, Bercy annonçait que les banques recevront plus de 30 milliards d’euros issus de l’épargne du livret A…

Le programme du candidat socialiste annonçait : « avec François Hollande, régulons la finance ». Une faute de frappe, sans doute. « Avec François Hollande, régalons la finance » semble plus proche de la réalité.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/avec-francois-hollande-regalons-la-138870

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