Y’en a marre des magouilles des Balkany

Posté par ippolito le 11 octobre 2014

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L’enquête sur le patrimoine des époux Balkany s’est enrichie d’un nouveau scandale…

Patrick Balkany soupçonné d’avoir omis de déclarer 4 millions d’euros au fisc

Les époux Balkany n’ont pas fini d’entendre parler d’impôts.Selon M6, Patrick Balkany (UMP), maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) n’aurait pas déclaré au fisc près de 4 millions d’euros.

L’enquête ouverte pour corruption a rebondi avec le témoignage d’un industriel belge qui assure avoir versé en juin 2009 une commission de 5 millions de dollars (3,9 millions d’euros) au député-maire, qui ne l’aurait pas déclarée au fisc. Georges Forrest, qui a fait fortune dans les mines d’Afrique, a été entendu le 18 septembre dernier comme témoin assisté par le juge Renaud van Ruymbeke dans l’enquête pour blanchiment de fraude fiscale visant les époux Balkany.

Isabelle Balkany a déjà dû payer un million d’euros

Un dossier de plus contre les époux Balkany. Dans le cadre de cette information judiciaire, les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon avaient mis en examen fin mai Isabelle Balkany et Jean-Pierre Aubry pour blanchiment de fraude fiscale. L’épouse et première adjointe du maire de Levallois-Perret s’était également vu imposer une caution d’un million d’euros, qu’elle a contestée sans succès devant la cour d’appel avant de la payer.

http://www.20minutes.fr/paris/1458295-20141010-patrick-balkany-soupconne-avoir-omis-declarer-4-millions-euros-fisc

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Y’en a marre des magouilles et des détournements de fonds publics

Posté par ippolito le 13 mars 2013

Procès Andrieux : «750 000 euros détournés en trois ans, il faut relativiser»

Au procès de Sylvie Andrieux, le tribunal explore le fonctionnement du conseil régional Paca, qui a subventionné des associations fictives. Des fonctionnaires avaient alerté ; des directeurs et les élus avaient refusé de les écouter.

Comment une collectivité a-t-elle pu techniquement financer le train de vie de margoulins, avec des subventions versées à des associations fictives, sur la base de fausses factures grossières? Le tribunal correctionnel de Marseille a progressé hier sur la question, après une première semaine consacrée aux association fictives et leurs dirigeants.

Bien avant l’arrivée de la députée socialiste Sylvie Andrieux, vice-présidente chargée jusqu’en 2009 de la politique de la Ville, la région Paca avait mis en place une très curieuse ligne budgétaire, au fonctionnement très opaque. 

Elle était réservée aux associations soutenues par les élus. Les dossiers arrivaient le plus souvent par les groupes politiques, passaient par le cabinet du président du conseil régional, avant de redescendre vers les services, qui n’avaient pas grand chose à dire et n’étaient pas censés contrôler. Cela s’appelait la «ligne R 950». Celle des dossiers «signalés».

Pour ces subventions-là, pas de chargés de mission chargés de contrôler la réalité des associations, et de leurs actions. Les services se contentaient de vérifier la «complétude», c’est à dire la présence de toutes les pièces administratives. Aucun garde-fou, et une véritable déresponsabilisation des fonctionnaires. 

A la barre, hier, le directeur de la politique de la Ville a eu cette formule délicieuse : «A aucun moment nous n’avons soupçonné qu’il s’agissait d’associations fictives puisqu’elles étaient soutenues par des élus. Des élus ne peuvent pas soutenir des associations fictives…».

Les élus ne voulaient surtout pas que cela change, que l’on intègre «de la technocratie» dans ce système très souple. Quand les fonctionnaires ont demandé des critères, ils ont refusé. La ligne R 950 permettait d’arroser le territoire de subventions, sans avoir à rendre de compte.

 Certains fonctionnaires tiquaient cependant. La gestionnaire financière du service politique de la Ville disait par exemple pendant l’enquête que les dossiers «surveillés» étaient souvent relatifs à l’achat de minibus et de matériels informatiques. «Dans ma position de contribuable, ajoutait-elle, j’ai du mal à expliquer pourquoi, dans le cadre de la réhabilitation des quartiers ou l’animation de ceux-ci, il faut tant de minibus et d’ordinateurs.»

Les services ont essayé d’alerter à de nombreuses reprises. Le 19 juillet 2002 par exemple, la note d’un chargé de mission commençait ainsi : «J’ai l’honneur de vous préciser mes observations sur les dossiers signalés de Marseille. (…) 

En septembre 1998, juin 1999 et en décembre 2001, j’ai eu l’occasion d’informer le cabinet des dérives entraînées par ces dossiers…» Sa note résume ensuite tout ce qui a permis de subventionner les associations fictives. La ligne budgétaire sans critère, le manque de moyens de contrôle, les «pressions directes d’élus sur les fonctionnaires».

Fin mai 2007, une fonctionnaire a ensuite envoyé une nouvelle alerte. Cette fois un mail, qui signalait des demandes de subventions qu’elle estimait suspectes. 

Certaines associations, très récentes, voulaient faire réaliser des travaux alors qu’elles n’avaient pas de locaux. «Risque équipement de particulier», prévenait-elle, avant de s’étonner que d’autres structures achètent des voitures avec de nombreuses options, dont l’utilité sociale ne lui paraissait pas évidente.

 Alertée du mail, Sylvie Andrieux, qui soutenait ces projets, aurait appellé alors la fonctionnaire pour lui  passer un savon. «Elle était très en colère, confirmait la fonctionnaire aux enquêteurs. Je luí faisais part de ces problèmes dans le cadre de la protection juridique des élus, elle m’a répondu qu’elle n’avait pas besoin d’être protégée. Elle m’a dít que les dossiers arrivant chez elle, elle était censée bien les connaître.»

En septembre 2007 ensuite, trois dossiers d’associations différentes arrivent par hasard en même temps sur le bureau de la fonctionnaire. Elle remarque qu’elles comportent des factures d’un même fournisseur et appelle ce dernier. 

Et apprend qu’il n’a jamais délivré de telles factures. Il s’agit de faux. Les dossiers sont bloqués, mais un directeur signera en mars 2008  les ordres de paiement, après présentation de nouvelles factures, d’un autre fournisseur. Il est renvoyé devant le tribunal.

Les fonctionnaires ont à peu près tous confirmé que 75% au moins des «dossiers surveillés» arrivaient sur une liste baptisée «CA», celle des associations soutenues par Sylvie Andrieux. 

L’élue ou ses collaborateurs marquait parfois en plus «TTU», cela signifiait qu’il fallait traiter sans traîner ce dossier «très très urgent». Ils utilisaient plus que les autres une procédure dérogatoire qui permet de faire passer les demandes en urgence, même lorsqu’il manque des pièces. 

Lorsque cela traînait cependant, il arrivaient que les responsables associatifs appellent eux-mêmes les services, en prévenant qu’ils allaient «voir Sylvie».

Hier, la défense de la députée a fait citer deux anciens directeurs. Ils voulaient la soutenir, mais se sont montrés assez maladroits.

 «750000 euros détournés en trois ans, il faut relativiser», a dit l’un d’eux pour qui les détournements de fonds publics «n’étaient pas si importants au regard du budget de la région».

 Selon le deuxième, «cela faisait plutôt moins que la moyenne de fraude de l’ensemble de la région». Le tribunal n’a pas semblé partager cette approche assez libérale du droit.

Par OLIVIER BERTRAND

http://www.liberation.fr/societe/2013/03/12/750-000-euros-detournes-en-trois-ans-il-faut-relativiser_887866p

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Y’en a marre des scandales alimentaires et surtout de l’élevage industriel

Posté par ippolito le 11 mars 2013

L’élevage industriel tue aussi les humains 

Ne pas se laisser impressionner par la propagande, qui a découvert un joli bouc émissaire dans le scandale de la bidoche. Derrière le rideau de scène, le vrai responsable du massacre est l’élevage concentrationnaire.

C’est un peu « Au théâtre ce soir », défunte émission de la télé où les décors étaient de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell. Le scandale en cours de la bidoche de cheval fait revivre les belles heures du théâtre Marigny, mais en plus ringardos, ce qui n’est pas à la portée du premier metteur en scène venu.

Dans le rôle du gogol, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Dès le 11 février, alors que le feu gagne la plaine, il déclare sans s’étouffer: «Je découvre la complexité des circuits et de ce système de jeux de trading entre grossistes à l’échelle européenne.» Le gars est petit-fils de paysan breton, il a un BTS agricole et il a même enseigné plus tard l’économie dans un lycée agricole. Mais il ne sait pas que la viande circule d’un pays à l’autre. Stéphane, même pas drôle. 

Mais changeons plutôt de sujet, car on se contrefout que des marlous aient décidé de mettre du cheval dans un plat de bœuf. Dans un monde où Findus appartient à un fonds de pension qui exige 8 à 10% de rentabilité financière par an, tous les maillons de la chaîne sont appelés à truander pour remplir leurs obligations. Parlons plutôt de ce qui est planqué dessous le sang des bêtes. Pour bien comprendre ce qui va suivre, il faut commencer par un point d’histoire.

En 1961, Edgard Pisani devient le ministre de l’Agriculture du général de Gaulle. Dans le droit-fil du comité Rueff-Armand, qui entend dynamiter le cadre économique ancien — le libéralisme, déjà—, une poignée de technocrates, soutenus par Pisani, décident en toute simplicité une révolution de l’élevage.

L’idée est de profiter de l’avantage comparatif français — 20 millions de bovins et de grandes surfaces de pâturages — pour produire massivement de la viande, laquelle sera exportée dans le Marché commun naissant et permettra en retour d’investir dans des industries d’avenir. Le plus con, c’est que ce projet va marcher. 

En février 1965, Pisani est en Bretagne et, sous les vivats, il annonce que la région doit devenir «l’atelier à viande et à lait» de la France. En 1966, une grande loi sur l’élevage est votée, et tout le monde s’embrasse sur la bouche: l’animal est pleinement devenu une marchandise.

Mais un produit industriel est là pour cracher du flouze, pas pour faire plaisir aux amis des animaux. Un système se met en place, à coups de sélection génétique, d’alimentation «scientifique» — une partie viendra des Amériques sous la forme de soja—, de hangars concentrationnaires, de barres métalliques de contention pour interdire au capital de bouger son cul, et bien sûr de produits chimiques. La chimie est au cœur de l’aventure industrielle de la viande. 

Vaccins, anabolisants, hormones de croissance, antiparasitaires, neuroleptiques pour calmer les nerfs des prisonniers et, bien entendu, antibiotiques, sont utilisés chaque jour. Les antibiotiques, dans la logique industrielle, ne sont pas là pour soigner, ou si peu: on a découvert dans les années 1950 qu’en gavant les animaux avec ces médicaments on obtenait comme par magie une croissance accélérée de leur poids, et donc des profits.

La mort qui se cache dans l’assiette

L’utilisation d’antibiotiques comme facteurs de croissance a été interdite en Europe en janvier 2006, mais cela n’a pas changé grand-chose au programme des réjouissances chimiques. La liste officielle des médicaments vétérinaires autorisé1 contient des dizaines de substances, dont aucune autorité ne connaît les effets combinés. 

La seule certitude, c’est que certains sont violemment toxiques et rémanents. Ce qui veut dire qu’ils sont stables longtemps et peuvent, pour certains, entrer dans la chaîne alimentaire.

Par ailleurs, signalons que des études2 montrent que des restes de médicaments vétérinaires sont retrouvés dans la viande de petits pots destinés aux bébés. 

C’est affreux? D’autant que la toxicologie connaît ces temps-ci un ébouriffant changement de paradigme. Pour de multiples raisons impossibles à résumer, il devient hautement probable que d’infimes doses de résidus peuvent avoir un effet délétère sur la santé humaine. Et des mioches encore plus.

Autre folie consubstantielle à l’élevage industriel: les antibiotiques. Au plan mondial, la moitié des antibiotiques produits seraient utilisés dans l’élevage. On ne peut plus s’en passer si l’on veut faire du chiffre. Mais les conséquences sont lourdes, car les bactéries que flinguent les antibiotiques font de la résistance.

 Au bout de quelques années, elles mutent et ne sont plus éliminées par l’antibiotique. L’antibiorésistance fait flipper tous les spécialistes, car on ne parvient plus à découvrir de nouveaux antibiotiques au même rythme que mutent les bactéries. 

Résultat: ça meurt, mais grave. Les infections nosocomiales, celles qu’on chope dans les hostos, font des milliers de morts chaque année en France.

Et l’élevage réclame sa part dans le bilan. Un article hallucinant, publié fin 2007 dans le New York Times3, rapporte que 19000 Américains sont morts en 2005 d’une infection au SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline).

 Plus que le sida, sans déconner. Le SARM compte plusieurs souches, dont une est animale, et prospère dans les élevages industriels de porcs. Elle touche nombre d’éleveurs, ainsi que des vétérinaires.

 Comme les autorités n’ont pas envie d’un nouveau scandale du sang contaminé, elles ont gentiment diligenté une enquête européenne, en 2008, sur le SARM animal, sous la forme CC398, qu’on retrouve dans les porcheries.

Le résultat des courses fait plaisir à voir. L’Allemagne a retrouvé le CC398 dans 43,5% des échantillons analysés. La Belgique, dans 40%. L’Espagne, dans 46%. L’Italie, dans 14%. 

Autrement résumé, la France est entourée de voisins chez qui le SARM animal est une grave menace. Mais la France n’annonce que 1,9% des échantillons contaminés.

On est loin de la viande de cheval? Très près, au contraire. Tandis qu’on anime le spectacle d’un côté, on compte les morts de l’autre. Vive l’élevage industriel!

Article publié dans Charlie n°1080 et sur le site de Fabrice Nicolino

1. www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000432020&dateTexte=&categorieLien=id
2. Food Chemistry, 15 juin 2012, p. 2171–2180
3. www.nytimes.com/2007/12/16/magazine/16wwln-lede-t.html?_r=0

Par : Fabrice Nicolino   

http://www.charliehebdo.fr/news/elevage-industriel-tue-aussi-les-humains-770.html

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Y’en a marre des magouilles et surtout des mensonges

Posté par ippolito le 6 mars 2013

Affaire Tapie-Adidas : Lagarde prête à porter le chapeau pour Sarko

Christine Lagarde est en train de se mordre les doigts jusqu’au sang de n’avoir exigé aucun ordre écrit de Nicolas Sarkozy pour mettre en place la procédure arbitrale qui a enrichi de 403 millions d’euros Bernard Tapie en 2008 dans l’affaire Adidas/Crédit Lyonnais alors qu’elle était ministre des Finances.

Elle qui est en tête du palmarès Ifop des femmes politiques (devant Marine Le Pen !), en mars 2013, risque une belle descente en solo. Même si des voix commencent à s’élever moderato à droite pour remettre un tantinet les pendules à l’heure. Elles ne seront sans doute pas suffisantes pour pointer le « secret du roi ». Ce n’est jamais le cas, on le sait bien.

Cette erreur de débutant de l’actuelle directrice du FMI – Lagarde a succédé à DSK, un autre gaffeur de premier ordre – risque de visser un très lourd chapeau sur sa tête polyglotte (elle parle anglais comme pas un). 

En effet, l’enquête avance à grand pas afin de prouver le caractère illégal de l’arbitrage décidé en lieu et place d’une décision de justice traditionnelle aux intentions infiniment moins généreuses vis-à-vis de Nanard, censément lésé par sa banque dans la vente du groupe de matériel sportif . 

Pourtant l’affaire avait été jugée bien avant cet « arbitrage ». Bien jugée même et ce devant la juridiction ultime : la Cour de cassation.

Ce qui fait que les juges commencent à se pencher très vigoureusement sur le pourquoi du comment de la manœuvre un tantinet étrange et très coûteuse pour le contribuable.

DANSE DU TAPIE

D’ailleurs, il est très vraisemblable que le bouillant homme d’Affaires, se fasse un certain mouron car le spectre d’un remboursement pourrait bien agiter ses chaînes. Reste à savoir où sont passés les sous. Un classique de la danse du Tapie.

Vendredi, les enquêteurs se sont rendus au domicile de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée au moment des faits, et celui-ci a donné le ton. Et ouvert en grand le parapluie.

« Je voudrais dire de façon tout à fait nette, catégorique, que la procédure a été menée par le ministère des Finances et les arbitres choisis par les parties », a déclaré celui qui a été, ensuite, le premier flic de France. En clair : c’est Lagarde qui a tout fait et Sarko ne savait rien.

L’affirmation est allée droit au cœur de la patronne du FMI, qui a eu beaucoup de mal à trouver le sommeil ce week-end à Washington. Car il lui manque cruellement de quoi se défendre : un petit bout de papier avec une petite signature présidentielle. Et ça, Guéant le sait très bien.

A l’époque, c’était la confiance absolue entre les membres de la « Dream Team » de Sarko qui avaient plus qu’intérêt à obéir le petit doigt sur la couture du pantalon pour rester en course. Et le château de l’Elysée n’allait pas laisser de traces derrière lui. Ce n’est pas son genre.

Même si la justice venait à chercher des poux dans la tête de l’ex président et lui demander des comptes sur ce joli chèque libellé au nom du nouveau patron de la Provence, Nicolas Sarkozy risque peu par rapport à son ancienne ministre.

« La décision ayant été prise dans le cadre de sa fonction présidentielle, il ne serait responsable que devant la Haute Cour de Justice, mais il a peu à craindre, puisqu’il n’existe aucune trace écrite de cet ordre », estime le député Charles de Courson (UDI-Marne), représentant de l’Assemblée nationale au sein du CDR (ndlr : consortium de réalisation, chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais, banque alors publique impliquée dans l’affaire Adidas).

Dans un entretien à l’Ardennais publié le 3 mars, l’élu met les points sur les i. Et vient en aide à Christine Lagarde.

« Elle n’a rien décidé du tout. Elle s’est contentée de signer (…) sans en informer l’ancien Premier ministre, François Fillon », assure Charles de Courson.

Lagarde se retrouve un peu isolée devant la précipitation des évènements. La Cour de Justice de la République, (CJR, qui juge les ministres indélicats) doit dire d’ici l’été prochain si elle poursuit, ou non.

NAGE SYNCHRONISEE

L’ex nageuse synchronisée pourrait écoper d’une mise en examen pour détournement de (grands…) fonds publics. 

Pour l’ancien représentant du Parlement au CDR la procédure est « illégale en droit puisqu’il n’existe aucune disposition législative qui permet dans ce type d’affaires d’aller à l’arbitrage, procédure interdite à l’Etat français ».

Autre mystère : pourquoi donc le tribunal arbitral a décidé finalement d’accorder 45 millions d’euros à Bernard Tapie alors que la Cour d’appel a fixé initialement ce montant à …un euros ?

Des rumeurs ont couru selon lesquelles Nicolas Sarkozy aurait « remercié » l’ami Nanard d’avoir soutenu sa candidature en 2007. Mais ce genre de soutien fait plutôt perdre des voix.

Selon Charles de Courson, il faut chercher plutôt dans l’amitié qui lie Bernard Tapie à l’ancien président de TF1, Patrick Le Lay. « La décision du tribunal arbitral, c’est un renvoi d’ascenseur, une récompense au tandem Le Lay – Bouygues (ndlr : Martin Bouygues, actionnaire de référence de TF1 est le parrain du fiston Sarkozy) pour avoir mis TF1 à la disposition de Sarkozy dans la campagne 2007 ». A suivre.

Reste d’autres faits troublants : pourquoi le gouvernement Sarkozy a changé le président du CDR, fortement hostile à l’arbitrage ? Pourquoi a-t-on essayé de virer (sans succès) Charles de Courson du conseil d’administration du CDR ?

C’est désormais à la « justice de faire son travail », comme on dit. Mais celui-ci terminé il y a gros à parier que comme le prédit Tapie en allant « à la pêche au gros », les juges « risquent de ne récupérer que des sardines ».

En tout cas, Lagarde qui conseillait en son temps aux français d’aller bosser en vélo devant la hausse des prix du carburants, risque fort de perdre les pédales et d’effectuer une belle sortie de route. Seule.

 http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/affaire-tapie-adidas-lagarde-prete-131725

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Y’en a marre de dépenser de l’argent pour rénover le site de l’Elysée surtout en période de crise

Posté par ippolito le 24 décembre 2012

Coût du nouveau site de l’ Elysée  

Le nouvelle version du site internet de l’ Elysée est en ligne depuis le 18 décembre.

Le nouveau site de l’ Elysée a coûté la bagatelle de 50 000 euros. 50 000 euros pour un nouveau design ainsi qu’un affichage plus rapide du site de l’ Elysée, aux frais des contribuables, réalisé par la cellule web de l’ Elysée.

Parmi les modifications apportées au site de l’ Elysée, on peut remarquer que le drapeau français présent sous le logo dans l’ancienne version a aujourd’hui disparu. 

Pourquoi l’ Elysée a-t-il décidé de supprimer le drapeau français du site internet ? Le drapeau français apparaît pourtant toujours sur le compte twitter de l’ Elysée.

A quoi bon dépenser 50 000 euros en période de crise et de hausses d’ impôts pour supprimer le drapeau français du nouveau site internet de l’ Elysée ?

source: ladepeche.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/cout-du-nouveau-site-de-l-elysee/

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Y’en a marre de la mauvaise gestion de sciences Po

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Sciences Po : dénouement fatal pour l’équipe dirigeante

Fin du bras de fer annoncé ici : Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau sont désavoués, un administrateur provisoire va être nommé.

Sale temps pour deux grandes figures de l’establishment, en ce jeudi 22 novembre : Jean-Claude Casanova, éminent intellectuel, président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, et Michel Pébereau, icône de la haute finance, ancien président de BNP Paribas, président du Conseil de direction de Sciences Po, sont très sévèrement épinglés – même si ce n’est pas nominativement – par le rapport de la Cour des Comptes paru ce matin. Qui accable, sur plus de 100 pages, la « gestion défaillante » de Sciences Po. 

Dans la foulée, ils étaient conviés à s’expliquer devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale. Et alors qu’ils s’y trouvaient, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, publiait un communiqué annonçant que, prenant acte de ce rapport, elle allait nommer un administrateur provisoire à la tête de l’école.

Le déni des dirigeants

Une véritable gifle pour les deux dirigeants qui, ces dernières semaines affichaient une assurance et un aveuglement étonnants sur ce dossier. Jean-Claude Casanova avait à plusieurs reprises laissé filtrer que le rapport de la Cour ne contiendrait rien de grave pouvant justifier des poursuites. 

Puis Michel Pébereau et lui organisèrent un vote en interne pour désigner Hervé Crès, ancien bras droit de Richard Descoings, comme candidat à sa succession, alors même que Geneviève Fioraso leur avait formellement demandé par lettre d’attendre l’échéance de ce 22 novembre avant toute initiative.

 Enfin ils écrivaient, le 7 novembre, aux autres candidats à la direction non retenus que « la procédure [de nomination du nouveau directeur] est close ». Comme si la nomination de Crès était actée. Jeudi matin encore, Jean-Claude Casanova semblait dans le déni quand il a déclaré à l’Assemblée Nationale :

On ne parlerait pas de Sciences Po s’il n’y avait pas eu le problème de la rémunération de Richard Descoings, et celui-ci ne serait pas mort s’il n’y avait pas eu ce problème. » 

Il semble oublier que l’inspection de la Cour des Comptes avait  débuté en septembre 2011, bien avant le décès de Richard Descoings – le 3 avril, jour de la Saint-Richard. Et que si la rémunération de celui-ci a « fuité » en janvier 2012, c’était surement en raison de cette inspection de la Cour. 

Car nul jusque là, hormis les dirigeants de l’école, n’avait connaissance du montant exorbitant de ce salaire – 537 000 euros – que la Cour a elle-même eu beaucoup de mal à reconstituer, n’y parvenant qu’en épluchant toutes les feuilles de paie.

Richard Descoings trop payé ? « Je n’ai pas… euh… d’opinion »

Si Casanova et Pébereau se sentaient à l’abri et si sûrs de leur fait, c’est qu’ils vivent dans un monde irréel où se côtoient, du matin au soir, les réseaux de pouvoir et l’argent. Michel Pébereau est l’archétype de l’Inspecteur des Finances vivant sous les lustres dorés. Mais il peut se dédouaner en montrant qu’il a vivement encouragé – c’est un de ses motifs de fierté – Richard Descoings à pratiquer à Sciences Po une ouverture sociale révolutionnaire. Casanova, lui, devant l’Assemblée nationale, a eu cette phrase étonnante

Richard Descoings était-il trop payé ? Hum…[  long silence ] … Je n’ai pas … euh, d’opinion… là dessus …C’est aux gens de juger… »

Le salaire mensuel d’un président d’université, a rappelé la Cour des Comptes, s’établit entre 6.000 et 9.000 euros par mois, celui de Descoings était de 44.000 euros. Pour Pébereau, Sciences Po c’est une entreprise. Et Descoings méritait des primes sur résultats comme un patron du CAC 40 dont le cours en bourse a monté. 

La Cour réplique vertement que la Fondation nationale des sciences politiques « est un organisme d’intérêt général à but non lucratif, ce qui impose une gestion désintéressée et transparente ». 

L’arrêt de la Cour des Comptes dégrise ces deux dirigeants qui se sont si souvent estimés indépendants de l’Etat, et qui pensaient sans doute que le très remarquable essor de l’école, ces 10 dernières années, excuserait les débordements. Didier Migaud, président de la Cour, n’a pas donné dans les périphrases :

Même si Sciences Po a beaucoup développé ses ressources propres, le principal financeur, sans lequel la politique de développement n’aurait pas pu être menée, c’est l’Etat. (…)  Chacun peut se réjouir des succès obtenus et du dynamisme dont a fait preuve l’institution. 

Mais ce succès a eu une face cachée que la Cour se devait de présenter également, elle est la seule d’ailleurs à disposer des pouvoirs d’enquête permettant de la faire : un coût excessif, une insuffisante maîtrise des dépenses et des irrégularités de gestion ».

Puis c’est ce qui ressemble à un procès en incompétence :

L’absence de contrôles internes et externes de Sciences Po constitue l’un des éléments expliquant les défaillances et les irrégularités dans sa gestion (…) Les instances de gouvernance [de l’école] apparaissent fragmentées et peu informées face à un exécutif unifié et puissant. Elles n’ont pas exercé avec la vigilance nécessaire leur rôle de supervision de l’activité de la fondation ».

Mais surtout, la Cour a du finir par penser que Sciences Po se moquait d’elle, en se croyant protégé par de puissants appuis en haut lieu. Didier Migaud, a rappelé que Sciences Po avait été négocier sans vergogne son budget de façon totalement dérogatoire directement à Matignon en 2008, puis à l’Elysée en 2009.

 Puis il a rappelé que le précédent contrôle de la Cour, en 2003, avait déjà mis en évidence des irrégularités dans la gestion de Science Po, qui avaient entraîné des suites juridictionnelles, y compris pénales. A ceci près que Descoings avait, à l’époque, habilement étouffé celles-ci.

Devant l’ampleur et le caractère répété de certains de ces défaillances, la Cour des  comptes a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière et a transmis le dossier au parquet général à cette fin ».

La fin de l’entre-soi

Cette dernière sentence signe la fin du rêve de Casanova et Pébereau : installer tranquillement Hervé Crès dans le fauteuil de Richard Descoings et régler tous les petits problèmes entre soi comme cela s’était toujours fait jusqu’ici.

Et la Cour demande que deux représentants de l’Etat fassent leur entrée, ès qualités, au conseil de la Fondation nationale des sciences politiques, la structure qui gère Sciences Po. Seule consolation pour les dirigeants de l’école : la Cour ne remet pas en cause ce statut historique bicéphale, composé d’une école de droit public gérée par une fondation de droit privé, dont nous avions parlé ici. Mais les deux dirigeants ne seront plus totalement maîtres chez eux. 

A ce stade, aucun responsable n’est poursuivi en tant que tel : c’est la Cour de discipline budgétaire et financière qui en décidera, et cette procédure peut être très longue « plusieurs mois, voire plusieurs années ». Mais quatre directions sont sur la sellette : la direction des études et de la scolarité (Hervé Crès) la direction de l’information scientifique (Michel Gardette), la direction scientifique (Bruno Latour) et la direction des ressources humaines.

Le logo de Sciences Po, que Descoings avait remodelé en 2007, représente un renard et un lion, deux animaux dont Machiavelpense, dans « Le Prince », que les natures complémentaires doivent servir de modèle pour être avisé en politique. Le lion Casanova et le renard Pébereau (ou vice versa) auraient peut-être du relire « Le Prince » avant de défier frontalement l’Etat. 

Jusqu’ici ils avaient été assez avisés pour ne pas communiquer formellement à Geneviève Fioraso la candidature d’Hervé Crès. Mais voilà que Jean-Claude Casanova, très bizarrement, en ce jour même de publication de rapport de la Cour, a écrit à Geneviève Fioraso pour lui transmettre officiellement cette candidature. Difficile de décoder le sens de la démarche.

 Les autres griefs de la Cour

Il serait fastidieux d’énumérer ici toutes les anomalies que détaille la Cour des comptes sur 127 pages, d’autant que nous en avons déjà révélé beaucoup ici.

Beaucoup d’entre elles doivent aux méthodes à la hussarde de Richard Descoings. Tout ce que l’on peut reprocher aux deux présidents de Sciences Po est d’avoir fermé les yeux, laissant se développer en interne un système de prébendes et de passe-droits qui a miné l’institution.

Quelques extraits du florilège :

- Octroi d’augmentation et de primes selon des règles discrétionnaires, en l’absence de tout référentiel dont « année apres année, presque tous les cadres avaient bénéficié » 

- Dérogations dans le temps de service des professeurs, certains voyant une heure de cours payée double, triple , voire quadruple 

-  3.000 vacataires assurent 93 % des cours, mais ils ne perçoivent que la moitié de la masse salariale versée à la centaine d’enseignants chercheurs

-  Souscription d’un emprunt risqué de 15 millions d’E, auprès de Dexia, sans aval du conseil d’administration ( l’école conteste que ce prêt ait été « risqué »)

-  La « mission Lycée » payée par Sciences Po, 836 000 Euros,  sans information du Conseil d’Administration. En Janvier 2009, quand il fallut d’urgence calmer les lycéens que Xavier Darcos avait mis dans la rue, Sarkozy fit appel à Descoings qui, en véritable Zorro, sillonna en deux mois 80 lycées dans 76 départements, avec mise en ligne des débats sur YouTube. 

Une méthode expéditive inédite qui ne put être gérée ainsi que grâce aux méthodes Descoings. Il passa à cette occasion quatre contrats avec des cabinets de communication sans aucun appel d’offres, ce qui est illégal. Dont un de 250 000 E au profit du cabinet GiaccomettiPeron, que dirige Pierre Giacometti qui était un des « Monsieur Sondages » de l’Elysée. 

- Entre 2005 et 2010 le nombre de cartes de crédits passe de 37 à 58 et les dépenses correspondantes de 89.000 à 498.000 Euros. La Cour n’accepte qu’en partie l’argument des missions à l’étranger, et déplore des manques de justificatifs.

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20121122.OBS0280/sciences-po-denouement-fatal-pour-l-equipe-dirigeante.html

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