Y’en a marre de la mauvaise gestion de l’intégration des immigrés

Posté par ippolito le 8 décembre 2012

L’OCDE épingle la France sur l’intégration des immigrés

Pauvreté, chômage, discriminations… la France figure parmi les mauvais élèves de l’OCDE en terme d’intégration de ses immigrés, selon une étude publiée ce lundi.

Plus de pauvreté et de chômage : la France figure parmi les mauvais élèves en terme d’intégration de ses immigrés, selon une étude de l’Organisation de développement et de coopération économique publiée ce lundi qui compare pour la première fois la situation des étrangers installés dans ses pays membres.

Avec 11% de sa population née à l’étranger, la France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE, qui abritent 110 millions d’immigrés soit 9% de leur population, selon cette étude. Mais le taux de pauvreté des étrangers installés en France est de 21,1% contre 17,3% en moyenne pour les immigrés de l’OCDE. 

Et leur taux de chômage était de 14,5% en 2010 contre 11,9% en moyenne dans l’OCDE. Plus grave, les inégalités sont plus marquées dans l’Hexagone : le taux de pauvreté des immigrés y est quatre fois celui de la population majoritaire, alors que ce rapport n’est que de un sur deux en moyenne dans l’OCDE.

Les Pays-Bas et la Belgique ne font guère mieux, mais la France se distingue sur un autre critère : la concentration des étrangers dans les zones très urbanisées. Dans l’ensemble de l’OCDE, 60% des immigrés vivent dans ces zones, contre 44% de la population globale. L’écart est le plus fort en Autriche et en France, où 70,9% des étrangers habitent en ville.

Pour les auteurs de l’étude, le succès des descendants d’immigrés « constitue bien souvent la référence de toute intégration réussie de leurs parents ». Là encore, la France ne brille guère. Leur taux de chômage est de 15,6% en France contre 13,8% en moyenne dans l’OCDE.

Maintien dans la clandestinité

L’OCDE ne livre aucun facteur explicatif des différences entre pays, mais note que les flux sont différents. « La France est le pays qui accueille la plus forte part d’individus nés en Afrique parmi ses immigrés. Les trois quarts d’entre eux (y compris les rapatriés) sont nés dans les pays du Maghreb », soulignent ses auteurs. 

Certes, le Royaume-Uni a accueilli un bon nombre d’Indiens plus qualifiés, et les Etats-Unis des Mexicains moins pauvres. Mais « il ne faut pas s’en tenir aux origines géographiques », estime Catherine Wihtol de Wenden, spécialiste des flux migratoires. 

Pour elle, « la question du statut juridique des immigrés est fondamental. » « Si on maintient des années des gens dans la clandestinité, on ne peut pas s’attendre à une bonne intégration », souligne-t-elle, en saluant les efforts des pays d’Europe du Sud qui ont régularisé massivement ces dernières années.

A l’inverse, le gouvernement français vient d’édicter de nouvelles règles de régularisation en excluant de sortir un grand nombre de sans-papiers de la clandestinité. « On est beaucoup moins regardant sur la question des discriminations que dans d’autres pays européens », notamment dans les pays scandinaves, a ajouté la directrice de recherche au CNRS.

D’ailleurs, selon l’étude de l’OCDE, la France est en quatrième position sur le sentiment de discrimination (après la Grèce, l’Autriche et les Pays-Bas). Et un test qualitatif, rapporté dans l’étude, confirme l’existence de filtres à l’embauche. « Des postulants originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne ont dû écrire quatre fois plus de lettres de candidature que les postulants d’origine française pour obtenir un entretien. La discrimination s’est avérée moins prononcée en Belgique, au Canada et en Suède », relèvent les auteurs de l’étude.

Premières victimes de la crise

La crise économique a frappé plus durement les immigrés que les populations autochtones, surtout dans les pays en première ligne comme l’Irlande, l’Espagne ou l’Italie, selon l’étude. Dans ces pays, qui avaient enregistré récemment une forte immigration de travail, « les immigrés ont été touchés de façon disproportionnée par le chômage ». 

« Cela tient en partie au fait qu’ils sont surreprésentés dans les secteurs durement frappés par la crise et dans les groupes les plus vulnérables sur le marché du travail, tels que les jeunes et les personnes peu instruites », selon l’OCDE.

Mais les étrangers installés dans d’autres pays de l’OCDE n’ont pas été épargnés. Au total, le taux de chômage moyen des immigrés est monté à 11,9% en 2010, avec une progression sur dix ans (+2,7 points) beaucoup plus rapide que pour la population autochtone (+1 point). Sur la même période, la crise a poussé les habitants des pays les plus pauvres vers les 34 pays de l’OCDE. En dix ans, le nombre d’étrangers installés dans l’OCDE a augmenté d’un tiers pour passer à 110 millions, soit 9% de la population totale, précisent les auteurs de l’étude.

« Première comparaison menée dans l’ensemble des pays de l’OCDE », ce rapport salue l’Allemagne, le Danemark, la Finlande et la Suède qui ont malgré la crise « déployé de nombreux efforts pour intégrer les immigrés sur le marché du travail ces dernières années ».

http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202425165018-l-ocde-epingle-la-france-sur-l-integration-des-immigres-516726.php

Publié dans Y'en a marre de la pauvreté | Pas de Commentaire »

Y’en a marre que 23% des jeunes sont pauvres

Posté par ippolito le 5 décembre 2012

En France, 23 % des jeunes sont pauvres

Le diagnostic est sévère, il place la ministre de la jeunesse, Valérie Fourneyron, qui voit « tous les indicateurs se dégrader », devant « l’impérieuse nécessité d’agir rapidement ». 

Fragilisation accrue, risques d’exclusion, creusement des inégalités entre jeunes sur fond de crise économique : le premier rapport de l’Observatoire de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) sur la situation de la jeunesse en France, qui sera présenté, mardi 4 décembre, lors de rencontres organisées au Conseil économique, social et environnemental, vient rappeler au président de la République le bien-fondé de sa priorité affichée de campagne et l’urgence d’une politique publique à la hauteur des promesses et de l’enjeu. 

Un conseil interministériel se prépare sur le sujet, dans tous les ministères ; il devrait se tenir en février 2013. Des mesures fortes seront annoncées, promet Mme Fourneyron

Car les jeunes sont bien les premières victimes de la récession. Tous ne la subissent pas aussi violemment. Plutôt que le portrait d’une génération sacrifiée, ce rapport dessine la ligne de fracture entre deux jeunesses qui s’éloignent l’une de l’autre.

La première est dotée de diplômes, ils continuent bon gré mal gré de la protéger. La seconde en est dépourvue, elle est guettée par la pauvreté. Ce sont ces 15 % de jeunes qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Nulle part. Et que la puissance publique aide peu. Le taux de pauvreté des 18-24 ans atteint 22,5 %. Depuis 2004, il a progressé de 5 points. Au total, plus d’un million de jeunes sont désormais confrontés à une situation de grande précarité.

Olivier Galland, sociologue et directeur de recherche au CNRS, préside le conseil scientifique de l’Injep, établissement public (créé en 1953, repensé en 2010) qui a notamment pour mission de dresser tous les deux ans un état des lieux de la situation des jeunes en France. Il évoque les conclusions du rapport auquel il a contribué.

Pourquoi avoir choisi le thème des inégalités au sein de la jeunesse ?

Ces dernières années, l’accent a surtout été mis sur les inégalités intergénérationnelles. Or je ne crois pas à la théorie de la « génération sacrifiée ». C’est faire l’hypothèse que la génération des jeunes forme un tout qui s’oppose aux générations aînées. Mais au sein même de la jeunesse, l’hétérogénéité grandit. Dans les enquêtes et sondages, ni les adultes ni encore moins les jeunes ne reconnaissent ce clivage intergénérationnel.

 Les jeunes ne se sentent pas discriminés en tant que génération. Sans doute parce qu’existent de très fortes solidarités intergénérationnelles informelles à l’intérieur des familles – ce qui renforce les inégalités entre jeunes selon qu’ils peuvent, ou non, être aidés.

La famille demeure un soutien de poids ?

Les parents font des efforts extraordinaires pour les jeunes adultes, qui ne sont pas les « Tanguy » que l’on décrit. Depuis quinze ans, l’âge moyen de décohabitation n’a pas évolué significativement, il demeure aux alentours de 20 ans. 

Contrairement au modèle nordique, où l’on part tôt mais en étant ensuite très soutenu par la puissance publique, et au modèle méditerranéen où l’on reste jusqu’à 30 ans chez les parents pour accumuler des ressources, le modèle français est intermédiaire : on part assez tôt mais en restant à proximité géographique, affective, matérielle de la famille, dans un apprentissage progressif de l’autonomie.

Le rapport montre de grandes inégalités d’insertion dans l’emploi…

En France, s’exprime une sorte de préférence collective pour les « insiders » déjà en emploi, très protégés par rapport à ceux qui sont aux portes et subissent les à-coups de la conjoncture. A l’instar des jeunes. Dans les pays où l’apprentissage est très développé, ou le marché du travail est plus flexible, il y a partage de la flexibilité entre les générations.

En France, la variable d’ajustement de l’économie, ce sont les jeunes : 22 % de la population active mais 40 % des chômeurs, indiquons-nous dans le rapport. Sur six millions de jeunes actifs, un million est au chômage au sens du BIT. Et l’augmentation du chômage de longue durée est particulièrement préoccupante chez ces jeunes (+ 5,6 % entre 2008 et 2010). Mais toutes les jeunesses ne souffrent pas de la même façon. Le clivage se creuse, dans l’accès à l’emploi, entre diplômés et non-diplômés.

Plus que jamais en temps de crise, les diplômes protègent du chômage ?

Selon les chiffres Insee cités dans le rapport, le taux de chômage (2011) des 15-29 ans est de 9 % pour les diplômés du supérieur, de 22 % pour les titulaires d’un bac, CAP ou BEP.

 Mais de 46 % pour les non-diplômés. Le taux de pauvreté (disposer de revenus inférieurs à 964 euros mensuels, en 2010) est de 30 % pour les non-diplômés, contre 10 % pour les diplômés du supérieur. Dans l’insertion professionnelle, le diplôme est devenu un avantage relatif plus important qu’il ne l’était il y a vingt ou trente ans. Il reste une protection extraordinaire contre le chômage.

 Les diplômés continuent, même si c’est plus tardivement, de décrocher le Graal, le CDI. 80 % l’obtiennent entre 25 et 30 ans. Sur dix, vingt ans, le phénomène de dévaluation des diplômes n’est pas si marqué que cela. Et tous les diplômes protègent. Certes, davantage à mesure que leur niveau monte. Mais l’insertion professionnelle d’un titulaire de CAP ou de BEP est plus proche de celle d’un diplômé du supérieur que de celle d’un non-diplômé.

Lire l’intégralité de l’interview (zone abonnés) et Les critères d’accès au RSA-jeunes pourraient être assouplis

Pascale Krémer

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/12/03/en-france-23-des-jeunes-sont-pauvres_1799188_3224.html

Publié dans Y'en a marre de la pauvreté | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de l’aggravation des inégalités entre les quartiers populaires et le reste de la France.

Posté par ippolito le 30 novembre 2012

Nos quartiers s’enfoncent dans la crise

Le rapport annuel de l’Observatoire des zones urbaines sensibles, présenté ce vendredi 16 novembre, confirme l’aggravation des inégalités entre les quartiers populaires et le reste de la France.

L’Observatoire des zones urbaines sensibles (Onzus) a rendu vendredi 16 novembre son rapport annuel. Il apporte un éclairage sur une réalité accablante : avec la crise, la situation sociale se durcit dans les quartiers.

Dans les 751 quartiers identifiés comme « sensibles », le taux de chômage est non seulement élevé, mais ils s’accroit plus vite que la moyenne nationale. Il est passé de 21,9 % en 2010 à 22,7 % en 2011 en Zus, alors qu’il stagne autour de 9,5 % dans les agglomérations alentour. Par ailleurs, une personne sur quatre s’estime victime de discrimination dans ces quartiers, en raison de leur couleur de peau ou de leur origine.

La situation est particulièrement grave chez les 15-25 ans : 40,4 % sont au chômage.

L’Onzus montre aussi un creusement des inégalités entre les quartiers populaires et les villes auxquelles ils appartiennent. Le taux de pauvreté (part des personnes vivant avec moins de 964 euros par mois) est passé en Zus de 30,5 % en 2006 à 36,1 % en 2010. Sur la même période, il n’a progressé que de 11,9 % à 12,6 % en dehors de ces quartiers.

Ces écarts sont aussi criants chez les mineurs. En 2011, 1 enfant résidant en Zus sur 3 est bénéficiaire de la Couverture maladie universelle complémentaire (prise en charge à 100 % sous conditions de ressources), contre 1 sur 6 dans les villes auxquelles elles appartiennent.

Les femmes plus durement touchées

La crise a provoqué un changement de tendance : pour la première fois en cinq ans, le chômage des femmes dépasse celui des hommes. Les femmes sont plus massivement concernées par les emplois précaires et à temps partiels, en dépit de leurs scolarités tendanciellement « moins chaotiques que les garçons », indique le rapport. 

Mères seules ou femmes au foyer dans des familles nombreuses, elles subissent, selon l’Onzus, le « poids des structures familiales ». On compte ainsi 20,5 % de familles monoparentales en Zus, parmi les allocataires de la Caisse d’allocation familiale, contre 15,4 pour l’ensemble de la France métropolitaine [1].

Le rapport explique aussi ce constat par une « orientation au lycée » des jeunes filles « vers des filières ne favorisant pas leur accès au marché du travail ».

Autre signe d’inquiétude, l’Onzus observe en 2011 un net ralentissement économique dans les Zones franches urbaines (ZFU), qui appliquent pourtant une fiscalité avantageuse dans des quartiers « sensibles ». Entre 2010 et 2011, 322 entreprises se sont implantées en ZFU. Un chiffre historiquement bas, qui traduit un ralentissement plus important que dans les villes comprenant ces zones franches.

« C’est la première fois que les effets de la crise économique sont si manifestes. Les ZFU les plus anciennes accusent le ralentissement le plus important  [2] », constate l’Onzus.

Inégalités d’orientations scolaires

Les chiffres de l’Éducation nationale, un brin moins alarmants, témoignent également d’inégalités importantes entre les territoires. 31,1 % des enseignants dans les Zus ont moins de deux ans d’expérience, mais leur proportion tend à diminuer (-2,6 points en 6 ans) et se rapproche du niveau national (29,4%).

 L’Onzus relève des « efforts des pouvoirs publics en matière d’éducation prioritaire » qui se concrétisent par une stabilisation du nombre d’élèves par classe (20 élèves en Zus contre 22,7 hors Zus) et par une dotation horaire supérieure dans les collèges en Zus.

En revanche, la répartition des orientations reste nettement différente pour les élèves résidants dans les quartiers populaires par rapport à l’ensemble de la population française :

Ces statistiques ne doivent pourtant pas faire oublier la démographie très dynamique de ces quartiers, qui se paupérisent au rythme des départs de la population la plus aisée, remplacée par des foyers plus fragiles [3].

La « banlieue » n’est pas un « tout » homogène

L’Onzus souligne aussi ses différences sociales importantes selon les quartiers. En 2011, la part des allocataires du RSA varie du simple au double selon les Zus. Le revenu médian annuel des 10 % de Zus les plus aisées était, en 2009, près de deux fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres (13 986 € annuel contre 7 292 €).

Les discours et les analyses « laissent trop souvent imaginer que ces quartiers forment un « tout » homogène, distinct du reste des agglomérations qui les accueillent, déplore l’Onzus. Il n’en est rien : [ils] sont divers [et] inscrits dans des territoires aux caractéristiques particulières. » 

Consutler le rapport 2012 de l’Onzus sur Mediapart

http://www.politis.fr/La-situation-s-aggrave-dans-nos,20105.html

Publié dans Y'en a marre de la pauvreté | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la baisse du niveau de vie

Posté par ippolito le 18 novembre 2012

Le niveau de vie des Français a baissé en 2010

Un Français sur deux vivait avec moins de 1610 euros par mois, soit une diminution de 0,5% par rapport à 2009, selon l’Insee.

L’impact de la crise économique a commencé à se faire ressentir sur le niveau de vie des ménages en 2009. Cette année-là, il n’a progressé que de 0,4% – alors qu’il augmentait de 1,7% par an en moyenne de 2004 à 2008. 

Mais c’est en 2010 que les turbulences économiques et financières ont commencé à faire baisser le niveau de vie des Français, selon l’enquête «Revenus fiscaux et sociaux» publiée par l’Institut national de la statistique ce vendredi. 

Le niveau de vie médian – celui qui partage la population française en deux parties égales – s’élevait alors à 19.270 euros annuels (1610 euros par mois), soit une diminution de 0,5% par rapport à 2009. «Il faut remonter à 2004 pour enregistrer un tel recul», souligne l’Insee.

Les inégalités persistent: les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.430 euros; celui des 10% les plus aisées est d’au moins 36.270 euros, soit 3,5 fois plus. Le niveau de vie baisse ou stagne pour pratiquement toutes les catégories de population «sauf pour les plus aisées».

La pauvreté continue de progresser

En tendance sur moyenne période, la progression des inégalités «par le haut» est nette: entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10% de personnes les plus aisées a augmenté d’environ 2,1% par an en moyenne, contre 1,4% pour le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population.

Dans le même temps, le seuil de pauvreté (qui correspond à 60% du niveau de vie médian de la population) s’établit à 964 euros mensuels en 2010. La pauvreté continue de progresser. Elle concerne 8,6 millions de personnes, soit 14,1% de la population contre 13,5% en 2009. 

Cette progression affecte davantage les enfants: le taux de pauvreté des moins de 18 ans atteint 19,6%, en hausse de 1,9 point. «La non-reconduction de mesures d’aides ponctuelles, mises en œuvre en 2009 afin de limiter les effets de la crise sur les ménages modestes, et le gel du barème des prestations familiales en 2010 expliquent pour partie que cette population soit plus affectée», souligne l’Insee.

http://www.lefigaro.fr/argent/2012/09/06/05010-20120906ARTFIG00735-le-niveau-de-vie-des-francais-a-baisse-en-2010.php

Publié dans Y'en a marre de la pauvreté | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 27 septembre 2012

37% des Français ont connu la pauvreté

Plus d’un tiers des Français (37%) affirment avoir déjà connu, à un moment de leur vie, une situation de pauvreté, soit deux points de plus que l’an dernier, selon la 6e édition du baromètre Ipsos-Secours populaire sur la précarité présentée lundi.

Si 44% disent n’avoir jamais été dans une telle situation, 19% déclarent avoir été « sur le point de connaître » une situation de pauvreté, sans y être pour autant tombé.

Inquiets pour l’avenir, une large majorité (85%) d’entre eux estiment que les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté sont plus élevés que pour eux-mêmes (dont 55% estiment qu’ils sont beaucoup plus élevés). A l’inverse, seulement 11% jugent que ces risques sont moins élevés.

Pour 91% des Français, éprouver régulièrement d’importantes difficultés pour se procurer une alimentation saine et équilibrée constitue une situation de pauvreté. Mais ne pas pouvoir envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an ou ne pas pouvoir accéder à des biens ou des activités culturelles et de loisirs pour soi et sa famille constituent aussi des situations de pauvreté pour respectivement 73% et 74% des Français.

Pour les sondés, le revenu minimum nécessaire pour une personne seule pour ne pas être considérée comme pauvre en France se situe à 1.062 euros, soit au-dessus du seuil de pauvreté officiel (954 euros selon l’Insee). 

Plus précisément, 37% estiment ce revenu minimum à « plus de mille euros », et 30% à mille euros, dès moins 800 euros pour 12% des personnes interrogées et pour 17% d’entre eux, « entre 800 et 999 euros ». 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/03/97002-20120903FILWWW00499-37-des-francais-ont-connu-la-pauvrete.php

Publié dans Y'en a marre de la pauvreté | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 11 septembre 2012

Le niveau de vie recule en France… sauf pour les plus aisés

Une enquête édifiante de l’Insee montre la progression des inégalités entre Français. Il y avait, en 2010, 8,6 millions de pauvres dans notre pays, dont 2,7 millions d’enfants.

S’il ne faut retenir qu’un chiffre de l’enquête édifiante de l’Insee publié vendredi 7 septembre, c’est celui-ci: 19.270 euros. Soit le niveau de vie* médian d’un Français en 2010, quel qu’il soit (salarié, indépendant, chômeur, retraité, inactif, enfant…). En clair, il y a deux ans, la moitié de la population avait un revenu disponible inférieur à 1.610 euros par mois, quand l’autre moitié dépassait cette barre. Pour la première fois depuis 2004, on constate un recul sur un an de 0,5%, en tenant compte de l’inflation.

Autrement dit, le niveau de vie des Français a baissé de 2009 à 2010. Toutefois, derrière ce constat déprimant, les situations sont très différentes selon les catégories de population, comme le montre sans équivoque le graphique ci-dessous. 

 

Dans le langage Insee, les déciles D1 à D9 sont des seuils de niveau de vie qui partagent la population française en dix sous-populations d’effectifs égaux: sous D1 se retrouvent ainsi les premiers 10% des Français sur l’échelle des niveaux de vie; sous D2 les premiers 20%; sous D3 les premiers 30% et ainsi de suite, jusqu’à D9, au-dessus duquel émargent les 10% de Français les plus aisés.

Le niveau de vie des plus riches augmente de 1,3%

Sur le graphique, on observe que la baisse du niveau de vie en 2010 a été la plus brutale pour les Français les moins privilégiés, représentés par les déciles D1 et D3. La diminution est beaucoup plus faible pour le décile D9, qui correspond à l’ensemble de la population du pays à l’exception des 10% les plus fortunés.

« La baisse est (…) plus forte dans le bas de la distribution (entre -1,3% et -1,6% pour les trois premiers déciles) que dans le haut (-0,3% pour le 9ème décile et une quasi-stabilité pour les trois précédents) », traduit l’Insee, relevant au passage que, pour la première fois depuis 2004, le niveau de vie des déciles dépassant le niveau médian (19.270 euros) baissent, comme les déciles inférieurs.

Les seuls à échapper à cette tendance générale sont les plus aisés. Le graphique s’intéresse aux 5% les plus favorisés, représentés par le vingtile C95. Ces foyers ont vu leur niveau de vie augmenter en 2010, de 1,3%, après une quasi-stagnation l’année précédente (+0,2%). Un résultat qui confirme une évolution ancienne: depuis 1996, le niveau de vie des 10% des personnes les plus favorisées a augmenté plus vite (+2,1%) que l’ensemble de la population (+1,4%).

Le dynamisme des hauts salaires et les bienfaits du patrimoine

Comment expliquer que que 90% de la population vit moins bien en 2010 que l’année précédente tandis que 10% vit mieux? « Les évolutions de salaires expliquent en partie la hausse des inégalités », répond l’Insee. Les hausses de rémunérations ont été beaucoup plus dynamiques pour les cadres que dans le bas de l’échelle, affectée par la faible revalorisation du Smic en 2010.

De plus, les revenus du patrimoine profitent à plein aux Français les plus aisés, pour qui ils représentent 26% du revenu disponible contre 7% dans le reste de la population. Or le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été plutôt favorable aux hauts patrimoines. Ce qui explique l’élévation du niveau de vie des plus riches. A cet égard on peut s’interroger, comme l’économiste Thomas Piketty sur Rue89, sur la volonté présumée de François Hollande de faire porter la fameuse taxe à 75% sur les revenus du travail des plus riches, et non sur leurs revenus du capital…

La hausse de la pauvreté touche surtout les enfants

Cette progression des inégalités –l’indice Gini qui la mesure est passé de 0,290 à 0,299– semble d’autant plus injuste qu’elle s’inscrit dans un contexte général de hausse de la pauvreté. Selon l’Insee, le nombre de personnes pauvres** est passé en 2010 à 8,6 millions, contre 8,2 en 2009. Soit 14,1% de la population française (+0,6 point sur un an). Le taux de pauvreté atteint ainsi son plus haut niveau depuis 1997. Et nul doute que la récession de la zone euro en 2012, et les plans sociaux qui s’enchaînent depuis quelques mois, n’ont pas contribué à arranger la situation. Aujourd’hui, la barre des 9 millions de pauvres est sans doute franchie.

L’Insee relève que la hausse de la pauvreté touche en premier lieu les retraités, les adultes inactifs qui ne sont ni étudiants ni retraités et, surtout, les enfants, qui contribuent à cet accroissement pour les deux tiers. Les moins de 18 ans pauvres étaient 2,4 millions en 2009. Un an plus tard, ils sont 2,7 millions.

Pour l’Insee, l’explication principale de ce phénomène tient à ce que les revenus d’activité des adultes sont en moyenne plus faibles dans les familles nombreuses. Ce qui réduit le budget pour chaque enfant. Mais des décisions politiques ont également eu un effet dévastateur: en 2010 n’ont été reconduites ni la prime de 150 euros aux bénéficiaires de l’allocation de rentrée scolaire ni la « prime de solidarité active » aux bénéficiaires du revenu minimum d’insertion, qui avaient toutes deux versées en 2009. Enfin, cette année-là, les prestations familiales n’ont pas été revalorisées.

 

*Le niveau de vie est un indicateur individuel, calculé par l’Insee en divisant le revenu disponible du ménage par le nombre de personnes qui le composent (unités de consommation). Le revenu disponible est la somme des revenus du ménage (salaires, indemnités, prestations sociales, pensions, revenus financiers…), retranchés des impôts qu’il a à payer (impôt sur le revenu, CSG, CRDS, taxe d’habitation…)

**Par convention, une personne est considérée comme pauvre quand son niveau de vie n’atteint pas 60% du niveau de vie médian, soit 964 euros en 2010.

L’intégralité de l’enquête de l’Insee est disponible sur son site internet.

http://www.challenges.fr/economie/20120907.CHA0561/en-france-la-pauvrete-augmente-et-le-niveau-de-vie-recule-sauf-pour-les-plus-aises-insee.html

Publié dans Y'en a marre de la baisse de notre pouvoir d'achat, Y'en a marre de la pauvreté | Pas de Commentaire »

123456...8
 

MesMots |
The World News Times |
Conserver notre cadre de vi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Manger!...Manger!
| sauver mon exploitation
| PASSION OCEAN