Y’en a marre du chômage surtout pour les jeunes

Posté par ippolito le 30 mars 2013

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Chômage: horizon bouché sur le front de l’emploi, surtout pour les jeunes
La barre de «un actif sur dix» sans emploi de nouveau franchie.

Le taux de chômage atteignait 10,2% en France fin 2012 (10,6% avec les DOM-TOM). En février 2013, la hausse s’est poursuivie, avec 18.400 chômeurs de plus en un mois (+0,6%), soit un total de 3,187 millions d’inscrits en métropole. La France se rapproche donc du pic de 1997.

 Si l’on inclut les inscrits à Pôle emploi exerçant une activité réduite, 4,706 millions de personnes cherchaient un travail en métropole (+26.500 demandeurs d’emploi par rapport à janvier, +0,6% également).

C’est la première fois depuis quatorze ans que la barre de «un actif sur dix» sans emploi est franchie. Au bout de quatre années de crise, depuis le pic de 2008, l’économie française aura détruit quelque 400.000 emplois salariés, sur 24 millions soit 1,6%.

Essayer de voir la fin du tunnel n’est pas simple. La courbe des emplois suit la conjoncture avec des «dynamiques contrastées», note l’Insee.

En 2006 et 2007, belles années, le marché du travail avait été très dynamique avec la création de 393.000, puis 333.000 emplois salariés nets. Le PIB avait cru respectivement de 2,6% et de 2,3% ces deux années-là et ce résultat a permis au taux de chômage de redescendre à 7%.

Puis la crise a frappé et 164.000 emplois en 2008, puis 220.000 en 2009 ont été perdus. En 2010, la reprise (le PIB remonte de 1,7%) ne permet la création nette que de 52.000 emplois salariés. 

Elle s’essouffle dès l’été 2011 et cette année-là aura été neutre pour l’emploi (seulement 16.000 créations nettes). En 2012, la stagnation (croissance nulle) a provoqué une nouvelle dégradation (99.500 emplois).

Encore des destructions en 2013

Tous ces chiffres montrent que l’emploi va encore souffrir en 2013 à cause d’une évolution du PIB attendue entre -0,5% et +0,5%. 

Tout dépendra, pour le résultat global, du succès des emplois aidés par l’Etat (contrats de génération et emplois d’avenir) mais il est logique que l’économie française perde encore beaucoup de postes.

En 2014, la balance de créations/destructions ne redeviendra positive que si la croissance remonte bien au-dessus de 1%, ce que peu d’économistes prévoient pour l’instant.

Tous les secteurs sont dans le rouge. L’industrie, qui avait vécu une renaissance en 2010, avec un regain des postes, est repartie en forte chute cette année avec un rythme annuel de 2% supérieur même à la moyenne observée de 2000 à 2007 (-1,2%). 

Le redressement n’a pas lieu. Mais les deux secteurs naguère positifs, la construction et les services marchands, ont également basculés dans le déclin. 

Les services ne créent plus d’emplois alors qu’ils bénéficiaient d’une croissance forte et régulière de 2,7% l’an. Même triste constat pour la construction: les mises en chantier sont au plus bas.

Les premières victimes du désastre sont les jeunes et les moins qualifiés. Ils occupent les emplois les moins stables, les premiers à être supprimés. 

Tandis que dans la population totale, les CDD occupent 8% des emplois, cette proportion passe à 30% chez les jeunes. L’apprentissage concerne 20% d’entre eux contre 4% pour l’ensemble des salariés.

Seuls 28% des moins de 25 ans ont un travail

Un autre phénomène pénalise les jeunes: avec le recul de l’âge de la retraite, les seniors sont restés en poste. Et dans le climat de dégradation générale, ce maintien s’est fait au détriment des moins de 50 ans et, en particulier, des jeunes. 

Seuls 28% des moins de 25 ans ont un travail. Ils sont 730.000 au chômage et représentent un quart des chômeurs. La France n’a pas de quoi être fière. Elle ressemble en cela à l’Italie et l’Espagne et se détache des pays du Nord où non seulement il y a peu de chômage, mais où les jeunes ne sont pas sacrifiés.

La crise provoque un autre effet: les hommes se retrouvent autant au chômage que les femmes. «Alors que le taux de chômage des hommes est inférieur de 1,2 point à celui des femmes en moyenne depuis 2003, l’écart s’est réduit à 0,3 point au troisième trimestre 2012», note l’Insee. 

Cette convergence s’était déjà produite entre 2008 et 2009. Elle  s’explique: la dégradation récente de l’emploi a été plus forte dans l’intérim, dans l’industrie et la construction, secteurs où les hommes sont surreprésentés.

Dernier constat important: la probabilité de passer de l’emploi au chômage est d’autant plus importante que l’emploi est moins qualifié.

«Les ouvriers en emploi en 2011 ont ainsi un risque de 4,5% de se retrouver au chômage l’année suivante, risque trois fois plus élevé que celui des cadres.»

Ce risque est encore supérieur pour les ouvriers non qualifiés (5,5% en 2011). Les employés et les professions intermédiaires ont une probabilité intermédiaire.

Eric Le Boucher
Article également publié sur Emploiparlonsnet

http://www.slate.fr/story/69523/chomage-emploi-horizon-bouche-jeunes

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Y’en a marre de l’augmentation du chômage

Posté par ippolito le 27 mars 2013

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Le chômage augmente à nouveau fortement en février

La France compte désormais près de 5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi. 

Ce triste record est sur le point d’être franchi, selon les chiffres du chômage de février, publiés mardi 26 mars par le ministère du travail. 4 997 600 personnes ont ainsi été comptabilisées en catégories A,B et C (chômeurs sans aucune activité et chômeurs en activité réduite), DOM compris.

Ce chiffre, maximaliste, n’est pas celui qui est observé de plus près. Mais il donne la mesure de la réalité du chômage de masse en France, puisque désormais près d’un actif sur six est inscrit à Pôle emploi, même s’il n’est pas forcément totalement au chômage.

Par ailleurs, avec 30 000 demandeurs d’emplois supplémentaires en février dans ces trois catégories en février (Dom compris), la hausse du chômage, en plus de continuer, ne ralentit pas franchement. En catégorie A (aucune activité au cours du mois), la hausse a atteint 21 400 personnes en un mois, Dom compris.

Le chômage n’atteint toutefois pas encore le record historique absolu en catégorie A en métropole, le chiffre qui fait référence. En métropole, la hausse a ainsi atteint 18 400 personnes en février en catégorie A, pour s’établir à 3 187 700 inscrits, à 7 800 personnes des chiffres de janvier 1997 (3 195 500 inscrits).

« Cette progression s’inscrit dans une tendance observée en réalité depuis près de 5 ans », veut relativiser le ministère dans son communiqué. « Pour les demandeurs d’emploi inscrits dans la catégorie A, cette hausse est aussi marquée depuis février 2008 avec sur 5 ans (60 mois) 8 mois de baisse et 52 mois de hausse », a-t-il calculé, avant d’affirmer que « le chômage de masse est donc, en France, une tendance lourde qu’il faut renverser ». 

Reste que la hausse de février reste très forte et que, depuis l’élection de François Hollande, la France fait face à une véritable explosion du chômage, qui dépasse les 10 % en rythme annuel.

La hausse de février continue de frapper de plein fouet les plus de 50 ans (+16,6 % en un an) et les moins de 25 ans (+10 %). Les chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d’un an, sont 25 000 de plus qu’en janvier, alors que le nombre de ceux inscrits depuis moins d’un an se stabilise. 

C’est toujours pour les chômeurs inscrits depuis plus de trois ans que la hausse est la plus forte, avec 18,3 % de personnes en plus sur un an. Les chômeurs en fins de droits sont toujours plus nombreux avec 17 % de bénéficiaires de l’allocation de solidarités spécifique (ASS) en un an et 13 % pour le RSA.

Jean-Baptiste Chastand

http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/03/26/le-chomage-augmente-a-nouveau-fortement-en-fevrier/

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Y’en a marre de pôle emploi et du chômage surtout pour les chômeurs …

Posté par ippolito le 18 mars 2013

«Le chômage est une préoccupation, pas les chômeurs»

Alors que le chômage bat des records, le ministre du Travail Michel Sapin recevait ce vendredi matin plusieurs associations de demandeurs d’emploi. Toute décrivent un désespoir social de plus en plus marqué. 

Jacqueline Balsan, vice-présidente du Mouvement national des chômeurs et précaires, est pourtant ressortie avec une «énorme frustration et une grande insatisfaction» de son rendez-vous. «Le ministre ne nous a rien appris», dénonce la responsable. Entretien.

Cette rencontre avait été décidée après l’immolation d’un chômeur devant le Pôle Emploi de Nantes, le 13 février. Un mois après, quel bilan tirez-vous de cet entretien ?

Nous sommes très déçus, d’autant que Michel Sapin n’est resté qu’une heure sur les deux de notre rencontre. Il a présenté ses mesures pour l’emploi, mais il ne nous a absolument rien appris. Il a conscience de l’urgence de la situation, qu’il ne peut d’ailleurs pas nier, mais il ne peut absolument rien annoncer.

 Aujourd’hui, le chômage est une préoccupation, mais pas les chômeurs. C’est terrible, car derrière les chiffres, il y a des personnes qui vivent des situations dramatiques.

Quelles étaient vos revendications ?

Nous demandions la réactivation du fonds social d’urgence, créé en 1997, et actuellement en sommeil. Cela permettrait à toute personne en attente d’allocations de recevoir une aide financière temporaire. Nous n’avons eu aucune réponse sur ce point. Pourtant, quand il y a deux jours de neige, on arrive bien à créer un comité d’urgence… 

Nous réclamions un moratoire sur les trop-perçus [on estime à 300 millions d’euros ces sommes versées par erreur par Pôle Emploi et ensuite réclamées aux chômeurs, ndlr]. C’est aussi un échec.

A quel point la situation s’est-elle dégradée sur le terrain ?

Les SOS se multiplient. Les chômeurs ont le sentiment de ne pas être écoutés, et ils retournent la violence qui leur est faite contre eux-mêmes. Mais Pôle Emploi semble ne pas avoir conscience de ces problèmes. La direction songe à mettre en place des bornes tactiles dans les agences : 

on recommence avec la dématérialisation des rapports, alors qu’on manque de contact physique entre les personnes. Autre problème, que j’ai constaté à Montpellier : les agences ont été «reterritorialisées». 

Résultat, sur les onze existantes, cinq ont été supprimées. On va augmenter la taille des agences restantes, recentrer les personnels… Ce n’est pas la bonne stratégie.

Michel Sapin revendique pourtant 2 000 embauches à Pôle Emploi…

C’est vrai, mais c’est complètement insuffisant. Un conseiller peut se voir confier 350 chômeurs, dont 70 en suivi renforcé. C’est beaucoup trop. La formation des agents d’accueil laisse également à désirer. 

Certains maîtrisent les questions d’indemnisation, d’autres celles du suivi individualisé… Cela crée une inégalité entre les chômeurs, renforcée par la complexification des situations. Le système est devenu inique.

http://www.liberation.fr/economie/2013/03/15/le-chomage-est-une-preoccupation-mais-pas-les-chomeurs_888866

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Y’en a marre de Pôle emploi et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 15 mars 2013

Selon Le Canard enchaîné, Pôle emploi truque ses statistiques pour faire semblant d’atteindre ses objectifs

Ça ne s’arrange pas vraiment à Pôle emploi. Devant l’impossibilité de remplir leurs objectifs, certaines agences de Pôle emploi n’ont rien de trouver mieux que de truquer leurs statistiques pour donner l’illusion de leur efficacité. C’est Le Canard enchaîné qui révèle ce bidonnage, sur la base de témoignages d’agents « écœurés » par ces pratiques. 

Lors de la fusion ANPE-Unedic, 33 indicateurs « performance » ont été mis en place pour mesurer l’efficacité des agences de Pôle emploi. Parmi les indicateurs de performance figure le « MER+ » : il s’agit des « mises en relations positives » entre un demandeur d’emploi et un employeur. 

C’est ce critère que des agences de Pôle emploi ont truqué en créant de fausses offres d’emplois censés avoir été pourvues.

Comment ? Il suffit simplement que l’agence de Pôle emploi obtienne la liste des nouveaux employés auprès des entreprises qui viennent d’embaucher afin de rentrer cette liste dans son système informatique, à la rubrique : « offre satisfaite ».

 Le Canard enchaîné cite ainsi l’exemple d’une agence qui s’est « fait communiquer par l’Union régionale de l’enseignement catholique la liste de tous ses professeurs remplaçants pour l’année.

 Cette liste recopiée, l’agence a affiché 228 recrutés grâce à Pôle emploi pour une annonce qui n’a été publiée que deux jours ». 

Traduction : l’annonce a été créée de toute pièce uniquement pour faire rentrer ces 228 recrutés dans les statistiques de l’agence, bien que ces professeurs ne soient pas passés par Pôle emploi.

Ces annonces fictives, créées après les embauches, seraient une pratique courante : l’hebdomadaire cite l’exemple d’une autre agence qui a comptabilisé 90 apprentis chaudronniers, agents de maintenance, mécaniciens et autres tourneurs fraiseurs en « Mer+ » alors qu’ils avaient trouvé un emploi depuis trois mois. 

Même chose dans un institut de sondages qui a embauché 406 enquêteurs, sans passer par Pôle emploi, mais qu’une agence de Pôle emploi a inclus dans ses statistiques après coup. 

Ces manipulations statistiques ne sont pas passées inaperçues. Une étude du Conseil économique et social, citée par Le Canard enchaîné, s’est par exemple étonnée d’un « manque de fiabilité de certains indicateurs de performance ». C’est le moins qu’on puisse dire.

*** Source
- Dominique Simonnot, « Pôle s’emploie à truquer ses statistiques », Le Canard enchaîné n°4819, 06.03.2013

http://www.politique.net/2013031301-pole-emploi-truque-ses-statistiques.htm

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Y’en a marre des plans sociaux et surtout des licenciements boursiers

Posté par ippolito le 11 mars 2013

Plans sociaux : de la difficulté de faire reconnaître l’absence de motif économique

De nombreux plans sociaux font l’objet d’un recours devant les tribunaux de grande instance. Objectif des syndicats : contester le motif économique. Les avocats des salariés attendent une loi sur les licenciements boursiers.

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, the Phone House, Sanofi, Conforama,… Nombreux sont les plans sociaux – certains qualifiés de « licenciements boursiers » pour les syndicats – qui se retrouvent devant la justice. 

Médiatiques, mais pas plus nombreux selon experts et avocats conseillant les salariés. « La plupart des représentants du personnel ne sont pas en mesure de recourir à la justice », remarque Dominique Paucard, du pôle licenciements et restructuration au cabinet Syndex, qui conseille les représentants des salariés.

Un avis que ne partagent pas ceux qui conseillent les entreprises. « Nous sommes en période de crise, on observe une montée des contentieux », estime Me Stephanie Guedes da Costa, avocate spécialisée dans le droit social chez Flichy Grangé Avocats. Pour Michel Ghetty, président de FIE, cabinet de conseil en RH spécialisé dans les restructurations, ces recours augmentent « tout simplement parce qu’il y a plus de plans sociaux ». Selon lui, l’autonomisation des syndicats locaux par rapport à leur structure fédérale et les espoirs déçus de la campagne électorale participent à cette augmentation.

« Il faut être soucieux du respect des droits des salariés, mais attention à ce que cela ne se retourne pas contre eux », souligne cependant Michel Ghetti. Il donne notamment l’exemple de Goodyear d’Amiens, dont les plans sociaux ont été censurés plusieurs fois par la justice depuis l’annonce du plan social, en 2007. Aujourd’hui le plan social n’a jamais eu lieu, mais l’usine menace de fermer.

Incompétence sur le motif économique

Pour l’heure il reste difficile d’annuler des PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), en amont des licenciements, en invoquant l’absence de motif économique. « Le tribunal de grande instance (TGI) se déclare incompétent », précise Dominique Paucard. Les recours en justice aboutissent plus facilement en cas de non-respect des procédures, ou si le plan social n’est pas suffisant. « Ces actions ont essentiellement pour objectif de retarder l’échéance, voire d’annuler la procédure », constate l’expert.

Fraude, défaut de procédure…

Pour que l’absence de motif économique soit reconnu, le juge doit motiver son jugement autrement. Dans la cas de l’affaire Viveo, le 12 mai 2011, la Cour d’appel de Paris avait constaté qu’il n’y avait pas de motif économique au plan social. « Par conséquent, l’entreprise ne pouvait pas informer et consulter les représentants sur quelque chose qui n’existait pas, la procédure a donc été annulée », explique Dominique Paucard.

Dans la cas de Leader Price, dont le plan social a été annulé par le Tribunal de grande instance de Créteil le 22 mai 2012, le tribunal a annulé la procédure « pour défaut de cause et fraude à la loi », les conditions légales ayant été détournées. La décision se fait donc à la discrétion des juges, par résistance selon les entreprises, par « interprétation du silence de la loi », décrit Me Philippe Brun, qui défendait les salariés de Viveo. Le motif économique peut également être contesté, par le salarié, individuellement, devant les Prud’hommes. Mais ce recours n’a lieu qu’une fois les licenciements déjà opérés.

Une loi sur les licenciements boursiers ?

Me Philippe Brun espère une loi contre les licenciements boursiers « pour qu’il n’y ait plus d’ambiguités ». Mais cette promesse de campagne de François Hollande reste lettre morte. Le gouvernement met en avant la loi sur la reprise des sites rentables, une proposition devant être déposée au Parlement à la mi-juin.

Et l’accord sur l’emploi ? Signé par les partenaires sociaux le 11 janvier, passé en conseil des ministres mercredi, il inclut de profonds changements dans le cas de licenciements économiques. 

« L’administration, via la Direccte (direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation du travail et de l’emploi, ndlr) devra valider le PSE », explique Me Stéphanie Guedes da Costa. Le texte n’indique pas si elle pourra se prononcer sur le motif économique. « Le seul accord de sécurisation de l’emploi qui vaille c’est de sauver les emplois qui peuvent l’être », commente Me Philippe Brun.

Jessica Dubois 

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130308trib000753024/plans-sociaux-de-la-difficulte-de-faire-reconnaitre-l-absence-de-motif-economique.html

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Y’en a marre du chômage et surtout de l’absence de reprise économique

Posté par ippolito le 8 mars 2013

Le taux de chômage en France au plus haut depuis 1999, à 10,2%

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a augmenté de 0,3 point au quatrième trimestre 2012 pour atteindre 10,2% en France métropolitaine et 10,6% avec les départements d’outre-mer (+0,4 point), selon les données publiées jeudi par l’Insee.

Il se situe, pour la France métropolitaine comme pour les chiffres globaux, à son plus haut niveau depuis 1999. Sur un an, sa hausse en métropole est de 0,8 point et de 3,4 points pour les 15-24 ans.

Le taux de chômage des 15-24 ans ressort à 25,7% en métropole, le plus haut niveau des statistiques diffusées par l’Insee, celui des 25-49 ans à 9,1% et celui des plus de 49 ans à 7,2%.

« Ça fait cinq ans que le chômage ne cesse d’augmenter dans notre pays », a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, sur France Info. « C’est l’Europe et la zone euro qui s’enfoncent. C’est une des raisons pour lesquelles le gouvernement se bat, avec la Commission européenne, pour que des mesures de croissance soient prises. »

Le nombre de chômeurs ressort à 2,944 millions en métropole au quatrième trimestre 2012, soit 124.000 de plus qu’au troisième.

« Il semble que les chiffres publiés aujourd’hui montrent que la tendance commencée il y a près de deux ans se poursuit, ce qui signifie que le taux de chômage devrait atteindre 11,5% en 2013″, estime Julien Manceaux, économiste chez ING Financial Markets.

« C’est une vérité inconfortable pour François Hollande et un autre signe que la France est peut être en train de rejoindre le mauvais côté de la zone euro », ajoute-t-il.

Les autorités françaises continuent d’espérer une baisse du chômage d’ici fin 2013, un objectif que s’est fixé François Hollande et que de nombreux spécialistes jugent très difficile à atteindre en l’absence de reprise économique.

La Commission européenne prévoit pour sa part une poursuite de la hausse du chômage cette année comme l’an prochain, avec des taux atteignant 10,7% et 11,0% de la population active.

Au quatrième trimestre, 3,7 millions de personnes en métropole ne travaillaient pas mais souhaitaient le faire, qu’elles aient été ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles aient ou non recherché un emploi.

Le taux d’emploi des 15-64 ans a augmenté de 0,2 point à 64,1% au quatrième trimestre, grâce à la forte hausse du taux d’emploi des 50-64 ans (+0,5 point, +2,1 points sur un an, à 57,7%).

Le taux d’emploi des 15-24 ans est resté stable 28,5% et celui des 25-49 ans a progressé de 0,1 point à 80,9%. C’est chez les 55-64 ans que la hausse est la plus marquée (+1 point, +3 points sur un an, à 45,8%).

Le taux d’emploi en CDI a baissé de 0,1 point et s’établit à 49,0% de la population des 15-64 ans. Le taux d’emploi en CDD/intérim a augmenté de 0,1 point à 6,7%.

L’Insee ne publie plus de taux de chômage mensuel depuis 2006, après une polémique sur sa méthode de calcul.

Selon le ministère du Travail et Pôle Emploi, le chômage a bondi en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis juillet 1997, progressant pour le 21e mois consécutif.

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) atteignait 3,169 millions en France métropolitaine fin janvier. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi atteignait 4,680 millions. Avec l’Outre-mer, ce chiffre était de 4,968 millions.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/le-taux-de-chomage-en-france-au-plus-haut-depuis-1999-a-10-2-817652

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