Y’en a marre de la baisse du taux du livret A

Posté par ippolito le 18 janvier 2013

Le taux de rémunération du Livret A sera abaissé à 1,75 % le 1er février

Le gouvernement va suivre les recommandations de la Banque de France et abaisser le 1er février la rémunération du Livret A, un des placements préférés des Français, de 2,25 % à 1,75 %, a annoncé mardi 15 janvier le ministre de l’économie, Pierre Moscovici. 

« Je suivrai cette recommandation et le taux du livret A sera bien à 1,75 % », a déclaré le ministre sur RTL.

Compte tenu de la formule de calcul basée sur l’inflation en 2012, le taux de rémunération aurait normalement dû être de 1,5 %.

« COUP DE POUCE » DU GOUVERNEMENT

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait proposé lundi de ramener à 1,75 % le taux du Livret A et du Livret de développement durable (LDD).

Mais le gouvernement et la Banque de France sont « tombés d’accord sur le fait qu’il y a quand même un souci des Français par rapport à leur pouvoir d’achat » et « donc nous avons rajouté un coup de pouce de 0,25 % », a déclaré M. Moscovici.

« Ce qui fait que le pouvoir d’achat du Livret A sera le plus important depuis deux ans », a assuré le ministre, expliquant que ce « pouvoir d’achat » représente la différence entre le taux de rémunération et le taux d’inflation. La hausse des prix à la consommation (hors tabac) s’est établie à 1,2 % en 2012.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/15/le-taux-du-livret-a-sera-abaisse-a-1-75-au-1er-fevrier_1817000_3234.html

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Y’en a marre de la lutte des classes et surtout des politiques

Posté par ippolito le 16 janvier 2013

«La lutte des classes, ça résume notre réelle divergence. Vous y croyez toujours, je n’y ai jamais cru.» C’est par ces mots que Jérôme Cahuzac concluait le débat qu’il avait eu avec Jean-Luc Mélenchon sur France 2, le 7 janvier 2013.

La gauche sociale-démocrate a renoncé à l’explication du monde par le concept de «la lutte des classes» de Karl Marx et Friedrich Engels, la gauche de la gauche y croit toujours.

La remarque est très pertinente. La croyance en une «lutte» de classes antagonistes a opposé en effet les deux gauches, socialiste et communiste, depuis toujours, même si la frontière a traversé en vérité le camp socialiste lui-même.

Mais est-ce encore le cas aujourd’hui? Y a-t-il encore deux visions radicalement différentes de la réalité sociale, bref du capitalisme?

La réponse est oui avec ce que l’on peut appeler un come-back du concept. La lutte des classes avait perdu de sa valeur explicative avec l’évolution du capitalisme à partir de la Grande crise des années 1930.

La spirale de hausse des coûts et des salaires

Le fordisme, d’une part, a consisté en la conclusion d’un compromis entre capital et travail sur le thème de la sécurité: je vous paie bien, vous achetez mes voitures. 

Le capitalisme trouvait là un moyen de se garantir des débouchés et les salariés un avenir stable. Le keynésianisme est venu, en surcroît, garantir «la demande» par un relai public appuyé sur des impôts. 

L’ensemble était cohérent et dynamique. Les deux classes n’étaient plus antagonistes, elles fusionnaient grosso modo dans une classe moyenne qui grossissait. 

Le capitalisme avait trouvé un équilibre de croissance qui a perduré jusque dans les années 1970. Le marxisme a perdu de son aura au profit de théories réformistes sociales-démocrates, même si la France a fait figure de résistance dans l’idéologie communiste.

Pourquoi ce système s’est-il enrayé dans les années 1970? La réponse reste très débattue (la question est d’où vient la baisse des gains de productivité?).

En tout cas, l’inflation s’est invitée dans le compromis social et elle l’a fait entrer dans une spirale de hausse les coûts et les salaires. Pour ramener la hausse des prix à des niveaux soutenables, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont opté pour le libéralisme:

 plus de concurrence, moins de régulation étatiste, laisser les marchés libres. Au niveau micro, l’essentiel a été le changement de statut de l’entrepreneur qui de manager-allié des employés est devenu le représentant-serviteur des actionnaires, en recevant des rémunérations liées aux rendements et à la valeur en bourse.  

Ce régime de capitalisme anglo-saxon s’est rapidement imposé à l’ensemble du monde développé, même si beaucoup de nuances subsistent, j’y reviendrai.

La succession des crises

Ce libéralisme a-t-il réussi? Là aussi la réponse fait débat.

Disons que l’inflation a été combattue avec succès, l’innovation est devenue la règle, le capitalisme est devenu schumpétérien. La croissance est revenue, mais elle est aussi devenue très irrégulière, les crises financières se sont succédé jusqu’à celle des subprimes de 2007. Le manque de régulation est apparu alors criant, le laisser-faire aveugle accordé au marché est désigné comme la cause de la crise.

Mais entre-temps, la mondialisation a permis à ce capitalisme anglo-saxon, nommé ultra-libéral par l’extrême gauche, de briser le compromis fordiste.

Les grandes productions intégrées ont été morcelées et les sous-éléments de production ont été éclatés au plus-offrant. La compétition entre les firmes est entrée dans les entreprises, entre les services, entre les usines, entre les pays. 

Les salaires ont été comparés avec ceux d’à-côté ou même de plus loin, de Chine, et la logique du «bon salaire qui fait les bons débouchés» a été inversée: seuls les employés qui offraient une «valeur ajoutée» spécifique, technologique en résumé, ont vu leur revenu croître. La Chine et les autres émergents offrent les débouchés nécessaires.

Les inégalités, en baisse durant les années d’après la Grande crise, sont reparties dans l’autre sens. Encore qu’il faille nuancer ici aussi, les mécanismes de redistribution assurant dans des pays comme la France une relative stabilité des indices.

De retour dans l’actualité

La précarité des emplois, les inégalités, la mondialisation et pour achever le tout la crise financière, ont donné une image d’un nouveau capitalisme pré-fordien qui retrouvait sa dureté du XIXe siècle.

La lutte des classes, dans ce contexte, retrouvait de l’actualité. Et à gauche, s’est imposée, y compris au sein du PS, l’analyse qu’il fallait être dur contre ce capitalisme dur. Que la classe moyenne rejoignait la classe prolétaire d’hier et que ne profitait plus du système qu’une petite élite mondialisée. Les PDG, les riches, les gros possédants, les actionnaires, les banquiers… tous dans le même sac des exploiteurs des masses.

Sur ce substrat analytique, la gauche de la gauche en est revenue à un «combat» contre la classe des riches avec comme seule philosophie de leur reprendre ce qu’ils ont pris aux autres. La lutte des classes est de retour: c’est la seule solution.

Deux questions à partir de là. Cette analyse est-elle suffisante? A quelle politique conduit-elle?

Des «bienfaits» du capitalisme

Cette analyse est globalement juste, je renvoie ici aux ouvrages de Michel Aglietta. Mais elle doit être beaucoup nuancée puisque le capitalisme anglo-saxon est une forme pure qui ne s’applique en vérité nulle part tel quel. Même aux Etats-Unis, l’Etat intervient, même outre-Manche il y a des institutions politiques qui font perdurer beaucoup du modèle fordiste.

Le capitalisme en Allemagne reste «rhénan», les syndicats comptent beaucoup. En France, l’Etat est demeuré présent sinon puissant, le code social reste très lié aux formes de la grande entreprise de 1945 et les inégalités sont limitées.

Autrement dit, le national compte encore beaucoup devant la mondialisation, nous sommes très loin d’une forme pure d’un ultra-libéralisme global. Premier argument.

Deuxième argument, la mondialisation n’a pas eu qu’un effet destructeur. 

Elle offre des marchés à ceux qui savent les conquérir. Pour les pays qui savent s’adapter, au total la balance est très positive: l’Europe du nord le démontre. 

En outre, il est difficile à un militant de gauche de se plaindre de la sortie de la pauvreté de milliards d’êtres humains. Le sud doit son émergence à la mondialisation, cela devrait suffire pour la soutenir.

Troisième argument:

 l’évolution du monde doit beaucoup à la technologie. Aux Etats-Unis, les inégalités viennent de la formidable explosion des métiers Internet ou bio-tech. Otez des statistiques les régions où ils se concentrent (Silicon Valley, Boston…) et les indices de Gini (mesure des inégalités) ont peu changé. Dans l’autre sens, le capitalisme coupe-gorge à l’américaine n’est pas forcément nécessaire à la floraison d’innovation schumpétériennes.

Que faire?

Deuxième question: que faire? La lutte des classes n’ouvre pas de solution pratique. Elle ne l’ouvrait pas au début du siècle dernier: l’effondrement du soviétisme est là pour le montrer. Elle n’en ouvre pas plus au début du XXIe. 

Car «prendre aux riches» est une politique qui est immédiatement contournée: ils s’en vont. Les 75% de François Hollande en font la triste démonstration. Dans une société où sont mobiles le capital et les hommes de talents (bon traders comme bons acteurs), il est illusoire de penser que les «cogner» est payant. Au contraire.

La question reste de trouver comment «adoucir» le capitalisme redevenu dur. La réponse sociale-démocrate qui cherche dans le compromis n’est pas «forcément perdante» devant un adversaire plus fort qu’elle, comme le disent les partisans de la «lutte». 

Au contraire: il est possible de trouver le chemin qui préserve ce qu’il est socialement nécessaire et qui autorise ce qui est économiquement dynamique. Le chemin de l’adaptation n’est pas celui du renoncement. 

La crise détourne du libéralisme, elle ne le condamne pas à mort. Il faut chercher à rebâtir un compromis post-libéral et non pas rêver à revenir aux compromis de 1945. La sociale-démocratie doit se renouveler, être inventive, technologique, pragmatique, tournée vers l’avenir.

Eric Le Boucher

http://www.slate.fr/story/66991/lutte-des-classes-capitalisme-gauche

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Y’en a marre des banques et surtout des augmentations de leurs tarifs

Posté par ippolito le 10 janvier 2013

Les banques augmentent leurs tarifs en 2013

Alors que la modération avait plutôt prévalu l’année dernière, Les Échos observe cette année des hausses supérieures à l’inflation. 

Selon une enquête des Échos, les tarifs bancaires repartent à la hausse. Les virements et assurances des moyens de paiement sont les services qui augmentent le plus.

Après une année d’accalmie, les tarifs pratiquées par les banques reprennent une courbe fortement ascendante. 

Le quotidien Les Échos, qui a compilé les plaquettes tarifaires de huit établissements, recense 26 hausses de tarifs cette année et seulement quatre baisses, quand 2012 avait été marquée par 15 hausses et 9 baisses.

 Surtout, alors que la modération avait plutôt prévalu l’année dernière, le quotidien observe cette année des hausses supérieures à l’inflation.

Ce sont les virements bancaires et les assurances sur les moyens de paiement qui augmentent le plus fortement. Cinq banques sur huit ont relevé le prix des virements en zone euro effectués en agence – les virements réalisés sur Internet restent gratuits dans toutes les banques. HSBC augmente son tarif de 4% et la Société générale de 6,25%.

Quatre banques sur huit augmentent le prix des assurances contre le vol ou la perte d’un moyen de paiement. Si la Société générale pratique une hausse modérée de 1,7%, le CIC augmente son tarif de 4,5%, La Banque postale de 4,8% et la BRED de 8,3%.

 En 2011, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir s’insurgeait contre ces hausses (+13,8% en moyenne entre 2004 et 2010). Elles ne «reflètent aucune réalité économique», critiquait-elle alors.

Gratuité des retraits chez HSBC

Les cartes de paiement subissent une hausse tarifaire un peu plus modérée. Leur prix suit de près l’inflation, note Les Échos. La carte à débit différé de la BRED est facturée 1,5% de plus que l’année dernière. 

La hausse s’élève à 2,3% à La Banque postale, et même à 2,7% pour sa carte à débit immédiat, la plus forte hausse du panel. Malgré son positionnement sur les publics fragiles, La Banque postale a aussi relevé le tarif de sa carte à autorisation systématique de 3,5%.

Exception dans ce paysage haussier, BNP Paribas abaisse de 10 centimes, à 8,50 euros, le coût des commissions d’intervention en cas de débit non autorisé.

 Le prix moyen pratiqué par les établissements bancaires reste cependant en deçà, à 8,24 en moyenne par intervention. HSBC instaure par ailleurs la gratuité des retraits pratiqués dans les distributeurs d’autres établissements bancaires. 

Une stratégie commerciale à l’inverse de La Poste, qui a renoncé à cette gratuité en 2012.

Par lefigaro.fr
Mis à jour le 07/01/2013 à 12:49 | publié le 07/01/2013 à 10:28 

http://www.lefigaro.fr/conso/2013/01/07/05007-20130107ARTFIG00371-les-banques-augmentent-leurs-tarifs-en-2013.php

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Y’en a marre des changements du 1 er janvier 2013

Posté par ippolito le 2 janvier 2013

Ce qui change ce 1er janvier 2013

Les factures d’électricité et de gaz vont augmenter en 2013.

Transports, électricité, timbres… L’année 2013 sera marquée par de nombreuses hausses des tarifs. Des revalorisations sont aussi au rendez-vous. Passage en revue des principaux changements.

• Les transports

Tickets de métro, de bus et Pass Navigo: il faudra prévoir, en Ile-de-France, une hausse moyenne des tarifs de 2,4%. Le carnet de 10 tickets de métro passera ainsi à 13,30 euros, tandis que le Pass Navigo verra son prix augmenter en fonction des zones d’abonnement.

 Seule bonne nouvelle: le prix du ticket de métro à l’unité restera inchangé, à 1,70 euro.

Les prix des billets de train (TGV, TER, Corail) devraient augmenter en suivant l’inflation (+1,9%), a annoncé le président de la SNCF, Guillaume Pepy. Ce dernier promet au passage de multiplier les offres à tarifs réduits.

Le prix de la course de taxi sera majoré de 2,6%, selon un arrêté du ministère de l’Économie publié au Journal officiel mi-décembre. Le tarif minimal, suppléments inclus, pouvant être perçu pour une course est fixé à 6,60 euros. Il y a un an, le prix de la course avait déjà augmenté de 3,7%.

• Tarifs de l’énergie

À compter du 1er janvier, les Français devront faire face à une hausse de 2,5% des prix de l’électricité. La facture de gaz va, elle, augmenter de 2,4%. Par ailleurs, les tarifs sociaux de l’énergie seront étendus à 830.000 personnes supplémentaires afin de limiter l’impact de cette hausse sur les foyers modestes.

• Consommation

La bière n’échappera pas à ces hausses: le demi pression va coûter plus cher, en raison de l’augmentation des droits d’accise. Selon les Brasseurs de France, il pourrait passer de 2,60 euros à 3 euros. Bercy a calculé une hausse de 5,5 centimes pour 25 cl.

Au 1er janvier, tous les produits comme les cigares, les cigarillos et le tabac à rouler subiront les mêmes taxes, et donc les mêmes augmentations, que les cigarettes.

Le prix du timbre pour une lettre prioritaire passera de 0,60 à 0,63 euro. Celui de la lettre verte de 0,57 à 0,58 euro.

• Malus automobile

Le nouveau barème du malus-bonus auto va entrer en vigueur au 1er janvier. Le seuil de déclenchement du malus passera à 135 g/km de CO2, au lieu de 141 g/km actuellement, et les montants seront considérablement alourdis. La pénalité la plus forte intervient dès 200 g, avec un maximum de 6000 euros.

• Revalorisation du smic

Le salaire minimum garanti va passer à 9,43 euros l’heure, ce qui correspond à un salaire brut mensuel de 1430,22 euros pour 35 heures hebdomadaires. Soit une hausse de 0,3%.

• Allocations

Si la revalorisation des prestations familiales n’interviendra qu’au 1er avril 2013, les plafonds de ressources ouvrant droit à ces allocations seront rehaussés dès le 1er janvier de 2,1%. Pour la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), le plafond pour un couple avec un seul revenu d’activité et ayant un enfant passe ainsi à 34.819 euros.

Les aides personnelles au logement (APL) seront désormais indexées sur l’indice de référence des loyers, soit une hausse de 2,15%. Il faudra aussi tabler sur une revalorisation de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation équivalent retraite (AER) et l’allocation transitoire de solidarité (ATS).

Le revenu de solidarité active (RSA) passe à 483 euros pour une personne seule sans enfant et à 724 euros pour un couple sans enfant.

• Emploi à domicile

Concernant l’emploi à domicile, les particuliers employeurs vont payer leurs cotisations patronales sur la base du salaire réel et non plus sur une assiette forfaitaire. En compensation, baisse de 0,75 euro par heure travaillée.

• Livret A

Le plafond du livret A sera de nouveau relevé de 25% au 1er janvier pour atteindre 22.950 euros. Sa rémunération, actuellement de 2,5%, sera revue au 1er février, probablement à la baisse. Le gouvernement attendra d’avoir le chiffre de l’inflation de décembre pour se prononcer après recommandation de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

• Impôts

L’année 2013 sera marquée par une hausse de la redevance télé: celle-ci passe à 131 euros en métropole (+ 6 euros) et à 85 euros outre-mer (+ 5 euros).

Concernant l’impôt sur le revenu, le barème sera gelé pour la deuxième année consécutive, ce qui s’apparente à une hausse d’impôt de près de 2% pour les contribuables. Mais une décote permettra d’épargner 7,4 millions de personnes modestes.

L’avantage fiscal lié au quotient familial sera plafonné à 2000 euros par demi-part supplémentaire, contre 2336 euros auparavant.

Les réductions ou crédits d’impôts liés à une vingtaine de niches (emploi d’un salarié à domicile, garde d’enfant, travaux du logement en faveur du développement durable, immobilier locatif…) seront limités à 10.000 euros par foyer fiscal.

La taxe à 75% pour la part des revenus d’activité supérieurs à 1 million d’euros par an et par contribuable a été censurée samedi par le Conseil constitutionnel. Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement présenterait un «dispositif nouveau».

• Immobilier

Le dispositif «Scellier» pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer est remplacé par le «Duflot», aux conditions plus strictes mais assorti d’une réduction d’impôt plus intéressante, de 18% sur neuf ans, calculée sur un investissement maximal de 300.000 euros.

Par Hayat Gazzane, Service infographie du Figaro, Guillaume Errard
Mis à jour le 01/01/2013 à 17:03 | publié le 31/12/2012 à 09:59 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/12/31/20002-20121231ARTFIG00272-ce-qui-va-changer-au-1er-janvier-2013.php

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Y’en a marre de la hausse quasi nulle du SMIC au 1er janvier

Posté par ippolito le 28 décembre 2012

Vers une hausse quasi nulle du SMIC au 1er janvier

Les prix à la consommation ont baissé de 0,2 % en novembre par rapport à octobre, ramenant le taux d’inflation, sur lequel est en partie indexé le SMIC, à 1,4 % sur un an.

Ce sont deux sujets très sensibles qui attendent le gouvernement : la rémunération du Livret A et la revalorisation du SMIC. Les deux sont, en partie, indexés sur l’inflation

 .Or celle-ci a largement confirmé son reflux en novembre. 

Les prix à la consommation ont baissé de 0,2 % par rapport à octobre, ramenant le taux d’inflation à 1,4 % sur un an. Une très nette décrue puisque l’inflation naviguait autour de 2 %, voire même au-dessus, depuis le printemps 2011. Il faut remonter à août 2010 pour retrouver un taux d’inflation aussi faible.

Le coût de l’énergie explique une large part de cette tendance : les prix des produits pétroliers progressent de 1,2 % en novembre sur un an. 

En novembre 2011, ils bondissaient de plus de 15 % ! A cela vient, s’ajouter un rythme bien plus faible des prix de l’alimentation (+2,6 % contre +3,2 % un an plus tôt).

 Un poste important dans le budget des ménages. A un degré moindre, la baisse des tarifs de téléphonie mobile explique aussi le reflux de l’inflation.

Chiffre définitif annoncé le 19 décembre

Cette tendance est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français au moment où les salaires restent sous pression. Pour les épargnants, elle confirme toutefois la perspective d’une baisse du taux du Livret A (actuellement de 2,25 %) au 1er février prochain.

 Et pour les salariés rémunérés au SMIC, elle laisse présager d’une hausse quasi-nulle du salaire minimum au 1er janvier.

Chaque année, le SMIC est en effet revalorisé en tenant compte de l’évolution des prix (indice hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé) augmenté de la moitié de l’évolution du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). 

Sauf que la hausse de 2 % du 1er juillet dernier intégrait une sorte d’avance de 1,4 % au titre de l’inflation déjà constatée. Sachant que les prix n’ont pas augmenté depuis, la revalorisation via ce paramètre sera donc nulle.

Il faudra attendre vendredi pour connaître le chiffre définitif de l’évolution du SHBO. Mais selon les chiffres provisoires de la Dares, l’indice du salaire horaire de base ouvrier a progressé de 2,3 % au troisième trimestre sur un an. 

Sachant que l’inflation a, dans le même temps, augmenté de 1,7 % (hors tabac, pour les ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé), le gain de pouvoir d’achat a donc été de l’ordre de 0,6 %. Et la règle de calcul du SMIC n’en prend que la moitié…

Moins de 5 euros par mois ?

Le gouvernement a la possibilité d’ajouter un coup de pouce. Mais ce scénario est exclu par plusieurs sources. « La promesse de campagne d’un coup de pouce a été tenue en juillet dernier », fait-on remarquer au sein du gouvernement. 

En clair, le SMIC pourrait donc augmenter d’environ 0,3 % seulement le 1er janvier prochain. Le SMIC horaire passerait alors de 9,40 à 9.43 euros environ. 

Soit un gain de moins de 5 euros par mois. Le gouvernement annoncera sa décision en Conseil des ministres le 19 décembre prochain.

Par Frederic Schaeffer 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202445550171-vers-une-hausse-quasi-nulle-du-smic-au-1er-janvier-519885.php

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Y’en a marre du SMIC

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Le smic augmente de 0,3% à 1430 euros bruts mensuel

Cette revalorisation correspond à la stricte augmentation légale. Au total sur l’année, le salaire minimum aura pogressé de 2,3%, compte tenu d’une inflation de 1,3%.

Le salaire minimum augmentera de 0,3% au 1er janvier, à 9,43 euros bruts l’heure, selon plusieurs membres de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC).

Cette revalorisation, annoncée par le ministre du Travail, Michel Sapin, devant la CNNC, correspond à la stricte augmentation légale, après une hausse de 2% au 1er juillet, dont un coup de pouce de 0,6%. 

Sur la base de 35 heures, le smic passera de 1425 euros bruts à 1430 euros bruts au 1er janvier. Au total sur l’année, le Smic aura progressé de 2,3% et «compte tenu de l’inflation de +1,3% constatée sur l’année, cette hausse globale correspond à un gain de pouvoir d’achat de 1%» pour les 2,6 millions de salariés rémunérés au Smic, a précisé le ministère dans un communiqué.

Exit l’idée, lancée par François Hollande avant l’élection présidentielle, d’une indexation du salaire minimum sur la croissance. Cette révision du mode de calcul de la hausse du smic, annoncée officiellement lors de la grande conférence sociale du mois de juillet, visait à faire profiter les salariés smicards des fruits de la croissance. 

Selon le ministre du Travail, Michel Sapin, invité dimanche du «Grand rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Parisien», une telle réforme n’est cependant plus à l’ordre du jour.

Dans un contexte économique morose, «partager les fruits de la croissance est aujourd’hui extrêmement difficile» et «n’aurait pas beaucoup de sens», justifie le ministre. 

Dans la mesure où le gouvernement envisageait de répercuter chaque année la moitié de la croissance du PIB sur le salaire minimum (0,5% pour une croissance de 1%, par exemple), elle ne se traduirait en tout cas par aucune hausse tangible du pouvoir d’achat des salariés concernés.

Pertes d’emploi

Le gouvernement se réserve la possibilité de mettre en œuvre cette réforme lorsque la croissance repartira. Mais il privilégie, en attendant, une autre piste. La revalorisation du smic étant aujourd’hui essentiellement calquée sur l’inflation, il envisage d’isoler la hausse des prix dont pâtissent réellement les salariés au smic. 

«L’inflation n’est pas la même pour ceux qui gagnent très peu et pour ceux qui gagnent beaucoup», a expliqué le ministre.

 Alors que l’inflation, ces douze derniers mois, se limitait en moyenne à 1,4% en novembre, selon l’Insee, les prix de l’alimentation ont grimpé de 2,6% et ceux des loyers de 1,7%. Les factures d’électricité ont de leur côté progressé de 3,2% et celles de gaz de 8,3%.

Dans son dernier rapport, le groupe d’experts sur le smic, mis en place pour quatre ans par Nicolas Sarkozy en 2009, ne préconise ni l’une ni l’autre de ces réformes.

 Il souligne que la croissance du PIB est révisée régulièrement, jusqu’à trois ans après la période concernée, ce qui ne manquerait pas d’engendrer «de grandes difficultés au moment de la prise en compte» de ces révisions. 

Surtout, ils mettent en garde le gouvernement contre une hausse du salaire minimum supérieure à celle de l’ensemble des revenus, qui pénaliserait l’emploi.

Pas de «coup de pouce»

François Hollande «n’avait pas dit qu’un coup de pouce aurait lieu à chaque fois! Le coup de pouce a déjà eu lieu» au mois de juillet, a rappelé le ministre. Pour la première fois depuis 2006, le gouvernement avait augmenté le salaire minimum au-delà de l’inflation, de 0,6%. 

La hausse totale, de 2%, s’était traduite par un gain de 21,5 euros net par mois et par salarié, portant le salaire minimum à 1425,67 euros brut. 

Il s’agissait d’une augmentation anticipée, puisque le smic est d’ordinaire revalorisé chaque année au 1er janvier. «Les salariés au smic ont gagné plus pendant toute la seconde moitié de 2012» que ne le prévoyait la procédure normale, a rappelé Michel Sapin.

Par Marie Bartnik

http://www.lefigaro.fr/social/2012/12/16/09010-20121216ARTFIG00071-la-hausse-du-smic-au-1er-janvier-limitee-a-l-inflation.php

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