Y’en a marre de Cahuzac et surtout des mensonges …

Posté par ippolito le 11 avril 2013

Cahuzac compare le mensonge sur son compte en Suisse à la promesse des 3% de déficit

Il s’interroge sur les «mensonges dignes» et les «mensonges indignes»…

Comment va Jérôme Cahuzac? A priori pas si mal, si l’on en croit les propos rapportés par Le Canard enchaîné ce mercredi.

L’ex-ministre du Budget, qui a provoqué un séisme la semaine dernière en avouant détenir un compte en Suisse, apparaît droit dans ses bottes et semble ne pas comprendre à quel point son mensonge devant l’Assemblée a choqué.

Il compare notamment ses franches dénégations devant les députés à propos de ce fameux compte suisse à la promesse d’atteindre 3% de déficit fin 2013 faite par François Hollande.

 «On me dit que j’ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi? Qu’il y aurait des mensonges indignes et d’autres qui seraient dignes? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l’Assemblée, est-ce digne? A ce compte-là, j’ai menti devant l’Assemblée sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013», aurait-il expliqué.

Il compte redevenir député

Celui qui pense retrouver son siège de député avant la fin du mois d’avril lâche également à propos des parlementaires: «Si tous ceux qui ont menti à la représentation nationale devaient quitter l’hémicycle, il y en aurait des tonnes».

 Une pique qui devrait ravir les parlementaires qui, toutes tendances confondues, ne veulent pas revoir Jérôme Cahuzac dans l’hémicycle après son mensonge sur son compte en Suisse. Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, a confié tout faire pour convaincre l’ex-ministre de ne pas retrouver son mandat de député, comme il en a le droit après son départ du ministère.

Mais Jérôme Cahuzac ne l’entend pas de cette oreille: «ll n’y a que mes électeurs ou la justice qui peuvent me priver des bancs de l’Assemblée. 

Or je n’ai pas été battu et je n’ai pas été, pour l’heure, déclaré inéligible». Si cet amateur de boxe reste dans le même état d’esprit, l’ambiance promet d’être chaude à son retour dans l’hémicycle.

http://www.20minutes.fr/politique/1134817-20130410-cahuzac-compare-mensonge-compte-suisse-a-promesse-3-deficit

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Y’en a marre des scandales politiques et surtout des magouilles de nos élus

Posté par ippolito le 10 avril 2013

Le séisme Cahuzac n’est pas fini, juge Mediapart

Edwy Plenel, fondateur du site d’informations Mediapart, a déclaré vendredi que diverses informations lui parviennent en matière d’évasion fiscale. « La question de la fraude et de l’évasion fiscale n’est pas terminée pour la classe dirigeante française », assure-t-il.

Le « séisme » politique provoqué par l’affaire Cahuzac n’est peut-être pas fini, a estimé vendredi Edwy Plenel, fondateur du site internet Mediapart, qui a révélé l’existence du compte bancaire secret qui a fait chuter l’ex-ministre du Budget. 

« Nous avons diverses informations qui nous parviennent (…) sur lesquelles nous travaillons », a déclaré à Reuters l’ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde. « Je pense que cette question de la fraude et de l’évasion fiscale n’est pas terminée pour la classe dirigeante française dans son ensemble », a-t-il ajouté.

« Des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent »

Dans une émission enregistrée jeudi par la chaîne de télévision France Ô pour diffusion dimanche, il juge nécessaire un « sursaut démocratique et social » en France. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », explique-t-il. Prié de dire, dans cet extrait, si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », il répond : « Vers un scandale républicain parce que c’est toute la République qui est concernée ». 

Dans un entretien avec Reuters, Edwy Plenel a cependant précisé que les informations en possession de Mediapart devaient d’abord être recoupées et vérifiées avant d’être publiées. « Je ne peux pas en être sûr à cette date. Mais vous avez Cahuzac. Vous avez déjà Jean-Jacques Augier (l’ex-trésorier de la campagne du président François Hollande-NDLR) dans un paradis fiscal, vous avez toutes les histoires Sarkozy qui peuvent rebondir », a-t-il poursuivi. « Dans l’affaire Takieddine, il y a des paradis fiscaux partout (…) Supposez que demain, après-demain, on ait de nouvelles informations sur un responsable politique quel qu’il soit, le séisme républicain est là », a-t-il ajouté.

Une droite « oublieuse »

En dehors de l’affaire Cahuzac, le site Mediapart, spécialisé dans le journalisme d’investigation, a publié nombre d’informations mettant en cause des dirigeants de l’ancienne majorité, dont l’ex-président Nicolas Sarkozy. 

Il a notamment diffusé un enregistrement effectué par un ex-majordome de la milliardaire Liliane Bettencourt, des éléments sur l’attentat de Karachi contre des techniciens français de la DCNS et des informations sur les relations entre l’homme d’affaire Ziad Takieddine et de hauts dirigeants de l’UMP.

L’ancienne majorité, qui multiplie accusations et attaques contre le gouvernement socialiste depuis les aveux et la mise en examen de Jérôme Cahuzac, est « oublieuse », dit Edwy Plenel. 
Nicolas Sarkozy savait-il ?

Des élus ont émis l’hypothèse que la détention par l’ex-ministre du Budget d’un compte secret en Suisse, puis à Singapour, était non seulement connue de l’actuel gouvernement mais aussi du temps où l’UMP dirigeait le pays. L’UMP Michel Gonelle, ancien rival de Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne, a ainsi déclaré jeudi que des informations douanières en faisaient état depuis 2008. 

L’ancien ministre centriste Hervé Morin a lui aussi accrédité l’idée que la droite savait, affirmant dans Le Parisien que « la rumeur parisienne était constante ». Le député écologiste Noël Mamère a suggéré que le précédent exécutif connaissait la situation de Jérôme Cahuzac quand, alors député socialiste, il a été nommé en 2010 à la présidence de la commission des Finances de l’Assemblée nationale sur proposition du PS mais avec l’accord de Nicolas Sarkozy.

http://www.rmc.fr/editorial/366368/le-seisme-cahuzac-nest-pas-fini-juge-mediapart/

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Y’en a déjà marre de l’affaire Sarkozy et aussi du juge Gentil

Posté par ippolito le 25 mars 2013

Y'en a déjà marre de l'affaire Sarkozy et aussi du juge Gentil dans Y'en a marre de Nicolas Sarkozy images-C Pourquoi le juge Gentil a mis en examen Nicolas Sarkozy ?

« Le Point » révèle les dernières auditions des employés des Bettencourt. Et les efforts du juge pour aboutir à une mise en examen très contestable…

« La réponse est très simple, je n’ai entendu parler de rien. Je ne suis au courant de rien. Je n’ai été témoin de rien. Pour mon mari (Jean-Pierre Meyers, membre du conseil d’administration de L’Oréal), ce sera la même chose. Mes parents ne disaient rien à ce sujet. »

 Le 21 décembre 2012, Françoise Bettencourt-Meyers botte en touche lorsque le juge d’instruction bordelais Jean-Michel Gentil l’interroge sur le fait de savoir si Nicolas Sarkozy, alors candidat UMP à la présidence de la République, avait « demandé ou non, perçu ou non de l’argent » de ses parents, et notamment de sa mère Liliane.

Ironie du sort, c’est l’ex-président qui a, lui-même, demandé au magistrat de poser cette question à la fille unique de la milliardaire. Simple provocation vis-à-vis du juge ? 

Ou pique lancée à Françoise Bettencourt-Meyers qui a transmis à la police, en juin 2010, des enregistrements clandestins de conversation au domicile de sa mère mettant en cause des personnalités du gouvernement ? 

Une chose est sûre : à l’époque, la fille unique de la milliardaire ne pouvait pas imaginer que sa démarche aboutirait deux ans et demi plus tard à la mise en examen de Nicolas Sarkozy. C’est pourtant bel et bien ce qui s’est passé, jeudi 21 mars.

Après une confrontation entre des employés des Bettencourt et Nicolas Sarkozy, le juge Gentil a considéré que l’ex-candidat UMP à la présidentielle avait commis un abus de faiblesse en février 2007 et courant 2007 aux dépens de l’héritière de L’Oréal, alors âgée de 84 ans, en lui demandant de l’argent pour financer sa campagne.

 Une manière assez habile de contourner le Code pénal. En effet, le délit de financement illégal est prescrit au bout de trois ans, mais pas l’abus de faiblesse. Or une expertise médicale diligentée en 2011 par le juge Gentil défend l’hypothèse que Liliane Bettencourt est diminuée intellectuellement depuis 2006, ce que n’avait jamais diagnostiqué l’ensemble des médecins qui la suivait à cette époque…

Le magistrat avait procédé en catimini à une répétition générale

Quoi qu’il en soit, contrairement à Françoise Bettencourt-Meyers qui n’a rien vu, rien entendu, des employés de maison de ses parents ont, eux, déclaré avoir croisé Nicolas Sarkozy plusieurs fois durant cette période. 

Ils évoquent des visites à la fois à M. et Mme Bettencourt, et quelques-uns relient même celles-ci à des demandes d’argent… Or l’ancien président de la République a toujours affirmé, sur la foi de son agenda, n’avoir été qu’une seule fois chez les Bettencourt et, qui plus est, n’avoir rencontré que « monsieur ». 

Quant aux enveloppes présumées, l’ancien président a déclaré avec mépris : les Bettencourt « ne m’ont jamais donné un sou et je ne leur en ai jamais demandé ».

Avant d’organiser, jeudi 21 mars, une confrontation-surprise entre l’ancien chef d’État et ces employés, Le Point est en mesure de révéler que le magistrat avait procédé en catimini à une répétition générale en auditionnant tout à tour, fin février, maître d’hôtel, infirmière, femme de chambre… Pour l’occasion, le juge Gentil avait déniché un document précieux libellé « indemnités de repas ».

 En clair, une sorte de tableau retraçant la présence ou l’absence de tel ou tel employé au domicile de l’héritière de L’Oréal, rue Delabordère, à Neuilly-sur-Seine. Il faut dire que, depuis des mois, le magistrat multiplie les investigations sur l’emploi du temps de Nicolas Sarkozy, à l’affût d’autres visites de celui-ci chez les Bettencourt. 

Sur la foi de ce document, le juge a acquis la conviction que Nicolas Sarkozy s’était bel et bien rendu au moins deux fois chez les Bettencourt, entre février et avril 2007. Et non une seule fois, le 24 février 2007, comme il l’a toujours affirmé. 

Le maître d’hôtel Pascal Bonnefoy affirme avoir vu Nicolas Sarkozy, et l’ancienne infirmière, Henriette Houtpachou, affirme avoir lu sur le planning de l’office le nom de « monsieur Nicolas ». 

Or, comme l’atteste le fameux tableau des « indemnités repas », ni l’un ni l’autre ne travaillaient ce jour-là. D’où la certitude du juge que Nicolas Sarkozy est venu au moins une autre fois et lui a donc menti. 

En réalité, le 24 février, toujours à l’appui du même document, c’est Bruno Lantuas, un autre maître d’hôtel, qui a ouvert la porte au candidat UMP à la présidentielle. 

Interrogé par le juge Gentil le 21 février 2013, l’employé décrit un visiteur « en costume-cravate avec de la prestance et de l’énergie », qu’il conduit dans « le salon rond avec ses portes monumentales dans lequel l’attendait M. et Mme Bettencourt ». 

Or, Pascal Bonnefoy, l’autre maître d’hôtel, qui a aussi vu Nicolas Sarkozy, décrit l’ancien président avec un col roulé noir. Selon lui, lorsqu’il a ouvert la porte au candidat de l’UMP, celui-ci était « tout de noir » : le pantalon, le col roulé, la veste et même les chaussures. 

Autre détail, lorsqu’il a ouvert la porte, la voiture officielle était garée sur le perron. L’employé a vu un chauffeur au volant et une autre personne qui aurait ouvert la porte à Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a toujours déclaré n’avoir vu, ce jour-là, qu’André Bettencourt. Lors de ses précédentes auditions, le maître d’hôtel Bruno Lantuas avait affirmé avoir vu Nicolas Sarkozy « une semaine avant les élections ». Cette fois, plus prudent, il déclare que c’était pendant la campagne présidentielle, ce qui, selon lui, « intéressait beaucoup André Bettencourt ». 

Pour démontrer la présence du maître d’hôtel chez les Bettencourt, ce 24 février 2007, le juge Gentil n’a pas ménagé ses efforts. Il a ainsi récupéré des factures de pressing de l’employé datées des 22 et 26 février 2007 qui émanent d’une teinturerie de Neuilly-sur-Seine.

« Tout ça est vraiment tiré par les cheveux »

Lors des récentes auditions des employés de maison des Bettencourt que Le Point révèle, Dominique Gaspard, ex-femme de chambre, a également démenti la version de Nicolas Sarkozy. 

Interrogée le 27 février, l’employée a confirmé avoir conduit Liliane Bettencourt au salon rond où se trouvait déjà son époux avec le candidat UMP.  Le 18 décembre dernier, la femme de chambre avait déclaré : « Elle (Mme Bettencourt) était toute contente de l’avoir vu (Nicolas Sarkozy) ».

Outre ces quelques témoignages, le juge dispose des agendas de « madame » (Bettencourt), dans lesquels est notée pour le 24 février 2007 la visite d’un certain « monsieur S ». Ces éléments font-ils pour autant de Nicolas Sarkozy un menteur ? 

« Tout ça est vraiment tiré par les cheveux, observe une source proche du dossier. Sarkozy a pu oublier un deuxième rendez-vous qui n’est pas noté dans son agenda. Par ailleurs, cela ne prouve pas qu’il est venu chercher des enveloppes. »

Concernant l’argent, justement, le juge s’appuie sur le témoignage de Nicole Berger, une ex-gouvernante aujourd’hui décédée, qui aurait confié que, lors de sa visite en février 2007, Nicolas Sarkozy serait venu chercher de l’argent. 

Les propos de l’employée qui était très proche de Liliane Bettencourt sont aujourd’hui relayées par Dominique Gautier, l’ancien chauffeur des Bettencourt, désormais à la retraite. « C’est Mme Bettencourt qui l’a relaté à Mme Nicole Berger, a-t-il affirmé le 18 décembre 2012, au juge. Vous savez, c’était en quelque sorte sa confidente.

 » Une déclaration à rapprocher des propos énigmatiques que le photographe François-Marie Banier prête à Liliane Bettencourt dans ses carnets en avril 2007. « On me dit que Sarkozy m’avait encore demandé de l’argent, si je lui dis oui, comment être sûre qu’on ne lui donne rien ? »

Pour étayer sa démonstration, le juge a mis en rapport les visites de Nicolas Sarkozy chez le couple Bettencourt avec des mouvements de fonds suspects. Des retraits d’espèces en Suisse effectués par Patrice de Maistre, l’ex-gestionnaire des Bettencourt, suivis de rendez-vous avec Éric Woerth, l’ex-trésorier de l’UMP. « Ce qui ne constitue aucune preuve judiciaire », souligne une source proche de l’enquête.

L’avenir politique de Nicolas Sarkozy est désormais entre les mains de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Bordeaux, saisie par l’avocat Thierry Herzog. C’est elle qui doit désormais se prononcer sur la légitimité de la mise en examen de l’ancien président de la République…

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-pourquoi-le-juge-gentil-a-mis-en-examen-nicolas-sarkozy-23-03-2013-1644672_23.php

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Y’en a marre des gaspillages d’argent public à Boulogne-Billancourt ou ailleurs surtout pour les contribuables qui paient la facture !!!

Posté par ippolito le 25 mars 2013

Y'en a marre des gaspillages d’argent public à Boulogne-Billancourt ou ailleurs surtout pour les contribuables qui paient la facture !!! dans Y'en a marre des gaspillages de l'argent public images-V Gros gaspillages à Boulogne

Les gaspillages d’argent public s’accumulent à Boulogne-Billancourt ( Hauts-de-Seine), et les contribuables paient la facture.

Un opposant au maire de Boulogne-Billancourt dénonce les nombreux gaspillages de la commune. La votation pour l’île Seguin à Boulogne-Billancourt a en effet coûté la bagatelle de 219 905 euros. 

Une dépense pharamineuse représentant 12,9 euros par contribuable boulonnais. De plus, cette votation n’a aucune valeur juridique, les élus ayant été obligés de voter le soir même une délibération pour engager une nouvelle révision du PLU ( plan local d’urbanisme) à 250 000 m². 

Plus d’informations sur cette embrouille juridique sur www.sauvonslileseguin.com .

En plus de ce honteux gaspillage d’argent public, la maire de Boulogne-Billancourt va également devoir verser 104 630,99 euros à l’un de ses directeurs, venant d’être renvoyé, qui a saisi le tribunal administratif de Cergy-pontoise

La mairie, fautive, devra donc payer 104 630,99 euros et est contrainte de réintégrer son ancien directeur. Evidemment, ce sont les contribuables qui paieront la facture.

Enfin, le maire de Boulogne va recevoir les dirigeants “des entreprises nouvelles implantées sur GPSO“. Le maire de Boulogne avait déjà présenté ses vœux aux dirigeants d’entreprise le 28 janvier dernier, puis les avait convié le 1er février, à une réception sur le thème “devenez fournisseur de la ville”.

 Au total, 3 réceptions en grandes pompes, avec buffet, aux frais des contribuables.

source: http://www.pmduhamel.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2013/gros-gaspillages-a-boulogne/

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Y’en a marre de Jérôme Cahuzac et surtout des mensonges et des magouilles

Posté par ippolito le 23 mars 2013

L’affaire Cahuzac en cinq questions
Mots clés : Suisse, Singapour, Jérôme Cahuzac, Michel Gonelle

La voix de Jérôme Cahuzac a-t-elle été identifiée sur la bande publiée par Mediapart ? Qu’est-ce que le délit de «blanchiment de fraude fiscale», sur lequel enquêtent les juges ? La Suisse va-t-elle participer à la procédure ? Le Figaro fait le point sur l’affaire.

» Quels sont les éléments de Mediapart, à l’origine de l’affaire?

Dans son enquête publiée le 4 décembre, le site d’investigation prétend que Jérôme Cahuzac a détenu un compte «non déclaré» à l’Union des banques suisses (UBS) de Genève, clôturé en 2010 et dont les avoirs ont ensuite été déplacés à Singapour. 

Deux jours plus tard, suite aux premières dénégations du ministre, Mediapart met en ligne un enregistrement sonore, qui daterait de 2000. 

Dans cette bande, issue selon le site internet d’un répondeur téléphonique, un homme présenté comme Jérôme Cahuzac évoque son compte en Suisse.

 «Ca me fait chier d’avoir un compte ouvert là-bas. L’UBS, c’est quand même pas forcément la plus planquée des banques», dit l’homme à un interlocuteur non identifié sur la bande.

» D’où vient l’enregistrement?

Mediapart n’a jamais levé le voile sur l’identité de la source qui lui a transmis l’enregistrement. Mais, fin décembre, le site d’information publie le nom du détenteur d’origine de la bande. Il s’agit de Michel Gonelle, un ancien élu RPR, qui a perdu en 2001 la mairie de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) au profit de Jérôme Cahuzac, alors député.

 Selon Mediapart, après avoir appelé Michel Gonelle, Jérôme Cahuzac l’aurait rappelé quelques minutes plus tard, sans s’en rendre compte. Il était en pleine conversation avec son gestionnaire de fortune. 

Leur discussion aurait alors été enregistrée par le répondeur téléphonique du maire de Villeneuve-sur-Lot. Michel Gonelle laisse entendre que la bande a été donnée à Mediapart par un autre opposant local du ministre, l’ex-juge Jean-Louis Bruguière, à qui il avait transmis une copie de l’enregistrement. Lequel affirme pour sa part avoir «détruit» cet enregistrement sans l’avoir écouté.

» La voix sur la bande est-elle celle de Jérôme Cahuzac?

«Oui!», jure Michel Gonelle, qui s’est même manifesté auprès de l’Elysée pour confirmer l’authenticité du document. Dans le doute, le procureur de Paris, François Molins, a pris l’initiative d’ouvrir le 7 décembre une enquête préliminaire et de requérir une expertise sur la bande.

 Selon le communiqué du parquet de Paris publié mardi, l’enquête a conclu qu’elle n’a «subi aucune altération ou modification». Trois témoins ont dit reconnaître la voix de l’ancien ministre et un autre a reconnu «des intonations de la voix», précise le parquet. 

La police technique scientifique qui a comparé la voix de la bande avec celle de Jérôme Cahuzac conclut: «Sur une échelle de -2 à +4, la puissance de l’indice, c’est à dire de notre comparaison phonétique et automatique se situe à +2. Autrement dit le résultat de notre analyse renforce l’hypothèse que Jérôme Cahuzac est le locuteur inconnu».

» Qu’est-ce que le blanchiment de fraude fiscale?

Les juges d’instruction Le Loire et Van Ruymbeke en charge de l’information judicaire ouverte mardi enquêteront sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale et non pas directement sur la fraude elle-même. 

Une manoeuvre habile, car les poursuites pour fraude fiscale sont soumises à un avis de la commission des infractions fiscales, placée sous l’autorité du ministère du Budget. Un conflit d’intérêt patent dans le cadre de l’affaire Cahuzac.

Le blanchiment de fraude fiscale est un délit qui consiste à réinjecter dans l’économie le fruit d’une évasion fiscale, par exemple en achetant un appartement avec l’argent placé sur un compte en Suisse. Dans le cas de Jérôme Cahuzac, les juges devront d’abord vérifier l’existence du fameux compte et la provenance des fonds. 

Selon le parquet, un des témoins entendus par les enquêteurs affirme que les sommes versées «proviendraient de laboratoires pharmaceutiques», une industrie pour laquelle Jérôme Cahuzac a été consultant dans les années 90. 

Les enquêteurs chercheront ensuite à déterminer comment cet argent – s’il existe – a été utilisé. Si le délit de blanchiment de fraude fiscale est constitué, le ministre démissionnaire risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.

» La Suisse va-t-elle collaborer à l’enquête?

Le 31 janvier, les autorités suisses ont transmis des informations aux services fiscaux français indiquant, selon des proches du ministre cités par le JDD et le Nouvel Observateur, que Jérôme Cahuzac n’a pas été titulaire d’un compte bancaire à l’UBS depuis 2006. 

Le document n’a cependant pas été rendu public et Mediapart, tout comme une source judiciaire française citée par l’agence Reuters, contestent l’interprétation qui en est faite par Bercy.

Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte mardi, la justice genevoise a reçu une demande d’entraide judiciaire venue de Paris. Les autorités suisses doivent désormais décider si elles y donnent suite ou pas. Aucun délai pour donner une réponse n’est imposé par la loi. 

Attachée au secret bancaire, la Suisse n’est pas réputée pour sa collaboration en matière fiscale. «Elle traîne des pieds. Sur 300 demandes, seulement 40 à 50 réponses sont jugées satisfaisantes par Paris», expliquait fin 2012 François d’Aubert, président du groupe d’évaluation du Forum fiscal mondial, à l’Agefi. 

Mais face à la forte médiatisation de l’affaire Cahuzac, les autorités helvètes pourraient être forcées de collaborer, surtout si la justice française a recours à une commission rogatoire internationale.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/20/01016-20130320ARTFIG00451-cinq-questions-sur-l-affaire-cahuzac.php

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Y’en a marre de Sarkozy

Posté par ippolito le 23 mars 2013

Sarkozy arrosait la police
 
La Cour des comptes, dans un impayable rapport consacré aux rémunérations des forces de l’ordre, et rendu public le 18 mars, explique comment Nicolas Sarkozy s’est payé police et gendarmerie.

En 150 pages, les magistrats démontrent comment Nicolas Sarkozy a réussi l’exploit de supprimer des postes de fonctionnaires ( 7236 équivalents temps plein entre 2005 et 2011) tout en aggravant le déficit des comptes de la nation. Employer moins pour dépenser plus…

L’explication est simple. Pendant qu’il supprimait des emplois, Sarkozy achetait le silence social grâce à l’octroi d’une myriade de primes. Ces « mesures catégorielles » ont coûté entre 2008 et 2011 plus de 450 millions d’euros.

Pour la seule année préélectorale 2011, les policiers ont ainsi reçu 62 millions de primes, et les gendarmes 49 millions. Résultat, écrit la Cour des comptes, « le coût annuel supplémentaire au cours de la période 2008-2011 a été largement supérieur aux économies résultant des réductions d’effectifs« .

Pour payer ces 240 000 fonctionnaires, les ministres de l’ Intérieur successifs n’ont pas hésité à piquer dans les réserves, obtenant le « déblocage de la réserve de précaution« , l’argent que l’Etat met de côté en cas d’urgence. 

Chaque fois, le contrôleur budgétaire et comptable ministériel a « émis des réserves, proposé des économies« . Chaque fois, il s’est fait renvoyer à sa calculette.

Claude Guéant, le dernier ministre de l’ Intérieur de Sarkozy, s’est mis, lui, carrément hors la loi. En juillet 2011, il crée les « patrouilleurs », pour mettre du bleu sur la voie publique.

A 9 mois de la présidentielle, ça ne pouvait pas faire de mal. Pour payer les heures sup de cette police de proximité new look, il n’a pas lésiné. 

L’heure supplémentaire doit, légalement, être payée 12 euros. Les patrouilleurs ont touché plus de 26 euros. Montant de la facture: 22 millions d’euros. Et tout ça pour ne pas être élu.

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/sarkozy-arrosait-la-police/

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