Y’en a marre de l’augmentation des PV de stationnement pour financer le grand Paris

Posté par ippolito le 9 mars 2013

Vers une augmentation des PV de stationnement pour financer le supermétro
 
Si le plan budgétaire du Grand Paris Express est acté jusqu’en 2020, de nouvelles recettes sont envisagées par le gouvernement pour financer le fonctionnement du projet à long terme. Entre autres, une éventuelle augmentation des amendes de stationnement des voitures. 

Le Grand Paris Express, volet «transport» du projet du Nouveau Grand Paris, est financé. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault l’assurait fièrement mercredi après-midi, précisant que l’ensemble des nouvelles lignes de métro devrait être terminé d’ici 2030. 

Les collectivités priées de contribuer

Des économies ont d’ores et déjà été faites sur certaines lignes. Mais, selon le Premier ministre, deux milliards d’euros doivent encore être trouvés. Si nécessaire, l’Etat compte ainsi apporter son soutien à la Société du Grand Paris (SGP) à hauteur d’un milliard d’euros à partir de 2015. 

Pour cela, des recettes fiscales supplémentaires pourraient être affectées à la SGP à partir de 2020, afin de dégager 150 millions d’euros annuels supplémentaires. Une taxe sur les nuitées d’hôtel ou une hausse du versement transport sont envisagées.

Le gouvernement compte également sur les volontés locales: les collectivités sont priées de contribuer à hauteur de 225 millions d’euros. 

Et pour cela, elles pourraient bénéficier d’une hausse du tarif des amendes de stationnement, qui passeraient de 17 à 35 euros, versées au bénéfice des autorités organisatrices des transports, partout en France. 

Soit bien au delà du Grand Paris Express. Une mesure qui risque de faire grincer les dents des automobilistes de l’Hexagone.

http://www.leparisien.fr/economie/vers-une-augmentation-des-pv-de-stationnement-pour-financer-le-supermetro-07-03-2013-2623417.php

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Y’en a marre de la fin des exonérations sur les heures sup et surtout de la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 6 mars 2013

Heures sup’: la révolte que la gauche a tort d’ignorer

Pour 9 millions de salariés, c’est la douche froide : la fin des exonérations sur les heures sup leur a raboté d’un coup 500 € annuels de pouvoir d’achat en moyenne. Une décision qui nourrit une colère sourde.

En politique, c’est connu, l’impopularité d’une décision se mesure à la pile de courrier reçu à la suite de son application. C’est pourquoi, à Bercy, on a très vite su que la fin des exonérations fiscales sur les heures supplémentaires semait une colère sourde parmi le peuple de France. 

«On a reçu une quantité astronomique de lettres, souffle un habitué des couloirs du ministère, et ça a repris de plus belle quand Jérôme Cahuzac a certifié que la politique fiscale du gouvernement ne concernait qu’un contribuable sur 10.» Car, depuis le 1er août 2012, 9 millions de salariés savent bien qu’ils ont été «touchés», eux aussi. 

Le coup de pouce aux heures supplémentaires – le fameux «travailler plus pour gagner plus» voulu par Nicolas Sarkozy -, ce petit shoot de pouvoir d’achat pour les profs, serveurs, chauffeurs routiers ou assistantes maternelles venait compenser une progression salariale déprimante. 

Trois années de ce régime instauré par la loi Tepa avaient suffi à installer une puissante addiction. Comment en irait-il autrement quand, en période de rigueur salariale, la prescription consistait à injecter directement 500 € de pouvoir d’achat en moyenne par an ? 

Non sans contrepartie : pour l’Etat, cette mesure dénoncée par tous les économistes comme inefficace, voire destructrice d’emplois, avait un coût : 5 milliards d’euros. Inefficace et chère, il n’en fallait pas plus au candidat Hollande pour promettre d’y mettre fin, et au président pour récupérer lesdits milliards. 

Les premiers effets se sont fait ressentir sur les bulletins de paie de septembre, avec le retour des cotisations sociales sur les heures sup. Le second effet est à venir : les 9 millions de salariés devront également payer des impôts dessus lors de leur prochaine déclaration de revenus. 

« Un poison à diffusion lente » 

«Nous n’aurions pas dû sortir d’un seul coup de ce dispositif. Le choc a été rude», confesse aujourd’hui Christian Eckert, député PS de Moselle et rapporteur général du budget. 

Sans mesure d’accompagnement pour faire passer la pilule, le gouvernement a donné à la droite de quoi surfer sur une vague de mécontentement des classes moyennes et populaires mises une nouvelle fois à contribution.

 «C’est un poison à diffusion lente», se félicite un député de l’opposition. Laquelle voudrait bien faire des heures sup le boulet du gouvernement Ayrault, à l’instar de ce que fut le bouclier fiscal pour le couple Fillon-Sarkozy… 

«Neuf cent trente-six euros par an.» Pour Laetitia, le compte est vite fait. Cette assistante maternelle à Boulogne (Hauts-de-Seine) a vu sa fiche de paie mensuelle fondre de 1 600 à 1 522 €. 

Jusqu’au 1er août dernier, la trentaine d’heures supplémentaires qu’elle effectue chaque mois était exonérée de cotisations sociales, soit une économie d’environ 2,50 € par heure. C’en est fini. «Je m’y attendais, mais ce n’est pas une bonne idée. Cette mesure, c’était le seul bon point du président sortant», soupire-t-elle.

 Pour l’heure, cette trentenaire n’a pas demandé aux deux couples qui l’emploient de compenser cette perte de 3 % de son pouvoir d’achat. Pour cela, elle compte sur sa prochaine augmentation «prévue dans six mois»… Pas sûr que cela suffise.

 Car, en plus d’abolir l’exonération de charges, le gouvernement a également décidé de réintégrer les revenus tirés des heures supplémentaires dans le calcul de l’impôt sur le revenu. A ce titre, et rien que sur les quatre derniers mois de 2012, Laetitia devra payer un surplus de presque 100 € par rapport à 2011… 

«Si j’avais su que l’une des premières mesures serait de mettre fin à ce dispositif, je n’aurais pas candidaté pour obtenir des heures sup cette année», regrette pour sa part Ludivine Conrad.

 Cette professeur d’histoire-géo à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) a elle aussi vu rétrécir sa fiche de paie. Les deux heures sup par semaine qu’elle réalise lui rapportaient presque 300 € mensuels avant. 

Aujourd’hui, ce montant est tombé sous les 260 €. «Et encore, il va falloir payer les impôts. C’est presque 2 000 € par an qui sont refiscalisés !» désespère-t-elle. Facture sur les revenus 2012 : 150 €. «Mettre fin aux exonérations sur les heures supplémentaires était censé favoriser les embauches, et je comprends la logique. 

Sauf que, dans mon établissement, ça ne s’est pas traduit dans les faits : les mathématiques affichent 22 heures non affectées pour la rentrée 2013, soit de quoi créer un poste. Au final, on n’embauchera qu’un mi-temps et on distribuera le reste en heures sup. C’est à n’y rien comprendre et, du coup, on a du mal à saisir le sens du sacrifice.» Son coût total sur 2012 : 310 € de moins : «Tant pis pour les restos.» 

«Lorsqu’elle est entrée en application, cette mesure menaçait de me faire perdre jusqu’à 10 % de mon salaire annuel, calcule pour sa part Ivan Noël, 36 ans, serveur au café Les Philosophes à Paris (dans le IVe) depuis neuf ans. Fort heureusement, pour maintenir la motivation de son personnel, notre employeur a revu nos primes à la hausse. Il faudra néanmoins que je m’acquitte en 2014 des impôts supplémentaires, ce qui ne me réjouit guère. Car je n’ai aucune certitude que cet argent soit bien utilisé», conclut-il… philosophe. 

Un casse-tête pour les syndicats 

Son employeur, lui non plus, n’est pas content. «En défiscalisant les heures sup, Nicolas Sarkozy nous a fait profiter d’un pur effet d’aubaine», résume Xavier Denamur, patron de trois restaurants à Paris, dont le café Les Philosophes. Dans la restauration, où l’on travaille traditionnellement avec deux équipes – une du midi ; l’autre du soir -, les heures supplémentaires sont systématiquement au menu. 

Presque tous les salariés en font. «Depuis 2007, mes employés, dont beaucoup supportent des crédits, avaient intégré cette ristourne de charges dans leurs salaires. 

Du coup, en la supprimant du jour au lendemain, au prétexte de devoir mener une politique de rigueur, François Hollande leur a donné l’impression d’être totalement déconnecté de leurs réalités», poursuit Xavier Denamur. 

Lui aurait proposé une alternative qui, pour être favorable à ses salariés, aurait toutes les faveurs de son comptable et de son banquier : «Pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés, le gouvernement aurait dû baisser leurs charges salariales sur toutes leurs heures, en diminuant, pour compenser, les allégements Fillon de charges patronales sur les bas salaires. Mais non ! En France, l’Etat, c’est un comble, préfère pousser les employeurs à mal payer leurs salariés !» 

Pour les syndicats, l’affaire est aussi un casse-tête. Plus encore dans les secteurs où les heures sup ne dépendent pas de la conjoncture. Parmi les salariés frappés de plein fouet par cette suppression :

 les chauffeurs routiers. Ils avalent les kilomètres mais aussi les heures sup, jusqu’à 80 heures mensuelles. Résultat ? «Sur leurs bulletins de paie, certains de nos collègues ont perdu jusqu’à 1 000 € brut par mois», confie Patrick van Craeynest, de la CGT Transport. 

Dans ces conditions, il est difficile pour ce syndicaliste – et pour la CGT en général – d’expliquer à ses troupes qu’il était très opposé à ces exonérations voulues par Sarkozy : 

«C’était un leurre permettant de les exploiter davantage, plutôt que d’augmenter leur salaire de base.» La colère, parmi ses troupes, est bel et bien présente : «A l’idée qu’ils vont être imposés sur leurs heures sup en 2013, ils sont complètement écœurés. On a l’impression de revivre 1993-1994, quand la panne d’activité était telle que de nombreux salariés avaient peur de ne plus manger.» Et de l’écœurement social à la révolte politique, il n’y a qu’un pas, note notre syndicaliste : «Ce qu’ils me disent, c’est qu’être mordu par un chien ou par une chienne, c’est la même chose. Et qu’entre la gauche et la droite il n’y a plus de différence.» 

LAURENCE DEQUAY ET EMMANUEL LÉVY 

http://www.marianne.net/Heures-sup-la-revolte-que-la-gauche-a-tort-d-ignorer_a226834.html

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Y’en a marre des magouilles et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 6 mars 2013

Affaire Tapie-Adidas : Lagarde prête à porter le chapeau pour Sarko

Christine Lagarde est en train de se mordre les doigts jusqu’au sang de n’avoir exigé aucun ordre écrit de Nicolas Sarkozy pour mettre en place la procédure arbitrale qui a enrichi de 403 millions d’euros Bernard Tapie en 2008 dans l’affaire Adidas/Crédit Lyonnais alors qu’elle était ministre des Finances.

Elle qui est en tête du palmarès Ifop des femmes politiques (devant Marine Le Pen !), en mars 2013, risque une belle descente en solo. Même si des voix commencent à s’élever moderato à droite pour remettre un tantinet les pendules à l’heure. Elles ne seront sans doute pas suffisantes pour pointer le « secret du roi ». Ce n’est jamais le cas, on le sait bien.

Cette erreur de débutant de l’actuelle directrice du FMI – Lagarde a succédé à DSK, un autre gaffeur de premier ordre – risque de visser un très lourd chapeau sur sa tête polyglotte (elle parle anglais comme pas un). 

En effet, l’enquête avance à grand pas afin de prouver le caractère illégal de l’arbitrage décidé en lieu et place d’une décision de justice traditionnelle aux intentions infiniment moins généreuses vis-à-vis de Nanard, censément lésé par sa banque dans la vente du groupe de matériel sportif . 

Pourtant l’affaire avait été jugée bien avant cet « arbitrage ». Bien jugée même et ce devant la juridiction ultime : la Cour de cassation.

Ce qui fait que les juges commencent à se pencher très vigoureusement sur le pourquoi du comment de la manœuvre un tantinet étrange et très coûteuse pour le contribuable.

DANSE DU TAPIE

D’ailleurs, il est très vraisemblable que le bouillant homme d’Affaires, se fasse un certain mouron car le spectre d’un remboursement pourrait bien agiter ses chaînes. Reste à savoir où sont passés les sous. Un classique de la danse du Tapie.

Vendredi, les enquêteurs se sont rendus au domicile de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée au moment des faits, et celui-ci a donné le ton. Et ouvert en grand le parapluie.

« Je voudrais dire de façon tout à fait nette, catégorique, que la procédure a été menée par le ministère des Finances et les arbitres choisis par les parties », a déclaré celui qui a été, ensuite, le premier flic de France. En clair : c’est Lagarde qui a tout fait et Sarko ne savait rien.

L’affirmation est allée droit au cœur de la patronne du FMI, qui a eu beaucoup de mal à trouver le sommeil ce week-end à Washington. Car il lui manque cruellement de quoi se défendre : un petit bout de papier avec une petite signature présidentielle. Et ça, Guéant le sait très bien.

A l’époque, c’était la confiance absolue entre les membres de la « Dream Team » de Sarko qui avaient plus qu’intérêt à obéir le petit doigt sur la couture du pantalon pour rester en course. Et le château de l’Elysée n’allait pas laisser de traces derrière lui. Ce n’est pas son genre.

Même si la justice venait à chercher des poux dans la tête de l’ex président et lui demander des comptes sur ce joli chèque libellé au nom du nouveau patron de la Provence, Nicolas Sarkozy risque peu par rapport à son ancienne ministre.

« La décision ayant été prise dans le cadre de sa fonction présidentielle, il ne serait responsable que devant la Haute Cour de Justice, mais il a peu à craindre, puisqu’il n’existe aucune trace écrite de cet ordre », estime le député Charles de Courson (UDI-Marne), représentant de l’Assemblée nationale au sein du CDR (ndlr : consortium de réalisation, chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais, banque alors publique impliquée dans l’affaire Adidas).

Dans un entretien à l’Ardennais publié le 3 mars, l’élu met les points sur les i. Et vient en aide à Christine Lagarde.

« Elle n’a rien décidé du tout. Elle s’est contentée de signer (…) sans en informer l’ancien Premier ministre, François Fillon », assure Charles de Courson.

Lagarde se retrouve un peu isolée devant la précipitation des évènements. La Cour de Justice de la République, (CJR, qui juge les ministres indélicats) doit dire d’ici l’été prochain si elle poursuit, ou non.

NAGE SYNCHRONISEE

L’ex nageuse synchronisée pourrait écoper d’une mise en examen pour détournement de (grands…) fonds publics. 

Pour l’ancien représentant du Parlement au CDR la procédure est « illégale en droit puisqu’il n’existe aucune disposition législative qui permet dans ce type d’affaires d’aller à l’arbitrage, procédure interdite à l’Etat français ».

Autre mystère : pourquoi donc le tribunal arbitral a décidé finalement d’accorder 45 millions d’euros à Bernard Tapie alors que la Cour d’appel a fixé initialement ce montant à …un euros ?

Des rumeurs ont couru selon lesquelles Nicolas Sarkozy aurait « remercié » l’ami Nanard d’avoir soutenu sa candidature en 2007. Mais ce genre de soutien fait plutôt perdre des voix.

Selon Charles de Courson, il faut chercher plutôt dans l’amitié qui lie Bernard Tapie à l’ancien président de TF1, Patrick Le Lay. « La décision du tribunal arbitral, c’est un renvoi d’ascenseur, une récompense au tandem Le Lay – Bouygues (ndlr : Martin Bouygues, actionnaire de référence de TF1 est le parrain du fiston Sarkozy) pour avoir mis TF1 à la disposition de Sarkozy dans la campagne 2007 ». A suivre.

Reste d’autres faits troublants : pourquoi le gouvernement Sarkozy a changé le président du CDR, fortement hostile à l’arbitrage ? Pourquoi a-t-on essayé de virer (sans succès) Charles de Courson du conseil d’administration du CDR ?

C’est désormais à la « justice de faire son travail », comme on dit. Mais celui-ci terminé il y a gros à parier que comme le prédit Tapie en allant « à la pêche au gros », les juges « risquent de ne récupérer que des sardines ».

En tout cas, Lagarde qui conseillait en son temps aux français d’aller bosser en vélo devant la hausse des prix du carburants, risque fort de perdre les pédales et d’effectuer une belle sortie de route. Seule.

 http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/affaire-tapie-adidas-lagarde-prete-131725

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Y’en a marre du procès de Rama Yade pour faux et usage de faux et surtout de toutes les magouilles de nos élus

Posté par ippolito le 3 mars 2013

Procès Rama Yade pour faux et usage de faux: une menace de plus pour l’ex-étoile sarkozyste

Ses détracteurs, à droite comme à gauche, savourent l’instant. Rama Yade a comparu ce jeudi 28 février devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Un épisode judiciaire dont la jeune vice-présidente de l’UDI et ex-égérie des années Sarkozy se serait bien passé.

Privée de mandat national, marginalisée au sein du parti de centre-droit monté par Jean-Louis Borloo, l’ancienne ministre de 36 ans joue une partie de son avenir politique sur une banale affaire de domiciliation électorale. 

Un comble pour celle qui avait fait de son ancrage local la condition de sa carrière politique, quand Nicolas Sarkozy voulait la propulser en tête de liste des élections européennes.

Jusqu’à trois ans de prison

La justice la soupçonne d’avoir triché à deux reprises sur sa domiciliation pour pouvoir être inscrite sur la liste électorale de Colombes.

D’abord en décembre 2009 lorsqu’elle a fourni l’adresse d’un local commercial, sa permanence située non loin de la mairie. Puis deux ans plus tard quand, après avoir été radiée d’office de cette liste, elle a tenté de se faire réinscrire en déclarant habiter dans un appartement de la ville.

L’affaire peut sembler anecdotique. Mais les charges retenues contre Rama Yade sont graves: faux, usage de faux et inscription indue sur une liste électorale à Colombes (Hauts-de-Seine), où elle est élue d’opposition.

Avec, à la clé, une menace d’un an d’emprisonnement pour le volet « faux » et jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende pour l’infraction au code électoral. Le tout agrémenté d’une peine d’inéligibilité.

Une sanction encore hypothétique (le ministère public a requis 5000 euros d’amende) mais qui pourrait s’avérer désastreuse politiquement en la privant d’élection municipale en 2014.

  »Il est injuste que la justice soit instrumentalisée à des fins politiques par des gens peu recommandables », a-t-elle déclaré pendant le procès.

Le verdict est attendu le 28 mars prochain.

A la grande époque des « sarkozettes »

Depuis trois ans, Rama Yade traîne cette affaire comme un boulet qui plombe une carrière politique entamée sur les chapeaux de roue mais désormais en sérieuse perte de vitesse. 

Toujours populaire - »elle est adulée par les militants », assure son compagnon de route à l’UDI Dominique Paillé- mais ombrageuse, l’élue locale est également volontiers décrite comme « tapageuse », voire « incontrôlable » par ses nouveaux amis centristes.

  »C’est une jeune femme pleine de talent et dans le conglomérat des ambitions de l’UDI, il n’y a pas beaucoup d’enthousiasme à lui céder la place qu’elle mérite », relativise encore Dominique Paillé.

Un caractère bien trempé qui ne date pas d’hier. En 2007, la presse, qui n’est jamais à l’abri d’un mauvais mot, saluait l’avènement des « sarkozettes ». Pécresse, NKM, Dati, Yade puis Jouanno… 

Autant de femmes jeunes, iconoclastes et peu connues du grand public mais promues au gouvernement par la volonté de Nicolas Sarkozy de féminiser le personnel politique à droite.

Cinq ans plus tard, toutes ont su tracer leur route, en rupture ou avec l’UMP. De toutes, Rama Yade était pourtant celle qui avait débuté le précédent quinquennat avec le plus de panache. 

Nommée secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme aux côtés d’un Bernard Kouchner qui n’en voulait pas, la jeune femme sort du rang dès l’hiver 2007 en critiquant la visite d’Etat de Kadhafi à l’Elysée: « Notre pays n’est pas un paillasson ».

La formule insupporte une droite qui n’a toujours pas digéré l’ouverture mais sa liberté de ton fait mouche dans l’opinion. En 2009, malgré son exfiltration au secrétariat aux Sports, elle s’installe en tête des palmarès d’opinion et s’impose comme le ministre le plus aimé du gouvernement.

Déconvenues électorales et choix à contre-temps

Boudée par l’Elysée, isolée à l’UMP, Rama Yade quitte le gouvernement Fillon à l’automne 2010 en même temps que Jean-Louis Borloo qu’elle suivra au Parti radical puis à l’UDI. 

Mais son bilan politique est famélique. Pas une loi ne portera son nom et les déconvenues électorales se sont enchaînées. Echec aux municipales de Colombes en 2008, gadin aux élections régionales de 2010. 

Et les révélations du Canard Enchaîné sur la facture de sa chambre d’hôtel en Afrique du Sud lors du désastreux Mondial de football écornent sérieusement son image d’insoumise.

Récemment, le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, s’est fendu d’un commentaire peu glorieux. « En 2010, il y avait les quatre guerrières: Pécresse, Jouanno, NKM et Yade. Moi, le bon gros, et bien je les ai eues! »

Les autres ont rebondi, Rama Yade se cherche encore. Critique à l’égard de la ligne droitière empruntée par Nicolas Sarkozy après son discours de Grenoble, l’ex-sarkozette accuse l’UMP de « copier » le programme de la Droite populaire (aile dure de l’UMP) et mise tout son capital politique sur une candidature Borloo en 2012.

Patatras. Borloo renonce, et Rama Yade est tenue de revenir, à contre-coeur, au bercail sarkozyste alors que la campagne présidentielle s’enflamme sur le halal et l’Europe des frontières.

Embourbée dans ses soucis de listes électorales, Rama Yade ne parvient même pas à se qualifier au second tour des législatives dans son « fief » des Hauts-de-Seine.

Prise de distance politique

Ses soucis ne s’arrêtent pas là. Dégradée de son poste stratégique de présidente des investitures à l’UDI, contestée dans sa propre fédération des Hauts-de-Seine, la jeune femme, qui attend son premier enfant, a d’ores et déjà pris ses distances avec la politique à plein temps.

« Elle ne force pas la porte. Elle a été échaudée, comme moi, par la non-candidature de Borloo à la présidentielle. Depuis, elle joue sa partition », glisse l’ancien porte-parole de l’UMP Dominique Paillé.

Mais les désaccords stratégiques s’affichent. Et la mésentente avec Jean-Louis Borloo commence à se voir. « Je ne vois pas comment l’UDI peut durablement s’imposer dans l’espace politique si elle n’envoie pas de candidats aux élections et notamment à Paris », tacle-t-elle après que le président de l’UDI a renoncé à se présenter dans la capitale.

Selon le site spécialisé Acteurs Publics (lien payant), la conseillère régionale a repris son poste d’administrateur au Sénat. Et elle a, semble-t-il, écarté toute ambition de briguer une place aux municipales parisiennes.

Un départ en catimini? A 36 ans, « Rama a une arme extraordinaire: elle a le temps », pense Dominique Paillé. Une relaxe devant le tribunal correctionnel de Nanterre serait un excellent argument pour rebondir.

Le HuffPost  |  Par Geoffroy Clavel

http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/27/proces-rama-yade-faux-usage-faux-menace-carriere-politique-ex-etoile-sarkozyste_n_2774347.html?utm_hp_ref=fr-politique

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Y’en a marre des profiteurs de la république

Posté par ippolito le 28 février 2013

Les profiteurs de la République

François Hollande avait promis de remettre de l’ordre dans l’appareil de l’ Etat. Pourtant, 9 mois après son élection, les vieilles pratiques perdurent et les profiteurs de la République continuent à prospérer.

Les profiteurs de la République sont légions. Jean-Baptiste de Froment, conseiller sondages de Nicolas Sarkozy, avait été nommé maître des requêtes au Conseil d’Etat quelques jours avant l’élection de Hollande.

Camille Pascal, plume de Nicolas Sarkozy, était quant à elle nommée quelques jours plus tard conseillère d’Etat. Le Conseil d’Etat est l’une des grandes planques de la République permettant de recaser les amis du pouvoir.

François Mitterrand avait nommé Paule Dayan, fille de son ami Georges, au Conseil d’Etat. Mais la liste des nominations polémiques au Conseil d’Etat est longue: 

Erik Orsenna, Régis Debray, Michel Barnier, Christine Albanel, Jean-Jacques de Peretti, Arno Klarsfeld, Hugues Gall, les journalistes Philippe Boucher et Guy Thomas… Tous ont ainsi pu bénéficier des largesses de la République.

Christine Lagarde avait fait nommer son ex-conseillère parlementaire ( disposant d’un simple diplôme d’infirmière) au poste de contrôleur général économique et financier. Le même poste où avait été replacé par la suite l’ex-chef de cabinet de Laurent Wauquiez par l’ancien ministre lui-même.

Jean-Louis Borloo et Brice Hortefeux ont recasé leurs amis à l’inspection générale de l’Administration du développement durable, et Manuel Valls a promu des préfets.

Les planques les plus connues des profiteurs de la République restent le Conseil économique, social et environnemental, ainsi que les postes d’ambassadeur à l’OCDE ou l’Unesco.

Les planques sont parfois cocasses: Gilles de Robien bénéficie désormais du titre d’ambassadeur “chargé de promouvoir la cohésion sociale”, et Louis de Broissia est ambassadeur “pour l’audiovisuel extérieur”. Ces deux planqués peuvent ainsi voyager partout dans le monde aux frais de la République.

Les anciens présidents de la République, tranquillement recasés au Conseil constitutionnel, sont d’ailleurs les premiers à profiter des largesses de l’ Etat et de la République.

Les députés René Dosière (PS), Jean-Luc Warsmann (UMP) et Lionel Tardy (UMP) traquent depuis des années les gaspillages des comités Théodule ( voir Le grand gaspillage des comités Théodule). 

François Hollande avait déclaré vouloir mettre fin à ces pratiques. Qu’en est-il aujourd’hui ? Il serait enfin temps que Hollande se penche sur le problème des profiteurs de la République.

source: challenges.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/les-profiteurs-de-la-republique/

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Y’en a marre de la crise mais surtout de la politique économique de nos différents gouvernements

Posté par ippolito le 26 février 2013

Croissance zéro en France: à qui la faute?

La croissance a été nulle en France en 2012. L’opposition dénonce l’échec de la politique économique du gouvernement. En réalité, c’est la droite qui a initié la politique d’austérité. Mais la gauche ne fait rien pour relancer la machine. Explications.

Les nuages s’accumulent pour le gouvernement. 2012 aura été une année noire, non seulement pour le chômage avec 285.000 demandeurs d’emplois en plus, mais aussi pour la croissance. 

Le PIB tricolore a stagné en 2012, selon les chiffres publiés par l’Insee ce jeudi 14 février. Sur l’ensemble de l’année, la croissance a été de zéro. C’est un véritable effondrement par rapport à 2011, où le PIB avait progressé de 1,7%.

Ces mauvais chiffres contraignent le gouvernement à « repenser », selon les termes du ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, ses prévisions d’une croissance de 0,8% pour cette année et surtout de d’un déficit public à 3%. 

Jusqu’à encore hier, l’exécutif n’en démordait pas et répétait à l’envi qu’il n’était pas question de remettre en question cet objectif énoncé par François Hollande pendant la campagne présidentielle. La publication mardi du rapport de la Cour des Comptes, qui estime que l’objectif de déficit de 3% ne sera pas atteint, a précipité les événements.

« Nous ne serons pas exactement, je pense, aux 3% en 2013″, a finalement concédé Jean-Marc Ayrault mercredi soir sur France 3. « On n’en sera pas loin », a-t-il ajouté aussitôt, se gardant toutefois de donner un chiffre précis. 

Mais le Premier ministre a réaffirmé que l’autre objectif de l’exécutif en matière de réduction de déficit, 0% en 2017, était lui inchangé. il a insisté sur la notion de « trajectoire » pour réduire le déficit. « Et pour y arriver, on a déjà engagé un certain nombre de réformes, fait des économies. Nous allons dans la bonne direction ».

La politique d’austérité a été initiée par la droite

Pour l’opposition, ces mauvaises nouvelles sont du pain béni. Dans un entretien aux Echos publié ce matin, Jean-François Copé annonce que l’UMP va déposer une motion de censure contre la politique économique du gouvernement pour « inciter » François Hollande à « changer immédiatement » de cap.

 Selon le patron de l’UMP, l’impossibilité d’atteindre une réduction du déficit à 3% constitue « le véritable aveu de l’échec de François Hollande ». « L’économie française est à l’arrêt » et la majorité a « cassé la croissance avec une overdose d’impôt », a accusé de son côté jeudi l’ancienne ministre UMP du Budget, Valérie Pécresse, sur Canal+.

En réalité, l’encéphalogramme de l’économie française reste désespérément plat depuis le printemps 2011, avec de brefs épisodes récessifs et des rebonds éphémères. 

Concrètement, la France a connu en 2012 quatre trimestres d’évolution en dents de scie de son PIB: -0,1% au premier et au deuxième trimestre, +0,1% au troisième et -0,3% au quatrième. 

En clair: la France a été techniquement en récession (deux trimestres consécutifs de baisse) dans la première moitié de l’année. Autrement dit, sous la précédente majorité. Puis elle a connu une timide embellie quand la gauche est arrivée au pouvoir, avant de plonger en fin d’année.

« Ce n’est pas l’actuel gouvernement qui a commencé à prendre des mesures d’austérité, souligne Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Europe. Les hausses d’impôts qui ont pesé sur les ménages et les entreprises en 2012 ont été votées par le gouvernement Fillon en 2011. 

La gauche ne fait que poursuivre cette politique. De toute façon, ce n’est pas un problème de politique économique spécifique à la France mais de contexte généralisé d’austérité en Europe ».

La politique du gouvernement ne favorise pas l’investissement

L’Europe, principal marché de la France (60% de nos exportations), s’est enfoncée dans la récession en 2012: le PIB de la zone euro a plongé de 0,6% au quatrième trimestre et de 0,5% sur l’ensemble de l’année. 

Seules l’Allemagne et l’Autriche ont enregistré une croissance positive (+0,7%), tous les autres pays de l’union monétaire sont en récession. 

Mais l’Allemagne enregistre un trou d’air encore plus sensible au quatrième trimestre: le PIB a reculé en effet de -0,6% contre -0,3% en France. Aucun pays ne peut donc se prétendre à l’abri. De ce point de vue, le zéro français est un moindre mal.

On observe par ailleurs que si la consommation des ménages affiche finalement une croissance nulle sur l’ensemble de l’année, c’est grâce à une légère hausse de 0,3% et de 0,2% aux troisième et quatrième trimestre. 

On ne peut donc pas dire, pour l’instant, que les hausses d’impôts décidées par le gouvernement ont brisé le moteur traditionnel de l’activité en France. Mais cela pourrait bien arriver en 2013, vu le choc fiscal que vont subir les entreprises et les ménages (deux tiers des 38 milliards d’euros de l’effort structurel prévu).

Si la politique du gouvernement n’a pas « cassé la croissance », ou en tout cas moins qu’ailleurs, reste à savoir si elle pourrait la faire redémarrer. 

Rien n’est moins sûr. « Le seul élément capable de dynamiser la croissance française en 2013, c’est l’investissement des entreprises. Or la politique du gouvernement ne le favorise pas, estime Jean-Marc Daniel: 

la fiscalité sur les bénéfices va être alourdie et le crédit d’impôt compétitivité favorise les entreprises à forte main d’oeuvre, pas les entreprises de croissance. »

Cela dit, les économies massives préconisées par la droite à la place des hausses d’impôt ne seraient pas plus efficaces. Elles auraient même un effet récessif plus important à court terme, argument mis en avant par Bercy pour justifier la prépondérance donnée à l’effort fiscal en 2012-2013.

Le FMI, l’OCDE et la Commission européenne prévoient 0,3% de croissance dans l’Hexagone cette année. Cet objectif, si minime soit-il, semble d’ores et déjà difficile à atteindre. L’acquis de croissance pour cette année est en effet négatif (-0,2%). Nombreux sont les économistes à prévoir aujourd’hui une nouvelle année blanche en terme de croissance.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/croissance-zero-en-france-a-qui-la-faute_372631.html?p=2

Publié dans Y'en a marre de la crise, Y'en a marre des politiques | Pas de Commentaire »

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