Y’en a marre de matraquer les retraités

Posté par ippolito le 5 octobre 2014

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Impôts, CSG, pensions gelées… les retraités matraqués par le président Hollande

De réforme en réforme, de loi de finances en loi de finances, les retraités ont été mis sérieusement à contribution pour tenter de rééquilibrer les finances publiques depuis le début du mandat de François Hollande. Retour en arrière sur les principales mesures prises au cours des deux dernières années.

> Mise en place d’une nouvelle contribution de solidarité

Instituée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) est entrée en vigueur le 1er avril 2013. Elle est prélevée sur les pensions de retraite versées par tous les régimes de retraite obligatoires – régimes de base et complémentaires – du privé comme du public mais également sur les rentes viagère versées à la sortie d’un produit d’épargne retraite : Perp, Préfon, Madelin. Son taux est de 0,3%. Elle vient s’ajouter à la CSG calculée au taux de 6,6% et à la CRDS de 0,5%. Au total, ce sont donc 7,4% qui sont désormais prélevées directement par les caisses de retraite au moment du versement des pensions.

> Fiscalisation de la majoration famille nombreuse

Jusqu’à présent, les majorations de pension accordées aux parents de 3 enfants et plus étaient exonérées d’impôt sur le revenu. Depuis l’imposition des revenus de 2013 – impôt à payer en 2014 – ces majorations sont soumises à l’impôt dans les mêmes conditions que les pensions de retraite proprement dites. Cette imposition concerne aussi bien les majorations versées par les différents régimes de base, que celles versées par les régimes complémentaires et ceux de la fonction publique.

> Suppression de la demi-part « personne isolée »

Jusqu’en 2009, les contribuables célibataires, veufs ou divorcés pouvaient bénéficier d’une demi-part supplémentaire après le « départ » de leur dernier enfant à charge sous la seule condition de ne pas vivre en couple. Plus de 4 millions de contribuables en bénéficiaient, parmi lesquels de nombreux retraités. A compter de l’imposition des revenus de 2009, une condition supplémentaire est venue durcir ce dispositif : le bénéfice de cette demi-part est désormais réservé aux personnes qui ont élevé seules l’enfant, en tant que parents isolés, pendant au moins 5 ans. A titre transitoire, ceux qui bénéficiaient de cette demi-part en 2008 et qui ne remplissaient pas cette condition supplémentaire ont continué à en profiter jusqu’à l’imposition des revenus de 2012, mais avec un plafond réduit au fil du temps (l’avantage maximum attaché à cette demi-part est progressivement passé de 855 euros à 120 euros).

> Report de la date de revalorisations de pensions d’avril à octobre … et gel des pensions

La loi de réforme des retraites du 20 janvier a décalé de 6 mois la date de revalorisation des pensions, la reportant du 1er avril au 1er octobre 2014. Aucune revalorisation n’est donc intervenue en avril dernier, sauf pour les retraités bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité (les deux composantes de l’ex-minimum vieillesse). Mais la loi de financement rectificative pour la sécurité sociale adoptée cet été a finalement gelé les pensions versées en 2014. Aucune revalorisation n’est donc intervenue au 1er octobre. Maigre consolation toutefois pour les retraités qui perçoivent des pensions de retraite inférieures à 1.200 euros par mois : ils devraient recevoir une prime de 40 euros début 2015.

> Modification des conditions d’application du taux réduit de CSG

Le dernier acte vient d’être donné avec le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 qui prévoit de modifier les conditions d’application du taux réduit de CSG (3,8 % contre 6,6 %). Jusqu’à présent réservé aux contribuables qui ne payent pas l’impôt sur le revenu, le bénéfice du taux réduit serait désormais subordonné à un seuil de revenus à ne pas dépasser (13 900 euros pour une personne seule). Ce nouveau critère pourrait également rendre imposable à la CASA certains contribuables qui bénéficiaient du taux réduit de CSG.

http://www.capital.fr/retraite/actualites/impots-csg-pensions-gelees-les-retraites-matraques-par-le-president-hollande-965867

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Y’en a marre des impôts et surtout des mensonges du gouvernement

Posté par ippolito le 27 septembre 2014

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20.000 perdants pour la suppression de la 1e tranche d’impôt

Selon les informations de BFM Business, et contrairement à ce qu’avait annoncé le gouvernement, la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu va bien alourdir la facture de plus de 20.000 foyers.

La suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu fera un peu plus de 20.000 perdants. On connaîtra tous les détails de la mesure lors de la présentation du Budget 2015 mercredi prochain. Mais Bercy a déjà fait le compte.

Contrairement à ce qu’avait dit Manuel Valls, il y aura bien des perdants. Un peu plus de 20.000 contribuables vont voir leur impôt augmenter à cause de cette mesure.

Peut-on y voir une entorse à la promesse présidentielle de ne pas alourdir la pression fiscale? On est plus dans le symbole. Même au sein de l’opposition, on estime qu’il n’y a rien de choquant. La mesure est plutôt bien calibrée admet un spécialiste budgétaire de l’UMP, qui souligne en plus que les hausses d’impôts des quelques milliers de contribuables devraient être très limitées.

« L’épaisseur du trait »?

Un ténor de la majorité désamorce déjà toute polémique: 20.000, c’est l’épaisseur du trait, dit-il. Comparé aux 36 millions de foyers fiscaux, et comparé aussi aux 9 millions de contribuables qui vont au contraire bénéficier de la mesure.

Alors bien sûr, la mesure est complexe. Ce qui risque de susciter des critiques. Mais à droite comme à gauche, les experts budgétaires considèrent que Bercy a réussi à trouver une solution qui tient la route.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/20-000-perdants-pour-la-suppression-de-la-1e-tranche-d-ir-836411.html

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Y’en a marre de la modulation des allocs et surtout de la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 9 avril 2013

Le Haut Conseil de la Famille contre la modulation des « allocs »

Le rapport commandé par le gouvernement sur les moyens de rétablir l’équilibre de la branche famille de la Sécurité sociale doit être remis ce mardi à Jean-Marc Ayrault.

Le rapport commandé par le gouvernement sur les moyens de rétablir l’équilibre de la branche famille de la Sécurité sociale préconise des mesures faisant porter l’effort sur les familles aisées, notamment en réduisant sensiblement les allocations familiales qui leur sont versées. 

Le Haut Conseil de la Famille (HCF) s’est déclaré majoritairement contre la modulation des allocations familiales en fonction des revenus des ménages, préconisée par le rapport Fragonard, a-t-on appris lundi 8 avril de sources concordantes. 

Le rapport de Bertrand Fragonard, président du HCF, doit être remis mardi 9 avril au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Il propose plusieurs scénarios en vue de combler en deux ans le déficit de la branche famille de la Sécurité sociale -soit un peu plus de 2 milliards d’euros- et comprend des mesures de redistribution des familles les plus aisées vers les familles les plus modestes.

En même temps que le rapport, Bertrand Fragonard doit remettre l’avis des composantes du HCF sur ce rapport. Cet avis, qui tient compte d’amendements de diverses composantes du Haut conseil, ne sera pas tranché, comme le veut la tradition de cette instance consultative, selon ces sources.

Vote défavorable sur la modulation des allocations

Deux syndicats, la CFE-CGC et FO, ont toutefois refusé de « jouer le jeu » et de se prononcer sur l’avis qui était encore en cours de rédaction lundi en fin d’après-midi. « En se prononçant on aurait donné un alibi au gouvernement », a déclaré à l’AFP une représentante de la CFE-CGC, Danièle Karniewicz.

Néanmoins un vote, dont on ignore s’il sera mentionné dans l’avis, a eu lieu sur la modulation des allocations familiales, une des mesures fortes contenues dans le rapport. Et ce vote a été majoritairement défavorable.

Selon les informations obtenues par l’AFP, on dénombre notamment parmi les opposants à la modulation, les syndicats CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, la Caisse nationale d’allocations familiales, l’Union nationale des associations familiales (Unaf, qui regroupe la plupart des associations familiales) ou encore l’Union des familles laïques (Ufal).

En faveur de la modulation, se sont prononcés les syndicats CFDT et Unsa, le Medef, et le Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal).

Réduire les allocations des familles les plus aisées

Des personnalités qualifiées, dont on ne connaît pas le vote, sont également membres du HCF.

Dans la panoplie de préconisations du rapport Fragonard, les plus marquantes sont celles visant à réduire, parfois jusqu’à 75%, les allocations des familles les plus aisées.

Selon les scénarios, les économies pourraient aller jusqu’à 1,55 milliard. Par exemple, un scénario prévoit de diviser les allocations par trois au-dessus d’un plafond: 5.771 euros nets mensuels par ménage avec deux enfants, 6.548 euros avec trois enfants.

D’autres scénarios sont moins brutaux et prévoient une modulation avec un barème dégressif: maintien du niveau actuel d’allocations jusqu’à un premier plafond, baisse régulière jusqu’à un deuxième plafond, puis réduction de 75% au-delà.

Le rapport a étudié aussi, dans le domaine fiscal, la possibilité de durcir encore le quotient familial, en le baissant de 2.000 à 1.750 voire 1.500 euros.

Le gouvernement doit rapidement annoncer ses intentions sur la réforme des prestations familiales.

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20130409.CHA8103/le-haut-conseil-de-la-famille-contre-la-modulation-des-allocations-familiales.html

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Y’en a marre des mensonges et surtout des promesses non tenues

Posté par ippolito le 2 avril 2013

Croissance, TVA, Renault : les intox de François Hollande sur France 2

L’intervention de François Hollande, jeudi soir sur France 2, a été émaillée de quelques approximations ou contre-vérités. Revue de détail.

L’accord de compétitivité chez Renault et le salaire de Carlos Ghosn

François Hollande veut ériger en modèle l’accord de compétitivité que Renault a passé en mars avec ses syndicats. Hier, alors qu’il abordait la nouvelle mouture de la taxe à 75% sur les hauts salaires, le Président a vu dans l’accord de Renault un exemple en matière de limitation des hautes rémunérations : 

«Il y a un exemple qui nous a été donné, l’accord qui a été passé par Renault pour garder ses sites en France et faire qu’il y ait plus d’emplois en France. Qu’est-ce qu’on a demandé au président de Renault ? De diminuer sa rémunération, c’est le même esprit.» En une seule phrase, deux intox se sont nichées.

Primo, l’accord de compétitivité prévoit bien, en échange de sacrifices des salariés (hausse du temps de travail, austérité salariale), le maintien des sites français et une hausse de la production des véhicules au losange sur le territoire.

 Mais les salariés de Renault ont dû s’étrangler en entendant le président de la République affirmer qu’il prévoyait davantage d’emplois, puisqu’il se base, au contraire, sur la suppression de 7 500 postes.

Deuxio, la limitation du salaire de Carlos Ghosn : contrairement à ce qu’affirme François Hollande, ce n’est pas l’exemple rêvé en matière de limitation des plus hauts revenus.

 Dans le cadre de l’accord de compétitivité, le patron de Renault a effectivement annoncé que la part variable de son salaire sera amputée de 30% pendant trois ans. Soit une baisse de 400 000 euros par an, modique au regard des émoluments du patron le mieux payé de France (en 2011, il a touché 12,8 millions d’euros : 2,9 millions chez Renault et 9,9 millions comme PDG de Nissan). 

Mais, surtout, la baisse du variable n’implique pas un renoncement de Ghosn, puisque celui-ci pourra récupérera la somme non perçue après trois ans. Bref, le patron de Renault a seulement changé les conditions d’attribution de son salaire variable… sans modifier le montant de celui-ci.

Les prévisions de croissance

Alors que la France a finalement dû renoncer à son objectif de réduction du déficit à 3%, le chef de l’Etat s’est défendu jeudi de tout optimisme en matière de prévision de croissance depuis son élection.

 «Quand je suis arrivé aux responsabilités, les prévisions de la Commission européenne, de tous les instituts, pour l’année 2013, c’était 1,2%. Moi-même, j’ai considéré que cette prévision n’était pas réaliste. J’ai déjà corrigé au mois de septembre, en disant : « On ne fera pas 1,2%, on ne fera que 0,8 au mieux. »» Un regard rétrospectif montre en fait que l’exécutif français a quasiment toujours été plus optimiste que les conjoncturistes. 

Quand Hollande arrive au pouvoir, son programme prévoit non pas 1,2% de croissance pour 2013 comme il le dit, mais 1,7%. Cette projection est supérieure à celles de la Commission européenne (1,4%) ou du FMI (1%). Ce décalage ne se réduira pas par la suite, même si Bercy, en juillet puis septembre, révise deux fois à la baisse la prévision pour 2013(1,2% puis 0,8%).

 A l’automne, quand Bercy prépare son budget 2013 en se basant sur 0,8% de croissance, la quasi-totalité des conjoncturistes (dont le FMI, la Commission européenne ou l’OCDE) misent sur une croissance deux fois moindre. Il faudra attendre février pour que la France annonce que la prévision de croissance de 0,8% et, donc, l’objectif de 3% de déficit, ne sera pas tenue.

La modulation des taux de TVA

Alors que le gouvernement avait promis de mettre un coup d’arrêt à la hausse des impôts après 2013, François Hollande a essayé jeudi soir de minimiser l’impact de la hausse de la TVA prévue pour 2014 (pour financer une partie du crédit compétitivité des entreprises), en insistant sur le fait que si les taux supérieur et intermédiaire de la TVA vont augmenter (de 19,6 à 20% et de 7 à 10%), le taux réduit, lui, va baisser (de 5,5% à 5%) «pour que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté… trop».

En réalité, la baisse du taux réduit – qui concerne les produits dits de première nécessité – ne représentera qu’environ 1 milliard de recettes en moins, alors que les hausses des taux normaux et intermédiaires rapporteront près de 3 milliards chacune. 

Au total, c’est plus de 5 milliards d’euros qui seront ponctionnés sur le pouvoir d’achat des Français. Au moins François Hollande a-t-il eu, après une seconde de blanc, l’honnêteté minimale d’ajouter que la baisse du taux réduit permettrait d’éviter que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté… «trop».

Par CÉDRIC MATHIOT, BAPTISTE BOUTHIER

http://www.liberation.fr/politiques/2013/03/29/croissance-tva-renault-les-intox-de-francois-hollande-sur-france-2_892407

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Y’en a marre des réformes des rythmes scolaires surtout de les contribuables !!!

Posté par ippolito le 27 mars 2013

Y'en a marre des réformes des rythmes scolaires surtout de les contribuables !!! dans Y'en a marre des politiques images

Réforme des rythmes scolaires : les contribuables paieront !

Des villes qui, comme Paris, Nantes, Brest ou Angers, prendront le «premier wagon» des quatre jours et demi dès la rentrée scolaire 2013 profiteront d’un fonds d’amorçage financé avec de l’argent public. Ensuite, c’est la fiscalité locale qui prendra le relais… 

Heureusement, Paris n’est pas la France ! Suite à un accord passé avec les Verts, le conseil municipal de la capitale vient d’approuver l’application de la réforme des rythmes scolaires (1) de Vincent Peillon, ministre de l’Education, dès la rentrée 2013.

Cette décision a été prise malgré l’opposition du PCF-PG et de l’UMP qui demandaient un report à 2014 comme l’autorise le décret instituant la réforme.

Dès l’année prochaine, les Parisiens auront donc à financer  ce changement de calendrier car il n’est pas sûr que Paris, riche et prospère, profite du fonds d’amorçage de 250 millions mis en place par l’Etat afin de gratifier les villes devançant  l’appel.

Quel sera le coût de cette gâterie ? Le montant de l’ardoise avancé par la mairie de Paris ne cesse de s’arrondir. D’abord estimé entre 20 à 40 millions le coût de la réforme a été réactualisé à 50 millions d’euros en année pleine.

Cinquante millions rapportés à un budget municipal de 8 milliards d’euros c’est peu de chose a fait savoir Bertrand Delanoë, le maire sortant. Certes, mais il faudra bien prendre cet argent dans une caisse remplie par les contribuables !

Des milliers d’emplois administrés créés

Afin de limiter la casse, la plupart des grandes communes françaises ont préféré repousser à 2014 l’application d’une réforme dont la  conséquence principale sera la prise en charge de 3 heures d’activités périscolaires en plus, chaque semaine.

A un moment où l’Etat demande aux collectivités locales de faire des économies, l’Association des maires de France (AMF) s’est interrogée sur le « coût de mise en œuvre de la réforme » en émettant des réserves sur son financement.

Il faut « préciser ce qui est pris en charge par l’Education nationale dans le temps scolaire des enseignants et des élèves et ce qui relève de l’initiative communale dans un temps périscolaire », a déclaré l’association pour qui la réforme est irréaliste sans évaluation préalable des coûts.

Et des coûts, il y en aura ! Avec le renforcement des garderies, des milliers d’animateurs vont être recrutés à travers toute la France. Cette création d’emplois administrés revenant à environ 20.000 euros par tête de pipe, ce sont des centaines de millions qui seront engloutis.

Dérive de 3 à 5% du budget transport

Le coût des transports flambera également. Selon L’AMF, le coût  devrait se chiffrer autour de 150 euros par élève. Si environ 30% de cette somme est fournie par des dotations, il faudra bien trouver le reste dans la poche des contribuables locaux.

Mieux vaudra que cette poche soit profonde : à Lyon, on estime déjà le montant de la réforme à 5 millions d’euros, à Grenoble, le recrutement d’animateurs reviendra à 1,5 millions d’euros, etc, etc.

Ce sont surtout les petites communes qui ne savent pas comment faire face, une augmentation de 3 à 5% de leur budget transport scolaire étant prévisible.

De leur coté, les syndicats d’enseignants sont hostile à cette réforme. Motif? La (sempiternelle) dégradation de leurs conditions de travail.
Selon une consultation du SNUIpp-FSU, seuls 50% des 24.000 enseignants du primaire serait favorable au retour à la semaine de quatre jours et demi. Les syndicats appellent à une manifestation nationale à Paris le samedi 6 avril prochain.

Il y a quelques semaines, Vincent Peillon annonçait son intention d’arracher les enfants à toute forme de « déterminisme ».
Et si, plus modestement, le joli mois de mai permettait de l’arracher à son maroquin ?

http://www.lecri.fr/2013/03/26/reforme-des-rythmes-scolaires-les-contribuables-paieront-2/39481

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Y’en a marre de François Hollande

Posté par ippolito le 26 mars 2013

Y'en a marre de François Hollande dans Y'en a marre de François Hollande 8

Le président catastrophe

Dégringolade. À peine plus de trois cents jours après son élection, Hollande est le chef de l’État le plus impopulaire de la Ve République. Méthode, bilan : même ses amis n’y croient plus. Et pendant ce temps, la France coule.

« Dissolution ». Dix mois seulement après l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, de plus en plus nombreux sont ceux qui estiment que le chef de l’État n’aura bientôt plus d’autre choix pour tenter de reprendre la main. « Il lui reste la carte du changement de gouvernement après les municipales, dit un grand patron récemment reçu à l’Élysée. 

Mais après ? S’il ne s’agit que d’un nouveau casting, cela ne changera rien. Dissoudre n’est pour l’heure pas dans ses intentions. Mais aura-t-il le choix ? » Il y a encore deux mois, les visiteurs du président ressortaient de son bureau avec l’image d’un homme sinon indifférent, du moins insensible à son décrochage dans l’opinion. 

Convaincu, mordicus, que la politique est d’abord affaire de temps. Et que celui-ci jouait en sa faveur. « C’est un éternel optimiste, il est persuadé qu’il a une bonne étoile au-dessus de la tête, que la croissance va revenir », confie un député PS. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

« Pour la première fois, il m’est apparu un peu perdu », témoigne un interlocuteur régulier, le comparant à « un pilote qui se rend compte que ses manettes ne fonctionnent plus ». 

Les sondages, seuls, n’expliquent pas tout. Certes, il est, après dix mois de mandat, le président le plus impopulaire de la Ve République : 30 % d’opinions favorables en moyenne. Mais le mal est plus profond.

 « Ce que les Français reprochent à François Hollande, ce sont moins ses mauvais résultats que son incapacité à fixer un cap, un scénario de sortie de crise, décrypte Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Ils ont le sentiment que le chef de l’État ne sait pas vraiment où il va. »

Cette image — ravageuse — d’un président sans prise sur les événements est partagée jusque dans son propre camp. « Sa photo officielle résume bien le problème : il est dans le jardin, comme s’il refusait d’entrer dans les lieux », affirme l’un de ses proches. 

Et ce ne sont pas les lecteurs du Monde, de Marianne ou du Nouvel Observateur, qui avaient tous trois appelé à voter en sa faveur, qui diront le contraire. Le premier, qui pariait encore sur un « tournant du quinquennat » après le déclenchement de la guerre au Mali, n’a plus de mots assez durs pour dénoncer, à la une, une « présidence Hollande à l’heure du doute » : 

« L’excuse du noviciat ne peut plus être invoquée, l’argument de l’héritage laissé par Nicolas Sarkozy n’opère plus, écrit le quotidien (8 mars). Plus le pays s’enfonce dans la crise, plus l’attitude présidentielle paraît déconnectée de l’état moral du pays […]. 

Au début de son quinquennat, le chef de l’État avait promis aux Français deux ans d’effort suivis de trois années de redistribution de l’effort […], aujourd’hui, plus personne ne croit à ce joli scénario. »

Tout aussi cinglant, Marianne, daté du même jour, s’interroge en première page : « Hollande a-t-il déjà échoué ? » La réponse est au vitriol : « Dix mois après la présidentielle, le pouvoir socialiste est déboussolé, perclus de doutes […]. 

Ce grondement que l’on entend partout, c’est le bourdon, le bruit sourd que fait le cafard carnivore (sic) dans les têtes des dirigeants […]. Les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête ; les Français peuvent en outre craindre chaque jour qu’un impôt supplémentaire leur dégringole sur la binette. »

À peine moins sévère, le Nouvel Obs (7 mars), dans un article intitulé « Hollande : parler, mais pour quoi dire ? », évoque entre autres les « doutes » du président : 

« Tous les arguments qu’on répète à l’envi se fracassent sur le mur des réalités », écrit-il. Le chef de l’État peut bien se dire « consterné » par la presse de gauche selon le Canard enchaîné — qui vient lui-même de révéler son surnom de “Pépère” à l’Élysée —, il est, en plus de la crise, une autre réalité à laquelle il ne peut plus échapper : 

une suspicion générale à son encontre. Quand on ne le moque pas, derrière son dos, sur l’air du Pingouin, la nouvelle chanson de Carla Bruni-Sarkozy…

Lui qui n’avait prévu d’intervenir à la télévision qu’au mois de mai prendra donc la parole sur France 2 dans les prochains jours. Une accélération de calendrier qui témoigne, là encore, de sa nouvelle fébrilité. 

C’est en toute hâte, fin février, qu’il a chargé ses communicants de lui préparer une « séquence » susceptible d’enrayer sa dégringolade dans les sondages. Mais lui-même n’y croit guère. « Il est plus résigné que réellement convaincu par l’exercice », confie-t-on dans son entourage. Où certains ne font pas mystère, eux non plus, de leur peu d’enthousiasme : 

« S’il faut aller à la télé pour répéter que la ligne est la bonne, que les réformes sont en cours, que la rigueur n’est pas l’austérité et que le bilan de la droite devrait l’inciter à plus de discrétion, autant envoyer Ayrault au charbon », affirme un proche. Mais là encore, pour quoi faire ? Lui aussi totalement carbonisé, le premier ministre n’est même plus en mesure de jouer les fusibles…

À peine plus de trois cents jours après l’entrée en fonction de Hollande, tous les clignotants sont au rouge. En économie, d’abord, où le nombre de chômeurs — qui augmente de plus de 1 000 par jour en moyenne ! — n’a jamais été aussi élevé depuis 1997 .

Mais aussi sur la scène internationale et notamment européenne où, hormis au Mali, il a multiplié les échecs et affaibli l’image de la France (lire page 23). Aucune branche à laquelle se raccrocher ! 

« La diplomatie de Hollande est à l’image de sa politique, constate Laurent Wauquiez : molle, touffue et un peu besogneuse. » « Hollande est plus médiocre que normal », résume François Fillon.

L’absence d’autorité du président, dans tous les domaines, est directement responsable d’un climat d’angoisse comme la France n’en avait jamais connu depuis la guerre : selon une étude du CSA pour la Macif, 75 % des Français pensent qu’eux-mêmes ou un de leurs proches pourraient se retrouver en situation de précarité !

 Un chiffre qui recoupe presque trait pour trait les deux tiers de Français qui se disent déçus par l’action de Hollande. Et qui fait qu’aujourd’hui, dans un sondage Ifop pour Paris Match, celui-ci est devancé par Sarkozy (53 % contre 44 %). 

Et que plus d’un Français sur deux prédit la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017. Signaux qui ne trompent pas : après avoir déjà perdu les trois législatives partielles de décembre, le PS a été éliminé dès le premier tour dans l’Oise, dimanche dernier, au profit des candidats UMP et FN.

D’où ce vent de panique qui secoue l’Élysée, encore fragilisé par la multiplication des “couacs” au sein du gouvernement (lire page 19). Là encore, c’est Hollande qui en est à l’origine : 

« Au début, c’était simple : tout le monde tapait sur Matignon en disant que c’était avant tout un problème de coordination. Mais on s’aperçoit sur certains sujets que les choses ne sont même pas tranchées à l’Élysée ; l’histoire du diesel, c’est ça », confie un directeur de cabinet. 

Les Français l’ont compris et ne sont pas dupes. Les deux jours de Hollande à Dijon, censés « renouer le contact avec le terrain », auront été un fiasco : 

selon un sondage CSA-la Lettre de l’opinion, 65 % des Français considèrent ce déplacement comme de la simple communication — qui ne marche pas. Idem pour les ordonnances, supposées accélérer le calendrier, et rejetées dans les mêmes proportions…

Plusieurs de ses proches réclament aujourd’hui qu’il tape du poing sur la table, quitte à se séparer de plusieurs ministres. Mais de quel poids cela pèsera-t-il dans l’opinion au regard de la hausse continue du chômage et de l’affolant agenda d’impopularité qui l’attend : 

chantier des allocations familiales (fin mars-début avril), baisse des aides aux entreprises (mai), lancement de la réforme des retraites (juin) ? 

Hollande, surtout, est plombé par son “péché originel” : la négation de la crise durant sa campagne. Élu sur ce mensonge, il ne dispose plus de la moindre crédibilité : pas de bon médecin sans bon diagnostic ! 

Son grand oral télévisé n’y changera rien : « Il fallait qu’il prononce dès son élection un discours churchillien, estime un sénateur PS. Peut-il encore le faire aujourd’hui ? Je crains qu’il ne soit trop tard… » « N’inquiétez pas les Français », a lancé Hollande à son gouvernement, le 6 mars en Conseil des ministres. 

Là encore, c’est trop tard. Les Français sont déjà plus qu’inquiets. Du président et de sa faiblesse. Et ils ont raison de l’être.

http://www.valeursactuelles.com/président-catastrophe20130320.html

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