Y’en a marre des couteuses reformes de Peillon

Posté par ippolito le 28 octobre 2012

Les coûteuses réformes de Peillon

Enseignement Les premières annonces de Vincent Peillon et de Geneviève Fioraso restent floues, mais une chose est sûre : il faudra trouver de l’argent.

Beaucoup de bruit pour rien ? Après plusieurs mois de travail, le comité de pilotage de la concertation pour la refondation de l’école (sic) a rendu, début octobre, ses propositions au ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon. 

Cette concertation devait permettre de dégager les grandes lignes d’une loi d’orientation et de programmation, qui sera présentée début novembre. Elle aura finalement « accouché d’une souris », estime Patrick Hetzel, député UMP du Bas-Rhin et ancien directeur général de l’enseignement supérieur : « Du clientélisme à court terme, ce n’est pas du tout guidé par l’intérêt géné ral », assène-t-il. De la maternelle à l’université, passage en revue des réformes annoncées.
Rythmes scolaires : les maires s’inquiètent

Le gouvernement a décidé de raccourcir la journée des écoliers français, réputée la plus chargée d’Europe. De six heures, elle passerait à quatre heures et demie ou cinq heures. La semaine serait donc allongée d’une demi-journée (les élèves iraient en classe le mercredi ma tin), mais ils seraient libérés plus tôt. 

Problème : l’enfant ne doit pas se re trouver seul, dans la rue ou chez lui où l’attendent “chips et télé”. On arrêtera donc les apprentissages à 15 heures 30 mais les élèves sortiront à 16 heures 30. Question : comment occuper cette heure ?

Des “accompagnateurs éducatifs” prendront le relais des enseignants. Qui seront-ils ? Des maîtres volontaires, des étudiants à bac + 3, des bénévoles ? Bien qu’elles manquent de moyens humains, on évoque aussi les associations d’éducation populaire, comme la Ligue de l’enseignement ou la Fédération Léo-Lagrange, présidée par Bruno Le Roux, le “patron” des députés socialistes à l’Assemblée ! Si tous les enfants “bénéficiaient” d’un encadrement de ce type, la facture serait estimée à 1,5 milliard pour le seul secteur associatif. Impossible.

Autre coût : celui que devront supporter les collectivités locales. En France, tout ce qui a trait au fonctionnement de l’école primaire, sauf les enseignants et les programmes, est du ressort des com munes. Dans certaines régions, l’école et surtout les transports sco laires constituent déjà le budget le plus important des communes. Les élus lo caux s’inquiètent. Pierre-Yves Jardel préside une communauté de communes de 4 000 habitants dans la Marne.

 La réforme des rythmes scolaires pourrait coûter 20 000 euros supplémentaires chaque année à sa collectivité, mais les situations varient selon les endroits. Le président de l’Association des maires de France, Jacques Pélissard, a rencontré Vincent Peillon, le 17 octobre : « Avec le rétablissement du mercredi (les bus, la restauration…), on peut envisager un surcoût pour la commune de 50 euros par enfant et par an, estime-t-il. J’espère que le dispositif saura faire preuve de sou plesse, pour s’adapter aux situations lo cales. »

Finalement, Vincent Peillon pourrait trancher pour une journée professorale s’achevant à 16 heures (les élèves sortant toujours à 16 h 30), soit une diminution quotidienne d’une demi-heure seulement. Les professeurs des écoles pourraient bénéficier d’une augmentation de salaire, réclamée par les syndicats, et les collectivités locales d’une compensation budgétaire, allouée par l’État, mais ses modalités demeurent floues.

Plus de profs : à quel prix ?

François Hollande l’avait annoncé lui-même : 60 000 professeurs seraient re cru tés au long du quinquennat, dont 6 700 dès 2012, puis 10 000 supplémentaires en 2013. À la surprise générale, Vincent Peillon a finalement annoncé le recrutement de près de 40 000 enseignants en 2013, avant de préciser que 22 000 d’entre eux se raient des remplacements de dé part en retraite et non des créations de poste. 

« On a l’impression que, pour le gouvernement, améliorer la situation passe par un “détricotage” systématique de ce qui a été fait, analyse Patrick Hetzel. Des postes ont été supprimés ? Il suffit d’en créer d’autres ! Or, un enseignant, c’est qua rante ans de carrière et presque trente ans de retraite. Embaucher des fonction naires, c’est irresponsable pour nos fi nances publiques. 

» Premier poste bud gétaire de l’État, avec 64 milliards d’euros, l’enseignement scolaire voit l’essentiel de ses ressources absorbé par les salaires. Là encore, les dépenses liées aux recrutements de personnels supplémentaires obèrent pratiquement tout investissement d’une autre nature.

Enfin, davantage de profs, mais qui ? En 2015, 18 000 étudiants pourraient effectuer un certain nombre d’heures au service de l’Éducation nationale en échange d’une bourse de 900 euros par mois (Valeurs actuelles du 6 septembre). Un dispositif qui coûterait plusieurs mil lions d’euros.

Allocation d’autonomie étudiante : la mauvaise idée

“Remettre à plat” les aides étudiantes et créer une allocation d’autonomie, plus exactement une « allocation d’études dans le cadre d’un parcours d’autonomie » : c’est ce que propose Gene viève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’argent manquant, il ne s’agira pas cette fois de créer une aide supplémentaire mais de constituer un “pot commun” d’un montant de 4 milliards d’euros avec les ressources déjà existantes. Cette opération “à coût constant” devrait permettre de délivrer « avec plus d’efficacité et de justice sociale » une allocation qui, selon Geneviève Fioraso, sera « d’un montant suffisant ».

Sont concernées par cette refonte : les aides au logement (aide personnalisée au logement, APL, et allocation de logement sociale, ALS), les bourses sous conditions de ressources et, surtout, la demi-part fiscale. « Une usine à gaz où chacun sera perdant, déplore Olivier Vial, président de l’Uni. Si l’on supprime la demi-part, chaque étudiant devient un foyer fiscal autonome. Ses revenus sont nuls, sauf pour ceux qui choisissent de travailler en plus. Chaque étudiant sera donc éligible à cette allocation. » Or, si tous peuvent en bénéficier, l’allocation sera mécaniquement plus faible. 

D’un montant estimé à 130 euros, selon les pre miers calculs du syndicat universitaire, elle sera inférieure aux allocations logement perçues aujourd’hui (190 euros pour l’APL). Quant aux parents qui ai dent déjà souvent leurs enfants (90 % des étudiants disent percevoir une aide régulière de leur famille), la suppression de la demi-part entraînera une perte annuelle pouvant aller jusqu’à 600 euros, et qui touchera en priorité les revenus moyens.

Dernier aspect du problème : le logement. Aujourd’hui, 1,4 million d’étudiants cherchent à se loger en dehors du domicile parental. La moitié y arrive grâce aux allocations. Si on les sup prime, ils délaisseront le privé pour les services des Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires), qui seront incapables de faire face à leurs demandes. 

Mickaël Fonton

http://www.valeursactuelles.com/actualités/société/coûteuses-réformes-de-peillon20121025.html

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Y’en a marre des mensonges

Posté par ippolito le 20 octobre 2012

Pourquoi la France ne pourra pas réduire à 3% son déficit en 2013

Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities table sur une récession en 2013. La montée du chômage et la baisse du pouvoir d’achat des Français mettent le gouvernement au pied du mur.

Aujourd’hui, officiellement, la France n’est pas en récession, elle est en stagnation. Mais, hélas, la stagnation, dès lors qu’elle se prolonge, n’est que le prélude à la récession. Car plus l’écart par rapport à l’évolution normale du PIB se creuse, plus les entreprises et les consommateurs ajustent leurs dépenses et gèlent leurs projets de développement. 

Cela a bien sûr des conséquences sur l’emploi, comme en témoigne les chiffres du chômage. La barre symbolique des 3 millions de chômeurs a été franchie. Mais le sous-emploi est en fait bien plus important. Si l’on tient compte de ceux qui ont une activité réduite, on compte en France 5 millions de demandeurs d’emplois. 

A cela s’ajoute le cas des personnes à temps partiel désirant travailler plus mais qui ne le peuvent pas : elles sont estimées par l’Insee à près de 1,4 million de personnes au deuxième trimestre 2012. 

La situation du marché du travail est donc préjudiciable à la consommation des ménages, qui est le principal contributeur à la croissance en France : elle explique 74% de la hausse du PIB réel sur la première décennie du XXIème siècle.

Vous ne croyez pas aux prévisions du gouvernement assure que la courbe du chômage s’inversera en 2013 ?

Rien, aujourd’hui, ne permet d’accréditer ce scénario. Au deuxième trimestre, l’intérim, qui sert de variable d’ajustement pour les employeurs face à des chocs non anticipés, affiche un recul de 9.4% sur un an. La consommation des ménages est déjà en léger repli depuis la fin de 2011. 

Les Français investissent également moins dans leur habitation. Et tous les indicateurs de confiance dont nous disposons montrent une dégradation du climat des affaires cet été. Du côté des ménages, c’est encore pire.

Que faudrait-il pour que les Français reprennent confiance ?

La médiatisation des multiples plans sociaux annoncés depuis la rentrée a pu influer de manière exagérée sur le moral des ménages. Mais la confiance n’est pas ce qui détermine en premier lieu les décisions des ménages de dépenser ou de ne pas dépenser.

 Aujourd’hui, les revenus du travail sont sous pression. Cette année, le revenu disponible des ménages va reculer d’un peu plus de 1% en termes réels. 

C’est plus que durant les récessions de 1992 et de 2008. Il faut remonter à 1984 pour observer un recul de cet ampleur. Et, pour les entreprises, cet affaissement prévisible des dépenses des ménages n’est franchement pas propice aux embauches.

Si la récession se confirme, la réduction du déficit à 3% sera-t-elle possible ?

Non. Et cela se démontre aisément. En 2012, compte tenu des hausses d’impôt décidées au début de l’été, le dérapage qui commençait à se profiler par rapport à l’objectif de 4,5% sera sans doute corrigé. Il s’agira donc de réduire le déficit public de 1,5 point. Mais comme l’économie française évolue sous son potentiel d’activité, 

c’est plutôt un ajustement structurel de l’ordre de 2 points de PIB qu’il faudrait réaliser. D’autre part, lorsque la France a présenté, en début d’année, ses objectifs budgétaires pluriannuels, on tablait sur une hausse du PIB réel de 1,75%.

L’hypothèse a déjà été abaissée à 1,3% et sera fixée finalement un peu au-dessous de 1%. Mais si comme nous le pensons, nous entrons en récession avec une baisse du PIB de 0,2%, voire plus, l’objectif n’est pas atteignable. Même avec une croissance nulle, il faudrait en effet réaliser 45 milliards d’euros d’économies. On en est loin. 

De plus, l’audit que la Cour des Comptes a réalisé cet été recommandait de réaliser l’ajustement en agissant en priorité sur les dépenses. Au bout du compte, plus des deux tiers des économies prévues sont des hausses d’impôt, réparties à peu près à égalité entre les ménages et les entreprises. Ce n’est pas cette répartition qui permettra de redresser la barre.

Donc on va dans le mur ?

En fait, la France est dans une situation singulière. Le gouvernement actuel, comme le précédent, a intégré la contrainte des 3% garante, à ses yeux, de très bas coûts de financement pour sa dette. Le souci de la crédibilité budgétaire ne fait plus débat. Dans les faits, le service de la dette est un des rares postes de dépenses où l’année 2012 va se terminer sur une bonne surprise par rapport aux prévisions initiales. 

En fait, ce chiffre de 3% n’est ni bon, ni mauvais en soi. Ce qui compte est l’incitation que ce type de critère peut créer en vue de résorber les défaillances de l’économie française, en particulier le poids excessif de l’État et le coût excessif du travail. 

Or, c’est là le paradoxe : l’ensemble des mesures visant à atteindre 3% présente un biais très marqué en faveur des hausses d’impôt. Le risque est que l’activité ait rapidement à en souffrir. La croissance en pâtira et l’objectif qui avait été fixé ne sera plus atteignable dans les délais initialement prévus.

Si au printemps prochain, comme nous le prévoyons, la France est en récession, l’alternative sera alors très simple : soit engager de nouvelles hausses d’impôt pour couvrir le dérapage ; soit négocier un report de l’objectif avec nos partenaires européens. La première option serait suicidaire, au plan économique. 

La seconde, hautement souhaitable, implique qu’en contrepartie la France s’engage sur un véritable agenda de réformes, notamment en ce qui concerne les missions de l’État et le financement de la protection sociale. C’est alors seulement qu’on pourra juger de la crédibilité budgétaire et voir si les taux bas sur la dette française sont bel et bien mérités.

http://www.challenges.fr/economie/20120926.CHA1210/chomage-baisse-des-salaires-impots-la-france-ne-pourra-pas-reduire-a-3-son-deficit-en-2013.html

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Y’en a marre des déficits et de la dette

Posté par ippolito le 10 août 2012

Quatre grandes réformes pour sortir la France du déficit

Un particulier surendetté ne peut rembourser que s’il a des rentrées d’argent. Il en va de même pour la France qui accumule les dettes depuis plus de trente ans.

Nous ne pourrons rembourser qu’en créant des richesses. Au lieu d’augmenter les impôts qui tuent la croissance, diminuons les dépenses.
Si l’on ajoute à notre dette publique les dettes des banques, entreprises et ménages, la France est plus endettée que l’Italie : 341% de notre PIB, contre 313% pour l’Italie.[1]

En outre, seulement un tiers de notre dette publique est détenue par des Français, alors que les Italiens en possèdent les deux tiers.
En attendant que François Hollande puisse « réenchanter le rêve français », comme il nous l’a promis, c’est dès maintenant qu’il faut voter des budgets en excédent, pour commencer à rembourser. 

Comme nous sommes déjà le plus imposé des grands pays industriels, ce n’est pas en augmentant encore les impôts que nous y parviendrons, mais en faisant des économies.

Voici quatre baisses de dépenses qui sont possibles immédiatement :

1/ Rétablissons d’un seul coup l’équilibre de nos comptes publics en supprimant les subventions aux entreprises : 73 milliards par an.
Ce n’est pas de subventions dont ont besoin nos entreprises, mais de liberté : 

liberté des salaires et des prix, liberté d’embauche et de licenciement, liberté de la durée du travail et de l’âge du départ à la retraite, baisse des impôts sur les salaires, qui doublent le prix du travail et plombent notre compétitivité, suppression des droits de douane, interdiction des grèves dans les services publics, ouverture à la concurrence des professions fermées : taxis, pharmaciens, notaires, etc.

2/ La Politique agricole commune (PAC), nous coûte non pas 11 mais en réalité 30 milliards par an [2], auxquels il faut ajouter des centaines de milliards de surprix. Car nous payons deux fois la PAC : par nos impôts, mais surtout en faisant notre marché. L’OCDE a calculé que les surprix des produits alimentaires correspondent à une taxe implicite de 25% imposée aux consommateurs européens [3]. Plus que la TVA !

Il est scandaleux que parmi les 24 premiers bénéficiaires de la PAC, qui touchent chacun plus de cinq millions d’euros, il n’y ait aucun agriculteur. C’est pourquoi la Commission européenne propose de plafonner, à partir de 2014, les aides à 300 000 euros. C’est beaucoup trop.

Remplaçons le maquis bureaucratique actuel de 300 subventions – attribuées dans des conditions peu claires – par une seule prime correspondant au revenu moyen agricole, soit 1 200 euros par mois, versée à tout exploitant d’au moins 10 hectares. Cela coûterait moins de 4 milliards, au lieu des 30 milliards de subventions et des centaines de milliards de surprix

Cela satisferait neuf agriculteurs sur dix et augmenterait le niveau de vie de tous les Français. Plus de cent milliards d’économies au total.

3/ Réformons notre politique du logement qui coûte plus de 25 milliards d’euros tirés de 41 types d’impôts et de l’argent des livrets A, argent des particuliers qui ne va pas à la construction privée.
Ouvrons à la concurrence les 800 organismes HLM, qui occupent 83 000 fonctionnaires, un pour 52 locataires ! Supprimons l’aide à la pierre pour ne conserver que l’aide à la personne.

4/ Privatisons France Télévisions, qui répand des idées contestables aux frais du contribuable, puisqu’elle est financée par une redevance ajoutée à notre taxe d’habitation. Cela n’économisera que 2,7 milliards, mais les contribuables apprécieront la suppression de la redevance.

France Télévisions, tribune préférée de la CGT pour condamner nos entreprises, ne se vante pas d’être l’objet d’une enquête du Parquet de Paris pour « favoritisme et prise illégale d’intérêt».

 La privatisation aurait l’avantage d’éteindre la plainte devant la Cour de Justice européenne de la Commission, qui considère que la taxe sur le chiffe d’affaires imposée aux opérateurs de télécommunications est contraire au droit européen.

Ces 4 réformes nous sortiraient immédiatement du déficit et permettraient à l’Etat de veiller à ce que liberté et concurrence relancent l’activité et résorbent le chômage.

La Banque Mondiale classe les pays en fonction de la facilité laissée aux acteurs économiques. La France n’y est qu’au 29e rang. Nous sommes encore moins capables de protéger ceux qui investissent chez nous. Nous ne sommes là qu’au 79e rang [4] !

Il faut faciliter les investissements productifs pour relancer notre poussive croissance. Seuls travail et compétitivité permettront de nous désendetter pour, espérons le, éviter la banqueroute.

Claude Fouquet, historien et économiste, ancien ambassadeur de France.

http://www.lecri.fr/2011/11/04/reformes-france-deficit/27032

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