Y’en a marre de l’accord sur les retraites complémentaires et de la réduction du pouvoir d’achats des retraités

Posté par ippolito le 17 mars 2013

Comprendre l’accord sur les retraites complémentaires

Syndicats et patronat se sont entendus sur des mesures permettant de différer de quelques années la menace financière planant sur les régimes Arrco et Agirc. Au prix d’une baisse de pouvoir d’achat des retraités et des salariés et d’une hausse des prélèvements des entreprises.

Les partenaires sociaux se sont séparés dans la soirée de mercredi après avoir mis au point un accord destiné à sauvegarder les régimes de retraite complémentaire Arrco – qui bénéficie à tous les salariés du privé – et Agirc – qui couvre les cadres. 

L’enjeu est majeur, sachant que les pensions versées par ces caisses représentent approximativement un tiers de la retraite totale des non-cadres et deux tiers de celle des cadres. 

Or les finances de l’Arrco-Agirc, que syndicats et patronat gèrent ensemble, sont menacées par le papy-boom mais aussi par la flambée du chômage qui limite les rentrées de cotisations.

• Qui va payer?

Les retraités, d’abord. Pendant trois ans, leur pension ne suivra plus le rythme de l’inflation. À l’échéance habituelle du 1er avril prochain, elle sera relevée de 0,8 % à l’Arrco. 

Les anciens cadres feront un effort supplémentaire puisque les pensions Agirc ne seront augmentées que de 0,5 %. Avec une hausse des prix prévue à 1,75 %, il s’agit donc d’une perte de pouvoir d’achat.

 En 2014 et 2015, la hausse des pensions des deux régimes sera inférieure d’un point à l’inflation. Toutefois, en aucun cas les pensions ne baisseront, même si la hausse des prix n’atteint pas 1 %

. Les retraités contribueront ainsi pour 2,3 milliards d’euros au redressement des comptes, selon la représentante de la CFE-CGC, Danièle Karniewicz. Une décision de ce type a déjà dû être prise une fois par le passé, au début des années 1990.

Salariés et entreprises seront également touchés, par le biais d’une hausse de 0,1 point des taux de cotisation en 2014, puis de 0,1 point supplémentaire en 2015 (les cotisations sont payées à 60 % par l’employeur et 40 % par l’employé). 

De quoi générer plus d’un milliard de rentrées supplémentaires. En contrepartie de l’effort demandé aux retraités, le patronat est revenu sur une de ses exigences : il réclamait que ces cotisations supplémentaires soient versées «à fonds perdus», c’est-à-dire qu’elles n’augmentent pas le montant des pensions des futurs retraités

. Il a finalement renoncé à cette demande ; le supplément de cotisation créera donc bien des droits à retraite, ce qui amoindrit à long terme l’impact de la mesure sur les comptes de l’Agirc-Arrco.

 Les entreprises de dix salariés et plus verseront en outre leurs cotisations mensuellement et non plus trimestriellement, à partir de 2016, ce qui génèrera des gains de trésorerie substantiels pour les deux régimes.

• L’Arrco et l’Agirc sont-ils sauvés?

Non: selon les estimations patronales, l’accord devrait permettre aux deux régimes d’économiser un peu plus de 3 milliards d’euros par an à l’horizon 2017, sur un déficit prévu de 8,6 milliards. 

Reste donc un trou de plus de 5 milliards. Mais la réduction du déficit permettra de consommer moins vite que prévu les réserves, qui s’élèvent encore à plusieurs dizaines de milliards d’euros. 

Le danger qui menaçait l’Arrco et l’Agirc – la faillite pure et simple une fois leurs réserves épuisées, car statutairement ils ne peuvent pas emprunter pour payer les pensions – est ainsi reporté de quelques années. «On repousse le danger qui nous guettait à l’horizon 2017-2020», a résumé le négociateur du Medef, Jean-François Pilliard.

• Faut-il déjà s’attendre à des sacrifices supplémentaires?

Cela semble inévitable, sauf reflux spectaculaire du chômage. Les partenaires sociaux ont d’ailleurs déjà prévu un rendez-vous annuel pour évaluer la situation financière des régimes. Ils ont aussi mis sur pied des groupes de travail, notamment sur les pensions de réversion destiné aux veufs et veuves (leur montant pourrait être proratisé selon la durée du mariage) et sur le rapprochement des règles du régime des cadres, globalement plus favorables, de celles de l’Arrco. 

Quant à la question de l’âge de la retraite, elle n’a pas été abordée car il est difficile, aussi bien pour des raisons pratiques que politiques, de déconnecter cet âge dans les régimes de base et dans les régimes complémentaires. Mais elle pourrait revenir sur la table lors de la réforme globale des retraites annoncée par le gouvernement pour les mois qui viennent, pour laquelle François Hollande a promis des «choix courageux».

• L’accord est-il certain d’entrer en vigueur?

Pas encore, mais c’est très probable. Les syndicats réservent leur réponse officielle pour les jours qui viennent. La CGT a déjà fait comprendre qu’elle dirait non.

 La CFE-CGC (cadres) se montre également réticente. Mais une seule signature suffit, à condition que le «droit d’opposition» ne soit pas mis en œuvre par plus de deux syndicats. 

Or, même sans faire preuve d’un enthousiasme excessif, la CFTC, FO et la CFDT – ces deux derniers étant particulièrement impliqués dans la gestion des régimes complémentaires – ont souligné des avancées. 

«Nous avons eu des signes positifs pour la pérennité des régimes», a estimé Philippe Pihet (FO). «C’est utile, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant», a commenté Jean-Louis Malys (CFDT), tandis que Pascale Coton (CFTC) se disait «plutôt optimiste».

http://www.lefigaro.fr/retraite/2013/03/14/05004-20130314ARTFIG00366-comprendre-l-accord-sur-les-retraites-complementaires.php

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Y’en a marre des syndicats et du patronat qui pourraient geler les retraites

Posté par ippolito le 12 mars 2013

-Pourquoi syndicats et patronat pourraient geler les retraites

Jusqu’alors, en France, il n’était pas question de s’attaquer aux revenus des retraités. Le tabou a failli être levé ce jeudi pour l’Agirc et l’Arrco. Prochain RDV le 13 mars.

Le déficit du régimes des retraitres atteindrait 18,8 milliards d’euros en 2017 

Syndicats et patronat avaient rendez-vous ce jeudi 7 mars pour une ultime séance de négociation sur les retraites complémentaires -l’Agirc pour les cadres et l’Arrco pour les employés- qui n’a finalement pas abouti à un accord. Les deux parties ont convenu de se retrouver le 13 mars. 

Au menu: renflouer les caisses de ces régimes dont les déficits atteindront, cette année, près de 4,5 milliards d’euros. Petite révolution, le gel des pensions pourrait être acté.

Jusqu’alors, en France, il n’était pas question de s’attaquer aux revenus des retraités. Un tabou en passe d’être levé, et pas seulement du côté des partenaires sociaux. Le gouvernement, qui cherche lui aussi à réaliser des économies pour le régime de base des retraites, semble séduit par cette désindexation des pensions par rapport à la hausse des prix, qui tourne autour de 2% par an.

Un pouvoir d’achat rogné

L’enjeu financier est conséquent: une revalorisation des pensions versées par le régime général inférieure de 1 point à l’inflation aboutirait à une économie de 750 millions d’euros, selon la Cour des comptes. « C’est une mesure à fort rendement », reconnaissent Maël de Calan et Simon Bertoux, corapporteurs de l’étude de l’Institut Montaigne sur la dépense publique, parue en décembre 2012. 

Selon leurs estimations, un gel pur et simple des retraites rapporterait ainsi entre 3 et 4 milliards d’euros par an.

Une économie importante, tant les pensions pèsent lourd dans les dépenses de l’Etat. Alors, pour atteindre les objectifs de serrage des dépenses publiques du gouvernement, soit 60 milliards en cinq ans, pourquoi ne pas désindexer l’ensemble des prestations sociales (allocations familiales, indemnisations chômage, minima sociaux…)? Patrons et experts commencent à poser la question.

10 milliards d’économies à la clé

Selon l’Institut Montaigne, il serait possible de gagner près de 10 milliards d’euros par an. Mais cette solution radicale revient à grignoter le pouvoir d’achat des allocataires. En Allemagne, par exemple, où les pensions ont été désindexées depuis 2004, le pouvoir d’achat des retraités a perdu plus de 10%. 

La recette présente toutefois plusieurs avantages. D’abord, elle est facile à mettre en oeuvre: « Les effets d’une désindexation sont rapidement visibles, bien plus qu’une importante réorganisation de l’administration, qui prend du temps et est difficile à mettre en place », souligne l’économiste François Ecalle.

Autre bénéfice, elle s’avère quasi indolore politiquement, à condition toutefois d’en préserver les plus bas revenus. « Si elle est encadrée dans le temps, il n’y a pas de risque qu’elle grève la consommation », assure enfin un haut fonctionnaire spécialiste du budget.

http://www.challenges.fr/economie/20130307.CHA7049/pourquoi-syndicats-et-patronat-sont-d-accord-pour-geler-les-retraites-complementaires.html

 

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Y’en a marre des gaspillages de l’argent public

Posté par ippolito le 10 mars 2013

Il faut sauver le soldat Cahuzac

Le ministre du budget semble chercher désespérément des milliards, alors qu’avec un peu d’imagination, il ne devrait pas être si compliqué d’en récupérer beaucoup, sans pour autant vider les poches des français.

Effectivement, Jérôme Cahuzac se demande où il pourrait trouver 6 milliards sans augmenter une fois de plus les impôts…laissant planer une contradiction lorsqu’il déclare « ce qui veut dire qu’à tout le moins, la stabilité fiscale impose de trouver 6 milliards de recettes supplémentaires », évitant donc de prononcer le mot qui fâche : impôt. lien

Les pistes sont si nombreuses que l’on peut légitimement s’interroger sur la pertinence des experts du ministère du budget, puisqu’il leur suffit de relire attentivement le discours Hollandais donné au Bourget, quelques jours avant l’élection présidentielle pour trouver des solutions qui s’imposent.

Aujourd’hui, après avoir évoqué des ponctions dans les retraites, puis dans la caisse des allocations familiales, et enfin en taxant le gasoil, sous le prétexte discutable que les véhicules diesel poseraient des problèmes de santé, jusqu’à provoquer 40 000 morts par an.

S’il faut en croire Laurent Guimier, qui s’exprimait sur l’antenne d’Europe 1 le 4 mars 2013, un tiers des émissions est du au chauffage au bois, un autre tiers est du aux fumées des usines, et les transports ne représentent que 14% des émissions de particule fines, (lien) d’autant que de toutes façons les véhicules diésel actuels sont beaucoup moins polluants que ceux produits il y a 10 ou 15 ans.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg affirme que ce projet d’augmenter le prix du gasoil serait abandonné. lien

Mais alors, ou trouver ces milliards se demande Jérôme Cahuzac  ?…dont on est toujours sans nouvelles d’un certain compte en Suisse.

Médiapart persiste et signe, et s’il est vrai que le Ministre affirme avoir reçu une confirmation, à sa demande, de la non existence de ce compte, personne à ce jour n’a eu sous les yeux ce courrier helvète, laissant le doute subsister.

mais revenons à nos milliards.

Pourquoi ne pas opérer une ponction sur les 1244 agences d’Etat qui coutent entre 70 et 72 milliards d’euros, et dont 80% ne servent pas à grand-chose.

Enlever 10% de leur budget permettrait de trouver les 6 milliards manquant.

Notre cher Sénat possèderait une cagnotte de 1,5 milliards, et celle de l’Assemblée Nationale serait de l’ordre de 1,2 milliards, et voila la caisse de l’état plus riche de près de 3 milliards.

Mais ce ne sont que des gouttes d’eau de ce qui pourrait être récupéré.

La liste produite par Hervé Falciani, l’ex-employé de la banque HSBC comportait 6963 noms, et les experts en la matière considèrent que les sanctions qui pourraient être prises correspondent à  50 milliards d’euros. lien

Ajoutons-y les niches fiscales dont la suppression était annoncée par le candidat Hollande, et qui représenterait 33 milliards annuels. lien

Pour l’instant, ces niches ne semblent guère menacées, puisque le timide coup de balais s’est limité récemment à 150 millions d’euros sur les 70 milliards de niches fiscales dénombrées, s’il faut en croire François Marc, le rapporteur général PS du budget du Sénat. lien

Pour faire bonne mesure, on pourrait évoquer les grands projets d’infrastructures, dénoncés par la Cour des Comptes, et qui représentent 260 milliards d’euros, (lien) alors que leur rentabilité est la plupart du temps sujette à caution, peu créatrice d’emplois : une bonne partie de ceux-ci serait de la main d’œuvre bon marché, en provenance de Bulgarie, la Serbie, la Moldavie, ou d’autres pays à bas salaire ? lien

La transformation et la modernisation du réseau existant diviserait par 10 les dépenses prévues pour ces voies nouvelles, et 234 milliards pourraient être ainsi économisés.

En limitant à un nombre raisonnable les effectifs des administrations, et en appliquant le même régime aux différents services de l’état, ce serait 15 milliards qui pourraient être enlevés au budget de l’état, dixit René Dosière, le trublion de l’état. lien

C’est la même conclusion à laquelle est arrivé l’institut Thomas More, évaluant le sureffectif de la fonction publique française à 759 730 personnes par rapport à nos voisins allemands, ce qui permettrait d’économiser jusqu’à 19 milliards. lien

Et puis, il y a cette promesse qu’avait Hollande de récupérer les subventions données aux entreprises qui avaient délocalisé leur production.

Pour Peugeot, cela représente tout de même 4 milliards d’euros. lien

Quand à Renault, qui ne produit plus que le 1/3 de ses voitures en France, il est difficile d’estimer exactement les sommes reçues en cadeau de l’état, mais on se souvient que la seule « prime à la casse » s’était montée à 1 milliards d’euros, payée par nos impôts. lien

Un total provisoire de toutes ces économies réalisables permettrait de trouver au moins 349,7 milliards d’euros…bien au-delà des espérances du ministre.

Ajoutons en vrac les autres subventions : celles données par exemple pour l’entreprise Dassault, lorsque l’état rachète à Abou Dhabi 63 mirages à un prix plus élevé que celui payé à l’époque par ce pays. lien

Quand à la taxe de 75% qui devait s’appliquer aux plus riches du pays, elle serait ramenée à 65 %, ou 66 % et on en saura plus à la mi-mars lien

Récemment, la liste des français les plus riches a été publiée (lien), et en tête on y trouve une certaine Bettencourt, qui, il n’y a pas si longtemps a défrayé la chronique…il serait peut-être judicieux pour Jérôme Cahuzac d’inciter sa collègue de la justice de faire toute la lumière sur cette affaire qui traîne en longueur, histoire de récupérer quelques millions supplémentaires, (lien) sans oublier les financements manifestement illégaux de la campagne présidentielle de l’ex-président de la République, dont Médiapart à apporté la preuve à plusieurs reprises. lien

Ajoutons pour faire bon poids la possible diminution drastique du nombre de députés, des sénateurs, d’autant qu’à juger de leur peu d’enthousiasme à fréquenter les bancs de leurs assemblées, ça ne devrait pas trop leur manquer.

Jean Jacques Urvoas, l’un des nouveaux élus à la chambre des députés fait le constat accablant du désordre qui règne à l’assemblée nationale, dans laquelle ce sont par SMS que les députés sont appelés à se rendre d’urgence, votant parfois sans même connaitre l’objet du texte soumis à leur vote.

Il a même publié un livre sur le sujet, coécrit avec Magali Alexandre, un « manuel de survie à l’assemblée nationale », ouvrage dans lequel sont passés à la moulinette les pratiques douteuses des membres de cette docte assemblée. lien

On découvre donc qu’il n’est pas si difficile de renflouer les caisses de l’état sans s’en prendre aux plus pauvres du pays, ce qui aurait l’avantage de promouvoir le pouvoir d’achat des français et de relancer la croissance, tout en freinant le chômage…mais le Ministre du Budget y pensera-t-il ?

Comme dit mon vieil ami africain : «  qui mendie en silence, meurt de faim en silence ».

Olivier Cabanel

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/il-faut-sauver-le-soldat-cahuzac-131939

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Y’en a marre des réformes des retraites et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 8 mars 2013

Retraites : le reniement c’est (presque) maintenant

Les responsables socialistes ne ménagent pas leur peine pour préparer le bon peuple à la mauvaise nouvelle : L’âge du départ à la retraite va être sévèrement reculé. non seulement les 62 ans – contre lesquels les socialistes avaient manifesté en 2010 – sont définitivement acquis, mais il va falloir beaucoup plus. 

Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, spécialiste des problèmes de santé, propose ainsi d’ »avancer à 2015 le passage à 62 ans », initialement prévu pour 2017 par la loi Fillon. Contre laquelle les camarades de Le Guen, sous Sarkozy, avaient défilé sans relâche pensant des semaines.

« Travailler au-delà des 62 ans est inévitable« , affirme de son côté le député Pascal Terrasse, le monsieur retraite du PS, membre de la Commission d’orientation des retraites. 

Quant à Henri Emmanuelli, pilier de l’aile gauche du PS, il vient de découvrir que « des gens [passent] plus de temps à la retraite que dans la vie active (…). Une situation qui en put pas durer » et qui nécessite de « se poser la question de la durée de cotisation ».

Ce brusque changement de cap serait dû à la crise qui s’aggrave, répondent en cœur les ministres et responsables socialistes. Pas seulement. Car, dès le 12 octobre 2011, sept mois avant l’élection présidentielle, le même Pascal Terrasse écrivait déjà le scénario à venir. 

Dans une conférence à huis clos avec quelques grossiums du secteur de l’assurance,  il avait alors lâché : « En matière de retraites, il y a ce que les gens ont compris, ce que dit le PS et ce qu’on fera. Ce sont trois choses différentes. » Et de conclure :

 « La vérité, c’est qu’il faut que l’on aille à 65 ans (..) pour arriver à trouver un équilibre financier. » A l’époque, cette déclaration aurait dû rester confidentielle, mais une caméra cachée l’avait enregistrée, et l’Agence France-Presse en avait fait état.

Le lendemain soir, lors du débat de la primaire socialiste, l’opposant à Hollande sur France 2, Martine Aubry avait brandi cette dépêche AFP.

« Il y a une dépêche qui dit (…) qu’il fallait porter l’âge légal de la retraite de 60 à 65 ans », faisait mine de s’étonner la maire de Lille, ajoutant perfidement : « Je n’imagine pas que tu puisses être d’accord là-dessus. » Et Hollande de rétorquer : « Peut-être que tu as mal compris. »

La suite de l’histoire n’est pas loin de montrer que Martine avait bien pigé.

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2013/03/07/retraites-le-reniement-cest-presque-maintenant/

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Y’en a marre incertitudes sur les Indemnités de chômage, âge de départ à la retraite, pouvoir d’achat des retraités…

Posté par ippolito le 7 mars 2013

Trois dossiers explosifs

Indemnités de chômage, âge de départ à la retraite, pouvoir d’achat des retraités… Le gouvernement doit faire face à trois dossiers brûlants. 

Les indemnités de chômage vont-elles diminuer?

Pas sûr. Le régime d’assurance chômage sombre dans l’endettement. L’Unédic devrait accuser un déficit de 5 milliards d’euros cette année. Un rapport de la Cour des comptes a pointé cette semaine un système « difficilement soutenable » financièrement et « plus favorable » qu’à l’étranger.

Parmi un arsenal de mesures, les magistrats ont préconisé de rendre les allocations de chômage dégressives pour les cadres. Elles sont aujourd’hui parmi les plus généreuses d’Europe, avec un maximum de 6.129 euros par mois. L’idée a suscité un tollé à gauche, les députés PS s’élevant contre toute baisse généralisée des allocations – ce que la Cour ne propose pas.

Les syndicats et le patronat, qui gèrent l’Unédic, doivent négocier avant la fin de l’année de nouvelles règles. Mais ni le Medef ni les organisations de salariés n’envisagent de réduire les indemnités des cadres. 

Par principe, car le régime est solidaire, expliquent-ils. Par pragmatisme aussi, puisque la CGC, le syndicat des cadres, ne signera jamais un tel accord – sa voix serait sans doute nécessaire. En fait, aucune piste de redressement ne fait consensus. 

Le Medef refuse une hausse de cotisations, les syndicats s’opposent à toute diminution des droits. « En pleine crise, ce serait entraîner des milliers de chômeurs dans la pauvreté, personne ne l’acceptera », souligne Stéphane Lardy (Force ouvrière), qui parle de « quadrature du cercle ».

Pour ne rien arranger, la négociation doit porter sur la création de « droits rechargeables », prévue dans l’accord social du 11 janvier. Un chômeur retrouvant du travail pourrait conserver le bénéfice des allocations, et les toucher en cas de perte de son nouvel emploi. 

Or un tel dispositif coûterait environ 700 millions d’euros selon FO. Personne ne sait où une telle somme sera trouvée. « Cela va être une négociation très difficile », prédit Maurad Rabhi (CGT). En cas d’échec des discussions, le gouvernement devra décider lui-même.

L’âge de la retraite sera-t-il repoussé? 

Oui. Les réformes passent, les déficits demeurent. Les régimes de retraite vont continuer de s’enfoncer dans le rouge : il manquerait 21,3 milliards d’euros en 2017, selon le Conseil d’orientation des retraites (COR). En l’absence d’une forte croissance économique qui remplirait les caisses, les solutions sont toujours les mêmes. 

Relever les cotisations ? Il faudrait une hausse de 1,1 point à l’horizon 2020, estime le COR. Le gouvernement prône au contraire la baisse du coût du travail. Abaisser le niveau des pensions? Les nouveaux retraités devraient accepter une perte de 5 %. 

Politiquement et socialement explosif. Reste l’idée de partir à la retraite plus tard, initiée par les précédentes réformes. La durée de cotisation requise pour un taux plein sera relevée à 41,5 annuités en 2015. Le COR envisage dans ses hypothèses de passer à 41,75 ans dès 2018.

Du coup, pour atteindre ces durées, de très nombreux Français travailleront au-delà de l’âge légal porté à 62 ans en 2017, devenu un symbole « inutile » selon Michel Rocard.

Déjà, l’âge réel de départ en 2011 a atteint 62 ans en moyenne chez les salariés du régime général, un bouleversement inaperçu. Avec les fonctionnaires et les régimes spéciaux, la moyenne est plus basse et place la France en retrait des grands pays .

Le mouvement va néanmoins continuer. L’âge de départ passerait à 63 ans en 2020 selon les projections du COR. Le report nécessaire pour combler le déficit est évalué à neuf mois supplémentaires, qu’il passe par un nouveau seuil légal (63, 64 ans…) ou un allongement de la durée cotisée. Voilà les bases de la concertation qui va s’engager entre Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, le patronat et les syndicats.

Le pouvoir d’achat des retraités va-t-il baisser?

Oui. Les syndicats et le patronat négocient en ce moment un sauvetage des retraites complémentaires, qui servent 11,5 millions de pensionnés. Ces régimes représentent environ 30 % du montant total de la retraite des salariés en général et près de 60 % pour les cadres. Le déficit de ces institutions atteindra 20 milliards d’euros en 2017. 

À l’ordre du jour des négociations figure la « désindexation ». De quoi s’agit-il ? Aujourd’hui, les pensions augmentent chaque année du même niveau que les prix à la consommation, de sorte que les retraités ne perdent pas de pouvoir d’achat. 

Pour faire des économies, les augmentations pourraient être inférieures à l’inflation voire gelées, pendant trois à cinq ans. La négociation tourne autour de l’ampleur des efforts et de leur durée. Si elle aboutit dans ce sens, début mars, la moitié du déficit sera comblée mais le pouvoir d’achat des retraités rogné. 

« La perte atteindrait 6 %, c’est considérable ! », s’alarme Éric Aubin, le monsieur Retraites de la CGT. En contrepartie, le Medef propose de baisser le coût des cotisations. 

Une telle mesure peut-elle être généralisée à l’ensemble des régimes de base ? Le gouvernement le laisse entendre mais syndicats et patronat n’y sont pas favorables. 

http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/Retraites-chomage-pouvoir-d-achat-trois-dossiers-explosifs-588244

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Y’en a marre des incertitudes sur la réforme des retraites et surtout des raisons et des pistes d’une nouvelle réforme

Posté par ippolito le 7 mars 2013

Retraites : les raisons et les pistes d’une nouvelle réforme

C’était il y a moins de trois ans : des manifestations monstre, un débat parlementaire épique et une réforme des retraites adoptée dans la douleur, qui portait progressivement l’âge de départ à 62 ans et l’âge auquel on pouvait toucher sa pension pleine à 67 ans. 

Une réforme « forte et réaliste parce qu’elle permet de sauver le système de retraite et d’être à l’équilibre en 2018 sans qu’aucune recette ne soit surévaluée », assurait alors Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. 

Quelques mois plus tard, cependant, la majorité socialiste, qui avait combattu pied à pied cette réforme et promis de revenir dessus si elle parvenait au pouvoir, doit se rendre à l’évidence : il faudra selon toute vraisemblance une nouvelle réforme rapidement, sous peine d’un effondrement du système. 

Et le PS, qui, en arrivant au pouvoir, a voté la possibilité de partir à 60 ans pour les carrières longues, va devoir choisir entre hausse de l’âge de départ, hausse des cotisations et baisse des pensions.

UNE SITUATION DIFFICILE

Que s’est-il passé ? Le système français de retraites par répartition repose sur un principe d’équilibre : les actifs payent les pensions des retraités, et accumulent au cours de leur vie des « trimestres » de cotisation, qui leur ouvriront le droit à la retraite lorsqu’ils en auront l’âge. 

Or, et c’était déjà le cas avant 2010 et la réforme, plusieurs paramètres contribuent à fausser le système : les retraités sont nombreux (15 millions de bénéficiaires d’un régime fin 2010, selon l’Insee), vivent longtemps et pourraient être aussi nombreux que les actifs d’ici à 2050.

 De plus, avec la crise, le chômage de masse limite encore les cotisations des actifs. En conséquence, le système est déséquilibré et accumule les déficits. 

La réforme de 2010 a joué sur le paramètre de la durée de cotisation, passée à 42 années, une économie chiffrée à 19 milliards d’euros en 2018. Elle a aussi acté le « pillage » du fonds de réserve des retraites, prévu par le gouvernement Jospin pour financer le déficit des retraites après 2020, et qui sera liquidé avant pour aider à résorber le déficit. Mais elle n’a pas, loin de là, ramené le régime à l’équilibre.

Comme cela avait déjà été signalé lors du vote de cette réforme, elle reposait sur des pistes de travail optimistes. Le conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit des scénarios pour tenter d’anticiper les besoins. 

Et le gouvernement avait choisi de baser sa réforme sur le « scénario B », qui prévoyait une croissance moyenne de 1,7 % jusqu’en 2013, de 1,9 % ensuite jusqu’en 2020 et de 1,6 % au-delà. Quant au chômage, il devait passer de 8,4 % de la population active  à 4,5 % à l’horizon 2050. Autant d’hypothèses pour le moins « volontaristes », qui faisaient dire dès 2010 aux spécialistes qu’il faudrait revenir rapidement sur la question.

Le COR a sonné l’alarme dans son rapport de décembre 2012, révélé par Le Monde. L’organisme prévoit un déficit des retraites de 21,3 milliards d’euros d’ici à 2017 en l’absence de nouvelle réforme. Il propose donc plusieurs pistes, la principale étant de relever à nouveau l’âge de départ effectif, en jouant soit sur l’âge légal, soit sur la durée de cotisation.

LE PS PRÊT À RELEVER L’ÂGE DE DÉPART EN RETRAITE

La question n’est plus taboue chez les socialistes. Ainsi, le député PS des Landes, Henri Emmanuelli, jugeait nécessaire de « se poser la question de la durée de cotisation. (…) Je vois des gens qui auront passé plus de temps en retraite que dans la vie active. C’est une situation qui ne peut pas perdurer. »

Le député PS Jean-Marie Le Guen, qui rejoint l’UMP Xavier Bertrand, plaide lui aussi dans Le Figaro pour un relèvement immédiat de l’âge de départ à 62 ans et du taux plein à 67 ans. 

La réforme de 2010 a programmé un relèvement progressif, qui doit être atteint en 2017. M. Le Guen propose de repousser directement les deux bornes, ce qui permettrait d’économiser « plusieurs milliards ». Xavier Bertrand va plus loin et évoque un relèvement à 65 et 70 ans d’ici à 2025.

A côté de cette disposition, qui rapporterait beaucoup, mais serait fortement impopulaire, d’autres hypothèses ont été évoquées. Certaines, comme une baisse du montant des pensions, sont écartées d’emblée. 

D’autres, comme une hausse des cotisations retraites (payées pour un tiers par les salariés et aux deux tiers par les employeurs), paraissent probables, même si cette hausse pourrait nuire à la compétitivité du travail.

Matignon évoque surtout la piste, plus complexe, d’une taxation accrue des retraités. Le gouvernement n’en a pas encore précisé les modalités, mais une piste revient, celle d’une désindexation temporaire des retraites complémentaires (pour l’instant) sur l’inflation. 

Si les négociations aboutissent, celles-ci ne seront plus revalorisées automatiquement chaque année, le temps de remettre à l’équilibre les régimes complémentaires des cadres et non cadres, Agirc et Arrco. 

Mais il existe d’autres voies : les retraités sont par exemple en partie exonérés de la contribution sociale généralisée (CSG) et ont droit à un abattement supplémentaire de 10% sur leurs pensions, ainsi qu’à une majoration de pension lorsqu’ils ont élevé trois enfants ou plus.

VERS LA RETRAITE PAR POINTS

Mais cette réforme ne suffira sans doute pas. Et Jean-Marie Le Guen évoque dans son interview une piste déjà promise en 2010, et évoquée par le gouvernement Hollande : un changement complet de modèle, pour aller vers la « retraite par points ». 

Ce système, en vigueur en Europe du Nord, calcule non plus en « trimestres » de cotisation mais en nombre de points, que l’on accumule au long de sa carrière.

L’intérêt de ce système pour les déficits repose sur la valeur du point, qui est le fruit d’une négociation entre partenaires sociaux et gouvernement, en fonction de la croissance économique.

En clair, contrairement à notre système qui garantit le montant des pensions, la retraite par points fait varier celle-ci selon la situation économique globale du pays. 

En outre, le passage d’un régime à l’autre requiert des négociations longues et un processus complexe de mise en place, sans parler des risques de contestation sociale.

Samuel Laurent

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/04/retraites-les-raisons-et-les-pistes-d-une-nouvelle-reforme_1842362_823448.html

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