Y’en a marre de 2013 et surtout des dépenses de l’ état

Posté par ippolito le 3 janvier 2013

Cour des comptes : 2013, année terrible…
    
Pour trouver les 33 Md€ qui manquent à l’appel, la Cour préconise d’abord de réduire les dépenses de l’Etat. 

Des hausses de CSG et de TVA sont aussi probables. L’effort à fournir en 2013 sera beaucoup plus important : dans l’hypothèse d’une croissance de 1 %, la Cour l’évalue à 33 Md€ de mesures nouvelles. 

Elles devront être réparties à part égale entre la compression des dépenses et des recettes nouvelles (hausses de CSG ou de TVA).

 « Ces économies ne pourront être réalisées que si toutes les administrations publiques y contribuent, l’Etat mais aussi la sécurité sociale et les collectivités territoriales », préviennent les magistrats de la rue Cambon en prônant « une nouvelle gouvernance d’ensemble ». D’abord la baisse des dépenses…

Côté compression des dépenses, si l’effort nécessaire pour trouver les 33 Md€ est fractionné à parts égales entre les économies et les recettes nouvelles, 16,5 Md€ d’économies sont à concrétiser. 

Cela revient à caler (en volume) les dépenses de toutes les administrations publiques sur le niveau de l’inflation alors qu’elles ont progressé ( + 0,5 %) en 2012. 

L’ensemble des dépenses devra être jaugé, estime la Cour des comptes, du personnel, aux dépenses d’intervention sans oublier l’investissement.

 A cet égard, des priorités doivent être menées « dans la réalisation des investissements publics, notamment en matière d’infrastructures ferroviaires ». … ensuite des hausses d’impôts Selon la Cour, l’augmentation des recettes, doit d’abord provenir de la suppression des niches fiscales et sociales. 

De même, les magistrats dénoncent la TVA réduite dans la restauration, la défiscalisation des emplois à domicile (plafond trop haut), etc. Ils préconisent aussi d’augmenter le taux d’impôts à « assiette large » comme la CSG ou la TVA, éventuellement de façon temporaire. 

Les efforts devront être prolongés au-delà de 2013, préviennent les magistrats de la rue Cambon, si l’on veut assurer le retour à l’équilibre en 2016 ou 2017. 

Dans cette perspective, « le rééquilibrage des comptes de la sécurité sociale est prioritaire et suppose de poursuivre la réforme du système de retraites et du système de soins qui restent lourdement déficitaires », écrivent-ils.

Pour trouver les 33 Md€ qui manquent à l’appel, la Cour des comptes préconise d’abord de réduire les dépenses de l’Etat. Des hausses de CSG et de TVA sont aussi probables.

L’effort à fournir en 2013 sera beaucoup plus important : dans l’hypothèse d’une croissance de 1 %, la Cour l’évalue à 33 Md€ de mesures nouvelles. Elles devront être réparties à part égale entre la compression des dépenses et des recettes nouvelles (hausses de CSG ou de TVA).

« Ces économies ne pourront être réalisées que si toutes les administrations publiques y contribuent, l’Etat mais aussi la sécurité sociale et les collectivités territoriales », préviennent les magistrats de la rue Cambon en prônant « une nouvelle gouvernance d’ensemble ».
D’abord la baisse des dépenses…

Côté compression des dépenses, l’effort nécessaire pour trouver les 33 Md€ est fractionné à parts égales entre les économies et les recettes nouvelles, 16,5 Md€ d’économies sont à concrétiser. 

Cela revient à caler (en volume) les dépenses de toutes les administrations publiques sur le niveau de l’inflation alors qu’elles ont progressé ( + 0,5 %) en 2012.

L’ensemble des dépenses devra être jaugé, estime la Cour des comptes, du personnel, aux dépenses d’intervention sans oublier l’investissement.

 A cet égard, des priorités doivent être menées « dans la réalisation des investissements publics, notamment en matière d’infrastructures ferroviaires ».

… ensuite des hausses d’impôts

Selon la Cour, l’augmentation des recettes, doit d’abord provenir de la suppression des niches fiscales et sociales.

De même, les magistrats dénoncent la TVA réduite dans la restauration, la défiscalisation des emplois à domicile (plafond trop haut), etc. Ils préconisent aussi d’augmenter le taux d’impôts à « assiette large » comme la CSG ou la TVA, éventuellement de façon temporaire.

Les efforts devront être prolongés au-delà de 2013, préviennent les magistrats de la rue Cambon, si l’on veut assurer le retour à l’équilibre en 2016 ou 2017.

 Dans cette perspective, « le rééquilibrage des comptes de la sécurité sociale est prioritaire et suppose de poursuivre la réforme du système de retraites et du système de soins qui restent lourdement déficitaires », écrivent-ils.

http://www.lecri.fr/2012/07/02/cour-des-comptes-2013-annee-terrible…/34039

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Y’en a marre qu’ on ne respecte pas le choix et surtout qu’on critique Gérard Depardieu, chacun a quand même le choix de faire ce qu’il veut

Posté par ippolito le 19 décembre 2012

Être libre ou payer : Depardieu a choisi

« Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés. »

Cette phrase tirée de la lettre ouverte que Gérard Depardieu a adressée à Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, le 16 décembre, illustre son choix de partir de France et de s’installer en Belgique.
L’acteur s’est reçu une volée de bois vert de la part du gouvernement. 

Jean-Marc Ayrault l’a traité de « minable », Michel Sapin, ministre du Travail, l’a considéré comme atteint « d’une forme de déchéance personnelle », Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, s’est dite scandalisée, Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, choqué et Harlem Désir, secrétaire général du Parti socialiste, attristé.

Ce vocabulaire, sciemment choisi, tente de discréditer les choix du personnage, mais surtout il révèle des tendances politiques et économiques inquiétantes pour chacun des contribuables français.
En effet, à travers le cas Depardieu, se profilent de graves atteintes au droit de propriété, à la liberté d’entreprendre et à la liberté de circulation.

L’atteinte au droit de propriété

« J’ai payé 145 millions d’euros d’impôts en quarante-cinq ans » souligne Depardieu, précisant plus loin, « je pars, après avoir payé, en 2012, 85% d’impôt sur mes revenus. »

D’une part, l’Etat pratique une spoliation active puisque ces impôts sont ponctionnés au nom du principe de redistribution, c’est-à-dire, comme l’a clairement défini l’économiste Frédéric Bastiat, « prendre aux uns ce qui leur appartient pour donner aux autres ce qui ne leur appartient pas ».

D’autre part, cette spoliation s’exerce sur la propriété puisque, reprenant la définition du même Bastiat, la propriété est « le droit qu’a le travailleur sur la valeur qu’il a créée par son travail », donc en premier lieu son revenu. Ainsi il ne reste plus à Depardieu que 15% de sa propriété ce qui équivaut à de la dépossession ou, pour être plus clair, à de la confiscation.

L’atteinte à la liberté d’entreprendre

« Je fais travailler 80 personnes dans des entreprises qui ont été créées pour eux et qui sont gérées par eux. »

Tout le monde le sait, Depardieu a diversifié ses activités dans des restaurants, des bars à vins, des vignobles. Il est donc chef d’entreprise et investisseur, et surtout créateur d’emplois.

Mais justement, l’atteinte au droit de propriété décourage l’esprit d’entreprise : pourquoi prendre tant de risques et travailler autant pour finalement n’avoir qu’une portion congrue que l’Etat voudra bien laisser ?

Le gouvernement ne semble pas comprendre qu’un entrepreneur a besoin de liberté. Et pour cause : la très grande majorité des ministres sont issus du fonctionnariat ou du monde associatif, ils n’ont pas de notion concrète de la manière dont fonctionne une économie de marché.

La culture de la subvention et de la nomination n’a rien à voir avec l’entreprise privée d’où un dialogue quasi impossible à établir.
L’atteinte à la liberté de circulation

« Je n’ai pas à justifier les raisons de mon choix, qui sont nombreuses et intimes » dit Depardieu. Il a raison. Il s’installe en Belgique. Et alors ? Il est toujours dans l’Union européenne. Or depuis le Traité d’Amsterdam de 1997, nous sommes tous des citoyens européens : c’est inscrit sur le passeport français, comme sur le passeport belge d’ailleurs.

En outre l’Union a été instaurée pour favoriser la libre circulation des biens et des citoyens. Il est étrange de voir tout le gouvernement socialiste, d’habitude pourfendeur du nationalisme et promoteur de l’universalisme, clamer tout d’un coup, à travers une Aurélie Filippetti scandalisée, que « la citoyenneté française, c’est un honneur ».

Et elle nous explique pourquoi : parce que cela permet de « pouvoir payer l’impôt » ! Dans cette perspective, la liberté de circulation semble bien poser un problème.

Ces trois atteintes sont les symptômes d’un gouvernement hostile au libre choix et à la souveraineté individuelle. Car, il faut bien le comprendre, la phrase de Depardieu qui a mis le feu poudre est celle-ci : « Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale, dont je ne me suis jamais servi. »

La raison en est bien simple, rappelée de nouveau par Bastiat : « L’Etat, ne l’oublions jamais, n’a pas de ressources qui lui soient propres. Il n’a rien, il ne possède rien qu’il ne prenne aux travailleurs ».

Or pour payer ses fonctionnaires, ses dépenses publiques et sa dette, l’Etat a besoin des contribuables. Si ceux-ci considèrent que les limites du supportable ont été dépassées et qu’ils utilisent, comme Depardieu, leur liberté de mouvement pour aller ailleurs afin de protéger leur propriété et leur liberté d’entreprendre, alors l’Etat se considère en danger puisqu’il perd sa seule source de financement.

La tentation est grande, alors, d’esquisser des politiques de contrôle et de contraintes territoriales et fiscales que l’Etat, aux abois financièrement, pourrait être amené à prendre pour empêcher les contribuables de quitter son pré carré.

Et il se peut qu’un jour, peut-être proche, devant cet Etat bafouant de plus en plus la liberté et la propriété de ses propres citoyens en les ponctionnant toujours plus, nous disions, à l’instar de Depardieu : « Je n’ai malheureusement plus rien à faire ici. »

Sylvain Charat

http://www.lecri.fr/2012/12/17/etre-libre-ou-payer-depardieu-a-choisi/37940

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Y’en a marre de la polémique sur Depardieu

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Exil fiscal : toutes les réactions à l’affaire Depardieu

S’estimant « injurié » par les critiques sur son exil fiscal en Belgique, l’acteur français a annoncé qu’il rendait son passeport dans une lettre ouverte. Réactions à droite et à gauche.

L’acteur Gérard Depardieu, s’estimant « injurié » par les critiques sur son exil fiscal en Belgique, a annoncé dimanche 16 décembre dans une lettre ouverte au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, publiée par le Journal du Dimanche, qu’il rendait son passeport français, et se renseigne sur la possibilité de prendre la nationalité belge, intensifiant la réprobation du gouvernement français. 

Voici les principales réactions. 

- Au sein du gouvernement : 

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre : « Je n’ai pas traité de minable M. Depardieu », a-t-il dit, « j’ai dit que ça avait un côté minable effectivement » d’établir sa résidence en Belgique pour payer moins d’impôts. « J’en appelle à l’esprit de patriotisme, il est bien utile dans ces périodes où parfois les valeurs se perdent de revenir à l’essentiel », a-t-il ajouté lundi 17 décembre devant la presse en marge d’un déplacement à Clermont-Ferrand.

Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale : Il faut « faire revenir » en France les exilés fiscaux « en leur faisant comprendre que leur attitude est une attitude anti-citoyenne et que d’une certaine façon, elle dégrade leur propre image ». Gérard Depardieu est « un bel acteur, c’est incontestable (…) et en même temps, on ne le voit pas seulement, là, comme exilé fiscal (…) il est aussi dans la rubrique +faits divers+. C’est dommage. Il y a un délitement de l’esprit public », a-t-il dit. « Il faut que les élites donnent l’exemple (…) nous traversons une phase très difficile », a ajouté le ministre, en citant « l’augmentation de la pauvreté. Nous avons besoin de solidarité. Il faut toujours penser à l’exemple que l’on donne individuellement ». « Si on avançait un peu dans l’harmonisation fiscale européenne, ce genre de sujet n’aurait pas lieu », a-t-il ajouté. « Il y a je crois plusieurs centaines de milliers de comptes (bancaires) de Français à l’étranger, et donc la citoyenneté dont on parle, les leçons que l’on fait aux jeunes, il faut se les appliquer à soi-même. Là, on a un mauvais exemple », (« Dimanche+ » sur Canal+)

Michel Sapin, ministre du Travail : « Au-delà de la personnalité, au-delà du talent, c’est une forme de déchéance personnelle que je trouve dommageable. Je ne dis pas déchéance pour la personne, je dis que c’est une attitude pas à la hauteur de l’acteur ». « Que ceux qui gagnent énormément d’argent paient beaucoup d’impôts quoi de plus normal? ». (Grand rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Parisien)

- A droite :

Jean-François Copé, président proclamé de l’UMP : « Ce que je regrette surtout, c’est de voir comment le gouvernement socialiste est en train de mettre notre pays par terre, ce matraquage fiscal qui touche tous les Français, cette manière de piétiner les talents, les artistes, les créateurs, les chercheurs, les entrepreneurs, c’est une folie ». « Il est en train de mettre notre pays à l’envers, monsieur Hollande, et c’est un sujet dont il faudra qu’on parle sans tabou, et je le ferai pour ma part sans tabou ». (i>Télé)

Édouard Courtial, député UMP, est « bouleversé par le traitement médiatique qui est réservé (à Gérard Depardieu) par le gouvernement ». « Il trouve honteux les mots, blessants, qui sont employés à son encontre par la gauche. La majorité socialiste laisse penser que bientôt le village d’irréductibles gaulois auquel elle veut nous réduire n’abritera plus un seul +homme à succès, créatif, de talent+ ». « Paris à son obélisque, la France doit respecter son Obélix » (communiqué).

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République: « Si les réactions ont été si dures après l’annonce de son exil fiscal, c’est que beaucoup de Français ont le sentiment d’avoir été trahis par un homme qu’ils admiraient. Cet épisode révèle quelque chose de très profond: une fracture nationale qui ronge la société française depuis trop longtemps. L’acteur de Cyrano de Bergerac incarne les élites françaises. Alors que ces élites devraient être le fer de lance de notre cohésion nationale, elles ont renoncé à servir leur pays. M. Depardieu est le symbole de cette fracture nationale (…). La droite française, noyautée par des libéraux apatrides, a tort de défendre à tout prix M. Depardieu. Aucun motif ne peut justifier de déserter son pays » (communiqué)

Christian Jacob, patron des députés UMP(pro-Copé): « Ce qui est choquant, c’est l’attitude du Premier ministre, des membres du gouvernement, que le Premier ministre tombe à ce point dans l’insulte, dans l’invective, parle de +minable+ »"Je ne partage pas et je regrette la décision de Gérard Depardieu », a-t-il précisé. « Mais au-delà de cela, ramenons les choses à ce qu’elles sont: entre deux excès, celui du Premier ministre est le plus choquant », a-t-il estimé. (Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI)

Yves Jégo, vice-président de l’UDI: « Plutôt que de se déchaîner contre Gérard Depardieu, le gouvernement ferait mieux de s’interroger sur les raisons qui poussent, semaine après semaine, les talents français à quitter de plus en plus nombreux notre pays. Avec 27 milliards d’impôts supplémentaires en six mois, le Parti Socialiste doit se rendre compte qu’il est à l’origine de cette hémorragie terrible pour l’image et l’avenir de notre pays (..). Ne nous trompons pas, derrière le geste spectaculaire de Gérard Depardieu, il y a la sourde colère de dizaines de milliers de Français qui entreprennent et mettent leurs talents au service de notre pays et ne supportent plus d’être jour après jour mis au ban de la société par un pouvoir qui confond justice fiscale et haine des plus riches ». (communiqué)

Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP: « Ayrault applique à Depardieu la technique léniniste du +social traître+ pour détourner l’attention de ses insuffisances et des soupçons d’exil fiscal de son ministre du Budget. Echapper à l’impôt en quittant la France n’est certes pas très glorieux. Mais Gérard Depardieu a beaucoup apporté à la France par son talent. Ce qui n’est pas encore le cas de M. Ayrault. Mais l’agression verbale dont il a fait l’objet de la part du Premier ministre est scandaleuse. Ayrault a choisi un bouc émissaire » (communiqué). 

Hervé Morin, président du Nouveau Centre: « Que Gérard Depardieu, symbole du talent et aussi de la générosité s’exile nous interpelle tous. À travers ce désaveu ultime, ce départ dans les remords, Depardieu se fait le porte-parole de cette majorité de Français qui ne se reconnaît pas dans la politique de découragement qui est celle du gouvernement. La politique confiscatoire mise en ouvre depuis six mois (..) aboutit au résultat inverse de celui recherché par le gouvernement Ayrault: la réduction des rentrées fiscales en vertu du vieil adage +trop d’impôt tue l’impôt+ ». (communiqué)

Rama Yade (UDI), ancienne secrétaire d’Etat, vice-présidente du Parti radical : « Je ne suis pas de ceux qui vont l’accabler (Depardieu, ndlr) parce que c’est la solution la plus facile. Quand le Premier ministre de la France dit +c’est minable+ (à propos de l’exil fiscal), quel aveu d’impuissance, on ne lui demande pas de dire si c’est minable ou si c’est bien, on ne lui demande pas de dire s’il est choqué, on lui demande de s’interroger sur le pourquoi du comment. Est-ce qu’on a intérêt à ce que ceux qui ont de l’argent partent? Est-ce que la France a intérêt à ça? Non, tout le monde dira non. (…) La question qu’il faut vraiment se poser au-delà du +pourquoi il part+, c’est peut-être comment on fait pour éviter que d’autres partent? » (entretien avec la Radio de la communauté juive)

 - A gauche :

Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale (PS): Gérard Depardieu « devrait se souvenir d’une chose » (…) « c’est que quel que soit son talent, s’il n’y avait pas eu le cinéma français, il n’aurait jamais été la vedette que l’on connaît aujourd’hui ». « Et pourquoi je dis cela, parce que c’est aussi ce que nous avons mis les uns et les autres fiscalement sur la table pour permettre au cinéma français d’exister qui fait de lui ce qu’il est ». « Je n’attends pas de la part d’une star comme Depardieu un tel comportement (…) Il vient nous voir, il dit je vous rends votre passeport, je vous rends votre carte Vitale. Mais c’est pas le passeport qui fait le fait d’être Français, c’est le fait de se reconnaître dans les valeurs de la République -liberté, égalité, fraternité -. Pourquoi on vient du monde entier dans ce pays en disant: Je veux être Français ? C’est ce contrat des valeurs qui fait que l’on est Français ». (BFMTV/RMC).

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS : il juge « totalement faux » le taux de 85% d’impôts sur les revenus avancé par l’acteur pour 2012. « J’aimerais qu’il apporte la démonstration ce ce qu’il dit parce que ça, c’est tout simplement impossible ». « En revanche, au moment où le bateau est dans la tempête – la France traverse une épreuve, une crise sans précédent – quand on est un grand acteur apprécié des Français mais qui doit aussi beaucoup au public français, on ne va pas se mettre à l’abri au moment où on demande des efforts aux plus riches ». « On ne choisit pas sa nationalité en fonction de la couleur du gouvernement ». (France Info)

Georges Sarre, conseiller de Paris (PS), ancien ministre, a choisi sur son blog le mode ironique: « Très touché par les fins de mois difficiles de l’administré parisien Gérard D., je proposerai au Conseil de Paris lors de sa prochaine séance de diminuer les aides sociales versées par le département et la Ville (APA, RSA, prestations du CASVP…), pour dégager des moyens financiers afin de lui offrir une tonne de chocolats belges ».

Roger-Gérard Schwartzenberg, député, à la tête du groupe des Radicaux de gauche à l’Assemblée, suggère au gouvernement de retirer sa Légion d’honneur à Gérard Depardieu. « Après Bernard Arnault, première fortune française, Gérard Depardieu, premier acteur français, décide lui aussi d’acquérir la nationalité belge pour des raisons fiscales (…). Mais préférer son patrimoine à sa patrie, s’exiler pour échapper à l’impôt (…) apparaissent comme des manquements à la dignité et au civisme. Bernard Arnault et Gérard Depardieu sont respectivement grand officier et chevalier de la Légion d’honneur. Selon les articles R89 à R96 du Code de la Légion d’honneur, des sanctions disciplinaires (censure, suspension, exclusion) +peuvent être prises contre tout membre de l’Ordre qui aura commis un acte contraire à l’honneur+. Tel est précisément le cas ».

- Au sein du patronat :

Laurence Parisot, présidente du Medef : « Tout ceci nous empêche de regarder le fond du sujet, ce n’est pas le grand acteur Gérard Depardieu, c’est qu’il y a aujourd’hui dans notre pays une folie fiscale à l’oeuvre ». Cette folie fiscale, notamment sur les entreprises selon elle, « répond à une autre folie qui est la folie de la dépense, une folie de la dette. Il me semblerait beaucoup plus sain que nous ayons un débat apaisé mais constructif pour savoir comment éviter cette augmentation générale des impôts sur les entreprises et sur les personnes ». Elle a par ailleurs avoué « avoir été choquée par tout ce qui a été dit » ces derniers jours sur l’acteur Gérard Depardieu qui est « un immense talent », dont « on devrait être fier ». (BFM Politique avec Le Point et RMC)

- Autres déclarations :

Claude Lelouch, réalisateur : « Je trouve ce lynchage honteux ». « Je voudrais dire à Gérard qu’il a de la chance de payer des impôts, ça veut dire qu’il a du succès et que ses affaires marchent bien. Je rêve de payer toute ma vie beaucoup d’impôts ». Tout en affirmant qu’il n’était « pas habilité à faire la morale à qui que ce soit », le cinéaste a estimé que Gérard Depardieu avait « pris un risque énorme avec son capital principal qui est son public (…) Il fait preuve de courage parce que là, il met son capital artistique en jeu ». « A travers 170 films, il a dénoncé des injustices, défendu des metteurs en scène qui avaient des points de vue importants sur la société, le monde. C’est un homme qui est tout sauf minable ». « C’est un homme qui s’est toujours engagé. Donc je pense que le déchaînement actuel est tout à fait anormal. Depardieu aime la vie, quand on aime la vie, on aime forcément la France, il va très, très vite revenir, je suis pas inquiet du tout ». (Europe 1)

(Avec AFP)

http://www.challenges.fr/economie/20121217.CHA4322/exil-fiscal-toutes-les-reactions-a-l-affaire-depardieu.html

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Y’ en a marre qu’on critique Gérard Depardieu et qu on parle assez de la folie fiscale et de la politique de Hollande

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Gérard Depardieu «rend son passeport» français

L’acteur a écrit une lettre ouverte au Premier ministre dans le JDD, déclenchant des réactions de tous bords.

Le ministre du Travail Michel Sapin a réagi sur Europe 1 à la déclaration de Gérard Depardieu annonçant dans le JDD qu’il rendait son passeport français : 

«Au-delà de la personnalité, au-delà du talent, c’est une forme de déchéance personnelle que je trouve dommageable. Je ne dis pas déchéance pour la personne, je dis que c’est une attitude pas à la hauteur de l’acteur». 

Les propos de l’acteur sont également jugés  «très choquants» par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti se dit, elle, «tout à fait scandalisée», le numéro 1 du PS, Harlem Désir, estimant qu’«on ne choisit pas son passeport en fonction de sa feuille d’impôt».

De son côté, la présidente du Medef Laurence Parisot a estimé que la polémique masquait le «fond du problème»: la «folie fiscale» en France. 

Ajoutant que Jean-Marc Ayrault  «n’a jamais dit que Gérard Depardieu était minable. Il a parlé du geste, du comportement, mais il n’a pas parlé de l’homme».

«Minable»

Gérard Depardieu, qui, selon l’AFP, s’est renseigné sur la procédure à suivre pour obtenir un passeport belge et bénéficier de la sécurité sociale belge, s’estime «injurié» par les critiques sur son exil fiscal en Belgique, a annoncé qu’il «rend (son) passeport» français dans une lettre ouverte au Premier ministre Jean-Marc Ayrault publiée par le Journal du dimanche (JDD).

«Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n’ont pas été injuriés comme je le suis», écrit l’acteur au chef du gouvernement qui avait jugé «assez minable» son départ.

C’est ce qualificatif qui semble être resté en travers de la gorge de la vedette. Sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, Premier ministre de M. François Hollande» résonne comme une charge contre le Premier ministre et sa politique fiscale.

Gérard Depardieu commence ainsi : «Minable, vous avez dit « minable »? Comme c’est minable!», référence à une réplique culte de Louis Jouvet dans Drôle de drame («Bizarre… Vous avez dit bizarre ?…»).

Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», il affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts». Il précise avoir payé «en 2012 85% d’impôts sur (ses) revenus».

«Qui êtes vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, 1er Ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes vous?», lance M. Depardieu, l’un des acteurs les mieux payés du cinéma hexagonal, qui a cumulé les récompenses mais aussi les frasques.

«Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé 145 millions d’euros d’impôts en 45 ans, je fais travailler 80 personnes (…) Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot « minable »», insiste-t-il.

«Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent en fait la différence doit être sanctionnée», poursuit celui qui a acquis une propriété dans le village belge de Néchin, frontalier de la France, comme avant lui d’autres riches Français.

 «Des personnages plus illustres que moi ont été expatriés ou ont quitté notre pays. Je n’ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et ce public avec lequel j’ai partagé tant d’émotions!»

«Nous n’avons plus la même patrie»

«Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n’avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l’a toujours inculqué», assène encore Gérard Depardieu.

Le départ annoncé de l’acteur, concomitant avec la confirmation de la mise en vente de son hôtel particulier parisien, avait suscité en début de semaine une avalanche de réactions dans le monde politique.

 Très critique, la gauche avait dénoncé une attitude antipatriotique, tandis que la droite y voyait le résultat de la politique du gouvernement. 

«Je trouve cela assez minable (…). Tout cela pour ne pas payer d’impôt, pour ne pas en payer assez», avait déclaré mercredi Jean-Marc Ayrault.

Le président François Hollande en avait appelé vendredi à Bruxelles à un «comportement éthique», prônant une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique.

Muet jusque là, l’acteur est sorti de son silence avec cette lettre de trois pages dans laquelle il estime ne pas avoir «à justifier les raisons de (son) choix qui sont nombreuses et intimes».

 «Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre Monsieur et je vais rester poli», conclut-il, un brin théâtral, sa missive au Premier ministre.

(avec AFP)

http://www.liberation.fr/societe/2012/12/16/gerard-depardieu-rend-son-passeport-francais_867934

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Y’en a marre de la décentralisation et de l’explosion des impôts locaux

Posté par ippolito le 8 décembre 2012

La relance de la décentralisation coûtera cher aux contribuables locaux

Le gouvernement vient d’enterrer la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et va relancer la décentralisation pour « rénover » l’action publique. Les impôts locaux risquent d’exploser.

C’était prévisible : le rapport (en lien ci-après) commandé par le gouvernement Ayrault afin d’évaluer le bilan de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) menée entre 2007 et 2012 par la majorité UMP dresse un bilan négatif de cette politique qui prévoyait notamment le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Selon ce document, les économies ne sont pas au rendez-vous.

La RGPP devait permettre d’économiser 15 milliards d’euros entre 2009 et 2013. Sans nier des effets positifs, le rapport estime toutefois que ces économies auraient pu être réalisées par simple discipline budgétaire, la mise en œuvre de la RGPP créant elle-même de nouvelles dépenses, mal évalués initialement.

Au final, les 12 Md€ de gains dégagés de 2009 à 2012 ne représenteraient qu’environ 3% des dépenses de l’État. Pour gagner en efficience, le rapport propose de rénover l’action publique dans son ensemble, en intégrant l’Etat, la Sécu et les collectivités locales au processus.

L’idée de rénover l’action publique en se défaussant sur les régions séduit le gouvernement, bien décidé à relancer la décentralisation dès le début 2013. Des états généraux de la « démocratie territoriale » se tiendront début octobre au Sénat afin de planifier la « phase 3 »  de la réforme territoriale. Celle-ci concernera l’ensemble du territoire.

Elle aboutira à de nouveaux transferts de compétence et donc à des transferts d’effectifs.

Des perspectives fiscales inquiétantes

La perspective de cette décentralisation accrue à de quoi inquiéter les contribuables.

Au niveau national, les transferts de l’État en faveur des régions atteignent déjà 100 milliards d’euros/an. Et, pas question de demander aux régions de se serrer la ceinture.

Dans une interview accordée au journal Les Echos, Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique, déclare que le point d’indice, servant de base à la rémunération des fonctionnaires, ne sera pas gelé en 2013 même si l’enveloppe globale dédiée aux rémunérations l’est.

Ce n’est qu’en 2014 et en 2015 que les collectivités pourraient être associées à « l’effort de redressement des comptes publics » si la croissance reste en berne. D’ici là, les potentats locaux n’ont rien à redouter.

« Je me bats pour faire passer l’idée qu’un point de dépense publique, c’est 0,5 point de croissance », commente notamment Marylise Lebranchu.

Les contribuables ont de quoi être inquiets puisque l’Etat envisage de réformer la fiscalité territoriale, notamment en permettant aux collectivités de jouer sur les taux d’imposition.

Quand on sait qu’une trentaine de départements sont actuellement dans le rouge, on imagine aisément comment les trous financiers pourraient être bouchés, la création d’un « fonds d’urgence »  étant aussi évoquée.

En 2011, les recettes de la fiscalité directe et indirecte de l’ensemble des régions représentaient déjà près de 111 milliards d’euros. En 2012, les députés ont revalorisé à 1,018 les valeurs locatives servant de bases aux impôts directs locaux.

On imagine ce que pourrait être l’avenir si les collectivités ont le droit de moduler directement l’ensemble des taux…

http://www.lecri.fr/2012/09/26/la-relance-de-la-decentralisation-coutera-cher-aux-contribuables-locaux/36147

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Y’en a marre du financement du déficit de la sécurité sociale

Posté par ippolito le 4 décembre 2012

Le garrot fiscal se resserre encore avec le financement de la Sécu
  
Retraités, couples d’actifs avec enfants, auto-entrepreneurs, consommateurs, tout le monde se mettra au régime pour ramener le déficit de la Sécu vers 11 milliards d’euros en 2013. Tout le monde, sauf l’Etat.

Véritable vide-gousset du gouvernement, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a promis que les nouvelles ponctions fiscales s’arrêteront en 2014. De toute manière, on peut se demander s’il restera encore quelque chose à gratter au-delà de cette date tant les taxes pleuvent.

Après les 20 milliards d’impôts créés par le projet de loi de finances 2013, au tour de celui portant sur la Sécurité sociale. Il fait monter l’ardoise de 5 milliards supplémentaires alors que l’Etat réduit à peine son train de vite et se remet à embaucher des fonctionnaires.

Comme de coutume, ce sont les particuliers qui vont payer le tribut le plus lourd à cet effort budgétaire visant à réduire le déficit de la Sécu à 11,4 milliards l’an prochain (13,9 milliards avec les autres régimes) contre 13,3 milliards en 2012.

Les couples actifs matraqués

Les couples employant une nounou ou une femme de ménage seront les premiers à pâtir de ce nouveau tour de vis. C’est la fin du forfait imposé. Les cotisations seront calculées au salaire réel. 

Cette modification va faire sortir 475 millions des poches des contribuables, essentiellement des couples actifs avec enfants.

Des couples déjà concernés par les hausses d’impôt sur le revenu, la fin des niches fiscales, la modification de la fiscalité du patrimoine, la baisse du quotient familial, etc.

Les retraités mis à contribution

Les retraités  régler une contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie de 0,15% sur leurs pensions, s’ils sont imposables. L’Etat attend 350 millions de recettes de ce nouvel impôt lorsqu’il aura atteint sa vitesse de croisière. La taxe sera doublée à 0,30% en 2014.
Les auto-entrepreneurs au pilori

Les auto-entrepreneurs sont aussi placés au pilori fiscal. Le niveau de leurs cotisations sociales va être aligné sur celui des entrepreneurs individuels bien que leur régime d’assurance maladie ne soit pas déficitaire.

C’est une mesure stupide qui va fragiliser des travailleurs pauvres. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, 9 auto-entrepreneurs sur 10 dégagent en effet un revenu inférieur au SMIC.

La hausse de leurs cotisations occasionnera des cessations d’activité et des retours à la case «Pôle emploi». Cet hallali fiscal devrait rapporter 150 millions d’euros à l’Etat.

Pour leur part, les collectivités locales et les hôpitaux, auront à renflouer le régime de leurs agents, ce qui aboutira au versement de 800 millions de cotisations supplémentaires qu’elles pourraient être tentées de récupérer auprès de leurs administrés.

Taxes sur le tabac et la bière

Pour faire bonne mesure, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 tape aussi sur les consommateurs avec des taxes revues à la hausse sur le tabac et la bière.

Pour Marisol Touraine, ministre de la Santé, il s’agit d’un budget de « justice sociale », alibi que le gouvernement Ayrault dégaine à chaque fois qu’il s’agit d’enterrer la classe moyennes.

http://www.lecri.fr/2012/10/03/le-garrot-fiscal-se-resserre-encore-avec-le-financement-de-la-secu/36313

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