Y’en a marre de la crise

Posté par ippolito le 26 juillet 2012

Les pauvres fauchés par la crise

 En 2009, la baisse du niveau de vie a surtout pesé sur les plus fragiles, accentuant les inégalités.

Injuste crise. La récession qui a touché la France en 2009, avec un recul de 3,1% du PIB, le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale, n’a pas touché tous les Français de la même manière. Loin de là. 

Selon l’Insee, qui rend publique aujourd’hui l’édition 2012 de son étude «Revenus et patrimoines des ménages», ce sont avant tout les plus modestes, et dans une moindre mesure, et pour des raisons de structure des revenus, les 10% les plus riches, qui ont connu un recul de leur niveau de vie entre 2008 et 2009.

 Davantage touchés, les plus pauvres concentrent aussi des caractéristiques sociologiques qui en font les amortisseurs de la crise au profit du reste de la population, divisant un peu plus la société entre précaires et protégés. Sur une période plus longue, enfin, l’Insee met en lumière une autre injustice : celle de l’accentuation des inégalités de patrimoine.

La situation des plus modestes s’aggrave

En 2009, le niveau de vie (1) médian des Français (qui partage la population en deux moitiés égales, l’une disposant de plus, l’autre de moins) s’établissait à 19 080 euros par an, soit 1 590 euros par mois. 

Ce montant n’a progressé que de 0,4% (hors inflation) par rapport à 2008, contre 1,4% par an en moyenne entre 1996 et 2008. Soit une quasi-stagnation. Mais au-delà de cette médiane, la crise a avant tout concerné les 40% les moins aisés, et surtout les 10% les plus pauvres (moins de 10 410 euros par an) qui ont subi une chute de 2,1% de leur niveau de vie en 2009 par rapport à 2008. 

Un recul «lié en premier lieu à la dégradation du marché du travail, le taux de chômage étant passé de 7,4% en 2008 à 9,1% en 2009», note l’Insee. Et qui explique que le taux de pauvreté ait progressé de 0,5 point, passant de 13% à 13,5% de la population.

 A l’inverse, au-delà des 40% des plus modestes, le niveau de vie a crû, d’abord modérément, puis plus nettement, pour les 60% de Français les plus aisés. Parmi eux, seuls les 10% les plus riches (plus de 35 840 euros par an, ou 2 987 euros par mois), ont connu un recul de 1,2% de leur niveau de vie. Une baisse cependant moins importante que celle des 10% les plus pauvres et qui provient, selon l’Insee, «d’un recul des revenus d’activité des indépendants et des revenus du patrimoine».

 Et avec des conséquences d’autant moins fortes que le niveau de vie de cette population «avait progressé plus rapidement que celui des autres personnes, porté par la dynamique des très hauts revenus» lors de la décennie précédente. Ce phénomène, qui a conduit la crise de 2009 à toucher avant tout les plus modestes, tranche avec le dernier ralentissement économique de 2002-2004, dont l’impact avait été plus équitablement réparti (voir graphique).

Jeunes et précaires dans la tourmente

L’Insee a également découpé la population en six ensembles. Le premier, qui regroupe le quart des Français les moins aisés, ne profite que de 11,5% de l’ensemble des revenus. Sans surprise, les jeunes y sont surreprésentés, mais aussi les familles monoparentales ou nombreuses. Ainsi que les chômeurs, les inactifs et les non-diplômés. 

Mais aussi les précaires (CDD, intérim, apprentis…), deux fois plus nombreux, en proportion, que dans le reste de la population. Les précaires, premières victimes de la crise ? L’Insee confirme ainsi ce qui s’est passé sur le marché du travail durant cette période : à savoir que les CDI ont été largement épargnés, alors que les précaires constituaient les plus gros bataillons d’inscriptions à Pôle Emploi. Une confirmation d’une société à deux vitesses, où la variable d’ajustement reste la partie la plus fragile.

Des inégalités de patrimoine accrues

L’Insee s’est également penché sur les inégalités de patrimoine et leur évolution sur une décennie. Début 2010, la moitié des ménages vivant en France déclaraient un patrimoine brut (avant remboursement des emprunts) supérieur à 150 200 euros. Ces 50% les «mieux dotés» accaparent ainsi 93% du patrimoine brut total en France.

 Les 10% les plus riches en concentrent même 48%. A l’autre bout de la chaîne, les 10% les plus pauvres possèdent moins de 0,1% du patrimoine total… Et ces disparités ne se sont pas vraiment rééquilibrées. Selon l’Insee, la masse de patrimoine détenue par les ménages français a été multipliée par 2,3 entre 1998 et 2010. 

Mais il ne s’agit que d’une moyenne. Car celle des 10% les mieux dotés a crû de 131% sur la même période, quand la masse des moins aisés n’a progressé que de 20%. Du travail en perspective pour Hollande…

(1) Niveau de vie par unité de consommation : ensemble des revenus d’un ménage (travail, capital, transferts sociaux…), net d’impôts, et divisés par le nombre d’unité de consommation (1 UC pour le 1er adulte, 0,5 pour le suivant, 0,3 pour les moins de 14 ans).

http://www.liberation.fr/economie/2012/07/03/les-pauvres-fauches-par-la-crise_830991

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Y’en a marre de l’endettement des ménages pauvres pour se loger

Posté par ippolito le 24 juillet 2012

Logement : les ménages pauvres s’endettent plus pour acheter

Malgré la crise, les ménages pauvres et modestes sont nombreux à devenir propriétaires, au prix d’un fort endettement. C’est le résultat d’une étude publiée ce jeudi par l’Observatoire national de la pauvreté et l’exclusion sociale (ONPS).

Selon Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et auteur de cette étude, après avoir nettement diminué entre 2000 et 2004, le nombre d’accédants à la propriété pauvres et modestes s’est redressé en 2005 avec l’ouverture du prêt à taux zéro à l’habitat ancien sans travaux.

En 2008, ils représentaient environ 20 % du total des personnes accédant à la propriété et ce taux est resté identique en 2010, souligne l’étude. Ce phénomène, « a priori contre-intuitif », s’explique par un endettement proportionnellement plus élevé que celui des ménages les plus aisés, poursuit l’étude.

DES TAUX D’EFFORTS PLUS ÉLEVÉS

En 2010, le taux d’apport personnel était de 19 % pour les ménages pauvres et modestes, contre 23 % pour les autres. Et sur la période 2000-2010, l’apport personnel des accédants pauvres était d’environ 29 300 euros en moyenne, contre 53 900 euros pour les ménages moyens et aisés.

Pour accéder à la propriété, les ménages pauvres et modestes supportent donc des taux d’effort (le rapport entre la dépense en logement d’un ménage et son revenu) très élevés : 37 % en moyenne en 2010 (41,4 % pour les ménages pauvres) contre 31 % pour les autres catégories.

Le coût relatif des opérations réalisées reste aussi plus élevé pour les ménages pauvres et modestes : en 2010, il représentait 6,9 années de revenus des ménages modestes (7,9 années pour les ménages pauvres), contre 5,2 années pour les ménages moyens et aisés.

En outre, le choix du lieu où ces ménages peuvent acheter dépend fortement de leurs contraintes budgétaires, souligne l’étude. Ainsi, en 2010, seuls 0,2 % des ménages pauvres ou modestes ont acheté à Paris, contre 3,6 % des ménages moyens et aisés.

 A l’inverse, ils accèdent plus fréquemment à la propriété dans des communes de moins de 20 000 habitants et dans des communes rurales.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/31/logement-les-menages-pauvres-s-endettent-plus-pour-acheter_1710821_3224.html

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Y’en a marre de la hausse du chômage

Posté par ippolito le 11 juillet 2012

Le chômage en forte augmentation en mai : +1,2%

Le nombre des demandeurs d’emploi en catégorie »A » a fortement augmenté de 33.300 en mai, soit une progression de 1,2% sur un mois et de… 8% sur un an. Tous les clignotants sont au rouge. Dans ce contexte, impossible pour le gouvernement d’inverser la tendance avant au moins la mi 2013.

Et de treize… Pas de miracle. Depuis maintenant plus d’un an le nombre des demandeurs d’emploi ne fait qu’augmenter. Et les perspectives de croissance, quasi nulles, ne laissent rien augurer de bon pour les mois à venir. En mai, le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie  » A » en métropole s’établit désormais à 2.922.100, soit une très forte progression de 1,2% (33.000 personnes). 

Plus significatif encore, sur un an, la hausse atteint 8%. Si, cette fois, on intègre les catégories « B » et « »C » (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre des demandeurs d’emploi (y compris dans les Dom) s’élève fin mai à 4.621.000. Globalement, si l’on additionne les catégories « A,B et C », le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi a progressé de 6,4%. 

Ce qui est inquiétant pour le nouveau gouvernement socialiste, qui aura bien du mal à inverser cette tendance à court terme, c’est que tous les clignotants sont au rouge. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans progresse de 1,7% sur un mois et de 6,7% sur un an. Idem pour celui des seniors de plus de cinquante ans (respectivement 1,6% et… 16,1%).

 L’ancienneté moyenne dans le chômage est aussi en hausse (468 jours, soit… 17 jours de plus en un an). Bien entendu, cette augmentation de l’ancienneté entraîne une baisse du nombre des chômeurs indemnisés par l’assurance chômage : il sont 2.412.300 dans ce cas, soit moins d’un chômeur sur deux (49%)…

Le gouvernementt réduit à des mesures défensives, faute de croissance

Quant au motif d’inscription à Pôle Emploi, encore une fois, ce sont les fins de CDD qui représentent la cause principale avec 25% des entrées. Et, comme d’habitude, malgré l’effet loupe, les licenciements économiques, eux, ne sont responsables « que » de 2,3% des inscriptions. Loin derrière les fins de mission d’intérim (6,3%).

 Dans ce contexte désastreux, sans croissance, le gouvernement se trouve donc bien dépourvu. Dans un premier temps, pour tenter de freiner la progression, le ministre du Travail Michel Sapin est parvenu à débloquer une rallonge budgétaire pour financer dans l’urgence 80.000 contrats aidés supplémentaires d’ici la fin de l’année. Pôle Emploi va aussi pouvoir bientôt bénéficier de quelques moyens supplémentaires, notamment s’agissant des effectifs.

 Arnaud Montebourg, pour sa part,  a aussi décidé de mettre en place dans les régions « 22 commissaires au redressement productif » afin d’accompagner plus efficacement les entreprises en difficultés et pour limiter les plans sociaux.

Il n’en reste pas moins que toutes ces mesures défensives, bien que nécessaires, s’avèreront totalement insuffisantes sans croissance supplémentaire.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120626trib000705877/le-chomage-en-forte-augmentation-en-mai-12.html

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Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 11 juillet 2012

Les mirages de la hausse du smic

Jean-Louis Borloo a raison. Pour le président du Parti radical, le coup de pouce au smic qui va être annoncé mardi 26 juin – il devrait être porté à 1425,67 euros mensuels sur la base de 35 heures, soit + 21,50 euros net (+2 %) – n’est pas « une catastrophe nationale ». Mais la vraie question est de savoir s’il s’agit d’une arme efficace pour lutter contre les inégalités et la pauvreté.

La gauche a fait du smic – qui n’existe pas en Allemagne et que Tony Blair a instauré, en 1999, en Grande-Bretagne – un symbole fort de justice sociale. En 1981, François Mitterrand l’avait augmenté de 10 %, en compensant la hausse pour les entreprises par une baisse de charges.

A la fin des années 1980, les ultralibéraux rêvaient de le supprimer. Plus personne n’en parle aujourd’hui, alors qu’il concerne 10 % des salariés, très majoritairement dans les services, et un quart dans des entreprises de moins de 10 salariés. 

Il reste que, dans 15 % des branches, les minima salariaux sont toujours inférieurs au smic, qui n’est atteint que grâce à des compléments de rémunération (heures supplémentaires, primes, etc.). Cette anomalie mériterait, pour le moins, d’être corrigée.

François Hollande, qui aimerait réformer le smic, pour l’indexer en partie sur l’inflation, en partie sur la croissance, est resté très prudent. La hausse du smic ne figurait pas parmi ses 60 engagements, et il a toujours expliqué qu’elle serait limitée pour ne pas aggraver les difficultés des entreprises.

 Mais ce modeste coup de pouce – de 0,6 % compte tenu de l’inflation, soit le double du précédent, en 2006 – va mécontenter tout le monde. La CGT et FO vont dénoncer une aumône dérisoire. Le patronat va s’insurger contre un cadeau excessif. La hausse du smic répond à une attente sociale face à l’envolée des dépenses contraintes (énergie, logement, transports, santé). 

Mais son effet sur la consommation sera limité. Pis, l’emploi risque d’en souffrir, même si les employeurs limitent le « choc » en modulant à la baisse les compléments de rémunération.

Pour Paul Champsaur, président du groupe d’experts sur le smic, « 20 000 emplois peu qualifiés pourraient être supprimés par point supplémentaire de smic ». Déjà, en 2009, Terra Nova, think tank proche du PS, avait averti : « Une hausse du smic ne bénéficierait que très marginalement aux publics les plus touchés par la crise. »

Le mini coup de pouce de M. Hollande ne mettra pas à genoux l’économie française. Mais, au regard de l’objectif de justice sociale, que la crise rend pressant, il aura l’efficacité d’un sabre de bois pour lutter contre la pauvreté et les inégalités.

 Nombre d’études ont montré qu’au bas de l’échelle sociale le revenu des salariés dépend plus de la quantité de travail que du salaire horaire. La crise frappe d’abord les précaires en CDD ou à temps partiel, les chômeurs et les jeunes qui restent aux portes du marché du travail.

Les pauvres resteront donc pauvres. Les exclus ne se mueront pas en inclus. Les emplois peu qualifiés seront pénalisés. Voilà qui élève le coût du symbole ou du mirage !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/les-mirages-de-la-hausse-du-smic_1724643_3232.html

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Y’en a marre de l’augmentation Ridicule du SMIC

Posté par ippolito le 9 juillet 2012

Le Smic augmentera de 2% au 1er juillet, soit 21,50 euros

SMIC – Une promesse de campagne. Mi-avril, tandis que Jean-Luc Mélenchon proposait un salaire minimum à 1700 euros brut, le candidat socialiste François Hollande évoquait de son côté un « coup de pouce » au Smic.

 Il s’agira de « regarder ce qu’il sera possible de faire, puisque le Smic n’a pas reçu de coup de pouce depuis au moins 3 ans », indiquait-il à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, annonçant vouloir « rattraper ce qui n’a pas été accordé » durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Un peu plus d’un mois après l’élection du candidat socialiste, le très attendu arbitrage sur le Smic a été rendu par le gouvernement ce mardi 26 juin en fin de matinée: le Smic sera revalorisé de 2% au 1er juillet.

Un « coup de pouce » de 0,6% du Smic, soit 6,45 euros

Le Smic actuel est de 1.398.37 euros bruts, soit près 1.100 euros nets. Avec 2% supplémentaire, le smic horaire sera porté à 9,40 euros brut, soit 1425,67 euros mensuels pour 35 heures hebdomaires, la hausse du Smic représentant 21,50 euros net de gain mensuel pour le salarié. 

Mais si l’on retranche à ces 2% la hausse légale en fonction de l’inflation (1,4%), le véritable coup de pouce est de 0,6% du Smic, soit 6,45 euros (Mise à jour mardi à 11h30 avec les nouvelles estimations).

Un gain peu significatif et aux airs de trompe-l’oeil. « Ce coup de pouce d’environ 2 % sera en grande partie un à-valoir sur la future hausse légale devant intervenir au plus tard au 1er janvier 2013. L’inflation constatée depuis novembre 2011 (qui a servi au calcul de la dernière hausse légale) atteint 1,4 %. 

Le vrai coup de pouce serait donc de 0,6 point. Cela signifie aussi que la prochaine hausse légale (début 2013) sera faible, en se basant seulement sur l’inflation entre mai et novembre 2012 (et non sur un an) », explique le quotidien économique. Le dernier « coup de pouce » au-delà de l’inflation remonte à 2006. Il avait été de +0,3%.

« C’est une anticipation » sur la revalorisation automatique du 1er janvier 2013, a précisé le ministre du Travail Michel Sapin lors d’un point presse mardi. « Le seul fait de proposer une revalorisation au 1er juillet est en soi positive, c’est six mois de gagné », a-t-il ajouté.

Préserver la compétitivité tout en augmentant le pouvoir d’achat

L’arbitrage était très attendu, car depuis son arrivée à l’Elysée, le camp socialiste a entretenu un savant flou sur l’ampleur de la hausse: « Ce que j’ai promis, je le tiendrai – tout – dans le calendrier tel qu’il est prévu », expliquait tout court François Hollande pour sa première interview télévisée de chef de l’État le 29 mai dernier.

  »Si je vous donnais la réponse [l'ampleur de la hausse, ndlr], je ne serai pas dans la démarche de concertation et de discussion que j’ai souhaitée. Le chemin d’équilibre, c’est de permettre aux salariés qui n’ont pas été revalorisés en terme de pouvoir d’achat depuis cinq ans, d’avoir un coup de pouce; et en même temps de ne rien faire qui puisse déséquilibrer les PME qui sont aujourd’hui dans une difficulté de compétitivité ».

Un mois plus tard, l’équation est la même et le gouvernement reste bloqué entre un nécessaire (et annoncé) signal en faveur des bas revenus (un salarié sur dix environ est payé au salaire minimum: 9,22 euros de l’heure, soit 1.398 euros brut et 1.096 net pour 35 heures), et le maintien tout aussi nécessaire (et annoncé) de la compétitivité des entreprises françaises. 

Du coup, histoire de donner du grain à moudre à tous les acteurs du dossier, le gouvernement n’a cessé de répéter ces derniers jours que la hausse serait « raisonnable ».

Les médias faisaient eux état d’une hausse entre 2 et 2,5%, appliquée dès le mois de juillet après la présentation d’un décret en Conseil des ministres mercredi. De coup de pouce, il s’agit surtout d’une pichenette, comme l’a noté le PCF dans un communiqué.

Le perdant-perdant du gouvernement: patrons alarmistes et salariés déçus

« On ne peut pas annoncer pendant une campagne ‘on va faire un coup de pouce’ et faire un coup de pouce qui serait en fait, selon la manière dont on calcule, entre 0,1 et 0,4% », si l’on enlève la part correspondant à l’augmentation obligatoire suivant l’inflation, a estimé dans ce sens Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO. FO, a-t-il répété « aurait aimé 5% ». Si cette attente est déçue, « on protestera » et cela « va alimenter une grogne », a-t-il annoncé.

Du côté du patronat, le ton est alarmiste. Un coup de pouce au Smic mettrait « en danger » des milliers de petites entreprises, affirme la CGPME, risquerait de « freiner les perspectives d’embauches », selon l’organisation des artisans UPA. Même faible, il fera peser un « risque sérieux sur l’emploi », a prévenu la présidente du Medef, Laurence Parisot.

Le salaire minimum français est un des plus élevés des pays de l’Union européenne. L’équivalent du Smic n’existe pas en Allemagne ou en Italie, où des accords par branches professionnelles fixent les salaires minimums.

http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/26/smic-revalorisation-gouvernement-inflation_n_1626514.html?utm_hp_ref=france

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Y’en a marre de la pauvreté

Posté par ippolito le 8 juillet 2012

La hausse du Smic permet-elle de lutter contre la pauvreté ?

Il semble que le gouvernement s’achemine, vers une hausse d’environ 2% du SMIC, début juillet, hausse qui consisterait une «avance» sur la hausse légale qui se produira en janvier 2013. Comme toujours, le sujet a suscité plus de passions qu’il n’en mérite probablement. Du côté des partisans de la hausse, on évoque la difficulté -indiscutable- de vivre au niveau du SMIC pour justifier la hausse pour des raisons de lutte contre la pauvreté. 

Du côté des adversaires, on signale que la hausse du SMIC risque de détruire des emplois –entre 15 et 25000 pour 1% de hausse du SMIC selon Francis Kramarz, membre du groupe d’experts sur le SMIC. La hausse prévue par le gouvernement correspond à une position médiane (notable, sans être très élevée) ce qui a pour effet de mécontenter tout le monde. Pour quel bénéfice?

Partisans et adversaires de la hausse du SMIC exagèrent leurs arguments. Les chiffres assénés (avec marge d’erreur, c’est plus scientifique) ne doivent pas faire illusion: l’impact précis sur l’emploi d’une hausse du salaire minimum est impossible à déterminer. C’est que les entreprises ont énormément de façons d’y réagir, en fonction du contexte.

 Elles peuvent répercuter la hausse sur les prix de vente de leurs produits, la faisant payer par le consommateur. Elles peuvent détériorer les conditions de travail des employés (réduire un peu le chauffage dans l’atelier), recourir au temps partiel, réduire l’horaire de travail des salariés au SMIC tout en exigeant d’eux la même production, répercuter la hausse du SMIC dans leurs profits, réduire l’emploi des salariés au SMIC, délocaliser tout ou partie de la production en Europe de l’Est, entre autres.

Mais les partisans de la hausse du SMIC négligent un élément fondamental: le salaire minimum est un très mauvais instrument de lutte contre la pauvreté. Le vrai problème des travailleurs pauvres n’est pas tant le niveau du SMIC que la difficulté à travailler suffisamment d’heures –le temps partiel contraint. 

Comme les pauvres sont largement consommateurs de la production des salariés au SMIC, ils supportent en premier la répercussion des hausses de salaires dans les prix. L’exemple de la Grande-Bretagne, qui a mis en place un salaire minimum sous Tony Blair, est éclairant: l’analyse d’impact de celui-ci n’a montré aucun effet notable sur le chômage, mais aucun effet positif sur la pauvreté dans le pays.

Les hausses du SMIC sont appréciées des politiques parce qu’elles donnent l’impression de faire quelque chose contre la pauvreté laborieuse sans coût. C’est que les dispositifs ayant un véritable effet sur la pauvreté –hausse de la prime pour l’emploi ou du RSA, voire revenu inconditionnel– ont un coût immédiatement visible pour les finances publiques; contrairement aux hausses du salaire minimum dont les conséquences seront bien plus difficiles à identifier. Les coups de pouce au SMIC permettent de s’acheter une bonne conscience, mais ce n’est pas comme cela que l’on réduira réellement la pauvreté.

http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/25/la-hausse-du-smic-permet-elle-de-lutter-contre-la-pauvrete_828914

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