Y’en a marre des parachutes dores

Posté par ippolito le 6 juillet 2012

Carrefour : le PDG part avec 1,5 million d’euros

Les actionnaires de Carrefour ont accepté ce lundi la retraite-chapeau et l’indemnité de 1,5 million d’euros accordées à l’ex-PDG Lars Oloffson, débarqué faute de résultats. 

Des conditions de départ qui provoquent la colère des salariés, 12 000 emplois ayant été supprimés ces 3 dernières années…

lundi à Paris, des syndicalistes et salariés de Carrefour ont manifesté devant l’entrée de l’assemblée générale du groupe, pour dénoncer la retraite-chapeau et l’indemnité de 1,5 million d’euros accordées à leur ancien PDG, Lars Oloffson, jugeant qu’il « n’y avait pas lieu de rémunérer l’échec ».  

Car le groupe Carrefour est en difficulté ; son ancien dirigeant n’a pas réussi à le redresser : ses ventes ont baissé de 1,2 % en 2011 et l’action a été divisée par 2.

Le PDG de Carrefour part avec 1,5 M€ : choquant ?
Entrez dans le débat !

« S’il faut venir à Paris et tout péter, on le fera ! »
Ces conditions de départ soulèvent donc la colère des salariés, d’autant que 12 000 emplois ont été supprimés ces 3 dernières années.  Une colère noire même. 

Vincent, salarié depuis 17 ans : « Le côté convivial qu’on avait il y a quelques années à Carrefour, n’existe plus. Maintenant, c’est « on bosse » et en clair, c’est « ferme ta gueule ! » ».

En cause : un plan de restructuration sur 3 ans, avec notamment la suppression des stations-services. Mais aussi une retraite salée pour l’ex-PDG, dont une clause de non-concurrence à 1,5 million d’euros… Franck est délégué CGT : « C’est un des trucs magnifiques de l’ultra-libéralisme moderne : 

on peut être dans un groupe où on dit que tout va mal, partir avec 500 000 euros par an et à vie, être un nouveau PDG et s’augmenter de 11% ! ». Les petits actionnaires comme Didier sont aussi choqués : « Qui ne le serait pas ? On se rend compte qu’il y a une perversion du système ».

La CGT a demandé l’ouverture d’une table ronde sur l’emploi. Et Vincent prévient : « S’il faut venir à Paris et tout péter, on le fera ! Le jour où les gens se réveilleront et pèteront tout là-dedans, peut-être qu’on sera écoutés ».

http://www.rmc.fr/editorial/268698/carrefour-le-pdg-part-avec-1-5-million-d-euros/

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Y’en a marre des trader

Posté par ippolito le 4 juillet 2012

Pari perdant pour JP Morgan

La banque d’investissement, pourtant experte en maîtrise des risques, s’est fait piéger par “la Baleine de Londres”.

Les banques américaines l’avaient juré haut et fort : il n’y aurait plus de scandales financiers. Une réglementation proposée par Paul Volcker, ancien président de la Fed, devait d’ailleurs entrer en vigueur en juillet pour encadrer les opérations spéculatives pour compte propre, notamment sur les produits dérivés.

Mais le 10 mai JP Morgan Chase a annoncé, après la clôture de la Bourse, avoir perdu 2 milliards de dollars en raison d’un pari perdant – il ne s’agit pas ici de fraude, contrairement à l’affaire Kerviel – fait par l’un de ses traders français basés à Londres, Bruno Michel Iksil. 

La facture définitive sera connue dans quelques mois et pourrait s’alourdir de un milliard si la banque, la première américaine en termes d’actifs, n’arrive pas à déboucler les positions prises par son trader. « Nous avons été négligents et stupides », a dû admettre sur CBS Jamie Dimon, président de JP Morgan Chase, pourtant surnommé “le Roi de Wall Street”. C’était un farouche opposant à la réglementation Volcker…

Bruno Michel Iksil travaillait sur le desk chief investment office (CIO), une entité spécialiste de la gestion au niveau mondial du risque à long terme. Il avait été baptisé “la Baleine de Londres” après avoir accumulé d’énormes positions sur le Markit CDX North America, un dérivé de crédit (CDS, ou credit default swap) utilisé normalement pour couvrir un portefeuille de crédits.

S’il est acheté pour compte propre, il devient alors hautement spéculatif. La stratégie du trader s’est révélée gagnante par le passé, puisqu’elle a rapporté 100 millions de dollars à la banque.

À la fin mars, la position de Bruno Michel Iksil s’élevait à 145 milliards de dollars ; le trader pouvait ainsi à lui seul influer sur le cours de l’indice. Le 5 avril, des voix s’élèvent pour dénoncer une opération de spéculation. Une semaine plus tard, Jamie Dimon qualifie la situation de « tempête dans un verre d’eau » et affirme que les achats et ventes de la Baleine sont des couvertures et non de la spéculation.

À la mi-avril, le trader commence à vendre sa position. Il se retrouve face à un nombre important d’opérateurs, hedge funds en tête. Tous n’attendent qu’une seule chose, la chute de Bruno Michel Iksil : « L’argent rapide attire le sang », explique un trader de Bank of America Merrill Lynch.

 En six semaines, la perte se creuse jusqu’à atteindre 2 milliards de dollars, ce qui accrédite la thèse de la spéculation. « La stratégie a été mal définie, mal exécutée et peu supervisée », reconnaît Jamie Dimon – il admet n’avoir appris l’existence de cette position que le 5 avril alors qu’elle était constituée depuis plusieurs mois.

Certes la perte reste inférieure aux 5,3 milliards de dollars de bénéfice enregistrés au premier trimestre, mais elle a ébranlé les certitudes des investisseurs. Ils considéraient JP Morgan Chase comme une banque sachant maîtriser les risques grâce à un système, la value at risk (VaR), qui donne chaque jour à son président un montant de perte théorique.

 Ce modèle avait permis à l’établissement de traverser la crihse des subprimes sans pertes. Mais il a été modifié depuis et le nouveau modèle s’est avéré incapable de pointer le risque pris par le trader. Jamie Dimon a promis de revenir à l’ancienne VaR. Il devra surtout redorer le blason de la banque. Son opposition à la réglementation Volcker s’en trouvera fortement affaiblie

http://www.valeursactuelles.com/actualités/économie/pari-perdant-pour-jp-morgan20120516.html

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Y’en a marre des escroqueries

Posté par ippolito le 26 juin 2012

Le « petit Madoff » condamné à 110 ans de prison

Le financier américain Allen Stanford avait été reconnu coupable en mars dernier d’avoir trompé quelque 30.000 investisseurs de plus de 100 pays avec des investissements bidon.

Le financier américain Allen Stanford a été condamné jeudi à 110 ans de prison pour une escroquerie à la Madoff portant sur 7 milliards de dollars, a indiqué l’accusation.

Allen Stanford, surnommé le « petit Madoff  » en référence à l’escroc new-yorkais condamné à 150 ans de prison, avait été reconnu coupable en mars dernier d’avoir trompé quelque 30.000 investisseurs de plus de 100 pays avec des investissements bidon via la Banque Stanford International, basée sur l’île antillaise d’Antigua.

Les enquêteurs n’ont pas trouvé trace de 92% des 8 milliards de dollars que la Banque prétendait avoir en actifs et réserves obligatoires.

Stanford, 62 ans, a passé les trois dernières années en prison et ne sera probablement plus jamais remis en liberté.

Le juge fédéral David Hittner a prononcé la sentence lors d’une audition tenue à Houston (Texas, sud), a indiqué à l’AFP une porte-parole du ministère de la justice américaine.

Gravement battu lors d’une bagarre en prison, Allen Stanford avait été déclaré temporairement inapte à un procès après être devenu dépendant aux médicaments antidouleur et aux antidépresseurs.

Il a essayé d’obtenir un non-lieu dans cette affaire en arguant que les médicaments et les coups avaient endommagé sa mémoire, mais sa requête a été rejetée par le juge.

En mars, le jury avait reconnu Stanford coupable de 13 des 14 chefs d’accusation pour escroquerie, complot, blanchiment d’argent et obstruction à la justice.

Ce Texan, qui a aussi acquis la nationalité antiguaise au temps de sa splendeur, est accusé d’avoir monté une fraude pyramidale en vendant des produits financiers fictifs aux rendements exceptionnels. Les investisseurs étaient rémunérés grâce aux fonds apportés par les nouveaux arrivants.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120614trib000703956/le-petit-madoff-condamne-a-110-ans-de-prison.html

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Y’en a marre de la dette publique

Posté par ippolito le 26 juin 2012

Dette publique, à qui profite le crime ?

La campagne pour les élections présidentielles qui nous a tenus en haleine durant ces derniers mois a vu le débat se focaliser sur la conjoncture économique et oublier des questions tout aussi fondamentales que l’écologie ou la justice sociale. 

Le mot « dette publique » est devenu le plus prisé des éditorialistes avant que les mots « austérité » et « rigueur » ne lui volent la vedette.

Sur toutes les ondes, on nous rabâche que seule l’austérité pourra nous sortir du mauvais pas où nous sommes tombés par la faute de pouvoirs publics irresponsables qui ont laissé la dette gonfler, dépensant sans mesure alors qu’une gestion « de bon père de famille » aurait dû être de mise.

On vous le dit et on vous le répète, tout est la faute de l’Etat !

Ce n’est pas faux mais pas pour les raisons que nous servent les « experts » habitués des plateaux télé qu’on nous présente systématiquement comme professeurs d’économie dans tel université ou membre d’un organisme « indépendant » en oubliant systématiquement qu’ils conseillent aussi, et surtout, les grands groupes industriels ou financiers et animent les débats du MEDEF.

D’où vient la dette ?

Les médias et les politiques nous parlent de la dette mais ne nous disent jamais d’où elle vient, pourquoi cette dette est, tout d’un coup, devenue si énorme qu’elle doive être le centre du débat politique et exclure toute autre question. L’Etat se serait-il mis à dépenser sans mesure depuis quelques années ?

Certes, le niveau des dépenses publiques a rarement été aussi élevé que ces dernières années. Ce constat est surprenant alors que la France est gouvernée par les libéraux depuis une décennie. Comment expliquer cette contradiction ? Les pourfendeurs de l’Etat dépensier, de l’Etat providence … auraient laissé dériver les finances ?

Si on analyse la dette d’un Etat, on peut identifier deux causes possibles à cette dette : un excès de dépenses et/ou un déficit de recettes. La dette publique française trouve son origine des deux côtés.

Le ralentissement économique subi ces dernières années a, d’une part réduit les recettes fiscales et, d’autre part, accru les dépenses liées à l’indemnisation du chômage de masse et au soutien de l’emploi. La crise économique est nécessairement néfaste pour les finances publiques et le gouvernement, quel qu’il soit, n’y peut rien.

La crise économique est donc l’une des causes du creusement des dettes publiques ces dernières années. Les Etats n’ont pas été particulièrement dépensiers. Ils ont subi les effets de la crise.

Une autre cause de l’amplification de la dette est … la dette elle-même. Les intérêts payés par l’Etat entre 1973 et 2009 se sont élevés à 1.340 milliards d’euros. Or, en 2009, la dette publique française s’élevait à 1.489 milliards d’euros. Autant dire que sans la charge des intérêts payés aux créanciers de la France, la dette de cette dernière serait quasi nulle et on n’en parlerait même pas.

La dette a donc pour principales causes la crise économique et la dette elle-même.

Quand on vous dit que l’Etat est le grand fautif, ce n’est pas faux. Il n’est pas fautif d’avoir dépensé sans compter au mépris de toutes règles élémentaires de rigueur budgétaire. Il est fautif d’avoir, sous la pression d’une idéologie néolibérale triomphante depuis la fin des années 70, laissé, d’une part, le privilège de création monétaire aux mains des marchés et, d’autre part, d’avoir renoncé à toute régulation sérieuse des marchés financiers.

Ne nous faisons aucune illusion, les marchés ne travaillent que pour eux-mêmes. Leur but est de faire fructifier le capital. Si on leur confie la création monétaire, ils s’en servent pour en tirer le meilleur rendement. Si on les laisse libres de se comporter comme ils le souhaitent, ils inventent chaque jour de nouveaux instruments leur permettant de spéculer et de gagner toujours plus.

La dette publique aux mains des marchés

Si les marchés sont devenus si puissants et si incontournables c’est que les Etats ont laissé faire ou même souvent fait en sorte qu’il en soit ainsi.

Prenons la création monétaire. Jusqu’en 1973, l’Etat empruntait auprès de la Banque de France à taux nul ou modique. La Banque de France créait la monnaie sous forme scripturale qu’elle mettait à la disposition de l’Etat. Ce dernier remboursait ensuite ces sommes au fil du temps à la Banque de France qui détruisait cette monnaie au fur et à mesure des remboursements. 

Ce système avait pour avantage évident de permettre à l’Etat d’emprunter sans charge d’intérêts. Mais, le 3 janvier 1973, intervient une loi réformant les statuts de la Banque de France et qui interdit désormais à celle-ci de prêter à l’Etat. Cette loi passée à l’époque inaperçue et sans débat dans l’opinion publique met donc l’Etat à la merci des marchés financiers lorsqu’il s’agit de recourir à l’emprunt. 

L’Etat, et donc chaque contribuable, paie depuis 1973, sous forme d’intérêts, des sommes extravagantes aux détenteurs du capital et aux banques qui se contentent, quant à elles, comme la Banque de France autrefois, de créer de la monnaie scripturale.

 Depuis Maastricht en 1992, tous les traités européens rappellent la règle qui s’impose désormais aux banques centrales nationales et à la Banque Centrale Européenne (BCE) (en dernier lieu : article 123 du Traité de Lisbonne). Les Etats ont renoncé au droit régalien de battre monnaie et donc de se financer par l’emprunt à moindre coût.

Aujourd’hui, les banques empruntent à 1 % auprès de la BCE et prêtent à 6 % à l’Espagne et l’Italie, 11 % au Portugal …. Les marchés financiers tirent de beaux profits de cette situation. Mais comment s’en étonner ? Les Etats leur ont fait un magnifique cadeau. Ils auraient tort de s’en priver.

Les Etats, ou plutôt leurs dirigeants, sont également fautifs quand ils laissent les marchés agir sans aucun garde-fou. Dans le monde d’aujourd’hui, la valeur des produits financiers spéculatifs est égale à 11 fois le PIB mondial ! Pour un euro échangé dans l’économie réelle, onze fois sa valeur aura été échangée sur les marchés financiers.

 Comment s’étonner, dans ces conditions, que l’explosion d’une bulle spéculative comme celle des subprimes américains provoque une crise économique durable au niveau mondial ?

Les leçons jamais tirées de la crise de 2008

Ces crises qu’ont connues, entre autre, le secteur immobilier aux USA et en Espagne et les secteurs bancaires en Irlande et en Islande, ont pour origine la théorie soutenue par les plus fervents libéraux selon laquelle les marchés sont tout à fait capables de se réguler eux-mêmes. 

En 2008, au plus fort de la crise et face à l’évidence, les politiques ont enfin timidement envisagé la possibilité que, peut-être, il faudrait que les pouvoirs publics interviennent pour réguler les marchés afin d’éviter que de telles crises puissent de reproduire.

 A l’époque, tous les gouvernements juraient la main sur le cœur qu’on ne laisserait plus faire. Quatre ans plus tard, les promesses sont restées, pour l’essentiel, lettres mortes. Le « problème » n’est plus la finance folle mais la dette publique … Les modes passent mais ce n’est pas anodin. S’attaquer à la finance c’est s’attaquer à une dérive du système capitaliste et, quelque part, c’est développer une critique du capitalise lui-même. Les tenants de libéralisme ne pouvaient prendre le risque de la réouverture d’un débat qu’ils pensaient clos depuis la chute du Mur de Berlin.

Subtilement le débat à peine ouvert sur la régulation des marchés financiers a dérivé vers un autre débat, celui de la dette publique. Je dis « subtilement » car il fallait agir délicatement pour passer de la cause du problème à l’une de ses conséquences sans que le lien ne soit jamais ouvertement mis en évidence. Ce travail d’orfèvre a été parfaitement mené par les « experts » déjà cités.

Le creusement de la dette publique causé, entre autre, par la crise financière à l’origine de la crise économique, se trouve désormais être le sujet central. Dans le même temps, la finance a repris sa tranquille vie où les bonus explosent, les attaquent spéculatives contre les dettes souveraines fleurissent et où chaque jour apparaissent de nouveaux instruments financiers permettant toujours plus de spéculation. 

Le lendemain du second tour de l’élection présidentielle, Eurex, l’un des plus importants marchés de produits financiers dérivés au monde, filiale de la Deutsche Börse, a réintroduit le contrat à terme sur les obligations du Trésor français (OAT) donnant ainsi une nouvelle arme aux spéculateurs de la dette publique française.

Le cynisme est sans limite. Les banques que les Etats ont contribué à sauver il y a quelques mois spéculent aujourd’hui contre la dette de ces Etats qu’elles ont participé à creuser en appelant au secours au plus fort de la crise financière ! Mais, on l’a déjà dit, les marchés ne recherchent que le profit le plus rapide et le plus important. D’un certain sens, on ne peut leur reprocher des comportements qu’on a prétendu vouloir combattre et contre lesquels on a absolument rien fait !

Le piège se referme sur les Etats et les citoyens

Aujourd’hui, le Problème avec un grand P, c’est donc la dette publique.

On ne parle plus que de la manière de la réduire.

Et l’on entend depuis des mois le cœur des économistes sérieux associé à la Chancelière allemande, au FMI et à la Commission Européenne chanter la triste mais incontournable chanson de l’austérité. Seule l’austérité pourra nous sauver de la terrible dette !

Que veut dire austérité dans la bouche de ses respectables personnes ? Pour le savoir, faisons un petit tour en Grèce. Voici le programme : abaissement du salaire minimum, réduction des retraites, suppression de milliers d’emplois publics, réduction du budget de la sécurité sociale, privatisation de quatre entreprises d’Etat (gaz, eau, jeux, pétrole) …

Voilà ce qui doit permettre de réduire la dette publique et de remettre le pays sur de bons rails.

A y regarder de plus près, un constat s’impose : le capital est le grand bénéficiaire de cette rigueur. Deux objectifs sont recherchés : réduire le coût du travail pour rendre les entreprises grecques plus compétitives sur le marché international et limiter la place de l’Etat aussi bien au niveau de la production que de la redistribution.

De l’autre côté, les grands perdants sont les citoyens, ceux qui n’ont que leur travail pour vivre ou l’indemnisation du chômage. Pour eux, les salaires baissent, les emplois deviennent précaires, le chômage explose, les conditions de vie se dégradent. Le nombre de suicides explose. Un Grec sur quatre vit en-dessous du seuil de pauvreté.

On ne peut même pas défendre ce programme en soutenant qu’il remet en selle l’économie grecque : une récession de 6% est annoncée en 2012. Les nouvelles mesures de rigueur vont tarir un peut plus les recettes fiscales et l’Etat grec sera incapable de rembourser une dette qui ne fera que grossir du fait du taux d’intérêt exorbitant que lui réclament les banques.

Grace à la crise de la dette publique, le système néolibéral touche au but. Cette « crise » lui offre l’occasion d’étendre un peu plus les frontières du marché et de repousser dans ses derniers retranchements le secteur public et l’intérêt général.

Et le plus incroyable c’est que cette victoire a pour origine, rappelons le, la crise financière de 2008 qui avait révélé les pires aspects du capitalisme financiarisé et avait semblé sonner le glas des dérives de la finance.

Il est grand temps que les citoyens européens ouvrent les yeux et réalisent que ce qui se passe aujourd’hui ne sert que les plus riches, ceux qui détiennent le capital : les banques, les gros actionnaires des multinationales, les fonds de pension, les Hedge Funds. Ils doivent réaliser que la prétendue crise de la dette publique n’est qu’un prétexte pour saper chaque jour un peu plus le service public, le droit du travail et la sécurité sociale.

 Le citoyen de base est le dindon de la farce : ses conditions de vie se dégradent et il doit, en plus, par ses impôts, payer les intérêts que l’Etat doit verser aux parasites de la dette publique. Comment accepter une telle situation alors que jamais la France n’a été aussi riche.

Le 30 mai 2012, comme pour rappeler au nouveau Président français le cadre strict dans lequel il doit penser sa politique économique, la Commission européenne lui a adressé ses recommandations. Pour atteindre ses objectifs de déficit à 3% pour 2013, la Commission demande à la France d’envisager une nouvelle réforme des retraites. Le marché du travail français est jugé « trop fragmenté ». La Commission propose une simplification et un allègement de la législation sur les départs volontaires.

 Bruxelles souligne l’importance d’une évolution « supportable » du salaire minimum pour préserver la création d’emploi et la compétitivité. Elle encourage même les autorités françaises à aller plus loin pour déplacer la pression fiscale du travail vers « d’autres formes d’imposition qui pèsent moins sur la croissance et la compétitivité externe. 

La TVA sociale, qui pèse sur les consommateurs et pas sur les entreprises, a les faveurs de la Commission. Enfin, cerise sur la gâteau, la Commission demande de mettre un terme aux régulations « inutiles » dans certains secteurs comme les services, le marché de l’électricité, le transport ferroviaire …

La Commission est, plus que jamais, le porte drapeau du néolibéralisme en Europe prônant un marché du travail « fluide » mettant les salariés à la disposition du capital qui peut s’en débarrasser quand bon lui semble, un smic le plus bas possible, une fiscalité pesant sur les consommateurs et toujours moins sur les bénéfices de l’entreprise et enfin un retrait constant du secteur public.

Il y a quelques jours, l’Etat espagnol a demandé l’aide de ses partenaires européens pour faire face à la déconfiture de ses banques. La dette publique espagnole va croitre de 100 milliards d’euros pour sauver des banques privées victimes de leurs turpitudes sur le marché immobilier. 

Encore une fois, le contribuable devra rembourser une dette qui a servi à sauver un capital privé selon le principe désormais habituel : on privatise les profits, on mutualise les dettes ! Et dans quelques semaines, la Commission et le FMI donneront de nouvelles leçons de bonne gestion à l’Etat espagnol qui sera prié, pour réduire sa dette de réduire encore les dépenses d’intérêt général, de faire pression sur les salaires pour gagner en compétitivité … On connaît désormais la chanson par cœur.

Savoir dire stop

Lors de son discours du Bourget, François Hollande avait annoncé vouloir lutter contre le monde de la finance. S’il veut tenir promesse et que sa politique ne soit pas que poudre aux yeux, il doit annoncer à ses partenaires européens que la France n’accepte plus cette dérive libérale qui ne profite qu’aux plus riches et plonge le reste de la société dans la précarité et la peur de l’avenir. 

Il doit parler clairement et dire que la France entend reprendre son droit régalien de battre monnaie et s’épargner ainsi le paiement d’intérêts inutiles aux marchés. Il doit dire haut et fort que c’en est fini de la toute puissance et de la liberté sans borne des marchés financiers, fini des instruments financiers spéculatifs, fini des paradis fiscaux.

Que l’on ne dise pas que l’on ne peut rien face aux marchés. Ce c’est qu’une question de volonté politique.

François Hollande doit proclamer le retour du politique et de l’intérêt général. Nous savons qu’il devra se faire violence tant les thèses néolibérales sont désormais acceptés voir soutenues au sein du PS.

S’il ne le fait pas, dans cinq ans, les marchés auront pris un peu plus leurs aises et l’Etat aura reculé. Dans cinq ans, les français auront réalisé que Sarkozy ou Hollande, cela n’a aucune importance car ce sont toujours les mêmes qui gouvernent.

Nous savons aussi, malheureusement, qui tirera les marrons du feu …

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/dette-publique-a-qui-profite-le-118355

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Y’en a marre des détournements de l’argent Public

Posté par ippolito le 21 juin 2012

Le détournement de l’argent public des plans de relance

Les contribuables français pensent que les fonds publics des plans de relance sont utilisés pour le développement d’entreprises qui créent des emplois en France.

En réalité, cet argent est souvent distribué à des entreprises du CAC 40, à l’affut du moindre euro d’aide publique. Celles-ci ne se sentent pas pour autant redevables et n’hésitent pas à délocaliser à chaque fois qu’elles le peuvent.

Une autre part de ces deniers de l’État alimente des fonds d’investissement qui financent essentiellement des projets innovants rarement créateurs d’emplois en France car soumis aux exigences du capital investissement avec l’obligation de produire dans les pays à bas coûts. 

LE BUSINESS DES FONDS D’INVESTISSEMENT

Vous disposez d’un réseau relationnel de haut niveau. Vous côtoyez la fine fleur du grand capital et des personnalités politiques parmi les plus influentes mais vous n’avez ni entreprise innovante, ni projet innovant et aucune compétence particulière. Vous n’avez surtout pas envie de vous embarrasser avec une entreprise industrielle, la gestion de son personnel et des semaines de 60 ou 80 heures pour des résultats financiers souvent mitigés. Pourtant vous aimeriez bien vous aussi profiter de la manne financière de plusieurs dizaines de milliards d’euros des plans de relance et autres fonds publics à portée de réseau ! 

Créez un fonds d’investissement et rejoignez la caste des initiés du microcosme du capital investissement ! 

Vous pourrez vous aussi jouez au Monopoly avec les impôts des français. Vous vous enrichirez davantage qu’en créant une entreprise industrielle, les risques seront moindres et vous vous fatiguerez moins. Vous pourrez même installer votre siège hors de France.  

Investissez ou trouvez 1 ou 2 millions pour amorcer la pompe à fric, puis demandez 1 ou 2 million d’euros à « CDC entreprises ». Ils alimentent déjà 12 « fonds de fonds » et plus de 200 fonds directs en France et à l’étranger, alors un de plus ou un de moins, cela n’a guère d’importance, surtout si vous êtes introduit par une personnalité de premier plan.

Citons le cas de « CDC capital investissement », une autre filiale de CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) qui a fait en octobre 2006, un chèque de 800 millions d’euros au milliardaire belge Albert Frère, pour l’achat de sa chaine de restauration rapide QUICK, qui ne valait deux ans plus tôt, selon son propre PDG, que 300 millions d’euros.

Malgré cette prodigalité, un investissement de la CDC qui, par ailleurs, gère près de 250 milliards d’euros constitue toujours précieux sésame. Muni de ces premiers fonds, faites ensuite le tour des investisseurs, organismes ou dispositifs  et dites que votre fonds, expert en hautes technologies et autres produits innovants, investira uniquement dans des projets novateurs et porteurs de croissance mais surtout pas dans l’industrie manufacturière traditionnelle lorsqu’elle produit en France, source de conflits sociaux, (aucun fonds sérieux ne le fait !) et peu conforme avec votre vision éclairée d’un monde de demain ouvert à la mondialisation et à la construction duquel vous souhaitez apportez votre expertise en ingénierie financière internationale.

Plans de relance, Fonds stratégique d’investissement ou Grand emprunt, tous les dispositifs et organismes seront ravis de vous confier de l’argent public et se féliciteront de créer un effet de levier pourtant peu souvent avéré. 

L ‘EXPERTISE DES FONDS D’INVESTISSEMENT 

Citons l’exemple de l’entreprise française de prêt à porter pour jeunes femmes « MORGAN de toi ». La marque créée en 1968 était vendue dans prés de 500 point de vents et possédait prés de 200 boutiques en propre, lorsqu’en 2006, le puissant fonds APAX PARTNERS (35 milliards de dollars de capitalisation), propriétaire de 40 % des parts de société depuis 1998, a évincé les fondateurs de l’entreprise pour en prendre la direction.

Deux ans plus tard, après plusieurs erreurs de stratégie, dont la délocalisation de la production en Chine, la clientèle fuyait et l’enseigne déposait le bilan. Fort heureusement, le groupe BEAUMANOIR à repris et sauvé l’entreprise mais ce cas nous interroge sur les compétences et la pertinence des conseils prodigués aux entreprises par les experts du capital investissement. 

LA FIN D’UN LEADER

L’ancien leader européen du Photovoltaïque PHOTOWATT, pourtant à la pointe de l’innovation pendant 30 ans, a dû, faute d’aides financières de l’État et de financement des banques, déposer le bilan en novembre 2011 avant de tomber dans le giron d’EDF.

Le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) dont l’objet était « d’apporter les fonds propres indispensables aux entreprises françaises stratégiques, confrontées à la crise », avait refusé d’aider l’entreprise la plus innovante de France ou d’Europe en matière d’énergie solaire !

Ce refus de financement de l’État nous démontre qu’il ne suffit pas de présenter un projet créateur d’emploi ou d’être un champion de l’innovation, pour avoir accès aux dispositifs d’aide aux entreprises. Il semble que l’appartenance à un réseau politique influent ou au réseau du grand capital, constitue la clef pour accéder aux grands dispositifs de relance de l’économie. .

ASSAINIR LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES 

François Hollande a déclaré durant la campagne présidentielle, vouloir assainir le monde de la finance et peut-être devrait-il commencer par mettre fin à ces pratiques plus proches du système mafieux que de la pratique républicaine afin que l’on juge les projets sur des critères plus objectifs. Les fonds d’investissement parasitent les fonds publics destinés au développement des PME et cela génère une déperdition de l’argent public au lieu de l’effet de levier escompté.

Rappelons l’échec de ces mécanismes utilisés à outrance lors du plan de relance de 35 milliards d’euros qui n’a créé ou sauvé, selon les sages de la cour des comptes, que 20 000 à 70 000 emplois et du grand emprunt de 34 milliards d’euros qui en a généré encore moins. 

Au moment où l’État demande de plus en plus de sacrifices aux contribuables, peut-être conviendrait-il de faire l’économie de ces intermédiaires, en finançant directement les entreprises en recherche d’aide pour leur développement.

Par ailleurs, on peut s’étonner que depuis 2008, Patricia Barbizet, N°2 du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute), soit l’un des administrateurs du FSI, fonds d’investissement doté de 20 milliards d’euros d’argent public, et en préside également le comité d’investissement. 

PPR est un grand groupe du CAC 40 dont la délocalisation de la production des articles vendus dans les magasins (Conforma, Printemps, La Redoute, Fnac), a mis au chômage les dizaines de milliers d’ouvriers employés chez les sous-traitants. 

Qui peut croire que sa dirigeante choisisse d’aider les entreprises dont le développement créera des emplois en France. Il nous semble que François Hollande devrait maintenant nommer une personnalité moins impliquée avec les grands groupes et le grand capital. 

LE LEURRE DE L’INNOVATION

La Banque Publique d’Investissement voulue par François Hollande, sera vraisemblablement composée d’anciens organismes et dispositifs déjà existants qui ne sont jamais parvenus à transformer les milliards d’euros qui leur sont confiés en un nombre significatif de véritables emplois, et investira encore uniquement dans l’innovation.

L’antienne des produits innovants, déjà répétée en boucle depuis 35 ans par nos personnalités politiques, nous est à présent resservie pour exclure les industries manufacturières traditionnelles des dispositifs de financement.de l’économie.

Le mythe des produits innovants qui devaient fournir un emploi à chacun d’entre nous, est associé au dogme néolibéral du libre échange qui préconise la délocalisation de notre industrie manufacturière des biens de consommation. Cette politique dont François Hollande a toujours été un ardent partisan, montre son inefficacité et plusieurs millions de personnes au chômage en paient le prix.  

Cependant, il convient d’accorder crédit aux promesses de réindustrialisation de notre nouveau Président et puisque l’emploi est sa priorité, ne doutons pas de recevoir bientôt une invitation de l’Élysée ou du ministère du Redressement Productif pour exposer notre projet de relance de l’industrie manufacturière des biens de consommation. 

Francis JOURNOT 
 http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-detournement-de-l-argent-public-118733

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Y’en a marre des salaires chez CAMAIEU

Posté par ippolito le 20 juin 2012

Plutôt que d’augmenter ses employés, la chaîne de magasins préfère qu’ils touchent le RSA en complément de leurs faibles salaires. Un débrayage a lieu le 22 juin dans toute la France.

«Toucher le RSA alors qu’on a dix-huit ans d’ancienneté, ça fait mal aux tripes.» Cherif Lebgaa, employé logistique d’entrepôt chez Camaïeu à Roubaix, estime qu’il est un «un cas d’école». Il décharge les camions, trie des cartons, bipe des codes-barres et conduit des chariots élévateurs à temps plein, pour un salaire de 1 180 euros. Et complété avec 296 euros de RSA. En couple avec un seul salaire et un enfant, ce délégué FO a découvert, il y a deux ans, qu’il y avait droit.

«Quand je demande une augmentation à la DRH, on me répond : « Pas la peine, il y a le RSA. »» Il trouve anormal que le conseil général du Nord finance une partie des bas salaires d’une entreprise florissante. 

«Camaïeu a fait plus d’un milliard de chiffre d’affaires l’an dernier, notre précédent PDG est parti en 2008 avec 23 millions d’euros de stock-options, et depuis 2007, l’entreprise a distribué plus de 50 millions d’euros à ses actionnaires !

 Impossible de chiffrer le nombre de salariés dans le même cas que lui. «Les gens ont honte. Parfois, seul le conjoint est au courant.» En attendant, tract à la main, il hèle les passants et surtout les clientes à l’entrée du magasin Camaïeu de Tourcoing, dans les rues piétonnes, et tend un tract de l’intersyndicale CGT-FO intitulé «La face cachée de Camaïeu», qui réclame 100 euros d’augmentation par personne pour les employés et les agents de maîtrise. La direction propose 1,6% d’augmentation pour les bas salaires, «soit une moyenne de 12 euros par personne».

Prime supprimée. Après l’échec d’une grève de neuf jours dans les entrepôts en 2011, ces syndicats minoritaires mènent une guérilla à coups de «barbecues militants» et de tracts à l’entrée des boutiques.

 Ils ont envoyé une lettre à François Hollande, demandé à rencontrer le nouveau ministre du Travail, Michel Sapin. Pour l’instant, en vain. Ils appellent à un débrayage cendredi 22 juin, dans tous les magasins de France, de 10 h 30 à midi. Non seulement les salaires n’augmentent pas, ou peu, mais le résultat sur la fiche de paie devrait même baisser le mois prochain : une prime est supprimée. L’intersyndicale veut la voir revenir. «J’avais une prime d’échelon de 34 euros, je vais la perdre, elle sera remplacée par un bonus à condition qu’on fasse les chiffres. Sauf que les objectifs, on ne les atteint jamais. Les gens achètent l’essentiel», dit Rebecca (1), 34 ans, vendeuse. La prime varie de 30 à 130 euros selon l’échelon, explique Thierry Siwik, délégué CGT. 

Pour Rebecca, payée 650 euros net par mois pour 22 heures par semaine, cette histoire de prime, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. «Faire 30 km pour trois heures de travail, ça arrive, très souvent. Et une fois tous les trois mois, on me fait même venir pour une heure de formation. Ce que je gagne sur une heure, je le perds dans l’aller-retour en voiture.» Le pire, c’est la pression à l’intérieur de la boutique. «Dès qu’une cliente touche un article, il faut lui vendre quelque chose. Les objectifs varient tous les jours. Si on ne les atteint pas, on a des messages de la direction .» Cherif Lebgaa évoque des responsables de magasin qui travaillent «50 heures, payés 39, et gagnent moins de 1 400 euros». Aucune pointeuse pour le prouver. «Camaïeu n’en veut pas.»

Démissions. Contacté, Thierry Jaugeas, PDG de l’entreprise, a refusé de répondre à nos questions. Début 2011 (lire Libération du 10 mars 2011), il ne niait pas les dépassements d’horaires et les pressions, mais parlait de «cas particuliers». Rebecca, elle, a demandé une rupture conventionnelle : «Je ne veux pas me rendre malade pour 650 euros.» Camaïeu, l’an dernier, c’était 1 300 départs, des démissions pour moitié, pour moins de 4 000 salariés. Soit un turnover de 30%. L’intersyndicale refuse une autre nouveauté : le temps de travail annualisé pour les 68% de salariés à temps partiel, des femmes pour l’essentiel. «Concrètement, ça veut dire que les gens pourront travailler entre 5 et 34 heures par semaine, prévenus au plus tard trois jours avant. A eux de se débrouiller pour faire garder les enfants», dit Thierry Siwik.

«Le corps ne va pas suivre», dit Pascaline, 42 ans, qui travaille 22 heures, temps partiel imposé. Avec 480 euros de loyer, elle a demandé un dossier RSA. «Du coup, je touche 200 euros, ce qui complète mes 650 euros, dont 50 de primes qui vont peut-être disparaître. En sept ans, j’ai été augmentée d’une vingtaine d’euros. On change le logo, on refait des sachets, ça coûte, et nous, on ne nous augmente pas.» Elle raconte : «Il faut toujours faire plus, déballer et mettre sur cintre très rapidement le matin, faire la caisse, les vitrines. Et bien sûr, faire acheter. Le but, c’est qu’à chaque entrée, il y ait un achat. Si le taux n’est pas bon, la responsable se fait engueuler, et ça retombe sur nous. On vous explique que vous n’êtes pas payée à ne rien faire, mais à vendre.»

(1) Certains prénoms ont été modifiés.

http://www.liberation.fr/economie/2012/06/14/les-salaries-degrades-de-camaieu_826373

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