Y’en a marre du chômage

Posté par ippolito le 1 juin 2014

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Nouvelle hausse du chômage: « les chiffres de l’échec »

Depuis deux ans, 440 000 nouveaux chômeurs se sont inscrits à Pole Emploi, 14800 de plus au mois d’avril. Les syndicats appellent le gouvernement à « changer de politique ».

Pôle emploi a recensé fin avril en métropole 14 800 nouveaux inscrits (+0,4%) en catégorie A (sans aucune activité). La hausse des demandeurs d’emploi est encore plus marquée en incluant ceux exerçant une petite activité (+36.400, +0,7%), pour un total de 4 985 900 à la fin avril (5 285 600 avec l’Outre-mer). Depuis l’élection de François Hollande à la présidentielle, le nombre de chômeur a augmenté de 440 000.

La situation est aussi très préoccupante chez les chômeurs de longue durée. Activité réduite comprise, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an enregistre une forte hausse de 1,1% en un mois (+10,5% en un an).

Malgré ces chiffres accablants, le gouvernement espère toujours une inversion de la courbe du chômage au trimestre prochain.

Une échéance repoussée tous les mois. Aucun organisme ne prévoit pourtant de véritable reprise de l’emploi en 2014 et, selon l’Unédic qui gère l’assurance chômage, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité devrait augmenter de 103 200 en 2014 et de 60 000 en 2015.

La CGT comme FO alertent à nouveau sur l’échec de la politique gouvernementale et appellent à un changement de cap. « Les résultats des élections européennes ont montré la crise grave que nous traversons. La hausse continue du chômage est un des facteurs de cette crise. Le gouvernement doit absolument changer de politique ; cesser les cadeaux faits au patronat sans contrepartie et agir pour développer l’emploi industriel et les services publics » explique la CGT.

« Un seul constat s’impose : les demandeurs d’emploi sont toujours plus nombreux et subissent le chômage de plus en plus longtemps », relève de son côté Force Ouvrière.

« Aussi Force Ouvrière continue de revendiquer un changement de politique économique et sociale pour soutenir une croissance forte et créatrice d’emplois qui ne se décrète pas par des discours ou un pacte de responsabilité focalisé sur la baisse du coût du travail ».

« Pour FO, c’est une relance du pouvoir d’achat, le développement des services publics, le développement de véritables investissements industriels et donc la fin des politiques d’austérité qui assureront le retour de la croissance et de la création d’emplois ».

Le chômage augmente également en Allemagne

Le nombre de chômeurs a grimpé en mai en Allemagne, selon des chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mercredi. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 24.000.

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Y’en a marre des mesures qui ont aggravé le chômage

Posté par ippolito le 31 mai 2014

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Chômage : les 9 mesures qui ont aggravé le problème depuis 2 ans

Après un mois de légère accalmie, le nombre de demandeurs d’emplois est reparti à la hausse en avril (+0,4% soit 14 800 personnes). Le souhait du gouvernement d’inverser la courbe du chômage ne semble donc pas sur la bonne voie. Les politiques mises en œuvre depuis deux ans ont d’ailleurs contribué à ce que la situation s’aggrave.

Que ce soit sur le thème de la lutte contre le chômage, ou, plus généralement, sur les grandes orientations économiques du pays, le gouvernement a, depuis deux, pris une séries de mesures au mieux inefficaces, au pire nuisibles sur la question de l’emploi. Le point sur les décisions les plus contre-productives.

Sur l’action du gouvernement dans sa lutte contre le chômage

1 – L’accord sur la sécurisation de l’emploi, entraînant une hausse du coût des CDD, la généralisation de l’obligation de mutuelles de salariés, et l’instauration d’un plancher pour le temps partiel à 24 heures
Selon le gouvernement mais aussi les partenaires sociaux, cet accord devait être une pièce majeure de la lutte contre le chômage.

Or, c’est probablement plutôt le contraire : quelques facilités sont accordées aux entreprises, surtout grandes, pour la mise en œuvre de plans sociaux, tandis que les syndicats ont obtenu en échange de nouveaux « droits » pour les salariés.

Renforçant ainsi un peu plus la dualité du marché du travail entre « insiders » bénéficiant de protections et « outsiders » qui n’ont pas ou rarement accès à l’emploi, en tout cas à l’emploi stable. Le comble étant atteint avec la mesure sur le temps partiel « minimum », dont il a fallu repousser l’entrée en vigueur tant elle pourrait menacer des emplois.

2 – Les emplois d’avenir et le soutien général aux contrats aidés (au détriment par exemple de l’apprentissage qui a été fortement diminué)

D’une manière générale, le pari a été de privilégier ce qui était censé faire baisser rapidement les statistiques du chômage. Quitte à amoindrir l’apprentissage, probablement en considérant que les jeunes concernés restent dans le circuit de la formation initiale et pas sur le marché du travail. Difficile de connaître le véritable impact de ces emplois aidés sur le chômage, une fois pris en compte leur coût et tous les effets de substitution et d’éviction attachés. Mais on sait d’expérience que ce type d’emploi, justement, prépare assez mal « l’avenir ».

3 – Les contrats de génération encourageant les binômes « un jeune + un senior » contre une aide de Pôle Emploi

Ces contrats sont un échec cuisant pour le gouvernement, avec moins du tiers de l’objectif de départ rempli à la date anniversaire. Visiblement, le dispositif était mal calibré voire mal pensé pour attirer aussi peu d’entreprises. Et encore, il semble qu’il y ait eu beaucoup d’effets d’aubaine dans les contrats conclus qui ont pu concerner des projets d’embauche déjà existants. En période de difficultés importantes sur le marché du travail, de tels dispositifs sont trop contraignants et peu attractifs pour vraiment faciliter des embauches.

4 – La refonte de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) dont le fonctionnement est critiqué par la Cour des comptes

L’Afpa est un sujet lancinant, et une préoccupation régulière pour les finances publiques. On peut d’ailleurs s’interroger sur la pertinence d’une organisation publique en matière d’offre de formation alors qu’il existe un marché pour cela. Plus globalement, c’est toute l’approche de la formation professionnelle en France qui reste à réformer en profondeur et à libéraliser là où on continue de gérer l’existant, comme le dernier accord interprofessionnel sur la formation l’a hélas de nouveau confirmé.

5 – La « garantie jeunes » proposant le versement de l’équivalent du RSA aux 18-25 ans sur une sélection d’une dizaine de territoire
Ce genre de dispositif spécifique, pour des populations ciblées, s’assimile plus à des mesures de solidarité et de réinsertion « pré-emploi » qu’à de véritables instruments de la politique de l’emploi.

Ils peuvent être utiles si l’accompagnement est vraiment au rendez-vous, pour justement favoriser l’entrée ou le retour à l’emploi ou en formation. A l’inverse, ils ne sont que de simples « patchs » s’ils ne vont pas au-delà du versement d’allocations.

Sur l’action du gouvernement sur la vie économique française

6 – La hausse des prélèvements obligatoires en début de mandat et leur impact sur les entrepreneurs supérieur aux baisses de charges annoncées

C’est probablement ce qui a été le plus négatif en ce début de mandat pour le climat économique et donc l’emploi. Le sentiment que, dans la continuité des décisions de la fin du quinquennat précédent, tout l’ajustement des finances publiques passerait par davantage de recettes et non moins de dépenses.

Ce « choc fiscal », sans ambiguïté pour les personnes physiques, est pourtant moins clair pour les entreprises si on met le CICE dans la balance. Mais les hausses d’impôt et de cotisations (retraite notamment) se sont accumulées rapidement, tandis que le CICE apparaissait lointain et conditionnel, au point d’en brouiller la perception et d’en amoindrir l’impact.

7 – La volonté du gouvernement d’augmenter son intervention dans la gestion des plans sociaux

8 – La tendance générale des pouvoirs publics, par des effets d’annonce et la volonté d’être plus présents, à créer une ambiance négative chez les entreprises
C’est dans l’ensemble assez anxiogène pour les entreprises et les investisseurs. Qui amplifient parfois l’importance réelle de ces signaux (on se souvient de bras de fer autour de Peugeot, ou avec Titan au sujet de Continental).

Non seulement ça n’empêche aucun ajustement rendu indispensable dans des entreprises. Mais ça peut parfois les compliquer et les renchérir. Surtout, c’est un frein réel aux investissements nouveaux et à l’embauche. Les pouvoirs publics devraient au contraire assurer la stabilité et la lisibilité de la norme. Et ils auraient intérêt à minimiser l’écho d’éventuelles interventions dans des situations particulières.

9 – Les investissements de la BPI vers des des entreprises « que les banques privées ne veulent pas financer »

Il y a eu des échanges indirectement assez vifs entre les dirigeants de la BPI et certains politiques quand les premiers ont indiqué que cette structure n’avait pas vocation à financer des « canards boiteux ». Si cette doctrine n’était pas respectée et si les investissements devenaient trop « politiques » et pas assez rationnels, alors il y aurait à craindre que des restructurations de certaines entreprises ou filières ne s’opèrent pas comme il conviendrait. Au détriment de l’intérêt de long terme de l’économie et de l’emploi.

http://www.atlantico.fr/decryptage/chomage-9-mesures-qui-ont-aggrave-probleme-depuis-2-ans-jean-charles-simon-1588191.html/page/0/1

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Y’en a marre de la fraude à Pôle emploi

Posté par ippolito le 25 mai 2014

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Pôle emploi : 58,7 millions d’euros de fraude non recouvrée en 2013

Pôle emploi a détecté en 2013 100 millions d’euros de fraude mais a pu récupérer 41,8 millions de ce préjudice, soit 13% de mieux qu’en 2012, selon un bilan du Comité national de lutte contre la fraude rendu public jeudi.

Finalement ce sont 58,7 millions d’euros qui ont donc été perdus par Pôle emploi. En 2012, l’établissement public avait détecté 76 millions d’euros de fraudes, dont 39 millions subis et 37 millions évités.

Le chiffre de 58,7 millions de préjudice liés à la fraude – détectés mais non recouvrés – est en forte hausse (50%) par rapport à l’année précédente, du fait des «efforts considérables» mis en oeuvre par Pôle emploi pour les détecter, salués par le Comité national de lutte contre la fraude. Cette somme ne représente qu’une faible part (0,2%) des 30 milliards d’euros d’allocations chômage versées en 2013 aux demandeurs d’emploi.

Une réforme de l’inspection du travail en cours

Par ailleurs, le Comité a détecté en 2013 141 millions d’euros de fraudes dans la branche famille de la Sécurité sociale, en hausse de 18% par rapport à 2012. Les données des autres organismes de sécurité sociale pour 2013 ne sont pas disponibles.

En 2012, la fraude détectée par l’ensemble des caisses de sécurité sociale avait atteint 562,3 millions d’euros (+17,2% par rapport à 2011), dont 290,7 millions au titre de la fraude aux prestations sociales. Le travail dissimulé avait quant à lui représenté 260 millions d’euros en 2012 (+18% par rapport à 2011).

Face à la fraude qui «se complexifie, notre réponse doit s’étoffer», a déclaré jeudi le ministre du Travail François Rebsamen lors de la réunion du Comité national de lutte contre la fraude. «C’est le sens de la réorganisation de l’inspection du travail», actuellement en débat au Parlement, et du «plan de lutte contre le travail illégal», a poursuivi le ministre. Concernant les fraudes liées au détachement des travailleurs, «la proposition de loi Savary (votée fin février à l’Assemblée, NDLR) renforce fortement notre capacité d’action dès à présent et sans attendre les décisions européennes», assure-t-il.

http://www.leparisien.fr/economie/emploi/pole-emploi-58-7-millions-d-euros-de-fraude-non-recouvree-en-2013-22-05-2014-3861849.php

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Y’en a marre des promesses de François hollande

Posté par ippolito le 28 janvier 2014

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Contre le chômage : la boîte à outils et la baguette magique

Inverser la courbe en 2014, c’est possible, continue de croire le gouvernement. Pour y parvenir, il mise sur les recettes classiques et un choc de confiance.

François Hollande a reconnu avoir mésestimé l’ampleur de la crise.

On saura lundi si le chef de l’État et son gouvernement sont parvenus à faire baisser le chômage fin 2013, mais le ministre du Travail Michel Sapin évoque désormais une simple « stabilisation ». Confronté à une croissance proche de zéro, le gouvernement misait avant tout sur son arsenal d’emplois aidés. Les économistes, sceptiques au départ, jugeaient possible une baisse ponctuelle à la fin de l’année. Mais le compte pourrait in fine ne pas y être.

François Hollande est désormais tourné vers 2014 pour « inverser durablement la courbe du chômage », mais le pari est loin d’être gagné : face aux prévisions pessimistes, le gouvernement compte sur sa boîte à outils anti-chômage et sur un retour de la confiance grâce au pacte de responsabilité.

Boîte à outils

Cette année, Le gouvernement pourra davantage compter sur la croissance : le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, pense que la France peut faire « plus de 1 % », et les organismes internationaux tablent sur une fourchette allant de 0,8 à 1,1 %.

Ces chiffres restent toutefois insuffisants pour faire baisser le chômage : les économistes estiment qu’environ 1,5 % est nécessaire pour créer des emplois en nombre suffisant, alors que 113 000 nouveaux actifs sont attendus en 2014.

Conséquence : aucun organisme n’anticipe d’embellie cette année. Pour l’Insee, le chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 10,6 % (11 % avec les Dom) fin juin. Et, selon l’Unedic, 63 200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires devraient pousser la porte de Pôle emploi, qui en recensait 3,29 millions fin novembre.

Face à ces sombres perspectives, le gouvernement n’entend pas baisser les bras. « Il y a des réalités qui peuvent bouger en fonction des politiques menées », martèle Michel Sapin. Son plan : « Continuer au même rythme les politiques de l’emploi au premier semestre, en faisant en sorte que la croissance prenne le relais mi-2014. » Il compte ainsi sur sa « boîte à outils. Elle contient :

- L’arsenal des contrats aidés classiques : 340 000 nouveaux contrats ont été budgétés pour 2014 ; le plan de formations prioritaires pour orienter les chômeurs vers des postes dits « non pourvus » : 30 000 sont déjà entrés en formation, et 100 000 autres devraient les suivre en 2014, avec, à la clé, un impact significatif sur les chiffres de Pôle emploi, puisque ces chômeurs quittent la très scrutée catégorie A (sans aucune activité) pour la catégorie D. En réalité, toutes ces formations ne sont pas ciblées sur des offres : la question est surtout d’ »augmenter les chances de trouver » un poste, dit-on au ministère du Travail.

- Les emplois d’avenir, destinés aux jeunes pas ou peu diplômés : après les 100 000 de 2013 – qui ont notamment permis l’ »inversion de la courbe du chômage jeunes » revendiquée par François Hollande -, 50 000 nouveaux contrats ont été programmés. Michel Sapin exclut pour l’instant une rallonge, réclamée par certains députés de la majorité.

- Le contrat de génération : alors que seules 20 000 aides à l’embauche ont été demandées en neuf mois, Michel Sapin promet une « accélération ».

- Le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) : l’Insee table sur 15 000 emplois créés par semestre, loin des 100 000 annuels attendus selon les hypothèses les plus optimistes.

Le pacte, un pari sur la confiance

Au-delà, l’exécutif mise sur son grand oeuvre, le pacte de responsabilité, pour prendre le relais. En lançant dès lundi les concertations avec les partenaires sociaux, avec en ligne de mire une feuille de route au printemps, il entend réveiller rapidement un regain de confiance chez les entrepreneurs, sans attendre la suppression totale des cotisations familiales d’ici à 2017. L’objectif est d’accélérer ainsi la croissance dans la deuxième partie de l’année.

« C’est parce que je refuse le scénario de l’attentisme et de la frilosité que j’ai proposé le pacte de responsabilité », a expliqué François Hollande lors de ses voeux aux partenaires sociaux. Michel Sapin résume ainsi l’enjeu : « Ou bien les chefs d’entreprise restent l’arme au pied, rien ne se passe, et la croissance sera molle. Ou bien aujourd’hui, dans leurs têtes de patrons d’entreprise, ils disent : Oui, c’est le moment d’embaucher, et la croissance sera plus forte encore. » C’est un pari sur la confiance que prend l’exécutif. Un pari dont rien n’indique qu’il ait des chances de réussir.

http://www.lepoint.fr/economie/contre-le-chomage-la-boite-a-outils-et-la-baguette-magique-26-01-2014-1784507_28.php

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Y’en a marre du chômage et surtout des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 9 août 2013

Près de 100 000 emplois ont été détruits en 2012 selon les données de l’Insee

Près de 100 000 emplois ont été rayés de la carte en 2012 dans les secteurs marchands, notamment dans l’intérim (-61 000), selon des données définitives, bien plus sombres que les provisoires, publiées mercredi par l’Insee.

Quelque 44 600 emplois ont été détruits au 4e trimestre 2012 dans les secteurs marchands, notamment dans l’intérim, portant le nombre de postes disparus à 99 500 pour l’année, selon les données de l’Insee (-0,6% par rapport à 2011), contre 66 800 annoncés dans un premier temps. 

L’intérim, réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, a perdu à lui seul 61 000 postes en 2012, soit 10,7% de ses effectifs.

Les intérimaires, comptabilisés dans le tertiaire, quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission, tirent à la baisse les chiffres de l’emploi pour ce secteur des services (56 200 postes détruits pour le tertiaire en un an, soit -0,5%).

L’industrie durement touchée, les secteurs non-marchands épargnés

Sur un an, l’industrie est aussi durement touchée, avec 29 400 emplois supprimés (soit -0,9% par rapport à fin 2011). 

Du côté de la construction, le solde est aussi négatif pour 2012 (-13.800 postes, soit -1%). En revanche, sur un an, les secteurs non-marchands ont créé 22 000 emplois l’année dernière. 

Le nombre total d’emplois salariés dans le secteur marchand atteignait ainsi 15,96 millions fin 2012. Après la reprise observée en 2010, la France a recommencé à détruire des emplois au dernier trimestre 2011, malgré un court répit début 2012.

21e mois de hausse du chômage

Pour espérer stabiliser le chômage, il faudrait que l’économie crée 30 000 à 40 000 postes chaque trimestre, selon les économistes. 

Pour le 21e mois consécutif, la liste des inscrits à Pôle emploi s’est encore allongée en janvier, où 43.900 chômeurs sans activité supplémentaires ont été recensés, dont 21 100 en raison d’un « effet statistique » exceptionnel, portant leur nombre à 3,169 millions, proche du record de 1997 (3,19 millions). 

Malgré des perspectives moroses sur le front de la croissance, le président François Hollande a réitéré mardi, lors d’un déplacement à Dijon, son objectif d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année.

Tugdual de Dieuleveult avec AFP

http://www.rmc.fr/info/358228/emploi-pres-de-100-000-postes-detruits-en-2012/

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Y’en a marre u chômage et surtout des mensonges de François Hollande

Posté par ippolito le 27 juillet 2013

Chômage : les astuces du gouvernement

 Chaque semaine, Nicolas Prissette, journaliste au service politique du JDD, décrypte les politiques économiques et sociales. Cette semaine, il se penche sur l’inversion de la courbe du chômage, un pari que le président pourrait remporter.

Bien sûr, Michel Sapin ne pavoise pas. Pas encore. « Non, le retournement n’est pas là », a constaté le ministre du Travail ce jeudi matin sur Europe 1 en évoquant les derniers chiffres du chômage. Il aurait été malhonnête de prétendre le contraire. 

Pôle emploi vient d’annoncer 14.900 demandeurs d’emploi supplémentaires. Les statistiques montrent toutefois que le gouvernement est en passe d’obtenir ces prochains mois la stabilisation qu’il espère, voire la fameuse « inversion de la courbe ». Grâce à la multiplication des emplois aidés, beaucoup, et à la conjoncture, un peu.

L’évolution du nombre de chômeurs se tasse. Si l’on calcule par périodes de trois mois, le coup de frein apparaît nettement : 3,2% en mars (par rapport à décembre), puis 3% en avril, puis 2,4% en mai, puis 1,7% en juin. Cela ne change certes rien aux moments difficiles vécus par les chômeurs et leurs familles.

Mais si l’on prolonge cette courbe-là, la stabilisation va intervenir autour de la rentrée, les chiffres afférents étant publiés en octobre ou novembre. La baisse pourrait ensuite intervenir à l’hiver, elle serait publiée avant les municipales. 

Un heureux hasard? Un soulagement pour François Hollande et sa promesse jugée intenable? Le chef de l’Etat et son ministre du Travail n’ont pas hésité à dépenser de l’argent pour qu’il en soit ainsi.

Le tassement en cours s’explique par la création de jobs para-publics. Les emplois d’avenir produisent leurs premiers effets : le nombre de chômeurs de moins de 25 ans baisse depuis deux mois. 

Environ 40.000 postes auraient déjà été pourvus, 60.000 sont attendus dans la seconde moitié de l’année, et les conditions d’accès ont été assouplies. De quoi tarir quelque peu les inscriptions de jeunes à Pôle emploi. En outre, le gouvernement va accélérer le mouvement général en faisant passer des chômeurs en formation (environ 30.000 supplémentaires).

 Cela aura pour effet de les « sortir » du baromètre officiel. Par ailleurs,  l’industrie connaît un frémissement de reprise, ce qui explique pourquoi les entrées au chômage pour cause de fin d’intérim ou de CDD reculent.

Cette politique de crise n’est évidemment pas durable. Pour que la courbe s’inverse vraiment, il faudra que les entreprises recrutent à nouveau, dans tous les secteurs. On en est loin. 

Les petites annonces qu’elles déposent auprès de Pôle emploi ont atteint un niveau très faible (203.700), au plus bas depuis 1997. Pour 4,8 millions de demandeurs en catégorie ABC en juin, seules 91.000 personnes sont sorties des statistiques car elles ont trouvé un emploi. 

A ce stade, et en dépit du léger redressement dans l’industrie, les perspectives ne sont pas suffisamment solides. La croissance économique est annoncée autour de 1% l’an prochain. 

Un rythme trop faible pour provoquer des embauches massives. Autrement dit, si la conjoncture ne s’améliorait pas davantage, le chômage baisserait à l’hiver mais il remonterait après les municipales.

http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Chomage-les-astuces-du-gouvernement-620918

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